haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Parti conservateur du Canada



Vous pouvez voir également : : Parti conservateur du Canada (ancien)

Parti conservateur du Canada
Logo du Parti conservateur du Canada
Parti fédéral actif
Fondation7 dĂ©cembre 2003
ChefStephen Harper
PrésidentDon Plett
Permanence130 rue Albert
Bureau 1720
Ottawa ON K1P 5G4
Idéologie politiqueConservatisme
Alignement internationalUnion démocrate internationale
CouleursBleu
Site webwww.conservateur.ca




Introduction :

      Le Parti conservateur du Canada (PCC) (anglais : Conservative Party of Canada) est un parti politique canadien, créé en dĂ©cembre 2003 par la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur du Canada. Le parti forme actuellement un gouvernement minoritaire Ă  la Chambre des communes depuis l'Ă©lection gĂ©nĂ©rale de 2008. Stephen Harper est le chef du parti et le Premier ministre du Canada.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Prédécesseurs


Suite de l'article :

Bien qu'en existence depuis moins de six ans, le Parti conservateur est l'hĂ©riter politique de plusieurs partis conservateurs ayant existĂ© au Canada, Ă  commencer par le Parti libĂ©ral-conservateur fondĂ© en 1854 par John A. Macdonald et George-Étienne Cartier (ce parti est devenu le Parti conservateur au cours des annĂ©es 1880). Ă€ l'instar de ce parti (et du Parti conservateur du Royaume-Uni) il porte le surnom de « Parti Tory Â» et ses membres sont Ă©galement surnommĂ© les « tories Â» (quoique beaucoup plus courants dans les mĂ©dias anglophones, ces surnoms sont Ă©galement utilisĂ©s dans les mĂ©dias francophones). Il est Ă©galement l'hĂ©ritier lĂ©gal des anciens partis en vertu du fait qu'il ait assumĂ© les biens et responsabilitĂ©s de l'ancien Parti progressiste-conservateur.



     Peter MacKay et beaucoup d'autres anciens dĂ©putĂ©s, incluant Brian Mulroney, voient le PCC comme une Ă©volution naturelle du mouvement politique conservateur au Canada. MacKay a exprimĂ© l'opinion que le PCC incarne la rĂ©unification des diverses idĂ©ologies conservatrices sous une « grande tente Â». MacKay a souvent dit que les divisions font partie du mouvement conservateur canadien depuis les annĂ©es 1890, et que la fusion Ă©tait rĂ©ellement une reconstitution d'un mouvement qui existe depuis l'union du Haut-Canada et du Bas-Canada.






Chapitre : Idéologie



     Le nouveau Parti conservateur est un amalgame de deux visions diffĂ©rentes du conservatisme au Canada. Pour la majeure partie de son histoire, le Parti progressiste-conservateur prĂ´nait la philosophie traditionnelle Red Tory (comme les programmes sociaux subventionnĂ©s par l'État), rejetait des liens Ă©troits avec les États-Unis et tentait plutĂ´t de façonner le Canada en suivant le modèle des institutions britanniques. Le conservatisme de l'Ouest canadien, incarnĂ© par l'Alliance canadienne, s'inspirait davantage du conservatisme amĂ©ricain ; il prĂ´nait des liens plus rapprochĂ©s avec les États-Unis, la philosophie Blue Tory, la privatisation, la rĂ©duction du rĂ´le de l'État, la lutte contre le fĂ©minisme et l'Ă©quitĂ© salariale, une rĂ©forme des institutions politiques (sur un modèle inspirĂ© de l'Australie et des États-Unis) ainsi qu'un fĂ©dĂ©ralisme plus dĂ©centralisĂ© (un gouvernement plus limitĂ© Ă  Ottawa avec des provinces plus autonomes, une position Ă©galement prĂ´nĂ©e par Brian Mulroney). Le nouveau parti prĂ´ne gĂ©nĂ©ralement une approche Ă©conomique basĂ©e sur l'Ă©conomie de marchĂ© accompagnĂ©e d'une idĂ©ologie très proche de l'ancienne Alliance canadienne.


     Le parti est très fort dans l'Ouest canadien ; un nombre important de dĂ©putĂ©s et de militants du parti proviennent des prairies canadiennes, et l'influence de ces rĂ©gions qui a façonnĂ© le Parti rĂ©formiste du Canada se retrouve dans une certaine mesure dans le nouveau Parti, mĂŞme si celui-ci a abandonnĂ© la plupart des mesures socialement conservatrices et populistes de son prĂ©dĂ©cesseur. Il se concentre plutĂ´t sur les questions Ă©conomiques, militaires, la « loi et l'ordre Â» et les questions de rĂ©forme dĂ©mocratique et d'Ă©thique gouvernementale. Contrairement aux anciens progressistes-conservateurs, le parti reflète davantage une influence Blue Tory. Le premier ministre Stephen Harper est un grand dĂ©fenseur du conservatisme fiscal et prĂ´ne l'expansion et la modernisation des Forces armĂ©es canadiennes. Il a Ă©galement dĂ©fendu certaines positions socialement conservatrices, comme l'opposition au mariage homosexuel, Ă  l'avortement et l'Ă©quitĂ© salariale.


     La fusion symbolise l'Ă©tape la plus rĂ©cente de l'Ă©volution du conservatisme au Canada ; le Parti conservateur historique, fondĂ© par les loyalistes, s'opposait fortement au libre-Ă©change et Ă  l'intĂ©gration avec les États-Unis, prĂ©fĂ©rant imiter les institutions politiques britanniques. Sous la direction de Brian Mulroney, le parti choisit de mettre l'accent sur les forces de l'Ă©conomie de marchĂ© et signe un accord de libre-Ă©change historique avec les États-Unis.


     La politique canadienne se situant actuellement au centre-droite, le Parti conservateur du Canada tout comme plusieurs politiciens indĂ©pendants sont parfois dĂ©crits comme Ă©tant d'extrĂŞme droite, bien qu'ils ne supportent pas toujours les idĂ©ologies de l'extrĂŞme droite. Si leurs projets de lois trop modĂ©rĂ©s pour ĂŞtre considĂ©rĂ©s extrĂ©mistes, il est impossible, vu leur statut de gouvernement minoritaire, d'affirmer que leurs idĂ©es ou leurs valeurs ne le sont pas. Le parti est parfois considĂ©rĂ© par ses dĂ©tracteurs comme s'apparentant beaucoup au Parti rĂ©publicain aux États-Unis et au Parti conservateur au Royaume-Uni mĂŞme si des diffĂ©rences existent sur bien des questions et que les partis ne sont alignĂ©s que par leur appartenance au forum international de partis politiques conservateurs, l'Union dĂ©mocratique internationale.






Chapitre : Historique



     Le 15 octobre 2003, après la tenue de rĂ©unions secrètes entre l'Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur, Stephen Harper (chef de l'Alliance canadienne) et Peter MacKay (chef du Parti progressiste-conservateur) annoncent un accord de principe pour fusionner leurs partis respectifs pour crĂ©er le nouveau Parti conservateur du Canada. L'entente avait Ă©tĂ© conclue après plusieurs mois de nĂ©gociations entre les reprĂ©sentants progressistes-conservateurs Don Mazankowski, Bill Davis et Loyola Hearn, et les reprĂ©sentants alliancistes Ray Speaker et le sĂ©nateur Gerry St. Germain.


     Le 5 dĂ©cembre, l'accord de principe est ratifiĂ© par les membres de l'Alliance canadienne par une marge de 96 % contre 4 % lors d'un rĂ©fĂ©rendum oĂą les membres Ă©taient appelĂ©s Ă  voter par la poste. Le 6 dĂ©cembre le Parti progressiste-conservateur organise une sĂ©rie de congrès rĂ©gionaux, lors desquels les dĂ©lĂ©guĂ©s votent en faveur de l'accord Ă  90 % contre 10 %. Le 7 dĂ©cembre 2003, le nouveau parti est officiellement enregistrĂ© avec Élections Canada. Le 20 mars 2004, Stephen Harper est Ă©lu Ă  la direction du nouveau parti.


     La fusion est une culmination du mouvement canadien pour unir la droite, poussĂ© par le dĂ©sir de prĂ©senter une opposition efficace et une alternative crĂ©dible au Parti libĂ©ral du Canada ; il s'agit de crĂ©er un nouveau parti qui s'assurerait l'appui de l'Ă©lectorat de droite de toutes les rĂ©gions du Canada et qui ne diviserait pas le vote. Cette division de l'Ă©lectorat a contribuĂ©, du moins en partie, aux victoires libĂ©rales aux Ă©lections de 1997 et de 2000.

  - Sous-chapitre : Controverse


     Le processus de fusion soulève la controverse. Lors du congrès d'investiture du Parti progressiste-conservateur du Canada en 2003, Peter MacKay signe une entente Ă©crite avec son rival David Orchard, excluant toute fusion avec le parti allianciste ; Orchard conteste d'ailleurs la fusion devant les tribunaux, sans succès. Sous les règles d'Ă©lection du chef du Parti PC, le nouveau Parti conservateur fusionnĂ© serait endettĂ© d'au moins 70 000 $ envers Orchard. Cette dette a Ă©tĂ© reconnue comme lĂ©gitime par les avocats du CPC, toutefois le remboursement de cette somme est en attente de la rĂ©solution des disputes lĂ©gales entre le parti et Orchard.


     Après la fusion, quatre dĂ©putĂ©s progressistes-conservateurs — AndrĂ© Bachand, John Herron, Scott Brison (un ancien candidat Ă  l'investiture du Parti PC) et l'ancien premier ministre Joe Clark — refusent de se joindre au nouveau caucus fusionnĂ©, ainsi que le prĂ©sident sortant du Parti PC, Bruck Easton, qui dĂ©clare son intention de voter libĂ©ral aux Ă©lections Ă  cause de ses craintes face au leadership de Harper. Brison fait dĂ©fection vers les libĂ©raux ; peu après, il obtient le poste de secrĂ©taire parlementaire au sein du gouvernement de Paul Martin, et il est nommĂ© au conseil des ministres après l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale de 2004. Herron se prĂ©sente lui aussi comme candidat libĂ©ral Ă  l'Ă©lection, mais il n'intègre pas le caucus libĂ©ral auparavant ; il est dĂ©fait dans sa circonscription par le candidat conservateur Rob Moore. Bachand et Clark quittent tous deux la Chambre des communes Ă  la fin de la session. Lors de l'Ă©lection de 2004, Joe Clark accorda son appui, avec rĂ©ticence, Ă  Paul Martin plutĂ´t qu'Ă  Stephen Harper. Clark prĂ©fère appuyer des candidats de diffĂ©rentes formations politiques Ă  titre individuel, tels le nĂ©o-dĂ©mocrate Ed Broadbent, la libĂ©rale Anne McLellan et le conservateur Jim Prentice.


     Un ancien dĂ©putĂ© allianciste, Keith Martin (un ancien candidat Ă  l'investiture de l'Alliance canadienne) quitte Ă©galement le parti le 14 janvier. Il conserve son siège lors de l'Ă©lection de 2004, se faisant réélire sous la bannière du Parti libĂ©ral. Dans la 38 lĂ©gislature (2004-2005) il sert Ă  titre de secrĂ©taire parlementaire de Bill Graham, le ministre de la DĂ©fense nationale. Il est réélu en 2006.


     De plus, trois sĂ©nateurs — William Doody, Norman Atkins et Lowell Murray — dĂ©cident de ne pas se joindre au nouveau parti et continuent de siĂ©ger Ă  la chambre haute en tant que progressistes-conservateurs.


     Dans les premiers mois d'existence du PCC, deux dĂ©putĂ©s conservateurs expriment publiquement leur mĂ©contentement face Ă  la direction, aux politiques et aux procĂ©dures du nouveau parti. Rick Borotsik, ancien progressiste-conservateur, critique ouvertement la direction du parti et se retire officiellement de la politique Ă  la fin de la session parlementaire du printemps 2004.


     Chuck Cadman, ancien dĂ©putĂ© allianciste, rejette les procĂ©dures de mise en nomination de candidats lorsqu'il perd la course Ă  l'investiture conservatrice dans sa circonscription (qu'il avait reprĂ©sentĂ© sous les bannières rĂ©formistes et alliancistes) au profit d'un candidat venu de l'extĂ©rieur. Il est Ă©jectĂ© du Parti conservateur Ă  la fin du mois de mai. Cadman se reprĂ©sente quand mĂŞme aux Ă©lections de 2004 comme candidat indĂ©pendant. Il est réélu, le seul indĂ©pendant Ă  siĂ©ger au parlement minoritaire, jusqu'Ă  ce que Carolyn Parrish soit Ă©jectĂ©e du caucus libĂ©ral en novembre 2004. Cadman meurt du cancer en juillet 2005.


     Finalement, peu après l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale de 2004, le sĂ©nateur conservateur Jean-Claude Rivest quitte le PCC pour sièger au SĂ©nat Ă  titre d'indĂ©pendant, jugeant le nouveau parti trop Ă  droite et trop insensible aux besoins et aux intĂ©rĂŞts du QuĂ©bec.

  - Sous-chapitre : Élection du chef




Image (cliquez pour agrandir) :

Stephen Harper



     Stephen Harper est Ă©lu chef du parti le 20 mars 2004, dĂ©faisant Tony Clement, ancien membre conservateur du cabinet ontarien, et Belinda Stronach, ancienne PDG de Magna International, au premier tour.


     Certains militants conservateurs avaient espĂ©rĂ© recruter l'ancien premier ministre ontarien Mike Harris pour briguer la direction du parti, mais il dĂ©cline l'offre, comme l'a fait aussi le premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et le premier ministre albertain Ralph Klein. Le chef progressiste-conservateur sortant, Peter MacKay, et l'ancien dĂ©putĂ© allianciste et chef du Caucus dĂ©mocratique reprĂ©sentatif Chuck Strahl, avait Ă©galement annoncĂ© qu'ils ne participeraient pas Ă  la course. Jim Prentice, qui Ă©tait arrivĂ© deuxième dans la course Ă  la direction de l'ancien Parti PC en 2003, entre dans la course Ă  la mi-dĂ©cembre, mais il se retire Ă  la mi-janvier Ă  cause de la difficultĂ© Ă  rĂ©colter des fonds si tĂ´t après un premier Ă©chec dans une course Ă  la direction.






Chapitre : Élection fédérale de 2004



     Deux mois après l'Ă©lection de Harper Ă  la tĂŞte du parti, le premier ministre libĂ©ral Paul Martin dĂ©clenche une Ă©lection, fixant la date du scrutin au 28 juin 2004. Toutefois, entre la fusion des deux anciens partis conservateurs et l'Ă©lection du chef pour le nouveau, des disputes internes et des enquĂŞtes dans le scandale des commandites rĂ©duit sĂ©rieusement la popularitĂ© du Parti libĂ©ral au pouvoir. Ceci permet aux conservateurs d'ĂŞtre mieux prĂ©parĂ©s Ă  la course, contrairement Ă  l'Ă©lection de 2000 quand peu de gens avaient prĂ©dit le dĂ©clenchement du scrutin au dĂ©but octobre. Pour la première fois depuis l'Ă©lection de 1984, un gouvernement libĂ©ral fait face Ă  un front conservateur uni.


     Les conservateurs dĂ©passent les attentes pendant la campagne, les sondages montrant une montĂ©e de popularitĂ© pour le nouveau Parti ; certains sondeurs prĂ©disent l'Ă©lection d'un gouvernement minoritaire conservateur. Toutefois, mĂŞme Ă  l'apogĂ©e de sa popularitĂ©, le nouveau parti ne rĂ©ussit pas Ă  rĂ©colter autant de soutien que les rĂ©sultats Ă©lectoraux combinĂ©s de ses deux prĂ©dĂ©cesseurs. De plus, certains commentaires controversĂ©s de membres influents au sein du PCC entravent les efforts de Harper pour projeter l'image d'un parti modĂ©rĂ© et raisonnable qui serait une alternative acceptable aux libĂ©raux.


     Plusieurs commentaires controversĂ©s exprimĂ©s par des dĂ©putĂ©s conservateurs sont notables. TĂ´t dans la campagne, le dĂ©putĂ© ontarien Scott Reid exprime son opinion, en tant que porte-parole conservateur en matière de langues officielles, que la politique du bilinguisme officiel est irrĂ©aliste et a besoin de rĂ©formes. Le dĂ©putĂ© albertain Rob Merrifield, porte-parole du parti en matière de santĂ©, estime que les femmes devraient obligatoirement suivre une thĂ©rapie familiale avant d'avoir accès Ă  un avortement. Le dĂ©putĂ© britanno-colombien Randy White, vers la fin de la campagne, exprime sa volontĂ© d'avoir recours Ă  la clause dĂ©rogatoire de la constitution canadienne pour passer outre la Charte des droits et libertĂ©s sur la question du mariage homosexuel. Cheryl Gallant, dĂ©putĂ©e ontarienne, compare l'avortement au terrorisme.


     Les conservateurs de Harper Ă©mergent de l'Ă©lection avec un plus grand caucus parlementaire de 99 dĂ©putĂ©s tandis que les libĂ©raux sont rĂ©duits Ă  un gouvernement minoritaire de 133 dĂ©putĂ©s ; ceci oblige les libĂ©raux Ă  obtenir l'appui d'au moins 23 dĂ©putĂ©s de l'opposition pour garantir l'adoption de leurs projets de loi. Les rĂ©sultats du vote populaire, par contre, sont en fait en dessous des rĂ©sultats combinĂ©s de l'Alliance et du Parti PC Ă  l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale prĂ©cĂ©dente.

  - Sous-chapitre : Congrès de mars 2005 Ă  MontrĂ©al


     En 2005, certains analystes politiques comme l'ancien sondeur progressiste-conservateur Allan Gregg et la journaliste du Toronto Star Chantal HĂ©bert suggèrent que l'Ă©lection suivante pourrait Ă©lire un gouvernement conservateur si le parti Ă©merge de leur congrès fondateur avec des politiques modĂ©rĂ©es et clairement dĂ©finies.


     Lors du congrès, le parti se dĂ©fait de la plus grande partie des mesures socialement conservatrices de l'Alliance canadienne, ne retenant que l'opposition au mariage homosexuel. Il conserve toutefois son attrait populiste en prĂ´nant des rĂ©ductions d'impĂ´ts, la rĂ©duction du rĂ´le de l'État, la rĂ©forme dĂ©mocratique et davantage de dĂ©centralisation vers les provinces.

  - Sous-chapitre : DĂ©fection de Belinda Stronach


     En mai 2005, la dĂ©putĂ©e conservatrice Belinda Stronach prend plusieurs par surprise en faisant dĂ©fection vers le Parti libĂ©ral. Certains croient que son dĂ©part pourrait nuire aux efforts du parti pour attirer les Ă©lecteurs progressistes, particulièrement en Ontario. D'autres ont commentĂ© sur la nature suspecte et opportuniste de la dĂ©cision de Stronach, notant sa nomination au conseil des ministres immĂ©diatement après sa dĂ©fection et le fait que celle-ci venait quelques jours seulement avant la tenue d'un vote de confiance crucial Ă  la Chambre des communes. De plus, plusieurs conservateurs, comme le dĂ©putĂ© Ă  l'AssemblĂ©e lĂ©gislative de l'Ontario Bob Runciman, font des dĂ©clarations plutĂ´t vitrioliques en rĂ©action Ă  l'Ă©vènement — traitant Stronach d'« Ă©paisse Â» (dipstick), par exemple — qui leur valent des accusations de sexisme de la part de certaines personnes qui y voient une preuve que la modĂ©ration du parti est une illusion. D'autres, par contre, considèrent que ces commentaires n'Ă©taient nullement sexistes, mais simplement une rĂ©action Ă  ce qu'ils considĂ©raient comme un trahison particulièrement rĂ©prĂ©hensible.


     Fin aoĂ»t et dĂ©but septembre 2005, les tories lancent des publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es sur toutes les tĂ©lĂ©diffuseurs majeurs en Ontario qui mettent en Ă©vidence leurs politiques sur des questions tels que la santĂ©, l'Ă©ducation et la politique familiale. Les pubs montrent tous Stephen Harper discutant de ces politiques avec des membres Ă©minents de son cabinet fantĂ´me. Certains analystes prĂ©disent Ă  l'Ă©poque que les conservateurs se serviront de publicitĂ©s similaires dans l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale de 2006, au lieu de concentrer leurs attaques sur les libĂ©raux comme ils l'avaient fait au printemps 2005.


     Un sondage Ipsos-Reid effectuĂ© après le dĂ©pĂ´t du premier rapport de la Commission Gomery montrait les tories pratiquement nez-Ă -nez avec les libĂ©raux dans l'appui populaire. [1] Un autre sondage, de Stragetic Counsel, suggĂ©raient mĂŞme une avance des conservateurs sur les libĂ©raux. [2] Toutefois, des sondages deux jours plus tard montraient les libĂ©raux avec une avance de 8 points[3].






Chapitre : Élection fédérale de 2006





Image (cliquez pour agrandir) :




     Le 24 novembre, le chef de l'opposition Stephen Harper dĂ©pose une motion de dĂ©fiance qui est adoptĂ©e le 28 novembre avec l'appui des deux autres partis de l'opposition (le Nouveau Parti dĂ©mocratique et le Bloc quĂ©bĂ©cois.) La lĂ©gislature est automatiquement dissoute ; la date du scrutin est fixĂ©e au 23 janvier 2006, suivant une campagne Ă©lectorale qui se dĂ©roule durant le temps des fĂŞtes.


     Les conservateurs dĂ©butent le premier mois de la campagne en faisant une sĂ©rie d'annonces, une par jour, incluant une rĂ©duction de la Taxe sur les produits et services (TPS) et une allocation pour la garde d'enfants. Cette stratĂ©gie surprend plusieurs dans les mĂ©dias, qui avaient pris pour acquis que la campagne conservatrice serait nĂ©gative et se concentreraient sur le scandale des commandites ; la stratĂ©gie du Parti conservateur consiste plutĂ´t Ă  laisser les Ă©lecteurs rĂ©flĂ©chir eux-mĂŞmes Ă  cette question. Les libĂ©raux choisissent de garder leurs promesses majeures pour la deuxième moitiĂ© de la campagne après le temps des fĂŞtes ; en consĂ©quence, Harper domine les manchettes pour les premières semaines de la campagne et a donc libre jeu de dĂ©finir lui-mĂŞme son image plutĂ´t que de laisser ses adversaires le faire Ă  sa place. Bien que son parti n'enregistre au dĂ©but que de modestes mouvements dans les sondages, la popularitĂ© personnelle de Harper, qui avait toujours Ă©tĂ© plus basse que celle de son parti, se mettent Ă  monter rapidement.


     Le 27 dĂ©cembre 2005, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) annonce qu'elle lance une enquĂŞte sur une allĂ©gation de dĂ©lit d'initiĂ© du dĂ©partement du ministre des Finances Ralph Goodale avant une annonce importante sur la taxation des fiducies de revenu. La rĂ©vĂ©lation de l'enquĂŞte criminelle et le refus de Goodale de dĂ©missionner domine les manchettes pour la semaine suivante, et attire encore plus d'attention lorsque la Securities and Exchange Commission amĂ©ricaine annonce qu'elle lancera Ă©galement son enquĂŞte. Le scandale des fiducies de revenue dĂ©tourne l'attention du public des promesses politiques du Parti libĂ©ral et permet au Parti conservateur de rĂ©actualiser ses attaques sur la corruption au sein du Parti libĂ©ral. Au dĂ©but janvier 2006, les tories mènent dans les sondages et effectuent une percĂ©e majeure au QuĂ©bec oĂą ils dĂ©passent les libĂ©raux en deuxième place dans les sondages (après le Bloc quĂ©bĂ©cois).


     En rĂ©ponse Ă  l'avance grandissante des conservateurs, les libĂ©raux lancent une sĂ©rie de publicitĂ©s Ă©lectorales nĂ©gatives accusant Harper d'avoir un agenda cachĂ©, semblables aux attaques faites dans l'Ă©lection de 2004. L'effet n'est toutefois pas le mĂŞme cette fois, les conservateurs ayant un momentum beaucoup plus grand qu'en 2004 ; ils disposent Ă  un moment d'une avance de 10 points. La popularitĂ© personnelle de Harper continue de monter et les sondages rĂ©vèlent qu'il est considĂ©rĂ© non seulement plus digne de confiance, mais Ă©galement comme un meilleur premier ministre potentiel que Paul Martin. En plus de la discipline amĂ©liorĂ©e du Parti conservateur, et aussi Ă  cause de cela, la couverture mĂ©diatique accordĂ©e aux conservateurs est beaucoup plus positive qu'en 2004. Quant Ă  eux, les libĂ©raux sont de plus en plus critiquĂ©s pour le mauvais dĂ©roulement de leur campagne et la multiplication des gaffes.


     Le 23 janvier 2006, les conservateurs remportent 124 sièges, contre 103 pour les libĂ©raux. Ces rĂ©sultats font du Parti conservateur le premier parti en importance aux communes (qui compte 308 sièges) leur permettant de former un gouvernement minoritaire. Le 6 fĂ©vrier, Stephen Harper est assermentĂ© Ă  titre de 22 premier ministre du Canada, ainsi que son conseil des ministres.






Chapitre : Chefs du parti







Chapitre : Ailes provinciales


Article dĂ©taillĂ© : Partis conservateurs au Canada.

     Le Parti conservateur, bien que n'ayant aucune aile provinciale officielle, travaille de près avec les anciens affiliĂ©s au Parti progressiste-conservateur.On a d'ailleurs demandĂ© ici ou lĂ  que les branches locales prennent plutĂ´t le nom de 'Parti conservateur'.Le Parti conservateur entretient de bons rapports avec d'autres organisations conservatrices, telles que le Parti saskatchewanais, l'Action dĂ©mocratique du QuĂ©bec, et dans une certaine mesure les membres les plus Ă  droite des LibĂ©raux de Colombie-Britannique (et cela malgrĂ© l'existence d'un Parti Conservateur de Colombie-Britannique). Les conservateurs fĂ©dĂ©raux bĂ©nĂ©ficient de l'appui de plusieurs tories provinciaux. Plusieurs premier ministres provinciaux, tels que Ralph Klein de l'Alberta, Pat Binns de l'ĂŽle-du-Prince-Édouard, Danny Williams de Terre-Neuve-et-Labrador, John Hamm de la Nouvelle-Écosse et Bernard Lord du Nouveau-Brunswick ont exprimĂ© leur appui de façon gĂ©nĂ©rale au nouveau parti. En Ontario, le chef du Parti progressiste-conservateur provincial John Tory et l'ancien chef de l'opposition provinciale intĂ©rimaire Bob Runciman ont tous deux ouvertement exprimĂ© leur appui Ă  Stephen Harper et au Parti conservateur du Canada, ainsi que Stuart Murray, chef de l'opposition et du Parti PC manitobains.


     Bien qu'officiellement distincts des partis provinciaux, des documents du PCC, ainsi que des applications de membres, peuvent ĂŞtre obtenus aux bureaux de la plupart des Partis PC provinciaux. Plusieurs de ces partis tiennent ouvertement des liens vers le site du PCC sur leurs sites web. Aussi, Stephen Harper a Ă©tĂ© invitĂ© comme confĂ©rencier Ă  plusieurs congrès des partis progressistes-conservateurs provinciaux, et il encourage tous les membres du parti fĂ©dĂ©ral Ă  devenir membres de leurs partis conservateurs provinciaux respectifs.

Parti provincialOrientationProvince
Parti progressiste-conservateur de l'OntarioAncienne aile provinciale, Parti PCOntario
Parti conservateur de la Colombie-BritanniqueAncienne aile provinciale, Parti PCColombie-Britannique
Parti progressiste-conservateur de l'AlbertaAncienne aile provinciale, Parti PCAlberta
Parti progressiste-conservateur du ManitobaAncienne aile provinciale, Parti PCManitoba
Parti progressiste-conservateur de la SaskatchewanAncienne aile provinciale, Parti PCSaskatchewan
Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-ÉcosseAncienne aile provinciale, Parti PCNouvelle-Écosse
Parti progressiste-conservateur du Nouveau-BrunswickAncienne aile provinciale, Parti PCNouveau-Brunswick
Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-LabradorAncienne aile provinciale, Parti PCTerre-Neuve-et-Labrador
Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-ÉdouardAncienne aile provinciale, Parti PCÎle-du-Prince-Édouard
Parti du YukonPas d'orientation officielleTerritoire du Yukon

     L'Action dĂ©mocratique du QuĂ©bec (ADQ) et le Parti libĂ©ral du QuĂ©bec (PLQ) n'entretiennent aucun lien avec un quelconque parti fĂ©dĂ©ral, mĂŞme si l'ancien chef progressiste-conservateur Jean Charest est actuellement chef des libĂ©raux. Depuis qu'il est chef du PLQ, Charest a amenĂ© beaucoup d'anciens tories de l'ère Mulroney Ă  occuper des postes importants au sein du PLQ. Lors de l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale canadienne de 2006, il donna un appui rĂ©servĂ© au Parti conservateur, dĂ©clarant que les promesses de Stephen Harper sur le fĂ©dĂ©ralisme d'ouverture et le dĂ©sĂ©quilibre fiscal allaient dans le sens de ce que souhaitait le QuĂ©bec. Plusieurs bĂ©nĂ©voles et organisateurs du PLQ se mirent discrètement au service des conservateurs, qui n'avaient pas une grande organisation au QuĂ©bec. L'Ă©lection d'un gouvernement conservateur fut bien accueillie par Jean Charest et le ministre de la santĂ© Philippe Couillard.


     L'ADQ, quant Ă  lui, est le plus conservateur des trois partis provinciaux quĂ©bĂ©cois, et bien que les politiques adĂ©quistes sur des questions telles que les soins de santĂ© sont très proches de celles du PCC, le chef adĂ©quiste Mario Dumont a refusĂ© de s'aligner formellement avec un parti fĂ©dĂ©ral. Toutefois, il a personnellement et publiquement appuyĂ© le Parti conservateur lors des Ă©lections de 2006, puis de celles de 2008, appui qui n'a toutefois pas fait l'unanimitĂ© auprès des membres de son parti.


     Le Parti saskatchewanais est nĂ© d'une fusion non-officielle du Parti progressiste-conservateur de la Saskatchewan avec des membres du Parti libĂ©ral de la Saskatchewan, et certains de ses membres appuient le PLC, d'autres le PCC. Les libĂ©raux provinciaux prĂ©sentent toujours des candidats aux Ă©lections. Suite Ă  l'effondrement des progressistes-conservateurs suivant le gouvernement criblĂ© de scandales de Grant Devine dans les annĂ©es 1980, les progressistes-conservateurs se sont officiellement retirĂ©s de la politique, bien que retenant une organisation nominale et prĂ©sentant des candidats-papier aux Ă©lections afin de maintenir les fonds du parti. Le Parti saskatchewanais est officiellement neutre quant Ă  la politique fĂ©dĂ©rale, bien que son premier chef, Elwin Hermanson, ait eu des liens directs avec le Parti rĂ©formiste et l'Alliance canadienne.


     Le Parti libĂ©ral de la Colombie-Britannique a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© une aile provinciale du Parti libĂ©ral du Canada, mais sous la direction de Gordon Campbell il s'est dĂ©placĂ© plus vers la droite et contient actuellement des membres appuyant les libĂ©raux fĂ©dĂ©raux et d'autres les conservateurs fĂ©dĂ©raux. Le parti est maintenant officiellement neutre face Ă  la politique fĂ©dĂ©rale.


     Le Parti conservateur de la Colombie-Britannique existe toujours et prĂ©sente encore des candidats aux Ă©lections, mais ne compte actuellement aucun reprĂ©sentant Ă©lu Ă  la lĂ©gislature de la province. Plusieurs conservateurs fĂ©dĂ©raux Ă©minents militent au sein du Parti conservateur de la Colombie-Britannique. Wilf Hanni, ancien chef du Parti rĂ©formiste de la Colombie-Britannique, est actuellement chef du Parti conservateur. De par le passĂ© plusieurs progressistes-conservateurs ont aussi entretenu des liens serrĂ©s avec le Parti CrĂ©dit social de la Colombie-Britannique.


     Le Parti du Yukon (anciennement le Parti progressiste-conservateur du Yukon) changea de nom et a coupa tous ses liens au Parti PC fĂ©dĂ©ral pendant les annĂ©es Mulroney. Son chef actuel, le premier ministre yukonnais Dennis Fentie, un ancien nĂ©o-dĂ©mocrate qui fit dĂ©fection pour diriger le Parti du Yukon, reste relativement ambigu sur la question de l'appui fĂ©dĂ©ral du parti territorial.


     Certains des partis ci-dessus peuvent parfois s'affilier ou appuyer le nouveau Parti conservateur fĂ©dĂ©ral ou un de ses candidats rĂ©gionaux. Les relations sont tendus, par comptes, entre le Parti conservateur et Ralph Klein, premier ministre progressiste-conservateur de l'Alberta, dĂ» aux commentaires que ce dernier a faite en public au cours de la dernière Ă©lection fĂ©dĂ©rale concernant les soins de santĂ©, ainsi que son appel Ă  un rĂ©fĂ©rendum sur la question du mariage homosexuel. Rajoutant Ă  la tension en Alberta : l'appui des militants du PCC est divisĂ© entre le Alberta Alliance Party (droite) et les Progressistes-conservateurs (centre-droite).






Chapitre : Source


    Liste :
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© «  Â» (voir la page de discussion).





Chapitre : Vous pouvez voir également :







Chapitre : Liens externes



     



© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb