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Définition Wikipédia de : Reproduction (biologie)






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Grenouille au milieu de milliers d'oeufs fécondés






Introduction :

      La reproduction est l'ensemble des processus par lesquels une espèce se perpĂ©tue, en suscitant de nouveaux individus. C'est une des activitĂ©s fondamentales, partagĂ©es par tous les ĂŞtres vivants (avec la nutrition et la croissance). En effet, toute espèce doit possĂ©der un système de reproduction efficace, sans quoi elle est menacĂ©e d'extinction.







Suite de l'article :

Si la reproduction permet une perpétuation de l'espèce dans le temps, elle est souvent couplée à un système de dispersion dans l'espace. Il s'agit de systèmes permettant de coloniser de nouveaux milieux, et d'augmenter les chances de survie de l'espèce.





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La reproduction avec soin aux jeunes (Femelle d'élan et son petit, Rocky Mountain National Park)


- Sommaire de la page -









Chapitre : Reproduction sexuée et asexuée



     La reproduction sexuĂ©e est assurĂ©e par la fĂ©condation, c'est-Ă -dire par fusion des gamètes mâle et femelle donnant naissance Ă  un Ĺ“uf (ou zygote) . Cette reproduction permet le maintien d'une diversitĂ© gĂ©nĂ©tique au sein des populations, car elle assure le brassage gĂ©nĂ©tique.


     La reproduction asexuĂ©e (Ă©galement multiplication asexuĂ©e) dĂ©signe tous les autres moyens de reproduction oĂą n'intervient ni gamètes ni fĂ©condation. Dans ce cas le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique des parents et des descendants restent identiques. Car seule la mitose assure la transmission de l'information gĂ©nĂ©tique aux nouvelles cellules. C'est une forme de clonage naturel.


     Pour certains auteurs, le terme reproduction est rĂ©servĂ© Ă  la reproduction sexuĂ©e.

Article dĂ©taillĂ© : Reproduction dans le règne animal.





Chapitre : La reproduction sexuée


Article connexe : SexualitĂ© (reproduction).



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Le cycle de reproduction des angiospermes





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La fleur est l'appareil qui permet la reproduction sexuée chez les plantes angiospermes



     La reproduction dite sexuĂ©e fait rĂ©fĂ©rence Ă  la rencontre d'individus de types sexuels diffĂ©rents (mâle et femelle, MATa et MATα, + et-) ou , seulement de cellules de types diffĂ©rents. Elle n'implique pas forcĂ©ment d'accouplement ou de copulation, car des organismes immobiles comme les plantes, les champignons, les moules, sont aussi capables de reproduction sexuĂ©e. La reproduction sexuĂ©e n'est partagĂ©e que par les espèces eucaryotes, ce qui permet chez elles le brassage gĂ©nĂ©tique.


     Dans une mĂŞme espèce, les individus ont quasiment le mĂŞme nombre de gènes (ex: 35 000 chez les humains). En revanche les versions de ces gènes (les allèles) ne sont pas les mĂŞmes. C'est pour cela que chaque individu est diffĂ©rent. Chez les espèces eucaryotes, la reproduction est l'occasion de brasser ou mĂ©langer ces allèles, entre 2 individus, en gĂ©nĂ©ral de sexe opposĂ©. Cela produit une nouvelle combinaisons d'allèles, donc un nouveau gĂ©nome. Ceci permet l'Ă©volution des populations, et si l'environnement venait Ă  se modifier (rĂ©chauffement du climat, nouveau parasite...), ces nouvelles combinaisons pourront ĂŞtre favorisĂ©es par la sĂ©lection naturelle.


     A chaque gĂ©nĂ©ration ou cycle de reproduction, on retrouve au niveau cellulaire les mĂŞmes Ă©tapes:

    Liste :
  • MĂ©iose, qui produit des cellules (gamètes ) portant la moitiĂ© des gènes du parent.
  • FĂ©condation, qui est la rĂ©union de 2 gamètes (spermatozoĂŻde et ovule), pour reconstituer un gĂ©nome entier, mais original.

  - Sous-chapitre : InconvĂ©nients


     La reproduction sexuĂ©e n'aurait que peu d'inconvĂ©nients par rapport aux avantages, sinon il serait difficile d'expliquer son abondance dans le monde vivant.

    Liste :
  • Elle nĂ©cessite normalement la prĂ©sence d'un second individu. C'est pour Ă©viter ce problème qu'elle a parfois Ă©voluĂ©e en parthĂ©nogĂ©nèse, reproduction sexuĂ©e sans partenaire - cas des Pucerons, des Daphnies, etc. Un animal isolĂ© dĂ©couvrant un nouveau territoire ne pourra propager l'espèce - sauf s'il s'agit bien sĂ»r d'une femelle fĂ©condĂ©e.
  • Ce partenaire doit souvent ĂŞtre recherchĂ©, ce qui peut ĂŞtre difficile ou dangereux.
  • Ce type de reproduction suppose parfois une concurrence entre mâles ou femelles, donc une compĂ©tition. Celle-ci peut demander un surcroit de ressources, une baisse de vigilance vis-Ă -vis des prĂ©dateurs, parfois des blessures ou la mort.
  • En cas d'accouplement, il y a un risque d'Ă©change d'agents infectieux - bactĂ©rie, virus, champignons, divers parasites...
  • De nombreux gamètes doivent ĂŞtre produits et s'agissant des mâles ils sont souvent perdus.
  • Le brassage gĂ©nĂ©tique issu de la reproduction sexuĂ©e est un avantage pour l'espèce (puisqu'elle fait s'associer un jour ou l'autre les meilleurs gènes) mais cela peut ĂŞtre un inconvĂ©nient pour l'individu. La combinaison de gènes qui le caractĂ©rise est unique et le restera, contrairement Ă  la voie non sexuĂ©e. Rien ne dit que la combinaison de ses gènes avec ceux venant de l'autre partenaire (mĂŞme sĂ©lectionnĂ©) ne donnera pas des individus dĂ©ficients. C'est le cas de toutes les maladies gĂ©nĂ©tiques rĂ©cessives, invisibles chez les parents.

     Le faible nombre de descendants est un autre inconvĂ©nient, mais qui n'est pas spĂ©cifique du mode sexuĂ©. De mĂŞme, les ressources alimentaires ou Ă©nergĂ©tiques nĂ©cessaires pour produire les gamètes sont considĂ©rables dans tout type de reproduction.

  - Sous-chapitre : Avantages

    Liste :
  • Recombinaison gĂ©nĂ©tique au cours de la mĂ©iose et rĂ©paration chromosomique
  • ThĂ©orie du changement adaptatif : diminution du nombre des maladies rĂ©cessives.
  • Semble liĂ© Ă  une longue vie.

     On peut toutefois remarquer que :

    Liste :
  • Les maladies rĂ©cessives ne se manifestent pas dans le cas de la reproduction non sexuĂ©e, un individu qui se divise donnant deux individus gĂ©nĂ©tiquement identiques donc peut-ĂŞtre porteurs sains mais non malades. Ce n'est qu'en cas de reproduction sexuĂ©e que la maladie risque se manifester chez ses descendants...
  • Si on met Ă  part les risques liĂ©s aux inconvĂ©nients listĂ©s plus haut et de nature Ă  raccourcir la durĂ©e de vie, force est de constater que les individus les plus vieux de la planète (comme les arbres millĂ©naires) peuvent tous se reproduire sans le mode sexuĂ©... Une plante que l'on bouture Ă  l'infini est virtuellement immortelle, tout comme les bactĂ©ries ou mĂŞme les animaux qui se reproduisent ainsi.

  - Sous-chapitre : Effets gĂ©nĂ©tiques


     La reproduction permet la transmission des gènes d'une gĂ©nĂ©ration Ă  l'autre impliquant :

    Liste :
  • un maintien de la fidĂ©litĂ© de l'information gĂ©nĂ©tique ;
  • une certaine variabilitĂ© permettant une Ă©volution de l'information gĂ©nĂ©tique (indispensable Ă  long terme pour permettre aux espèces de s'adapter par la sĂ©lection du milieu selon la vision Ă©volutionniste de Darwin).

     Dans le cas de la reproduction sexuĂ©e, faisant intervenir la mĂ©iose, le patrimoine gĂ©nĂ©tique n'est pas reproduit. Un enfant n'a pas les mĂŞmes chromosomes que son père ou sa mère mais un mĂ©lange des deux, voire de nouveaux chromosomes sont créés (cross-over et autres mutations).






Chapitre : La reproduction asexuée





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La moisissure Aspergillus produit des spores pour sa reproduction asexuée


Article dĂ©taillĂ© : reproduction asexuĂ©e.
    Liste :
  • Chez les espèces unicellulaires, la division cellulaire assure ce type de reproduction de cellules. Toutes les cellule filles issues d'une mĂŞme cellule mère disposent d'un patrimoine gĂ©nĂ©tique identique au parent dont elles sont issues, sauf erreurs de copie et/ou mutation de ses gènes. Toutefois, la machinerie molĂ©culaire d'un parent n'est pas nĂ©cessairement hĂ©ritĂ©e de manière Ă©quitable par ses cellules filles.
  • Pour les organismes pluricellulaires, dans tous les cas le schĂ©ma est le mĂŞme: l'organisme "parent" se sĂ©pare d'une ou plusieurs cellules, qui seront alors chargĂ©es de reconstruire un nouvel organisme (un clone). Puisque la fomation de ces cellules ne s'est faite que par mitose (ou division bactĂ©rienne), le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique n'est pas changĂ©.
      Liste :
    • Lorsqu'une seule cellule est dispersĂ©e, on parle de spore, qui donne l'aspect poudreux des moisissures, par exemple.
    • Si c'est un groupe de cellules ou un organe, on peut parler de propagule (hydre), de stolon (fraisier)....
    • Parfois l'organisme se sĂ©pare en deux, ou plusieurs parties Ă©quivalentes (plathelminthes, certaines annĂ©lides, plantes Ă  rhizome...)





Chapitre : Stratégies démographiques de reproduction





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Les stratégies démograhiques de reproduction



     La survie de l'espèce devant ĂŞtre assurĂ©e constamment, face Ă  des environnements diffĂ©rents, l'Ă©volution a sĂ©lectionnĂ© une variĂ©tĂ© de stratĂ©gies diffĂ©rentes. En voici les deux descriptions extrĂŞmes:

    Liste :
  • Les espèces qui vivent dans les milieux instables et imprĂ©visibles adoptent une stratĂ©gie de la reproduction rapide et massive : c'est la stratĂ©gie r. C'est le cas des micro-organismes dĂ©tritivores : moississures, bactĂ©ries...
  • Dans les milieux prĂ©visibles, aux variations stables ou cycliques, la stratĂ©gie sĂ©lectionnĂ©e est celle de la reproduction moins rapide mais efficace, notamment par rapport aux quantitĂ©s de ressources nĂ©cessaires. C'est la stratĂ©gie K. C'est l'exemple des organismes complexes (mammifères...).

     Par exemple chez les vertĂ©brĂ©s, l'Ă©lan a une stratĂ©gie K : peu de descendants, allaitement... En revanche la grenouille est caractĂ©risĂ©e par une stratĂ©gie r : beaucoup de descendants et de mortalitĂ©, aucun soin aux jeunes. Voir:






Chapitre : Reproduction et colonisation de nouveaux milieux





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Le fruit de l'érable (samare) contient la graine, et une aile qui permet de freiner la chute et donc favorise la dispersion par le vent.



     Chez de nombreuses espèces, animales ou vĂ©gĂ©tales, les organismes adultes (aptes Ă  se reproduire) sont immobiles : plantes, champignons, huĂ®tre, corail... Les systèmes de reproduction sont alors couplĂ©s Ă  des systèmes de dispersion des jeunes organismes :

    Liste :
  • Une plantule contenue dans une graine et Ă©ventuellement un fruit.
  • Des spores (de champignon, de fougère, de bactĂ©rie...)
  • Des larves (corail, moule...)
  • Des oeufs (Tenia...)

     Comme ces jeunes structures sont petites et lĂ©gères, le transport est passif. Il est assurĂ© par le vent, les courants d'eau, ou encore grâce Ă  d'autres espèces.

Article dĂ©taillĂ© : DissĂ©mination des graines.





Chapitre : La reproduction aux échelles moléculaire et cellulaire



     La reproduction des organismes n'est possible que grâce Ă  des processus et des structures microscopiques universelles : Voir :






Chapitre : Reproduction entre espèces differentes



     Le produit d'une reproduction rĂ©ussie peut ne pas appartenir Ă  la mĂŞme espèce, stricto sensu. En effet, certaines espèces diffĂ©renciĂ©es depuis peu de temps Ă  l'Ă©chelle des temps restent assez voisines pour que la procrĂ©ation sexuĂ©e reste possible, mĂŞme si le produit (hybride) est rarement fertile. Le cas est bien connu :


     Le phĂ©nomène peut mĂŞme prendre une extension spectaculaire, avec des variations importantes dans la structure gĂ©nĂ©tique (modification importante dans le nombre et la structure des chromosomes) et la forme et les caractĂ©ristique de l'hybride

    Liste :
  • entre certains vĂ©gĂ©taux : blĂ© et seigle : triticale
  • Miscanthus gĂ©ant, une graminĂ©e hybride stĂ©rile, mais qui peut se dĂ©velopper par ses rhizomes, qui atteint et dĂ©passe 4 m de hauteur.





Chapitre : Reproduction chez l'ĂŞtre humain


Article dĂ©taillĂ© : Reproduction humaine.





Chapitre : Références


  1. ↑ Dictionnaire raisonné de biologie, Jean-Louis Morère et Raymond Pujol, editions Frison-Roche, 2003.
  2. ↑ ZILLER Catherine et CAMEFORT Henri. Reproduction. Encyclopédia Universalis, 2006
  3. ↑ Biologie et phylogénie des algues - Tome 1 de Bruno de Reviers. Ed. Belin, 2002.
  4. ↑ Dictionnaire de botanique de Bernard Boullard. Ed. Ellipses, 1988
  5. ↑ * Biologie de Neil A. Campbell, Jane B. Reece éd De Boeck 2004, trad française de Biology, 2002 def p250 manuel de référence pour l'enseignement supérieur. (ISBN 2-8041-4478X) *biologie générale de Paulette Van Gansen et Henri Alexandre, ed Dunod 2004
  6. ↑ Dictionnaire raisonné de biologie, Jean-Louis Morère et Raymond Pujol, editions Frison-Roche, 2003.
  7. ↑ ZILLER Catherine et CAMEFORT Henri. Reproduction. Encyclopédia Universalis, 2006
  8. ↑ Biologie et phylogénie des algues - Tome 1 de Bruno de Reviers. Ed. Belin, 2002.





Chapitre : Vous pouvez voir également :



     Concernant les « StratĂ©gies Â» reproductives :


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







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