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Définition Wikipédia de : Prusse



Cet article concerne l'ancien pays d'Europe. Pour l’arbre du même nom, voir épicéa.




Introduction :

      Aujourd'hui divisĂ©e entre plusieurs pays, la Prusse (en allemand : PreuĂźen) Ă©tait un territoire allemand de l'Est de l'Europe qui, de 1701 Ă  1918, constitua le noyau d'un royaume qui pesa sur l'histoire du continent, avant de devenir, de 1918 Ă  1947, une partie de la nouvelle Allemagne. Mirabeau disait que la Prusse Ă©voque le souvenir d'un État fortement militarisĂ© : « La Prusse n’est pas un État qui possède une armĂ©e, c’est une armĂ©e qui a conquis une nation Â».







- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Suite de l'article :

Le nom de Prusse fut attribuĂ© au cours de l'Histoire Ă  plusieurs entitĂ©s politiques et administratives, parfois concurrentes entre elles :


  - Sous-chapitre : L'État monastique des chevaliers teutoniques (1224 - 1525)




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Enluminure vers 1300



     La Prusse est Ă  l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie, dont le nom vient d'une dĂ©formation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent bientĂ´t aux Polonais et son territoire fut dès lors peuplĂ© d'Allemands.

  - Sous-chapitre : La Prusse royale (1466 – 1772)

Article dĂ©taillĂ© : Prusse royale.

     Parallèlement, en 1415, l’électeur de Brandebourg, l'empereur Sigismond I, issu de la Maison de Luxembourg, endettĂ© vis-Ă -vis d’un reprĂ©sentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, donne alors Ă  FrĂ©dĂ©ric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. FrĂ©dĂ©ric I est donc nommĂ© gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi Ă©lecteur par le concile de Constance.


     Finalement, par le traitĂ© de Thorn signĂ© en 1466, l'Ordre teutonique cède la partie est de la PomĂ©ranie orientale au Royaume de Pologne qui devient alors la Prusse royale et restera polonaise durant trois siècles.

  - Sous-chapitre : Le duchĂ© de Prusse (1525 – 1701)

Article dĂ©taillĂ© : DuchĂ© de Prusse.

     En 1525, le grand maĂ®tre de l'Ordre teutonique, Albert de Brandebourg-Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le luthĂ©ranisme et transforme la Prusse orientale, possession de l'Ordre, en duchĂ© hĂ©rĂ©ditaire et vassal du royaume de Pologne lors du traitĂ© de Cracovie du 8 avril 1525. Cet État devait rester aux Hohenzollern durant quatre siècles, jusqu’en 1918.

  - Sous-chapitre : Le Brandebourg-Prusse (1618 – 1701)

Article dĂ©taillĂ© : Brandebourg-Prusse.

     En 1618, Jean Sigismond de Hohenzollern, Ă©lecteur de Brandebourg, descendant direct de FrĂ©dĂ©ric I de Brandebourg, hĂ©rite du duchĂ© de Prusse, Ă  la mort de son beau-père Albert FrĂ©dĂ©ric de Prusse, le dernier duc dĂ©cède alors sans hĂ©ritier mâle survivant. Cette union personnelle entre la marche de Brandebourg et le duchĂ© de Prusse durera quatre-vingt trois ans et sera Ă  l'origine de crĂ©ation du Royaume de Prusse.

  - Sous-chapitre : Le royaume de Prusse (1701-1918)

Article dĂ©taillĂ© : Royaume de Prusse.



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La Prusse et l'Europe centrale en 1838





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Frédéric le Grand (1712-1786)



     En 1688, FrĂ©dĂ©ric III devient prince-Ă©lecteur de Brandebourg, son ambition est de se faire couronner roi de Prusse. Il obtient satisfaction en 1701, sous le nom de FrĂ©dĂ©ric I avec le titre de « roi "en" Prusse Â» (bien que la Prusse ne fasse pas partie du Saint-Empire Romain Germanique), mais les Hohenzollern balaient bien vite cette nuance pour se faire appeler « rois de Prusse Â». DĂ©sormais, toutes les possessions des Hohenzollern sont rĂ©unies au sein du royaume. Le terme de Prusse dĂ©signera alors des territoires qui ne font pas partie de la « Prusse originelle Â».


     Sous le règne de FrĂ©dĂ©ric II de 1740 Ă  1774, le royaume prussien devient une grande puissance politique et militaire, accroissant considĂ©rablement son territoire par l'acquisition notamment de la SilĂ©sie (en 1742) et Prusse polonaise (correspondant plus tard Ă  la province de Prusse-Occidentale), lors du 1 partage de la Pologne en 1772.


     Ă€ la fin du XVIII siècle, le territoire prussien s'agrandira encore vers l'est lors des 2 et 3 partages de Pologne en 1791 et 1795.


     Durant les guerres napolĂ©oniennes, le royaume de Prusse sera l'un des plus ardents adversaires de l'Empire français. Ă€ ce titre, il sera l'un des principaux bĂ©nĂ©ficiaires du Congrès de Vienne en acquĂ©rant pratiquement toute la RhĂ©nanie et la Westphalie, formant ainsi une RhĂ©nanie prussienne (ou Prusse rhĂ©nane).


     Le puissant royaume prendra vite l'ascendant sur les États du nord de la ConfĂ©dĂ©ration germanique avec lesquels il constituera une Zollverein (Union douanière) en 1834.


     La guerre des DuchĂ©s contre le Danemark, permet au roi Guillaume I, sous l'impulsion de son Premier ministre Otto von Bismarck, de s'emparer du duchĂ© de Schleswig en 1864. Puis, après la bataille de Sadowa et l'Ă©viction de l'empire d'Autriche en 1866, la Prusse prend la tĂŞte de la confĂ©dĂ©ration de l'Allemagne du Nord et obtient le duchĂ© de Holstein.


     La Guerre contre la France permettra au Royaume et Ă  ses alliĂ©s allemands de parfaire l'UnitĂ© allemande en fondant en 1871 l'Empire allemand (2ème Reich, le 1er - Saint-Empire Romain Germanique, ayant Ă©tĂ© dissous en 1806 par François II sous la pression de NapolĂ©on, lorsque l'empereur du Saint-Empire renonça Ă  la couronne d'Allemagne pour n'ĂŞtre plus qu'empereur d'Autriche), dans lequel le Royaume de Prusse tient une part prĂ©dominante, puisque son souverain Guillaume I en devient l'empereur.


     On dĂ©signe alors par Prusse deux provinces du royaume : celle de Prusse-Occidentale et celle de Prusse-Orientale, qui pendant un temps ne formera qu'une seule Province de Prusse.


     La dĂ©faite allemande en 1918 Ă  la fin de la Première Guerre mondiale et l'explosion rĂ©volutionnaire dans les grands centres urbains balaient l’Empire et la dynastie des Hohenzollern : Guillaume II, petit-fils et successeur de Guillaume I abdique en novembre 1918.

  - Sous-chapitre : État libre de Prusse (1918-1947)

Article dĂ©taillĂ© : État libre de Prusse.

     Dans ce contexte de crise politique et Ă©conomique, l’Allemagne se constitue en une rĂ©publique (la RĂ©publique de Weimar) dont la Prusse n'est plus qu'un simple Land : l'État libre de Prusse (Freistaat PreuĂźen). MalgrĂ© les amputations territoriales que l'Allemagne devra subir au traitĂ© de Versailles et qui toucheront essentiellement le territoire de l'ancien « Royaume de Prusse Â», la Prusse reste le plus grand des dix-sept länder allemands de l'Ă©poque.


     Son Landtag demeure longtemps socialiste, ce qui retarde l'arrivĂ©e des nazis au pouvoir, mais aux Ă©lections de 1932 la Prusse tombe directement sous l'influence du national-socialisme. Avec l'avènement d'Adolf Hitler, en 1933, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre au Troisième Reich.


     Ă€ la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes dĂ©cidèrent de la disparition symbolique de ce qu'elles considĂ©raient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 fĂ©vrier 1947, leurs reprĂ©sentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien et expulsèrent tous ses derniers habitants allemands qui n'avaient pas encore fui, pour les remplacer par des Polonais ou des SoviĂ©tiques venus de l'est.


     Le terme de Prusse n'est plus portĂ© par aucun des seize Länder qui composent aujourd'hui l'Allemagne, rĂ©unifiĂ©e depuis 1990.






Chapitre : Drapeaux de la Prusse







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie

  - Sous-chapitre : Liens internes

  - Sous-chapitre : Liens externes


     


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