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Définition Wikipédia de : Stephen Harper



Stephen Harper
22 Premier ministre du Canada
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Actuellement en fonction
Mandat actuel
Depuis le 6 février 2006
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Biographie
Nom de naissanceStephen Joseph Harper
Naissance30 avril 1959 (50 ans)
Flag of Canada.svg Toronto
(Ontario, Canada)
Décès{{{décès}}}
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Nature du décès{{{nature}}}
Nationalitécanadienne
Parti politiqueParti conservateur
ConjointLaureen Harper
EnfantsBenjamin
Rachel
Diplômé deUniversité de Calgary
Profession
ReligionAlliance chrétienne et missionnaire
Résidence24, promenade Sussex, Ottawa
Signature{{{signature}}}

Premier ministre du Canada




Introduction :

      Stephen Joseph Harper, C.P., B.A., M.A. (nĂ© le 30 avril 1959) est un homme politique canadien ; il est l'actuel Premier ministre du Canada et chef du Parti conservateur du Canada. Stephen Harper est le dĂ©putĂ© reprĂ©sentant la circonscription albertaine de Calgary-Sud-Ouest depuis 2002 Ă  la Chambre des communes ; il a prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© dĂ©putĂ© de Calgary-Ouest de 1993 Ă  1997.







Suite de l'article :

Membre fondateur du Parti réformiste, il quitte le Parlement temporairement pour diriger la Coalition nationale des citoyens. Après la démission de Stockwell Day de son poste de chef du parti, en 2002, Harper est élu chef de l'Alliance canadienne. En 2003, il réussit à conclure un accord avec le chef progressiste-conservateur Peter MacKay pour fusionner les deux partis. En mars 2004, Harper est élu chef du nouveau Parti conservateur du Canada.



     Le 23 janvier 2006, il remporte l'Ă©lection gĂ©nĂ©rale face au premier ministre sortant Paul Martin. Lui et son premier conseil des ministres sont assermentĂ©s le 6 fĂ©vrier 2006, formant un gouvernement minoritaire et mettant un terme Ă  plus de douze ans de règne libĂ©ral.


     Le 14 octobre 2008, il est réélu comme premier ministre du Canada pour un second mandat dans un gouvernement minoritaire renforcĂ©. Le 27 novembre 2008, son gouvernement dĂ©pose un Ă©noncĂ© Ă©conomique jugĂ© inacceptable par les partis d'opposition, qui s'unissent formellement quelques jours plus tard afin de dĂ©faire le gouvernement. Le 5 dĂ©cembre 2008, le Premier ministre demande Ă  la Gouverneur-gĂ©nĂ©ral MichaĂ«lle Jean de proroger la session parlementaire afin d'Ă©viter un vote de confiance prĂ©vu par les partis d'opposition.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Historique



     Harper grandit Ă  Ottawa, oĂą il est nĂ©, et fait des Ă©tudes au Richview Collegiate Institute avant de se trouver un emploi dans l'industrie pĂ©trolière en Alberta en tant que programmeur informatique, alors qu'il Ă©tait au dĂ©but de la vingtaine. Il fait des Ă©tudes Ă  l'UniversitĂ© de Calgary, dĂ©crochant une licence suivit d'une maĂ®trise en Ă©conomie en 1993. Ses liens avec l'universitĂ© sont demeurĂ©s forts : il y est frĂ©quemment invitĂ© comme confĂ©rencier et son conseiller politique le plus important, Tom Flanagan, y Ă©tait professeur. Harper Ă©pouse Laureen Teskey en 1991. Ils ont deux enfants : Benjamin, nĂ© en 1996, et Rachel, nĂ©e en 1999.


     Il s'implique en politique pour la première fois lorsqu'il est encore adolescent, Ă  l'Ă©cole secondaire, oĂą il est membre du Club des jeunes libĂ©raux de son Ă©cole. Toutefois, son allĂ©geance politique change quand il s'oppose au Programme Ă©nergĂ©tique national (PEN) du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau ; Harper considère que ce programme nuit Ă  l'industrie pĂ©trolière albertaine. En 1985, il est aide-en-chef au dĂ©putĂ© progressiste-conservateur Jim Hawkes, et sert avec Hawkes sur plusieurs comitĂ©s parlementaires. Toutefois, il est rapidement dĂ©sillusionnĂ© par le gouvernement de Brian Mulroney et le Parti progressiste-conservateur. Harper critique particulièrement la politique fiscale du gouvernement, ainsi que son incapacitĂ© Ă  rĂ©voquer complètement le PEN avant 1986. Il quitte le parti en 1986.


     Un de ses professeurs, Tom Flanagan, recommande le jeune Harper Ă  Preston Manning, fondateur et chef du Parti rĂ©formiste. Le jeune homme impressionne Manning, qui l'invita Ă  se joindre au parti. Ă€ l'âge de 28 ans, il donne un discours important au congrès fondateur du parti en 1987, Ă  Winnipeg. Il serait responsable de la plate-forme Ă©lectorale du parti en 1988, ainsi que d'avoir trouvĂ© le slogan de campagne, « The West Wants In! Â» (« L'Ouest veut sa part! Â»)


     Harper se prĂ©sente aux Ă©lections de 1988 dans une circonscription de Calgary, mais est dĂ©fait par une très grande marge par Hawkes, son ancien employeur. En 1989, Harper est nommĂ© assistant exĂ©cutif de la dĂ©putĂ© rĂ©formiste nouvellement Ă©lue Deborah Grey. Il sert en tant que son conseiller en chef et compose ses discours jusqu'en 1993. Harper livre une meilleure performance lors de l'Ă©lection de 1993, remportant la victoire sur Hawkes et gagnant la circonscription de Calgary-Ouest pour le Parti RĂ©formiste. Harper devient rapidement un des membres les plus importants du caucus rĂ©formiste. Au Parlement, Harper se fait une rĂ©putation de conservateur fiscal et fĂ©dĂ©raliste convaincu, avec des positions plus modĂ©rĂ©es sur les questions de valeurs sociales. Par exemple, il est un de seulement deux dĂ©putĂ©s rĂ©formistes Ă  voter en faveur du Registre canadien des armes Ă  feu.


     Citant des prĂ©occupations quant au style de direction et aux positions politiques de Preston Manning, ainsi qu'une crainte que le Parti rĂ©formiste se faisait envahir par des groupes de pression socialement conservateurs, Harper quitte son siège avant l'Ă©lection de 1997 pour accepter le poste de vice-prĂ©sident, puis de prĂ©sident de la Coalition nationale des citoyens. Aux commandes de la CNC, Harper lance une bataille lĂ©gale contre la rĂ©forme du financement des Ă©lections fĂ©dĂ©rales. Harper est aussi brièvement commentateur politique Ă  la CBC. En 1998, Harper est sollicitĂ© par le très influent « Blue Tory Committee Â», ainsi que par les dĂ©putĂ©s progressistes-conservateurs Jim Jones et John Herron, pour qu'il se porte candidat Ă  la direction du Parti progressiste-conservateur. Harper refuse l'offre, craignant que ses anciens collègues rĂ©formistes ne le voient comme un traĂ®tre. Suite aux rĂ©sultats dĂ©cevants de l'Alliance canadienne Ă  l'Ă©lection de 2000, Harper, déçu, se joint Ă  d'autres conservateurs de l'ouest pour rĂ©diger un document qui serait connu comme la « lettre pare-feu& Â» (intitulĂ©e The Alberta Agenda). La lettre appelle l'Alberta Ă  rĂ©former le financement public du système de santĂ©, Ă  remplacer le RĂ©gime de pensions du Canada par un plan provincial similaire et Ă  remplacer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) par un corps policier provincial. Ceci est interprĂ©tĂ© par ses dĂ©tracteurs comme un encouragement Ă  la sĂ©cession de l'Alberta.






Chapitre : Chef de l'Alliance canadienne



     Lorsque Stockwell Day cède sous la pression interne du parti et dĂ©missionne comme chef « allianciste Â» dans l'Ă©tĂ© 2001, Harper se lance dans la course Ă  la direction subsĂ©quente. Lors du vote, le 20 mars 2002, Harper gagne lors du premier tour de vote et devient chef « allianciste Â». Il devient aussi chef de l'Opposition lors de son retour aux communes dans une Ă©lection partielle en avril 2002.


     En 2002, Harper dĂ©clare que les provinces atlantiques ont une culture de la dĂ©faite. La Chambre d'AssemblĂ©e de la Nouvelle-Écosse adopte Ă  l'unanimitĂ© une motion condamnant ses commentaires. Le Premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et le chef progressiste-conservateur fĂ©dĂ©ral Joe Clark les condamnent Ă©galement. Harper ne s'excuse pour autant pas pour ses paroles, disant des rĂ©actions qu'il s'agissait de politique partisane.


     Ses dix-huit premiers mois comme chef de l'opposition sont largement consacrĂ©s Ă  la consolidation des Ă©lĂ©ments fracturĂ©s de l'Alliance canadienne, ainsi qu'Ă  dĂ©fier le gouvernement libĂ©ral et Ă  encourager une union des forces alliancistes et progressistes-conservatrices. Le but de cette union Ă©tait de prĂ©senter un seul parti de centre-droite aux prochaines Ă©lections fĂ©dĂ©rales, prĂ©venant ainsi la division de l'Ă©lectorat qui s'Ă©tait produite dans le passĂ©. Les deux partis fusionnent dans la deuxième moitiĂ© de 2003, crĂ©ant un nouveau parti, le Parti conservateur du Canada.






Chapitre : Chef du Parti conservateur



     Le 12 janvier 2004, Harper annonce sa dĂ©mission comme chef de l'opposition pour prĂ©senter sa candidature Ă  la direction du Parti conservateur du Canada. Il remporte la course facilement, avec une majoritĂ© lors du premier tour contre Belinda Stronach et Tony Clement le 20 mars 2004.

  - Sous-chapitre : Élection fĂ©dĂ©rale de 2004


     Harper dirige les conservateurs dans l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale de 2004. Plusieurs considèrent qu'il a de bonnes chances de vaincre le premier ministre libĂ©ral Paul Martin. Après un rapport cinglant de la vĂ©rificatrice gĂ©nĂ©rale, Sheila Fraser, concernant le dĂ©tournement du Programme des commandites dans les annĂ©es 1990, et couplĂ© Ă  ce que plusieurs observateurs considèrent comme de la colère des Ă©lecteurs en Ontario contre le Premier ministre libĂ©ral Dalton McGuinty qui avait brisĂ© sa promesse Ă©lectorale de ne pas hausser les impĂ´ts, plusieurs sondages montrent les conservateurs nez Ă  nez avec les libĂ©raux.




Image (cliquez pour agrandir) :

Stephen Harper lors de la campagne de 2004



     Tard dans la campagne, les conservateurs commencent Ă  attirer de l'attention nĂ©gative Ă  cause de certaines remarques controversĂ©es de la part de quelques dĂ©putĂ©s et candidats concernant l'homosexualitĂ©, le bilinguisme officiel et l'avortement. De plus, le Parti libĂ©ral diffuse des publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es dĂ©montrant des villes couvertes de smog et des armes Ă  feu ; ils cherchent Ă  faire croire qu'un gouvernement conservateur sous Stephen Harper rendra le Canada semblable aux États-Unis de façon nĂ©gative. Harper est aussi critiquĂ© pour avoir soutenu l'invasion de l'Irak dirigĂ©e par les amĂ©ricains en 2003. L'expression « agenda cachĂ© Â», utilisĂ©e frĂ©quemment dans l'Ă©lection de 2000 contre Stockwell Day, commence Ă  refaire surface avec une rĂ©gularitĂ© grandissante, cette fois-ci concernant les soins de santĂ©. Harper, Ă  son tour, accuse les libĂ©raux de faire une campagne nĂ©gative « Ă  l'amĂ©ricaine Â» et d'essayer « d'emballer le scandale dans le drapeau canadien Â». Le momentum commence Ă  se retourner contre son parti, mĂŞme si certains sondages suggèrent jusqu'au jour du scrutin que les deux partis se trouvent encore Ă  Ă©galitĂ©.


     Le Parti conservateur rĂ©ussit Ă  obtenir des sièges en Ontario, lĂ  oĂą le Parti rĂ©formiste et l'Alliance canadienne n'Ă©taient jamais parvenus Ă  faire des gains importants, mais Martin est réélu avec un gouvernement minoritaire et 135 sièges. Les conservateurs finissent bons deuxièmes avec 99 sièges. Bien que les conservateurs amĂ©liorent leur total de 72 sièges qu'ils dĂ©tenaient avant l'Ă©lection, le parti ne rĂ©colte que 29,6% du vote populaire, moins que les 37,7% que formaient les votes combinĂ©es pour l'Alliance et les progressistes-conservateurs en 2000. Harper garde le soutien des membres du parti parce qu'il a rĂ©ussi Ă  unir le Parti PC et l'Alliance pour mener un bataille Ă©lectorale en très peu de temps. De plus, l'Ă©lection d'un nouveau chef de parti au milieu d'une lĂ©gislature minoritaire n'est pas vu comme stratĂ©giquement possible.

  - Sous-chapitre : Chef conservateur de l'opposition


     La première confĂ©rence du Parti conservateur se dĂ©roule du 17 au 19 mars 2005, Ă  MontrĂ©al. Le parti tente d'adopter des tendances plus modĂ©rĂ©es, en accord avec ce que plusieurs estiment ĂŞtre le but de Harper. L'opposition Ă  l'avortement et au bilinguisme est purgĂ© de la plate-forme conservatrice ; le parti opte nĂ©anmoins pour la conservation d'une position s'opposant au mariage homosexuel. Harper reçoit un vote de confiance de 84% des dĂ©lĂ©guĂ©s.


     Sous Harper, le Parti conservateur tente de faire du scandale des commandites, l'Ă©thique et la corruption des libĂ©raux les enjeux centraux de la politique canadienne.


     L'opposition du parti au mariage homosexuel soulève quelque peu la controverse. Les Canadiens sont très divisĂ©s sur cette question, mais la base conservatrice tend Ă  ĂŞtre plus en faveur de la dĂ©finition traditionnelle du mariage ; trois dĂ©lĂ©guĂ©s sur quatre votent pour conserver cette dĂ©finition. Harper est subsĂ©quemment critiquĂ© par un groupe de professeurs de droit proches des libĂ©raux pour avoir dĂ©clarĂ© que le gouvernement pouvait annuler les dĂ©cisions des cours provinciales sans avoir recours Ă  la clause dĂ©rogatoire, une clause de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s. En contraste, Harper et Vic Toews, le ministre de la Justice et procureur gĂ©nĂ©ral du Canada, suggèrent que cette clause n'est pas nĂ©cessaire pour entĂ©riner la dĂ©finition traditionnelle du mariage. La proposition de Harper d'accorder aux couples homosexuels les droits inhĂ©rents au mariage traditionnel via une forme d'union civile a rĂ©cemment Ă©tĂ© reconnue comme Ă©tant constitutionnelle par la firme d'avocats Lang Michener. La Cour suprĂŞme du Canada, quant Ă  elle, a spĂ©cifiquement refusĂ© de se prononcer sur la constitutionnalitĂ© du rĂ©tablissement de la dĂ©finition traditionnelle du mariage.


     Suite au dĂ©voilement, en avril 2005, du tĂ©moignage percutant de Jean Brault devant la Commission Gomery, dĂ©voilant la corruption rĂ©pandue chez le Parti libĂ©ral, plusieurs sondages placent les conservateurs bien en avance des libĂ©raux. Les conservateurs s'Ă©taient jusqu'ici abstenus de voter sur le budget 2005, puisqu'il est clair que les Canadiens ne sont pas intĂ©ressĂ©s par une Ă©lection. Avec l'Ă©croulement du soutien des libĂ©raux et les controversĂ©s amendements budgĂ©taires apportĂ©s par le NPD, le parti exerce une pression considĂ©rable sur Harper pour qu'il fasse tomber le gouvernement.


     En mai, Harper annonce que le gouvernement n'a plus « l'autoritĂ© morale pour gouverner Â» et jure de faire tomber le gouvernement le plus tĂ´t possible. Le Bloc quĂ©bĂ©cois appuie cette idĂ©e en raison du scandale des commandites, tandis que le NPD monnaie son appui au gouvernement en Ă©change d'amendements budgĂ©taires conformes Ă  leurs buts. L'effort pour faire tomber le gouvernement Ă©choue suite Ă  la dĂ©cision de l'influente dĂ©putĂ©e conservatrice Belinda Stronach de faire dĂ©fection vers le Parti libĂ©ral. Ce geste est très controversĂ© et est considĂ©rĂ© comme de l'opportunisme par les observateurs conservateurs. Les libĂ©raux accusent les conservateurs de « coucher avec les sĂ©paratistes Â» et donc de manquer de patriotisme. Le vote du 19 mai sur la deuxième lecture du budget passe avec l'appui des conservateurs ; toutefois, le projet de loi sur les amendements budgĂ©taires du NPD reçoit 152 votes pour (libĂ©raux, nĂ©o-dĂ©mocrates et deux dĂ©putĂ©s indĂ©pendants) et 152 votes contre (conservateurs, bloquistes et un indĂ©pendant). Selon la tradition parlementaire, lorsqu'il y a Ă©galitĂ© des voix, le prĂ©sident de la chambre doit voter pour continuer le dĂ©bat; le prĂ©sident Peter Milliken vote donc en faveur des libĂ©raux, et le Parti libĂ©ral est autorisĂ©, par une seule voix, Ă  continuer de gouverner. Harper est sĂ©vèrement critiquĂ© pour son Ă©chec, ainsi que pour avoir critiquĂ© la nouvelle ministre Stronach.


     Harper est aussi critiquĂ© pour son appui au dĂ©putĂ© conservateur Grumant Grewal. Grewal avait produit des cassettes contenant des enregistrements de conversations entre lui et Tim Murphy, le chef du bureau du Premier ministre, dans lesquels Grewal allĂ©guait que Murphy lui avait offert des positions en Ă©change de sa dĂ©fection. Quand il apparaĂ®t que les enregistrements semblent avoir Ă©tĂ© modifiĂ©s, certains croient que c'est une mauvaise stratĂ©gie de la part de l'Ă©quipe de communications de Harper que de les avoir rendues publiques.


     En juin 2005, le Parti conservateur annonce que Harper s'embarquerait sur une tournĂ©e estivale des barbeques et d'autres Ă©vènements de loisirs, dans le but de permettre aux canadiens de connaĂ®tre le chef conservateur personnellement. En juillet, cinq membres de son Ă©quipe de communications lui remettent leur dĂ©mission. Les dĂ©tracteurs de Harper suggèrent que c'est une indication de divisions dans le parti, ce qui est aussitĂ´t dĂ©menti par le parti et par les dĂ©missionnaires.

  - Sous-chapitre : Élection fĂ©dĂ©rale de 2006




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Stephen Harper, le soir de la victoire du 23 janvier 2006



     Harper mène une campagne Ă©lectorale oĂą il affronte les mĂŞmes rivaux que dans l'Ă©lection prĂ©cĂ©dente. Le premier ministre Paul Martin avait promis de dĂ©clencher une nouvelle Ă©lection dans les trente jours suivant le rapport final du juge John Gomery, maintenant attendu pour fĂ©vrier 2006. Toutefois, l'Ă©lection est finalement dĂ©clenchĂ©e plus tĂ´t, malgrĂ© tous les efforts des libĂ©raux pour sauver leur gouvernement. En effet, Jack Layton, chef du NPD, dĂ©pose une motion demandant au gouvernement de dĂ©missionner et de dĂ©clencher des Ă©lections Ă  temps pour un jour de scrutin en fĂ©vrier. Conservateurs et bloquistes se rallient Ă  Layton pour appuyer cette motion. Les libĂ©raux la balayent du revers de la main. Les partis d'opposition s'entendent donc pour faire tomber le gouvernement par une motion de dĂ©fiance. La date du scrutin est fixĂ©e au 23 janvier 2006. Après une longue campagne, Harper remporte l'Ă©lection face au premier ministre sortant Paul Martin. Toutefois, la lutte est serrĂ©e avec les libĂ©raux, particulièrement dans les grandes villes: il devient donc chef d'un gouvernement minoritaire.






Chapitre : Premier ministre du Canada


  - Sous-chapitre : Environnement


     Bien que M. Harper s'oppose au protocole de Kyoto dès le dĂ©but de son mandat, se rangeant ainsi du cĂ´tĂ© des États-Unis et de l'Australie, son ministre de l'environnement, John Baird, prĂ©sente en avril 2007 un plan d'action pour rĂ©duire les gaz Ă  effet de serre et la pollution atmosphèrique. Selon ce plan, le gouvernement du Canada impose des cibles obligatoires Ă  l'industrie, afin que les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre soit rĂ©duites de 150 mĂ©gatonnes d'ici 2020, rĂ©glemente la consommation de carburant des vĂ©hicules automobiles et des camions lĂ©gers Ă  compter de 2011, et renforce les normes d'efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique d'un grand nombre de produits consommateurs d'Ă©nergie, y compris les ampoules Ă©lectriques.

  - Sous-chapitre : Cabinet


     Bien que la majoritĂ© des dĂ©putĂ©s conservateurs provenait des provinces de l'Ouest, Harper choisit majoritairement des dĂ©putĂ©s de l'Ontario et du QuĂ©bec pour former son premier conseil des ministres, dans l'intĂ©rĂŞt de prĂ©server un Ă©quilibre rĂ©gional. Le nouveau cabinet conservateur est beaucoup plus petit que celui de l'ancien gouvernement Martin et Ă©limina aussi les ministres juniors (appelĂ©s ministres d'État et, auparavant, secrĂ©taires d'État). Certains experts dans les mĂ©dias ont qualifiĂ© le cabinet de Harper de modĂ©rĂ©, tempĂ©rant les racines alliancistes et rĂ©formistes du Parti conservateur.


     Deux des sĂ©lections de Harper ont gĂ©nĂ©rĂ© une certaine controverse. Il nomme le ministre libĂ©ral sortant de l'Industrie, David Emerson, comme ministre du Commerce international et ministre de la Porte d'entrĂ©e du Pacifique et des Jeux olymiques de 2010, et Michael Fortier, stratège conservateur de longue date, comme ministre des Travaux publics, le nommant Ă©galement au SĂ©nat. Emerson avait Ă©tĂ© réélu au Parlement sous la bannière libĂ©rale quelques semaines seulement auparavant, tandis que Fortier ne s'Ă©tait pas prĂ©sentĂ© du tout. Harper affirma que les nominations Ă©taient nĂ©cessaires afin que deux des plus grandes villes canadiennes (Vancouver et MontrĂ©al) aient une reprĂ©sentation au Cabinet, Ă©tant donnĂ© qu'aucun conservateur n'avait Ă©tĂ© Ă©lu dans ces villes.


     Des politiciens de l'opposition et d'autres critiques ont attaquĂ© la nomination de Emerson, la qualifiant d'hypocrite Ă©tant donnĂ© que Harper et les conservateurs avaient sĂ©vèrement critiquĂ© Belinda Stronach pour sa dĂ©fection vers les libĂ©raux en 2005. La dĂ©cision d'Emerson rencontra Ă©galement de l'opposition dans sa circonscription, oĂą le candidat conservateur avait rĂ©coltĂ© moins de 20% des voix dans la campagne prĂ©cĂ©dente, bien qu'Emerson lui-mĂŞme l'avait remportĂ© par une très grande marge devant l'adversaire nĂ©o-dĂ©mocrate. Le gouvernement de Harper a dĂ©fendu la nomination d'Emerson en faisant valoir qu'il s'agissait de recruter un politicien qui avait une expĂ©rience prĂ©alable au cabinet fĂ©dĂ©ral. Emerson lui-mĂŞme Ă  suggĂ©rĂ© que cela aiderait Ă  recentrer le Parti conservateur sur l'Ă©chiquier politique.


     La nomination de Fortier Ă©tait elle aussi controversĂ©e, les conservateurs ayant longtemps critiquĂ© la nature non-dĂ©mocratique du SĂ©nat. Harper et Fortier ont tous deux affirmĂ© que la nomination au SĂ©nat est temporaire, et que Fortier dĂ©missionnera de son siège aux prochaines Ă©lections fĂ©dĂ©rales afin de briguer un siège Ă  la Chambre des communes. Pour l'instant Fortier reprĂ©sente donc la deuxième plus grande ville du Canada sans jamais n'avoir Ă©tĂ© Ă©lu.


     Les autres choix de Harper ont Ă©tĂ© accueillis plus positivement. Le maire de Toronto, David Miller, a saluĂ© la sĂ©lection de Lawrence Cannon, la qualifiant de « très positive Â» et de « signal que M. Harper est sincère dans sa volontĂ© de travailler avec les villes Â». Bien que Toronto elle-mĂŞme n'est pas reprĂ©sentĂ©e au cabinet, Harper a nommĂ© Jim Flaherty pour qu'il reprĂ©sente la ville en mĂŞme temps que la grande rĂ©gion de Toronto. Flaherty reprĂ©sente la circonscription de Whitby—Oshawa, dans la partie est de la rĂ©gion de Toronto, et sa nomination au poste de ministre des Finances a Ă©tĂ© accueillie positivement par la communautĂ© d'affaires de Bay Street.


     Le 3 mars 2006, le commissaire Ă  l'Ă©thique Bernard Shapiro a annoncĂ© qu'il lançait une enquĂŞte prĂ©liminaire sur les allĂ©gations de conflit d'intĂ©rĂŞt contre Emerson et Harper. Shapiro expliqua qu'il examinera l'influence qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans la dĂ©cision d'Emerson de rejoindre les conservateurs. Les conservateurs ont critiquĂ© l'enquĂŞte de Shapiro, la qualifiant de partisane et l'accusant d'appliquer un double standard, vu qu'il avait Ă©tĂ© nommĂ© par le prĂ©cĂ©dent gouvernement libĂ©ral et qu'il avait refusĂ© des requĂŞtes lui demandant de faire enquĂŞte sur la dĂ©fection similaire de Belinda Stronach en 2005, en Ă©change de laquelle elle avait reçu un poste au cabinet. Shapiro a Ă©galement Ă©tĂ© la cible de critiques de la part de l'ancien leader nĂ©o-dĂ©mocrate Ed Broadbent qui l'accuse d'avoir « des problèmes de crĂ©dibilitĂ© extraordinairement sĂ©rieux Â». Bien que d'accord avec Harper que l'enquĂŞte de Shapiro Ă©tait inappropriĂ©e, Broadbent et des dĂ©putĂ©s de l'opposition ont critiquĂ© Harper pour sa confrontation avec le commissaire. Shapiro blanchit autant Harper que Emerson le 20 mars 2006, selon la lettre du règlement, mais le commissaire Ă  l'Ă©thique indiqua que l'« esprit Â» du code d'Ă©thique sur les conflits d'intĂ©rĂŞt Ă©tait violĂ© par la dĂ©fection de dĂ©putĂ©s et encouragea le parlement Ă  rĂ©viser et modifier les lois et procĂ©dures sur les dĂ©fections.

  - Sous-chapitre : Vice-premier ministre et succession


     Contrairement Ă  ses prĂ©dĂ©cesseurs rĂ©cents, Harper n'a pas nommĂ© un de ses collègues au poste surtout honorifique de Vice-premier ministre. Plusieurs observateurs s'Ă©taient attendus Ă  ce qu'il nomme MacKay, ancien chef du Parti progressiste-conservateur et chef-adjoint de Harper, ou Lawrence Cannon, en tant que lieutenant quĂ©bĂ©cois, Ă  ce poste. Toutefois, Harper a nommĂ© un ordre de succession qui doit agir pour lui dans certaines circonstances, commençant avec Cannon, puis Jim Prentice, puis la balance du cabinet en ordre de prĂ©sĂ©ance.

  - Sous-chapitre : Politique intĂ©rieure

Cour suprĂŞme


     Ă€ part de son agenda lĂ©gislatif, Harper a nommĂ© Marshall Rothstein comme nouveau juge puĂ®nĂ© de la Cour suprĂŞme du Canada le 23 fĂ©vrier 2006. En accord avec sa promesse Ă©lectorale d'un nouveau processus de nomination des juges, Harper annonça que Rothstein devait paraĂ®tre devant un comitĂ© spĂ©cial de 12 parlementaires. Toutefois, le comitĂ© n'avait pas le pouvoir de veto sur la nomination, ce que certains membres conservateurs avaient demandĂ©.

Loi fédérale sur la responsabilité


     Le 11 avril 2006, le prĂ©sident du Conseil du TrĂ©sor John Baird, au nom du gouvernement Harper, dĂ©posa la Loi fĂ©dĂ©rale sur la responsabilitĂ© et plan d'action. Le plan rĂ©duira les opportunitĂ©s d'exercer de l'influence avec de l'argent en interdisant les dons politiques des entreprises, des syndicats, ainsi que les grands dons d'individus ; en instaurant une interdiction de cinq ans pour les anciens ministres, leurs assistants et les hauts fonctionnaires de faire du lobbyisme ; en assurant une protection aux divulgateurs ; et en augmentant le pouvoir du vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral de retracer l'argent dĂ©pensĂ© par le gouvernement. Le gouvernement espère faire adopter cette loi avant l'Ă©tĂ©.

Réforme démocratique


     Stephen Harper a exprimĂ© un dĂ©sir de transformer le SĂ©nat du Canada en un corps Ă©lu plutĂ´t que nommĂ©, un objet prĂ©cĂ©demment proposĂ© par le Parti rĂ©formiste du Canada ; son gouvernement a dĂ©posĂ© un projet de loi visant Ă  limiter les mandats des sĂ©nateurs Ă  8 ans. Le 7 septembre 2006, Harper est devenu le premier chef de gouvernement canadien Ă  tĂ©moigner devant un comitĂ© du SĂ©nat afin de promouvoir les arguments du gouvernement en faveur d'une rĂ©forme du SĂ©nat.


     Harper prĂ´ne Ă©galement les Ă©lections Ă  date fixe (sauf dans le cas de gouvernements minoritaires). Le 30 mai 2006, le gouvernement a dĂ©posĂ© le projet de loi C-16 qui vise Ă  modifier la Loi Ă©lectorale du Canada pour instaurer des dates fixes pour les Ă©lections. Le projet de loi indique qu'il doit y avoir une Ă©lection en 2009, le troisième lundi en octobre (19 octobre 2009) — ce serait la première Ă©lection Ă  date fixe au Canada. Toutefois, le gouvernement peut tout de mĂŞme ĂŞtre dĂ©fait aux communes avant cette date, ce qui dĂ©clencherait automatiquement une Ă©lection.

Nation québécoise


     Ă€ l'instar de ses prĂ©dĂ©cesseurs, Stephen Harper a longtemps Ă©vitĂ© de se prononcer sur l'Ă©pineuse question de la nation quĂ©bĂ©coise, affirmant plusieurs fois que de reconnaĂ®tre ou non le QuĂ©bec comme une nation est un dĂ©bat de sĂ©mantique. Comparativement aux gouvernements libĂ©raux prĂ©cĂ©dents cependant, hostiles Ă  la reconnaissance du principe de « nation quĂ©bĂ©coise Â», M. Harper a reconnu le fait que l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec a votĂ© une rĂ©solution reconnaissant que le QuĂ©bec constitue une nation, mais sans se prononcer sur les implications lĂ©gales.


     Cette position allait se concrĂ©tiser, en 2006, par une reconnaissance formelle votĂ©e par le parlement du Canada sur initiative du parti conservateur.


     Le dĂ©bat commence de nouveau Ă  faire les manchettes dans le contexte de la course Ă  la direction du Parti libĂ©ral du Canada de 2006. Le candidat perçu comme Ă©tant le meneur, Michael Ignatieff, avait pris position pour la reconnaissance de la nation quĂ©bĂ©coise, tandis que ses adversaires, dont Bob Rae et StĂ©phane Dion, s'Ă©taient opposĂ©s Ă  sa position, la jugeant trop risquĂ©e. Les membres du Parti libĂ©ral sont eux-mĂŞmes fort divisĂ©s. Profitant de la situation, le Bloc quĂ©bĂ©cois dĂ©pose une rĂ©solution Ă  la Chambre des communes demandant Ă  la Chambre de reconnaĂ®tre « que les QuĂ©bĂ©coises et les QuĂ©bĂ©cois forment une nation. Â» Le 22 novembre 2006, avant que la motion du Bloc ne soit dĂ©battue, Harper dĂ©pose sa propre motion : « Que les QuĂ©bĂ©cois forment une nation au sein d'un Canada uni. Â»


     Le Parti libĂ©ral et le Nouveau Parti dĂ©mocratique ont donnĂ© leur appui Ă  la motion (le NPD prĂ´ne depuis longtemps la reconnaissance de la nation quĂ©bĂ©coise ; le Parti libĂ©ral, quant Ă  lui, est divisĂ© sur la question, et n'impose pas de ligne de parti Ă  ses dĂ©putĂ©s, dont certains prĂ©voient voter contre la motion). Le Bloc quĂ©bĂ©cois, d'abord opposĂ© Ă  la mention du « Canada uni Â» dans le texte de la motion, a fait volte-face et a dĂ©cidĂ© d'appuyer la motion lors du vote du lundi suivant Ă  la suite d'une couverture mĂ©diatique très nĂ©gative sur sa dĂ©cision prĂ©cĂ©dente.


     Si la motion est approuvĂ©e presque Ă  l'unanimitĂ© au QuĂ©bec, elle est plus controversĂ©e au Canada anglais. Alors que certains commentateurs applaudissent la motion et affirment qu'il n'y a pas Ă  s'inquiĂ©ter, faisant valoir que le Canada contient plusieurs nations et que la motion affaiblira la cause indĂ©pendantiste et donc sera bĂ©nĂ©fique pour le fĂ©dĂ©ralisme, d'autres soutiennent qu'il s'agit d'une atteinte Ă  l'existence mĂŞme du Canada, craignant que la reconnaissance de la nation quĂ©bĂ©coise n'aide la cause de l'indĂ©pendance du QuĂ©bec ou ne mène Ă  de nouvelles nĂ©gociations constitutionnelles dans le style des accords du lac Meech et de Charlettetown, qui ont laissĂ© un souvenir amer Ă  tous les Canadiens.


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     Wikinews propose des actualitĂ©s concernant « Les QuĂ©bĂ©cois reconnus comme une nation au sein du Canada Â».


     La motion de Harper est adoptĂ©e Ă  266 voix contre 16 le 27 novembre 2006 ; les voix opposĂ©es proviennent exclusivement du Parti libĂ©ral et d'un dĂ©putĂ© indĂ©pendant, Garth Turner. Toutefois, la motion provoque la dĂ©mission du ministre des Affaires intergouvernementales et du Sport amateur, Michael Chong, qui s'abstient de voter sur la motion. La motion du Bloc quĂ©bĂ©cois, quant Ă  elle, est dĂ©faite par 233 voix contre 48.


     Suite Ă  l'adoption de la motion, un sondage rĂ©vèle que 67 pourcent des Canadiens rejettent la notion que les QuĂ©bĂ©cois forment une nation ; en ne comptant pas le QuĂ©bec, cette proportion s'Ă©lève Ă  77 pourcent. Le seul groupe majoritairement en accord avec la notion de la nation quĂ©bĂ©coise sont les QuĂ©bĂ©cois francophones, Ă  71 %. Toutefois, cette motion n'a ni aidĂ©, ni nuit aux appuis Ă©lectoraux du Parti conservateur.

  - Sous-chapitre : Politique Ă©trangère

Premier voyage outre-mer


     Les 11 et 12 mars 2006, Harper effectue un voyage-surprise en Afghanistan, oĂą des effectifs des Forces canadiennes sont dĂ©ployĂ©s depuis 2001, pour rendre visite aux troupes afin de dĂ©montrer son appui Ă  leurs efforts et Ă  la reconstruction et la stabilitĂ© dans la rĂ©gion. Le choix de Harper pour sa première visite Ă  l'Ă©tranger avait Ă©tĂ© bien gardĂ©e de la presse jusqu’à ce qu'il arrive en Afghanistan (pour des raisons de sĂ©curitĂ©), et est considĂ©rĂ© comme un changement majeur dans la relation entre le gouvernement et les forces militaires. Bien que d'autres leaders mondiaux ont visitĂ© l'Afghanistan, le voyage de Harper Ă©tait dĂ©crit comme sans prĂ©cĂ©dant dans sa durĂ©e et son Ă©tendue.

Relations canado-américaines




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Stephen Harper et George W. Bush à une conférence de presse à la Maison-Blanche le 6 juillet 2006



     Peu après avoir Ă©tĂ© fĂ©licitĂ© par George W. Bush pour sa victoire, Harper a rĂ©primandĂ© l'ambassadeur des États-Unis au Canada David Wilkins pour avoir critiquĂ© le plan conservateur d'assurer la souverainetĂ© canadienne sur les eaux de l'Arctique avec les forces armĂ©es.


     Le 16 fĂ©vrier 2006, Harper nomma l'ancien ministre progressiste-conservateur Michael Wilson au poste d'ambassadeur du Canada aux États-Unis, remplaçant le libĂ©ral Frank McKenna. Wilson affirma lors de sa première confĂ©rence de presse qu'en tant qu'ambassadeur, le bois d'Ĺ“uvre est clairement en haut de la liste des prioritĂ©s.


     La première rencontre de Harper avec le prĂ©sident amĂ©ricain a eu lieu Ă  la fin de mars 2006, et bien que peu ait Ă©tĂ© conclu en termes d'accords solides, le voyage fut dĂ©crit dans les mĂ©dias comme un signal de liens plus solides entre les deux pays. Toutefois, Harper a affirmĂ© Ă  la presse qu'il a utilisĂ© un « langage colorĂ© qui ne serait pas appropriĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision Â» alors qu'il pressait le prĂ©sident Bush en privĂ© sur son opposition Ă  une loi amĂ©ricaine qui obligerait les citoyens canadiens de montrer leurs passeports lorsqu'ils traverseraient la frontière pour entrer aux États-Unis. Bush affirma que Harper Ă©tait « un gars très ouvert, très direct [...] S'il a un problème, il l'exprime d'une façon claire pour que tout le monde comprenne, et c'est la façon que je prĂ©fère traiter avec les gens. Â»


     Peu d'informations sur cette rencontre ont Ă©tĂ© divulguĂ©es au public, alors n'ayant que des photos disponibles dans les mĂ©dias, ceux-ci se sont contentĂ©s de critiquer les choix vestimentaires du Premier ministre.


     Le 27 avril 2006, Harper annonce Ă  la Chambre des communes que son gouvernement avait conclu un accord de sept ans avec les États-Unis dans le cadre du conflit du bois d'Ĺ“uvre. Les trois grandes provinces productrices de bois d'Ĺ“uvre — la Colombie-Britannique, l'Ontario et le QuĂ©bec — ont acceptĂ© l'accord, ainsi que l'industrie canadienne du bois d'Ĺ“uvre. Toutefois, le chef de l'opposition Bill Graham et le chef nĂ©o-dĂ©mocrate Jack Layton ont tous deux critiquĂ© l'accord pour n'avoir pas requis des États-Unis le remboursement total des 5 milliards $ rĂ©coltĂ© en tarifs douaniers sur le bois-d'Ĺ“uvre canadien.


     Suivant un dĂ©bat et un vote aux communes, le gouvernement Harper a renouvelĂ© l'accord de NORAD avec les États-Unis, le rendant permanent et y ajoutant la dĂ©fense maritime ; l'accord avait prĂ©cĂ©demment concernĂ© uniquement la dĂ©fense aĂ©rienne. Les dĂ©putĂ©s nĂ©o-dĂ©mocrates qui se sont fortement opposĂ©s Ă  l'accord ont affirmĂ© que celui-ci rĂ©duirait la souverainetĂ© du Canada sur les eaux internes du pays.

Les relations sino-canadiennes


     Depuis l’arrivĂ©e au pouvoir du gouvernement conservateur, il semblerait que les relations sino-canadiennes se soient tendues, notamment après que le 14 DalaĂŻ Lama eut reçu la citoyennetĂ© d’honneur canadienne le 9 septembre 2006 et les plaintes pour espionnage commercial d'agents chinois au Canada. Stephen Harper a cependant rencontrĂ© le PrĂ©sident chinois Hu Jintao le 19 novembre 2006. La conversation a durĂ© 15 minutes au sommet de l’APEC. Quoique brève, la discussion fut, selon M. Harper, « très franche Â». Le 29 octobre 2007, Stephen Harper a rencontrĂ© publiquement le DalaĂŻ Lama. En quelques semaines, Harper fut le 4e dirigeant d’un pays occidental Ă  rencontrer celui-ci.

Conflit israélo-libanais


     Au dĂ©but du conflit israĂ©lo-libanais de 2006, Harper affirme « IsraĂ«l a le droit de se dĂ©fendre Â», ajoutant « je crois que la rĂ©ponse israĂ©lienne a Ă©tĂ© mesurĂ©e vu les circonstances. Â» Relativement Ă  la rĂ©solution du conflit, il dĂ©clare, « Il est essentiel que le Hezbollah et le Hamas relâchent leurs prisonniers israĂ©liens ; tous les pays dans la rĂ©gion qui ont une influence sur ces organisations doivent encourager la fin de la violence et [...] encourager la reconnaissance du droit d'IsraĂ«l Ă  l'existence. Â»


     La qualification de la rĂ©ponse d'IsraĂ«l comme « mesurĂ©e Â» par Harper crĂ©e la controverse au Canada. Le 17 juillet 2006, Harper paraissait nuancer ses propos, notant que la situation s'Ă©tait dĂ©gradĂ©e depuis ses commentaires initiaux, mais qu'il Ă©tait difficile pour IsraĂ«l de combattre des « forces non-gouvernementales Â» lorsque celles-ci se cachent parmi la population civile. Harper rĂ©pète son appui Ă  la position israĂ©lienne, en appelant les deux cĂ´tĂ©s Ă  faire preuve de retenue et Ă  minimiser les morts civils.


     Environ 15 000 Canadiens, principalement d'origine libanaise, se trouvaient au Liban au moment du dĂ©clenchement des hostilitĂ©s, et le gouvernement canadien fait des efforts pour Ă©vacuer ceux qui dĂ©sirent quitter le pays ; cette opĂ©ration a Ă©tĂ© l'objet de critiques pour sa lenteur et son inefficacitĂ© perçues. Le 17 juillet, un groupe de manifestants, principalement d'origine palestinennes et arabes (algĂ©riennes, marocainnes, syriennes,...) se rassemblent devant le consulat israĂ©lien Ă  MontrĂ©al pour protester contre les bombardements au Liban. D'autres manifestations ont lieu le 22 juillet Ă  travers le Canada.


     Harper et le ministre des Affaires Ă©trangères Peter MacKay ont rĂ©itĂ©rĂ© leur appui Ă  la position israĂ©lienne, tout en appelant Ă  la retenue et prĂ´nant un cessez-le-feu. InterrogĂ© sur la situation Ă  la fois au Liban et Ă  Gaza le 18 juillet, Harper affirme aux journalistes : « Nous voulons tous encourager non seulement un cessez-le-feu, mais une rĂ©solution. Et une rĂ©solution serait atteinte uniquement lorsque tout le monde s'assoit Ă  la table et chacun admet [...] la reconnaissance de l'autre, Â» faisant rĂ©fĂ©rence au refus du Hezbollah et du Hamas de reconnaĂ®tre le droit d'existence d'IsraĂ«l. Harper affirme la responsabilitĂ© du Hezbollah dans la mort des civils des deux cĂ´tĂ©s. « L'objectif du Hezbollah est la violence, a-t-il affirmĂ©. Hezbollah croit qu'Ă  travers la violence [...] il peut amener la destruction d'IsraĂ«l. La violence ne mènera pas Ă  la destruction d'IsraĂ«l [...] et le rĂ©sultat inĂ©vitable de la violence sera principalement la mort de gens innocents. Â»

Souveraineté arctique


     En aoĂ»t 2007, la Russie lance une expĂ©dition pour revendiquer ses droits exclusifs sur le pĂ´le Nord et ses richesses pĂ©trolières souterraines. Le Danemark fait un geste semblable quelques jours plus tard. Harper rĂ©agit en annonçant que le Canada Ă©largira un parc national dans le grand nord et que la prĂ©sence nordique canadienne sera rĂ©affirmĂ©e en envoyant des unitĂ©s militaires et en participant aux Ă©tudes scientifiques sur la question. Une base militaire est aussi construite dans le grand nord.

  - Sous-chapitre : Affaires

Affaire Bernier-Couillard


     Le gouvernement Harper a Ă©tĂ© Ă©claboussĂ© en mai-juin 2008 par l'affaire Bernier-Couillard (ou Affaire Kevlar Inc.).






Chapitre : Faits divers


    Liste :
  • Harper est le premier chef du gouvernement canadien depuis Lester B. Pearson Ă  ne pas avoir fait d'Ă©tudes en droit.
    Liste :
  • Harper possède une grande collection de disques en vinyl. Il est un grand fan des Beatles, ayant mĂ©morisĂ© les paroles de toutes leurs chansons, ainsi que de AC/DC.
    Liste :
  • Il est connu, parmi ses amis, pour les imitations qu'il fait d'autres politiciens (son imitation de Jean ChrĂ©tien est reconnue). Il fait parfois ces imitations aux dĂ®ners annuels de la Galerie de la presse.
    Liste :
  • En 2007, Yann Martel, auteur du roman Histoire de Pi, fut offusquĂ© par l'attitude nonchalante du premier ministre Harper vis-Ă -vis des 50 ans du Conseil des Arts du Canada. Il a donc dĂ©cidĂ© de lui envoyer, chaque 2 semaines depuis le 16 avril, un roman Ă  lire, ainsi que des commentaires sur l'Ĺ“uvre en question.





Chapitre : Citations


« Nos Ă©pĂ©es seront dĂ©sormais pointĂ©es vers les LibĂ©raux, et non l'un envers l'autre. Â»

— DĂ©claration de Harper faite aux Canadiens le 16 octobre 2003, lorsqu'il annonça avec Peter MacKay la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur.

« Une affaire terrible pour le pays... Le pire accord international que ce pays ait jamais signĂ©. Â»

— Ă€ propos de l'accord de Kyoto.

« [Accord de] Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise Ă  soutirer des fonds aux pays les plus riches. Â»

— Lettre aux membres de son ancien parti, l'Alliance Canadienne Ă©crite en 2002.

« La question est simple : est-ce que les QuĂ©bĂ©coises et QuĂ©bĂ©cois forment une nation au sein d'un Canada uni? La rĂ©ponse est oui. Est-ce que les QuĂ©bĂ©coises et QuĂ©bĂ©cois forment une nation indĂ©pendante du Canada ? La rĂ©ponse est non, et elle sera toujours non. Â»

— Extrait du discours de Harper Ă  la Chambre des communes avant le dĂ©pĂ´t de la rĂ©solution reconnaissant la nation quĂ©bĂ©coise






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Antoine Robitaille, Harper dit non à la nation québécoise (Le Devoir, 24 juin 2006
  2. ↑ Joël-Denis Bellavance, Harper reconnaît que les Québécois forment une nation (La Presse, 22 novembre 2006
  3. ↑ Joël-Denis Bellavance et Hugo de Grandpré, Le Bloc fait volte-face et appuie la motion conservatrice (La Presse, 24 novembre 2006)
  4. ↑ Tom Brodbeck, 'Nation' nothing to get up in arms about (Winnipeg Sun, 26 novembre 2006)
  5. ↑ Michael Bliss, Canada under attack (National Post, 25 novembre 2006)
  6. ↑ Isabelle Rodrigue, La motion sur la nation québécoise adoptée (Presse canadienne, 27 novembre 2006)
  7. ↑ Le pays rejette en bloc l'idée que le Québec est une nation (Presse canadienne, 28 novembre 2006)
  8. ↑ en:Honorary Canadian citizenship
  9. ↑ La relation Canada-Chine sera au coeur du premier voyage de Harper en Asie
  10. ↑ Stephen Harper meets with Chinese President Hu Jintao during APEC summit
  11. ↑ Dalai Lama says China could stand to learn much from Canada's example
  12. ↑ Le dalaï-lama rencontrera le PM et livrera des discours à Ottawa et Toronto
  13. ↑ Harper sites firmly with Israel (The Globe and Mail le 13 juillet 2006)
  14. ↑ (The Globe and Mail, 17 juillet 2006)
  15. ↑ (Toronto Star, 17 juillet 2006)
  16. ↑ Neutral stance rejected: Opposition criticizes Harper's tough talk (National Post, 19 juillet 2006)
  17. ↑ [La démission du chef de la diplomatie canadienne affaiblit le gouvernement minoritaire de Stephen Harper, le Monde, 28 mai 2008]
  18. ↑ What is Stephen Harper Reading?
    Liste :
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© «  Â» (voir la page de discussion).





Chapitre : Vous pouvez voir également :



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  - Sous-chapitre : Article connexe

  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • William Johnson, Stephen Harper and the Future of Canada, McClelland & Stewart, 420 pp. (juin 2005) ISBN 0-7710-4350-3
  • Lloyd Mackey, The Pilgrimage of Stephen Harper, ECW Press, 221 pp. (aoĂ»t 2005) ISBN 1-55022-713-0

     


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