haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Phytosociologie






Image (cliquez pour agrandir) :

La phytosociologie étudie les associations végétales.






Introduction :

      La phytosociologie est la discipline botanique qui Ă©tudie les communautĂ©s vĂ©gĂ©tales, en se basant sur des listes floristiques les plus exhaustives possibles. Elle est l'une des branches de l'Ă©tude de la vĂ©gĂ©tation, laquelle peut s'appuyer sur d'autres types d'approches (physionomiques, climatiques, Ă©comorphologiques, agricoles, sylvicoles, etc.)







Suite de l'article :

L'analyse comparative des groupements végétaux permet de définir des catégories abstraites (par exemple des associations végétales et des phytotypes).



     La phytosociologie dĂ©crit les relations spatio-temporelles entre vĂ©gĂ©taux. Elle s'intĂ©resse aussi au fonctionnement Ă©cologique et botanique des vĂ©gĂ©tations, Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles (des synusies aux biomes zonaux), c'est-Ă -dire aux relations des plantes entre elles et avec leur milieu de vie (climat, sol), ainsi que leur rĂ©partition gĂ©ographique. Ses mĂ©thodes et concepts sont transposables Ă  tous les types d'organismes. Elle est donc une discipline Ă©cologique et gĂ©ographique Ă  part entière.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Principes et vocabulaire



     Pour le phytosociologue, les populations vĂ©gĂ©tales de diffĂ©rentes espèces qui utilisent un mĂŞme habitat naturel, ou biotope, constituent des synusies, des phytocĹ“noses, des teselas, catenas, etc., dont la phytosociologie cherche Ă  dĂ©crire les compositions floristiques, l' "architecture", mais aussi le fonctionnement dynamique et Ă©cologique.






Chapitre : Histoire



     Constatant que les espèces vĂ©gĂ©tales ne se rĂ©partissent pas au hasard et que l'on retrouve souvent les mĂŞmes espèces cohabitant dans des mĂŞmes milieux, les prĂ©curseurs de la phytosociologie, tel Henri Lecocq, Charles Flahaut, Émile Chateau (1866-1952), ont dĂ©fini des associations vĂ©gĂ©tales comme unitĂ©s floristico-physionomiques fondamentales de la couverture vĂ©gĂ©tale. Le concept floristique de la vĂ©gĂ©tation s'est ensuite substituĂ© au concept physionomique (basĂ© sur les types biologiques), tel qu'instaurĂ© par les premiers phytogĂ©ographes : Alexander von Humboldt & AimĂ© Bonpland (1807), Grisebach (1838, 1872), Eugen Warming (1909), etc.


     D'autres phytosociologues, comme Josias Braun-Blanquet (1884-1980), Erich Oberdorfer ou Reinhold TĂĽxen ont progressivement construit un système de classification hiĂ©rarchisĂ©, analogue Ă  celui Ă©tabli pour les espèces, prenant pour base l'association vĂ©gĂ©tale considĂ©rĂ©e comme reprĂ©sentĂ©e sur le terrain par des «individus d'association».


     Ce système a constituĂ© un socle thĂ©orique pour le dĂ©veloppement d'outils pratiques de connaissance Ă©cologique. Il a facilitĂ© la comprĂ©hension des affinitĂ©s entre les communautĂ©s vĂ©gĂ©tales et entre celles-ci et les milieux (naturels ou artificialisĂ©s).


     La reconnaissance des groupements vĂ©gĂ©taux qui reflètent la fertilitĂ© et les qualitĂ©s structurelles d'une « station Â» a des applications pratiques en sylviculture et en agronomie.


     En matière de protection de la nature, le phytosociologue distingue les diffĂ©rents habitats en les hiĂ©rarchisant (par exemple en fonction de critères de raretĂ© ou vulnĂ©rabilitĂ© et oriente et Ă©value les opĂ©rations de restauration Ă©cologique de milieux (diagnostic initial, suivi de l'Ă©volution des effets d'une gestion conservatoire ou restauratoire).






Chapitre : Les écoles de phytosociologie


    Liste :
  • L’école suĂ©doise des sociations (HULT 1881, SERNANDER, Uppsala : DU RIETZ 1920, 1930, 1954), encore utilisĂ©e de nos jours en Fennoscandie.
    Liste :
  • L’école anglaise de la dominance (SMITH 1898, 1899, CHIPP 1927, TANSLEY 1946).
    Liste :
  • L’école amĂ©ricaine du climax (CLEMENTS 1905, 1916, 1928) Ă  laquelle se rattachent les cartes des sĂ©ries de vĂ©gĂ©tation (Toulouse : GAUSSEN 1933), et les documents pour la carte de la vĂ©gĂ©tation des Alpes de OZENDA.
    Liste :
  • L’école franco-suisse sigmatiste (ZĂĽrich, SIGMA Montpellier : BRAUN-BLANQUET 1913, 1928, 1951, 1964) Ă  laquelle se rattachent les cartes de GUINOCHET (1956) et de LEMEE (1959).
    Liste :
  • L’école suisse des synusies (RĂśBEL 1917, GAMS 1918).
    Liste :
  • L’école amĂ©ricaine du continuum (GLEASON 1926, 1939, CURTIS & MAC INTOSH1951, CURTIS 1959, MAC INTOSH 1967, 1968).
    Liste :
  • L’école russe des phytogĂ©ocĂ©noses (SUKACHEV 1929,1954, ALECHIN 1932, 1935, LAVRENKO 1938).
    Liste :
  • L’école estonienne unistrate (LIPPMAA 1931, 1933, 1934, 1935).
    Liste :
  • L’école belge des groupes socioĂ©cologiques (Paul DUVIGNEAUD 1946), Ă  laquelle se rattachent les travaux de PASSARGE (1964).
    Liste :
  • L’école française des groupes Ă©cologiques statistiques (CEPE Montpellier : GOUNOT 1969, GODRON 1967, 1971, DAGET 1968).
    Liste :
  • L’école française de la phytosociologie synusiale intĂ©grĂ©e (Lille, Neuchâtel : JULVE 1985, DE FOUCAULT 1985, GILLET 1985, 2000, GILLET, DE FOUCAULT & JULVE 1991), qui puise ses racines dans les travaux de LIPPMAA, GAMS et BRAUN-BLANQUET.

     Ces Ă©coles diffèrent :

    Liste :
  • par leurs concepts, en particulier des unitĂ©s de base (association, sociation, concept individualiste…), choisies par une approche synusiale ou phytocĂ©notique,
  • par l’importance diffĂ©rente attribuĂ©e Ă  la dominance, la constance et la fidĂ©litĂ© des espèces, la stratification, la dynamique des groupements vĂ©gĂ©taux,
  • par leurs techniques de terrain (relevĂ©s, quadrats de taille constante, Ă©chantillonnage au hasard ou stratifié…),
  • par leurs mĂ©thodes de synthèse et de modĂ©lisation.





Chapitre : Phytosociologie systématique floristique - sociologie des plantes



     La phytosociologie existe parce que les plantes, comme tout organisme vivant, ne vivent pas de manière isolĂ©e ; les espèces vĂ©gĂ©tales vivent associĂ©es entre elles (et avec des animaux, des champignons, des protistes, des bactĂ©ries...), et elles modifient leur milieu selon plusieurs aspects et facteurs Ă©cologiques :

    Liste :
  • un aspect dit statique, rĂ©unissant les paramètres abiotiques du milieu (lumière, chaleur, humiditĂ©...).
  • un aspect dit de succession, oĂą les Ă©cosystèmes (structurĂ©s par des groupements vĂ©gĂ©taux) se succèdent en stades diffĂ©rents pour parvenir Ă  un climax homĂ©ostatique.
  • un aspect d'interactions, qui tient compte des nombreuses relations entre espèces : interactions biotiques (prĂ©dation, parasitisme, coopĂ©ration, mutualisme, symbiose, compĂ©tition...), interactions abiotiques (ombrage, intoxication, fertilisation...).

     C'est Josias Braun-Blanquet qui a fait prĂ©dominer l'aspect floristique plutĂ´t que la forme (ou physionomie) des plantes, comme critère principal de dĂ©termination des associations vĂ©gĂ©tales considĂ©rĂ©es. Suivant sa mĂ©thode, on considère des Ă©chantillons de terrains aux biotopes uniformes, oĂą les espèces sont distribuĂ©es de façon rĂ©pĂ©titive. On Ă©tablit alors une liste semi-quantifiĂ©e des espèces prĂ©sentes sur une surface semblant floristiquement homogène, supĂ©rieure Ă  l'aire minimale des groupements considĂ©rĂ©s. Le choix de la forme et de la taille de la zone relevĂ©e dĂ©pend du type de vĂ©gĂ©tation considĂ©rĂ©. Par surface floristiquement homogène, on entend une surface oĂą la liste d'espèces ne varie pas, indĂ©pendamment de la rĂ©partition plus ou moins agrĂ©gĂ©e des individus.


     On estime aussi la couverture respective des espèces selon deux critères :

    Liste :
  • l'abondance-dominance : surface occupĂ©e par chaque espèce vĂ©gĂ©tale en proportion de la surface totale occupĂ©e par l'ensemble des plantes de la zone relevĂ©e,
  • sociabilitĂ© : distribution des individus de chaque espèce prĂ©sente sur l'ensemble de l'Ă©chantillon de terrain – sont-elles rĂ©gulièrement dispersĂ©es, ou apparaissent-elles selon un « motif Â» de rĂ©partition particulier ?

     Le second critère est de moins en moins utilisĂ©.


     Les relevĂ©s botaniques effectuĂ©s sont comparĂ©s entre eux pour dĂ©terminer leurs degrĂ©s de similitude (ex : espèces toujours conjointement prĂ©sentes dans un certain biotope), on arrive Ă  agrĂ©ger plusieurs relevĂ©s pour finalement former des unitĂ©s phytosociologiques homogènes floristiquement. On peut ensuite comparer les groupes de relevĂ©s avec ceux de biotopes similaires situĂ©s dans des rĂ©gions plus Ă©loignĂ©es, ou proches mais entièrement diffĂ©rents.

  - Sous-chapitre : Classification phytosociologique des vĂ©gĂ©tations


     Les phytosociologues du XX siècle ont construit un système de classification hiĂ©rarchique (syntaxinomie) analogue Ă  celui de la classification classique (idiotaxinomie). Les associations vĂ©gĂ©tales forment l'unitĂ© de base, et sont regroupĂ©es par similaritĂ©s dans des alliances. Les alliances les plus proches dans leur structure floristique sont groupĂ©es en ordres, eux-mĂŞmes groupĂ©s en classes. Chaque niveau de cette hiĂ©rarchie est dĂ©nommĂ©e "syntaxon" (par analogie aux idiotaxons du système de classification des organismes).


     Une association vĂ©gĂ©tale est nommĂ©e Ă  partir du ou des noms de genre d'une ou de deux espèces caractĂ©ristiques prĂ©sentes, auxquelles on ajoute un suffixe (en gras ci-dessous) diffĂ©rent selon que l'on parle d'une classe, d'un ordre, d'une alliance ou d'une association vĂ©gĂ©tale:

    Liste :
  • Classe (suffixe -etea) : Querco-Fagetea (forĂŞts feuillues des climats tempĂ©rĂ©s dominĂ©es par les ChĂŞnes et le HĂŞtre) ;
      Liste :
    • Ordre (suffixe -etalia) : Fagetalia (forĂŞts feuillues des climats tempĂ©rĂ©es froides Ă  HĂŞtre, Fagus sylvatica) ;
        Liste :
      • Alliance (suffixe -ion) : Fagion (hĂŞtraie et associations voisines montagnardes) ;
          Liste :
        • Association vĂ©gĂ©tale (suffixe -etum) : Abieto-Fagetum (hĂŞtraie Ă  sapins de moyenne montagne).

     Les sous-unitĂ©s Ă©ventuelles portent des suffixes spĂ©cifiques :

-etosum ; pour la sous-association,
-enion ; pour la sous-alliance,
-enalia ; pour le sous-ordre, -
-enea ; pour la sous-classe.





Chapitre : Classification physionomique des végétations



     Une approche basĂ©e sur la physionomie des groupements vĂ©gĂ©taux existe aussi. Elle considère d'abord les types biologiques des espèces dominantes dans un lieu donnĂ©. L'unitĂ© considĂ©rĂ©e est la formation vĂ©gĂ©tale, concept formulĂ© dès 1838 par August Grisebach. Les formations sont insĂ©rĂ©es elles aussi dans un système hiĂ©rarchique, illustrĂ© ci-dessous par trois exemples :

ClasseBuissonsFormations herbacéesFormations aquatiques
Sous-classeFormations xéromorphes de buissonsChamps herbacésRoseaux
GroupeFormations xéromorphes de buissons très ouvertes (semi-désertiques)Champs arbustifsRoseaux de lacs d'eau douce
Formation…Couverts de fougères…

     Ce modèle tend Ă  ĂŞtre dĂ©laissĂ© au profit du système de classification phytosociologique proprement dit, de nature floristique, car ce dernier dĂ©taille les diffĂ©rentes espèces prĂ©sentes plutĂ´t que de se rĂ©fĂ©rer principalement Ă  la physionomie globale. Hors, la connaissance des espèces inclut la connaissance de la physionomie, alors que l'inverse n'est pas vrai.






Chapitre : Intérêt de la phytosociologie en écologie



     La phytosociologie permet d'Ă©tudier les relations abiotiques des vĂ©gĂ©tations avec le climat, les sols et la gĂ©omorphologie locale ainsi que les relations biotiques avec les autres communautĂ©s vĂ©gĂ©tales, les communautĂ©s animales et les sociĂ©tĂ©s humaines. Ainsi, la reconnaissance des groupements vĂ©gĂ©taux rĂ©vèle de manière plus prĂ©cise les fonctionnements Ă©cologiques locaux, la bioindication des communautĂ©s Ă©tant l'intersection des valences Ă©cologiques de toutes les espèces les constituant.

  - Sous-chapitre : Cartographie des vĂ©gĂ©tations


     La caractĂ©risation des vĂ©gĂ©tations repose sur des inventaires floristiques effectuĂ©s selon des normes prĂ©cises. L'objectif Ă©tant de dĂ©crire la diversitĂ© des vĂ©gĂ©tations mondiales et de permettre la comprĂ©hension des liens fonctionnels entre les communautĂ©s de plantes et les milieux naturels ou artificiels.


     L'utilisation de cartes pour la reprĂ©sentation spatiale des unitĂ©s phytosociologiques permet une Ă©tude prĂ©cise des conditions Ă©cologiques du milieu et de la rĂ©partition des espèces vĂ©gĂ©tales. Selon l'Ă©chelle, on choisira l'Ă©chelon appropriĂ© d'unitĂ© de vĂ©gĂ©tation, et on le reprĂ©sentera sur les cartes : cartes phytosociologiques ou physionomiques, cartes des formations, des types de biotopes, des ressources forestières, des valeurs agronomiques, etc.

  - Sous-chapitre : Étude des indicateurs et des groupes Ă©cologiques


     La phytosociologie peut servir Ă  la bioindication. Certaines plantes sont des "indicateurs biologiques" de certains types de terrains (acidiphile, calcaire, humide, sableux, etc.). Selon le système introduit par Heinz Ellenberg, le comportement Ă©cologique d'une espèce botanique est dĂ©crit par un indicateur comprenant de 9 Ă  12 classes pour chaque facteur Ă©cologique primordial. Ces indicateurs prĂ©cisent certaines variables de l'environnement comme la lumière, la tempĂ©rature, la continentalitĂ©, l'humiditĂ© du sol, le pH, la quantitĂ© de nutriments dans le sol, la salinitĂ©. Par "indication biologique" on doit entendre plusieurs niveaux possibles de bioindication : prĂ©sence-absence qualitative, importance quantitative des populations, modifications physiologiques hĂ©rĂ©ditaires, adaptations physiologiques temporaires.

  - Sous-chapitre : Phytosociologie et dynamique des vĂ©gĂ©tations


     Sous le concept de dynamique des vĂ©gĂ©tations on regroupe toutes les modifications quantitatives et qualitatives des associations vĂ©gĂ©tales au cours du temps : les modifications saisonnières phĂ©nologiques, les fluctuations pluriannuelles de la vĂ©gĂ©tation, les modifications cycliques, dues notamment aux invasions de parasites, les successions autogènes ou allogènes (sĂ©ries de vĂ©gĂ©tation).


     L'utilisation de la mĂ©thode phytosociologique Ă  divers intervalles de temps sur un mĂŞme site permet l'analyse des fluctuations ou de l'Ă©volution de la vĂ©gĂ©tation. Cette Ă©volution peut par la suite ĂŞtre expliquĂ©e par l'effet de phĂ©nomènes internes (autogènes) ou externes (allogènes) Ă  l'Ă©cosystème considĂ©rĂ©. Ces phĂ©nomènes peuvent trouver leur origine dans des actions humaines, des changements climatiques, des cicatrisations, comme après après un incendie, etc.).






Chapitre : Les classes de végétations en France



     Il existe plusieurs classifications des vĂ©gĂ©tations, qui pour certaines dĂ©finissent proprement des classes phytosociologiques, pour d'autres s'appuient sur ces classifications en envisageant une catĂ©gorisation plus large, comme Corine Biotope, qui «pour prendre en compte l’importance de la faune et le rĂ´le des communautĂ©s dans le façonnement du paysage, et pour accorder une place convenable aux types d’habitat plus anthropogĂ©niques ou zoogĂ©niques, [a] incorporĂ© une large proportion de rĂ©fĂ©rences aux formes physiques, intĂ©grĂ© des Ă©cosystèmes et des faciès phytosociologiquement non significatifs».

  - Sous-chapitre : Classes phytosociologiques selon catminat


     NB : le dĂ©tail des classes et les tableaux de synthèses peuvent ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ©s sur tela-botanica.org, projet tableaux phytosociologiques


     PREMIERE CLEF DE DETERMINATION


     01/ : Eaux marines ocĂ©aniques et littorales Ă  vĂ©gĂ©tation aquatique essentiellement algale.


     02/ : Littoral maritime Ă  vĂ©gĂ©tation aĂ©rienne, supportant le sel, parfois Ă©pisodiquement submergĂ©e.


     03/ : Eaux continentales Ă  sublittorales, douces Ă  saumâtres, en nappes libres et affleurantes, des lacs, Ă©tangs, mares, fleuves et rivières, d'origines naturelles ou créés par l'homme.


     04/ : Zones humides plus ou moins amphibies, des bords de lacs, d'Ă©tangs, de rivières, sources et dĂ©pressions diverses, Ă  vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e basse plus ou moins Ă©parse, ne recouvrant pas totalement le sol.


     05/ : Zones humides, parfois amphibies, des bords de lacs, Ă©tangs, fleuves, rivières, torrents, sources, dĂ©pressions diverses, Ă  vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e haute (roselières, cariçaies, mĂ©gaphorbiaies), recouvrant gĂ©nĂ©ralement complètement le sol. (voir aussi le 06/ "Tourbières" pour les tremblants de colonisation des bords de lacs tourbeux).


     06/ : Tourbières hautes, tourbières basses et tremblants, prairies tourbeuses. (voir aussi le 05/3.2.1 pour les cariçaies aquatiques, les cladiaies et roselières des sols tourbeux Ă  pH neutre et les 14/4 et 14/5 pour les landes Ă  chamĂ©phytes).


     07/ : Parois plus ou moins verticales des murs et rochers non marins ; Ă©boulis.


     08/ : Dalles rocheuses horizontales et sables plus ou moins stabilisĂ©s, zones Ă  sols très superficiels gĂ©nĂ©ralement de faible niveau trophique et supportant la sĂ©cheresse.


     09/ : Pelouses, steppes et ourlets externes dĂ©veloppĂ©s sur des sols riches en calcium, secs, assez superficiels et gĂ©nĂ©ralement pauvres en azote.


     10/ : Pelouses et ourlets externes des sols acides.


     11/ : Pelouses permanentes des Ă©tages alpin Ă  subalpin.


     12/ : Prairies eurosibĂ©riennes des sols moyennement riches Ă  riches en azote, subissant des pratiques agricoles variĂ©es (fertilisation, amendement, fauche, pâturage, jachère, semis...).


     13/ : Cultures, friches, coupes et clairières forestières Ă  sols perturbĂ©s, lieux plus ou moins rudĂ©ralisĂ©s, et zones naturelles de caractères Ă©cologiques similaires (pieds de falaises, ourlets dunaires...). L'enrichissement trophique est liĂ© aux animaux, aux actions de l'homme, Ă  la fixation symbiotique d'azote, ou Ă  la minĂ©ralisation active dans le sol consĂ©cutive aux Ă©claircies et aux remontĂ©es de nappe d'eau.


     14/ : Landes et garrigues Ă  plantes vivaces ligneuses (sous-arbrisseaux chamĂ©phytiques de quelques dĂ©cimètres de hauteur).


     15/ : Haies arbustives, halliers, fruticĂ©es, maquis, matorrals, buissons, prĂ©-manteaux et manteaux externes et de coupes forestières (lisières arbustives), souvent linĂ©aires mais parfois en nappes spatiales, ou plus ou moins Ă©clatĂ©s, constituĂ©es d’arbustes et d’arbrisseaux.


     16/ : VĂ©gĂ©tations arborescentes et herbacĂ©es intraforestières, des forĂŞts, bois et bosquets arborescents. (voir aussi le 13/7 pour les coupes et clairières forestières plus ou moins eutrophisĂ©es).


     SECONDE CLEF DE DETERMINATION


     01/ : Eaux marines ocĂ©aniques et littorales Ă  vĂ©gĂ©tation aquatique essentiellement algale. 01/1 Algues marines, pĂ©lagiques, prĂ©sentes en pleine eau dans une zone comprise entre 0 et 50 mètres de profondeur (zone Ă©pipĂ©lagique). 01/2 Algues marines, pĂ©lagiques, prĂ©sents en pleine eau dans une zone comprise entre 50 et 100 mètres de profondeur (zone mĂ©sopĂ©lagique). 01/3 Organismes marins, pĂ©lagiques, prĂ©sents en pleine eau dans une zone comprise entre 100 et 500 mètres de profondeur, au-dessus de l'Ă©tage bathyal supĂ©rieur (zone infrapĂ©lagique). 01/4 Organismes marins, pĂ©lagiques, prĂ©sents en pleine eau dans une zone comprise entre 500 et 3000 mètres de profondeur, au-dessus de l'Ă©tage bathyal typique (zone bathypĂ©lagique). 01/5 Organismes marins, pĂ©lagiques, prĂ©sents en pleine eau dans une zone comprise entre 3000 et 6000 mètres de profondeur, au-dessus de l'Ă©tage abyssal (zone abyssopĂ©lagique). 01/6 Organismes marins, pĂ©lagiques, prĂ©sents en pleine eau dans une zone comprise entre 6000 et 12000 mètres de profondeur, au-dessus de l'Ă©tage hadal (zone hadopĂ©lagique). 01/7 VĂ©gĂ©tation algale, benthique, aimant la lumière, se dĂ©veloppant sur les substrats des Ă©tages mĂ©diolittoral et infralittoral. [Dictyoto dichotomae - Laurencietea pinnatifidae] 01/8 VĂ©gĂ©tation algale se dĂ©veloppant Ă  l'Ă©tage mĂ©diolittoral sur des substrats sableux. [Gymnogongro griffithsiae - Gelidion pusilli] 01/9 VĂ©gĂ©tation d'algues incrustantes ou appliquĂ©es sur un substrat dur. [Peyssonnelio dubyi - Lithophylletea incrustantis] 01/10 VĂ©gĂ©tation algale aimant la lumière, se dĂ©veloppant en Ă©piphyte sur les herbiers de phanĂ©rogames marines. [Kuckuckio spinosae - Giraudyion sphacelarioidis] 01/11 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace de spermaphytes aquatiques des eaux marines littorales, constituant l'essentiel de la biomasse des "herbiers sous-marins", surtout prĂ©sente Ă  l'Ă©tage infralittoral. [Zosteretea marinae] 01/12 VĂ©gĂ©tation algale benthique, supportant l'ombrage, se dĂ©veloppant aux Ă©tages circalittoral Ă  infralittoral infĂ©rieur, avec quelques exclaves en situations Ă©cologiques particulières (grottes mĂ©diolittorales par exemple). [Apoglosso ruscifolii - Hypoglossetea hypoglossoidis] 01/13 VĂ©gĂ©tation algale de milieux riches en azote, se dĂ©veloppant aux Ă©tages mĂ©diolittoral et infralittoral. [Ulvetea lactucae] 01/14 Algues marines, benthiques, prĂ©sentes sur les substrats du talus continental (Ă©tage bathyal), entre environ une centaine et 3000 mètres de profondeur, donc au-dessous de la profondeur ou l'Ă©clairement rĂ©siduel atteint 1 % de celui de la surface. 01/15 Organismes marins, benthiques, prĂ©sents sur les substrats des plaines abyssales (Ă©tage abyssal), entre environ 3000 et 6000 mètres de profondeur. 01/16 Organismes marins, benthiques, prĂ©sents sur les substrats des fosses et ravins des grands fonds (Ă©tage hadal), entre environ 6000 et 12000 mètres de profondeur.


     
02/ : Littoral marin Ă  vĂ©gĂ©tation aĂ©rienne, supportant le sel, parfois Ă©pisodiquement submergĂ©e. 02/1 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles aimant l'azote et supportant le sel (bĂ©nĂ©ficiant de la minĂ©ralisation des laisses de mer), prĂ©fĂ©rant les conditions moyennement humides au niveau du sol. [Cakiletea maritimae] 02/2 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles supportant lĂ©gèrement le sel, prĂ©fĂ©rant des sols plutĂ´t secs ou s'assèchant en surface l'Ă©tĂ©, gĂ©nĂ©ralement sableux. [Saginetea maritimae] 02/3 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles supportant le sel, se dĂ©veloppant sur les vases salĂ©es maritimes des estuaires ou des baies plus ou moins fermĂ©es et soumises aux marĂ©es, parfois sur des suintements sales de l'intĂ©rieur des terres. [Salicornietea europaeae] 02/4 VĂ©gĂ©tation vivace herbacĂ©e des sables calcaires plus ou moins mobiles des dunes littorales maritimes, en climats plutĂ´t chauds. [Euphorbio paraliadis - Ammophiletea arenariae subsp. australis] 02/5 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es des climats frais, se dĂ©veloppant sur les sables et graviers littoraux maritimes. [Honckenyo peploidis - Leymetea arenarii] 02/6 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es, supportant le sel, existant le long des littoraux maritimes des quatre mers, oĂą elles constituent la plus grande partie des "prĂ©s salĂ©s". [Asteretea tripolii] 02/7 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es, se dĂ©veloppant dans les fissures Ă©clairĂ©es des falaises maritimes mĂ©diterranĂ©ennes. [Crithmo maritimi - Limonietea pseudominuti] 02/8 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces surtout ligneuses (sous-arbrisseaux chamĂ©phytiques), des vases salĂ©es littorales maritimes (prĂ©s salĂ©s non ou peu exploitĂ©s des estuaires et baies). [Sarcocornietea fruticosae]


     03/ : Eaux continentales Ă  sublittorales, douces Ă  saumâtres, en nappes libres et affleurantes, des lacs, Ă©tangs, mares, fleuves et rivières, d'origines naturelles ou créés par l'homme. 03/1 Voiles de plantes annuelles aquatiques, flottant librement en surface des eaux douces stagnantes Ă  faiblement mobiles, prĂ©fĂ©rant la lumière mais supportant un ombrage moyen. [Lemnetea minoris] 03/2 Herbiers dulcaquicoles immergĂ©s, surtout vivaces et le plus souvent enracinĂ©s, des eaux eutrophes Ă  mĂ©sotrophes. [Potamogetonetea pectinati] 03/3 Herbiers dulcaquicoles immergĂ©s des eaux dystrophes et organiques Ă  oligotrophes. [Utricularietea intermedio – minoris] 03/4 Herbiers dulcaquicoles de charophytes, pionniers dans les milieux perturbĂ©s peu profonds, ou permanents et prĂ©fĂ©rant la faible luminositĂ© des profondeurs (jusqu'Ă  40 m), dans les eaux calmes ou faiblement courantes, gĂ©nĂ©ralement pauvres en azote et phosphore, bien oxygĂ©nĂ©es, des lacs, Ă©tangs et chenaux. [Charetea fragilis]


     
04/ : Zones humides plus ou moins amphibies, des bords de lacs, d'Ă©tangs, de rivières, sources et dĂ©pressions diverses, Ă  vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e basse plus ou moins Ă©parse, ne recouvrant pas totalement le sol. 04/1 VĂ©gĂ©tation de plantes herbacĂ©es vivaces et enracinĂ©es, aĂ©rienne mais se dĂ©veloppant dans des eaux peu profondes, aimant la lumière, formant souvent des sortes d'ourlets flottants des roselières mais se dĂ©veloppant parfois en nappe, en particulier dans les petites rivières peu profondes et les fossĂ©s Ă  faible courant d'eau de l'Ă©tage planitiaire. [Nasturtietea officinalis] 04/2 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace aimant l'humiditĂ© des bords de source. [Montio fontanae - Cardaminetea amarae] 04/3 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace, rase, aquatique Ă  amphibie, des sols pauvres en azote et parfois tourbeux des bords de lacs et d'Ă©tangs. [Littorelletea uniflorae] 04/4 Pelouses rases amphibies des mares temporaires, constituĂ©es de plantes herbacĂ©es vivaces, se dĂ©veloppant sur des sols pauvres en azote, en zones Ă  climat chaud. [IsoĂ«tetea velatae] 04/5 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles des lieux humides, se rencontrant sur des sols moyennement riches Ă  pauvres en azote et en phosphore. [Juncetea bufonii] 04/6 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles a dĂ©veloppement estival, pionnière sur sols humides riches en azote et phosphore, s'assĂ©chant l'Ă©tĂ©. [Bidentetea tripartitae] 04/7 VĂ©gĂ©tation de plantes annuelles accompagnatrices des cultures de riz. [Oryzetea sativae]


     05/ : Zones humides, parfois amphibies, des bords de lacs, Ă©tangs, fleuves, rivières, torrents, sources, dĂ©pressions diverses, Ă  vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e haute (roselières, cariçaies, mĂ©gaphorbiaies), recouvrant gĂ©nĂ©ralement complètement le sol. (voir aussi le 06/ "Tourbières" pour les tremblants de colonisation des bords de lacs tourbeux). 05/1 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es des mĂ©gaphorbiaies subalpines Ă  montagnardes et borĂ©ales. [Cicerbito alpinae - Aconitetea napelli] 05/2 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es des mĂ©gaphorbiaies planitiaires Ă  collinĂ©ennes. Elles se rencontrent au bord des rivières (souvent en situation plus ou moins forestière) et colonisent les prairies humides abandonnĂ©es, sur des sols plus ou moins riches en azote et phosphore, inondĂ©s gĂ©nĂ©ralement seulement l'hiver. [Filipendulo ulmariae - Calystegietea sepium subsp. sepium] 05/3 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace de grandes plantes des bords d'Ă©tangs et de lacs, plus rarement de rivières, se dĂ©veloppant sur des sols engorgĂ©s longuement, moyennement riches Ă  riches en azote, parfois tourbeux mais toujours de pH neutre. [Phragmiti australis - Caricetea elatae]


     06/ : Tourbières hautes, tourbières basses et tremblants, prairies tourbeuses. (voir aussi le 05/3.2.1 pour les cariçaies aquatiques, les cladiaies et roselières des sols tourbeux Ă  pH neutre et les 14/4 et 14/5 pour les landes Ă  chamĂ©phytes). 06/1 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace des tourbières (haut-marais et bas-marais tourbeux Ă  paratourbeux, pelouses humides et tremblants aquatiques), se dĂ©veloppant sur des sols pauvres Ă  moyennement pauvres en azote. [Scheuchzerio palustris - Caricetea nigrae] 06/2 VĂ©gĂ©tation muscinale des tourbières acides. [Aulacomnio palustris - Sphagnetea fallacis] 06/3 VĂ©gĂ©tation muscinale des tourbières neutro-basiques et tufs calcaires. [Drepanoclado revolventis - Campylietea stellati]


     07/ : Parois plus ou moins verticales des murs et rochers non marins ; Ă©boulis. 07/1 VĂ©gĂ©tation vivace herbacĂ©e, des suintements humides et ombragĂ©s sur roches calcaires ou riches en bases Ă©changeables, dans les rĂ©gions Ă  climats plutĂ´t chauds. [Adiantetea capilli-veneris] 07/2 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es des murs et parois de rochers plus ou moins verticaux, non ou peu humides. [Asplenietea trichomanis] 07/3 VĂ©gĂ©tation de plantes vivaces herbacĂ©es des Ă©boulis plus ou moins mobiles et plus ou moins fins. [Noccaeetea rotundifoliae]


     08/ : Dalles rocheuses horizontales et sables plus ou moins stabilisĂ©s, zones Ă  sols très superficiels gĂ©nĂ©ralement de faible niveau trophique et supportant la sĂ©cheresse. 08/1 Pelouses herbacĂ©es vivaces, plus ou moins ouvertes, parfois crassulescentes, des sols superficiels sur dalles et rochers plus ou moins horizontaux, sommets de murs et sables plus ou moins stabilisĂ©s. [Sedo albi subsp. albi - Scleranthetea perennis subsp. perennis] 08/2 Pelouses vivaces herbacĂ©es, prĂ©sente sur des terrains calaminaires, chargĂ©s en mĂ©taux lourds. [Violetea calaminariae] 08/3 Tonsures herbacĂ©es annuelles, prĂ©sentes sur les sols sableux pauvres en azote, ou sur des sols très superficiels sur rochers, secs Ă  moyennement secs (dans ce cas s'assĂ©chant l'Ă©tĂ©), plutĂ´t acides. [Tuberarietea guttatae] 08/4 Tonsures herbacĂ©es annuelles, des sols secs Ă  pH neutre Ă  basique, calciques, pauvres en azote, ou des sols initiaux sur rochers. [Stipo capensis - Brachypodietea distachyi] 08/5 Tonsures annuelles basophiles, sabulicoles, maritimes, thermomĂ©diterranĂ©ennes. [Ononido variegatae - Cutandietea maritimae]


     09/ : Pelouses, steppes et ourlets dĂ©veloppĂ©s sur des sols riches en calcium, secs, assez superficiels et gĂ©nĂ©ralement pauvres en azote. 09/1 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace (avec parfois quelques petits ligneux) des pelouses calcicoles mĂ©dioeuropĂ©ennes, aimant la lumière, dĂ©veloppĂ©es sur des sols plutĂ´t secs et pauvres en azote, plus ou moins superficiels. [Festuco valesiacae - Brometea erecti subsp. erecti] 09/2 VĂ©gĂ©tation vivace des lisières herbacĂ©es moyennement ombragĂ©es (ourlets), dĂ©veloppĂ©e sur des sols neutro-basiques souvent riches en calcium, pauvres Ă  moyennement pauvres en azote et secs. [Trifolio medii - Geranietea sanguinei] 09/3 VĂ©gĂ©tation vivace des pelouses calcicoles, essentiellement herbacĂ©e mais plus ou moins riche en petits ligneux, prĂ©sente aux Ă©tages mĂ©so- Ă  thermomĂ©diterranĂ©en, sur des substrats calcaires ou siliceux mais alors riches en cations Ă©changeables, pauvres Ă  moyennement pauvres en azote. [Dactylo glomeratae subsp. hispanicae - Brachypodietea retusi] 09/4 VĂ©gĂ©tation vivace des pelouses basophiles subdĂ©sertiques. [Lygeo sparti - Stipetea tenacissimae]


     10/ : Pelouses et ourlets externes sur sols acides. 10/1 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace des pelouses sur sols acides, assez pauvres en azote, mais gĂ©nĂ©ralement assez profonds, prĂ©sentes de la plaine Ă  l'Ă©tage alpin, longuement enneigĂ©es Ă  ce dernier Ă©tage. [Nardetea strictae] 10/2 VĂ©gĂ©tation vivace des lisières externes herbacĂ©es plus ou moins ombragĂ©es (ourlets externes) sur sols acides, pauvres Ă  moyennement pauvres en azote. [Melampyro pratensis - Holcetea mollis]


     
11/ : Pelouses permanentes des Ă©tages alpin Ă  subalpin. 11/1 Pelouses vivaces et ouvertes sur sols acides, pauvres en azote, peu profonds, enneigĂ©s peu longuement et seulement en hiver, exposĂ©es aux vents violents et froids, arctico-alpines. [Caricetea curvulae subsp. curvulae] 11/2 Pelouses vivaces se dĂ©veloppant sur les sols humides et longuement enneigĂ©s des combes Ă  neige. [Salicetea herbaceae] 11/3 Pelouses vivaces permanentes, ouvertes, Ă©tablies sur des sols pauvres en azote, Ă  pH neutrobasique, dans des zones gĂ©nĂ©ralement exposĂ©es, prĂ©cocement dĂ©neigĂ©es, Ă  climat froid, arctico-alpines. [Carici rupestris - Kobresietea myosuroidis] 11/4 Pelouses des Ă©tages alpin et subalpin, prĂ©sentes sur des sols riches en calcium, pauvres en azote, bien exposĂ©s, en zones de climat Ă  grande amplitude thermique journalière, de rĂ©partition europĂ©enne plutĂ´t mĂ©ridionale. [Seslerietea caeruleae]


     12/ : Prairies eurosibĂ©riennes des sols moyennement riches Ă  riches en azote, subissant des pratiques agricoles variĂ©es (fertilisation, amendement, fauche, pâturage, jachère, semis...). 12/1 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace des prairies eurosibĂ©riennes. [Agrostio stoloniferae - Arrhenatheretea elatioris subsp. elatioris]


     13/ : Cultures, friches, coupes et clairières forestières Ă  sols perturbĂ©s, lieux plus ou moins rudĂ©ralisĂ©s, et zones naturelles de caractères Ă©cologiques similaires (pieds de falaises, ourlets dunaires...). L'enrichissement trophique est liĂ© aux animaux, aux actions de l'homme, Ă  la fixation symbiotique d'azote, ou Ă  la minĂ©ralisation active dans le sol consĂ©cutive aux Ă©claircies et aux remontĂ©es de nappe d'eau. 13/1 Friches herbacĂ©es vivaces Ă  nombreuses espèces bisannuelles, le plus souvent rudĂ©rales, aimant l'azote, dĂ©veloppĂ©e sur des sols secs Ă  moyennement secs, dans des rĂ©gions au climat plutĂ´t chaud. [Onopordetea acanthii subsp. acanthii] 13/2 Friches et ourlets constituĂ©s de plantes vivaces herbacĂ©es, rĂ©pandues dans la rĂ©gion eurosibĂ©rienne sur des sols riches en azote, moyennement pourvus en eau, exceptionnellement humides et dans ce cas ombragĂ©s. [Glechomo hederaceae - Urticetea dioicae] 13/3 VĂ©gĂ©tations d’annuelles accompagnatrices des cultures, dĂ©veloppĂ©e sur des sols riches Ă  moyennement riches en azote. [Stellarietea mediae] 13/4 Friches annuelles pionnières, dĂ©veloppĂ©e sur des sols riches Ă  moyennement riches en azote, dans les zones rudĂ©ralisĂ©es. [Sisymbrietea officinalis] 13/5 VĂ©gĂ©tations nitrophiles naturelles Ă  annuelles pionnières des clairières, lisières et Ă©boulis europĂ©ens. [Galeopsio tetrahit - Senecionetea sylvatici] 13/6 Tonsures nitrophiles des lieux surpiĂ©tinĂ©s. [Lepidio squamati - Polygonetea avicularis subsp. depressi] 13/7 Clairières et coupes forestières plus ou moins eutrophisĂ©es. [Epilobietea angustifolii]


     
14/ : Landes, garrigues et phryganes Ă  plantes vivaces ligneuses (sous-arbrisseaux chamĂ©phytiques de quelques dĂ©cimètres de hauteur, voir 02/8 pour les chamĂ©phytaies littorales maritimes). 14/1 Landes mĂ©diterranĂ©ennes mĂ©ridionales, prĂ©sentes aux Ă©tages montagnard et supramĂ©diterranĂ©en corso-sardes. [Carlinetea macrocephalae] 14/2 Garrigues mĂ©diterranĂ©ennes, prĂ©sentes sur des sols Ă  pH neutre Ă  basique. [Rosmarinetea officinalis] 14/3 Cistaies mĂ©diterranĂ©ennes dĂ©veloppĂ©es sur des sols acides en zones Ă  climat chaud. [Cisto salvifolii - Lavanduletea stoechadis] 14/4 Landes planitiaires-collinĂ©ennes, des zones de climat ocĂ©anique tempĂ©rĂ©, sur sols gĂ©nĂ©ralement acides. [Calluno vulgaris - Ulicetea minoris] 14/5 Landes arctico-alpines Ă  planitiaires-continentales, des zones Ă  climat plutĂ´t froid. [Calluno vulgaris - Vaccinietea myrtilli] 14/6 ChamĂ©phytaies halophiles continentales Ă  sublittorales, mĂ©diterranĂ©ennes Ă  subdĂ©sertiques. [Pegano harmalae - Salsoletea vermiculatae]


     15/ : Haies arbustives, halliers, fruticĂ©es, maquis, matorrals, buissons, prĂ©-manteaux et manteaux externes et de coupes forestières (lisières arbustives), souvent linĂ©aires mais parfois en nappes spatiales, ou plus ou moins Ă©clatĂ©s, constituĂ©es d’arbustes et d’arbrisseaux. 15/1 Manteaux et maquis mĂ©diterranĂ©ens (matorrals). [Pistacio lentisci - Rhamnetea alaterni subsp. alaterni] 15/2 PrĂ©-manteaux arbustifs pionniers, aimant la lumière et la chaleur, Ă©tablis sur des sols minĂ©raux, acides, plutĂ´t pauvres en azote, jamais humides. [Cytisetea striato - scoparii subsp. scoparii] 15/3 FourrĂ©s arbustifs hygrophiles des sols tourbeux planitiaires Ă  submontagnard. [Franguletea dodonei] 15/4 FourrĂ©s arbustifs aimant la chaleur, Ă©tablis sur des sols minĂ©raux et humides Ă  fort battement de nappe, essentiellement le long des rivières mĂ©diterranĂ©ennes. [Nerio oleandri - Tamaricetea gallicae] 15/5 FourrĂ©s arbustifs des sols minĂ©raux humides souvent Ă  Ă©lĂ©ments grossiers, rĂ©pandue dans les eaux courantes Ă  fort battement saisonnier de nappe, surtout dans les fleuves et rivières de la rĂ©gion eurosibĂ©rienne. [Salicetea purpureae subsp. purpureae] 15/6 FourrĂ©s arbustifs subalpins, mĂ©sohydriques. [Pino mugo - Alnetea alnobetulae] 15/6 Buissons hydrophiles, borĂ©aux Ă  subalpins, rarement montagnards (tourbières). [Salicetea bicolori – lapponum] 15/7 VĂ©gĂ©tation arbustive eurosibĂ©rienne, des manteaux externes et des coupes, fruticĂ©es, halliers (= manteau en nappe, Ă©quivalent structural des maquis ou matorrals mĂ©diterranĂ©ens), haies, Ă©galement dispersĂ©e Ă  l'intĂ©rieur des forĂŞts ou formant des fourrĂ©s de colonisation, des buissons. Elle est Ă©tablie gĂ©nĂ©ralement sur des sols assez riches en azote, souvent Ă©voluĂ©s (avec des horizons pĂ©dologiques bien dĂ©finis), non tourbeux, aux Ă©tages planitiaires Ă  montagnard. [Rhamno catharticae - Prunetea spinosae]


     16/ : VĂ©gĂ©tations arborescente et herbacĂ©e intraforestière, des forĂŞts, bois et bosquets arborescents. (voir aussi le 13/7 pour les coupes et clairières forestières plus ou moins eutrophisĂ©es). 16/1 Associations arborescentes, gĂ©nĂ©ralement caducifoliĂ©es, planitiaires Ă  montagnardes, exceptionnellement supramĂ©diterranĂ©ennes. [Fraxino excelsioris - Quercetea roboris] 16/2 Associations arborescentes, gĂ©nĂ©ralement sempervirentes et dominĂ©es par des conifères, borĂ©o-subalpines. [Pino cembrae - Piceetea abietis] 16/3 Associations arborescentes, gĂ©nĂ©ralement sempervirentes et dominĂ©es par des arbres feuillus sclĂ©rophylles, plus rarement par des conifères, thermo- et mĂ©somĂ©diterranĂ©ennes. [Pino halepensis - Quercetea ilicis coll.] 16/4 VĂ©gĂ©tation herbacĂ©e vivace, le plus souvent intraforestière, plus ou moins adaptĂ©e Ă  un ombrage relatif et Ă  une humiditĂ© atmosphĂ©rique relativement Ă©levĂ©e, de dĂ©veloppement optimal gĂ©nĂ©ralement printanier. [Anemono nemorosae - Caricetea sylvaticae] 16/5 Lianes grimpantes sur parois de falaises ou murs, Ă©piphytes sur troncs d'arbres et d'arbustes. [Hederetea hederacei] 16/6 Epiphytes de houppiers d'arbres ou d'arbustes, sur branches. [Viscetea albi]

  - Sous-chapitre : Les classes Corine Biotope


     L'article qui lui est consacrĂ© le rappelle, «Corine Biotope est une typologie des habitats naturels et semi-naturels prĂ©sents sur le sol europĂ©en [...]. Le programme a abouti en 1991 Ă  la proposition d'une typologie arborescente Ă  six niveaux maximum, basĂ©e sur la description de la vĂ©gĂ©tation». Ci-après, les classes principales et les secondaires.

Classes Corine primaires et secondaires

    Liste :
  • 1 - Habitats littoraux et halophiles
      Liste :
    • 11 - Mers et ocĂ©ans
    • 12 - Bras de mer
    • 13 - Estuaires et rivières tidales (soumises Ă  marĂ©es)
    • 14 - Vasières et bancs de sable sans vĂ©gĂ©tations
    • 15 - Marais salĂ©s, prĂ©s salĂ©s (schorres), steppes salĂ©es et fourrĂ©s sur gypse
    • 16 - Dunes cĂ´tières et plages de sable
    • 17 - Plages de galets
    • 18 - CĂ´tes rocheuses et falaises maritimes
    • 19 - Ilots, bancs rocheux et rĂ©cifs
  • 2 - Milieux aquatiques non marins
      Liste :
    • 21 - Lagunes
    • 22 - Eaux douces stagnantes
    • 23 - Eaux stagnantes, saumâtres et salĂ©es
    • 24 - Eaux courantes
  • 3 - Landes, fruticĂ©es, pelouses et prairies
      Liste :
    • 31 - Landes et fruticĂ©es
    • 32 - FruticĂ©es sclĂ©rophylles
    • 33 - Phryganes
    • 34 - Pelouses calcicoles sèches et steppes
    • 35 - Pelouses silicicoles sèches
    • 36 - Pelouses alpines et subalpines
    • 37 - Prairies humides et mĂ©gaphorbiaies
    • 38 - Prairies mĂ©sophiles
  • 4 - ForĂŞts
      Liste :
    • 41 - ForĂŞts caducifoliĂ©es
    • 42 - ForĂŞts de conifères
    • 43 - ForĂŞts mixtes
    • 44 - ForĂŞts riveraines, forĂŞts et fourrĂ©s très humides
    • 45 - ForĂŞts sempervirentes non rĂ©sineuses
  • 5 - Tourbières et marais
      Liste :
    • 51 - Tourbières hautes
    • 52 - Tourbières de couverture
    • 53 - VĂ©gĂ©tation de ceinture des bords des eaux
    • 54 - Bas-marais, tourbières de transition et sources
  • 6 - Rochers continentaux, Ă©boulis et sables
      Liste :
    • 61 - Eboulis
    • 62 - Falaises continentales et rochers exposĂ©s
    • 63 - Neiges et glaces Ă©ternelles
    • 64 - Dunes sableuses continentales
    • 65 - Grottes
    • 66 - CommunautĂ©s des sites volcaniques
  • 8 - Terres agricoles et paysages artificiels.
      Liste :
    • 81 - Prairies amĂ©liorĂ©es
    • 82 - Cultures
    • 83 - Vergers, bosquets et plantations d'arbres
    • 84 - Alignements d'arbres, haies, petits bois, bocage, parcs
    • 85 - Parcs urbains et grands jardins
    • 86 - Villes, villages et sites industriels
    • 87 - Terrains en friche et terrains vagues
    • 88 - Mines et passages souterrains
    • 89 - Lagunes et rĂ©servoirs industriels, canaux

  - Sous-chapitre : Classes phytosociologiques selon le Prodrome des vĂ©gĂ©tations de France

Portail de la botanique
© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb