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Définition Wikipédia de : Statut de Westminster







Introduction :

      Le Statut de Westminster (officiellement la Loi visant Ă  donner effet Ă  des rĂ©solutions adoptĂ©es lors des confĂ©rences impĂ©riales de 1926 et de 1930), adoptĂ© le 11 dĂ©cembre 1931, est la reconnaissance officielle de l'indĂ©pendance de tous les dominions faisant partie de l'Empire britannique, soit l'Australie (ratifiĂ© le 9 octobre 1942, rĂ©troactivement au 3 septembre 1939), le Canada (1931), l'État libre d'Irlande, la Nouvelle-ZĂ©lande (ratifiĂ© le 25 novembre 1947), Terre-Neuve (jamais ratifiĂ©, son statut de dominion fut rĂ©voquĂ© Ă  sa demande le 30 janvier 1934) et l'Union sud-africaine (ratifiĂ© de jure en 1934).







Suite de l'article :

L'Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande tardèrent Ă  ratifier le Statut pour la simple raison que leurs gouvernements n'en voyaient pas l'utilitĂ© (ils avaient dĂ©jĂ  acquis une grande mesure d'autonomie), et rechignaient Ă  affaiblir leurs liens avec le Royaume-Uni. Les vellĂ©itĂ©s indĂ©pendantistes y Ă©taient quasi-inexistantes. Ainsi, la Nouvelle-ZĂ©lande, qui obtint le droit d'affirmer sa souverainetĂ© en 1931, choisit de ne pas devenir un État officiellement souverain avant 1947. Te Ara, l'encyclopĂ©die créée par le ministère de la Culture nĂ©o-zĂ©landais, fait remarquer qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale « la plupart des NĂ©o-ZĂ©landais ne souhaitaient pas qu’il y ait une citoyennetĂ© spĂ©cifiquement nĂ©o-zĂ©landaise, et voulaient rester des sujets britanniques exclusivement Â» . Ce n’est d’ailleurs qu’en 1977 que le Parlement nĂ©o-zĂ©landais adopta une loi (Citizenship Act 1977) qui retira aux NĂ©o-ZĂ©landais le statut de « sujets britanniques Â».



     Le Statut a plusieurs consĂ©quences notables. Suite Ă  sa ratification, le gouvernement britannique ne peut plus lĂ©gifĂ©rer pour un dominion, sauf Ă  la demande et avec l'accord de ce dominion. Les dominions deviennent indĂ©pendants, mais ne peuvent toutefois modifier leurs Constitution sans l'accord du Parlement britannique. Les dominions acquièrent le droit d'adopter des lois contraires Ă  la lĂ©gislation britannique.


     Le Statut eut Ă©galement pour consĂ©quence de crĂ©er de nouveaux royaumes distincts du Royaume-Uni. Le roi George V demeura roi de chacun des dominions, mais son titre pour chaque dominion devint juridiquement distinct. Ainsi, par exemple, sa couronne en tant que roi de l'Australie devint officiellement distincte de sa couronne en tant que roi du Royaume-Uni. Depuis le Statut de Westminster, l'hĂ©ritier de la couronne britannique hĂ©rite Ă©galement des couronnes canadienne, sud-africaine (jusqu'Ă  l'abolition de la monarchie en 1961), australienne et nĂ©o-zĂ©landaise, et toute modification de l'ordre de succession au trĂ´ne requiert l'assentiment des parlements de chacun de ses pays. (Ainsi, par exemple, le parlement britannique ne pourrait pas modifier l'Acte d'Ă©tablissement de 1701 sans l'accord des royaumes du Commonwealth.) Lors de l'abdication controversĂ©e du roi Édouard VIII en 1936, les dominions furent consultĂ©s.


     Il y a aujourd'hui seize royaumes du Commonwealth, et l'accord de chacun d'entre eux serait nĂ©cessaire Ă  toute modification des lois de succession au trĂ´ne.






Chapitre : Notes


  1. ↑ (en) David Green, « Citizenship Â», Te Ara, 21 septembre 2007

     



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