Définition Wikipédia de : République française
Image (cliquez pour agrandir) :
Les détails du symbole de l'État français s'inspirent de certains symboles de la République romaine antique (notamment le faisceau du licteur qui a également inspiré le symbole du fascisme).

La République française (RF) est le nom officiel de la France, de son État et de son régime politique.

Suite de l'article :
Depuis 1946, la République française est définie comme « indivisible, laïque, démocratique et sociale ».
- Sommaire de la page - |

Chapitre : Dénominations
Le nom de « République française » désigne plusieurs régimes républicains français depuis la proclamation de l’abolition de la royauté le 21 septembre 1792 au cours de la Révolution française :
- Première République française (1792-1804), née implicitement le 22 septembre 1792 ;
- Deuxième République (24 février 1848 - 2 décembre 1852) ;
- Troisième République (4 septembre 1870 - 10 juillet 1940) ;
- Quatrième République (13 octobre 1946 - 28 septembre 1958) ;
- Cinquième République (depuis le 28 septembre 1958).
Les années 1940-1944 se déroulent sous l'occupation allemande et le gouvernement de Philippe Pétain abandonne le terme de République française en faveur de celui d'État français.
Charles de Gaulle prétend tout au long de la Seconde Guerre mondiale incarner la légitimité républicaine, par l'intermédiaire des instances politiques la France libre, qu'il a créées successivement : le Conseil de défense de l'Empire, le Comité national français, le Comité français de la Libération nationale (CFLN) et le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF). Le Comité français de la Libération nationale prend, le 3 juin 1944, le nom de Gouvernement provisoire de la République française. Par son ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, le GPRF affirme la permanence en droit de la République française et nie toute légitimité au gouvernement de Vichy et de ses actes (constitutionnels ou pas). L’article sept de l’ordonnance décrit le régime de Vichy comme « l’autorité de fait se disant « gouvernement de l’État français » », récusant de fait sa légalité.

Chapitre : Historique
- Sous-chapitre : Les premières expériences
En 1789, la Révolution aboutit rapidement à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Antoine Barnave participe activement à la définition du régime, mais ne parvient pas malgré ses conseils à convaincre le couple royal d’accepter le rôle qui lui est dévolu. C’est l’échec de ce régime qui ouvre la voie à la république.
De la République en armes à la prise du pouvoir par un militaire (1792-1804)
La première République française naît alors que la France a progressivement coalisé contre elle une grande partie des états européens par ses premiers coups de force : constitution civile du clergé (1790), empiétements territoriaux (1791-92), exécution de Louis XVI (1793)… Malgré les alarmes de Maximilien Robespierre qui annonçait une dictature militaire, c’est la France elle même qui a déclaré la guerre au "roi de Bohème et de Hongrie" (avril 1792).
Robespierre anime à la Convention nationale un régime coercitif et répressif, la Terreur, qui vise à mobiliser les énergies dans la lutte contre les ennemis intérieurs et extérieurs de la Révolution. C'est dans ces circonstances qu'est adopté l'hymne national: la Marseillaise.
L'armée est d’abord vouée à la (re)conquête qui conduit à l'annexion de la rive gauche du Rhin (1797) et la création des Républiques Sœurs en Italie. Elle est ensuite utilisée dans le fonctionnement même des institutions par les anciens conventionnels pour se maintenir au pouvoir, notamment lors du Coup d'État du 18 fructidor an V. C'est le général Napoléon Bonaparte qui finit par prendre le pouvoir en 1799.
La République renversée par son président (1848-1852)
Après la chute de Napoléon, les puissances européennes ont rétabli les Bourbon en France. Ceux-ci instaurent une monarchie parlementaire mais se montrent jaloux de leurs prérogatives et veulent gouverner en personne. Les élites se détachent de ce système, à l’image d’Adolphe Thiers. Historien de la Révolution, il participe à la fondation de la monarchie de juillet, devient premier ministre de Louis-Philippe mais finit par renoncer.
Il prend part alors à la fondation de la Deuxième République qu’il veut conservatrice : restriction du suffrage universel, participation de l’Église à l’Éducation nationale (loi Falloux)… Mais il soutient le futur Napoléon III à la première élection présidentielle au suffrage universel. Celui-ci une fois élu renverse rapidement le régime par le Coup d'État du 2 décembre 1851.
- Sous-chapitre : La République parlementaire
La fondation du régime républicain (1871-1929)
Lors de la défaite de 1870, la République est proclamée le 4 septembre mais le peuple élit à la première Assemblée nationale une majorité monarchiste qui est favorable à la paix. Léon Gambetta avait cru pouvoir continuer la guerre grâce à un élan semblable à celui vécu à la Révolution. Il conduit avec énergie les républicains dans les luttes électorales jusqu’à leur victoire définitive aux législatives de 1876 et 1877.
Un régime à dominante parlementaire est définie par les Lois constitutionnelles de 1875 : les monarchistes ont obtenu la création d’un sénat censé tempérer les évolutions de l’Assemblée nationale. Jules Ferry met en place le nouveau régime entre 1879 et 1885. Il institue en particulier l’école obligatoire, gratuite et laïque dans le but d’enraciner la République dans les mentalités.
Les crises du régime (1929-1958)
Le Krach de 1929 ouvre à un niveau mondial une période de crise avec en particulier l’émergence de l’Allemagne nazie. La Troisième République n’est pas en mesure d’agir sur les évènements : faiblesse du pouvoir exécutif, retrait des personnalités marquantes des années 20, absence de majorité parlementaire stable… Elle est emportée par la défaite militaire de juin 1940.
À la Libération en 1945, une nouvelle constitution rétablit le cadre d’un régime parlementaire, confirmé par les pratiques d’hommes politiques souvent formés sous la Troisième République. Incapable de résoudre la guerre d’Algérie, la Quatrième République fait appel à de Gaulle, lequel s’était opposé dès 1944 à sa mise en place et propose une nouvelle constitution ouvrant la voie à la Cinquième République .
- Sous-chapitre : La Cinquième République
La République gaullienne (1958-1981)
Une nouvelle constitution est adoptée, dans laquelle le pouvoir exécutif est renforcé. L’élection du président de la République française au suffrage universel à compter de 1965 donne à celui-ci une autorité nouvelle. Chef des armées et de la diplomatie, il dispose de prérogatives qui le mettent en position de réguler le fonctionnement des autres pouvoirs. Il peut s’adresser directement au peuple par voie de référendum, moyen utilisé dès 1961 et 1962 pour faire approuver l'autodétermination en Algérie et les Accords d'Évian.
La constitution du 4 octobre 1958 instaure un Conseil constitutionnel, dont le rôle ira croissant avec la multiplication à partir de 1974 des possibilités légales de sa saisine.
L’instauration du scrutin majoritaire à deux tours entraîne la structuration progressive des forces politiques entre quatre grands partis associés deux à deux : RPR/UDF et PS/PC. Il facilite le maintien au pouvoir de la majorité de droite, car il lamine le centre et gêne les forces de gauche réticentes à s’allier aux communistes.
L’ouverture du régime (1981-2007)
L’Élection présidentielle de 1981 ouvre une phase d’alternances de majorités, avec des périodes de cohabitation entre un président et un gouvernement de partis différents. Le mandat présidentiel est finalement réduit de 7 à 5 ans, soit la durée d'une législature. La logique du scrutin majoritaire et une poussée électorale de l’extrême droite encouragent la bipolarisation politique entre deux grands partis, PS et UMP.
Cette phase est également caractérisée dès le début des années 1980 par un mouvement de libéralisation en particulier des médias et des marchés financiers. Par ailleurs l’intégration européenne s'accélère à l'occasion de la mise en œuvre du Traité de Maastricht et aboutit à des transferts de compétence au niveau de la Communauté européenne.
L'élection présidentielle de 2007 est susceptible d'avoir ouvert une nouvelle phase: évolutions électorales, renouvellement des leaders politiques, dans un contexte où s'accentuent les problématiques créés par les évolutions des trente dernières années. Il est cependant trop tôt pour faire une rétrospective synthétique des dernières années.

Chapitre : Caractéristiques générales
Elles sont pour la majeure partie définies dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et complétées par le préambule de la Constitution de 1946, deux textes auxquels la Constitution de 1958 fait expressément référence dans son introduction.
- Sous-chapitre : Les droits individuels
Liberté et égalité
Les hommes naissent libres et égaux en droit. Tout citoyen peut parler et écrire librement ; il ne peut être inquiété pour ses opinions. Tous les citoyens sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Chacun a le droit d’obtenir un emploi, défendre ses intérêts par l’action syndicale, participer par l’intermédiaire de ses délégués à la détermination collective des conditions de travail.
Fraternité
La fraternité avait été définie dans la constitution de 1795 comme suit : « Tous les devoirs de l'homme et du citoyen dérivent de ces deux principes, gravés par la nature dans tous les cœurs : - Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. - Faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir. »
En 1946 sont garantis à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle et le repos, en particulier en cas d’incapacité à travailler.
- Sous-chapitre : Les principes politiques
La souveraineté de la nation
L’autorité émane exclusivement de la collectivité des citoyens qui s’exprime par la loi. La loi a pour objectif de fixer aux droits de chacun les bornes qui permettent aux autres de jouir des mêmes droits. À ce titre, elle est l’expression de la volonté générale et chacun peut concourir à sa formation, du moins par l’intermédiaire de ses représentants.
Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites.
La séparation des pouvoirs
Montesquieu avait distingué trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Dès 1789, l’équilibre entre les pouvoirs, garantie des libertés, est l’objet de vifs débats. S’étant souvent définie par opposition à des pouvoirs personnels, la République est restée méfiante à l’égard du pouvoir exécutif. Elle l’a confié au début à des organes collégiaux (Comité de salut public,Directoire) et elle l’a longtemps subordonné au pouvoir législatif. C’est en 1958 que la constitution accorde un rôle central au président de la République française, qu’affirmera la pratique de De Gaulle.
Il est à noter par ailleurs que la constitution mentionne deux pouvoirs, exécutif et législatif, et seulement une « autorité » judiciaire.
La laïcité
Il s’agit de mettre la liberté politique collective à l’abri des entreprises de la religion et de l’église, tout en respectant la liberté privée des consciences. La solution affirme la suprématie de la liberté publique, les citoyens sont invités à faire abstraction de leurs croyances et attaches personnelles lorsqu’ils se déterminent collectivement.
Le concept de laïcité tend aujourd’hui à évoluer. La neutralité de l’État, issue de sa séparation avec l’Église, reste un élément fondateur de la société politique. Mais à l’occasion du développement de l’individualisme, la religion repose de moins en moins sur le respect d’une autorité spirituelle. Elle devient une adhésion spirituelle personnelle qui revendique son expression individuelle dans l’espace public et attend que l’autorité publique assure sa sécurité.

Chapitre : Timbres-poste
D’après les directives de l’Union postale universelle (UPU), les administrations postales doivent inscrire la mention du pays émetteur en alphabet latin (en forme courte ou longue). Pour la France, la mention « République française » a été la plus fréquente dès le premier timbre en 1849.
Les exceptions ont été sous le Second Empire de Napoléon III la mention « Empire français », et sous le régime de Vichy du maréchal Pétain « Postes françaises » ou « France » ou « État français ». L'emploi de « RF » réapparait sur certaines émissions de 1944-1945. La légende « France » est généralisée sur toutes les émissions de 1975 à 1981. Enfin, la mention « RF » est reprise de 1999 à fin 2004, alors même qu'il est parfaitement connu qu'elle contrevient aux directives de l'UPU puisqu'elle rend difficile la reconnaissance du nom du pays dans les expéditions internationales de courrier. Depuis fin 2004, la mention employée est « France ».
Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs timbres de la Résistance et les timbres des colonies, dont les autorités avaient rallié le général de Gaulle, portent les mentions « République française » ou « RF ».

Chapitre : Vous pouvez voir également :
- Républiques françaises : I II III IV V | Liste des présidents de la République française | Premières dames de France
- Symbole de la République française
- Histoire de France | Chronologie - Historique des gouvernements

Chapitre : Notes et références
- ↑ Le Petit Larousse 2008, éd. Larousse, Paris (ISBN 978-2-03-582503-2), p. 1634 : « RF, Sigle de la République française »
- ↑ « Grand Palais – Escalier d'honneur », sur le site grandpalais.fr, consulté le 2 février 2009.
- ↑ « Les symboles de la République française », sur le site ressources-cla.univ-fcomte.f, consulté le 20 février 2009.
- ↑ Ce Sigle figure sur les passeports des citoyens français.
- ↑ Pierre Kahn, La laïcité, Édition Le Cavalier Bleu, 2005, p. 116
- ↑ Ordonnance du 3 juin 1944 substituant au nom du Comité français de la Libération nationale celui de Gouvernement provisoire de la République française, sur le site mjp.univ-perp.fr
- « Ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental – Version consolidée au 10 août 1944. », sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 20 juin 2009
- ↑ Convention postale universelle - Article 8 - Timbres-poste, page 53
- ↑ « Historique des inscriptions sur les timbres-poste de France », sur le site timbreposte.free.fr, consulté le 2 février 2009.




Je garde ton blog dans me favoris, c'est très intéressant,les images et les conseils qui vont avec!


