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Définition Wikipédia de : Suisse







Introduction :

      46°48′04″N 8°13′36″E / 46.80111, 8.22667







Schweizerische Eidgenossenschaft (de)
Confédération suisse (fr)
Confederazione Svizzera (it)
Confederaziun svizra (roh)
Confoederatio Helvetica (CH) (la)
Drapeau et armoiries de la SuisseDrapeau et armoiries de la Suisse
(Détails)(Détails)
Devise nationale : Un pour tous, tous pour un
carte
Langues officiellesAllemand, français, italien, romanche
CapitaleBerne
46° 57' N, 7° 25' E
Plus grandes villesZurich, Genève, Bâle, Lausanne, Berne
Forme de l’ÉtatÉtat fédéral (démocratie dotée d'un régime parlementaire avec des instruments de démocratie directe)
 - PrĂ©sidenceDoris Leuthard
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 132
41 285 km
3,7%
Population
 - Totale (2009)
 - DensitĂ©
Classé 92
7 707,6 milliers hab.
192.6 hab./km
Indépendance
 - Pacte fĂ©dĂ©ral
 - Reconnue
 
1 aoĂ»t 1291
24 octobre 1648Suite de l'article :




GentiléSuisse, Suissesse
PIB (PPA) (2008)$313 milliards (38)
PIB (nominal) (2008)$500 milliards (21)
IDH (2005)Stagnation 0,955 (élevé) (7)
MonnaieFranc suisse (CHF)
Fuseau horaireUTC +1 (été +2)
Hymne nationalCantique suisse
Domaine internetch
Indicatif
téléphonique
+41
Organisations internationales
AELE, AEN, AID, AIE, AIEA, ALADI (observateur), ASE, BAD (membre non régional), BERD, BID, BIRD, BRI, CE, CERN, CIO, CNUCED, Club de Paris, Comité Zangger, CPA, CPEA, CPI, CSI, FAO, FICRCR, FIDA, FMI, G10, GA, GFN, HCR, Interpol, ISO, MICRCR, MIGA, MONUC, MONUG, OACI, OCDE, OEA (observateur), OIAC, OIF, OIM, OIT, OITMS, OITS, OMC, OMD, OMI, OMM, OMPI, OMS, OMT, ONU, ONUDI, OSCE, PPP, SFI, UIP, UIT, Unesco, Unitar, UNRWA, UNTSO, UPU

     La Suisse, ou la ConfĂ©dĂ©ration suisse pour les usages officiels, est un petit pays d’Europe sans accès Ă  la mer, entourĂ© par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche et le Liechtenstein. Elle a quatre langues nationales : l'allemand, le français, l'italien et le romanche. Elle est constituĂ©e de la fĂ©dĂ©ration des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralitĂ© politique et militaire et abrite de nombreuses organisations internationales.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Nom du pays


Nom de la Suisse dans ses langues nationales
FrançaisSuisseConfédération suisse
AllemandSchweizSchweizerische Eidgenossenschaft
ItalienSvizzeraConfederazione svizzera
RomancheSvizraConfederaziun svizra

  - Sous-chapitre : ConfĂ©dĂ©ration suisse ou helvĂ©tique ?


     La Suisse est appelĂ©e ConfĂ©dĂ©ration suisse depuis 1803. Cette dĂ©signation est utilisĂ©e pour la première fois en allemand dans un document datant de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Elle ne devient cependant courante qu'au XVIII siècle oĂą elle n'est alors ni officielle ni unique, puisque les appellations Corps helvĂ©tique, Magna Liga, Ligues et Helvetia sont Ă©galement utilisĂ©es pour la dĂ©signer. On ne retrouve pas non plus l'appellation ConfĂ©dĂ©ration suisse dans l'Acte de mĂ©diation de 1803, bien que Bonaparte porte Ă  cette occasion le titre de « MĂ©diateur de la ConfĂ©dĂ©ration suisse Â». La première occurrence lĂ©gale se trouve dans l'article 15 du pacte fĂ©dĂ©ral de 1815 : « les XXII Cantons se constituent en ConfĂ©dĂ©ration suisse Â», nom qui ne fut plus modifiĂ© depuis lors. Aujourd'hui, dans la liste des dĂ©nominations d'États publiĂ©e par la ConfĂ©dĂ©ration suisse, c'est ConfĂ©dĂ©ration suisse et non ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique qui est retenue.


     En latin, on Ă©crit Confoederatio Helvetica, inscription que l'on trouve notamment sur les pièces de monnaie suisses.






Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Suisse.

     PeuplĂ© dès la prĂ©histoire, c’est Ă  l’époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l’histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussĂ©s par la pression migratoire des tribus germaniques, tentent de s’installer dans le sud-ouest de la Gaule. Battus Ă  Bibracte par les armĂ©es de Jules CĂ©sar, ils sont reconduits sur leur territoire d'origine qui devient ensuite part de l'Empire romain. Largement christianisĂ©, le territoire suisse est ensuite occupĂ© par les Burgondes et les Alamans au V siècle. IncorporĂ© successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis Ă  l’empire carolingien, il est rattachĂ© au XI siècle, Ă  la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique oĂą il est alors le théâtre de dures luttes fĂ©odales.


     La date de 1291 est choisie Ă  la fin du XIX siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du pacte fĂ©dĂ©ral, le plus vieux document Ă©crit connu parlant du renouvellement d'une prĂ©cĂ©dente alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwytz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald (vallĂ©e infĂ©rieure d'Unterwald). Ces cantons confirment en 1315 leur alliance par le pacte de Brunnen, conclu après la bataille de Morgarten qu'ils remportent contre l'armĂ©e du Saint-Empire romain germanique.


     Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochent d'eux au XIV siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confĂ©dĂ©ration des VIII cantons. Le XV siècle est parsemĂ© de conquĂŞtes et voit la ConfĂ©dĂ©ration atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s’alliant avec les territoires environnants que sont le Valais, Appenzell, Saint-Gall, les Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg. Le pays participe Ă  la guerre de Bourgogne de 1474 Ă  1477, puis est le théâtre de celle de Souabe en 1499 Ă  la suite de quoi les cantons deviennent indĂ©pendants de facto du Saint Empire. Ce n’est cependant qu'après la Guerre de Trente Ans lors de la signature des traitĂ©s de Westphalie en 1648 que cette indĂ©pendance est officiellement reconnue.




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     La fin du XV siècle voit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans, signĂ© en 1481 avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvre la porte Ă  cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, le dĂ©but du XVI siècle voit la naissance de la confĂ©dĂ©ration des XIII cantons qui renforce ses alliances locales avec Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel et Ă©tend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activitĂ©s militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront dĂ©sormais parler d’eux sur les champs de bataille europĂ©ens et au Vatican.


     DĂ©chirĂ© par la RĂ©forme, le pays se divise et est le théâtre de plusieurs guerres de religion : la Première et deuxième guerre de Kappel (1529 et 1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712), occupent la politique intĂ©rieure. La dĂ©mocratie des premiers temps laisse la place Ă  des gouvernements oligarchiques qui bloquent les rĂ©formes proposĂ©es par les Lumières.


     La domination française exercĂ©e après l'invasion de l'armĂ©e napolĂ©onienne en 1798 rĂ©forme profondĂ©ment la Suisse en la transformant en un État unitaire appelĂ© RĂ©publique helvĂ©tique qui ne dure cependant que quelques annĂ©es. En effet, devant les troubles intĂ©rieurs incessants, NapolĂ©on impose l'Acte de mĂ©diation en 1803, par lequel il crĂ©e plusieurs nouveaux cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons Ă  part entière). Dans le mĂŞme temps, il intègre au Premier Empire la principautĂ© de Neuchâtel, remise au marĂ©chal Louis-Alexandre Berthier, ainsi que les rĂ©publiques de Genève, annexĂ©e au dĂ©partement du LĂ©man depuis 1798, et du Valais qui devient en 1810 le dĂ©partement du Simplon.




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L'inauguration de la ligne du Gothard en 1882, permettant de désenclaver le canton du Tessin.



     Après le dĂ©part de l'armĂ©e napolĂ©onienne et presque 2 ans de tractations, 1815 voit la crĂ©ation d'un État de 22 cantons reconnu comme neutre par l’« Acte de reconnaissance de la neutralitĂ© perpĂ©tuelle de la Suisse Â» rĂ©digĂ© par Charles Pictet de Rochemont et signĂ© lors du congrès de Vienne. En effet, Neuchâtel, Valais et Genève pensaient que le temps des petits États indĂ©pendants Ă©tait dĂ©finitivement terminĂ© et avaient nĂ©gociĂ© leur entrĂ©e dans la Suisse en tant que cantons Ă  part entière. En 1847 cependant, les luttes entre les conservateurs et les libĂ©raux-radicaux aboutissent Ă  la guerre du Sonderbund et Ă  la victoire de ces derniers qui profitent de leur victoire pour crĂ©er, en 1848, un État fĂ©dĂ©ral qui abolit les frontières intĂ©rieures, impose une monnaie unique et une armĂ©e de milice fĂ©dĂ©rale. La première constitution fĂ©dĂ©rale, acceptĂ©e le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est ensuite rĂ©visĂ©e en 1874 pour y ajouter le droit de rĂ©fĂ©rendum puis en 1891 celui d'initiative populaire. Le 18 avril 1999, une nouvelle constitution Suisse est acceptĂ©e en votation populaire.


     Parallèlement aux Ă©vĂ©nements politiques, le XIX siècle voit l'essor du tourisme et des premiers voyages organisĂ©s, en particulier dans les rĂ©gions alpines. Le dĂ©veloppement de l'infrastructure touristique (transports, hĂ´tellerie) prend de l'ampleur.


     Le dĂ©but du XX siècle voit la suite du travail lĂ©gislatif : un code pĂ©nal, puis un code civil fĂ©dĂ©ral sont créés. La Suisse Ă©chappe aux deux guerres mondiales et devient peu Ă  peu le siège de nombreuses organisations internationales.


     C’est en fĂ©vrier 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec une majoritĂ© de 65,7 % la participation des femmes Ă  la vie politique fĂ©dĂ©rale. L'adhĂ©sion de la Suisse et son intĂ©gration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait Ă©galement avec un dĂ©calage par rapport Ă  ses voisins.






Chapitre : Politique


Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Suisse.

  - Sous-chapitre : FĂ©dĂ©ralisme




     La Suisse est constituĂ©e de 26 cantons :

Le dôme du palais fédéral dont les vitraux représentent les cantons. Le canton du Jura, créé en 1978 seulement, y est représenté à part (tout au bas de l'image).



     Les cantons sont souverains selon leur constitution respective. La rĂ©partition des compĂ©tences entre la ConfĂ©dĂ©ration et les cantons est formalisĂ©e dans la constitution fĂ©dĂ©rale. Celle-ci prĂ©cise les limites de leur souverainetĂ©. Certaines compĂ©tences sont attribuĂ©es explicitement aux cantons ou Ă  la ConfĂ©dĂ©ration. Ce qui n'est pas explicitement dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la ConfĂ©dĂ©ration est du ressort des cantons.


     La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km et leur population de 15 000 Ă  1 261 000 habitants (2004).


     Chaque canton est divisĂ© en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermĂ©diaire nommĂ©e district. Chaque canton dispose de sa propre constitution. La Constitution fĂ©dĂ©rale garantit leur autonomie : ils prĂ©lèvent des impĂ´ts et adoptent des lois dans tous les domaines qui ne relèvent pas de la compĂ©tence de la ConfĂ©dĂ©ration. Un certain nombre de domaines sont ainsi gĂ©rĂ©s uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l’éducation (sauf les universitĂ©s fĂ©dĂ©rales), la gestion des hĂ´pitaux (sauf les hĂ´pitaux communaux et privĂ©s), la construction et l’entretien de la majoritĂ© des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement Ă  l’armĂ©e), d’autres charges sociales ou encore le contrĂ´le de la fiscalitĂ©. La souverainetĂ© des cantons se limite donc Ă  certains domaines et est en outre toujours limitĂ©e par le principe de la primautĂ© du droit fĂ©dĂ©ral, ou force dĂ©rogatoire du droit fĂ©dĂ©ral (contrairement Ă  l’équipollence des normes en vigueur en Belgique).


     Les cantons ont tous leur propre parlement (appelĂ© dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelĂ© dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État). La structure politique de la Suisse est composĂ©e du pouvoir lĂ©gislatif, du pouvoir exĂ©cutif et du pouvoir judiciaire. Chaque canton dĂ©finit la composition et le fonctionnement des trois pouvoirs. En principe, il appartient aux cantons d'appliquer non seulement le droit cantonal, mais aussi le droit fĂ©dĂ©ral (fĂ©dĂ©ralisme d'exĂ©cution, contrairement aux États-Unis et Ă  la Belgique).

  - Sous-chapitre : ConfĂ©dĂ©ration




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Le palais fédéral, siège du parlement et du gouvernement, à Berne





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L'Assemblée fédérale, le parlement suisse



     Le pouvoir lĂ©gislatif est exercĂ© par l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale, qui est formĂ©e de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formĂ© des reprĂ©sentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Au Conseil national, le nombre de sièges par canton est proportionnel Ă  sa population. Au Conseil des États, les cantons possèdent 2 sièges, Ă  l’exception des cantons d’Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-ExtĂ©rieures et Appenzell Rhodes-IntĂ©rieures qui ont un siège ; ils Ă©taient appelĂ©s « demi-cantons Â» sous l’empire de la constitution de 1874 aujourd’hui remplacĂ©e par celle de 1999. Les membres du Conseil national sont Ă©lus pour 4 ans, tandis que le mandat des membres du Conseil des États dĂ©pend du droit cantonal.


     Le pouvoir exĂ©cutif est exercĂ© par le Conseil fĂ©dĂ©ral, formĂ© de 7 membres (conseillers fĂ©dĂ©raux), et de l’administration fĂ©dĂ©rale qui lui est subordonnĂ©e. Les membres du Conseil fĂ©dĂ©ral sont Ă©lus pour 4 ans par l'AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale, qui, en règle gĂ©nĂ©rale, reconduit les candidats sortants si ces derniers dĂ©sirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a Ă©tĂ© mise Ă  mal lors de l'Ă©lection de dĂ©cembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fĂ©dĂ©rale dĂ©mocrate-chrĂ©tienne Ruth Metzler-Arnold, Ă©vincĂ©e au profit du candidat de l’Union dĂ©mocratique du centre (UDC) Christoph Blocher, lui-mĂŞme non réélu en 2007 et remplacĂ© par Eveline Widmer-Schlumpf (UDC). Cette situation a donc modifiĂ© la rĂ©partition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l’introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise Ă  rĂ©partir les sièges du gouvernement fĂ©dĂ©ral proportionnellement au poids de chaque parti Ă  l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale. Depuis 1959, et malgrĂ© la progression depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990 de l’UDC, cette rĂ©partition n’avait jamais Ă©tĂ© modifiĂ©e et Ă©tait composĂ©e comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-dĂ©mocratique (PRD), 2 pour le Parti dĂ©mocrate-chrĂ©tien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l’UDC. Les Ă©lections fĂ©dĂ©rales de l’automne 2003 ayant confirmĂ© la montĂ©e en puissance de l’UDC, les partis gouvernementaux se sont rĂ©solus, sous une certaine pression populaire, Ă  revoir la rĂ©partition des sièges du Conseil fĂ©dĂ©ral. Il est dĂ©sormais composĂ© de 2 sièges pour le PRD, 2 pour le PS, 1 pour l'UDC,1 pour le PDC et 1 pour le parti bourgeois-dĂ©mocratique (parti issu d'une scission au sein de l'UDC, alors que, selon la « formule magique Â», ce dernier pourrait prĂ©tendre Ă  deux sièges).


     Le Conseil fĂ©dĂ©ral fonctionne selon le principe de collĂ©gialitĂ©, ce qui signifie que les dĂ©cisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n’est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fĂ©dĂ©raux. Selon ce principe, ceux qui s’opposent Ă  une mesure qui est adoptĂ©e par le collège doivent tout de mĂŞme dĂ©fendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières annĂ©es, notamment lors de campagnes prĂ©cĂ©dant des votations populaires: un prĂ©cĂ©dent plus ancien Ă©tant le refus de Kurt Furgler (PDC) de dĂ©fendre la loi lĂ©galisant l'avortement devant le peuple pour des raisons de conscience, ce qui n'a pas empĂŞchĂ© le souverain de l'adopter.


     Les sept dĂ©partements fĂ©dĂ©raux sont :


     Un prĂ©sident de la ConfĂ©dĂ©ration est Ă©lu pour une annĂ©e parmi les conseillers fĂ©dĂ©raux par l'AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale. Son rĂ´le est principalement symbolique et mĂ©diatique. Traditionnellement, les conseillers fĂ©dĂ©raux sont Ă©lus prĂ©sident chacun Ă  leur tour en fonction de leur anciennetĂ©.


     Le pouvoir judiciaire est exercĂ© par les tribunaux fĂ©dĂ©raux.


     Une particularitĂ© de la dĂ©mocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrĂ´le sur ses Ă©lus, car la Suisse est une dĂ©mocratie que l’on peut qualifier de semi-directe, dans le sens oĂą elle a des Ă©lĂ©ments d'une dĂ©mocratie reprĂ©sentative (Ă©lection des membres des parlements ainsi que des exĂ©cutifs cantonaux) et d’une dĂ©mocratie directe. En effet, en Suisse, le corps Ă©lectoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte dĂ©cidĂ© par l’État : il s’agit du rĂ©fĂ©rendum, qui peut ĂŞtre facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps Ă©lectoral de dĂ©clencher une procĂ©dure permettant l’adoption, la rĂ©vision, ou l’abrogation d'une disposition constitutionnelle.

    Liste :
  • Le rĂ©fĂ©rendum facultatif permet de remettre en cause une loi votĂ©e par l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale. Il est facultatif car il nĂ©cessite la rĂ©colte de 50 000 signatures en l’espace de 100 jours pour qu’il aboutisse Ă  une consultation populaire. Si tel n’est pas le cas, la loi est considĂ©rĂ©e comme adoptĂ©e. Lors de la votation, seule la majoritĂ© de la population est prise en compte.
  • Le rĂ©fĂ©rendum obligatoire impose, comme son nom l’indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prĂ©vus par la constitution fĂ©dĂ©rale. Il implique la double majoritĂ© de la population et des cantons.

  - Sous-chapitre : Forces armĂ©es

Article principal : ArmĂ©e suisse.



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Patrouille Suisse en démonstration dans les Alpes.



     L'armĂ©e suisse est composĂ©e des forces terrestres et des forces aĂ©riennes. La Suisse n'ayant pas d'accès direct Ă  la mer, la marine est inexistante mais une flotte de bateaux armĂ©e est maintenue sur les lacs frontaliers. La particularitĂ© de l'armĂ©e suisse est son système de milice. Les soldats professionnels constituent seulement environ 5% du personnel militaire. Le reste est formĂ© par des citoyens conscrits âgĂ©s de 20 Ă  34 ans (dans certains cas jusqu'Ă  50 ans). Les citoyens suisses n'ont pas le droit de servir dans des armĂ©es Ă©trangères Ă  l'exception de la Garde pontificale.


     La structure du système de milice stipule que le soldat garde chez lui son propre Ă©quipement, incluant le bien connu couteau suisse et l'arme personnelle. Ceci n'est pas sans susciter des controverses de la part de certains partis politiques et d'associations. Le service militaire obligatoire concerne tous les citoyens suisses du sexe masculin. Ces derniers reçoivent en gĂ©nĂ©ral leur ordre de marche vers 19 ans pour le recrutement. Les femmes peuvent aussi servir dans l'armĂ©e sur base volontaire. Annuellement, environ 24 000 personnes sont entraĂ®nĂ©es dans des Ă©coles de recrue pendant 18 Ă  21 semaines. La rĂ©forme ArmĂ©e XXI a Ă©tĂ© adoptĂ©e par vote populaire en 2003, remplaçant le modèle ArmĂ©e 95, et rĂ©duisant les effectifs de 400 000 Ă  environ 210 000 personnes, parmi lesquelles 130 000 sont en service actif et 80 000 sont des unitĂ©s de rĂ©serve.


     En tout, trois mobilisations gĂ©nĂ©rales ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es pour assurer l'intĂ©gritĂ© et la neutralitĂ© de la Suisse. La première a Ă©tĂ© tenue en l'occasion de la guerre franco-allemande de 1870. La seconde a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e Ă  l'Ă©clatement de la Première Guerre mondiale en aoĂ»t 1914. La troisième mobilisation de l'armĂ©e a pris place en septembre 1939 en rĂ©ponse Ă  l'attaque allemande de la Pologne; Henri Guisan fut Ă©lu gĂ©nĂ©ral en chef.

  - Sous-chapitre : Politique de la Suisse envers l'Union europĂ©enne


     La Suisse, ne faisant pas partie de l'Union europĂ©enne, entretient nĂ©anmoins des relations Ă©troites avec elle, grâce Ă  diffĂ©rents accords. Environ vingt accords principaux et une centaine d'accords secondaires, en tout, ont Ă©tĂ© conclus au fil des ans dont :


     Sur le plan Ă©conomique, au niveau du commerce extĂ©rieur en 2008, 62 % des exportations, pour un montant de 128 050,7 millions de francs suisses et 81,2 % des importations pour un montant de 151 775,2 millions de francs suisses, se sont faites avec l'Union europĂ©enne.


     Sur le plan humain, en 2008, 405 393 Suisses vivent dans l'Union europĂ©enne et 1 026 495 citoyens europĂ©ens vivent en Suisse.


     Le peuple suisse a dĂ» se prononcer Ă  de nombreuses reprises depuis le 9 octobre 1992, oĂą les Suisses refusèrent Ă  50,3 % de faire partie de l'espace Ă©conomique europĂ©en, sur les relations qu'il voulait entretenir avec l'Union europĂ©enne. Notamment sur les accords bilatĂ©raux et l'entrĂ©e de la Suisse dans l'espace schengen qui après acceptation, permirent aux citoyens membre de l'Union europĂ©enne de se voir faciliter l'entrĂ©e et l'emmĂ©nagement en Suisse, et vice-versa.


     Sur le plan fiscal, Ă  la suite Ă  la crise Ă©conomique de 2008-2009, la Suisse a dĂ» revoir sa politique fiscale sous la pression de certains États de l'Union europĂ©enne (notamment la France et l'Allemagne).


     Sur le plan du transit des camions provenant de l'Union europĂ©enne, le peuple suisse s'est prononcĂ© par rĂ©fĂ©rendum en 1991 en faveur de l'introduction d'une redevance poids-lourds liĂ©es aux prestations et en 1992 sur la construction de nouvelles lignes ferroviaires Ă  travers les Alpes, pour inciter les camions de l'Union europĂ©enne circulant sur ses routes Ă  transiter par voie de chemin de fer par le biais du ferroutage.






Chapitre : Géographie





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Carte topographique et hydrographique de la Suisse


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de la Suisse.

     La Suisse est habituellement divisĂ©e en trois grandes zones gĂ©ographiques. Du nord au sud, ainsi que par superficie croissante, on trouve : le Jura, le plateau suisse et les Alpes suisses. Le plateau constitue par sa densitĂ© de population la zone la plus importante en matière dĂ©mographique et Ă©conomique.

  - Sous-chapitre : Relief


     Mis Ă  part les quelques plaines alluviales, du Rhin et du RhĂ´ne notamment, chaque rĂ©gion possède un relief plus ou moins marquĂ©, des collines du plateau et du Jura (1000 - 1600 m) aux sommets des Alpes (2000 - 4600 m).


     Bien que d'importance modeste du point de vue Ă©conomique, la rĂ©gion alpine comporte les paysages les plus variĂ©s et les plus marquants de la Suisse, voire du continent europĂ©en. Leur Ă©tendue correspond en outre Ă  près des deux tiers du pays (62,5 % du territoire). La topographie, notamment la barrière que forment les Alpes, est aussi Ă  l'origine d'une grande variĂ©tĂ© de climats. Certains grands cantons se trouvent entièrement ou presque Ă  l'intĂ©rieur du pĂ©rimètre alpin, il s'agit du Valais, du Tessin et des Grisons.




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Les Alpes constituent un environnement extrĂŞme. Le canton du Valais Ă  lui seul contient la plupart des sommets alpins de plus de 4 000 mètres.



     Les chaĂ®nes de montagne principales (comprenant des sommets supĂ©rieurs Ă  4 000 mètres) sont quant Ă  elles localisĂ©es dans les rĂ©gions des cantons de Berne, Valais (Alpes bernoises, Alpes valaisannes) et des Grisons (Massif de la Bernina). Ce sont Ă©galement les chaĂ®nes contenant la plupart des glaciers en Suisse, dont elle est recouverte Ă  la hauteur de quelque 3 %. Enfin des sommets tels que le Cervin et l'Eiger ont gagnĂ© un statut emblĂ©matique de la chaĂ®ne alpine.

  - Sous-chapitre : Hydrographie


     La Suisse est situĂ©e sur la ligne de partage des eaux de quatre bassins versants. Celui du Rhin couvre la plus grande partie du pays et celui du RhĂ´ne couvre le Valais, la partie sud du canton de Vaud, Genève et une partie du canton du Jura. Cependant, des rĂ©gions de Suisse appartiennent aussi aux bassins du Danube (la haute vallĂ©e de l'Inn dans les Grisons), du PĂ´ et de l'Adige en Italie (le canton du Tessin avec notamment la rivière Tessin mais aussi quelques petites vallĂ©es des Grisons, avec les rivières Poschiavino, Maira et Rom (Val MĂĽstair) ainsi que la vallĂ©e de Simplon en Valais avec la rivière Diveria).


     Ainsi les eaux coulant en Suisse peuvent se diriger vers la mer du Nord, la mer MĂ©diterranĂ©e occidentale, la mer Adriatique ou la mer Noire. Pour cette raison, on parle parfois de la rĂ©gion du Gothard comme du « château d'eau de l'Europe Â».


     Presque chaque rĂ©gion compte un nombre d'Ă©tendues d'eau assez important. Les plus grandes sont situĂ©es sur le plateau, ainsi qu'en bordure du territoire alpin. Les lacs de montagne proprement dits, sont d'Ă©tendues modestes mais particulièrement nombreux si l'on inclut les lacs de retenue destinĂ©s Ă  la production d'hydroĂ©lectricitĂ©.

  - Sous-chapitre : Climat




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Vue de Konkordia (glacier d'Aletsch). Les Alpes bernoises comprennent les plus vastes étendues glacées d'Eurasie occidentale.


Article dĂ©taillĂ© : Climat de la Suisse.

     Le climat de la Suisse est un climat tempĂ©rĂ© de transition, influencĂ© par le climat ocĂ©anique d'Europe de l'Ouest, le climat continental humide d'Europe centrale, le climat mĂ©diterranĂ©en et le climat montagnard. Les prĂ©cipitations sont rĂ©parties tout au long de l'annĂ©e, souvent sous forme de neige en hiver. Les quatre saisons sont bien marquĂ©es, avec une diffĂ©rence d'environ 20 Â°C entre la tempĂ©rature moyenne du mois de plus chaud (juillet) et le mois le plus froid (janvier).


     Les Alpes font effet de barrière climatique et provoquent des diffĂ©rences significatives de tempĂ©rature et de quantitĂ© de pluie en fonction de la position gĂ©ographique (microclimats). L'influence du climat mĂ©diterranĂ©en est plus marquĂ©e au Sud des Alpes, ou les Ă©tĂ©s sont plus chauds et les hivers sont plus doux et plus secs par effet de foehn. L'influence du climat continental humide est plus marquĂ©e dans la partie Est du pays avec des Ă©carts de tempĂ©rature plus importants et des pluies plus importantes en Ă©tĂ©.


     L'altitude du lieu influence le climat. Dans les basses terres telles que le plateau suisse (500 m) la tempĂ©rature dĂ©passe 30 Â°C durant les jours les plus chauds de l'Ă©tĂ© - de juin Ă  septembre - et descend en dessous de 0 Â°C les jours les plus froids de l'hiver - de dĂ©cembre Ă  mars. La tempĂ©rature moyenne diminue de 1 degrĂ© tout les 300 m. Au-dessus de 1500 m d'altitude la saison d'hiver dure du mois de novembre au mois d'avril, et la neige subsiste durant toute la saison - condition favorable aux sports d'hiver. Au-dessus de 3000 m la neige subsiste toute l'annĂ©e et la tempĂ©rature monte rarement au-dessus de 10 Â°C. L'ensoleillement, Ă©levĂ© dans tout le pays durant l'Ă©tĂ©, est faible dans les vallĂ©es et le plateau durant l'hiver Ă  cause du phĂ©nomène de brouillard de vallĂ©e.


     Par effet de foehn sur les Alpes, lorsque le vent chaud du Sud souffle vers le Nord, il provoque un temps pluvieux et doux sur la façade Sud des Alpes, et un temps sec et chaud sur la façade Nord. Quand au contraire le vent froid du Nord souffle vers le Sud, il provoque un temps pluvieux et froid sur la façade Nord, et un temps ensoleillĂ© et doux au Sud. SituĂ©e Ă  l'intĂ©rieur des Alpes, la rĂ©gion du Valais reçoit de l'air sec toute l'annĂ©e.


     La bise est un vent froid et sec venu du nord-est, frĂ©quent en hiver. Il provoque une chute de tempĂ©rature, un ciel dĂ©gagĂ© et une impression de froid accentuĂ©e par le souffle des rafales qui peuvent atteindre 100 km/h.


     RĂ©chauffement : Probablement en raison de l'effet de serre, la tempĂ©rature moyenne a progressĂ© de 1970 Ă  2005 en Suisse de 1,5 Â°C (avec de 1990 Ă  2005, + 1,7 % de gaz Ă  effet de serre Ă©mis dans le pays (auxquels il faut aujouter ceux liĂ©s aux produits importĂ©s) ; La glace de neuf glaciers Ă©tudiĂ©s de 1967 Ă  2004 a fondu sur 17,2 m d'Ă©paisseur en moyenne.

  - Sous-chapitre : Milieu naturel


     La Suisse dispose encore de milieux naturels de qualitĂ© et abrite une biodiversitĂ© importante avec environ 50 000 espèces rĂ©pertoriĂ©es (pour la faune, flore et fonge), mais dont 30 Ă  50 % des indigènes sont menacĂ©es, alors qu'une centaine d'espèces invasives posent problème.


     Du fait du relief, la population (Ă  75 % urbaine) est très concentrĂ©e, mais l'urbanisation s'Ă©tale (pĂ©riurbanisation). En 2000, chaque habitant consommait une surface habitable de 44 m2, soit 10 m2 de plus qu’en 1980, alors que nombre de mĂ©nages s'Ă©tait accru de 27 % dans le mĂŞme temps. La fragmentation Ă©copaysagère est importante et croissante et une artificialisation des milieux. Le nombre de km parcourus sur la route a presque doublĂ© en 34 ans (de 1970 Ă  2004), et les surfaces impermĂ©abilisĂ©es et construites, routes et parkings ont augmentĂ© de concert, d'environ 10 % de 1982 Ă  1995. La moitiĂ© des Suisses se disent gĂŞnĂ©e Ă  leur domicile par le bruit.


     Environ un milliard de mètres cubes d’eau potable sont distribuĂ©s annuellement par les robinets (soit l'Ă©quivalent en volume du lac de Bienne).


     Les Ă©nergies renouvelables sont en progression, mais l'Ă©nergie finale consommĂ©e a Ă©tĂ© de +11,5 % entre 1990 et 2005, avec une forte hausse (+ 23 % de 1990 Ă  2005) de la consommation Ă©lectrique. Les sols se dĂ©gradent ou sont construits (11 hectares de sol agricoles sont quotidiennement perdus et plus de 15 % des sols analysĂ©s de 1992 Ă  1996 dĂ©passaient des valeurs-seuil ou indiquant une pollution pour un ou plusieurs mĂ©taux lourds. 61% des sols arables sont sensibles Ă  l'Ă©rosion, 17 % l'Ă©tant fortement). Des progrès sont constatĂ©s en matière de pollution de l'air (moins de pluies acides, de mĂ©taux, de poussières Ă  l'extĂ©rieur), mais en 2000, plus de 40 % des habitants Ă©taient chez eux exposĂ©e Ă  des taux de poussières fines (PM10) dĂ©passant les valeurs limites. L’ozone (O3) et les oxydes d’azote (NOX) posent Ă©galement problème.

  - Sous-chapitre : Changement climatique


     La Suisse, selon un rapport officiel de 2007, est un pays notamment exposĂ© aux consĂ©quences du changement climatique, en raison de l'importance de ses glaciers, lesquels reculent et vont encore reculer et peut-ĂŞtre disparaĂ®tre d'ici 100 ans. Le risque d'inondation, coulĂ©e de boue, glissement de terrain ou chute de pierre augmente. Des cartes de danger sont faites (fin 2007) pour 30 % du territoire. Le nombre de jours de canicule (tempĂ©rature > 30 Â°C) a fortement augmentĂ©, passant au Tessin d'une moyenne d'un Ă  deux jours par an dans les annĂ©es 1960 Ă  presque 15 aujourd’hui. De mĂŞme sur le plateau, avec une augmentation encore plus forte Ă  Zurich et Ă  Genève (4 fois plus de jours de canicules depuis les annĂ©es 1960). Les hivers se rĂ©chauffent aussi, avec moins de jours d’enneigement, surtout Ă  moins de 1500 mètres. Les chutes de neige sont plus tardives, y compris Ă  haute altitude, ce qui peut avoir un impact sur le tourisme et les sports d'hiver (En 2005, 20 % environ des pistes ont dĂ» recevoir un enneigement artificiel qui n'est pas sans consĂ©quences sur la gestion de l'eau).


     Au dĂ©but des annĂ©es 2000, la floraison des cerisiers Ă©tait en moyenne plus prĂ©coce de 15 Ă  20 jours qu'en 1950. Les cours d'eau du Plateau suisse se rĂ©chauffent depuis les annĂ©es 1960 et l'eau y dĂ©passe 18° C un nombre de jours croissant par an, avec en parallèle une rĂ©gression des truites de rivière qui ont besoin d'eau froide et riche en oxygène.


     Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre ont Ă©tĂ© stabilisĂ©es vers 1990, sans toutefois ĂŞtre diminuĂ©es. Le programme « SuisseÉnergie Â» incite aux mesures volontaires de l’industrie. Les Ă©missions agricoles ont reculĂ©, alors que les Ă©missions du transport augmentaient, ainsi que celle de l'habitat, en lien avec la croissance (dĂ©mographique et Ă©conomique). La surface de rĂ©fĂ©rence Ă©nergĂ©tique des bâtiments certifiĂ©s (Minergie et Minergie-P) augmente depuis 1998 plus vite que dans la plupart des autres pays d'Europe, mais en 2006, ne concernait que 0,9 % de la surface de rĂ©fĂ©rence Ă©nergĂ©tique totale du pays.

  - Sous-chapitre : Villes

Article dĂ©taillĂ© : Villes de Suisse.

     Zurich, ville la plus peuplĂ©e de Suisse avec 382 569 (juin 2009) habitants, se trouve au nord-est Ă  l'extrĂ©mitĂ© nord du lac de Zurich. C'est la capitale Ă©conomique et la principale place bancaire du pays. L'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Zurich s'y trouve. La ville est desservie par le principal aĂ©roport ainsi qu'un performant rĂ©seau de voies ferrĂ©es et quelques autoroutes. Avec 360 000 passagers quotidiens, la gare centrale de Zurich est très importante.


     Genève, deuxième ville du pays avec 188 142 (juin 2009) habitants, se trouve Ă  l'extrĂŞme ouest du pays Ă  la pointe du lac LĂ©man. L'agglomĂ©ration se dĂ©veloppe Ă©galement de l'autre cĂ´tĂ© de la frontière, en France. Genève est le siège de nombreuses organisations internationales, de banques privĂ©es et d'entreprises horlogères.


     Bâle, troisième ville avec 168 422 (juillet 2009) habitants, se trouve au nord-ouest du pays. L'agglomĂ©ration se dĂ©veloppe Ă©galement de l'autre cĂ´tĂ© de la frontière, en France et en Allemagne. La ville est traversĂ©e par le Rhin et dispose de l'unique port fluvial du pays. Elle accueille de nombreuses industries pharmaceutiques.


     Lausanne, quatrième ville avec 131 344 (juin 2009) habitants, se trouve Ă  l'ouest du pays au bord du lac LĂ©man. Elle est le siège du tribunal fĂ©dĂ©ral, de l'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Lausanne et du ComitĂ© international olympique.


     Berne, cinquième ville avec 129 957 (juin 2009) habitants, se trouve au centre-ouest. C'est la ville fĂ©dĂ©rale, autrement dit la capitale, siège du gouvernement et des principales institutions fĂ©dĂ©rales.


     La Suisse compte 2596 communes.






Chapitre : Population





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Les diffĂ©rentes langues de la Suisse : allemand, français, italien, romanche.


Article dĂ©taillĂ© : Population de la Suisse.

     La population totale de la Suisse Ă  la fin de l' annĂ©e 2008 Ă©tait de 7 701 856, dont 3 915 181 femmes et 3 786 675 hommes; 6 032 141 citoyens suisses et 1 669 715 Ă©trangers.


     En 2008 l'espĂ©rance de vie Ă  la naissance Ă©tait de 84,4 pour les femmes et 79,7 pour les hommes pour une moyenne de 82,1. Le taux de fĂ©conditĂ© est remontĂ© Ă  1,48. Les suissesses ont un taux de 1,37 et les Ă©trangères 1,85.


     La croissance de la population suisse entre 2005 et 2010 devrait ĂŞtre de 0,4 %, l'indicateur conjoncturel de fĂ©conditĂ© est prĂ©vu pour la mĂŞme pĂ©riode Ă  1,42 enfants/femme, la mortalitĂ© infantile devrait ĂŞtre Ă  4,1 pour mille, l'espĂ©rance de vie des enfants nĂ©s et qui naĂ®tront entre 2005 et 2010 pourront vivre en moyenne 81,7 ans, la population urbaine est de 75,2 %. Le nombre de mĂ©decins pour mille habitants est de 3.8, l'espĂ©rance de scolarisation moyenne en annĂ©e est Ă  15,3, le 47 % des jeunes suivent une scolarisation au troisième degrĂ©.

  - Sous-chapitre : Langues

Article dĂ©taillĂ© : Langues en Suisse.

     La Suisse est Ă  la croisĂ©e de plusieurs grands pays europĂ©ens qui ont influencĂ© ses langues et ses cultures. La Suisse a quatre langues nationales rĂ©parties en quatre zones linguistiques reconnues, en principe unilingues : l’allemand au nord et au centre, le français Ă  l’ouest, l’italien au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlĂ©e par une petite minoritĂ© dans le sud-est du canton des Grisons. La population rĂ©sidente utilisant principalement l'allemand, reprĂ©sente 63,7% de la population totale, le français 20,4%, l'italien 6,5% et le romanche moins de 0,5%. Environ 9% de la population issue notamment de l'immigration utilise principalement une langue non nationale.


     Beaucoup de Suisses parlent plus d’une langue. L’allemand est la langue la plus rĂ©pandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle gĂ©nĂ©ralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou SchwyzertĂĽtsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L’usage de l’allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand Â» – est limitĂ© aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d’élever le niveau d’allemand des Ă©lèves qui gĂ©nĂ©ralement prĂ©fèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alĂ©maniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposĂ© l’usage systĂ©matique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s’exprimer exclusivement dans cette langue. Ă€ de rares exceptions près (comme les messages publicitaires), tous les Ă©crits sont en allemand standard.


     Le français est parlĂ© dans l’ouest du pays, rĂ©gion gĂ©nĂ©ralement appelĂ©e Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes arpitans sont encore pratiquĂ©s localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l’usage quotidien.


     Quant Ă  l’italien, il est parlĂ© dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallĂ©es mĂ©ridionales des Grisons. L’usage du dialecte tessinois, apparentĂ© aux parlers lombards, y demeure très vivant.


     Le romanche n’a pas le mĂŞme statut que l’allemand, le français et l’italien. Selon l’alinĂ©a 1 de l’article 70 de la constitution fĂ©dĂ©rale, les langues officielles de la ConfĂ©dĂ©ration sont l’allemand, le français et l’italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la ConfĂ©dĂ©ration entretient avec les personnes de langue romanche.


     L’anglais est souvent et de plus en plus utilisĂ© dans le monde du travail, y compris par l’administration. Il n’a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut dĂ©signer dans une seule langue des institutions suisses : ConfĹ“deratio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.


     La majoritĂ© des formations supĂ©rieures ne sont enseignĂ©es que dans l'une des deux langues principales (allemand ou français) en raison de leur emplacement dans l'une ou l'autre des rĂ©gions, dans une seule (allemand pour la formation de vĂ©tĂ©rinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mĂ©langĂ©es : professeurs et Ă©tudiants parlent leur langue maternelle (diplĂ´me d’expert en assurances de pensions).


     Dans les chambres parlementaires au niveau fĂ©dĂ©ral, les dĂ©putĂ©s s'expriment dans leur langue maternelle.

  - Sous-chapitre : Religions

Article dĂ©taillĂ© : Religions en Suisse.



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La basilique de Valère qui surplombe la ville de Sion, Valais



     Selon le recensement fĂ©dĂ©ral de la population 2000, la religion la plus rĂ©pandue du pays serait le catholicisme, avec presque 42 % de la population. La deuxième religion serait l'Église Ă©vangĂ©lique rĂ©formĂ©e, avec 33 % de la population. GĂ©nĂ©ralement, les cantons se rĂ©clament de l'une des deux confessions. L'islam serait la troisième religion avec 4.26 % de la population, 0.25 % de la population appartiennent aux communautĂ©s juives. La proportion des habitants se dĂ©clarant sans religion serait de 11 %.

  - Sous-chapitre : Population Ă©trangère


     La population Ă©trangère reprĂ©sente 21,9 % de la population de la Suisse, l’un des taux les plus Ă©levĂ©s d’Europe. Dans un rapport de 2007, Doudou Diène, le Rapporteur spĂ©cial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xĂ©nophobie et de l’intolĂ©rance qui y est associĂ©e, a constatĂ© une dynamique raciste et xĂ©nophobe en Suisse. Selon ce document, les Ă©trangers europĂ©ens du sud-est ainsi que les extra-europĂ©ens seraient les plus touchĂ©s. Le Conseil fĂ©dĂ©ral a pris note du rapport et a dĂ©clarĂ© « qu’on ne peut pas, Ă  partir de cas particuliers, tirer des conclusions gĂ©nĂ©rales quant Ă  l’existence « d’une dynamique de racisme et de xĂ©nophobie en Suisse Â» comme le dit le rapport de l’ONU Â». Contredisant le Conseil fĂ©dĂ©ral, une Ă©tude conduite en 2006 par l’UniversitĂ© de Genève avec le soutien du FNS a rĂ©vĂ©lĂ© que plus de 50 % des personnes interrogĂ©es ont des idĂ©es xĂ©nophobes. Toutefois 90 % n'approuvent pas l'extrĂ©misme de droite, 77 % voudraient que les Ă©trangers soient mieux intĂ©grĂ©s et 55 % voudraient une naturalisation facilitĂ©e. Il faut Ă©galement noter que dans certains cantons, le droit de vote est accordĂ© aux Ă©trangers. La disposition constitutionnelle leur donne parfois mĂŞme le droit d’éligibilitĂ©.






Chapitre : Économie



     L’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus dĂ©veloppĂ©es du monde bien que la Suisse soit très pauvre en matières premières et ne dispose pas d'Ă©nergies fossiles. OrientĂ© vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mĂ©canique de prĂ©cision, le pays produit surtout des biens Ă  forte valeur ajoutĂ©e. Le niveau de vie est l’un des plus Ă©levĂ©s du monde. De plus, sa stabilitĂ© et sa neutralitĂ© ont attirĂ© bon nombre de capitaux Ă©trangers et d’organisations internationales comme l’ONU.


     Le secteur tertiaire reprĂ©sentait en 2005 le 72,4 % du PIB et 295 622 entreprises, il emploie le 72,5 % de la population active ; en 1960, il en occupait le 40 %.


     Le secteur secondaire reprĂ©sentait en 2005 le 26,3 % du PIB et 76 927 entreprises, il emploie le 23,7 % de la population active ; en 1960, il occupait le 25 % environ de la population.


     Le secteur primaire reprĂ©sentait en 2005 le 1,3 % du PIB et 68 050 entreprises, il emploie le 3,8 % de la population active ; en 1960, il occupait 15 % de la population environ.


     Après plusieurs annĂ©es de croissance nulle ou faible, une reprise s’est fait ressentir dès mi 2003. En 2004 la croissance du PIB est de 2,5%, puis 2,6% en 2006. En 2006 et 2007 elle passe Ă  3,6%. Durant le premier semestre 2008, le PIB n’augmente que modestement puis flĂ©chit au deuxième semestre. A cause de l’effet de base, la croissance est de 1,8%, chiffre Ă  relativiser Ă©tant donnĂ© la forte croissance dĂ©mographique (+1,3%). La Suisse a mieux rĂ©sistĂ© Ă  la rĂ©cession de 2008-2009 que d’autre pays. Le creux, atteint au deuxième trimestre 2009, a vu un recul total du PIB de 2,3%, un taux bien infĂ©rieur au Japon (-8,6%), l’Allemagne (-6,7%), l’Italie (-6,5%), le Royaume-Uni (-5,8%), les Etats-Unis (-3,8%) ou la France (-3,5%). Le PIB s’établit Ă  541,8 milliards de francs suisses. Le taux de chĂ´mage, bien que variable selon les cantons, reste relativement bas (Ă  2,6% pour 2008 et 3,8% pour aoĂ»t 2009), et l’inflation relativement faible (entre mai 2003 et mai 2009, le renchĂ©rissement annuelle moyen est de 0,7%), La dette des administrations publiques en 2008 se situe Ă  41,3% du PIB.

  - Sous-chapitre : Énergie




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Article dĂ©taillĂ© : Énergie en Suisse.

     La Suisse n'est pas autosuffisante sur le plan Ă©nergĂ©tique. En 2006, 85 % de l'Ă©nergie finale consommĂ©e dans le pays provient d'importations : produits pĂ©troliers, gaz naturel ou combustible nuclĂ©aire. La principale source d'Ă©nergie indigène est l'Ă©nergie hydraulique, elle fournit plus de la moitiĂ© de l'Ă©lectricitĂ© produite dans le pays. Les autres sources d'Ă©nergies indigènes sont le bois, les dĂ©chets industriels et les autres Ă©nergies renouvelables (gĂ©othermie, Ă©nergie Ă©olienne, Ă©nergie solaire ...). La production d'Ă©lectricitĂ© est principalement assurĂ©e par des installations hydroĂ©lectriques et des centrales nuclĂ©aires.

  - Sous-chapitre : Éducation, science et technologie

Article dĂ©taillĂ© : Système Ă©ducatif suisse.



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Quelques unes des personnalités qui ont largement contribué dans leur domaine: Leonhard Euler (mathématiques), Louis Agassiz (glaciologie), Albert Einstein (physique), Auguste Piccard (aéronautique)





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Vue aérienne (2009) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'Université de Lausanne (UNIL) un vaste campus à proximité du lac Léman



     Les compĂ©tences des autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales suisses sont limitĂ©es en ce qui concerne l'Ă©cole obligatoire, comprenant le primaire et le secondaire pour la partie qui concerne des Ă©lèves jusqu'Ă  16 ans. Dans ces secteurs, il est en consĂ©quence peu appropriĂ© de parler d'un système Ă©ducatif suisse. En effet, mĂŞme si des tentatives d'harmonisation ont d'ores et dĂ©jĂ  abouti, avec notamment le projet HarmoS, il est lĂ©gitime de considĂ©rer que la Suisse compte 26 systèmes Ă©ducatifs, soit un par canton. On retrouve cette règle du partage des compĂ©tences sur l'instruction, depuis la constitution suisse de 1874, en particulier dans les quatre aliĂ©nas de l'article 27.


     Concernant l'enseignement supĂ©rieur, l'offre de formation en Suisse est très importante. Elle se divise principalement en deux domaines, celui des hautes Ă©coles et celui de la formation professionnelle supĂ©rieure.

    Liste :
  • Le domaine de la formation professionnelle supĂ©rieure est constituĂ© par toutes les autres formations de degrĂ© tertiaire prĂ©parant au brevet fĂ©dĂ©ral ou au diplĂ´me fĂ©dĂ©ral. La formation professionnelle supĂ©rieure se caractĂ©rise par une offre large et diversifiĂ©e d'institutions privĂ©es.

     Il y a au total 12 universitĂ©s en Suisse, parmi lesquelles dix sont gĂ©rĂ©es au niveau cantonal et proposent souvent des sujets non techniques. La plus ancienne universitĂ© en Suisse fut fondĂ©e Ă  Bâle en 1460 (facultĂ© de mĂ©decine) et est devenue un centre de recherche en chimie et en mĂ©decine. L'universitĂ© de Zurich constitue le plus grand campus du pays avec environ 25 000 Ă©tudiants. Les deux Ă©coles polytechniques qui sont gĂ©rĂ©es par la confĂ©deration sont l'EPFZ (fondĂ©e en 1855) et l'EPFL (fondĂ©e en 1969). Elle jouissent toutes les deux d'une excellente rĂ©putation internationale. En 2008 l'EPFZ a Ă©tĂ© classĂ©e 15 en sciences naturelles et mathĂ©matiques par le classement acadĂ©mique des universitĂ©s mondiales et l'EPFL a Ă©tĂ© classĂ©e 18 dans le domaine de l'ingĂ©nierie et des sciences informatiques par le mĂŞme classement.




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Le CERN, situé près de Genève, contient le plus grand accélérateur de particules au monde



     Le CERN, situĂ© près de Genève, Ă  la frontière franco-suisse, est le premier centre mondial de recherche en physique des particules. Un autre centre de recherche important est l'Institut Paul Scherrer. Parmi les inventions et dĂ©couvertes notables on trouve le LSD, le microscope Ă  effet tunnel (prix Nobel) ou le très populaire velcro. Quelques technologies ont en outre permis l'exploration de nouveaux mondes, comme le ballon pressurisĂ© d'Auguste Piccard ou le bathyscaphe qui permettra Ă  Jacques Piccard d'atteindre l'endroit le plus profond du globe.


     Un grand nombre de prix Nobel ont Ă©tĂ© attribuĂ©s a des scientifiques suisses, par exemple au mondialement cĂ©lèbre Albert Einstein dans le domaine de la physique. Au total pas moins de 113 prix Nobels sont associĂ©s Ă  la Suisse ainsi qu'Ă  des organisations internationales basĂ©es en Suisse.


     La Suisse est l'un des dix membres fondateurs de l'Agence spatiale europĂ©enne (ESA) en 1975 et est le septième plus grand contributeur au budget de l'ESA. Dans le secteur privĂ© quelques entreprises sont impliquĂ©es dans l'industrie spatiale telles que Oerlikon Space et Maxon Motors qui fournissent des structures pour vĂ©hicules spatiaux.

  - Sous-chapitre : Transports




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Un train empruntant la ligne de faîte du Lötschberg au-dessus du nouveau tunnel de base du Lötschberg, troisième plus long tunnel du monde et premier tunnel complété du projet AlpTransit.


Article dĂ©taillĂ© : Transport en Suisse.

     De par sa position gĂ©ographique au centre de l'Europe, la Suisse possède un rĂ©seau routier et de chemin de fer dense (5 053 km de voies ferrĂ©es et 71 059 km de routes revĂŞtues, dont 1 638 km d'autoroutes). La traversĂ©e des Alpes constitue un enjeu stratĂ©gique pour les transports europĂ©ens puisque les Alpes (qui recouvrent une bonne partie du pays) sĂ©parent le Nord et le Sud de l'Europe. Depuis les dĂ©buts de l'industrialisation des pays europĂ©ens, la Suisse a dĂ» constamment amĂ©liorer son rĂ©seau transalpin (en 1882, inauguration du trafic par le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard, long de 15 km ; en 1906 avec le tunnel du Simplon…), et le fait encore mais avec une moindre intensitĂ© (Ouverture du tunnel de base du Lötschberg de 34 km en 2007 et construction pour 2018 du tunnel de base du Saint-Gothard de 57 km) pour favoriser son attractivitĂ© pour la localisation de nombreuses entreprises et sa position de plaque tournante des Ă©changes.


     La majoritĂ© du rĂ©seau ferrĂ© est gĂ©rĂ© par les Chemins de fer fĂ©dĂ©raux suisses (CFF). Le Chemin de fer du Lötschberg, qui exploite le deuxième rĂ©seau ferroviaire suisse sur l'axe Suisse centrale-Italie via les tunnels du Lötschberg et du Simplon, ainsi que les chemins de fer rhĂ©tiques, qui desservent le canton des Grisons en voies Ă©troites, sont deux compagnies privĂ©es importantes. Il y a en outre une multitude de petites entreprises privĂ©es.


     Sur le plan du transport aĂ©rien, la Suisse possède 39 aĂ©rodromes, dont les aĂ©roports internationaux de Zurich, Berne et Bâle (situĂ© sur le territoire français) pour la Suisse allemande, de Genève pour la Suisse romande et de Lugano pour la Suisse italienne.






Chapitre : Culture


Article dĂ©taillĂ© : Culture de la Suisse.

     Les traditions, les croyances, le patrimoine commun, les langues, la politique culturelle suisse, les moyens d'encouragement et de diffusion de la culture, les manifestations et lieux de culture ainsi que les arts pratiquĂ©s en Suisse ou par des Suisses sont l'ensemble des signes distinctifs qui caractĂ©risent la sociĂ©tĂ© suisse.


     La Suisse, par sa situation gĂ©ographique et son histoire, est imprĂ©gnĂ©e des cultures latines et germaniques ; les coutumes locales cohabitent selon les rĂ©gions linguistiques du pays. En effet, le pays possède quatre langues nationales (l'allemand (64 %), le français (20 %), l'italien (6 %) et le romanche (<1 %)). Cette diversitĂ© culturelle, essentielle pour la cohĂ©sion du pays, participe de l'identitĂ© de la Suisse.

  - Sous-chapitre : Patrimoine




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Un timbre de 1881 avec la figure d'Helvetia


Symboles patriotiques

     L'hymne national suisse officiel depuis 1981 est le Cantique suisse, composĂ© en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) avec les paroles de Leonhard Widmer (1809-1867).


     Au XVII siècle, la ConfĂ©dĂ©ration ne possĂ©dait pas encore de reprĂ©sentation symbolique forte. Au XVIII siècle, Helvetia et Guillaume Tell sont Ă©levĂ©s au rang de symboles patriotiques suisse. Ă€ partir de 1848 Helvetia devient l'emblème national du nouvel État fĂ©dĂ©ral. Ce symbole devient alors omniprĂ©sent que cela soit sous la forme d'Ĺ“uvre d'art, sur les monuments, sur les timbres ou sur les monnaies.

Mythes fondateurs

     Un certain nombre de mythes et de lĂ©gendes sont associĂ©s aux Ă©pisodes anciens de l'histoire suisse.

Patrimoine bâti



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     La notion de protection du patrimoine apparaĂ®t dès la fin du XIX siècle. Par ailleurs, six sites culturels font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO : La Vieille ville de Berne, l'Abbaye de Saint-Gall, le Couvent bĂ©nĂ©dictin Saint-Jean-des-SĹ“urs, les trois châteaux de Bellinzone, le Lavaux et le Chemin de fer rhĂ©tique dans le paysage de l'Albula et de la Bernina.


     De nombreux châteaux forts et fortifications du Moyen Ă‚ge sont construits par les familles dynastiques. Ils servent Ă  la fois d'habitation et de moyen de dĂ©fense. Quelques châteaux forts : le château de Chillon, Lenzbourg, Mesocco, Berthoud, Kybourg ou les trois châteaux de Bellinzone. Les villes du Moyen Ă‚ge sont fortifiĂ©es. Certaines comme Morat sont prĂ©servĂ©es mais, dans la plupart des cas, seuls subsistent des vestiges au cĹ“ur des villes comme la Zeitturm de Zoug, la porte de Spalen Ă  Bâle ou la Zytglogge de Berne.


     Des bâtiments religieux apparaissent dès le VI siècle. Couvents, monastères, Ă©glises et cathĂ©drales parmi lesquelles on peut citer le couvent de Saint-Gall, l'abbaye d'Einsiedeln, la cathĂ©drale de Bâle, l'Abbatiale de RomainmĂ´tier et la cathĂ©drale de Lausanne.


     Des Ă©difices publics comme l'amphithéâtre d'Avenches, datant de la pĂ©riode romaine, des hĂ´tels de ville, le plus ancien Ă©tant celui de Berne (1406), celui de Bâle (1504 – 1514) est, avec ses façades de couleur rouge, très caractĂ©ristique. La tour carrĂ©e dans la cour de l'hĂ´tel de ville de Genève (1555) est un bâtiment typique de la Renaissance de tradition française en pierre de taille. Au XIX siècle, de nouveaux bâtiments publics voient le jour comme les postes, les gares, les musĂ©es, les théâtres, les Ă©glises et les Ă©coles. Quelques exemples : le palais fĂ©dĂ©ral, la gare centrale de Zurich, le musĂ©e national suisse, le grand Théâtre de Genève et l'universitĂ© de Zurich.




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La Kramgasse Ă  Berne



     Quelques ensembles urbains remarquables. La vieille ville de Berne, avec ses arcades, places et fontaines, est reprĂ©sentative de l'urbanisme mĂ©diĂ©val en Europe. Ă€ la fin du XIX siècle les quartiers neufs naissent sur l'emplacement des anciennes fortifications des grandes villes comme, par exemple, la Bahnhofstrasse de Zurich ou la Ceinture fazyste de Genève. L'urbanisme devient planifiĂ© : En 1834 La Chaux-de-Fond, qui est dĂ©truite par un incendie, sera reconstruite selon une nouvelle structure urbaine. (voir article Ensemble urbain du XIXe siècle de La Chaux-de-Fonds). Au dĂ©but du XX siècle sont crĂ©es des logements ouvriers basĂ©s sur le modèle du Werkbund comme, par exemple, le lotissement Freidorf (1919 – 1921) Ă  Muttenz, synthèse entre l'idĂ©al de la citĂ©-jardin et le mouvement coopĂ©ratif. Des citĂ©s satellites sont construites en banlieues des grandes villes durant la pĂ©riode entre 1945 et 1975, comme Le Lignon en pĂ©riphĂ©rie de Genève.


     Ă€ partir du XV siècle Les maisons profanes, de style gothique en pierre apparaissent, par exemple, le Grimmenturm de la Spiegelgasse Ă  Zurich, la maison Tavel Ă  Genève, la Haus zum RĂĽden Ă  Zurich, la Haus zum Ritter Ă  Schaffhouse, l'hĂ´tel RatzĂ© (1583-1586) Ă  Fribourg et la maison Serodine (1620) Ă  Ascona. Pendant la Renaissance on trouve au Tessin des arcades ouvertes comme dans la cour du château de Muralto, l'ancien Palazzo Rusca Ă  Lugano et le Colleggio Papio Ă  Ascona . En Suisse allemande, le premier bâtiment de style renaissance est le « palais Ritter Â» (1556) Ă  Lucerne.


     Les maisons particulières baroques sont richement dĂ©corĂ©es avec des encorbellements Ă  un ou plusieurs Ă©tages, comme Ă  Schaffhouse, et possèdent des oriels en bois comme Ă  Saint Gall. Par exemple le Herrenstube et le Frontwagenturm Ă  Schaffhouse. Ă€ Zurich, deux maisons de corporations sont construites en pierres de taille et ont un aspect sĂ©vère : Zimmerleuten (1708) et Saffran (1719 – 1723). L'ouest du pays est plus influencĂ© par l'architecture baroque française ou il s'impose en Suisse romande vers la fin du XVII siècle. Par exemple les hĂ´tels particuliers de la rue des Granges avec cour d'honneur. On trouve aussi des exemples de style rococo. .


     On trouve, Ă  partir de 1800, de grandes villas classicistes comme le palais Eynard (1817 – 1821) Ă  Genève et quelques rĂ©alisations d'architecture moderne : la villa Le Lac (1923) et l'immeuble ClartĂ© (1931) Ă  Genève par Le Corbusier ou la CitĂ© Halen (1957 - 1961) par l'Atelier 5, près de Berne, un exemple de maisons individuelles contiguĂ«s en terrasse pour la classe moyenne.




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Ferme de l'Emmental



     La forte diversitĂ© des espaces naturels en Suisse se retrouve dans la grande variĂ©tĂ© de maisons rustiques. On distingue diverses variĂ©tĂ©s alpines : les Gotthardhaus (maisons du Gothard ), en bois, que l'on trouve dans les vallĂ©es alpines isolĂ©es du Tessin, du Valais et dans les Grisons; La maison valaisanne, en bois, typique du centre du Valais et du Val d'HĂ©rens; La maison tessinoise, en moellons; La maison engadinoise dĂ©corĂ©es de peintures murales et de Sgraffite; Les maisons de l'Oberland bernois et Simmental, en bois massif travaillĂ© Ă  la scie, Strickbau ou en madriers carrĂ©s, taillĂ©s Ă  la hache.


     Sur le plateau suisse, la maison bernoise, munies d'Ă©normes toitures en croupe et charpentes agrĂ©mentĂ©es de motifs sculptĂ©s; Les chaumières argoviennes; Les maison Ă  colombage sur le plateau oriental et Ă  Zurich; Les fermes Ă  usages multiples (Dreisässenhäuser) au nord-ouest et sur le plateau romand, construites en pierre.


     Dans le Jura, les fermes jurassiennes possèdent de larges façades pignon entièrement en pierre crĂ©pie Ă  la chaux.


     Les ouvrages d'arts tels que ponts et tunnels sont nombreux. Le Pont du Diable au cĹ“ur des Alpes sur la route du col du Saint-Gothard ou le Mittlere BrĂĽcke sur le Rhin Ă  Bâle en sont des exemples historiques. Beaucoup de ponts mĂ©diĂ©vaux sont en bois comme le KapellbrĂĽcke Ă  Lucerne. Au XIX siècle, des ponts suspendus Ă  l'aide de câbles d'acier sont construits Ă  Genève, le pont de Saint-Antoine, et Ă  Fribourg. Celui-ci, en 1834 Ă  l'Ă©poque de sa construction, Ă©tait le plus long de ce genre. De nombreux ponts et tunnels pour les chemins de fer comme le Viaduc de Landwasser, les tunnels du Gothard et du Simplon sont construits au tournant du XX siècle. Le pont de Salginatobel ou le Viaduc de Chillon sont des ouvrages routiers du XX siècle.

  - Sous-chapitre : Traditions

Fêtes, coutumes et jours fériés en Suisse



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Silvesterklaus Ă  Schwellbrunn



     La plupart des fĂŞtes sont locales ou rĂ©gionales. Certaines fĂŞtes sont cĂ©lĂ©brĂ©es dans toute la Suisse comme la fĂŞte nationale suisse, le JeĂ»ne fĂ©dĂ©ral (Ă  part Genève et dans les cantons catholiques) ou les principales fĂŞtes religieuses. On trouve Ă©galement diffĂ©rentes fĂŞtes fĂ©dĂ©rales; Rassemblements associatifs avec un caractère patriotique plus ou moins prononcĂ© selon l'Ă©poque, ce sont des concours ayant lieu tous les trois ans environ.


     La fĂŞte nationale suisse est cĂ©lĂ©brĂ©e le 1 aoĂ»t. C'est un jour fĂ©riĂ© officiel dans toute la Suisse depuis 1994 seulement.


     Les jours fĂ©riĂ©s en Suisse sont de la compĂ©tence des cantons, qui dĂ©terminent eux-mĂŞmes leur propres jours fĂ©riĂ©s, jusqu’à huit dans l’annĂ©e. LĂ©galement, les jours fĂ©riĂ©s sont assimilĂ©s Ă  des dimanches.


     Les jours fĂ©riĂ©s varient donc beaucoup d’un canton Ă  l’autre. Seuls NoĂ«l, le Nouvel An et le 1 aoĂ»t sont communs Ă  tous, les autres fĂŞtes (Vendredi saint et Lundi de Pâques, Ascension, Lundi de PentecĂ´te et FĂŞte-Dieu, Assomption et Toussaint, JeĂ»ne fĂ©dĂ©ral) Ă©tant reconnues par les cantons selon leur tradition principalement religieuse (catholique ou protestante). Seule la fĂŞte nationale, le 1 aoĂ»t, est ancrĂ©e dans la constitution fĂ©dĂ©rale.

Jeux



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     Les jeux nationaux, qui se pratiquent notamment lors de fĂŞtes fĂ©dĂ©rales ou cantonales, sont la lutte suisse, le lancer de la pierre et le Hornuss.


     La pratique du tir est Ă©levĂ©e au rang de sport national. En plus des obligations de tir prĂ©vues dans le cadre du service militaire on trouve donc de nombreuses fĂŞtes de tir lors de fĂŞtes locales, cantonales et fĂ©dĂ©rales.


     Parmi d'autres jeux traditionnellement pratiquĂ©s en Suisse on trouve le Jass, très populaire, le Eisstock et les combats de reines.

Musique traditionnelle



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     La musique populaire suisse « typique Â» rurale n'est pas exclusivement suisse. Les traditions telles que le « Chant du soir Â», les « Ranz des vaches Â» ou le « yodel Â» se retrouvent dans d'autres rĂ©gions alpines.On trouve des pièces variĂ©es autant par la langue utilisĂ©e (allemand, français ou italien) que par le genre d'histoire racontĂ©e.


     La Suisse a depuis des siècles une grande tradition de carnavals agrĂ©mentĂ©s de groupes musicaux avec leur style propre : les cliques et les groupes de Guggenmusik brass-band.


     Les carnavals les plus connus sont ceux de Bâle, de Lucerne, de Soleure, de Fribourg et celui de Bellinzone. Les Brandons de Payerne est un des plus anciens carnavals de Suisse.


     La musique folklorique jouĂ©e lors de fĂŞtes traditionnelles comprend notamment le yodel. Lors de la fĂŞte fĂ©dĂ©rale des yodleurs on y joue Ă©galement du cor des Alpes. Le ranz des vaches est le chant traditionnel a cappella des armaillis (vachers) dans le canton de Fribourg. Il est habituellement chantĂ© durant la montĂ©e des troupeaux Ă  l'alpage et le retour dans les Ă©tables Ă  la fin de l'Ă©tĂ©.

Cuisine



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     Il y a peu de plats nationaux; Les nombreuses spĂ©cialitĂ©s locales reflètent la diversitĂ© linguistique et gĂ©ographique de la Suisse. Les traditions culinaires d'origine paysannes proposent des plats robustes et riches en calories, justifiĂ©s en partie par la nature montagneuse de la Suisse avec ses hivers longs et rudes.


     Les plats reprĂ©sentatifs du pays sont les röstis ainsi que ses repas traditionnels au fromage comme la fondue au fromage et la raclette.


     Parmi les spĂ©cialitĂ©s locales connues dans l'ensemble du pays, on trouve les Basler Läckerlis, la tarte aux noix des Grisons, la tourte au Kirsch de Zoug, l'Ă©mincĂ© de veau Ă  la zurichoise, le gratin de cardons genevois, le totchĂ© jurassien, la taillaule neuchâteloise, le saucisson vaudois ainsi que la polenta et le risotto Ă  la tessinoise.


     Les produits typiques sont le chocolat dont les variantes au lait et fondant ont Ă©tĂ© créés respectivement par Daniel Peter en 1875 et Rudolf Lindt en 1879 ; de nombreuses formes de fromages tels que l'Emmental, le Gruyère, le Raclette, le Sbrinz, la TĂŞte de Moine, le Vacherin fribourgeois ou le Vacherin Mont d'Or ; la viticulture, principalement concentrĂ©e Ă  l'ouest et au sud du pays ; ainsi que de nombreuses variĂ©tĂ©s de saucisses et viande sĂ©chĂ©e comme le cervelas ou cervelat , le saucisson vaudois, la viande sĂ©chĂ©e du Valais, la viande des Grisons ou des salamis tels que le Salametto.


     Certains produits alimentaires comme les aromates en poudre (Knorr et les cubes de bouillon Maggi) et l'Ovomaltine sont des classiques fabriquĂ©s de longue date. Le Cenovis Ă  base vĂ©gĂ©tale et le Parfait sont des pâtes Ă  tartiner très connues de la Suisse.

  - Sous-chapitre : Institutions et lieux de culture

Politique culturelle

     Â« La culture est du ressort des cantons Â». NĂ©anmoins, « la ConfĂ©dĂ©ration peut promouvoir les activitĂ©s culturelles prĂ©sentant un intĂ©rĂŞt national et encourager l’expression artistique et musicale, en particulier par la promotion de la formation Â».


     La part du budget de la ConfĂ©dĂ©ration dĂ©diĂ© Ă  la culture est faible : 0,3% du total. En chiffre cela reprĂ©sente environ 200 millions de francs suisses. Celle des cantons est variable en fonction de leur importance. Ă€ titre d'exemple, les budgets cantonaux de Zurich (322 millions de francs suisses en 2002), et Genève (234 millions), sont mĂŞme plus Ă©levĂ©s que la part de la ConfĂ©dĂ©ration. Les entreprises privĂ©es contribuent pour 320 millions de francs suisses.


     Au niveau fĂ©dĂ©ral, l'Office fĂ©dĂ©ral de la culture (OFC) a pour mission de favoriser la diversitĂ© de la culture et de prĂ©server son dĂ©veloppement en toute indĂ©pendance.


     L'organisme PrĂ©sence Suisse promeut l'image de la Suisse Ă  l'Ă©tranger. Dans le cadre de la culture il travaille avec Pro Helvetia.


     Pro Helvetia est une fondation fĂ©dĂ©rale dont les tâches concernent principalement la crĂ©ation contemporaine. Pro Helvetia possède quatre bureaux de liaison Ă  l'Ă©tranger et gère Ă©galement les centres culturels suisses.


     Dans le cadre de la protection du patrimoine, la ConfĂ©dĂ©ration publie quatre inventaires : l'inventaire fĂ©dĂ©ral des sites construits Ă  protĂ©ger en Suisse, l'inventaire fĂ©dĂ©ral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale, l'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse et l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et rĂ©gionale Ă  protĂ©ger en cas de catastrophe.

Encouragement privé

     Le mĂ©cĂ©nat est une forme de financement de la culture en Suisse pratiquĂ© par les grandes entreprises, notamment les banques et assurances. L'aide va surtout aux grandes institutions au dĂ©triment des acteurs culturels indĂ©pendants. Elle prend la forme d'achat ou de commande d'Ĺ“uvre ainsi que l'organisation de manifestations propres (concours ou expositions).


     Le pour-cent culturel Migros est un mode de financement volontaire de la culture en Suisse par la Migros, mis en place dès 1957.


     Parmi d'autre organisations de protection du patrimoine on peut citer la CinĂ©mathèque suisse, le Patrimoine suisse et Pro Natura.

Musées



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     Avec plus de 900 musĂ©es dont 42% de musĂ©es rĂ©gionaux (en 1998), la Suisse est un pays possĂ©dant une forte densitĂ© de musĂ©es en relation Ă  sa population (environ 7 100 000 habitants en 1998). Le nombre de musĂ©es Ă©tait trois fois moins important en 1950.


     Les principaux musĂ©es de Beaux-Arts sont le Kunstmuseum de Bâle, le Kunstmuseum de Berne et le Kunsthaus de Zurich. Art contemporain : le musĂ©e d'Art moderne et contemporain (MAMCO). Collections privĂ©s : le Centre Paul Klee Ă  Berne, le MusĂ©e Tinguely Ă  Bâle, la Fondation Beyeler Ă  Riehen et la Fondation Gianadda Ă  Martigny.


     Les MusĂ©es nationaux suisses dĂ©pendent de l'Office fĂ©dĂ©ral de la culture. Ils regroupent huit musĂ©es rĂ©partis dans diffĂ©rentes rĂ©gions de la Suisse dont le principal est le musĂ©e national suisse de Zurich.


     Des musĂ©es prĂ©sentant l'histoire : le musĂ©e des chartes fĂ©dĂ©rales (1936) Ă  Schwytz et le musĂ©e international de la RĂ©forme Ă  Genève.


     Autres thèmes : Le musĂ©e suisse des transports de Lucerne, le musĂ©e olympique Ă  Lausanne, le musĂ©e international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Ă  Genève, la Fondation Martin Bodmer Ă  Cologny et le MusĂ©e suisse de l'habitat rural du Ballenberg.

Autres lieux culturels



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     Des foires et expositions ont lieu rĂ©gulièrement, comme Art Basel, l'une des plus importantes foires d'art contemporain du monde avec près de 300 galeries reprĂ©sentĂ©es.


     Les expositions nationales suisses sont des expositions ayant lieu tous les vingt-cinq ans environ depuis 1883. Leur but de rassembler et de rĂ©pondre aux attentes socio-politiques des visiteurs autour de thèmes choisis. Elles sont ainsi le « miroir Â» de la sociĂ©tĂ© suisse Ă  un moment donnĂ©.


     Parmi les salles de spectacle d'importance ont peut citer le Schauspielhaus de Zurich pour le théâtre ; le Grand Théâtre Ă  Genève et l'OpĂ©ra de Zurich pour l'opĂ©ra ; le Victoria Hall de Genève ou la Tonhalle de Zurich pour la musique classique. Des salles sont polyvalentes et se destinent Ă  des Ă©vĂ©nements d'ampleur rĂ©gionale, voire nationale, tels que l'Arena de Genève, l'Auditorium Stravinski de Montreux ou le Palais de la culture et des congrès de Lucerne.


     Des lieux, dont la fonction première n'est pas le spectacle scĂ©nique, reçoivent les Ă©vĂ©nements rassemblant de nombreux spectateurs, tels que l'ancien aĂ©rodrome de DĂĽbendorf qui a reçu les spectacles de Madonna (2008) et des Rolling Stones (2006) ou des stades comme l'Hallenstadion de Zurich.


     De nombreux festivals : le Festival de musique de Lucerne a lieu au Palais de la culture et des congrès de Lucerne, le Festival international de musique de Sion (jusqu'en 2001, c'Ă©tait le Festival international de musique Tibor Varga), les festivals de musique en plein air comme le PalĂ©o Festival Nyon Ă  Nyon, l'un des plus grands festivals de musique en plein air d'Europe, le Rock Oz'Arènes un festival ayant lieu dans le cadre de l'amphithéâtre romain d'Avenches.


     Montreux abrite plusieurs festivals renommĂ©s : le Festival de la Rose d'Or (dès 2004 Ă  Lucerne au Palais de la culture et des congrès de Lucerne), le Septembre musical, le Festival de jazz (1967) et le Festival du rire de Montreux.


     Pour le cinĂ©ma, le Festival international du film de Locarno Ă  Locarno (1946) est un festival de film d'auteurs indĂ©pendants disposant d'une rĂ©putation internationale. Le festival de bande dessinĂ©e BDSierre (1984 – 2004) a attirĂ© jusqu'Ă  40 000 personnes, il Ă©tait rĂ©putĂ© au-delĂ  de la Suisse. Il a disparu pour des raisons financières.


     La culture alternative est nĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1980. Les revendications de la jeunesse pour des centres culturels autonomes, les manifestations de cette Ă©poque contre les valeurs Ă©tablies ont changĂ© les mentalitĂ©s. La culture alternative est dĂ©sormais reconnue plus ou moins officiellement et les centres autonomes sont, au XXI siècle, des lieux incontournables de la crĂ©ation artistique. Quelques centres culturels pour la jeunesse ou centres de culture alternative : la Rote Fabrik de Zurich (depuis 1980), la Kultur Kaserne de Bâle (depuis 1980), la Reithalle Berne (partiellement en 1981 – 1982 puis durablement dès 1987), Artamis Ă  Genève (1996 - 2008).


     La ville de Zurich connaĂ®t un autre festival de plein air: la “Street Parade”. Ce festival a lieu dans les rues du centre de la ville chaque deuxième samedi du mois d’aoĂ»t Comparable Ă  la “Love Parade” de Berlin, au son de la musique “techno”, chaque annĂ©e cette manifestation attire plus de 700’000 personnes venues de tous les coins du pays.

  - Sous-chapitre : Formes d'arts

  - Sous-chapitre : Sport




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Article dĂ©taillĂ© : Sport en Suisse.

     Plusieurs dizaines d'organisations et fĂ©dĂ©rations internationales sportives ont leur siège en Suisse : le ComitĂ© international olympique, le Tribunal arbitral du sport, la FĂ©dĂ©ration internationale de football association (FIFA), la FĂ©dĂ©ration internationale de gymnastique, l'Union des associations europĂ©ennes de football (UEFA), etc.


     Le football, le ski alpin, le hockey sur glace et le tir sportif appartiennent aux sports les plus populaires.


     Parmi les sportifs suisses les plus connus, les joueurs de tennis Roger Federer, Martina Hingis, Patty Schnyder, la skieuse alpine Vreni Schneider et les skieurs alpin Didier Cuche, Pirmin Zurbriggen, les footballeurs Alexander Frei, StĂ©phane Henchoz, StĂ©phane Chapuisat et le cycliste Fabian Cancellara.

  - Sous-chapitre : MĂ©dias


     TĂ©lĂ©vision


     En 1922 fut mis en exploitation Ă  Lausanne, le troisième Ă©metteur public de radiodiffusion en Europe. Puis, au cours des annĂ©es qui suivirent cette date, le pays vu la crĂ©ation de nombreuses sociĂ©tĂ©s de radiodiffusion. En 1923, la Suisse compte 980 concessionnaires radio.


     En 1930, les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales rĂ©glementent la radiodiffusion, en regroupant l'ensemble des organisations rĂ©gionales pour en faire une organisation de type fĂ©dĂ©raliste, sous le nom de SociĂ©tĂ© suisse de radiodiffusion (SSR), et qui se nomme aujourd'hui SRG SSR idĂ©e suisse. Durant cette pĂ©riode, fut Ă©galement mise en service les premiers Ă©metteurs nationaux: Ă  Sottens en mars 1931, BeromĂĽnster en mai de la mĂŞme annĂ©e et Monte Ceneri en octobre 1933. En 1953, la SSR inaugure un premier service expĂ©rimental de tĂ©lĂ©vision.


     Presses Ă©crites

Article dĂ©taillĂ© : Liste des journaux suisses.





Chapitre : Galerie d'images


  - Sous-chapitre : Paysages

  - Sous-chapitre : Villes

  - Sous-chapitre : Monuments

  - Sous-chapitre : Transports






Chapitre : Codes



     La Suisse a pour codes :






Chapitre : Notes et références


    Liste :
  • Notes :
  1. ↑ Cette devise est traditionnellement admise, bien que ne reposant sur aucun fondement constitutionnel ou légal (voir chapitre I.1.3.).
  2. ↑ Le romanche est une langue nationale (art. 4) mais que partiellement une langue officielle (art. 70).
  3. ↑ Traités de Westphalie
    Liste :
  • RĂ©fĂ©rences Paul-Leonhard Ganz, La maison suisse, Ă©ditions Silva, Zurich, 1963  :
  1. ↑ pp. 60 – 63
  2. ↑ pp. 100 – 102
  3. ↑ pp. 102 – 103
  4. ↑ pp. 124 et 128
  5. ↑ pp. 125 - 126
  1. ↑ pp. 40 – 42
  2. ↑ p. 22
  3. ↑ p. 94
  4. ↑ p. 99
  5. ↑ pp. 33 - 34
    Liste :
  • RĂ©fĂ©rences Pablo de la Riestra, 80 monuments historiques parmi les plus beaux de Suisse : un guide de voyage culturel, Ă©ditions Rothus, Soleure, 1998  :
  1. ↑ p. 28
  2. ↑ p. 38
    Liste :
  • Autres rĂ©fĂ©rences :
  1. ↑ (1) Page L'Ă©tat fĂ©dĂ©ral du site officiel admin.ch, (2) L'Ă©tat du monde 2006 : l'annuaire Ă©conomique et gĂ©opolitique mondial, Paris, Ă©ditions La DĂ©couverte, 2005.
  2. ↑ L'Ă©tat du monde 2006 : l'annuaire Ă©conomique et gĂ©opolitique mondial, Paris, Ă©ditions La DĂ©couverte, 2005.
  3. ↑ Etat et évolution de la population [1], Office fédéral de la statistique, consulté le 27-08.2009
  4. ↑ PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  5. ↑ PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  6. ↑ (en) CIA World Fact Book, consulté le 6 décembre 2008
  7. ↑ Confoederatio helvetica, DHS
  8. ↑ [pdf] Liste des dénominations d'États de la Confédération suisse
  9. ↑ Pacte fĂ©dĂ©ral du 1 aoĂ»t 1291 sur « Admin.ch vallĂ©e infĂ©rieure d'Unterwald Â» signifie Nidwald
  10. ↑ Pacte fédéral du 1 août 1291 sur Cliotexte
  11. ↑ Le PBD veut devenir une force nationale sur swissinfo. Mis en ligne le 21 mars 2009, consulté le 13 novembre 2009
  12. ↑ Constitution fédérale, RS 101, art. 176.
  13. ↑ L'armée en chiffres - Effectifs des troupes admin.ch
  14. ↑ Politique européenne de la Suisse
  15. ↑ Faits et chiffre
  16. ↑ Résultat de la votation de 1992 sur l'espace économique européen
  17. ↑ Résultats des votations du peuple suisse concernant l'union européenne
  18. ↑ Alpes suisses Jungfrau-Aletsch unesco.org
  19. ↑ Le climat de la Suisse - un bref aperçu, MeteoSuisse. Consulté le 16 septembre 2009
  20. ↑ Jaeger, J., Bertiller, R., Schwick, C. (2007): Morcellement du paysage en Suisse, Analyse du morcellement 1885-2002 et implications pour la planification du trafic et l’aménagement du territoire, version succincte, Office fédéral de la statistique
  21. ↑ L'Environnement suisse, 2007, statistiques de poche reprenant les statistiques de l'Office fédéral de l’environnement
  22. ↑ Changements climatiques en Suisse. Indicateurs des causes, des effets et des mesures, Office fédéral de l’environnement OFEVBerne, 2007
  23. ↑ Zemp M., Haeberli W., Hoelzle M., Paul F : Alpine glaciers to disappear within decades? Geophysical Research Letters, 33. 2006
  24. ↑ Fig. 23, du rapport ci-dessus
  25. ↑ (de)Zürcher Zahlenspiegel, Site officiel de la ville de Zurich. Consulté le 16 septembre 2009
  26. ↑ Mouvement démographique de la population résidente du canton de Genève par commune, Site officiel du canton de Genève. Consulté le 16 septembre 2009
  27. ↑ (de)Bevölkerungsbilanz im aktuellen Monat, Site officiel du canton de Bâle-Ville. Consulté le 16 septembre 2009
  28. ↑ Mouvements démographiques, commune de Lausanne, résultats mensuels, 2007 à 2009, Site officiel de la ville de Lausanne. Consulté le 16 septembre 2009
  29. ↑ (de)Bern in Zahlen – Aktuelles, Site officiel de la ville de Berne. Consulté le 16 septembre 2009
  30. ↑ http://www.swissinfo.ch/fre/index.html?cid=7965628
  31. ↑ Statistique de l’état annuel de la population (ESPOP) 2008. Résultats définitifs, Office fédéral de la statistique. Consulté le 16 septembre 2009
  32. ↑ Communiqué de presse du 2 juillet 2009: Statistique du mouvement naturel de la population (BEVNAT) 2008, Office fédéral de la statistique. Consulté le 16 septembre 2009
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