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Définition Wikipédia de : Phytopathologie







Introduction :

      La pathologie vĂ©gĂ©tale ou phytopathologie est la science qui Ă©tudie les maladies des plantes, surtout des plantes cultivĂ©es.










Image (cliquez pour agrandir) :

Pomme de terre infectée par le mildiou (Phytophthora infestans)





Image (cliquez pour agrandir) :

Tumeur sur tronc de platane


Suite de l'article :

La distinction entre une maladie et un problème d'ordre physiologique n'est pas toujours facile à faire. À la fin de cet article est placée une énumération de problèmes physiologiques pouvant être confondus avec des maladies



     Les maladies des plantes sont dues Ă  des organismes (animaux, bactĂ©ries, virus, algues, champignons...) qui sont normalement prĂ©sents et souvent en grande quantitĂ© dans leur environnement, parfois mĂŞme des organismes utiles ou symbiotes Ă  la plante, et qui se dĂ©veloppent Ă  la faveur d'un stress, d'une blessure, d'une piqure d'insecte...


     Ils ne deviennent pathogènes que dans certaines circonstances.
On les regroupe sous l'appellation : organismes phytopathogènes. Leur domaine d'Ă©tude est la phytopathologie

- Sommaire de la page -









Chapitre : Types de maladies


  - Sous-chapitre : Maladies bactĂ©riennes

Article dĂ©taillĂ© : Maladie bactĂ©rienne.

  - Sous-chapitre : Maladies virales


     Exemple :

Article dĂ©taillĂ© : Phytovirus.

  - Sous-chapitre : Maladies cryptogamiques (dues Ă  des champignons)

Article dĂ©taillĂ© : Maladie cryptogamique.

     Le terme maladie cryptogamique est utilisĂ© pour les maladies parasitaires causĂ©es par un ou des champignons microscopiques. Ce terme est restĂ© mĂŞme si certains des micro-organismes responsables ne sont plus classĂ©s parmi les champignons.

  - Sous-chapitre : Maladies Ă  mycoplasmes

  - Sous-chapitre : Maladies Ă  nĂ©matodes






Chapitre : Lutte contre les maladies


  - Sous-chapitre : : mĂ©thodes prĂ©ventives


     Des pratiques possibles dans certains cas :

    Liste :
  • Ă©viter l’excès d’humiditĂ© par drainage ou un contrĂ´le intelligent de l’irrigation,
  • Ă©liminer des plantes malades, les dĂ©bris,
  • Ă©viter d’endommager les tissus vĂ©gĂ©taux,
  • pratiquer la rotation longue,
  • dĂ©sinfecter les semences (hypochlorite de Na/Ca, formaldĂ©hyde, oxychlorure de cuivre, traitement Ă  la chaleur),
  • dĂ©sinfecter le matĂ©riel (hypochlorite de Na/Ca, dĂ©tergents, formol),
  • dĂ©sinfecter le sol par traitement vapeur – solarisation,
  • utiliser des variĂ©tĂ©s rĂ©sistantes.

  - Sous-chapitre : Luttes chimiques


     C'est le recours aux fongicides ou auxbactĂ©ricides (antibiotiques). La lutte chimique contre les maladies cryptogamiques remonte Ă  la fin du XIX° siècle avec la dĂ©couverte de l'action du cuivre contre le mildiou de la vigne. Pour bĂ©nĂ©ficier de l'activitĂ© des sels de cuivre sans trop nuire Ă  la culture (phytotoxicitĂ©) l'utilisation de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre neutralisĂ© Ă  la chaux) se gĂ©nĂ©ralisa dès le dĂ©but du XX°siècle. Rapidement apparurent des bouillies bordelaises industrialisĂ©es, c'Ă©tait le dĂ©but du dĂ©veloppement de l'industrie phytosanitaire qui depuis n'a pas cessĂ© de mettre au point de nouvelles formulations associant diverses matières actives mises au point par la recherche des grands groupes de la pharmacie pour la plupart.


     Vers 1950 apparurent les premières molĂ©cules de synthèse qui permirent d'amĂ©liorer les produits disponibles. Des carbamates (zinèbe, manèbe, mancozèbe...)des phtalimides (captafol, folpel...)furent utilisĂ©s seuls ou associĂ©s Ă  des sels de cuivre. Ces produits faciles d'emploi constituent la première gĂ©nĂ©ration des grandes spĂ©cialitĂ©s anti-mildiou (Cuprosan, Trimiltox, Moloss sont des noms commerciaux fort connus des viticulteurs). Il fallut attendre les annĂ©es 1970 pour que des matières actives nouvelles permettent de s'affranchir des contingences climatiques, elles sont pĂ©nĂ©trantes (cymoxanil) ou systĂ©miques (anilides, phosĂ©tyl-al). Elles permirent de dĂ©velopper le concept de lutte raisonnĂ©e, les traitements peuvent maintenant intervenir en fonction de l'Ă©volution des parasites.


     De nos jours, toutes les productions agricoles intensives (grandes cultures, arboriculture, cultures lĂ©gumières) ont recours Ă  des applications de fongicides pour protĂ©ger leur potentiel. Dans le cadre de systèmes de lutte raisonnĂ©e, le producteur dĂ©finit un itinĂ©raire cultural avec un objectif de rendement. Plus celui-ci est Ă©levĂ©, plus il faut ĂŞtre vigilant face au dĂ©veloppement des maladies. La lutte raisonnĂ©e basĂ©e sur l'observation mĂ©ticuleuse des cultures permet d'intervenir Ă  bon escient avec une palette d'outils (chimiques et autres) performants, ayant, dans le cadre d'une bonne pratique agricole, un impact limitĂ© sur l'environnement, sans risque pour le consommateur (les conditions de mise en marchĂ© et d'emploi des spĂ©cialitĂ©s phytosanitaires sont strictement encadrĂ©es par une règlementation rigoureuse basĂ©e sur des textes règlementaires europĂ©ens et nationaux).


     Pour la protection des cultures, les antibiotiques sont très peu autorisĂ©s (donc d'usage interdit) dans la plupart des pays pour les risques de sĂ©lection de gènes de rĂ©sistance qui pourraient passer aux bactĂ©ries pathogènes chez l'homme. On y trouve des produits comme la Streptomycine, la Terramycine, l'Agrimycine, la Kasugamycine.

  - Sous-chapitre : Luttes biologiques

Article dĂ©taillĂ© : Lutte biologique.

     Des alternatives aux traitements chimiques sont peu Ă  peu mises au point et arrivent sur le marchĂ©. Cette catĂ©gorie des Ă©liciteurs-phytostimulants apporte des solutions qui ont dĂ©jĂ  donnĂ© des rĂ©sultats.


     On peut volontairement introduire dans une parcelle infectĂ©e une bactĂ©rie ou un champignon inoffensif pour la plante mais qui prĂ©sente des antagonismes forts avec une bactĂ©rie ou un champignon particulièrement pathogène. Par exemple on utilise Erwinia herbicola contre Erwinia amylovora

  - Sous-chapitre : Lutte intĂ©grĂ©e


     On peut bien sĂ»r aussi combiner les diffĂ©rentes techniques en prenant plus en compte le facteur environnemental.

Article dĂ©taillĂ© : Lutte intĂ©grĂ©e.

     Les maladies des plantes sont dues Ă  deux sĂ©ries de facteurs, qui peuvent agir conjointement :

    Liste :
  • des facteurs liĂ©s au milieu dans lequel poussent ou Ă©voluent les plantes et vĂ©gĂ©taux libres (phytoplancton), qui peuvent provoquer des maladies physiologiques Ă  la suite d'agressions de facteurs physiques (aciditĂ©, UV, dĂ©shydratation, radioactivitĂ©, pollutions) ou de carences minĂ©rales du sol.
  • des organismes parasites qui peuvent dĂ©terminer des maladies parasitaires d'origine vĂ©gĂ©tale, cryptogamique, bactĂ©rienne, virale ou animale. Dans certains cas, plus que de maladie, il s'agit de dĂ©prĂ©dations (exemple des animaux, bactĂ©ries ou champignons phytophages). L'absence d'organismes symbiotes (bactĂ©ries, champignons, pollinisateurs..) est aussi une cause de maladies ou de mort des plantes.





Chapitre : Problèmes physiologiques pouvant faire penser à des maladies



     Ce sont les dysfonctionnements physiologiques de la plante liĂ©s Ă  des facteurs tels ceux listĂ©s ci-après.

  - Sous-chapitre : Stress hydrique


     Le manque d'eau induit un dessèchement, un ralentissement, et son excès peut provoquer une asphyxie radiculaire. Les problèmes liĂ©s au pH de l'eau, Ă  sa tempĂ©rature, Ă  la salinitĂ© (salinisation) ou Ă  sa qualitĂ© (pollution chimique ou organique, par exemple par de pathovars de la bactĂ©rie Pseudomonas).

  - Sous-chapitre : Composition chimique du sol


     Les constituants minĂ©raux nĂ©cessaires Ă  la plantes peuvent ĂŞtre en quantitĂ© ou en disponibilitĂ© insuffisante au point de provoquer de vĂ©ritables symptĂ´mes extĂ©rieurs et pas seulement une production limitĂ©e (voir : carence).

Éléments principaux (dits aussi majeurs)

    Liste :
  • N (azote minĂ©ral) : le manque d'azote provoque le jaunissement de la plante, et son excès peut provoquer de façon indirecte une verse sur les cĂ©rĂ©ales,
  • K (potassium) : « faim de potasse Â»,
  • Mg (magnĂ©sium).

Oligo-éléments (dits aussi mineurs)

    Liste :
  • Fe (fer) : une carence en fer (souvent par blocage en sol calcaire) provoque des chloroses,
  • De nombreux autres oligo-Ă©lĂ©ments interviennent ainsi que les toxiques naturels ou polluants introduits par l'homme (plomb, arsenic par exemple...)

  - Sous-chapitre : ObscuritĂ©


     Un climat anormalement pluvieux Ă  une saison donnĂ©e peut provoquer un dĂ©ficit de lumière et un ralentissement de la croissance et de la production. Le manque de lumière comme après une forte Ă©ruption volcanique empoussiĂ©rant l'atmosphère a les mĂŞmes effets.

  - Sous-chapitre : Anomalies thermo-hygromĂ©triques


     Un excès de chaleur s'identifie avec un Ă©chaudage du vĂ©gĂ©tal, insolation souvent liĂ©e Ă  une diminution de l'hygromĂ©trie provoquant un double stress pour la plante et en ville une diminution du phĂ©nomène de rosĂ©e.


     Le gel a lui aussi un effet important. Il provoque des roulures, une fente des troncs et des Ă©corces Ă©clatĂ© par l'eau. Le poids de la neige ou du givre provoque aussi la fracture des branches ou des tiges. Certaines bactĂ©ries prĂ©sentes sur les feuilles comme pseudomonas peuvent induire la cristallisation de glace Ă  la surface des vĂ©gĂ©taux un peu avant le 0 °C.

  - Sous-chapitre : Pollution atmosphĂ©rique


     Les poussières et substances grasses qui encrassent le feuilles, freinent la photosynthèse tout en favorisant la colonisation de surface par des champignons ou bactĂ©ries Ă©piphytes Ă©ventuellement pathogènes. Certaines substances vĂ©hiculĂ©es par l'atmosphère sont très nocives pour les vĂ©gĂ©taux telle que, par exemple, l'Anhydride sulfureux et de manière gĂ©nĂ©rale les acides Ă©mis par l'activitĂ© humaine (l'industrie, la combustion des chauffages, les gaz d'Ă©chappements des vĂ©hicules…), l'ozone, les PAN, et autres oxydants Ă©mis par l'industrie, le chauffage, les vĂ©hicules, agissant le jour et/ou la nuit. On peut citer l'effet des Ă©ruptions volcaniques Ă©mettrices de cendres fines: celles-ci recouvrent les vĂ©gĂ©taux proches et si elles ne sont las lavĂ©es par des pluies, ceux-ci n'ont plus assez de lumière et souffrent.

  - Sous-chapitre : Facteurs climatiques


     Sont Ă  prendre en compte : les effets du vent (bris, blessures, tensions...), les prĂ©cipitations (pluie, neige, grĂŞle), la foudre , la longitude , la latitude , relief , masses d'air froides , masses d'air chaudes...






Chapitre : Notes sources et références



     







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Philippe Lepoivre, Phytopathologie, Ă©ditions De Boeck, 2003, 427 p. (ISBN 2-8041-4115-2) 

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