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Définition Wikipédia de : UNESCO



Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture
Flag of UNESCO.svg
Organe de l’ONU
Type d'organisationAgence spécialisée de l’ONU
AcronymesONUESC, UNESCO
ChefDirecteur général
Bulgarie Irina Bokova
StatutActive
Établi16 novembre 1945
Drapeau de la France Paris
Site webSite officiel
Organisation(s) parentBureau international d’éducation
Institut de statistique de l'UNESCO




Introduction :

      L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (ONUESC) est une institution spĂ©cialisĂ©e du Système des Nations Unies créée le 16 novembre 1945. Elle est principalement connue sous son acronyme anglais UNESCO (ou Unesco) qui signifie United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization. Son siège est au 7/9, place de Fontenoy dans le 7 arrondissement de Paris.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Objectifs


« […] contribuer au maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© dans le monde en resserrant, par l’éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertĂ©s fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaĂ®t Ă  tous les peuples. Â»
Suite de l'article :

L’Unesco poursuit son action Ă  travers cinq grands programmes : l’éducation, les sciences exactes et naturelles, les sciences sociales et humaines, la culture, la communication et l’information.



     L’Unesco trouve son origine dans la Commission internationale de la coopĂ©ration intellectuelle qui fut créée en 1921 avec l’objectif de favoriser la paix internationale, avec la participation du philosophe Henri Bergson.


     Le siège de l’Unesco est Ă  Paris. S’y rattachent plus de cinquante bureaux hors siège et plusieurs instituts et centres dans le monde entier, comme l’Institut de statistique (MontrĂ©al) ou le Bureau international d’éducation (Genève). Elle compte actuellement 193 États membres (en 2008).


     L’Unesco abrite aussi la Commission ocĂ©anographique intergouvernementale, organe de coordination scientifique.


     L’Unesco est surtout connue pour son rĂ©pertoire du patrimoine mondial qui classe ce patrimoine en diverses catĂ©gories. La pertinence de cette liste est toutefois parfois contestĂ©e.


     L’Unesco, dans le cadre du programme MaB (the Man and the Biosphere) a Ă©tabli un rĂ©seau de rĂ©serves de biosphères qui se propose de protĂ©ger la nature tout en prĂ©servant l’activitĂ© humaine sur toute la planète.


     L’Unesco a Ă©galement créé en 1992 le programme MĂ©moire du monde, visant Ă  sensibiliser la communautĂ© internationale Ă  la richesse du patrimoine documentaire, Ă  la nĂ©cessitĂ© d’assurer sa conservation pour les gĂ©nĂ©rations futures et Ă  le rendre accessible Ă  un large public. Il s’est dotĂ© pour cela d’un Registre mondial, liste des Ă©lĂ©ments du patrimoine documentaire identifiĂ©s par le ComitĂ© consultatif international (CCI) et approuvĂ©s par le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Unesco.




Image (cliquez pour agrandir) :

Enseigne de l'Unesco.



     L’Unesco est par ailleurs, Ă  l’origine de la crĂ©ation, en mai 1994, conjointement avec l’UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă  MontrĂ©al, du rĂ©seau Orbicom, rĂ©seau mondial associant des universitaires et des professionnels de la communication et des mĂ©dias, ayant pour objet de stimuler l’échange d’informations et le dĂ©veloppement de projets conjoints, afin d’examiner comment ce domaine en constante Ă©volution peut contribuer Ă  promouvoir la dĂ©mocratie et un dĂ©veloppement durable. SituĂ© au carrefour de l’enseignement, de la recherche et des pratiques professionnelles, il s’est fixĂ© pour mission première de « dĂ©velopper et promouvoir le partage de savoir et d’expertise en communication par l’éducation, la recherche et l’action concrète. Â» Reliant les spĂ©cialistes Ă  travers le monde qui travaillent dans diffĂ©rents secteurs des communications, et soutenu par des institutions internationales, des mĂ©dias, des gouvernements et des entreprises, il s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratĂ©gie de la communication de l’Unesco, adoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ© lors de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de 1989.


     L’Unesco anime la DĂ©cennie internationale pour la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) proclamĂ©e par l’ONU en 1999.


     L’Unesco publie des pĂ©riodiques spĂ©cialisĂ©s, notamment le Bulletin du droit d’auteur, Perspectives (pĂ©dagogie), la Revue internationale des sciences sociales, Museum (musĂ©ographie).






Chapitre : Histoire



     L'UNESCO a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1945 au moment de la crĂ©ation de l'ONU. Avant cette date, c'est la Commission internationale de coopĂ©ration intellectuelle (CICI) qui faisait office, dans le cadre de la SociĂ©tĂ© des Nations, d'ancĂŞtre de l'institution. On y trouvait, entre autres, Albert Einstein, Marie Curie, Thomas Mann ou encore Bela Bartok.

  - Sous-chapitre : États fondateurs

 Royaume-Uni
  • Nouvelle-ZĂ©lande Nouvelle-ZĂ©lande
  • Arabie saoudite Arabie saoudite
  • Afrique du Sud Afrique du Sud
  • Australie Australie
  •  Inde
  • Mexique Mexique
  • France France
  • Roumanie Roumanie
  • RĂ©publique dominicaine RĂ©publique dominicaine
  • Turquie Turquie
  •  Ă‰gypte
  • Norvège Norvège
  • Canada Canada
  • RĂ©publique populaire de Chine Chine
  • Danemark Danemark
  •  Ă‰tats-Unis
  • TchĂ©coslovaquie TchĂ©coslovaquie
  • BrĂ©sil BrĂ©sil
  • Liban Liban
  • Grèce Grèce
  • Flag of Cuba.svg Cuba
  •   - Sous-chapitre : Crise d'identitĂ© et de vocation


         Depuis l’élection de son directeur gĂ©nĂ©ral (en 1999) et surtout depuis le retour des États-Unis au sein de l’organisation en 2003, l’Unesco s’est engagĂ©e dans un plan sĂ©vère de rĂ©duction des dĂ©penses assorti d’une rĂ©forme de sa stratĂ©gie : non renouvellement de nombreux postes subalternes, suppression de son magazine gĂ©nĂ©raliste Le Courrier de l'Unesco, rectification des objectifs stratĂ©giques, notamment abandon de ses activitĂ©s en faveur du logiciel Ă  code ouvert, rĂ©duction nette du budget gĂ©nĂ©ral au profit de programmes dĂ©sormais financĂ©s et donc aussi pilotĂ©s ou gĂ©rĂ©s par des États membres ou des entreprises commerciales (dont Microsoft ou L'OrĂ©al) .






    Chapitre : Liste des directeurs généraux


    1. Julian Huxley, Royaume-Uni (1946–1949)
    2. Jaime Torres Bodet, Mexique (1948–1952)
    3. John Wilkinson Taylor, États-Unis (1952–1953)
    4. Luther Evans, États-Unis (1953–1958)
    5. Vittorino Veronese, Italie (1958–1961)
    6. René Maheu, France (1961–1974)
    7. Amadou-Mahtar M'Bow, Sénégal (1974–1987)
    8. Federico Mayor, Espagne (1987–1999)
    9. Kōichirō Matsuura, Japon (1999–2009)
    10. Irina Bokova, Bulgarie (depuis le 15 novembre 2009)





    Chapitre : Composition



         Depuis la rĂ©-adhĂ©sion de Singapour le 9 octobre 2007, l’UNESCO compte 193 États membres, ainsi que 7 membres associĂ©s : Les Antilles nĂ©erlandaises, Aruba, les ĂŽles CaĂŻmans, les ĂŽles FĂ©roĂ©, les ĂŽles Vierges britanniques, Macao et Tokelau.






    Chapitre : Fonctionnement



         La ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale, qui rĂ©unit les reprĂ©sentants de l’ensemble des États membres, siège tous les 2 ans (les annĂ©es impaires). Le directeur gĂ©nĂ©ral est Ă©lu par la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois (depuis 2005). Le Conseil exĂ©cutif siège au moins 2 fois par an dans l’intervalle des sessions de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Ses membres sont au nombre de 58, et sont Ă©lus par la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale pour un mandat de 4 ans. L’État de la CitĂ© du Vatican, l’AutoritĂ© palestinienne, entre autres, ont des observateurs permanents Ă  la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale et au Conseil exĂ©cutif. Ses effectifs sont d’environ 2 400 fonctionnaires internationaux dont un millier d’administrateurs.






    Chapitre : Informations diverses





    Image (cliquez pour agrandir) :




         Le siège de l’UNESCO (situĂ© Ă  Paris) se visite gratuitement du lundi au vendredi sur demande.


         L’édifice, construit par les architectes Bernard Zehrfuss, Marcel Breuer et Pier Luigi Nervi, est reprĂ©sentatif du style architectural des annĂ©es 1950. Il renferme des compositions murales de Picasso et de MirĂł en collaboration avec Artigas, Rufino Tamayo, Afro Basaldella et Roberto Matta ainsi qu’un stabile de Calder dans les jardins. On pourra ainsi visiter le cĂ©lèbre jardin de la Paix d’Isamu Noguchi lors de la journĂ©e parisienne portes ouvertes des jardins.


         Le site possède d’autres importantes Ĺ“uvres d’art de nombreux artistes dont Bazaine, Giacometti, Le Corbusier, Henry Moore, Takis, Tsereteli ainsi que d’autres endroits remarquables comme l’ange de Nagasaki, l’Espace de mĂ©ditation de Tadao Ando, le Square de la TolĂ©rance de Dani Karavan et le Globe symbolique d’Erik Reitzel, Totes les coses de Tapies, Guinovart, La LibertĂ©: la paix le jour d'après d'Abelardo Espejo Tramblin.


         L'Unesco organise et parraine de nombreuses manifestations culturelles et scientifiques. En 1998, le Palais de l'Unesco Ă  Paris a ainsi accueilli le 24e Congrès international des sciences administratives organisĂ© par l'Institut français des sciences administratives sur le thème « Le citoyen et l'administration Â».






    Chapitre : Élections



         Les Ă©lections 2009 pour le poste de Directeur GĂ©nĂ©ral ont eu lieu Ă  Paris du 7 au 23 septembre. 8 candidats Ă©taient en lice pour recueillir les votes de 58 pays votants.


         L'Ă©lection peut comprendre 5 tours maximum, selon que les candidats parviennent ou non Ă  obtenir une majoritĂ© rapidement.


         L'Ă©lection 2009 est particulièrement controversĂ©e en raison des diatribes antisĂ©mites du candidat favori, le ministre Ă©gyptien de la Culture Farouk Hosni. En 2001, il avait dĂ©clarĂ© que la culture israĂ©lienne Ă©tait « inhumaine Â» et « raciste Â», puis dĂ©noncĂ© « l'infiltration des juifs dans les mĂ©dias internationaux Â». En 2008 il avait rĂ©pondu Ă  un dĂ©putĂ© islamiste au Parlement vouloir « brĂ»ler les livres en hĂ©breu Â» dans les bibliothèques d'Égypte s'il en trouvait. Des intellectuels dont le prix Nobel de la paix et survivant d'Auschwitz Elie Wiesel avait alors condamnĂ© une candidature « dangereuse Â», termes repris depuis par de nombreux journaux, comme le New York Times, la BBC et France24. L'Ă©lection 2009 a finalement Ă©tĂ© remportĂ©e par la Bulgare Irina Bokova, par 31 voix contre 27 Ă  Farouk Hosni. Élection confirmĂ©e le 15 octobre suivant par le vote de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale.






    Chapitre : ONG officielles de l’UNESCO



         L’UNESCO entretient des relations avec 319 ONG internationales. La plupart sont « opĂ©rationnelles Â» et une partie d’entre elles sont « formelles Â».


         Les relations « opĂ©rationnelles Â» sont rĂ©servĂ©es aux ONG très actives dans leur domaine, capable de mener des expertises et de canaliser les intĂ©rĂŞts de leurs clients. Les demandes d’admission Ă  l’UNESCO pour des relations opĂ©rationnelles peuvent ĂŞtre adressĂ©es Ă  tout moment au Directeur GĂ©nĂ©ral.


         Les relations « formelles Â» sont rĂ©servĂ©es aux ONG qui exercent un rĂ´le soutenu de coopĂ©ration en direction, et Ă  partir de l’UNESCO. L’admission pour une reconnaissance formelle n’est accordĂ©e qu’aux ONG internationales reprĂ©sentatives et qui agissent en tant qu’experts et reprĂ©sentent le plus largement leur domaine d’activitĂ© grâce Ă  une structure internationale Ă©tendue. Les relations formelles sont elles-mĂŞmes sous-divisĂ©es en deux groupes , « consultatif Â» ou « associatif Â», selon le rĂ´le et la structure de l’ONG. Les instances du bureau exĂ©cutif de l’UNESCO dĂ©cident de l’admission Ă  l’un ou l’autre groupe sur la base des recommandations du Directeur GĂ©nĂ©ral. Ces relations formelles sont Ă©tablies pour des pĂ©riodes de six ans renouvelables.


         La forme d’affiliation la plus Ă©troite Ă  l’UNESCO est l’« association formelle Â» et 10 ONG entrant dans cette catĂ©gorie ont leur bureau au siège de l’UNESCO. Ce sont :

    1. L'Association internationale des universités (AIU)
    2. Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle (CICT)
    3. Conseil international des musées (ICOM)
    4. Conseil international de la musique (IMC)
    5. Conseil international de la philosophie et des sciences humaines (CIPSH)
    6. Conseil international des sciences sociales (ISSC)
    7. Fédération mondiale des associations, centres et clubs UNESCO (WFUCA)
    8. L'Institut international du théâtre (ITI)
    9. Le Conseil international des sciences de l'ingénieur et de la technologie (ICET)
    10. le Comité de coordination du service volontaire international (CCSVI)





    Chapitre : Notes et références







    Chapitre : Vous pouvez voir également :



         Sur les autres projets Wikimedia :

    • (ressources multimĂ©dia)

      - Sous-chapitre : Bibliographie

      Liste :
    • (en) William Preston, Edward S. Herman, et Herbert I. Schiller, Hope and Folly: The United States and U.N.E.S.C.O.ouU.N.E.S.C.O.U, 1945-1985, Minneapolis: University of Minnesota Press, 1989.

      - Sous-chapitre : Articles connexes

      - Sous-chapitre : Liens externes


         


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