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Définition Wikipédia de : Radiographie






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Appareil de radiographie conventionnelle de type table télécommandée avec sa console de commande.





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Radiographie avec "soustraction" des tissus (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d'énergie, combinée selon un coefficient qui rend les tissus mous invisibles)





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Idem, avec "soustraction" des os (combinaison linéaire de 2 images à différents niveaux d'énergie, combinée selon un coefficient qui rend l'os invisible)





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Radiographie du cavum et des sinus frontaux






Introduction :

      La radiographie est l'ensemble des techniques permettant de rĂ©aliser des clichĂ©s Ă  l'aide de rayons X des structures internes d'un patient ou d'un composant mĂ©canique (la radiographie en gĂ©nĂ©ral). Le clichĂ© obtenu est appelĂ© une radiographie.







Suite de l'article :

L'application la plus courante est la radiographie médicale, dans laquelle les clichés traduisent l'opacité plus ou moins marquée des tissus ou organes par une teinte plus ou moins claire.



     Dans le cas d'application aux contrĂ´les de pièces mĂ©caniques, la radiographie est une technique de contrĂ´le non destructif qui permet de dĂ©tecter des dĂ©fauts internes, par exemple des soufflures, des porositĂ©s, des retassures ou des fissures internes de la pièce. Cette technique est utilisĂ©e, par exemple, pour le contrĂ´le de certaines pièces en aluminium moulĂ© destinĂ©es Ă  l'aĂ©ronautique.


     


- Sommaire de la page -









Chapitre : Terminologie



     La radiographie dĂ©signe la technique. La radiologie est la science s'y rapportant, ainsi que la spĂ©cialitĂ© mĂ©dicale associĂ©e. Cette dernière comprend d'autres techniques d'imagerie mĂ©dicale non radiographiques comme l'Ă©chographie ou l'imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique.


     La radiologie est, Ă  l'exeption des Ă©chographies, prise en charge par un manipulateur en Ă©lectroradiologie mĂ©dicale pour la partie technique et gestes paramĂ©dicaux, et, pour la partie interprĂ©tation, par un radiologue ou radiologiste mais aussi par n'importe quel mĂ©decin (notamment les urgentistes et chirurgiens) dans la mesure oĂą les clichĂ©s rĂ©alisĂ©s relèvent de leur domaine de compĂ©tences mĂ©dicales (par exemple, clichĂ©s d'os dans le cadre d'un traumatisme pour un urgentiste ou un chirurgien orthopĂ©diste).


     La radioscopie, abrĂ©gĂ©e parfois sous le terme de scopie lorsqu'il n' y a pas d'Ă©quivoque, est une technique de radiographie avec visualisation en temps rĂ©el sur un Ă©cran d'une image pouvant ĂŞtre mobile, comme dans le cadre d'une coronarographie, par exemple.


     Â« Radio Â» est une abrĂ©viation courante dĂ©signant soit le rĂ©sultat final (le clichĂ©), soit le lieu oĂą il est fait (service de radio).






Chapitre : Histoire



     Wilhelm Röntgen (1845-1923) est un scientifique allemand ayant vĂ©cu aux Pays-Bas, nommĂ© professeur Ă  l'UniversitĂ© de Strasbourg en 1872 puis Ă  celle de Giessen en 1879. Au cours de ses travaux, il a l'occasion de travailler avec un tube cathodique. C'est en l'occultant pour Ă©viter d'en recevoir la lumière qu'il dĂ©couvre l'existence de la fluorescence d'un Ă©cran de platino-cyanure de baryum. Il vient de dĂ©couvrir un type de rayonnement mĂ©connu jusqu'alors. Ces rayons ne sont arrĂŞtĂ©s ni par le papier ni par le verre, mais le sont en revanche par le plomb et le platine. De plus, ils impressionnent les plaques photographiques. Röntgen dĂ©cide de dĂ©nommer ce rayonnement par la lettre de l'inconnue mathĂ©matique : les rayons X. Ă€ la fin de l'annĂ©e 1895, il rĂ©alise la toute première radiographie de l'histoire, celle de la main de son Ă©pouse, Berta Röntgen.


     C'est une rĂ©volution presque instantanĂ©e puisque les premiers services d'imagerie mĂ©dicale ouvrent au dĂ©but de l'annĂ©e 1896. Röntgen reçoit le tout premier Prix Nobel de physique en 1901. Dans l'intĂ©rĂŞt de la mĂ©decine, il ne dĂ©pose pas de brevet sur sa dĂ©couverte.


     Par la suite, c'est l'utilisation de la radiographie qui entraĂ®ne sa propre amĂ©lioration. La puissance des tubes Ă  rayons X augmente, Ă©tendant ainsi l'utilisation de cette technologie de l'examen de l'appareil ostĂ©o-articulaire vers celui des organes mobiles.


     C'est dans les annĂ©es 1970 que les rayons X commencent Ă  ĂŞtre utilisĂ©s pour de la tomodensitomĂ©trie (scanner X). DĂ©veloppĂ© par Hounsfield, combinant les rayons X avec un traitement informatique des images, le scanner Ă  rayons X est alors le meilleur outil pour le diagnostic en mĂ©decine moderne.






Chapitre : Technique





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Radiographie du thorax de profil en inspiration sur film





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Radiographie d'un nautile



     La radiographie est encore, le plus souvent, rĂ©alisĂ©e sur film, le film Ă©tant disposĂ© dans une cassette protectrice derrière ou sous le corps exposĂ©. NĂ©anmoins, l'exclusivitĂ© de la radiographie sur film est gĂ©nĂ©ralement rĂ©servĂ©e aux "tables d'os", uniquement dĂ©diĂ©es Ă  l'examen osseux . La plupart des systèmes d'imagerie mĂ©dicale proposent dĂ©sormais une numĂ©risation de l'image rĂ©alisĂ©e par une transformation des rayons X en Ă©lectrons via une couche d'iodure de cĂ©sium (CsI), soit en utilisant un amplificateur de luminance (tube Ă  vide condensant sur un Ă©cran secondaire l'image Ă©lectronique ainsi constituĂ©e, cet Ă©cran secondaire Ă©tant couplĂ© Ă  une optique et Ă  une camĂ©ra); soit en utilisant un panneau plat (diodes assurant la conversion directe lisible par circuit Ă©lectronique), dernier cri de l'imagerie mĂ©dicale directe.


     Dans ce dernier cas, l'image gĂ©nĂ©rĂ©e par les rayons X au niveau de la couche d'iodure de cĂ©sium est transformĂ©e en signaux Ă©lectriques par une matrice de photo-transistors (2048 x 1536 pixels pour une surface de dĂ©tection de 40 x 30 cm) qui a l'avantage de ne prĂ©senter aucune distorsion gĂ©omĂ©trique (effet coussin) contrairement aux amplificateurs de luminance qui utilisent des lentilles / miroirs pour focaliser l'image sur le capteur. De plus le faible poids et l'encombrement rĂ©duit de ces Ă©quipements de dernière gĂ©nĂ©ration permettent leur intĂ©gration dans le matĂ©riel de RadiothĂ©rapie, autorisant entre autres le positionnement prĂ©cis du patient sur la table de traitement grâce Ă  un logiciel spĂ©cifique comparant les images obtenues en temps rĂ©el (pas de dĂ©veloppement de film) avec des images de rĂ©fĂ©rences prises lors de la planification du traitement.


     L'image est créée par la diffĂ©rence d'opacitĂ© des tissus aux rayons X. Le corps est composĂ© de tissus dits "mous", peu opaques aux rayons X (comme la peau, la graisse, les muscles), et de tissus plus opaques (les os, essentiellement). Pour obtenir une image de tissus ou d'organes n'ayant pas une opacitĂ© spĂ©cifique, on apporte in situ un produit de contraste. C'est le cas pour l'imagerie des vaisseaux (injection d'iode ou de dioxyde de carbone); pour l'imagerie du système digestif (ingestion ou injection de baryte, Ă  base de baryum); pour l'imagerie des articulations, ou arthroscopie (injection d'iode); pour l'imagerie du système de reproduction de la femme, ou hystĂ©roscopie (injection d'iode).


     
Avec le dĂ©veloppement de l'informatisation des hĂ´pitaux, la radiographie s'est alliĂ©e Ă  l'informatique pour crĂ©er de nouveaux systèmes :

    Liste :
  • Radiographie informatisĂ©e, ou CR : le film est remplacĂ© dans la cassette par un ERLM, c'est-Ă -dire un Ă©cran au phosphore. L'image latente obtenue est alors activĂ©e par un balayage laser et numĂ©risĂ©e Ă  l'aide d'un scanner spĂ©cial.
  • Radiographie numĂ©rique directe, ou DR : le film est remplacĂ© par un capteur reliĂ© directement Ă  l'ordinateur. Voir plus haut "amplificateur de luminance" et "capteur plat".



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Amplificateur de luminance principalement utilisé pour l'imagerie vasculaire dynamique.



     L'utilisation des films se rĂ©duit dans de nombreux hĂ´pitaux, l'accès aux images sur Ă©cran Ă©tant plus rapide, plus Ă©conomique et plus Ă©cologique.


     Des normes ont Ă©tĂ© Ă©tablies pour les systèmes d'information de radiologie (SIR) et les systèmes d'information hospitaliers (SIH). La norme DICOM est un modèle orientĂ© objet pour l'Ă©change de donnĂ©es d'imagerie mĂ©dicale.


     Les limites de la technique se situent sur deux plans. L'image restituĂ©e Ă©tant une projection en deux dimensions, il faut savoir interprĂ©ter l'image obtenue (sauf utilisation de reconstruction 3D). Par ailleurs, l'impact sur l'organisme existe, qu'il s'agisse de la quantitĂ© d'iode injectĂ©e le cas Ă©chĂ©ant (limitation fonction des capacitĂ©s d'Ă©limination rĂ©nales de l'individu, variables fonction de l'âge, de l'Ă©tat de santĂ© du patient), ou qu'il s'agisse de l'exposition aux rayons X en cas de procĂ©dure lourde ou rĂ©pĂ©tĂ©e (possibilitĂ© d'alopĂ©cie ou de brĂ»lure locale), bien que les personnels soignants Ă  proximitĂ© du patient soient les premiers concernĂ©s par ce dernier risque (exposition corps entier, et par essence, rĂ©pĂ©tĂ©e).


     La radiologie numĂ©rique permet des applications de tĂ©lĂ©radiologie oĂą le mĂ©decin qui interprète l'examen est Ă  distance (parfois mĂŞme dans un autre pays) du lieu oĂą est effectuĂ© ce dernier. Des applications de cette technologie sont effectives dans certains hĂ´pitaux des États-unis oĂą des radiologues, situĂ©s en Inde font une première analyse des clichĂ©s .






Chapitre : Modalités nouvelles


    Liste :
  • La Radiographie biplan basse dose (EOS) utilise une très faible dose de rayons X pour obtenir simultanĂ©ment deux images de face et de profil d'une qualitĂ© supĂ©rieure Ă  la radiographie conventionnelle. Ces images peuvent ensuite servir Ă  la reconstruction 3D des structures osseuses Ă  l'aide de logiciels spĂ©cialisĂ©s .
  • L'imagerie en champ sombre bĂ©nĂ©ficie de progrès rĂ©cents basĂ©s sur les interfĂ©rences de rayons X" observĂ©e grâce Ă  des filtres en silicium et analysĂ©s par des modèle d'interfĂ©rences pour dĂ©duire des donnĂ©es sur le contraste de phase qui rĂ©vèle la qualitĂ© interne des matĂ©riaux (os, organes, tissus mous..) traversĂ©s par les rayons X, en fournissant des dĂ©tails et nuances auparavant inaccessibles. Cette imagerie pourrait notamment amĂ©liorer la dĂ©tection de l'ostĂ©oporose et de certains cancers ou problèmes de calcification, et la mesure de leur gravitĂ©. La mĂŞme mĂ©thode amĂ©liorera la dĂ©tection des explosifs ou armes dans des bagages Ă  main, comme des dĂ©fauts ou corrosions de structures fonctionnelles (mĂ©tallurgie, plasturgie..). Les chercheurs espèrent pouvoir rapidement adapter les Ă©quipements de radiographie existants dans les aĂ©roports.





Chapitre : Radiologues célèbres


    Liste :
  • Wilhelm Conrad Roentgen, bien que non-mĂ©decin et donc non-radiologue, inventeur des premières radiographies en 1895. Après de longs travaux, il donne le premier clichĂ© radio de la main de sa femme le 22 dĂ©cembre 1895.
  • Georges Haret, (1874-1932)pionnier dans l'utilisation mĂ©dicale de la radiographie en France. Il a reçu le LĂ©gion d'honneur pour ses travaux.
  • Georges Jacquemaire Clemenceau, (1894-1931), meurt Ă  37 ans de surexposition aux rayons.
  • Godfrey Newbold Hounsfield et Allan MacLeod Cormack, inventeurs dans les annĂ©es 1970 du premier scanner. Ils reçurent le prix Nobel de mĂ©decine en 1979 pour leurs travaux.Eux non-plus ne peuvent pas ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme radiologue car non-mĂ©decins.





Chapitre : Scanner


Article dĂ©taillĂ© : TomodensitomĂ©trie.





Chapitre : Notes et référence







Chapitre : Vous pouvez voir également :


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