Définition Wikipédia de : Québec (ville)
| Québec | |||
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| Administration | |||
| Pays | |||
| Province | |||
| Région | Capitale-Nationale | ||
| Statut municipal | Ville Capitale | ||
| Arrondissements | La Cité–Limoilou Les Rivières Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge Charlesbourg Beauport La Haute-Saint-Charles | ||
| Fondateur Date de fondation | Samuel de Champlain 3 juillet 1608 | ||
| Constitution | 2002 | ||
| Maire Mandat en cours | Régis Labeaume 2009 - 2013 | ||
| Site Web | |||
| Démographie | |||
| Population | 503 492 hab. (2008) | ||
| Densité | 1 102 hab./km | ||
| Gentilé | Québécoise, Québécois | ||
| Langue(s) officielle(s) | Français | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques | |||
| Superficie | 454,26 km | ||
| Fuseau horaire | EST (UTC-5) | ||
| Indicatif | +1 418 et +1 581 | ||
| Code géographique | 24 23027 | ||
| Intérêts | Château Frontenac Parlement de Québec Chutes Montmorency Citadelle de Québec Promenade Samuel-De Champlain Vieux-Québec | ||
Québec est la capitale nationale du Québec, une des provinces de l’est du Canada, et chef-lieu de la région administrative de la Capitale-Nationale. Le Parlement du Québec y siège avec la plupart des institutions provinciales. L’arrondissement historique du Vieux-Québec figure depuis 1985 sur la liste du patrimoine mondial établie par l’UNESCO. Elle est également la seule ville fortifiée en Amérique du Nord.

Chapitre : Présentation
Québec est la principale agglomération urbaine de l’est du Québec. Située au milieu de la zone habitée du Québec, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, elle est fondée en 1608. Ayant été la capitale de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et, pendant une courte période, la capitale du Canada, la ville est surnommée « la Vieille Capitale ».
Depuis 2001, Québec est l’une des villes canadiennes les plus prospères économiquement derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon. Elle possède le plus bas taux de chômage au pays. Les secteurs en croissance sont les biotechnologies, la manufacture, le tourisme, les sciences de la vie, la santé et la nutrition, les assurances et les technologies appliquées. Québec est aussi un centre portuaire important : son port est le troisième en importance au pays en termes de tonnages. De plus, il reçoit près de 70 000 croisiéristes et 30 000 membres d’équipages par année.
Québec est connue pour son histoire visible, ses nombreux musées et ses institutions culturelles. On surnomme Québec, ville de théâtre. D’ailleurs, son quartier historique, le Vieux-Québec, dont les fortifications qui l’entourent subsistent toujours, font de Québec la seule ville fortifiée d’Amérique au nord du Mexique.
On dit « à Québec » et « de Québec » pour parler de la ville, et « au Québec » et « du Québec » pour parler de la province ou du peuple québécois.
En 2007, la population de Québec était de 500 691 habitants, répartis dans huit arrondissements : La Cité, Les Rivières, Sainte-Foy–Sillery, Charlesbourg, Beauport, Limoilou, La Haute-Saint-Charles et Laurentien. Sa région métropolitaine comprend 746 252 habitants.
En 2008, Québec célébrait son 400 anniversaire en grandes pompes, soulignant ainsi sa position de berceau de la civilisation française en Amérique. Des célébrations ont eu lieu un peu partout dans l’hémisphère nord.

Chapitre : Histoire
Article détaillé : Histoire de la ville de Québec.
- Sous-chapitre : Histoire du nom « Québec »
Le resserrement du fleuve entre les villes de Québec et de Lévis, sur la rive opposée, aurait donné le nom à la ville, Kebec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit ». Une autre théorie, bien que moins répandue que la précédente, est aussi avancée pour expliquer l’origine du nom de la ville. Ainsi, Samuel de Champlain aurait pu prendre l’invitation des Amérindiens à descendre (Kepec) pour la désignation de leur région. Une telle confusion ne serait pas unique puisque le nom du pays, Canada, serait issu de ce même genre d’incompréhension linguistique. Une autre hypothèse est que la ville porte simplement le nom des autochtones habitant près de cette région, les « kebik », aujourd'hui connus sous l'appellation « Montagnais ».
Deux autres noms ont été considérés, au cours des années, pour nommer la ville. Champlain lui-même envisagea, quelques années après la fondation, le nom de Ludovica, pour nommer la nouvelle cité en l’honneur du roi Louis XIII, souverain français à cette époque. Aussi, lors de la création de la confédération canadienne en 1867, on considéra de revenir au nom amérindien, sous la forme de Stadacona, afin d’éviter toute ambiguïté avec le nom de la nouvelle province.
Premières orthographes : Quebecq (Levasseur, 1601); Kébec (Lescarbot, 1609), Quebec (Champlain, 1613). Similairement, le gentilé a, historiquement, pris diverses formes : Kébécois (1935), Québeccois (1835), Quebecois (1754), Québecois (1775), Québecquois (1825), Québécuois (1910), Quebequois (1754), Québéquois, et même Stadaconien, qui renvoie au nom amérindien de Québec, Stadaconé.
- Sous-chapitre : Préhistoire
Le site de la ville de Québec, il y a 14 000 ans, était littéralement sous une calotte glacière. 2 000 ans plus tard, ce même site se retrouva submergé par l’eau, à la suite de la fonte des glaciers, qui formera la mer de Champlain, devenue avec le temps un simple fleuve. Seule la colline de Québec était visible à ce moment-là . Ainsi, 6 000 ans plus tard, l’emplacement de Québec se montre fièrement.
- Sous-chapitre : Avant la fondation
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Jacques Cartier (portrait fictif datant du XIX siècle) : on ignore son vrai visage
Le 18 mars 1534, Jacques Cartier quitte le port de St-Malo en France pour explorer, au compte du roi de France François Ier, l'intérieur navigable des terres de l'Amérique septentrionale. Celui-ci connaît déjà les côtes maritimes de l'est des continents américains jusqu'au Brésil. Il choisit de baliser les régions qui se trouvent sur le même parallèle et la plus directe avec la France. Le but est d'y trouver la route permettant de pouvoir passer aux Indes, en Chine et au Japon. S'il peut y arriver, Cartier serait en position d'établir un contrôle territorial et commercial sur ce nouveau passage maritime en direction des richesses de l'Orient. Le tout à l'avantage du royaume de France et des vues pécunières que ce dernier pourrait en obtenir.
À l'intérieur du golfe, le navigateur et l'équipage visitent différents lieux et se rendent à l'actuelle baie de Gaspé d'où ils auront un rendez-vous inattendu avec un important groupe d'Amérindiens. Cartier fait la rencontre d'un chef du nom de Donnacona. Après avoir établi une relation "commerciale" avec ce premier groupe d'autochtones, Cartier amène les deux fils du chef Donnacona (Domagaya et Tainoagny) avec lui. Ceux-ci semblent connaître l'intérieur des terres de la vallée du St-Laurent. Comme la saison estivale passe rapidement, Cartier prend la décision de retourner en France. Il espère ainsi présenter ses découvertes (divers objets et "indigènes") à la cour du roi avec les honneurs et attirer l'attention du roi sur ses "nouveaux sujets". Domagaya et Taignoagny deviendront, à leur façon, explorateurs en accompagnant le Malouin jusqu’à la cour du roi de France.
François Ier autorise à nouveau Cartier à entreprendre une seconde expédition.
Jacques Cartier y apprend qu'il y a un endroit où commence une grande rivière, le "chemin du Canada" grâce aux confidences de ses "invités" amérindiens. Il décide donc de remonter le fleuve en 1535. C'est en parcourant le long des rives du Fleuve St-Laurent (nom donné au fleuve par Jacques Cartier le jour du( 10 août 1535) de la fête religieuse de Saint Laurent), que le navigateur entreprend de baliser à nouveau les rivières qui s'y trouvent. Le but, rappelons-le, est d'éventuellement trouver la bonne voie d'accès à la route de la soie. Il y marque de balises de nombreuses rivières; la rivière Saguenay et la rivière Ste-Croix (aujourd'hui connue sous le nom de la rivière St-Charles) entre autres. L'actuelle région de Québec vient d'être visitée par celui qui sera désigné comme le principal découvreur de la vallée du St-Laurent et l'un des co-fondateurs du Canada avec Johannes Caboto (pour les Anglais sur les côtes de Terre-Neuve-et-Labrador (1497)). Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, d'autres navires des différents royaumes d'Europe, se promènent dans les eaux du fleuve et des côtes du Labrador, avant même le début des véritables intérêts de colonisation en Nouvelle-France, les marins français, espagnols, basques, portugais et anglais viennent chaque année pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. De plus en plus de navires font escalent dans le golfe Saint-Laurent. Les Amérindiens se font la guerre en vue d’un meilleur positionnement pour le commerce avec les Européens.
Jacques Cartier est le premier Français à avoir officiellement découvert la région de Québec (en 1535) pour le compte du roi de France. Lui et ses hommes localisent le village nommé Stadaconé, une agglomération iroquoise à cette époque (Champlain y découvre en 1603 une population montagnaise). Ils furent accueillis par Donnacona à nouveau, le chef amérindien du village. Des relations s'établissent en vue de faire le commerce. Cependant, les craintes sont réciproques entre les Français et les habitants du village de Stadaconé. (Stadaconé est un village qui existait avant l'établissement de Québec) Plus tard, l'usage sera de présenter ces premiers habitants comme autochtones en opposition aux nouveaux occupants du continent européen.
Les hommes de Cartier construisent une fort sur la rive droite de la rivière Sainte-Croix, (l'actuelle rivière St-Charles, près du boulevard Hamel et de l'autoroute Laurentienne (R 73)) en attendant de passer l'hiver. Cette fortification est suffisamment éloignée du village iroquois et gardée de jour comme de nuit.
Les relations demeurent tendues avec les Amérindiens. Puis, les Français affrontent les rigueurs de l’hiver. En effet, 110 des 145 hommes de Cartier contractent le scorbut. Grâce à l'aide inextrémiste des Amérindiens de Stadaconé qui connaissent un remède pour les secourir, une infusion faite d’annedda (cèdre blanc), beaucoup s'en sauveront, incluant Cartier lors de son voyage suivant. 25 hommes mourront quand tout de même du scorbut cette année-là .
Une fois le printemps revenu, Cartier retourne en France. Il balise sans cesse les sorties de nombreuses rivières qui bordent le fleuve St-Laurent et sa vallée.
Par stratégie, Agona, un Amérindien, aspire aux pouvoirs face à Donnacona. Cartier décide de retourner en France avec ce dernier et ses enfants afin de les protéger, le 3 mai 1536. Il lui promet de revenir d’ici un an. Il abandonne l'un de ses bateaux, la Petite-Hermine, faute d’hommes. Il quitte avec une dizaine d’Iroquois dont 4 enfants qui lui avait été donnés à l’automne précèdent. Il arrive à Saint-Malo, en France, le 16 juillet 1536. La presque totalité des Amérindiens vont mourir en France en raison des maladies auxquelles ils ne sont pas protégés par les anticorps. Seule, une jeune fille s'en sauve.
Cinq ans plus tard, le23 août 1541, Jacques Cartier est de retour dans la future région de Québec pour s’y installer à nouveau. En effet, il y construit un nouveau bâtiment à l’embouchure de la rivière Cap-Rouge, qu’il nomme Charlesbourg-Royalen l’honneur du fils de François 1er. C’est un lieu idéal pour les navires, l’artillerie et la construction d’habitations. L’ancien site de la rivière Sainte-Croix n’est plus du tout sûr. Le chef de Stadaconé est maintenant Achelacy.
Quelque temps plus tard, Jacques Cartier et ses hommes découvrirent de petites pierres blanches qu’ils croient être des diamants sur l’actuel site Cap-aux-Diamants. En réalité, ce n’est que du quartz. Durant l’hiver 1541-1542, une nouvelle vague de scorbut frappe son équipe. En plus, les Iroquois assassinent des membres de l’équipe de Cartier. Il en résulte la mort de 35 personnes. Après avoir fait le plein de nouvelles marchandises (or et diamants), Cartier décide de retourner en France. .
Pendant ce temps, toujours en 1542, Roberval s'installe à l'endroit occupé par le second site de Cartier et le renomme France-Roy. Jean-François de La Rocque, sieur de Roberval y fait construire un édifice au bas et un autre sur la montagne. Il connaît également la difficile situation d'un hiver vigoureux. Les morts sont nombreux. L'idée de peupler les lieux par les Français s'estompe de ces nombreuses pertes de vies et des faux espoirs de richesse. Il faut attendre l'arrivée de Samuel de Champlain plus de 60 ans plus tard pour connaître à nouveau la volonté d'une colonisation française en Amérique du Nord et de fonder Québec en 1608.
- Sous-chapitre : De Stadaconé à James Wolfe
La ville de Québec a officiellement été fondée par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, sous l’aile de Pierre Dugua de Mons au titre de gouverneur général de la Nouvelle-France, sur un site situé à proximité d’un ancien village iroquoien autrefois appelé Stadaconé dont le chef était Donnacona. L’emplacement, connu aujourd’hui sous le nom de place Royale, devient le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. À l’aube du XVII siècle, le site actuel de la ville de Québec n’était alors plus visité que par quelques nomades algonquins. Puisque c’est là où le fleuve rétrécit, le lieu semblait propice à l’établissement d’une colonie permanente.
Lors de la construction de l’Habitation de Québec, un complot est fomenté par les Basques afin d’éliminer Champlain et faire mainmise sur les provisions et produits nécessaires à l’établissement de la nouvelle colonie. Puis, on se prépare à l’hiver de 1608 et 1609. En l’absence d’une alimentation saine, la dysenterie et le scorbut n’empêcheront pas de provoquer la mort de vingt des vingt-huit personnes qui y sont restés.
Samuel de Champlain s’engage avec les Algonquins et les Hurons dans les territoires iroquois. Les Français possèdent l’arquebuse et devront le faire savoir pour leur sécurité devant la menace iroquoise. C’est le prétexte pour pouvoir s’établir en Amérique comme colonisateurs auprès des Amérindiens en guise de négociation.
En 1612, Champlain devient lieutenant en Nouvelle-France.
Pendant de nombreuses décennies, Québec demeurera un poste de traite. Les problèmes de développement sont liés à la contrebande inlassable qui s’y pratique. Entre autres, des marchands français voient d’un mauvais œil l’établissement d’un poste permanent dans la vallée du Saint-Laurent. Québec perdra son monopole de la traite. Toujours en poste, Champlain viendra ainsi à Québec de façon régulière aux deux ans jusqu’en 1617. La vie à Québec est maintenue. Ceux qui y demeurent le font sous contrat. Le poste de traite tient bon malgré la contrebande. Champlain poursuit ses explorations en 1613 au sud du poste de traite et dans la région de la rivière des Outaouais. La quête de la route pour l’Asie se poursuit puis, retourne en France à nouveau.
En 1615, Champlain revient à Québec avec des religieux récollets. La Nouvelle-France sera catholique.
Les Algonquins, Montagnais et Hurons sont confrontés à des conflits avec les Iroquois. Champlain participe à une offensive guerrière dans laquelle il sera blessé aux genoux. Peupler le pays est une tâche ardue et la population française est peu encline à quitter la France pour venir dans une Amérique difficile à habiter en raison du climat. Les moyens étant peu nombreux, peu de colons y viennent. Les autres y viendront sporadiquement par contrat, d’autres voudront tenter une chance d’améliorer leur sort. Certains avantages, tel obtenir des terres et s’enrichir de son travail, permettra de susciter un intérêt certain. C’est à partir de 1617 que des gens viendront dans la colonie pour des raisons qui sont autres que celle de la traite des fourrures. Champlain sait que si on n’intervient pas bientôt, les terres de la vallée du Saint-Laurent qui n’auront pas été occupées par la France, le seront par les Anglais et les Hollandais.
Des familles commencent à s’installer à Québec et les hommes occupent les métiers liés aux besoins de la jeune colonie. Ainsi, ils obtiennent les droits et les privilèges lié aux métiers plus rapidement que s’ils étaient en France où là , ils doivent suivre les règles strictes des professions. Il est bien entendu que les meilleurs artisans ne sont pas du voyage pour l’Amérique. Les bons artisans viendront plus tard.
Le maintien par le roi des privilèges liés au commerce de la fourrure sera maintenant étendu au projet de développement du territoire. Cependant, l’essor de Québec ne se fera pas vraiment avant les années 1660.
Champlain était plutôt engagé sporadiquement à un rôle d’explorateur avant 1619. Les choses prennent une tournure différente au moment qu’il reçut le titre de commandant effectif de l’Habitation de Québec. En 1620, il revient à Québec accompagné cette fois de son épouse Hélène Boullé. Il fait remettre le poste de traite en ordre après plusieurs années de laisser-aller. Champlain y fait construire un fort dans le haut du site du Cap-aux-Diamants et lui donne le nom de château Saint-Louis en l’honneur de Louis XIII. (Le site archéologique du château Saint-Louis longe le château Frontenac au sud-est). La colonie prend véritablement forme par la présence d’une soixantaine de personnes; hommes, femmes et enfants cette fois. Les besoins sont nombreux dans tous les domaines de la vie de groupe.
En 1623, Champlain fait construire un chemin entre le fort et les nouvelles installations.
De 1624 à 1626, Champlain s’occupe en France des préoccupations liées aux besoins de la jeune colonie. Celle-ci progresse peu durant ce temps. Le développement du poste de traite tient toujours à la nécessité et aux privilèges des droits sur le territoire exclusif et du commerce en Nouvelle-France. Les progrès sont encore peu nombreux lors d’une visite de Champlain au poste de traite en 1626.
À partir de 1627, la colonie de la Nouvelle-France sera modelée selon le modèle du régime seigneurial.
La mémoire de Samuel de Champlain est liée à celle de la ville de Québec et à toute son histoire. Il vient de mourir au jour de Noël de 1635 à Québec.
En 1636, Québec devient une ville défensive. On y ajoute canons et une nouvelle forteresse. La ville a maintenant une garnison.
Beaucoup plus tard, lorsque la ville prend de l'envergure et après la tentative manquée de l’amiral William Phips de prendre Québec en 1690, le gouverneur Frontenac fit ériger des remparts à l’ouest de la ville. Une cinquantaine d’années plus tard, sous la menace d’une nouvelle guerre avec les Anglais, on édifia d’autres remparts un peu plus à l’ouest.
À la fin du Régime français, le territoire de l’actuelle ville de Québec est contrasté. Bois, villages, champs en culture et pâturages entourent la ville de 8 000 habitants. Celle-ci se démarque par son architecture monumentale, ses fortifications, ses rues boueuses et insalubres, ses riches maisons de maçonnerie et ses bicoques des faubourgs Saint-Jean et Saint-Roch. Malgré son urbanité et son statut de capitale, Québec reste une petite ville coloniale étroitement liée à l’arrière-pays. Les habitants viennent s’y procurer des marchandises de France et vendre leurs surplus agricoles et du bois de chauffage aux deux marchés de la ville.
En 1759, le siège de Québec, puis la bataille des Plaines d’Abraham remet la capitale de la Nouvelle-France aux troupes britanniques. L'histoire de Québec sous la gouverne française se terminera par un événement majeur. En participant à la guerre de Sept Ans, la ville en ressort dévastée.
- Sous-chapitre : Régime britannique
En avril 1760, le maréchal de Lévis remporte la bataille de Sainte-Foy. Cependant, l’arrivée de renforts britanniques oblige l’armée française à se replier vers Ville-Marie, qui capitule à son tour, en septembre 1760. Trois ans plus tard, la plupart des possessions françaises d’Amérique du Nord sont cédées à la Grande-Bretagne. L’ancienne capitale de la Nouvelle-France devient celle de la « Province of Quebec ».
En 1775, à la suite du deuxième congrès continental, avant la révolution américaine, la garnison britannique de la ville de Québec est attaquée sans succès par les troupes américaines de Benedict Arnold lors de la Bataille de Québec (1775). Le général américain Richard Montgomery y trouvera la mort. Quant au major general britannique Isaac Brock, il fortifiera la ville en renforçant ses murs et en élevant une batterie d’artillerie juste avant la guerre de 1812.
En 1872, soit cinq ans après la confédération canadienne, le gouverneur général du Canada, Lord Dufferin, décide d'établir une résidence officielle à la citadelle de Québec, décision facilitée par le renvoi d'une partie des officiers, qui étaient britanniques. Dès sa venue à Québec, Lord Dufferin entends faire de Québec une ville touristique: il ordonne qu'on reconstruise les murs, où les habitants de la ville de Québec avaient coutume de prendre des blocs pour la construction de bâtiments, et fait ériger une terasse qui porte toujours son nom.
Tout au long des XIX et XX siècles, la ville de Québec fut la principale destination d’un nombre croissant d’immigrants, qui quittèrent annuellement les îles Britanniques pour venir s’établir en Amérique du Nord, en raison de sa situation sur le fleuve Saint-Laurent, principale voie navigable en Amérique du Nord. Ainsi, vers les années 1830, la ville de Québec accueillit une moyenne annuelle de 30 000 nouveaux immigrants, dont les deux tiers furent des Irlandais.
Québec a été la capitale du Canada de 1859 à 1865, l’avant-dernière ville à l’être avant son transfert définitif vers Ottawa. La « Conférence de Québec » de 1864 sur la Fédération canadienne y a été tenue.
- Sous-chapitre : XX et XXI siècle
En 1917, la construction du pont de Québec, reliant Québec sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à Lévis sur la rive sud, est achevée. Il est, depuis ce jour, le plus long pont à structure cantilever au monde. Pendant sa construction, deux effondrements de la partie centrale du pont coûteront la vie à plus de 80 ouvriers.
En 1920, le Royal 22 Régiment emménage à la Citadelle. Pour la première fois depuis 1759, des troupes francophones assument la garde du Gibraltar d’Amérique.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux conférences inter-alliées furent tenues à Québec. La première rassembla en 1943 Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis ; Winston Churchill, premier ministre britannique ; William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada et T.V. Soong, ministre des affaires étrangères de la Chine. La seconde fut tenue en 1944 et Churchill ainsi que Roosevelt y participèrent. Elles furent tenues à la Citadelle de Québec et au Château Frontenac.
L’arrondissement historique de Québec, le Vieux-Québec, est classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1985. Québec demeure la seule ville en Amérique du Nord à avoir conservé ses remparts qui regroupent de nombreux bastions, portes et ouvrages défensifs ceinturant toujours le Vieux-Québec. La Haute-Ville, située au sommet de la falaise, centre social et administratif, avec ses églises, ses couvents et autres monuments comme la redoute Dauphine, la Citadelle et le Château Frontenac, et la Basse-Ville, avec ses quartiers anciens, forment un ensemble urbain qui est un des meilleurs exemples de ville coloniale fortifiée.
En 1997, le Gouvernement du Québec décide de créer un organisme d’État, la Commission de la capitale nationale du Québec, ayant comme but d’embellir la capitale, conseiller et promouvoir cette dernière.
En avril 2001, Québec fut l’hôte du Sommet des Amériques pour discuter de l’accord de libre-échange des Amériques (ZLEA). La conférence fut marquée par des affrontements importants entre les forces policières et des groupes altermondialistes ainsi que par la décision de murer une partie de la ville autour des lieux de la conférence pour des raisons de sécurité.
En 2008, la ville de Québec célèbre son 400e anniversaire (la ville ayant été fondée en 1608 par Samuel de Champlain). En cet honneur, la Maison Simons offre à la ville la fontaine de Tourny, originaire de la ville de Bordeaux, en France, et qui est ornée de sculptures qui sont l'oeuvre de Mathurin Moreau. La fontaine est installée devant le bâtiment de l'Assemblée Nationale du Québec.
- Sous-chapitre : Capitale nationale
Québec, depuis les débuts de son existence, a été la capitale d’un ensemble de territoires désignés :
- de 1608 Ã 1627 et de 1632 Ã 1763, elle est la capitale du Canada et de toute la Nouvelle-France ;
- de 1763 à 1791, elle est la capitale de la province de Québec ;
- de 1791 Ã 1841, elle est la capitale du Bas-Canada ;
- de 1852 Ã 1856 et de 1859 Ã 1866, elle est celle de la province du Canada.
Aujourd’hui, elle est toujours la capitale nationale du Québec. Elle est la principale agglomération de Québec, de la Communauté métropolitaine de Québec, de la région administrative de la Capitale-Nationale et de l’est du Québec.

Chapitre : Géographie
- Sous-chapitre : Découpage territorial
Québec est divisé en six arrondissements
- La Cité–Limoilou
- Les Rivières
- Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge
- Charlesbourg
- Beauport
- La Haute-Saint-Charles
Ces arrondissements sont à leur tour subdivisés en quartiers.
Un nouveau découpage des arrondissements est entré en vigueur le 1 novembre 2009. Le nombre d'arrondissements est alors passé de huit à six. Les changements sont :
- Disparition de l'arrondissement Laurentien dont une partie va dans Sainte-Foy–Sillery (renommé Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge) et une autre dans la Haute-Saint-Charles.
- Fusion de La Cité et Limoilou pour devenir La Cité-Limoilou.
- Légers ajustements dans les limites des arrondissements.
Le changement touche aussi le Conseil municipal de Québec dont le nombre de sièges, et donc de districts électoraux, passe de 37 à 27. Par contre les limites des quartiers (différents des districts électoraux) ne devraient pas changer.
Territoires enclavés
Québec comporte trois territoires enclavés : la ville de L'Ancienne-Lorette, la réserve indienne huronne-wendate de Wendake et la petite municipalité de paroisse Notre-Dame-des-Anges.
- Sous-chapitre : Québec, côte à côte
La topographie particulière de la ville, constituée d’une part de la colline de Québec où se trouvent les arrondissements Sainte-Foy–Sillery et La Cité (en partie), et d’autre part du coteau de Beauport, a fortement influencé l’occupation du territoire.
La colline de Québec et le coteau ont connu des développements successifs très diversifiés depuis le début de la colonisation jusqu’aux temps récents. Sur le plateau de la colline, la succession des quartiers depuis le Vieux-Québec vers l’ouest traduit non seulement des époques d’urbanisation différentes, mais permet aussi de comprendre la constitution progressive de la Haute-Ville. Cette dénomination trouve toute sa force et sa signification par opposition à la Basse-Ville, qui s’est développée au pied du cap Diamant et au contact direct du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Charles.
La démarcation entre la haute-ville et la basse-ville fut de tout temps aussi sociologique que topographique, le plateau accueillant les familles les plus riches (mis à part le quartier ouvrier de Saint-Jean-Baptiste) alors que les classes laborieuses et défavorisées habitaient principalement le bas de la ville, tant du côté sud (Cap-Blanc) que du côté nord (Saint-Roch, Saint-Sauveur et Limoilou).
- Sous-chapitre : Cours d’eau
Plusieurs cours d’eau touchent le territoire de Québec. La vie de la ville a été en premier lieu façonnée par la présence du fleuve Saint-Laurent, particulièrement au niveau économique puisqu’il permettait l’établissement d’un port commercial et touristique important. L’aménagement des berges du fleuve pour y permettre un accès et un usage récréotouristique aux citoyens fait l’objet d’investissements majeurs et doit être complété pour le 400 anniversaire de la ville en 2008.
L’origine historique de la ville de Québec se situe au confluent du fleuve et de la rivière Saint-Charles, dont le bassin hydrographique couvre une bonne partie du territoire. Le bassin versant de la rivière Saint-Charles est d’ailleurs le plus densément peuplé au Québec. De nombreux autres ruisseaux, petits lacs et rivières complètent l’irrigation de la ville, dont les trois plus importantes sont la rivière Beauport, la rivière du Cap-Rouge et la rivière Montmorency. Cette dernière forme les chutes Montmorency, les plus importantes chutes québécoises, juste avant son embouchure dans le fleuve.
- Sous-chapitre : Parcs et jardins
Article détaillé : Parcs et jardins de Québec.
Québec possède de nombreux parcs et jardins sur son territoire. Il en existe plus d’une centaine, entre autres, les Plaines d’Abraham, le Bois-de-Coulonge, les berges de la rivière Saint-Charles, le parc de la Chute-Montmorency, et la Promenade Samuel-De Champlain sur les rives du fleuve Saint-Laurent inaugurée en juin 2008. Elle constitue le don du gouvernement du Québec à sa Capitale-Nationale pour son 400 anniversaire de fondation.
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Vue panoramique du centre-ville de Québec, depuis le parc Cartier-Brébeuf et la rivière Saint-Charles
- Sous-chapitre : Climat
La ville de Québec se situe dans la zone climatique continentale humide de la province et jouit en conséquence d'un climat tempéré. Ce climat se caractérise par quatre saisons bien définies. Des étés chauds, avec des maximums pouvant atteindre 35 °C et des hivers froids, avec des minimums pouvant atteindre -30 °C et d'abondantes chutes de neige. Les météorologues décrivent souvent les températures ressenties à Québec en tenant compte des indices de refroidissement éolien et humidex. Entre les deux, il y a l'automne et le printemps, avec des pluies fréquentes.
En été, le temps est généralement ensoleillé mais lorsque l'air est chaud et humide, il se déclenche des orages violents lors du passage de fronts froids. Les premières neiges arrivent en général en octobre ou novembre, mais ne restent au sol habituellement qu'à partir de décembre. Pendant l'hiver 2006-2007, Québec a connu des périodes de températures au-dessus des moyennes et n'a reçu de la neige qu'à la mi-janvier. Par contre, l'hiver 2007-2008 a vu l'augmentation du nombre de tempêtes de neige et le record de précipitations de neige a été fracassé, avec plus de 550 cm reçus. Une des tempêtes hivernales les plus remarquables qui a frappé Québec est celle de mars 1971 et a été surnommée « la tempête du siècle ».
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -17,6 | -16 | -9,4 | -1,3 | 5,3 | 10,6 | 13,4 | 12,4 | 7,2 | 1,7 | -4,3 | -13,4 |
| Température moyenne (°C) | -12,8 | -11,1 | -4,6 | 3,3 | 11,2 | 16,5 | 19,2 | 17,9 | 12,5 | 6,2 | -0,7 | -9,1 |
| Température maximale moyenne (°C) | -7,9 | -6,9 | 0,1 | 7,6 | 17,1 | 22,2 | 25 | 23,4 | 17,7 | 10,7 | 2,9 | -4,8 |
| Précipitations (mm) | 89,8 | 70,6 | 90,3 | 81,2 | 106,1 | 114,2 | 127,8 | 116,7 | 125,5 | 101,7 | 102 | 104,4 |
| Record de froid (°C) | -35,4 | -36,1 | -30 | -18,9 | -7,8 | -0,6 | 3,9 | 2,2 | -4,8 | -10 | -24 | -32,3 |
| Record de chaleur (°C) | 10 | 11,7 | 17,8 | 29,9 | 33 | 33,9 | 35,6 | 34,4 | 33,9 | 28,3 | 20 | 13,9 |
Source : Environnement Canada

Chapitre : Démographie et population
La ville de Québec comptait, en 2007, environ 500 000 habitants.
| 1931 | 1941 | 1951 | 1961 | 1971 | 1981 | 1991 | 2001 | 2007 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 168 249 | 199 588 | 245 742 | 321 917 | 408 440 | 434 980 | 461 894 | 476 330 | 500 691 |
Image (cliquez pour agrandir) :
Vue satellite : Québec sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, Lévis sur la rive sud et la pointe ouest de l’Île d’Orléans
Les renseignements démographiques suivants concernent l'agglomération de Québec et sont les plus récents disponibles auprès de l’Institut de la statistique du Québec.
- Population totale (2007) : 537 088 hab.
- 0-14 ans : 71 833 hab.
- 15-24 ans : 68 206 hab.
- 25-44 ans : 151 224 hab.
- 45-64 ans : 160 611 hab.
- 65 ans et plus : 85 214 hab.
Liste : - Perspectives démographiques (variation 2026/2001) : 3,9 %
- Nombre de travailleurs de 25-64 ans (2003) : 221 130
- Revenu d’emploi moyen des travailleurs de 25-64 ans (2003) : 39 514 $
- Taux d’assistance-emploi (2007) : 4,8 %
L’information suivante est la plus récente disponible auprès de Statistique Canada et provient de données du dernier recensement en 2006 à Québec. Le prochain recensement aura lieu en 2011.
La population de Québec a constamment changé depuis des années. Lors des derniers recensements (2006), les habitants se définissaient eux-mêmes comme non-immigrants à 95 % (22 775 membres de minorités visibles sur 516 015 répondants), de langue maternelle française à moins de 96 % (498 645 sur 516 010 répondants). De plus, la proportion d’immigrants est la deuxième plus élevé au Québec.
Québec est considéré comme une ville sécuritaire; il s'y commet en moyenne six meurtres par année, une moyenne inférieure à celle des autres villes canadiennes de population comparable. Alors que les années 1990 voient un pic d'occurrences de meurtres causé par les affrontements entre bandes de « motards criminalisés » au Québec, en 2007, aucun homicide n'est enregistré sur le territoire de la ville.

Chapitre : Transports
Article détaillé : Liste des moyens de transports à Québec.
- Sous-chapitre : Transport en commun
Article détaillé : Réseau de transport de la Capitale.
Le Réseau de transport de la Capitale (plus communément appelé RTC) est l'organisme qui est en charge du transport en commun de l'agglomération de Québec. Il offre plus d'une centaine de parcours, transigeant par huit terminus, avec plus de 500 autobus, dont huit électriques pour desservir le Vieux-Québec. Il est le deuxième réseau de transport en commun en importance au Québec. Le RTC possède le plus grand garage d'autobus en Amérique du Nord.
Plusieurs projets animent le réseau, dont l'ajout de la carte à puce comme perception monétaire à l'automne 2008 et la mise en place progressive de 62 autobus articulés sur les parcours à haute fréquence qui s'étalera jusqu'en 2011.
- Sous-chapitre : Train
Québec fait partie du corridor Québec-Windsor du service de train assuré par Via Rail, une société du gouvernement fédéral. La Gare du Palais sert de terminus central et est présentée comme une œuvre architecturale. De plus, un projet de train à grande vitesse entre Québec et Windsor en Ontario, passant par Montréal et Toronto, est à l'étude. Les premiers ministres des provinces concernées, Jean Charest et Dalton McGuinty, ont alloué chacun la somme de un million de dollars afin de financer celle-ci.
- Sous-chapitre : Aéroport international
Article détaillé : Aéroport international Jean-Lesage.
La ville de Québec est desservie par l’aéroport international Jean-Lesage, nommé ainsi en l'honneur de l'ancien premier ministre du Québec Jean Lesage. Les compagnies aériennes telles que WestJet, Air Canada Jazz, Porter Airlines, United Airlines, Continental Airlines, Air Transat, Sunwing, Canjet, Northwest Airlines (filiale de Delta), Aeromexico et Corsairfly y sont présentes. Cet aéroport sert également de base pour les avions-ambulances qui desservent l'Est et le Nord du Québec.
L'aérogare a subi des transformations majeures, grâce aux subventions de 65 millions $ accordées en 2006. Depuis, de nombreuses liaisons et de nouvelles compagnies aériennes se sont ajoutées. En 2008, l'aéroport a atteint le cap du million de passagers.
- Sous-chapitre : Port de Québec
Article détaillé : Port de Québec.
Le port de Québec est l'un des plus importants du Canada, pour ses nombreuses croisières qui y accostent et le transport de produits finis et en vrac. Environs 1,5 millions de passagers, incluant les membres d'équipage, transitent par le port. Aussi, ce dernier possède des installations à vocation de divertissement, telles qu'une salle de spectacle en plein air, l'Agora de Québec, et la Baie de Beauport. Il est le troisième port le plus sollicité au Canada après ceux de Vancouver, en Colombie-Britannique et de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Chapitre : Organisation administrative
- Sous-chapitre : Municipale
Article détaillé : Politique de la Ville de Québec.
Le maire de Québec est Régis Labeaume, élu comme indépendant. Il est en poste depuis le 8 décembre 2007.
Le principal parti d'opposition, le Renouveau municipal de Québec, a été défait aux dernières élections et n'a fait élire aucun candidat. L'unique opposition est donc formée par les deux seuls conseillers indépendants, Yvon Bussières et Anne Guérette. Le parti du maire au pouvoir, Équipe Labeaume, a raflé les 25 autres sièges du conseil. Le Défi vert, un jeune parti, a lui aussi échoué à faire élire au moins un conseiller.
Conseil municipal
Article détaillé : Conseil municipal de Québec.
| Parti politique | Initiales | Chef | Mairie | Opposition officielle | Sièges |
|---|---|---|---|---|---|
| Renouveau municipal de Québec | R.M.Q. | Anne Beaulieu | 2001 - 2005 | 2005 - 2009 | 0 |
| Action civique de Québec | A.C.Q. | Yvan Gignac | 2001 - 2005 | 0 | |
| Équipe Labeaume | E.L. | Régis Labeaume | 2007- | 25 | |
| Indépendant | Ind. | 2 | |||
| Vacant | 0 | ||||
| Total | 27 |
- Sous-chapitre : Provinciale
Article connexe : Commission de la capitale nationale du Québec.
Image (cliquez pour agrandir) :
Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale est Sam Hamad, député de la circonscription de Louis-Hébert et ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
- Sous-chapitre : Fédérale
| Parti politique | Député(e) | Circonscription | Fonction |
|---|---|---|---|
| Parti conservateur du Canada | Josée Verner | Louis-Saint-Laurent | Ministre des Affaires intergouvernementales, ministre responsable de la région de Québec, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre de la Francophonie |
| Parti conservateur du Canada | Sylvie Boucher | Beauport—Limoilou | |
| Parti conservateur du Canada | Daniel Petit | Charlesbourg—Haute-Saint-Charles | Secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada |
| Bloc québécois | Pascal-Pierre Paillé | Louis-Hébert | Porte-parole en matière de sports |
| Bloc québécois | Christiane Gagnon | Québec | Leader parlementaire adjointe, responsable de la région de Québec |
| Bloc québécois | Michel Guimond | Montmorency—Charlevoix—Haute-Côte-Nord | Whip en chef du Bloc québécois |
- Sous-chapitre : Réseaux internationaux, jumelage et ententes
Québec figure au sein :
- de l’Organisation des villes du patrimoine mondial, dont le siège social est à Québec ;
- de la Ligue des villes historiques ;
- du Réseau international pour l’amélioration des gouvernements locaux, parrainé par la fondation Bertelsmann ;
- de l’Association internationale des villes éducatrices ;
- de Cités et gouvernements locaux unis ;
- de l’Association internationale des maires francophones ;
- de l’Association internationale des maires des Grands Lacs et du Saint-Laurent.
Québec est jumelée avec les villes de :
- Bordeaux et Québec sont jumelées depuis 45 ans. Durant les administrations d'Alain Juppé et Jean-Paul L’Allier, le jumelage Québec-Bordeaux a donné lieu à un grand nombre de collaborations: administration du territoire, transports en commun, économie, services sociaux, action sociale, jeunesse, culture, etc. Le bilan du plan triennal de 1999 a fait état de près de 90 réalisations. Un autre plan triennal fut signé en 2002. La Société de promotion économique du Québec métropolitain et la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux ont collaboré pour permettre aux entreprises de faire des contacts. Des institutions québécoises ont des ententes de partenariat avec leur équivalent bordelais : services municipaux, hôpitaux, universités. La première rame du tramway de Bordeaux (2003) a été nommée Ville-de-Québec. Une coopération universitaire intense existe entre Sciences Po Bordeaux et l'Université Laval, avec un master-DESS en Affaires Publiques et Représentation des Intérêts.
Calgary (Canada)
Namur (Belgique)
Xi'an (Chine)
Saint-Pétersbourg (Russie)
Beyrouth (Liban)
Elle a des ententes de coopération et d’amitié avec :
| Équipe | Ligue | Stade | Création | Titres |
|---|---|---|---|---|
| Remparts de Québec | Ligue de hockey junior majeur du Québec (hockey junior) | Colisée Pepsi | 1968 | 2 |
| Capitales de Québec | Ligue Can-Am de Baseball (baseball professionnel) | Stade Municipal de Québec | 1999 | 2 |
| Rouge et Or | (football universitaire et autres disciplines sportives) | PEPS de l’Université Laval | 1995 | 5 |
| Keb’s de Québec | PBL (Premier Basketball League) (basketball professionnel) | PEPS de l’Université Laval | 2006 | |
| Diamants de Québec | LBEQ (Ligue de baseball élite du Québec) | Stade Municipal de Québec | 1995 | |
| Alouettes de Charlesbourg | LBEQ (Ligue de baseball élite du Québec) | Parc Henri-Casault | 1978 | 7 |
| L'Amiral SC de Québec | W-League (Ligne professionnelle féminine de soccer) | Séminaire Saint-François | 2008 | - |

Chapitre : Records
Québec possède :
- Le plus long pont à poutres cantilever (porte-à -faux) au monde, le pont de Québec.
- Le plus vieil hôpital d’Amérique du Nord, l’Hôtel-Dieu de Québec.
- La plus vieille auberge d’Amérique du Nord, l’Auberge du Trésor.
- La plus vieille épicerie en Amérique du Nord, l'épicerie J.A. Moisan, située sur la rue Saint-Jean.
- Le statut de seule ville fortifiée au nord du Mexique.
- Le plus vieux journal, toutes langues confondues, d’Amérique du Nord, The Quebec Chronicle-Telegraph.
- La plus ancienne société savante du Canada, The Literary and Historical Society of Quebec.
- La plus vieille université du Canada et la cinquième en Amérique, l’Université Laval.
- Le premier diocèse catholique au nord du Mexique.
- La première radio communautaire du Canada et de toute la Francophonie CKRL.
- La plus ancienne formation symphonique au Canada, l’Orchestre symphonique de Québec.
- Le plus vieux quartier commercial en Amérique du Nord, le Quartier Petit-Champlain.
- La plus haute chute d’eau au Québec, la chute Montmorency.
- L’hôtel le plus photographié au monde, le Château Frontenac.
- Le plus vieux restaurant au Canada, le Charles-Baillargé (l’Hôtel Clarendon).
- La première cathédrale anglicane à l’extérieur de la Grande-Bretagne, la cathédrale de la Sainte-Trinité de Québec.
- Le plus vieil établissement d'enseignement secondaire, le Collège Saint-Charles-Garnier.
- Québec détient le plus important carnaval hivernal et le troisième toutes saisons confondues au monde, le Carnaval de Québec.

Chapitre : Galerie
La ville est vaste: le centre-ville de Québec vu depuis le quartier Val-Bélair situé à son extrémité nord-ouest. | |||

Chapitre : Vous pouvez voir également :
- Sous-chapitre : Articles connexes
- Histoire de la ville de Québec
- Arrondissement historique du Vieux-Québec
- Monuments de l’arrondissement historique du Vieux-Québec
- Liste des biens culturels de la région Québec
- Carnaval de Québec
- Médaille de la Ville de Québec
Voirie de Québec | Infrastructures |
- Sous-chapitre : Liens externes
- Site officiel de la Ville de Québec
- Ville de Québec sur Wikitravel
- Office du tourisme et des congrès de Québec
- Québec « Cité du Monde multimédia » avec TV5
- Fontaine de Tourny - Symbole du 400 anniversaire de Québec
- Québec urbain : l’urbanisme de Québec en version carnet
- Géopanorama de Québec sur le site Ressources naturelles Canada
- « Chez les Français au Canada » Texte paru pour la première fois dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 25 mars 1911 - l’écrivain autrichien Stefan Zweig évoque son séjour chez les francophones de Québec.
- Guide urbain de Québec
- Portail Web GrandeAllee.com : services et informations pour la communauté de la Rue Grande Allée à Québec

Chapitre : Notes et références
- ↑ Institut de la statistique du Québec
- ↑ UNESCO - Arrondissement historique du Vieux-Québec
- ↑ Voir : La « nouvelle » Capitale
- ↑ Conference board of Canada, 29 septembre 2005 & 14 septembre 2006 [1] [2]
- ↑ Statistiques Québec 2008
- ↑ Chambre de commerce de Québec
- ↑ Port de Québec
- ↑ Parcs Canada - Lieu historique national du Canada des fortifications-de-Québec [3]
- ↑ Ville de Québec - Arrondissements
- ↑ [4]
- ↑ Commission de toponymie du Québec : Québec
- ↑ Commission de la toponymie du Québec
- ↑ Université Laval
- ↑ À son arrivée en Europe, Jacques Cartier fait rapidement évaluer ses découvertes. La déception sera très grande et l'aventure mène à l'échec pour d'éventuels projets d'exploration dans le Nouveau-monde. République Libre - Les voyages de Cartier
- ↑ Vécu des immigrants : Immigrer et s’installer en terre canadienne, Bibliothèque et Archives Canada [5]
- ↑ Loi sur la Commission de la capitale nationale sur Publications du Québec, Gouvernement du Québec. Consulté le 30 juillet 2009.
- ↑ Marie-Christine Weidmann Koop, Le Québec à l'aube du nouveau millénaire : entre tradition et modernité, Presses de l'Université du Québec, Québec, 2008, 418 p. (ISBN 9782760515420), p. 26.
- ↑ Jean-Marie Lebel et Alain Roy, Québec, 1900-2000 : le siècle d'une capitale, Éditions MultiMondes, Sainte-Foy, 2000, 157 p. (ISBN 2895440085), p. 129.
- ↑ Serge Courville et Robert Garon, Québec : ville et capitale, Presses Université Laval, Sainte-Foy, 2001, 457 p. (ISBN 2763776744), p. 332.
- ↑ Carte des nouveaux arrondissements
- ↑ Carte des nouveaux districts électoraux
- ↑ Gouvernement du Québec, « Les zones climatiques: fiche climatique du Québec du sud au nord ». Consulté le 2008-12-22
- ↑ Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC), « Bilan de la saison de neige 2007-2008 ». Consulté le 2008-10-22
- ↑ Québec - Aéroport international Jean-Lesage, 2004, Environnement Canada. Consulté le 29 mars 2008
- ↑ Évolution démographique des 10 principales villes du Québec, Institut de la statistique du Québec
- ↑ Institut de la statistique du Québec, tableau "MRC et territoires équivalents, Population selon le groupe d'âge et le sexe, consulté le 20 novembre 2008
- ↑ Radio-Canada.ca/Quebec - L’immigration fait un bonds de 33 % à Québec [6]
- ↑ Statistiques Canada - Profil des communautés
- Bussière, Ian, Une année sans meurtre, Le Soleil (Québec), 30 décembre 2007, p. 14.
- ↑ Radio-Canada/Quebec [7] - En 2007, le Port de Québec a connu une année record en termes de bénéfices et de tonnes de marchandises transbordées, consulté le 31 août 2008
- ↑ voir La région Québec Chaudière-Appalaches a désormais son indice boursier
- ↑ Radio-Canada/Quebec [8] [9]
- ↑ Statistiques Canada, Les immigrants sur le marché canadien
- ↑ Ligue universitaire d’improvisation (LUI)
- ↑ Ligue d’improvisation de Québec (LIQ)
- ↑ Les Improphiles
- ↑ Relève de l’Impro
- ↑ GIF (Gang d’impro de la Fabrique)
- ↑ LIR (ligue d’impro des Résidences)
- ↑ LIMUL
- ↑ LIBIDO
- ↑ Centre culturel islamique de Québec
- ↑ site officiel du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec
- ↑ site officiel du Marathon des deux rives–Lévis/Québec
- ↑ site officiel du Challenge Bell
- Boivin, Matthieu, Soccer - Québec prend le virage pro, journal Le Soleil (Québec), 11 juillet 2008, p. 61.
- ↑ Diocèse de Québec
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