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Définition Wikipédia de : Rayons X






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Une des premières radiographies prise par Wilhelm Röntgen.





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Divers systèmes utilisant les rayons X sont déjà utilisés pour la surveillance aux frontières et dans les aéroports, sur les objets et véhicules. D'autres sont en test ou à l'étude concernant l'humain.






Introduction :

      Les rayons X sont une forme de rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique Ă  haute frĂ©quence dont la longueur d'onde est comprise approximativement entre 5 picomètres et 10 nanomètres. L'Ă©nergie de ces photons va de quelques eV (Ă©lectron-volt), Ă  plusieurs dizaines de MeV. C'est un rayonnement ionisant utilisĂ© dans de nombreuses applications dont l'imagerie mĂ©dicale (« radiographie conventionnelle Â») et la cristallographie.







Suite de l'article :

Les rayons X ont Ă©tĂ© dĂ©couverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm Röntgen, qui a reçu pour cela le premier prix Nobel de physique ; il les nomma ainsi car ils Ă©taient d'une nature inconnue.



     Les rayons X et les rayons gamma sont de mĂŞme nature (ils sont constituĂ©s de photons), mais sont produits diffĂ©remment : les rayons X sont produits par des transitions Ă©lectroniques alors que les rayons gamma sont produits lors de la dĂ©sintĂ©gration radioactive des noyaux des atomes ou d'autres processus nuclĂ©aires ou subatomiques.


     C'est une gamme de rayonnement très utilisĂ©e en astrophysique contemporaine.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Historique



     Ă€ la fin du XIX siècle, Wilhelm Röntgen, comme de nombreux physiciens de l'Ă©poque, se passionne pour les rayons cathodiques qui ont Ă©tĂ© dĂ©couverts par Hittorf en 1869 ; ces nouveaux rayons avaient Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s par Crookes. Ă€ cette Ă©poque, tous les physiciens savent reproduire l'expĂ©rience de Crookes mais personne n'a eu d'idĂ©e d'application de ces rayonnements.


     En 1895, Wilhelm Röntgen reproduit l'expĂ©rience Ă  de nombreuses reprises en modifiant ses paramètres expĂ©rimentaux (types de cibles, tensions diffĂ©rentes, etc.). Le 8 novembre 1895, il parvient Ă  rendre luminescent un Ă©cran de platinocyanure de baryum. C'est une intuition que l'on peut qualifier de « gĂ©niale Â» qui va mener Röntgen dans la direction de sa dĂ©couverte : il dĂ©cide de faire l'expĂ©rience dans l'obscuritĂ© en plongeant son tube de Crookes dans un caisson opaque. Le rĂ©sultat est identique Ă  la situation normale. Röntgen place ensuite diffĂ©rents objets de diffĂ©rentes densitĂ©s entre l'anode et l'Ă©cran fluorescent, et en dĂ©duit que le rayonnement traverse la matière d'autant plus facilement que celle-ci est peu dense et peu Ă©paisse. Plus troublant encore, lorsqu'il place des objets mĂ©talliques entre le tube et une plaque photographique, il parvient Ă  visualiser l'ombre de l'objet sur le nĂ©gatif.


     Röntgen parvient Ă  en dĂ©duire que les rayons sont produits dans la direction des Ă©lectrons du tube et que ce rayonnement est invisible et très pĂ©nĂ©trant.


     Comme il ne trouve pas de dĂ©nomination adĂ©quate pour ses rayons, Röntgen les baptise « Rayons X Â». Notons au passage que ce rayonnement est encore souvent appelĂ© Röntgenstrahlung en Allemagne.


     Le premier clichĂ© est celui de la main d'Anna Bertha Röntgen (22 dĂ©cembre 1895, pose de 20 min.) ; il s'agit de la première radiographie, la radiologie est nĂ©e.


     Un mois plus tard, BergoniĂ© reproduit Ă  Bordeaux l'expĂ©rience de Röntgen, avant que ce dernier publie officiellement.


     Le 28 dĂ©cembre 1895, Röntgen publie sa dĂ©couverte dans un article intitulĂ© « Ăśber eine neue Art von Strahlen Â» dans le bulletin de la SociĂ©tĂ© physico-chimique de Wurtzbourg.


     C'est cette dĂ©couverte qui lui vaudra le premier prix Nobel de physique en 1901.


     Il tire quatre conclusions dans son article :

  1. « les rayons X sont absorbĂ©s par la matière ; leur absorption est en fonction de la masse atomique des atomes absorbants ;
  2. les rayons X sont diffusĂ©s par la matière ; c'est le rayonnement de fluorescence ;
  3. les rayons X impressionnent la plaque photographique ;
  4. les rayons X dĂ©chargent les corps chargĂ©s Ă©lectriquement. Â»

     La recherche de Röntgen est rapidement dĂ©veloppĂ©e en dentisterie puisque deux semaines plus tard, le Dr Otto Walkhoof rĂ©alise Ă  Braunschweig la première radiographie dentaire.


     Il faut 25 minutes d'exposition. Il utilise une plaque photographique en verre, recouverte de papier noir et d'une digue (champ opĂ©ratoire) en caoutchouc. Six mois après, paraĂ®t le premier livre consacrĂ© Ă  ce qui va devenir la radiologie dont les applications se multiplient - dans le cadre de la physique mĂ©dicale, pour le diagnostic des maladies puis leur traitement (radiothĂ©rapie qui donne une expansion extraordinaire Ă  ce qui Ă©tait jusque-lĂ  l'Ă©lectrothĂ©rapie).


     Röntgen laissa son nom Ă  l'unitĂ© de mesure utilisĂ©e en radiologie pour Ă©valuer une exposition aux rayonnements. Le symbole des röntgens est R.


     La dĂ©couverte de Röntgen fit rapidement le tour de la terre. En 1897, Antoine BĂ©clère, pĂ©diatre et clinicien rĂ©putĂ©, crĂ©a, Ă  ses frais, le premier Laboratoire hospitalier de radiologie.


     Tout le monde voulait faire photographier son squelette. Mais pendant longtemps, les doses Ă©taient trop fortes. Par exemple, Henri Simon, photographe amateur, a laissĂ© sa vie au service de la radiologie. ChargĂ© de prendre les radiographies, les symptĂ´mes dus aux radiations ionisantes apparurent après seulement deux ans de pratique. On lui amputa d'abord la main (qui Ă©tait constamment en contact avec l'Ă©cran fluorescent) mais ensuite, un cancer gĂ©nĂ©ralisĂ© se dĂ©clara.


     Au dĂ©but de la radiologie, les rayons X Ă©taient utilisĂ©s Ă  des fins multiples : dans les fĂŞtes foraines oĂą on exploitait le phĂ©nomène de fluorescence, dans les magasins oĂą l'on Ă©tudiait l'adaptation d'une chaussure au pied des clients grâce au rayonnement et bien sĂ»r, on les utilisait pour la radiographie mĂ©dicale. Encore lĂ , on fit quelques erreurs, par exemple en radiographiant les femmes enceintes.


     Avec les annĂ©es, on diminua la durĂ©e des examens et les quantitĂ©s administrĂ©es. En 1948, notamment, par la dĂ©couverte de la "CrĂŞte de Tavernier" par le physicien belge Guy Tavernier qui correspond Ă  un accroissement de la dose d'irradiation dans les tissus avant leur dĂ©croissance avec la profondeur, ce qui mena Ă  une rĂ©duction de la dose d'exposition de 1,2 Roentgen Ă  0,3 Roentgen par semaine au niveau international dès 1950. Cette valeur sera encore divisĂ©e par 3 dès 1958 pour tenir compte des risques potentiels d'effets gĂ©nĂ©tiques.


     Cent ans après leur dĂ©couverte, on se sert encore des rayons X en radiographie moderne. On les utilise aussi dans les scanners, pour effectuer des coupes du corps humain. Plusieurs autres techniques sont venues complĂ©ter les appareils des mĂ©decins : les ultrasons, l'imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique nuclĂ©aire, la scintigraphie ou encore la tomographie par Ă©mission de positrons.


     Mais on ne se sert pas des rayons X seulement en mĂ©decine ; les services de sĂ©curitĂ© les utilisent pour examiner le contenu des valises ou des conteneurs aĂ©riens et maritimes sur Ă©cran. Les policiers les exploitent afin d'analyser les fibres textiles et les peintures se trouvant sur le lieu d'un sinistre. En minĂ©ralogie, on peut identifier divers cristaux Ă  l'aide de la diffraction des rayons X.


     Depuis peu, il est possible d'Ă©tudier des fossiles piĂ©gĂ©s Ă  l'intĂ©rieur d'un matĂ©riau (type ambre) et d'en voir des coupes virtuelles.






Chapitre : Production des rayons X


Article principal : GĂ©nĂ©rateur de rayons X.

     Les rayons X sont un rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique comme les ondes radio, la lumière visible, ou les infra-rouge. Cependant, ils peuvent ĂŞtre produits de deux manières très spĂ©cifiques :

  1. par des changements d'orbite d'Ă©lectrons provenant des couches Ă©lectroniques ; les rayons X sont produits par des transitions Ă©lectroniques faisant intervenir les couches internes, proches du noyau ; l'excitation donnant la transition peut ĂŞtre provoquĂ©e par des rayons X ou bien par un bombardement d'Ă©lectrons, c'est notamment le principe de la spectromĂ©trie de fluorescence X et de la microsonde de Castaing ;
  2. par accĂ©lĂ©ration d'Ă©lectrons (accĂ©lĂ©ration au sens large : freinage, changement de trajectoire) ; on utilise deux systèmes :



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Production de rayons X par Bremsstrahlung.


    Liste :
  • le freinage des Ă©lectrons sur une cible dans un tube Ă  rayons X : les Ă©lectrons sont extraits d'une cathode de tungstène chauffĂ©e, accĂ©lĂ©rĂ©s par une tension Ă©lectrique dans un tube sous vide, ce faisceau sert Ă  bombarder une cible mĂ©tallique (appelĂ©e anode ou anti-cathode) ; le ralentissement des Ă©lectrons par les atomes de la cible provoque un rayonnement continu de freinage, dit de Bremsstrahlung;
    voir l'article Tube Ă  rayons X ;
  • la courbure de la trajectoire dans des accĂ©lĂ©rateurs de particule, c'est le rayonnement dit « synchrotron Â».

     Lors de la production de rayons X avec un tube Ă  rayons X, le spectre est composĂ© d'un rayonnement continu Bremsstrahlung, mais aussi de raies spĂ©cifiques Ă  l'anode utilisĂ©, et qui sont dus au phĂ©nomène de fluorescence.




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Spectre de rayon produit avec un tube à rayons X. Le fond continu correspond au rayonnement de Bremsstrahlung et les raies proviennent des transitions électroniques de l'anode



     Anecdotiquement, des rayons X peuvent ĂŞtre produits par triboluminescence, dĂ©collement d'un ruban adhĂ©sif sous vide, et la quantitĂ© Ă©mise peut alors suffire pour faire une radiographie (de mauvaise qualitĂ©) d'un doigt.






Chapitre : Propriétés des rayons X



     Historiquement, les rayons X Ă©taient connus pour faire briller certains cristaux (fluorescence), ioniser les gaz et impressionner les plaques photographiques.


     Les principales propriĂ©tĂ©s des rayons X sont les suivantes :

    Liste :
  • ils pĂ©nètrent facilement la « matière molle Â», c'est-Ă -dire la matière solide peu dense et constituĂ©e d'Ă©lĂ©ments lĂ©gers comme le carbone, l'oxygène et l'azote, et sont facilement absorbĂ©s par la « matière dure Â» (matière solide dense constituĂ©e d'Ă©lĂ©ments lourds) ;
c'est ce qui permet l'imagerie mĂ©dicale (radiographie, scanner) : ils traversent la chair et sont arrĂŞtĂ©s par les os ;
    Liste :
  • ils sont facilement absorbĂ©s par l'air, par l'atmosphère ;
de fait, les tĂ©lescopes Ă  rayons X (qui dĂ©tectent les rayons X Ă©mis par les Ă©toiles) doivent ĂŞtre placĂ©s dans des satellites, et les radiographies mĂ©dicales, la source de rayons X doit ĂŞtre proche du patient ;
    Liste :
  • l'ordre de grandeur de leur longueur d'onde Ă©tant celui des distances interatomiques dans les cristaux (mĂ©taux, roches...), ils peuvent diffracter sur ces cristaux ;
ceci permet de faire de l'analyse chimique, et plus prĂ©cisĂ©ment de l'analyse de phase par diffraction de rayons X (ou radiocristallographie) ;
    Liste :
  • du fait de l'Ă©nergie importante des photons, ils provoquent des ionisations des atomes, ce sont des rayonnements dits « ionisants Â» ;
ceci donne naissance au phénomène de fluorescence X, qui permet une analyse chimique, mais cela modifie aussi les cellules vivantes.

  - Sous-chapitre : Effets sur la santĂ©


     Les rayons X sont des radiations ionisantes. Une exposition prolongĂ©e aux rayons X peut provoquer des brĂ»lures (radiomes) mais aussi des cancers. Ces effets ont Ă©tĂ© rĂ©ellement pris en compte assez tard. C'est ainsi que dans un ouvrage de 1954, on ne lisait aucune recommandation de sĂ©curitĂ©, mais par contre  :

« It was shown that X-rays produce an effect, though a small one, directly upon the retina, giving rise to a faint illumination of the whole field of view. Â»
« Il a Ă©tĂ© montrĂ© que les rayons X provoquent un effet, certes peu important, directement sur la rĂ©tine, provoquant une lĂ©gère illumination dans tout le champ de vision. Â»

     ce qui semble indiquer que les auteurs ou leurs collaborateurs Ă©taient soumis Ă  cet effet occasionnellement.


     Les personnels travaillant avec des rayons X doivent suivre une formation spĂ©cifique, ĂŞtre protĂ©gĂ©s et suivis mĂ©dicalement (ces mesures peuvent ĂŞtre peu contraignantes si l'appareil est bien « Ă©tanche Â» aux rayons X)

  - Sous-chapitre : DĂ©tection


     Les rayons X sont invisibles Ă  l'Ĺ“il, mais ils impressionnent les pellicules photographiques. Si l'on place un film vierge protĂ©gĂ© de la lumière (dans une chambre noire ou enveloppĂ©e dans un papier opaque), la figure rĂ©vĂ©lĂ©e sur le film donne l'intensitĂ© des rayons X ayant frappĂ© la pellicule Ă  cet endroit. C'est ce qui a permis Ă  Röntgen de dĂ©couvrir ces rayons. Ce procĂ©dĂ© est utilisĂ© en radiographie mĂ©dicale ainsi que dans certains diffractomètres (clichĂ©s de Laue, chambres de Debye-Scherrer). Il est aussi utilisĂ© dans les systèmes de suivi des manipulateurs : ceux-ci doivent en permanence porter un badge, appelĂ© « film dosimètre Â», enfermant une pellicule vierge ; ce badge est rĂ©gulièrement changĂ© et dĂ©veloppĂ© par les services de santĂ© pour contrĂ´ler que le manipulateur n'a pas reçu de dose excessive de rayons X.


     Comme tous les rayonnement ionisants, les rayons X sont dĂ©tectĂ©s par les compteurs Geiger-MĂĽller (ou compteur G-M). Si l'on diminue la tension de polarisation du compteur, on obtient un compteur dit « proportionnel Â» (encore appelĂ© « compteur Ă  gaz Â» ou « compteur Ă  flux gazeux Â») ; alors que le compteur G-M travaille Ă  saturation, dans le compteur proportionnel, les impulsions Ă©lectriques gĂ©nĂ©rĂ©es sont proportionnelles Ă  l'Ă©nergie des photons X.


     Les rayons X provoquent aussi de la fluorescence lumineuse sur certains matĂ©riaux, comme l'iodure de sodium NaI. Ce principe est utilisĂ© avec les « compteurs Ă  scintillation Â» (ou « scintillateurs Â») : on place un photodĂ©tecteur après un cristal de NaI ; les intensitĂ©s des impulsions Ă©lectriques rĂ©coltĂ©es par le photomultiplicateur sont elles aussi proportionnelles aux Ă©nergies des photons.


     De mĂŞme qu'ils peuvent ioniser un gaz dans un compteur G-M ou proportionnel, les rayons X peuvent aussi ioniser les atomes d'un cristal semi-conducteur et donc gĂ©nĂ©rer des paires Ă©lectron-trou de charges. Si l'on soumet un semi-conducteur Ă  une haute tension de prĂ©polarisation, l'arrivĂ©e d'un photon X va libĂ©rer une charge Ă©lectrique proportionnelle Ă  l'Ă©nergie du photon. Ce principe est utilisĂ© dans les dĂ©tecteurs dits « solides Â», notamment pour l'analyse dispersive en Ă©nergie (EDX ou EDS). Pour avoir une rĂ©solution correcte, limitĂ©e par l'Ă©nergie de seuil nĂ©cessaire Ă  la crĂ©ation de charges, les dĂ©tecteurs solides doivent ĂŞtre refroidis, soit avec une platine Peltier, soit Ă  l'azote liquide. Les semi-conducteurs utilisĂ©s sont en gĂ©nĂ©ral du silicium dopĂ© au lithium Si(Li), ou bien du germanium dopĂ© au lithium Ge(Li).


     Notons au passage que la faible tempĂ©rature n'a pas d'effet direct sur la valeur de l'Ă©nergie de seuil, mais sur le bruit de fond. Il est possible en revanche d'utiliser des supraconducteurs maintenus Ă  très basse tempĂ©rature afin de faire usage d'Ă©nergie de seuil vraiment petite. Par exemple l'Ă©nergie de seuil nĂ©cessaire Ă  la crĂ©ation de charges « libres Â» dans le silicium est de l'ordre de 3 eV, alors que dans le tantale supraconducteur, disons au-dessous de 1 Kelvin, elle est de 1 meV, soit 1 000 fois plus faible. La diminution de la valeur de seuil a pour effet d'augmenter le nombre de charges créées lors de la dĂ©position d'Ă©nergie, ce qui permet d'atteindre une meilleure rĂ©solution. Cette dernière est en effet limitĂ©e par les fluctuations statistiques du nombre de charge créées. L'amplitude de ces fluctuations peut s'estimer avec la Loi de Poisson. Des expĂ©riences rĂ©centes de dĂ©tection d'un photon X Ă  l'aide d'un calorimètre maintenu Ă  très basse tempĂ©rature (0,1 K) permettent d'obtenir une excellente rĂ©solution en Ă©nergie. Dans ce cas, l'Ă©nergie du photon absorbĂ© permet de chauffer un absorbeur, la diffĂ©rence de tempĂ©rature est mesurĂ©e Ă  l'aide d'un thermomètre ultra sensible.


     Afin de comparer les approches : le Si permet une prĂ©cision de la mesure de l'ordre de 150 eV pour un photon de 6 000 eV. Un senseur au Ta permet d'approcher 20 eV, et un calorimètre maintenu Ă  0,1 K a rĂ©cemment dĂ©montrĂ© une rĂ©solution d'environ 5 eV, soit un pouvoir de rĂ©solution de l'ordre de 0,1 %. Il est utile de mentionner que les mĂ©thodes de dĂ©tection cryogĂ©niques ne permettent pas encore de fabriquer des capteurs possĂ©dant un grand nombre d'Ă©lĂ©ments d'images (pixel), alors que les capteurs basĂ©s sur les semi-conducteurs offrent des « camĂ©ras Â» Ă  rayons X avec plusieurs milliers d'Ă©lĂ©ments. De plus, les taux de comptage obtenus par les senseurs cryogĂ©niques sont limitĂ©s, 1 000 Ă  10 000 cps par pixel.

  - Sous-chapitre : Rayons X en cristallographie


     L'analyse des cristaux par diffraction de rayons X est aussi appelĂ©e radiocristallographie. Ceci permet soit de caractĂ©riser des cristaux et de connaĂ®tre leur structure (on travaille alors en gĂ©nĂ©ral avec des monocristaux), soit de reconnaĂ®tre des cristaux dĂ©jĂ  caractĂ©risĂ©s (on travaille en gĂ©nĂ©ral avec des poudres polycristallines).




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GonioX.jpg



     Pour travailler avec un monocristal, on utilise l'appareil ci-contre :

    Liste :
  • Les rayons X sortent par le tube vertical en haut ;
  • le cristal au centre de la photo est trop petit pour ĂŞtre vu ; il est fixĂ© Ă  l'extrĂ©mitĂ© d'une fine aiguille de verre manipulĂ©e par la tĂŞte goniomĂ©trique sur la droite (qui ressemble au mandrin d'une perceuse) et permet selon trois axes successifs (un vertical, un Ă  45° et un horizontal) de tourner le cristal dans toutes les orientations tout en le maintenant dans le faisceau de rayons X ;
  • une camĂ©ra vidĂ©o (en noir en haut Ă  gauche) permet de contrĂ´ler que le cristal est bien centrĂ© ;
  • un puits en bas au milieu est tenu par une lame : le puits sert Ă  arrĂŞter les rayons X directs qui n'ont pas interagi avec le cristal ;
  • un système de refroidissement (Ă  gauche, tube avec des lettres en rouge) permet de refroidir le cristal ;
  • n'est pas visible sur la photo le dĂ©tecteur de rayons X qui est depuis quelques annĂ©es une camĂ©ra CCD permettant de remplacer Ă  la fois les plaques photos et les compteurs ;
  • n'est pas visible aussi la source de rayons X et son monochromateur focaliseur qui est composĂ© d'une multicouche miroir Ă  rayons X ;
  • n'est pas visible l'informatique d'acquisition des donnĂ©es expĂ©rimentales.

     UtilisĂ© en gĂ©ologie et en mĂ©tallurgie, c'est aussi un outil de biophysique, très utilisĂ© en biologie pour dĂ©terminer la structure des molĂ©cules du vivant, notamment en cristallogĂ©nèse (c'est l'art de fabriquer des monocristaux avec une molĂ©cule pure) ; dans ce cadre, un monocristal de la molĂ©cule est mis dans un faisceau de rayons X monochromatiques et la diffraction observĂ©e pour diffĂ©rentes position du cristal dans le faisceau de rayons X (manipulĂ© par un goniomètre) permet de dĂ©terminer non seulement la structure du cristal, mais aussi et surtout la structure de la molĂ©cule. C'est notamment par radiocristallographie que Rosalind Franklin, puis James Watson, Francis Crick, Maurice Wilkins et leurs collaborateurs ont pu dĂ©terminer la structure hĂ©licoĂŻdale de l'ADN en 1953.






Chapitre : Réglementation



     Dans l'Union europĂ©enne, l'utilisation des rayons X est soumise aux normes Euratom 96/29 et 97/43. La directive 97/43/ Euratom du 30 juin 1997 aurait dĂ» ĂŞtre transposĂ©e en Droit interne français au plus tard le 30 mai 2000.


     En France, il faut se rĂ©fĂ©rer :

    Liste :
  • au code de la santĂ© publique et notamment Ă  son article R.1333-19  ;
  • au code du travail ;
  • aux normes NFC 74-100 (conception), NFC 15-160, NFC 15-164 (installation) ; ces normes, qui Ă©taient en cours d'actualisation en 2006, sont obsolètes ;
  • Ă  l'arrĂŞtĂ© du 22 septembre 2006 relatif aux informations dosimĂ©triques (PDS ou Produit Dose x Surface exprimĂ© en Gy.cm² ou en µGy.m²) qui doivent figurer dans tout compte rendu d'acte mĂ©dical utilisant les rayonnements ionisants.

     L'organisme chargĂ© du contrĂ´le est la DGSNR, la Direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et de la radioprotection, créée par le dĂ©cret n° 2002-255 du 22 fĂ©vrier 2002, modifiant le dĂ©cret n° 93-1272 du 1 dĂ©cembre 1993, et qui remplace la DSIN (Direction de la sĂ»retĂ© des installations nuclĂ©aires). La DGSNR est une branche de l'AutoritĂ© de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire (ASN).






Chapitre : Autre acception



     Â« X-ray Â» est aussi l'appellation de la lettre X dans l'alphabet radio international.






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Anatomie médicale, de Moore et Dalley, 2 édition, 2007, ISBN 978-2-8041-5309-0
  2. ↑ La lettre x désigne l'inconnue en mathématiques.
  3. ↑ Le Tube de Crookes fut le premier tube à rayon X.
  4. ↑ littĂ©ralement : rayons de Röntgen.
  5. ↑ En français : « Ă€ propos d'une nouvelle sorte de rayons Â».
  6. ↑ Exemple (voir image n° 4)
  7. ↑ terme allemand adopté internationalement
  8. ↑ Camara CG, Escobar JV, Hird JR, Putterma SJ, Correlation between nanosecond X-ray flashes and stick–slip friction in peeling tape, Nature, 2008;455:1089-1092
  9. ↑ X-Rays in Theory and Experiment, Arthur Compton et Allison, 1954, chap. 1, p. 1
  10. ↑ Prix Nobel de MĂ©decine et Physiologie 1962 : Fondation Nobel.
  11. ↑ Articles L.1333-1 à L.1333-20 (nouvelle partie législative), articles R.1333-17 à R.1333-93 (nouvelle partie réglementaire) Code de la santé publique.
  12. ↑ Article R.1333-19 du Code de la santé publique (nouvelle partie réglementaire)
  13. ↑ Articles R.231-73 à R.231-116 (partie réglementaire — décrets en Conseil d'État) Code du travail
  14. ↑ Arrêté du 22 septembre 2006 relatif au PDS (cf. article 3 de l'Arrêté)
  15. ↑ Décret n° 2002-255 du 22 février 2002 créant la DGSNR





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