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Définition Wikipédia de : New York






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Le sud de Manhattan en juillet 2001, avant les attentats du 11 septembre 2001


Suite de l'article :

New York (), officiellement City of New York, autrement connue sous les noms et abrĂ©viations de New York City, NY ou encore NYC, est une ville du Nord-Est des États-Unis, situĂ©e Ă  l'extrĂ©mitĂ© sud-est de l'État de New York, sur la cĂ´te atlantique. La commune s'Ă©tend sur cinq circonscriptions administratives appelĂ©es « Boroughs Â» : Manhattan, Brooklyn, Queens, The Bronx et Staten Island.



     New York regroupe aujourd'hui l'ensemble des critères caractĂ©ristiques d'une ville mondiale, et est mĂŞme considĂ©rĂ©e parfois comme « la capitale du monde Â». Si elle n'est plus la capitale fĂ©dĂ©rale des États-Unis depuis plus de deux siècles, New York n'en est pas moins la ville la plus peuplĂ©e du pays avec 8 214 426 habitants et un centre dĂ©cisionnel, Ă©conomique et culturel majeur.


     Au cĹ“ur de la mĂ©galopole du BosWash et d'une agglomĂ©ration de 18 818 536 habitants qui s'Ă©tend sur trois États (l'État de New York, le New Jersey et le Connecticut), son aire urbaine compte en 2009, 25 933 312 habitants. New York accueille des institutions d'importance mondiale. On peut notamment citer le siège de l'ONU, le New York Stock Exchange, mais aussi de nombreux sièges de multinationales et des centres culturels et universitaires tels que le Metropolitan Museum, le MoMA, le Lincoln Center ou l'UniversitĂ© Columbia et l'UniversitĂ© de New York.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de New York.

  - Sous-chapitre : L’ère prĂ©-coloniale (jusqu'Ă  1524)


     L'histoire prĂ©colombienne des États-Unis est une pĂ©riode encore mal connue. Si les fouilles archĂ©ologiques donnent de prĂ©cieux renseignements aux chercheurs, l'absence presque totale de sources Ă©crites complexifie grandement leur travail. Ă€ ce jour, les historiens ne sont pas en mesure de dater avec prĂ©cision l'arrivĂ©e des premiers hommes dans le nord-est des États-Unis, et, a fortiori, sur le territoire de l'actuelle New York. Les scientifiques estiment que ce premier peuplement pourrait remonter Ă  environ 10 500 avant JĂ©sus Christ.


     Avant l'arrivĂ©e des EuropĂ©ens, le territoire de l'actuelle New York Ă©tait peuplĂ© par des AmĂ©rindiens Lenapes qui appartenaient au groupe linguistique des Algonquins. DiffĂ©rents sous-groupes occupaient cet espace. Les Manates vivaient sur l'Ă®le de Manhattan, les Canarsies, Ă  l'est de Brooklyn, les Matinecocks et les Rockaways, dans le Queens. Cette ancienne prĂ©sence amĂ©rindienne se manifeste encore aujourd'hui dans la toponymie de New York. Par exemple, le nom "Manate" se retrouve aujourd'hui dans "Manhattan", Canarsie est un quartier de Brooklyn, proche de l'aĂ©roport international John Fitzgerald Kennedy. On retrouve Ă©galement des rĂ©fĂ©rences Ă  ces peuples dans des noms d'entreprises, comme l'HĂ´tel Algonquins, situĂ© dans le centre de Manhattan.

  - Sous-chapitre : La Nouvelle-AngoulĂŞme (1524-1610)




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Giovanni da Verrazano.



     En 2005, le navigateur italien Giovanni da Verrazano, missionnĂ© par le roi de France François I, fut le premier EuropĂ©en de la Renaissance Ă  explorer le territoire de l'actuelle New York, qu'il baptisa Nouvelle-AngoulĂŞme, en l'honneur de son mĂ©cène.


     Voici comment il rendit compte de sa dĂ©couverte au souverain français :

« [N]ous trouvâmes un site très agrĂ©able situĂ© entre deux petites collines qui le dominaient. Au milieu, une très grande rivière courait jusqu'Ă  la mer. Son embouchure Ă©tait profonde; Ă  marĂ©e montante, nous y avons trouvĂ© huit pieds, et n'importe quel navire Ă  pleine charge remonterait jusqu'au fond de l'estuaire. Ayant mouillĂ© près de la cĂ´te en lieu bien abritĂ©, nous ne voulions pas nous aventurer dans cette embouchure sans l'avoir reconnue. Remontant la rivière avec le petit bateau, nous pĂ©nĂ©trâmes dans le pays que nous trouvâmes fort peuplĂ©. Les gens sont presque semblables aux autres, vĂŞtus de plumes d'oiseaux de couleurs variĂ©es. Ils venaient Ă  nous gaiement, en poussant de grands cris d'admiration et en nous montrant l'endroit le plus sĂ»r pour aborder. Nous remontâmes cette rivière jusqu'Ă  une demi-lieue Ă  l'intĂ©rieur des terres, endroit oĂą nous vĂ®mes qu'elle formait un très beau lac d'environ trois lieues de tour. Sur le lac allaient et venaient sans cesse de tous cĂ´tĂ©s environ XXX petites barques montĂ©es par une foule de gens, passant des deux rives pour nous voir. Tout Ă  coup, comme il est frĂ©quent dans les navigations, un coup de vent contraire se leva de la mer et nous contraignit Ă  regagner le bord. Nous quittions cette terre Ă  regret, en raison de ses avantages et de sa beautĂ©, songeant qu'elle n'Ă©tait pas dĂ©pourvue de ressources apprĂ©ciables, car toutes les hauteurs semblaient pourvues de minĂ©raux. Cette terre fut appelĂ©e AngoulĂŞme, Ă  cause de l'apanage que Votre MajestĂ© reçut lorsqu'elle Ă©tait en moindre fortune, et le golfe formĂ© par cette terre, Sainte Marguerite, du nom de votre sĹ“ur, qui l'emporte sur les autres dames par sa discrĂ©tion et son esprit. Â»

— Extrait du Manuscrit Cèllere conservĂ© Ă  la bibliothèque John Pierpont Morgan de New York


     Aujourd'hui, le nom du pont Verrazano-Narrows (en anglais Verrazano-Narrows Bridge), qui relie Brooklyn et Staten Island, rend hommage Ă  cet aventurier.

  - Sous-chapitre : La Nouvelle-Amsterdam et les Nouveaux-Pays-Bas (1609-1664)

Articles dĂ©taillĂ©s : Nouvelle-Amsterdam et Nouveaux-Pays-Bas.



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Détail de la carte de Johannes Blaeu, Nova Belgica et Anglia Nova, Amsterdam, Blaeu, 1642 (notice).





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Peter Minuit



     En 1609, la Compagnie des Indes orientales engagea l'explorateur anglais Henry Hudson afin qu'il tentât de dĂ©couvrir une nouvelle route maritime vers les Indes. Hudson explora la cĂ´te est des États-Unis dans l'espoir de trouver un passage vers l'Orient. Il entra notamment dans la baie de New York et remonta le fleuve qui porte aujourd'hui son nom jusqu'Ă  Albany, avant de se rendre compte qu'il ne pourrait pas atteindre les Indes par ce chemin.


     Si Hudson ne parvint pas Ă  dĂ©couvrir un passage vers les Indes, il contribua nĂ©anmoins Ă  intĂ©resser les NĂ©erlandais Ă  la rĂ©gion par le journal de bord et les nombreuses descriptions qu'il rapporta.




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Le sud de Manhattan en 1660, à l'époque de la Nouvelle-Amsterdam.



     L’installation de colons europĂ©ens dĂ©bute en 1624 avec l'Ă©tablissement de quelques familles en quatre points prĂ©dĂ©terminĂ©s par la Compagnie nĂ©erlandaise des Indes occidentales de la colonie des Nouveaux-Pays-Bas. La compagnie avait surtout l'intention de profiter de la traite des fourrures et l'implantation des colons visait Ă  rendre les prĂ©tentions nĂ©erlandaises au territoire effective. Les colons avaient ainsi Ă©tĂ© assignĂ©s Ă  l'Ă®le de Nuten Eyland (Governors Island) alors que les agents de la compagnie entreprenaient de construire le Fort Amsterdam sur la pointe sud de Manhattan. Lorsqu'il fut jugĂ© impraticable de soutenir quatre Ă©tablissements avec une poignĂ©e de colons, ceux-ci furent rapatriĂ©s entre 1625 et 1626 au pourtour du nouveau fortin de bois et ainsi la « Nouvelle-Amsterdam Â» (Nieuw-Amsterdam) venait Ă  naĂ®tre. L'annĂ©e 1626 marque aussi le rachat de l'Ă®le de Manhattan aux AmĂ©rindiens par le nouveau directeur de la colonie Pierre Minuit, plus prĂ©cisĂ©ment au clan lenape des Manhattes (ou Manates) du groupe Wappinger, pour l'Ă©quivalent de 60 florins nĂ©erlandais en verroterie et autres colifichets (soit environs 700 â‚¬ de valeur marchande actuelle — et non pas 24 $). Mais sachant que ces peuples n'avaient pas la notion de propriĂ©tĂ© foncière permanente, on peut s'interroger sur la portĂ©e du geste, ou son contexte.


     Le 11 mai 1647, Pieter Stuyvesant fut nommĂ© directeur-gĂ©nĂ©ral de la colonie pour remplacer Willem Kieft, dont l'administration s'Ă©tait attirĂ© les foudres des colons depuis que les relations avec les autochtones avaient dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© en de violents affrontements durant les annĂ©es 1640. Stuyvesant prĂ´na une orthodoxie religieuse pour rĂ©tablir l'ordre dans sa colonie, en imposant des restrictions sur les mouvements et sur la consommation d'alcool, mais dans un climat très tendu, il n'obtint que la haine des habitants de sa colonie, alors que les Anglais devenaient de plus en plus pressants. En mars 1664, le roi Charles II d'Angleterre offrit virtuellement la totalitĂ© des Nouveaux-Pays-Bas Ă  son frère, le Duc d'York. Les Anglais conquirent ainsi la colonie au cours de la mĂŞme annĂ©e, et un nouveau chapitre de l'histoire de la ville dĂ©buta, suite Ă  l'Ă©chec des NĂ©erlandais Ă  retenir la colonie.

  - Sous-chapitre : Le New York anglais (1664-1776)


     La Nouvelle-Amsterdam fut rebaptisĂ©e New York en l'honneur de Jacques II d'Angleterre, Duc d'York qui avait acquis le territoire de son frère. Le colonel Richard Nicolls devint ainsi le premier gouverneur britannique de la ville de New York. Cependant, une nouvelle guerre contre les NĂ©erlandais fut dĂ©clenchĂ©e en 1672. Les Anglais furent contraints de cĂ©der leur colonie nouvellement acquise aux Provinces-Unies lorsqu'une flotte hollando-zĂ©landaise se prĂ©senta devant la colonie en 1673. Ceux-ci la rebaptisèrent Nieuw Orange en 1673, avant de devoir cĂ©der de nouveau les Nouveaux-Pays-Bas au TraitĂ© de Westminster concluant ainsi la Troisième Guerre anglo-nĂ©erlandaise.




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Le drapeau des Fils de la Liberté, correspondant aux neuf colonies présentes au Stamp Act Congress



     En 1754, l'UniversitĂ© Columbia fut fondĂ©e dans le quartier de Lower Manhattan sous le nom de King's College grâce Ă  une charte accordĂ©e par le roi George II. La prĂ©sence des troupes britanniques dans la ville irrita progressivement les New-Yorkais, dont la colère fut amplifiĂ©e par deux lois commerciales votĂ©es par le parlement britannique: le Sugar Act en 1764 puis le Stamp Act en 1765. Pour contrer ces mesures discriminatoires pour les treize colonies du continent, le Stamp Act Congress fut tenu Ă  New York le 7 octobre 1765, et les Fils de la LibertĂ© commencèrent Ă  se manifester. La rĂ©vocation du Stamp Act apaisa provisoirement les relations en 1766, mais les Townshend Acts de 1767 donna lieu Ă  des affrontements entre les civils et les soldats. Les incidents de la Boston Tea Party en dĂ©cembre 1773 inspirèrent New York qui connut sa propre Tea Party le 22 avril 1774. Les tensions s'apaisèrent provisoirement pendant quelques annĂ©es, mais la menace de George Washington de couper les liens entre New York et les autres colonies en cas de domination britannique conduisit la ville dans la guerre d'indĂ©pendance, au mĂŞme titre que le reste des futurs États-Unis.

  - Sous-chapitre : New York au cĹ“ur de la guerre d'indĂ©pendance (1776-1783)


     New York reprĂ©sentait un enjeu majeur dans la guerre d'indĂ©pendance Ă©tant donnĂ© son importance pour le royaume britannique. George Washington apporta ainsi son soutien Ă  la ville dès 1776, notamment en y apportant la dĂ©claration d'indĂ©pendance pour encourager ses hommes. Cependant, les troupes amĂ©ricaines, trop peu nombreuses face Ă  celles de l'armĂ©e britannique dirigĂ©e par William Howe furent progressivement repoussĂ©es entre aoĂ»t et octobre, ce qui poussa Washington Ă  se retirer le 16 octobre. New York tomba ainsi aux mains des Britanniques, et ce durant la totalitĂ© du conflit, c'est-Ă -dire de 1776 Ă  1783. En effet, ce n'est que lors de la signature du traitĂ© de Paris, mettant fin au conflit le 3 septembre 1783 que l'indĂ©pendance de la ville fut acquise, en mĂŞme temps que celle du pays. Washington retourna ainsi victorieux Ă  New York le 4 dĂ©cembre. Ce mĂŞme George Washington fut investi PrĂ©sident des États-Unis au Federal Hall en 1789, alors que New York Ă©tait la capitale du pays.

  - Sous-chapitre : L'Ă©mergence de la ville (1783-1919)




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Le port de New York en pleine activité en 1848.





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     En dĂ©pit de la perte de son rĂ´le de capitale fĂ©dĂ©rale, et de capitale de l'État de New York, la ville de New York connut une croissance exponentielle entre 1790 et 1820, en voyant sa population passer de 33 000 Ă  123 706 habitants. Elle devint ainsi la plus grande ville du pays. La ville fut Ă©galement dynamisĂ©e par l'arrivĂ©e d'immigrĂ©s au dĂ©but du XIX siècle, ainsi que par l'application du Commissioners' Plan de 1811 qui dĂ©finisait un système routier traversant la totalitĂ© de l'Ă®le de Boaboa. L'essor du New York Stock Exchange puis l'ouverture du canal ÉriĂ© en 1819, sous le mandat de DeWitt Clinton affirma la domination du port de New York, et fit de la ville la première place commerciale des États-Unis. Le contexte favorable amena l'aristocratie et les riches marchands de la ville Ă  exiger la construction d'un grand espace vert; c'est dans ce contexte que les travaux de construction de Central Park dĂ©butèrent en 1857.


     Seule la Guerre de SĂ©cession qui eut lieu entre 1861 et 1865 vint Ă©mailler la prospĂ©ritĂ© de la ville. Les habitants de la ville, pour la plupart des commerçants, ne dĂ©siraient pas se lancer dans le conflit, Ă©tant donnĂ© qu'ils entretenaient des relations commerciales avec les États confĂ©dĂ©rĂ©s d'AmĂ©rique. Mais lorsque le prĂ©sident Abraham Lincoln instaura la première conscription pendant l'Ă©tĂ© 1863, les New-Yorkais rĂ©agirent dans la violence, durant les Draft Riots qui restèrent l'un des Ă©pisodes les plus violents dans l'histoire du pays, avec 105 civils tuĂ©s.


     L'essor de la ville reprit immĂ©diatement après la fin de la guerre civile, en dĂ©pit de la mainmise du Tammany Hall sur les institutions politique de la ville. Le domaine des arts connut un vĂ©ritable dĂ©veloppement Ă  la fin du XIXe siècle, avec la crĂ©ation du Metropolitan Museum of Art, du Carnegie Hall, ou encore du New York Botanical Garden. L'inauguration de la Statue de la LibertĂ© en 1886 fit de New York un symbole de la libertĂ© pour les millions d'immigrĂ©s en provenance d'Europe; en effet, sur 23 millions d'EuropĂ©ens arrivĂ©s aux États-Unis entre 1880 et 1919, 17 millions environ ont dĂ©barquĂ© Ă  New York, et la plupart y sont restĂ©s..

  - Sous-chapitre : L'apparition d'une ville mondiale (1919-2001)


     Le XXe siècle marqua vĂ©ritablement l'ascension de New York vers le rĂ´le de ville mondiale, en ce sens que la ville devient un centre culturel, dĂ©cisionnel et financier de premier plan. L'extraordinaire aventure architecturale dĂ©butĂ©e Ă  la fin du XIXe siècle a posĂ© la première pierre du dĂ©veloppement de l'architecture moderne, avec notamment le dĂ©but de l'ère des gratte-ciel, qui fleurissent aujourd'hui littĂ©ralement dans toutes les grandes villes amĂ©ricaines. Dans le domaine politique et Ă©conomique, la domination de New York s'est manifestĂ©e avec la Bourse et l'essor de Wall Street, ainsi qu'avec les grandes entreprises financières basĂ©es dans la ville. L'obtention du siège de l'ONU en 1949 a Ă©galement jouĂ© un rĂ´le dĂ©terminant dans le dĂ©veloppement de Big Apple.

  - Sous-chapitre : Une ville qui incarne les vicissitudes du monde contemporain (depuis 2001)




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Les tours du World Trade Center incendiées le 11 septembre 2001.



     L'histoire contemporaine de la ville a Ă©tĂ© marquĂ©e par les attentats du 11 septembre 2001. La destruction des tours jumelles du World Trade Center, ainsi que de nombreux bâtiments environnants, reste un Ă©pisode traumatisant pour les habitants de la ville.


     Ă€ partir de 2007, la crise Ă©conomique ne peut laisser la capitale mondiale de la finance indemne. Deux Ă©vĂ©nements survenant au troisième trimestre 2008 symbolisent Ă  eux seuls l'impact de la tempĂŞte financière sur la ville : la faillite de Lehman Brothers et le scandale Madoff.

  - Sous-chapitre : Symboles et surnoms


     Le drapeau de New York porte les mĂŞmes couleurs (sur des barres aux dimensions Ă©gales) que le drapeau des Provinces-Unies tel qu'il Ă©tait utilisĂ© en 1625, l'annĂ©e oĂą Manhattan fut colonisĂ©e. En son centre est reproduit, en bleu, le sceau de la ville. Sur ce dernier figurent plusieurs Ă©lĂ©ments symboliques: l'aigle reprĂ©sente l'État de New York. L'AmĂ©rindien Ă©voque les premiers habitants de la rĂ©gion, tandis que le marin Ă©voque les colons : leur Ă©vocation conjointe confère l'idĂ©e d'une union entre les deux peuples. Le castor fait rĂ©fĂ©rence Ă  la Compagnie nĂ©erlandaise des Indes occidentales. Le baril et la fleur font rĂ©fĂ©rence aux premiers temps de l'industrie new-yorkaise. Le moulin Ă  vent est un rappel de l'histoire nĂ©erlandaise de New York. Quant Ă  Eboracum, c'Ă©tait le nom de la ville de York Ă  l'Ă©poque romaine.


     En reportage Ă  la Nouvelle-OrlĂ©ans, John J. Fitz Gerald entendit les valets d'Ă©curie appeler les champs de course de New York, « The Big Apple Â» (dans le sens the big apple = the biggest bet = le plus grand pari). Le terme lui plut et il donna comme titre Ă  sa chronique Around the Big Apple. Dix ans plus tard, de nombreux musiciens de jazz commencèrent Ă  utiliser le terme de Big Apple pour dĂ©signer New York, et plus particulièrement le quartier de Harlem (Ă  Manhattan), considĂ©rĂ© comme la capitale mondiale du jazz. Ils disaient qu'il y avait beaucoup de pommes sur les arbres du succès, mais que, quand vous sĂ©lectionnez New York City, vous sĂ©lectionniez LA grosse pomme. En 1971, cette expression prit toute son ampleur grâce Ă  Charles Gillett (PrĂ©sident du NY Convention and Visitors Bureau) qui lança une campagne publicitaire sur le thème de la Big Apple. Celle-ci fut relayĂ©e par l'agence BBH London qui lança cette expression en Angleterre. Depuis, cette expression est devenue courante. 35% des Anglais affirment mĂŞme qu'elle est typiquement anglaise et non d'origine amĂ©ricaine.




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Vue panoramique de Lower Manhattan prise Ă  partir du traversier de Staten Island.
« New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C’est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe. Â»

— Le Corbusier, 1937.








Chapitre : Géographie





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New York depuis l'espace.



     La ville de New York est situĂ©e sur la cĂ´te est des États-Unis d'AmĂ©rique, Ă  l’embouchure du fleuve Hudson sur l’ocĂ©an Atlantique, Ă  mi-distance entre Washington, D.C. et Boston. Cette situation privilĂ©giĂ©e est renforcĂ©e par la prĂ©sence de l'affluent du Mohawk : New York est reliĂ©e aux Grands Lacs et aux Grandes Plaines. Elle comprend l’île de Manhattan, Staten Island, la partie ouest de l’île de Long Island, un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites Ă®les, situĂ©es dans les bras de mer et dans la baie (Upper Bay et Lower Bay) : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (rĂ©serve ornithologique), Liberty Island (statue de la LibertĂ©), Isle of Meadow (rĂ©serve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island. Le territoire a Ă©tĂ© considĂ©rablement amĂ©nagĂ© par les hommes, avec des extensions comme Battery Park City dans les annĂ©es 1960 et 1970 ou des modifications profondes de la topographie, particulièrement Ă  Manhattan.


     La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres Ă©mergĂ©es et 429 km² d’eau. L'altitude maximale est de 124,9 m au-dessus du niveau de la mer, sur Todt Hill Ă  Staten Island. La ville est situĂ©e Ă  une latitude de 40,714' et Ă  une longitude de -74,006'

  - Sous-chapitre : Climat




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Température et précipitations



     La ville de New York est soumise Ă  un schĂ©ma climatique typique de la zone nord-est de la cĂ´te atlantique, similaire Ă  celui qui rĂ©git la cĂ´te nord-est de l'Asie. L'influence de grandes masses d'air combinĂ© Ă  la prĂ©sence toute proche de l'ocĂ©an concourent Ă  accentuer les contrastes climatiques. On peut aussi noter que, bien que New York se trouve Ă  une latitude de zone tempĂ©rĂ©e, ces conditions climatiques peuvent provoquer des ouragans, vagues de chaleur, tempĂŞtes de neige ou violents orages, et d'un jour Ă  l'autre, changer de temps de façon spectaculaire. Au cours d'une annĂ©e normale, la courbe de tempĂ©rature connaĂ®t d'importantes variations, pouvant aller de --25,5 Â°C en hiver Ă  41 Â°C en Ă©tĂ©, soit une amplitude de 65,5 Â°C.


     Le rythme des saisons Ă  New York se dĂ©finit de la manière suivante :

    Liste :
  • De dĂ©cembre Ă  mi-mars : janvier et fĂ©vrier sont les mois les plus froids. Habituellement au lever du jour il fait --2 Â°C Ă  --5 Â°C et l'après-midi +3 Â°C Ă  +5 Â°C mais 2 Ă  3 hivers sur 10 les tempĂ©ratures descendent au-dessous de --18 Â°C et ont mĂŞme atteint --26 Â°C certains mois de fĂ©vrier. New York reçoit des chutes de neige abondantes. Au cours de la saison il tombe en moyenne 60 Ă  90 cm de neige. Le temps est souvent très nuageux, il neige ou pleut gĂ©nĂ©ralement 10 Ă  12 jours par mois, mais une tempĂŞte de neige peut durer une semaine.
  • De mi-mars Ă  mi-mai : le printemps est court. Les tempĂ©ratures montent en flèche; de 7 Â°C l'après-midi Ă  la mi-mars, on passe très rapidement Ă  14 Â°C en avril et 20 Â°C en mai. Les gelĂ©es matinales de mars (--1 Â°C) sont très vite remplacĂ©es par des matinĂ©es douces (5 Â°C en avril, puis 12 Â°C en mai). Cependant il pleut aussi frĂ©quemment qu'en hiver : 11 Ă  12 jours par mois.
  • De mi-mai Ă  octobre : un Ă©tĂ© long et chaud : 25 Â°C Ă  28 Â°C l'après-midi, 15 Â°C Ă  19 Â°C le matin. C'est le mois de juillet le plus chaud. Il arrive que les tempĂ©ratures atteignent 35 Â°C et frĂ´lent mĂŞme les 40 Â°C Ă  l'ombre, certains Ă©tĂ©s. New York est alors Ă©touffant. L'Ă©tĂ© est très ensoleillĂ© puisqu'on enregistre 65 Ă  70 pour 100 d'ensoleillement par rapport Ă  la durĂ©e maximale d'insolation possible. Pendant cette saison, on observe une moyenne de 18 Ă  25 jours oĂą la tempĂ©rature dĂ©passe 32 Â°C. Les tornades qui se produisent plutĂ´t de fin mai Ă  fin aoĂ»t sont très rares.
  • Novembre : un court automne de transition. Les tempĂ©ratures chutent très rapidement, elles tombent Ă  10 Â°C l'après-midi et 3 Â°C le matin. Avec septembre et octobre, c'est le mois le plus sec. Mais, d'une façon gĂ©nĂ©rale, il n'y a pas de saison humide ou sèche. La rĂ©partition des pluies est sensiblement la mĂŞme tout au long de l'annĂ©e (75 Ă  100 mm chaque mois et 9 Ă  12 jours pluvieux chaque mois). Quant aux tempĂŞtes de vent, on en observe 30 jours par an.
  • Effet Canyon: Ă€ Manhattan, l'urbanisation en hauteur a des effets erratiques sur le vent. On parle d'effet canyon - typique de Midtown et Uptown - lorsque le vent "rebondit" sur le sol et contre les flancs des gratte-ciel, et forme des colonnes d'air ascendant.
Relevé météorologique de New York
moisjan.fév.mar.avr.maijui.jui.aoû.sep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)-4-3161217201915105-18
Température maximale moyenne (°C)34101521262928241812617
PrĂ©cipitations (mm)868499102112951121049991127991 124
Source : Weatherbase

  - Sous-chapitre : DĂ©coupage territorial

Articles dĂ©taillĂ©s : Borough (New York City) et Quartiers de New York.



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Les 5 boroughs de New York City : â—Ź (1) Manhattan, â—Ź (2) Brooklyn, â—Ź (3) Queens, â—Ź (4) The Bronx, â—Ź (5) Staten Island



     La ville de New York est constituĂ©e de cinq districts (en anglais boroughs), qui coĂŻncident chacun avec un comtĂ© de l'État de New York (county), mais ces derniers ne fonctionnent pas comme les autres comtĂ©s de l'État. En effet, ils ont des pouvoirs trĂ©s limitĂ©s et sont en lieu et place des comtĂ©s, soumis directement Ă  l'autoritĂ© municipale.

    Liste :
  • Manhattan (ou ComtĂ© de New York), 1 546 856 habitants. L'Ă®le de Manhattan correspond au quartier le plus riche de la ville de New York, et le plus densĂ©ment peuplĂ©, tout en Ă©tant le plus cĂ©lèbre, puisque la plupart des buildings les plus cĂ©lèbres du monde se trouvent Ă  Manhattan. Manhattan se prĂ©sente Ă©galement comme une place financière d'importance mondiale, avec l'indice Dow Jones (NYSE) et le Nasdaq. Mais Manhattan est aussi un centre dĂ©cisionnel majeur : siège de l'ONU, nombreux sièges d'entreprises, ce qui en fait l'un des lieux les plus puissants de la planète. Au niveau universitaire, Manhattan abrite l'UniversitĂ© de New York, la prestigieuse universitĂ© de Columbia (appartenant Ă  l'Ivy League) ou encore celle de Fordham.
    Liste :
  • The Bronx (ou ComtĂ© de Bronx), 1 354 068 habitants. Le Bronx a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme le quartier pauvre de la ville de New York, mais depuis quelques annĂ©es, la politique de la ville a permis de rendre le Bronx beaucoup plus attrayant. Ce quartier est Ă©galement considĂ©rĂ© comme le berceau de la culture hip-hop, qui s'est Ă  prĂ©sent rĂ©pandue largement dans le monde, et comme un quartier qui accueille des minoritĂ©s hispaniques et noires, contribuant Ă  l'image de melting pot de la ville. Le Bronx abrite en outre le nouveau Fulton Fish Market, qui est l'un des principaux marchĂ©s aux produits maritimes de la cĂ´te est. L'Ă©quipe des New York Yankees joue ses matches dans le Yankee Stadium, situĂ© Ă  la frontière entre Manhattan et le Bronx.
    Liste :
  • Brooklyn (ou ComtĂ© de Kings), 2 488 194 habitants. Brooklyn est un quartier Ă  tendance rĂ©sidentielle, ce qui explique qu'il est le borough le plus peuplĂ© de la ville. Brooklyn a longtemps Ă©tĂ© une ville indĂ©pendante, avant de se rattacher Ă  New York City en 1898. Brooklyn prĂ©sente en outre l'une des rares plages de la ville.
    Liste :
  • Queens (ou ComtĂ© de Queens), 2 237 815 habitants. Le Queens est Ă  la fois un quartier rĂ©sidentiel et industriel ; il est en outre le plus vaste de la ville de New York. Le Queens est très ouvert sur l'extĂ©rieur, grâce Ă  sa proximitĂ© avec les deux principaux aĂ©roports de la ville, JFK, et LaGuardia Airport. Le Queens abrite Ă©galement l'un des tournois de tennis majeurs de la saison, l'US Open. L'Unisphere (sphère en acier reprĂ©sentant la terre), situĂ©e Ă  Flushing Meadows, est d'ailleurs considĂ©rĂ©e comme le symbole du Queens, avec une idĂ©e d'ouverture sur le monde et d'universalitĂ©. L'Ă©quipe des New York Mets joue ses matches dans le Shea Stadium, situĂ© dans le quartier de Flushing.
    Liste :
  • Staten Island (ou ComtĂ© de Richmond), 457 383 habitants, est le borough le moins intĂ©grĂ© Ă  la ville de New York, ne serait-ce que par son Ă©loignement gĂ©ographique. Staten Island est reliĂ© Ă  Brooklyn par le Verrazano Narrows Bridge, l'un des ponts suspendus les plus longs du monde.

  - Sous-chapitre : GĂ©ologie


     Le passĂ© gĂ©ologique de la rĂ©gion a permis la formation de l'archipel Ă  la pointe de la baie, une des principales Ă©chancrures de la cĂ´te est des États-Unis. Les voies navigables larges et profondes et la longueur considĂ©rable du littoral ont facilitĂ© l'accès et le mouillage des navires. La situation de la ville, Ă  l'embouchure de l'Hudson River, sa baie protĂ©gĂ©e, oĂą dĂ©bouchent plusieurs autres voies navigables, ont favorisĂ© la croissance de New York et ont contribuĂ© Ă  en faire l'un des principaux ports des États-Unis. Aujourd'hui, des cinq boroughs de New York, seul le Bronx est rattachĂ© au continent.


     Il y a 17 000 ans, lors de la glaciation, le site de New York Ă©tait recouvert par un glacier de 300 mètres d'Ă©paisseur et le rivage en retrait de 160 km. La limite sud du glacier est signalĂ©e par une sĂ©rie de collines : la moraine frontale.


     De -17 000 Ă  -13 000 ans. Ă€ la fonte des glaciers, la moraine frontale joua le rĂ´le de digue et les vallĂ©es creusĂ©es par la glaciation (Hudson Est et Harlem River) se remplirent d'eau. Par la suite, la rupture du goulet de la moraine frontale ouvrit les lacs Ă  la mer.


     De -13 000 Ă  nos jours. La mer atteignit son niveau actuel, il y a 6 000 Ă  4 000 ans et donna au rivage l'aspect que nous lui connaissons.


     Remarque : Dans Isham Park, un petit parc au nord de Manhattan, se trouvent des affleurements de marbre formĂ© Ă  la pĂ©riode cambrienne, c'est-Ă -dire vieux de 450 millions d'annĂ©es.






Chapitre : Faune et flore



     MalgrĂ© son univers de bĂ©ton et de gratte-ciel, New York est le refuge d'une faune et d'une flore qui, au fil des dĂ©cennies, se sont progressivement adaptĂ©es Ă  cet environnement artificiel. Il n'est donc pas Ă©tonnant de voir que ce "milieu" atypique a attirĂ© d'abord des espèces hautement adaptables, notamment celles introduites par l'homme - comme les moineaux, les Ă©tourneaux ou les pigeons -, souvent originaire d'Europe. Sans concurrence directe, elles s'y sont multipliĂ©es, crĂ©ant parfois de nouveaux problèmes Ă  l'homme lui-mĂŞme. Exemple d'espèces prĂ©sentes : l'Ă©tourneau sansonnet, le surmulot, le cornouiller, le pigeon biset et le faucon pèlerin (qui rĂ©gule les populations de pigeons, d'Ă©tourneaux et de moineaux).

  - Sous-chapitre : Le fleuve Hudson


     SituĂ© au point de rencontre des eaux douces de l'Hudson et salĂ©es de la baie de New York, le port, bien qu'il soit devenu l'un des plus actifs du monde, demeure peuplĂ© de nombreuses espèces. La faune aquatique locale y cĂ´toie une faune marine saisonnière; certains poissons migrateurs (bars, esturgeons) vont frayer plus en amont sur l'Hudson. Paradoxalement, beaucoup d'espèces sont ici communes : la pollution les a prĂ©servĂ©es de toute capture pour la consommation de masse. Crabes, homards et crevettes vivent sur le fond, tandis que le faucon pèlerin est l'une des nombreuses espèces d'oiseaux prĂ©sentes dans la baie.


     Exemple d'espèces prĂ©sentes : la mouette atricille, le poisson-papillon Ă  quatre yeux, le crabe bleu, l'anguille d'AmĂ©rique, le bar rayĂ©, l'alose d'AmĂ©rique, les mouettes et goĂ©lands.

  - Sous-chapitre : Ă€ Central Park




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Central Park est encerclé par les gratte-ciels



     Central Park est un espace vert d'une superficie de 341 hectares (3,41 km², environ 4 km sur 800 m), situĂ© dans le borough de Manhattan Ă  New York. Il est gĂ©rĂ© par la Central Park Conservancy (comitĂ© de sauvegarde de Central Park) qui dispose d'un budget annuel de 200 millions de dollars, et est entretenu au mĂŞme titre que les autres espaces verts de la ville par le New York City Department of Parks and Recreation (DĂ©partement des espaces verts de la ville de New York). Central Park constitue le plus grand espace vert de la ville de New York, si on ne prend en compte que les cinq grands boroughs qui constitue la ville de New York. AchevĂ© en 1873 après treize annĂ©es de construction, selon les plans de Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux (Ă©galement Ă  l'origine du Prospect Park de Brooklyn), Central Park reprĂ©sente une oasis de verdure au milieu de la forĂŞt de gratte-ciel de Manhattan, mĂŞme s'il est situĂ© au nord de l'Ă®le oĂą les Ă©difices sont moins Ă©levĂ©s. Il est dĂ©limitĂ© par la 110 rue au nord, la Huitième avenue Ă  l'ouest, la 59 rue au sud et la Cinquième avenue Ă  l'est. Ces rues sont respectivement baptisĂ©es Central Park North, Central Park West et Central Park South, et le parc est encadrĂ© par deux quartiers rĂ©sidentiels : l'Upper East Side (Ă  l'est) et l'Upper West Side (Ă  l'ouest). Avec en moyenne 25 millions de visiteurs par an, Central Park est le parc le plus visitĂ© aux États-Unis.


     Son aspect naturel est le rĂ©sultat d'un important travail paysager : le parc contient plusieurs lacs artificiels (dont le plus important, The Reservoir s'Ă©tend sur 0,43 km²), des chemins piĂ©tonniers, deux pistes de patinage sur glace, une zone de protection de la vie sauvage et des pelouses pour pratiquer sports et jeux de plein air. Le parc est en outre un « sanctuaire Â» pour les oiseaux migrateurs, oĂą de nombreux observateurs viennent les dĂ©couvrir. Une route de 9,7 km de long, relativement peu frĂ©quentĂ©e par les automobilistes, entoure le parc. Elle peut ĂŞtre empruntĂ©e par les piĂ©tons, les coureurs de fond, les cyclistes ou encore les adeptes du roller, surtout le week-end et en semaine après dix-neuf heures, lorsque la circulation automobile y est totalement interdite.

  - Sous-chapitre : Urbaine


     MalgrĂ© son univers de bĂ©ton et de gratte-ciel, New York est le refuge d'une faune et d'une flore qui, au fil des dĂ©cennies, se sont progressivement adaptĂ©es Ă  cet environnement artificiel. Il n'est donc pas Ă©tonnant de voir que ce "milieu" atypique a attirĂ© d'abord des espèces hautement adaptables, notamment celles introduites par l'homme - comme les moineaux, les Ă©tourneaux ou les pigeons, souvent originaire d'Europe. Sans concurrence directe, elles s'y sont multipliĂ©es, crĂ©ant parfois de nouveaux problèmes Ă  l'homme lui-mĂŞme. MĂŞme si les hommes ont introduit la faune et la flore, New York reste une ville urbaine ou la nature est prĂ©sente uniquement parce que l'homme est intervenu.






Chapitre : Démographie


Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de la ville de New York.

  - Sous-chapitre : Évolution et rĂ©partition

Évolution de la population
AnnéeHabitants
175022 000
179049 400
180079 200
1810119 700
1820152 100
1830242 300
1840391 100
1850696 100
18601 174 800
18701 478 100
18801 911 700
18902 507 400
19003 437 200
AnnéeHabitants
19104 766 900
19205 620 000
19306 930 400
19407 455 000
19507 892 000
19607 782 000
19707 894 900
19807 071 600
19907 322 600
20008 008 000
20038 085 700
20048 091 700
20058 143 200

     New York est la ville la plus peuplĂ©e des États-Unis, avec une population près de deux fois supĂ©rieure Ă  la deuxième ville du pays, Los Angeles (4 097 340 habitants). Elle compte en effet 8 214 426 habitants en 2006, ce qui reprĂ©sente près de 40 % de la population de l'État de New York. L'agglomĂ©ration new-yorkaise, qui s'Ă©tend sur les États du New Jersey, de New York, et du Connecticut rassemble quant Ă  elle 21 millions d'habitants. 24 116 176 personnes vivent dans l'aire urbaine de New York, ce qui la place au deuxième rang mondial derrière TĹŤkyĹŤ au Japon. La densitĂ© moyenne atteint 10 194 habitants/km² : New York est la mĂ©tropole la plus densĂ©ment peuplĂ©e des États-Unis, loin devant San Francisco.


     Au milieu du XVIII siècle, New York est moins peuplĂ©e que Boston et Philadelphie. Mais le dĂ©veloppement du commerce, de l'industrie et l'arrivĂ©e de millions de migrants europĂ©ens provoquent un fort accroissement dĂ©mographique au siècle suivant. La population new-yorkaise dĂ©passe celle de Paris Ă  la fin des annĂ©es 1880 mais reste encore derrière Londres.
Après la Seconde Guerre mondiale la population urbaine diminue Ă  cause de la exurbanisation et des difficultĂ©s sociales. Le phĂ©nomène, qui touche la plupart des villes amĂ©ricaines, est particulièrement fort Ă  New York qui perd 821 000 habitants entre 1950 et 1980, soit une baisse d'environ 10 %. Mais dans les dernières dĂ©cennies du XX siècle, la population augmente Ă  nouveau. Ainsi, entre 1990 et 2000, la ville a gagnĂ© 685 714 habitants grâce Ă  l'immigration. Certaines Ă©tudes estiment que New York pourrait atteindre entre 9,2 et 9,5 millions d'habitants en 2030.

  - Sous-chapitre : CaractĂ©ristiques dĂ©mographiques

Caractéristiques démographiques et sociales
en % (2005)
Indicateur :New YorkÉtats-Unis Ă‰tats-Unis
Hommes (%)47,549
Femmes (%)52,551
Âge médian35,836,4
Moins de 18 ans (%)12,313,3
18-64 ans (%)75,874,6
65 ans et + (%)11,912,1
Revenu/hab. ($)27 23325 035
Taux de pauvreté (%)19,113,3

     D'après le recensement de 2000, l'espĂ©rance de vie moyenne des New-Yorkais est supĂ©rieure Ă  celle des AmĂ©ricains dans leur ensemble (80,2 ans pour les femmes ; 74,5 ans pour les hommes).


     La structure par âge rĂ©vèle une population relativement jeune (11,9 % ont 65 ans ou plus) et une part importante de personnes ayant l'âge de travailler (75,8 %). En 2005, l'âge mĂ©dian Ă  New York est de 35,8 ans, soit un peu moins que la moyenne nationale (36,4 ans). Les femmes sont surreprĂ©sentĂ©es par rapport Ă  la moyenne amĂ©ricaine (52,6 % de femmes pour 47,4 % d'hommes).

  - Sous-chapitre : DisparitĂ©s socio-Ă©conomiques


     32,5 % des new-yorkais de plus de 25 ans ont leur baccalaurĂ©at ou un diplĂ´me supĂ©rieur, soit 5 points de plus que la moyenne nationale. En octobre 2006, le taux de chĂ´mage Ă  New York est de 4,1 %, un chiffre infĂ©rieur au taux national (4,4 % de la population active). En 2005, le revenu moyen par habitant est de 27 233 dollars Ă  New York, soit 2 198 dollars de plus que la moyenne nationale. 19,1 % de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©, un taux supĂ©rieur de 5,8 points Ă  la moyenne amĂ©ricaine ; mĂŞme si ce taux a diminuĂ© de deux points entre 2000 et 2005, les catĂ©gories les plus touchĂ©es sont les jeunes et les plus de 65 ans.


     La ville est marquĂ©e par une importante disparitĂ© des revenus selon les quartiers. Ă€ Manhattan, les diffĂ©rences sont grandes entre le quartier d'Upper East Side, oĂą le revenu moyen annuel par habitant s'Ă©tablit Ă  90 000 dollars, et Harlem, oĂą près de 37 % des habitants vivent sous le seuil de pauvretĂ©. Les autres boroughs, en particulier ceux du Queens et de Staten Island, sont peuplĂ©s par les classes moyennes.

  - Sous-chapitre : Une population cosmopolite

Composition de la population
en % (2005)
Groupe :New YorkÉtats-Unis Ă‰tats-Unis
Blancs4474,7
Noirs25,312,1
Asiatiques11,64,3
Métis1,62,0
Amérindiens0,40,8
Autres17,16,1
Total100100

     New York est l'une des mĂ©tropoles les plus cosmopolites du monde : en 2005, 36 % des New-Yorkais sont nĂ©s Ă  l'Ă©tranger, près de 170 langues diffĂ©rentes sont parlĂ©es dans la ville et 47,7 % des habitants s'expriment dans une autre langue que l'anglais Ă  la maison.


     Depuis le XIX siècle, New York est l'une des principales portes de l'immigration aux États-Unis : entre 1820 et 1890, dix millions d'EuropĂ©ens arrivent Ă  New York, essentiellement des Irlandais et des Allemands. Entre 1880 et 1920, les migrants viennent d'Europe du Sud (Italie, Grèce, etc.) et d'Europe de l’Est (Polonais, Russes...) après avoir traversĂ© l'ocĂ©an Atlantique jusqu'Ă  Ellis Island. Pendant cette pĂ©riode, les Juifs fuient les pogroms : vers 1915, ils sont 1,5 million Ă  New York. Après les lois sur les quotas d'immigration de Johnson-Reed (1924), le nombre d'arrivĂ©es diminue considĂ©rablement.


     Au dĂ©but du XX siècle, plus de 20 000 Afro-amĂ©ricains s'installent dans le quartier de Harlem. Entre 1940 et 1960, les Portoricains arrivent massivement Ă  New York et leur nombre passe de 60 000 Ă  600 000. Après l'Immigration and Nationality Act of 1965, l'immigration reprend Ă  un rythme important, mais l'origine des migrants change : ils viennent dĂ©sormais d'AmĂ©rique latine, des CaraĂŻbes, d'Asie et d'URSS. Dans les annĂ©es 1970-1990, ces migrants ne s'installent plus seulement Ă  Manhattan mais aussi dans les quartiers pĂ©riphĂ©riques (Brooklyn, Queens, Staten Island) et les banlieues. Entre 1990 et 2000 la ville a accueilli 1 224 524 immigrants ; cependant, les villes de Los Angeles et de Miami disputent Ă  New York la première place pour l'immigration.






Chapitre : Administration et politique





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Le New York City Hall, l'hĂ´tel de ville de New York.



     Bien que dĂ©pendant de l’État de New York, la Ville de New York bĂ©nĂ©ficie d’une large autonomie lĂ©gislative et exĂ©cutive et d'une administration plus centralisĂ©e que la plupart des autres villes amĂ©ricaines. Ce statut est dĂ©fini par une charte, amendĂ©e et promulguĂ©e par l'AssemblĂ©e lĂ©gislative de l’État de New York, et parfois par rĂ©fĂ©rendum. La municipalitĂ© est responsable de l'Ă©ducation publique, des bibliothèques, de la sĂ»retĂ© publique, de l'hygiène, de l'approvisionnement en eau, des services d'assistance sociale, des Ă©tablissements pĂ©nitenciers et de l'Ă©quipement de loisirs.


     Les new-yorkais, bien que leur maire soit rĂ©publicain depuis 1994, sont très majoritairement dĂ©mocrates et libĂ©raux : lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2004 le candidat dĂ©mocrate John Kerry a ainsi obtenu plus de 74 % des voix dans la ville, alors qu'il perdit l'Ă©lection au niveau national. 66 % des votants enregistrĂ©s sont dĂ©mocrates.


     Cinq des comtĂ©s de l'État de New York coĂŻncident avec les cinq boroughs de la ville de New York mais ne fonctionnent pas comme des "comtĂ©s" Ă  proprement parler et sont, Ă  bien des niveaux, soumis directement Ă  l'autoritĂ© municipale. La ville de New York est considĂ©rĂ©e comme le siège de ses cinq comtĂ©s: comtĂ© de New York (Manhattan), comtĂ© de Kings (Brooklyn), le comtĂ© de Bronx (The Bronx), comtĂ© de Richmond (Staten Island), et le comtĂ© de Queens (Queens).


     L'administration new-yorkaise est divisĂ©e en trois branches : exĂ©cutif, lĂ©gislatif et judiciaire.

  - Sous-chapitre : ExĂ©cutif

Article dĂ©taillĂ© : Maire de New York.



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Le Manhattan Municipal Building accueille la plupart des agences municipales.



     Le maire incarne le pouvoir exĂ©cutif du gouvernement de la ville de New York. Le bureau du maire administre tous les services de la ville, la propriĂ©tĂ© publique, la police et le service du feu, la plupart des organismes publics, et applique toutes les ordonnances et les lois de l'État de New York dans la ville. Le bureau du maire est situĂ© au New York City Hall, et exerce ses compĂ©tences sur l'ensemble des cinq boroughs de la ville de New York.


     Il est Ă©lu au suffrage direct par tous les habitants de la ville pour un mandat de quatre ans. Le mode de scrutin se dĂ©roule, Ă  l'instar de celui de l'Ă©lection prĂ©sidentielle en deux phases : durant la première, les deux principaux partis, le parti dĂ©mocrate et le rĂ©publicain dĂ©signent leur candidat, qui sont ensuite soumis au suffrage universel des habitants de la ville. Depuis 2001, le maire est Michael Bloomberg.


     Le maire dirige cinq sections administratives de la ville et d’autres institutions. Ces cinq sections (en rĂ©alitĂ© gĂ©rĂ©es par des adjoints au maire : Deputy mayors) sont:

    Liste :
  • Operations (Exploitation),
  • Economic Development and Rebuilding (DĂ©veloppement Ă©conomique et reconstruction),
  • Policy (Politique gĂ©nĂ©rale),
  • Administration
  • Legal Affairs (affaires lĂ©gales).

     Il dispose Ă©galement de pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence (menace climatique, catastrophe naturelle, Ă©meutes, troubles civils, invasion).


     Chacun des cinq boroughs de la ville de New York est dirigĂ© par un "Borough prĂ©sident". Il s'agit d'un poste reprĂ©sentatif au pouvoir limitĂ©, qui consiste essentiellement Ă  conseiller le Maire Ă  propos des problèmes relatifs Ă  un borough en particulier, et Ă  propos du budget.

  - Sous-chapitre : LĂ©gislatif

Article dĂ©taillĂ© : New York City Council.

     Les lois et règlements locaux de New York sont dĂ©cidĂ©s par un Conseil municipal (City Council), composĂ© de 51 membres, chacun reprĂ©sentant un secteur de la ville d’environ 157 000 habitants. Ils sont Ă©lus tous les quatre ans par les habitants des cinq boroughs, et le chef de la majoritĂ© porte le titre de speaker. En 2007, le Speaker est le dĂ©mocrate Christine Quinn. Ce conseil municipal est divisĂ© en comitĂ©s spĂ©cialisĂ©s par domaines d’intervention. Lorsqu’une proposition est votĂ©e Ă  la majoritĂ© simple (50 %), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier met son veto, le Conseil a 30 jours pour passer outre, par un deuxième vote Ă  la majoritĂ© des deux tiers. En 2007, le conseil est dominĂ© Ă  une Ă©crasante majoritĂ© par les dĂ©mocrates, qui dĂ©tiennent 47 sièges, contre trois aux rĂ©publicains (un dans le Queens et deux Ă  Staten Island) et un au parti de gauche Working Families Party.

  - Sous-chapitre : Judiciaire


     Ă€ la diffĂ©rence du reste de l’État, les comtĂ©s de la ville de New York ne disposent pas tous de tribunaux. Il existe en effet un unique tribunal civil (possĂ©dant cependant des annexes dans les diffĂ©rents boroughs). Un tribunal pĂ©nal, pour chaque borough, traite les dĂ©lits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales.


     Les affaires criminelles sont renvoyĂ©es Ă  la Cour suprĂŞme de chaque comtĂ©, qui s’occupe Ă©galement des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, Ă  la diffĂ©rence d’autres Ă©tats ou du gouvernement fĂ©dĂ©ral, la Cour suprĂŞme n’est pas l’instance la plus haute de ce système, contrairement Ă  ce que son nom indique. Les appels sont traitĂ©s par une division spĂ©cialisĂ©e de la Cour suprĂŞme, et le tribunal qui dĂ©cide en dernier ressort est la Cour d’appel.






Chapitre : Économie



     En dĂ©cembre 1975 la ville de New York est en faillite. Deux jours avant qu'elle ne se retrouve en cessation de paiement, le prĂ©sident d'alors, Gerald Ford, autorise le trĂ©sor amĂ©ricain Ă  prĂŞter Ă  la citĂ© 2,3 milliards de dollars par an jusqu'en 1978. Aujourd'hui le poids Ă©conomique de New York est considĂ©rable : en 2008, la ville a créé une richesse estimĂ©e Ă  578 milliards de dollars, c'est-Ă -dire que son produit brut est supĂ©rieur Ă  celui d'un pays comme la Belgique.

  - Sous-chapitre : Cadrage historique


     L’expansion Ă©conomique de New York a Ă©tĂ© rendue possible par sa situation gĂ©ographique exceptionnelle : Ă©tablies sur un port naturel au dĂ©bouchĂ© de l’Hudson, les activitĂ©s portuaires ont induit le dĂ©veloppement industriel de la mĂ©tropole. L’industrie textile se dĂ©veloppa tout au long du XIX siècle avec l’arrivĂ©e des migrants d’Europe centrale et orientale. Vers 1900, l'agglomĂ©ration new yorkais est la plus peuplĂ©e des États-Unis, mais aussi le plus grand centre industriel, financier du pays.. La prééminence Ă©conomique de New York quoique que moins absolue aujourd'hui est encore largement vraie dans diffĂ©rents secteurs stratĂ©giques. Ă€ partir des annĂ©es 1960, 1970, le secteur secondaire connait une crise dans l'agglomĂ©ration new yorkaise comme dans les autres grandes villes de nord-est amĂ©ricain. Les services et la finance, en revanche, connaissent un nouvel essor Ă  partir de la fin des annĂ©es 1970. New York reste le principal centre de commandement de l'Ă©conomie amĂ©ricaine.

  - Sous-chapitre : Un secteur secondaire puissant




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     La crise des annĂ©es 1960-1970 a engendrĂ© des friches industrielles dans le Bronx et le Queens. Pendant cette pĂ©riode, les usines ferment Ă  cause de la concurrence internationale, dĂ©mĂ©nagent ou se dĂ©localisent Ă  l’étranger. Ainsi, le chantier naval de Navy Yard ferme ses portes en 1966. Entre 1953 et 1992, New York perd quelque 700 000 emplois industriels. Au milieu des annĂ©es 1970, la dĂ©sindustrialisation et le dĂ©clin dĂ©mographique poussent la ville au bord de la faillite. Depuis les annĂ©es 1990, plusieurs opĂ©rations de rĂ©habilitation ont Ă©tĂ© menĂ©es dans plusieurs quartiers de la Grosse Pomme. Plusieurs zones industrialo-portuaires sont reconverties (Brooklyn) en lofts, en ateliers d’artistes.


     Le secteur industriel new-yorkais est très diversifiĂ©, allant des industries traditionnelles aux industries du luxe (quartier des diamantaires) en passant par la haute technologie. Il est bien implantĂ© dans le Queens, mais aussi de l'autre cĂ´tĂ© de l'Hudson River, dans le New Jersey. Les principales activitĂ©s industrielles de la ville sont l'imprimerie et l'Ă©dition, l'industrie agro-alimentaire, la chimie et la pĂ©trochimie, l'Ă©lectricitĂ©, la mĂ©canique, l'Ă©lectronique, et la confection textile, notamment dans le Garment Center (Manhattan). Suite aux multiples mutations Ă©conomiques et technologiques., l'industrie new yorkaise s'est transformĂ©e. Elle repose un rĂ©seau dense de PME.

  - Sous-chapitre : Un pĂ´le tertiaire Ă  rayonnement mondial




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Pancarte Wall Street


La finance et la direction d'entreprise




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Vue du Financial District au Sud de Manhattan



     L'Ă©conomie de New York est aujourd'hui essentiellement tournĂ©e sur l'activitĂ© tertiaire, avec une forte surreprĂ©sentation de ce que l'on appelle parfois, le « tertiaire supĂ©rieur Â», c'est-Ă -dire les activitĂ©s Ă  forte valeur ajoutĂ©e faisant appel Ă  des travailleurs très qualifiĂ©s. Les activitĂ©s financières y tiennent une place centrale.


     De nombreuses entreprises multinationales sont implantĂ©es Ă  New York. Fin 2007, vingt des cinq cent plus grosses entreprises mondiales par le chiffre d'affaires avaient leur siège Ă  New York. C'est moins qu'Ă  Tokyo et qu'Ă  Paris, mais trois fois plus qu'Ă  Houston, deuxième ville des États-Unis dans ce domaine. Parmi ces vingt, on peut citer, outre de nombreuses institutions financières, le groupe de tĂ©lĂ©communications Verizon, l'entreprise pharmaceutique Pfizer ou le conglomĂ©rat de media Time Warner. D'autres entreprises de première importance, General Electric et IBM, ont leur siège dans la banlieue de la ville. D'autre part, la plupart des grandes entreprises de professional services, telles que le cabinet d'audit Pricewaterhouse ou le cabinet d'avocats Skadden ont d'importants bureaux dans la ville.


     La finance joue un rĂ´le particulier Ă  New York. C'est, avec Londres, l'un des grands centres mondiaux dans ce secteur. On y trouve deux des principales bourses du monde, le New York Stock Exchange (NYSE) et le (Nasdaq), la première dĂ©passant de loin toutes les autres bourses du monde par la capitalisation boursière des sociĂ©tĂ©s cotĂ©es. Une autre institution, le New York Mercantile Exchange (NYMEX), est spĂ©cialisĂ©e dans les matières premières. Parallèlement, de nombreux groupes financiers ont leur siège Ă  New York. On peut citer les banques Citigroup, JP Morgan et Goldman Sachs, ainsi que les assureurs AIG et MetLife. Au total, le secteur financier emploie 328 000 personnes Ă  New York. Le Financial District (quartier financier), situĂ© au sud de Manhattan, est emblĂ©matique de ce secteur.

  - Sous-chapitre : Politique environnementale


     Le maire de New York a signĂ© l’U.S. Mayors Climate Protection Agreement (« accord des maires des États-Unis sur la protection du climat Â»), visant Ă  atteindre ou Ă  dĂ©passer les objectifs de rĂ©duction de GES fixĂ© par le protocole de Kyoto. La loi impose l’amĂ©nagement de parcs Ă  vĂ©lo dans les parcs de stationnement de la ville. Au printemps 2007, le maire de New York, Michael Bloomberg a promis une rĂ©duction de 30 % des Ă©missions de dioxyde de carbone d'ici Ă  2030 dans sa ville. Il a dĂ©cidĂ© de mettre en Ĺ“uvre une politique de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des gratte-ciel, de plantation d'un million d'arbres et d'instauration d'un pĂ©age pour les vĂ©hicules pĂ©nĂ©trant dans Manhattan. La municipalitĂ© consacre une part de plus en plus Ă©levĂ©e de son budget aux Ă©coconstructions (green buildings). Il s’agit d’élaborer des plans de rĂ©novation ou de construction de bâtiments aux normes du LEED : Ă  New York la Local Law 86/2005 met en Ĺ“uvre cette politique.

Les activités politiques et diplomatiques




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Siège des Nations Unies



     Les activitĂ©s politiques et diplomatiques occupent Ă  New York une place moins importante que les activitĂ©s de finance ou de direction Ă©conomique, leur rĂ´le n'est pas nĂ©gligeable pour autant. Sur le plan diplomatique, la ville doit son rang Ă  l'Organisation des Nations unies dont le siège se trouve Ă  Mannhattan depuis 1951. D’autre part, de très nombreux pays possèdent une reprĂ©sentation consulaire.

Le tourisme


     New York bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d’importantes ressources liĂ©es au tourisme : la Grosse Pomme a attirĂ© en 2003 quelque 2,3 millions de touristes internationaux. Les premiers visiteurs sont les Britanniques (1,2 million de touristes par an), suivi des Allemands (400 000 visiteurs par an) et des Français (265 000). Les touristes français privilĂ©gient les grandes villes amĂ©ricaines : ainsi, sur les 20 premières destinations touristiques des Français, cinq sont amĂ©ricaines, la première Ă©tant New York.

Les medias

Article dĂ©taillĂ© : Presse Ă  New York.



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Le nouveau siège du New York Times, à New York



     New York a aussi Ă©tĂ© le berceau du cinĂ©ma amĂ©ricain (studios Paramount dans le Queens), avant que la production ne soit dĂ©placĂ©e Ă  Hollywood. New York est nĂ©anmoins Ă  la seconde place au niveau national en ce qui concerne la tĂ©lĂ©vision et le cinĂ©ma. Ce secteur est actuellement en pleine croissance. New York hĂ©berge les sièges et les rĂ©dactions centrales de mĂ©dias très influents internationalement, notamment les agences de presse Associated Press, Bloomberg L.P. et Dow Jones Newswires, les quotidiens New York Times et Wall Street Journal et les chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision NBC, ABC et CBS. Autour de tous ces grands noms de la presse mondiale, la ville de New York abrite Ă©galement le siège de nombreuses autres publications, quotidiennes, hebdomadaires voire bimestrielles, publiĂ©es dans diffĂ©rents formats, comme les tabloĂŻds. Le quotidien gratuit Metro est Ă©galement publiĂ© chaque jour Ă  New York.

Le Port de New York




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     Ă€ l'origine du dĂ©veloppement Ă©conomique de la ville, le port de New York a dès le dĂ©but bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un site naturel le protĂ©geant des tempĂŞtes. Après 1819, l'ouverture du canal ÉriĂ© lui confère un avantage dĂ©cisif par rapport Ă  Boston et Philadelphie. Historiquement, les installations portuaires se situaient au sud de Manhattan, Ă  South Street Seaport. Il ne reste aujourd'hui qu'une activitĂ© rĂ©siduelle Ă  Brooklyn (quartier de Red hook) et au Howland Hook Marine Terminal de Staten Island. Depuis les annĂ©es 1950, le transit marchandises (notamment des containers) s'est dĂ©placĂ© vers le port Newark-Elizabeth Marine Terminal Ă  Newark dans le New Jersey, au nord de Staten Island (15 rang mondial).






Chapitre : Transports


Article dĂ©taillĂ© : Transport Ă  New York.

     Contrairement aux habitants d'autres villes amĂ©ricaines, les new-yorkais utilisent largement les transports en commun : un new-yorkais sur quatre les utilise pour se rendre au travail. Le prix des parkings, très Ă©levĂ©, les pĂ©ages aux ponts, aux tunnels et les bouchons dĂ©couragent l’usage de la voiture. Le mĂ©tro de New York, efficace et rapide, utilise un rĂ©seau de 400 kilomètres de voies. On utilise aussi largement les bus et les taxis, ainsi que les ferries (surtout en direction du New Jersey et de Staten Island). Les personnes habitant en lointaine banlieue, Long Island, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie ou plus au nord dans l’État de New York utilisent gĂ©nĂ©ralement leur vĂ©hicule personnel pour rejoindre le rĂ©seau urbain. Au printemps 2007, le maire de New York, Michael Bloomberg a promis une rĂ©duction de 30 % des Ă©missions de gaz carbonique d'ici Ă  2030 dans sa ville. Il a dĂ©cidĂ© de mettre en Ĺ“uvre une politique de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des gratte-ciel, de plantation d'un million d'arbres et d'instauration d'un pĂ©age pour les vĂ©hicules pĂ©nĂ©trant dans Manhattan.

  - Sous-chapitre : MĂ©tro

Article dĂ©taillĂ© : MĂ©tro de New York.



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L'intérieur d'une rame de métro



     Figurant parmi les rĂ©seaux de transports en commun les plus importants Ă  l'Ă©chelon international, il compte, selon les chiffres officiels de la MTA, 468 stations (un peu plus, 470 environ, si l'on englobe les stations fermĂ©es et les complexes rĂ©unissant plusieurs stations), ce qui le place au premier rang mondial en terme de nombre de stations desservies. Le rĂ©seau comporte 368 km de lignes souvent Ă  4 voies (2 voies pour les directs et 2 voies pour les omnibus).


     Bien que le mĂ©tro de New York porte le nom de subway, ce qui traduit en anglais l'idĂ©e de souterrain, 40 % des lignes suivent un tracĂ© aĂ©rien qui s'appuie sur des structures en acier ou parfois en fonte, des viaducs en bĂ©ton, des remblais amĂ©nagĂ©s, des ponts ferroviaires et, occasionnellement, des voies en surface. Les lignes sont presque exclusivement souterraines Ă  Manhattan, alors qu'elles sont en majoritĂ© aĂ©riennes dans le reste de la ville. Toutes ces lignes, quelle que soit la base de leur tracĂ©, sont situĂ©es Ă  des niveaux diffĂ©rents de ceux des infrastructures routières et des aires piĂ©tonnes, et la plupart des croisements entre deux lignes de mĂ©tro sont sĂ©curisĂ©s par la prĂ©sence d'Ă©changeurs ferroviaires.

  - Sous-chapitre : RĂ©seau ferrĂ©




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     Le rĂ©seau de la mĂ©tropole new-yorkaise est le plus Ă©tendu des États-Unis. Il dĂ©pend de plusieurs sociĂ©tĂ©s publiques et privĂ©es.

    Liste :
  • Amtrak est la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine qui gère les lignes de chemin de fer pour les longues distances. Au dĂ©part de Pennsylvania Station, on trouve des liaisons pour Washington, D.C., pour les États de la Nouvelle-Angleterre, et le centre des États-Unis.
    Liste :
  • New Jersey Transit (NJ Transit) gère une dizaine de lignes de banlieues en direction du New Jersey, ainsi que des lignes de bus.

  - Sous-chapitre : AĂ©roports




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Les 3 aĂ©roports de New York :
1 - JFK, 2 - LaGuardia, 3 - Newark



     La ville de New York possède trois principaux aĂ©roports. Ils constituent la voie d'accès aĂ©rienne la plus importante et la plus active du pays, avec 111 millions de voyageurs en 2007, faisant de New-York le carrefour aĂ©rien le plus frĂ©quentĂ© au monde après Londres.

    Liste :
  • Le JFK International Airport, situĂ© dans le quartier de Jamaica dans le Queens. Il a ouvert en 1948 et a Ă©tĂ© rebaptisĂ© en l'honneur du prĂ©sident Kennedy, assassinĂ© en 1963. Il dispose de quatre pistes, longues de 2 560 Ă  4 441 mètres. En 2002, le trafic Ă©tait de l'ordre de 29 900 000 passagers, contre environ 48 millions en 2007. La plupart des avions en provenance de l'Europe atterrissent Ă  JFK, qui a notamment accueilli les aĂ©ronefs de type Concorde jusqu'en 2003.
  • Le Newark Liberty International (Newark, New Jersey) : plus ancien aĂ©roport new-yorkais, ouvert en 1928. Il est situĂ© Ă  15 miles de Manhattan (soit 26 km). Il a cependant Ă©tĂ© rĂ©cemment rĂ©novĂ©, ce qui en fait l'un des aĂ©roports les plus modernes de la cĂ´te est. Il assure les liaisons intĂ©rieures et internationales; en 2007, 36 millions de passagers ont transitĂ© par cet aĂ©roport.
  • Le LaGuardia Airport (situĂ© dans le quartier de Flushing dans le Queens). Il a ouvert en 1939, et est surtout rĂ©servĂ© aux vols intĂ©rieurs amĂ©ricains. Son trafic Ă©tait de l'ordre de 25 millions de passagers en 2007.

     New York possède un hĂ©liport (E 34th St Heliport, code AITA : TSS).

  - Sous-chapitre : Ferries




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     Les ferries sont surtout gĂ©rĂ©s par la sociĂ©tĂ© privĂ©e NY Waterway, qui exploite plusieurs lignes sur la rivière Hudson. On trouve Ă©galement le New York Water Taxi, entre Manhattan et Brooklyn, et la ligne Staten Island Ferry, exploitĂ©e par le New York City Department of Transportation, qui part de Battery Park, au sud de Manhattan. Des ferries assurent Ă©galement la liaison jusqu'Ă  Liberty Island (sur laquelle s'Ă©lève la Statue de la LibertĂ©) et jusqu'Ă  Ellis Island, oĂą se trouve un musĂ©e sur l'arrivĂ©e des EuropĂ©ens.

  - Sous-chapitre : Taxis




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Les célèbres taxis jaunes de New York



     Il est très difficile d'imaginer les rues de la ville de New York, et plus particulièrement celles de Manhattan sans les cĂ©lèbres taxis jaunes, que l'on retrouve en vedette dans les films et les sĂ©ries TV.


     L'origine de cette couleur remonte Ă  1915, annĂ©e durant laquelle l'entrepreneur John Daniel Hertz fonde une sociĂ©tĂ© de gestion de parc de taxis Ă  Chicago, la Yellow Cab Company, qu'il implante dans les principales villes amĂ©ricaines, dont New York.


     Les taxis sont exploitĂ©s par des sociĂ©tĂ©s privĂ©es, sous licence de la New York City Taxi & Limousine Commission. On en trouve deux sortes. Dans un premier temps, on reconnaĂ®t les « medallion Â» taxis, ou encore yellow cabs Ă  la cĂ©lèbre couleur jaune. Ces taxis sillonnent en permanence les axes routiers de la ville, et il est possible de les prendre directement dans la rue. Ils desservent, selon la bonne volontĂ© du chauffeur, les cinq districts de New York et une partie du New Jersey. En 2004, le prix minimal d’une course varie entre 2,5 $ et 3,5 $. Il convient en outre de donner un pourboire au chauffeur d'un montant de 10 Ă  15% du prix affichĂ© de la course. Les yellow cabs peuvent se trouver n'importe oĂą dans Manhattan. D'ailleurs, ces taxis reprĂ©sentent la plupart des vĂ©hicules que l'on rencontre dans les rues de New York ; on en compte plus de 12 000.


     La seconde catĂ©gorie de taxis est composĂ©e des « car services Â», que l'on doit appeler par tĂ©lĂ©phone, et dont la rĂ©partition est gĂ©rĂ©e par un centre informatisĂ©. Ces cars services sont en consĂ©quence plus onĂ©reux que les yellow cabs, mais assurent d'avoir un vĂ©hicule lorsqu'on en a besoin.


     Il existe Ă©galement des taxis indĂ©pendants, qui ne prĂ©sentent pas les labels exigĂ©s pour les yellow cabs, et qui sont d'ailleurs souvent d'une autre couleur que le jaune. Ils n'appartiennent Ă  aucun rĂ©seau et ne jouissent d'aucune licence.






Chapitre : La vie Ă  New York



     On a souvent tendance Ă  associer New York Ă  des images qui reviennent souvent Ă  la tĂ©lĂ©vision: murs en brique, escaliers en fer, bouches d'Ă©gout fumantes, publicitĂ©s sur les toits ou encore taxis jaunes. Mais au-delĂ  de ces stĂ©rĂ©otypes, New York est un vĂ©ritable melting pot, une ville qui contribue au mĂ©lange des cultures, des origines, et surtout une ville qui ne dort jamais. D'après le classement du groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, New York est la troisième ville la plus chère du monde (derrière Londres et Monaco) en ce qui concerne les prix de l'immobilier (25 600 euros par mètre carrĂ© dans les quartiers les plus chics).

  - Sous-chapitre : Une ville cosmopolite




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Quartier de Chinatown



     Ă€ certains Ă©gards, la ville de New York est davantage internationale qu’amĂ©ricaine. Elle accueille presque autant d’immigrants que Los Angeles. On peut entendre parler des centaines de langues diffĂ©rentes Ă  New York. La tendance est au regroupement communautaire, et des quartiers entiers se sont formĂ©s selon les origines gĂ©ographiques ou culturelles : irlandais, italiens (Little Italy), chinois (Chinatown), corĂ©ens, porto-ricains (Spanish Harlem, "El Barrio", lĂ  oĂą est nĂ©e la salsa), africains, juifs, polonais, russes, occupent chacun des enclaves dans la ville.

  - Sous-chapitre : New York et les gratte-ciel




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     La ville de New York est difficilement dissociable de ses nombreux gratte-ciel, qui contribuent Ă  rendre la Manhattan skyline reconnaissable de tous. Ainsi, la ville de New York a toujours Ă©tĂ© mondialement populaire, avec ses Ă©difices immenses, et dont la notoriĂ©tĂ© est parfois universelle. On peut citer en premier lieu l'Empire State Building, sans doute le building le plus cĂ©lèbre au monde. Ce nom vient du fait qu'Empire State est le surnom de l'État de New York. La construction de l'Empire State Building a dĂ©butĂ© en 1930, pour s'achever en 1931. Le style Art dĂ©co de cet immeuble lui donne un aspect sobre et robuste, et ses 488 mètres ont fait de lui le plus haut immeuble du monde pendant plusieurs dĂ©cennies.




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     Le gratte-ciel prĂ©fĂ©rĂ© des New-Yorkais est le Chrysler Building, contemporain de l'Empire State Building, dont la construction s'est achevĂ©e en 1930. Construit Ă  la gloire de Walter Chrysler sous la direction de William Van Alen, le Chrysler Building, avec ses 320 mètres a Ă©tĂ© l'espace de quelques mois le plus haut immeuble du monde, avant d'ĂŞtre dĂ©trĂ´nĂ© par l'Empire State Building. Le Chrysler Building demeure cependant le second immeuble le plus haut de la ville de New York, du moins jusqu'Ă  ce que la construction de la Freedom Tower sur le site du World Trade Center se termine en 2013.


     La ville prĂ©sente Ă©galement de nombreux autres buildings dont il serait difficile de dresser une liste exhaustive, cependant, on peut citer le Flatiron Building, considĂ©rĂ© comme l'un des premiers gratte-ciel, le GE Building, gratte-ciel le plus Ă©levĂ© du Rockefeller Center avec 259 mètres, la Trump World Tower, la tour d'habitation la plus haute du monde avec 262 mètres, le MetLife Building, et ses 246 mètres, le Woolworth Building, situĂ© dans le quartier financier et qui culmine Ă  241 mètres, ou encore le Solow Building, tout proche de Central Park, avec 210 mètres.

Panorama




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Vue de Midtown Manhattan depuis la façade nord de l'Empire State Building


  - Sous-chapitre : Divertissements

Les lieux de détente




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Times Square de jour





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     Le tourisme tient une place importante dans la ville de New York oĂą on trouve des centaines de lieux Ă  visiter et d'endroits pour se divertir. 40 millions de touristes visitent la ville chaque annĂ©e. Parmi les lieux de la ville qui accueillent le plus de touristes, on trouve Times Square, Wall Street, la statue de la LibertĂ©, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn, la Cinquième Avenue ou encore Central Park. Le World Trade Center et ses tours jumelles Ă©taient Ă©galement une destination privilĂ©giĂ©e avant le 11 septembre 2001, mĂŞme si, depuis, Ground Zero attire beaucoup de monde. Un autre lieu Ă©galement frĂ©quentĂ©, mais un peu plus original, est le magasin de jouets FAO Schwarz de Manhattan : on peut parfois y voir de longues files d’attente sur les trottoirs.


     Le matin de Thanksgiving, cĂ©lĂ©brĂ© chaque annĂ©e le quatrième jeudi de novembre, se dĂ©roule la Macy's Thanksgiving Day Parade, organisĂ©e par le grand magasin Macy's, qui attire des milliers de spectateurs et des millions de tĂ©lĂ©spectateurs via les ondes de la tĂ©lĂ©vision.


     Le long de Broadway et plus particulièrement Ă  Times Square, on trouve une importante concentration de théâtres, de commerces et de lieux de divertissement. Times Square est Ă©galement très cĂ©lèbre en raison de ses panneaux publicitaires lumineux qui donnent une impression perpĂ©tuelle de mouvement. Parmi les salles de spectacles les plus cĂ©lèbres, on peut citer le Radio City Music Hall, le Carnegie Hall, le Lincoln Center ou le Madison Square Garden.


     Plusieurs lieux mythiques rappellent la place que New York a jouĂ© dans l'histoire du jazz. Le plus cĂ©lèbre d'entre eux, le Blue Note Club, a accueilli les plus grandes lĂ©gendes du jazz et continue Ă  proposer deux concerts quotidiens Ă  une clientèle de plus en plus composĂ©e de touristes. Le quartier de Harlem, situĂ© au nord de Manhattan, doit Ă©galement son succès Ă  son rĂ´le fondamental dans l'histoire du jazz.


     New York possède 113 km² d'espaces verts et environ 22 km de plages publiques. Big Apple possède Ă©galement d’importants parcs publics, dont le plus cĂ©lèbre est Central Park, le poumon de la ville qui est le parc plus visitĂ© du pays. Les principaux autres parcs de la ville sont Riverside Park, Battery Park, Pelham Bay Park, Staten Island Greenbelt, Flushing Meadow Corona Park, ou encore Prospect Park. La ville possède aussi plusieurs zoos, parmi lesquels Central Park Zoo et le Bronx Zoo. En ce qui concerne les parcs d'attraction, Coney Island, situĂ©e au sud de Brooklyn, comprend l’Aquarium de New York, des jeux d’arcades et des attractions foraines : grande roue, de vieilles montagnes russes en bois, ou encore auto-tamponneuses…

Sports

Article dĂ©taillĂ© : Sport Ă  New York.

     New York est l'une des villes amĂ©ricaines qui possède le plus d'Ă©quipes sportives dans toutes les ligues professionnelles du pays, avec notamment deux Ă©quipes de football amĂ©ricain en NFL, et deux Ă©quipes de baseball en MLB. Cela traduit l'influence de la ville qui s'Ă©tend jusque dans le domaine sportif. Voici les principales Ă©quipes professionnelles:




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Yankee Stadium, Bronx, baseball





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Madison Square Garden, hockey sur glace


ÉquipeLigueStadeCréationTitres
New York YankeesMLB (baseball)Yankee Stadium190127
New York MetsMLB (baseball)Citi Field19622
New York RangersNHL (hockey sur glace)Madison Square Garden19264
New York IslandersNHL (hockey sur glace)Nassau Veterans Memorial Coliseum19724
New York GiantsNFL (football US)Giants Stadium19256
New York JetsNFL (football US)Giants Stadium19601
New York KnicksNBA (basketball)Madison Square Garden19462
New York DragonsAFL (football US en salle)Nassau Veterans Memorial Coliseum19950
New York LibertyWNBA (basketball féminin)Madison Square Garden19970
Red Bull New YorkMLS (football/soccer)Red Bull Park19960

     La ville de New York est Ă©galement le théâtre de l'un des tournois majeurs de la saison de tennis, avec l'US Open qui a lieu Ă  la fin du mois d'aoĂ»t Ă  Flushing Meadows (tournoi masculin et fĂ©minin). En outre, l'un des Ă©vĂ©nements sportifs majeurs de la saison d'athlĂ©tisme a Ă©galement lieu dans la Big Apple avec le très populaire Marathon de New York qui a lieu depuis 1970 et qui attire en moyenne plus de 30 000 participants.

  - Sous-chapitre : CriminalitĂ© et sĂ©curitĂ©




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Policiers du NYPD Ă  Manhattan en 2007.



     La ville de New York a le plus grand nombre de services de police des États-Unis, cela est dĂ» Ă  l'imbrication des services municipaux, de l'État de New York, de l'État fĂ©dĂ©ral et d'associations chargĂ© du maintien de l'ordre dans cette mĂ©gapole. Le plus connu et de loin le plus important Ă©tant le New York City Police Department (NYPD). La ville de New York pratique aussi une importante prĂ©sence policière (dans les annĂ©es 1990, le nombre de policiers est passĂ© de 30 000 Ă  40 000).


     Comme dans le reste des États-Unis, la criminalitĂ© et la dĂ©linquance ont diminuĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1990 Ă  New York. Cette rĂ©ussite est due en partie Ă  l'action du maire de la ville, Rudolph Giuliani, entre 1993 et 1998. Durant cette pĂ©riode, le nombre de meurtres par an a Ă©tĂ© divisĂ© par plus de trois, passant de 2 245 Ă  633, pour une population de 10 millions d'habitants. L'indice de criminalitĂ© a baissĂ© de 22,1 % entre 2001 et 2006. Parmi les 25 plus grandes villes des États-Unis, New York est la plus sĂ»re au niveau de l'indice de criminalitĂ© total pour 100 000 habitants. Parallèlement on assiste Ă  une augmentation du nombre de bavures dont la plus cĂ©lèbre est sĂ»rement l'assassinat d'Amadou Diallo en 1999. Ces rĂ©sultats sont la consĂ©quence de plusieurs facteurs, dont les plus importants sont la politique de « tolĂ©rance zĂ©ro Â», la baisse du chĂ´mage, la rĂ©habilitation des quartiers du nord de Manhattan (par exemple de Harlem), de l'intĂ©gration des minoritĂ©s ethniques dans les forces de l'ordre, ou encore d'un travail concertĂ© des diverses institutions municipales, en particulier des Ă©coles. Le sentiment d'insĂ©curitĂ© a baissĂ© et il est tout Ă  fait possible de se promener sans crainte dans tous les quartiers de Manhattan. Il est seulement conseillĂ© aux touristes d'ĂŞtre plus vigilants la nuit et d'Ă©viter certains lieux tels que Central Park.

Crimes répertorié par le Uniform Crime Report
AnnéePopulationMeurtreViolVol qualifiéVoie de fait gravesTotal des crimes violentCambriolageLarcin-volVols de véhicules motorisésTotal des crimes contre les biens
19807 035 3481 8183 711100 55043 476149 555210 703249 421100 478560 602
19907 322 5642 2513 126100 28068 891174 548119 937268 620147 123535 680
20008 008 2786731 63032 55840 83175 69237 112139 66135 846212 619
200749687521 78727 29550 45320 914115 31813 256149 488
20088 345 07552389022 18624 83148 43019 867117 68212 440149 989





Chapitre : Éducation et art à New York


  - Sous-chapitre : GĂ©nĂ©ralitĂ©s


     Au XX siècle, New York a jouĂ© un rĂ´le de premier plan dans la culture amĂ©ricaine. C'est durant l’Entre-deux-guerres qu'Harlem est devenu le centre du renouveau de la culture afro-amĂ©ricaine, appelĂ© Renaissance de Harlem, qui toucha tous les domaines de la crĂ©ation artistique et littĂ©raire. Dans la deuxième moitiĂ© du XX siècle naissent de nouveaux genres artistiques (expressionnisme abstrait) et musicaux (punk rock et hip-hop dans les annĂ©es 1970). Une culture de la rue (street culture) se dĂ©veloppe autour du rap, du graffiti, du deejaying, du break dance et du Streetwear et se diffuse dans le monde entier depuis New York.


     New York demeure aujourd'hui l'un des principaux foyers culturels de la planète. En effet, la ville accueille environ 2 000 organisations culturelles et artistiques et plus de 500 galeries d'art. Le DĂ©partement des affaires culturelles de la ville de New York, fonctionne avec un budget annuel de 131 millions de dollars, ce qui reprĂ©sente le premier budget culturel public amĂ©ricain, devant celui du National Endowment for the Arts, l'agence culturelle « fĂ©dĂ©rale Â». Il finance plusieurs dizaines d'institutions culturelles dans la ville (musĂ©es, conservatoires, théâtres). La culture new-yorkaise est cosmopolite et plurielle : Ă©litiste dans ses opĂ©ras et ses théâtres avant-gardistes, la crĂ©ation artistique est Ă©galement populaire avec les comĂ©dies musicales de Broadway ou tout simplement dans la rue.

  - Sous-chapitre : Enseignement supĂ©rieur Ă  New York




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La Low Memorial Library, sur le campus de Columbia.



     Ă€ l'instar d'autres grandes mĂ©tropoles amĂ©ricaines, la ville de New York est pourvue de très nombreux Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur. L'universitĂ© la plus cĂ©lèbre et la plus prestigieuse de la ville est l'UniversitĂ© Columbia, fondĂ©e en 1754, et qui fait partie de la très prestigieuse et sĂ©lective Ivy League. Mais les autres universitĂ©s privĂ©es de la ville sont Ă©galement rĂ©putĂ©es et prisĂ©es par les Ă©tudiants du monde entier. Ainsi, l'UniversitĂ© de New York, qui possède diffĂ©rents campus dispersĂ©s dans la ville est la plus grande universitĂ© privĂ©e du pays avec plus de 40 000 Ă©tudiants, alors que l'UniversitĂ© Fordham est l'une des universitĂ©s jĂ©suites les plus cĂ©lèbres de la cĂ´te est. Mais New York ne compte pas que sur ses Ă©tablissements privĂ©s pour assurer sa rĂ©putation acadĂ©mique; en effet, l'UniversitĂ© de la Ville de New York est la plus grande universitĂ© urbaine des États-Unis, alors que le City College of New York, situĂ© Ă  Harlem est rĂ©putĂ©e pour avoir formĂ© de nombreux Prix Nobel. En outre, dans le domaine des arts, la Cooper Union, fondĂ©e en 1859 constitue l'un des Ă©tablissements les plus sĂ©lectifs au monde.

  - Sous-chapitre : MusĂ©es




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     Le Metropolitan Museum of Art est le plus cĂ©lèbre de Manhattan. avec ses deux millions d'Ĺ“uvres, ses 130 000 mètres carrĂ©s et ses 4,5 millions de visiteurs annuels, le « MET Â» se place parmi les plus grands musĂ©es du monde. D'autres musĂ©es, dispersĂ©s dans toute la ville, proposent Ă©galement des collections d'art gĂ©nĂ©ralistes (The Frick Collection, le Brooklyn Museum, le Queens Museum of Art) ou spĂ©cialisĂ©s (The Cloisters pour le Moyen Ă‚ge ; l'American Folk Art Museum et le Whitney Museum of American Art pour l'art amĂ©ricain). L'art contemporain est reprĂ©sentĂ© par de nombreuses institutions telles que le MusĂ©e Solomon R. Guggenheim, le Museum of Modern Art ou encore le New Museum of Contemporary Art.




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Le Musée Solomon R. Guggenheim sur Fifth Avenue



     Dans le domaine des sciences et des techniques, on trouve le New York Hall of Science, le Skyscraper Museum ou encore le Staten Island Institute of Arts & Sciences ; mais le plus prestigieux est l'American Museum of Natural History avec ses 32 millions de spĂ©cimen et d'objets, ainsi que son planĂ©tarium.


     Enfin, de nombreux musĂ©es illustrent l'histoire et la diversitĂ© ethnique de New York : au nord de Manhattan se trouvent le Studio Museum in Harlem (culture afro-amĂ©ricaine), le Museum of the City of New York, the Hispanic Society of America et le musĂ©e du Barrio (culture hispanique et latino-amĂ©ricaine), le MusĂ©e juif de New York. Le New York City Fire Museum et le New York City Police Museum rendent hommage aux pompiers et aux policiers.


     Liste des musĂ©es de New York :

  - Sous-chapitre : La peinture Ă  New York


     L'Ă©cole de New York inaugure l'expressionnisme abstrait pendant la Seconde Guerre mondiale et qui se divise en deux tendances principales : l'« Action Painting Â» et le « Colorfield Painting Â». Les premiers reprĂ©sentants de ce courant artistique sont Willem de Kooning, Clyfford Still, Jackson Pollock, Mark Rothko ou encore Ad Reinhardt. Ces artistes sont suivis par une gĂ©nĂ©ration de femmes comme Joan Mitchell, Helen Frankenthaler et Lee Krasner. Viennent ensuite les artistes new-yorkais, du Pop Art comme Andy Warhol, Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat et de l'art conceptuel comme Robert Morris, qui montrent la vitalitĂ© de New York dans le domaine de l'art contemporain.






Chapitre : New York dans la culture populaire


  - Sous-chapitre : New York au cinĂ©ma




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Affiche du film King Kong de 1933



     La ville de New York est le théâtre de très nombreux films et de très nombreuses sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es : elle est le deuxième centre de production cinĂ©matographique des États-Unis, derrière Hollywood. Ceci s'explique par le fait que le cadre de Big Apple est propice aux tournages, avec les gratte-ciel et la multitude de petits quartiers qui correspondent Ă  plusieurs modes de vie. Les personnages des films se dĂ©roulant Ă  New York peuvent ainsi ĂŞtre de toutes origines, avoir toute sortes d'emplois, ce qui renforce cette image de melting-pot qu'il s'agit parfois de montrer dans ces mĂŞmes films ou sĂ©ries.


     Les films cĂ©lèbres qui se dĂ©roulent Ă  New York sont lĂ©gion, et la ville sert de dĂ©cor Ă  tous les genres cinĂ©matographiques. On peut tout d'abord citer New York, New York ou Gangs of New York du rĂ©alisateur new-yorkais Martin Scorsese, Diamants sur canapĂ© de Blake Edwards, Manhattan de Woody Allen et les comĂ©dies musicales Un jour Ă  New York, West Side Story et Fame. Dans un autre genre, les trois versions de King Kong ont toutes pour cadre New York, ainsi que Le Parrain, Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique et Les Affranchis, qui traitent de la mafia, ou encore dans un registre plus comique Un prince Ă  New York, avec Eddie Murphy, Madagascar des studios Dreamworks, Le diable s'habille en prada, ou encore Le Gendarme Ă  New York avec Louis de Funès. Les trois adaptations cinĂ©matographiques du comics Spiderman mettent largement en valeur l'architecture new-yorkaise, notamment lors des sĂ©quences oĂą l'homme-araignĂ©e se dĂ©place de bâtiment en bâtiment dans la ville.


     La prĂ©sence massive de New York comme dĂ©cor de film fait de la ville un lieu Ă©trangement familier pour les habitants du monde entier, comme l'observe le rĂ©alisateur et scĂ©nariste Jean-Claude Carrière : « Ma première impression, qui ne disparaĂ®tra jamais et que beaucoup de visiteurs ont partagĂ©e, est de traverser une ville oĂą j'ai dĂ©jĂ  vĂ©cu. Je la connais, comme tout le monde, par le cinĂ©ma. Je la connais et je la reconnais. MĂŞme les sirènes de police me sont familières. Le cinĂ©ma a fait de New York une ville des pas perdus , une citĂ© spectrale oĂą nous avons tous voyagĂ©, un jour ou l'autre. Â»


     Les attentats du 11 septembre 2001 ont Ă©galement inspirĂ© plusieurs rĂ©alisateurs, qui ont mis en images soit les attaques terroristes elles-mĂŞmes, soit l'impact qu'elles ont eu sur la ville et ses habitants. Ainsi le gĂ©nĂ©rique de La 25e Heure, de Spike Lee, montre-t-il des faisceaux lumineux sous plusieurs angles, avant qu'un plan plus large ne rĂ©vèle que ce sont ceux qui s'Ă©lèvent vers le ciel pour remplacer les tours du World Trade Center dĂ©sormais disparues. Le film The Guys avec Sigourney Weaver sorti en 2002 traitait, lui, de la difficultĂ© d'oublier ces Ă©vĂ©nements et de surmonter l'absence des personnes mortes ce jour-lĂ . La mĂŞme annĂ©e, 11'09"01 (Onze minutes, neuf secondes, une image) rĂ©unissait onze rĂ©alisateurs d'origines diverses, chacun montrant un point de vue diffĂ©rent sur les attentats. En 2004, Michael Moore incluait dans son documentaire Fahrenheit 9/11 de nombreuses sĂ©quences des attaques. Le film World Trade Center d'Oliver Stone dĂ©peint, lui, la chronologie de cette journĂ©e Ă  travers le regard de deux policiers, l'un d'eux Ă©tant interprĂ©tĂ© par Nicolas Cage. C'est la première grande production hollywoodienne Ă  traiter de manière directe ces attentats.

Voir la liste des films se déroulant à New York référencés sur Wikipédia.

  - Sous-chapitre : New York Ă  la tĂ©lĂ©vision


     Parmi les sitcoms les plus connues qui se dĂ©roulent Ă  New York, on peut citer Friends (qui a intĂ©grĂ© la ville de New York Ă  la sĂ©rie pendant dix ans, avec les plans de la ville que l'on voit dans tous les Ă©pisodes, les visites de lieux cĂ©lèbres…), mais aussi Spin City, How I Met Your Mother ou Will and Grace par exemple. Le sitcom Seinfeld a aussi contribuĂ© Ă  mettre la ville de New York en valeur avec ses personnages et ses aventures et ce, pendant neuf ans.


     Cependant, la sĂ©rie rĂ©cente qui a le plus mis Big Apple en valeur est incontestablement Sex and the city puisque, tournĂ©e sur place, au cĹ“ur de la mĂ©gapole, elle a mis la ville au premier plan. New York a ainsi Ă©tĂ© envisagĂ© par les crĂ©ateurs non comme un simple dĂ©cor, mais comme la « cinquième dame Â» de la sĂ©rie, s'ajoutant aux quatre hĂ©roĂŻnes. La ville est absolument indissociable de la sĂ©rie et les scĂ©naristes ont toujours tentĂ© d'ancrer les Ă©pisodes dans la rĂ©alitĂ© new-yorkaise, par exemple en faisant dĂ®ner les personnages dans des restaurants rĂ©els et Ă  la mode au moment du tournage. Enfin, ils ont fait Ă©voluer les personnages en mĂŞme temps que la ville, faisant emmĂ©nager le personnage de Samantha dans un loft du Meatpacking District, au sud de Manhattan, juste au moment oĂą celui-ci Ă©mergeait comme un quartier rĂ©sidentiel (et non plus industriel) très Ă  la mode. Le personnage de Miranda est contraint de dĂ©mĂ©nager Ă  Brooklyn pour trouver un logement qui pourra accueillir sa nouvelle famille agrandie, un exemple rĂ©vĂ©lateur de la hausse des prix de l'immobilier dans Manhattan, qui a contraint de nombreuses personnes - mĂŞme aisĂ©es - Ă  aller vivre dans les autres boroughs (districts).


     New York inspire aussi beaucoup les auteurs de sĂ©ries policières. On retrouve ainsi toutes sortes de sĂ©ries qui traitent des affaires criminelles dans la ville de New York, avec par exemple Les Experts : Manhattan, FBI : portĂ©s disparus, New York police judiciaire, NYPD Blue ou encore New York 911 qui traite davantage du rĂ´le des pompiers et des services de secours Ă  New York.

Voir la liste des séries télévisées se déroulant à New York référencées sur Wikipédia.

  - Sous-chapitre : New York dans les jeux vidĂ©o


     La ville de New York est Ă©galement utilisĂ©e comme cadre de plusieurs jeux vidĂ©o. Ainsi, la sĂ©rie des Grand Theft Auto, dans ses opus III et IV, se dĂ©roule dans une mĂ©tropole nommĂ©e Liberty City, mais dont l'architecture, le rĂ©seau viaire, les monuments, les districts et l'organisation urbaine font davantage que s'inspirer de ceux de New York, surtout pour GTA IV. Un exemple plus pertinent est celui de Max Payne, dont les deux volets se dĂ©roulent dans un New York, respectivement enneigĂ© puis pluvieux. Max Payne y reprend les thèmes du film noir. Le premier opus, sorti en 2001, fait d'ailleurs l'objet d'une adaptation cinĂ©matographique sous la bannière de Twentieth Century Fox, qui est sorti Ă  la fin de l'annĂ©e 2008.


     L'action de Parasite Eve, sorti en 1998 sur Playstation, se situe Ă  New York et plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Manhattan. Tout au long de l'aventure, on peut visiter des lieux comme Carnegie Hall, Central Park, le musĂ©um d'histoire naturelle, le mĂ©tro new-yorkais, Chinatown, ou encore le Chrysler Building (lorsque l'on termine le jeu une deuxième fois). L'action se situant en hiver, les dĂ©cors sont enneigĂ©s.


     Le deuxième opus de la sĂ©rie True Crime, True Crime: New York City se situe dans le quartier de Manhattan : le joueur incarne un policier du nom de Marcus Reed qui, après la mort de son collègue et ami, cherche une taupe dans l'unitĂ© anti-mafia. On peut voir dans cet opus de nombreux bâtiments de New York.


     Les trois opus de la sĂ©rie Spiderman se dĂ©roulent aussi Ă  Manhattan et dans les deux derniers jeux tout du moins l'intĂ©gralitĂ© du quartier est visitable.

  - Sous-chapitre : New York dans la littĂ©rature

Article dĂ©taillĂ© : New York dans la littĂ©rature.

     Comme c'est le cas dans le domaine de la tĂ©lĂ©vision, la ville de New York est une source d'inspiration pour de nombreux Ă©crivains, parfois eux-mĂŞmes originaires de la ville, qui ont soit consacrĂ© leur livre Ă  New York, soit pris Big Apple comme cadre pour leur histoire.

  - Sous-chapitre : New York dans la musique

Article dĂ©taillĂ© : Musique Ă  New York.



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Radio City Music Hall.



     La ville donne une place importante aux lieux de concerts, et entre autres aux clubs de jazz, mais l'industrie musicale a Ă©galement Ă©tĂ© très inspirĂ©e par New York, ses diffĂ©rents quartiers, sa population, et son atmosphère particulière. La première FĂŞte de la Musique (Make Music New York) a Ă©tĂ© organisĂ©e en 2007, sous l'impulsion d'Aaron Friedman. L'Ă©dition 2009 comprend quelque 900 groupes inscrits qui se produisent dans plusieurs boroughs de la Grosse Pomme.


     La chanson la plus cĂ©lèbre est probablement New York, New York, composĂ©e par John Kander et Ă©crite par Fred Ebb pour Liza Minnelli, puis reprise par Frank Sinatra. Ce standard glorifie New York comme la ville de tous les possibles, magnifiant son pouvoir d'attraction sur le reste du monde.


     Si certains dĂ©clarent leur amour Ă  la ville tout entière (I Love New York de Madonna; New York City Serenade de Bruce Springsteen; New York Bryan Adams, ou encore NYC du groupe local Interpol), An Open Letter To NYC des Beastie Boys, d'autres choisissent de n'Ă©voquer que certains quartiers (Chelsea Morning, de Joni Mitchell; Coney Island Baby, de Lou Reed; Harlem, de Duke Ellington; Central Park West, de John Coltrane; Tribeca, de Kenny G), voire certaines rues (Seventh Avenue, de Rosanne Cash; Positively 4th Street, de Bob Dylan; Union Square, de Tom Waits; Avenue B, d'Iggy Pop) ou certains Ă©lĂ©ments de l'architecture new-yorkaise (Queensboro Bridge, de David Mead; Times Square, de Marianne Faithfull; Empire State Building, de Randy Newman). D'autres encore Ă©voquent les transports de la ville, que ce soit ses taxis (Cabbies on Crack, de Ramones) ou son mĂ©tro (My My Metrocard, de Le Tigre; Subway Train, des The New York Dolls; Take the A Train, morceau Ă©crit par Duke Ellington et Billy Strayhorn; Take the L Train (To 8 Ave.), de Brooklyn Funk Essentials). On peut aussi Ă©voquer ici des artistes anglais comme Sting qui a cĂ©lĂ©brĂ© la Big Apple avec sa chanson Englishman in New York, ou le groupe glam-rock T. Rex avec la chanson simplement intitulĂ©e New York City ou encore Sex Pistols avec New York. Les Irlandais des Pogues ont Ă©galement fait leur tribut Ă  la ville, avec Fairytales of New York, tout comme les Français Serge Gainsbourg (New York - USA), Michel Sardou (La Java de Broadway) et Claude Nougaro (Nougayork).


     Aussi, la vogue new-yorkaise des annĂ©es 1970-1980 a vu le « dĂ©mĂ©nagement Â» de deux Anglais cĂ©lèbres Ă  New York, tous deux sur les bords de Central Park : Mick Jagger et John Lennon. On trouve par exemple mention de New York dans la chanson Shattered des Rolling Stones, sur l'album Some Girls en 1978. Plus rĂ©cemment, The Strokes, groupe amĂ©ricain, parle aussi de leur ville dans New York City Cops ou encore le groupe anti-folk français Herman DĂĽne avec Take Him Back to New York City.


     Dans le domaine de la musique classique, la ville est devenue après 1945 une place importante au niveau mondial tant au niveau de la qualitĂ© des grands orchestres qui y rĂ©sident comme l'Orchestre philharmonique de New York, des salles de concert comme le Lincoln Center (accueillant le cĂ©lèbre Metropolitan Opera) ou le Carnegie Hall, des Ă©coles de musique rĂ©putĂ©es comme la Juilliard School, que des compositeurs qui y ont vĂ©cu et travaillĂ©. Parmi les plus emblĂ©matiques se trouvent Leonard Bernstein qui composa notamment West Side Story en 1957 en hommage Ă  sa ville, et plus rĂ©cemment les deux fondateurs du courant de musique minimaliste, Steve Reich et Philip Glass, dont le travail est très liĂ© Ă  New York et son dynamisme culturel depuis la fin des annĂ©es 1960.

(en) Voir la liste des chansons parlant de New York référencés sur Wikipédia anglais.

  - Sous-chapitre : New York dans la bande dessinĂ©e






Chapitre : Personnages célèbres


  - Sous-chapitre : CinĂ©ma




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Woody Allen, originaire de Brooklyn, a fait de New York le cadre de la plupart de ses films.



     De très nombreux acteurs, rĂ©alisateurs, scĂ©naristes sont originaires de New York, mĂŞme si la plupart des activitĂ©s du septième art sont situĂ©es Ă  Hollywood en Californie.


     Parmi les rĂ©alisateurs les plus cĂ©lèbres, on retrouve Woody Allen, nĂ© Ă  Brooklyn en 1935, Martin Scorsese, nĂ© dans le Queens en 1942, LászlĂł Benedek, d'origine hongroise mais mort Ă  New York, Stanley Kramer nĂ© Ă  Brooklyn, Stanley Kubrick nĂ© dans le Bronx, Jerome Robbins, Herbert Ross, Oliver Stone,Spike Lee, Jerry Schatzberg ou encore George A. Romero, maĂ®tre du film de zombies.


     Les acteurs et actrices cĂ©lèbres originaires de Big Apple sont très nombreux. Les plus illustres sont Robert De Niro, Al Pacino, David Schwimmer et Sylvester Stallone pour les hommes, Shirley Booth, Joan Crawford, Susan Hayward, Anne Hathaway, Judy Holliday, Fran Drescher ,Sarah Michelle Gellar, Scarlett Johansson, Ashley Olsen ou encore Jennifer Aniston.

  - Sous-chapitre : Physique


     La ville de New York a formĂ© de nombreux prix Nobel de Physique, notamment grâce Ă  la Bronx High School of sciences, ainsi qu'Ă  la prestigieuse universitĂ© de Columbia. Parmi les grands physiciens de la ville de New York, on retrouve Richard Feynman, Melvin Schwartz, Sheldon Lee Glashow, Steven Weinberg, Charles Harding Townes, Russell Hulse, H. David Politzer ou encore Roy J. Glauber, tous laurĂ©ats du prix Nobel.

  - Sous-chapitre : Journalisme et littĂ©rature


     Le New York Times est l'un des journaux les plus lus et les plus prestigieux au monde. Cependant, il n'est qu'un exemple de la puissance de la presse new-yorkaise. Ainsi, de nombreux journalistes brillants sont originaires de Big Apple parmi lesquels William Sherman, William Safire, Joseph Lelyveld ou encore William Taubman, tous vainqueurs du Prix Pulitzer, remis chaque annĂ©e Ă  Manhattan dans l'UniversitĂ© de Columbia.

  - Sous-chapitre : Chanson


     Big Apple est une ville monde, un carrefour des cultures et des civilisations, ce qui se retrouve dans les arts, notamment la musique, la chanson, de telle sorte que de nombreux artistes, originaires par leurs parents de diffĂ©rentes rĂ©gions de la planète, de diffĂ©rents États des États-Unis sont nĂ©s, ont grandi, Ă©tudiĂ© ou habitĂ© longtemps dans la ville de New York. Comme pour d'autres domaines culturels, les styles et les influences se classent selon les courants (folk, jazz, soul, funk, rock, pop, disco, rap, dance, techno, R&B...), mais aussi selon les quartiers (Greenwich Village), les boroughs comme le Bronx, Queens ou Brooklyn. Des annĂ©es 30 aux annĂ©es 90, cette mĂ©tropole fournit de nombreux artistes de rĂ©putation nationale et internationale : on pense notamment au succès du jazz, des orchestres, des clubs, des chefs d'orchestre et des solistes Ă  partir des annĂ©es 30, surtout dans les annĂ©es 40 et les annĂ©es 50. On peut ainsi prendre l'exemple de la chanteuse et compositrice Carole King, nĂ©e Ă  Brooklyn, de Lou Reed des Velvet Underground, du groupe Kiss formĂ© dans Queens en 1972, Jennifer Lopez, chanteuse et actrice nĂ©e dans le Bronx, Barbra Streisand, chanteuse, actrice, productrice et rĂ©alisatrice nĂ©e Ă  Brooklyn, P.Diddy rappeur nĂ© Ă  Harlem, Mobb Deep groupe de rap constituĂ© de Prodigy et Havoc tous deux issus de Queensbridge dans Queens, Jay-Z rappeur de Brooklyn, LL Cool J chanteur nĂ© dans Queens, Jake Shears des Scissor Sisters, les divas Mariah Carey et Christina Aguilera toutes deux nĂ©es Ă  Staten Island, la chanteuse de jazz Norah Jones nĂ©e Ă  Brooklyn bien qu'elle passa son adolescence au Texas, la chanteuse de Soul/R'n'B et occasionnellement actrice Alicia Keys nĂ©e dans le quartier de Harlem au nord de Manhattan, 50 cent (Curtis Jackson), rappeur nĂ© dans Queens, Notorious B.I.G rappeur (assassinĂ©) nĂ© Ă  Brooklyn, John Frusciante, guitariste des Red Hot Chili Peppers nĂ© dans Queens, Tupac Shakur (2 Pac), rappeur (assassinĂ©) nĂ© Ă  Brooklyn, Nas rappeur nĂ© dans Queens, ainsi que les rappeurs du Wu-Tang Clan de Staten Island. On peut rajouter le groupe fondateur du mouvement punk, The Ramones, formĂ© dans Queens et dont deux des membres d'origine, le chanteur Joey Ramone et le guitariste Johnny Ramone sont nĂ©s respectivement dans Queens et dans Long Island. D'autres membres de ce groupe sont Ă©galement originaires de "Big Apple" : C.J. Ramone et Richie Ramone (Queens), Marky Ramone (Brooklyn) et Elvis Ramone (New Jersey). Ces artistes ne reprĂ©sentent cependant qu'une infime partie des chanteurs originaires de la ville. Certains ont donnĂ© de cĂ©lèbres concerts Ă  Central Park, en prĂ©sence d'une foule immense ; ainsi en 1973, Carole King fit un concert gratuit en plein air qui a attirĂ© plus de 100 000 personnes. D'autres chanteurs, groupes et musiciens comme Paul Simon & Art Garfunkel, Bruce Springsteen & The E Street Band, Tracy Chapman ont marquĂ© de leur empreinte l'histoire sociale et culturelle de la capitale artistique et culturelle du XX siècle.






Chapitre : Villes jumelées



     La ville de New York possède dix sister cities (« villes jumelles Â») :






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ « New York Â», y compris en français, s'Ă©crit sans trait d'union ; voir par exemple le site officiel de la mairie de New York : http://www.nyc.gov/portal/site/nycgov/?front_door=true
  2. ↑ http://24.97.137.100/nyc/
  3. ↑ http://pedagogie.ac-amiens.fr/histoire_geo_ic/spip.php?article144
  4. ↑ New York fut la capitale des États-Unis entre 1785 et 1790, voir : http://www.senate.gov/reference/reference_item/Nine_Capitals_of_the_United_States.htm
  5. ↑ http://quickfacts.census.gov/qfd/states/36/3651000.html
  6. ↑ Note: BoWash correspond à la mégalopole située entre Boston et Washington.
  7. ↑ http://www.census.gov/Press-Release/www/releases/archives/cb07-51tbl2.pdf
  8. ↑ Palmarès - Les plus grandes villes du monde
  9. ↑ 44 des 500 plus grandes entreprises amĂ©ricaines en termes de chiffre d'affaires ont leur siège Ă  New York. Voir : http://money.cnn.com/magazines/fortune/fortune500/cities/
  10. ↑ http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_6-1histoire.htm
  11. ↑ http://www.garviespointmuseum.com/indian-archaeology-long-island.php
  12. ↑ (Anglais) HOMBERGER Eric,The Historical Atlas of New York City, A Visual Celebration of 400 Years of New York City's History, Holt Paperback, Revised and Updated Edition, 2004, p.16
  13. ↑ (Anglais) http://www.algonquinhotel.com/
  14. ↑ GORDON Thomas Francis, The History of New Jersey, from Its Discovery by Europeans, to the Adoption of the Federal Constitution, D.Fenton, 1834, p.4, consultable Ă  l'adresse : http://books.google.com/books?id=GlsVAAAAYAAJ&pg=PA4&dq=verrazano&lr=lang_en&as_brr=1&as_pt=ALLTYPES&hl=fr
  15. ↑ The Historical Atlas of New York City: Dutch New Amsterdam (pages 20-25)
  16. ↑ Cf. la carte de Johannes Blaeu, Nova Belgica et Anglia Nova, Amsterdam, Blaeu, 1642 (notice).
  17. ↑ . Le terme Manna-hata peut ĂŞtre traduit par « Ă®le aux nombreuses collines Â» d'après (en) Marguerite Holloway, « Urban Tactics; I'll Take Mannahatta Â», 16 mai 2004, New York Times. ConsultĂ© le 25/06/2007. Voir plus de dĂ©tail sur les populations de ce territoire, par exemple, Ă  partir de la synthèse The Lenapes: A study of Hudson Valley Indians.
  18. ↑ (en) The College of New Jersey, « Purchase of Manhattan (seule rĂ©fĂ©rence Ă  l'acte de vente de 1626 - Ă  traduire) Â». ConsultĂ© le 24/06/2007. Cf. Alvin M. Josephy, The Indian heritage of America, New York, Knopf, 1968, p. 302 (ISBN 0-395-57320-3) (en ligne).
  19. ↑ D'après le comparateur de l'Institut international d'histoire sociale à Amsterdam.
  20. ↑ Comme le voudrait une légende tenace, par exemple, ici.
  21. ↑ National Geographic, les guides de voyage: New York (pages 20-23)
  22. ↑ National Geographic, les guides de voyage: New York (pages 23-24)
  23. ↑ Note: New York fut la capitale fédérale des États-Unis entre 1785 et 1790, avant que Washington DC, en construction pendant ces années ne prenne le relais.
  24. ↑ Note: C'est la ville d'Albany qui devint capitale de l'État à partie de 1797
  25. ↑ National Geographic, les guides de voyage: New York (pages 24-28)
  26. ↑ (en) http://www.nyc.gov/, « The Official New York City Flag Â». ConsultĂ© le 06/07/07
  27. ↑ Voir (en) John J. Fitz Gerald.
  28. ↑ Cf. Barry Popik, The Big Apple et Gerald Cohen, Origin of New York City's Nickname "The Big Apple" (1991), ISBN 3-631-43787-0.
  29. ↑ sondage de la BBC de 1999
  30. ↑ Washington est à 228 milles (environ 366 km), Boston à 217 milles (environ 350 km).
  31. ↑ Gillespie, Angus K. (1999). Twin Towers: The Life of New York City's World Trade Center. Rutgers University Press, p. 71.
  32. ↑ Phillip Lopate (2004). Waterfront: A Walk Around Manhattan. Anchor Press. ISBN 0-385-49714-8.
  33. ↑ Margaret Lundrigan, (2004). Staten Island: Isle of the Bay, NY. Arcadia Publishing, p. 10.
  34. ↑ http://www.nycgovparks.org/parks/M043/highlights/12344
  35. ↑ 3dparks.wr.usgs.gov/nyc/parks/loc3.htm
  36. ↑ (en) Campbell Gibson, « Population of the 100 Largest Cities and Other Urban Places in the United States:1790 to 1990 Â», Juin 1998, Bureau du recensement. ConsultĂ© le 30/06/07
  37. ↑ (en) Bureau du recensement, « 2005 population estimate for New York city Â». ConsultĂ© le 30/06/07
  38. ↑ (en) Population finder, Bureau du recensement américain. Consulté le 16-08-2007
  39. ↑ Pour les villes de plus de 200 000 habitants ; (en) G.I.S. Lounge U.S. Population Density, 2000 Census. ConsultĂ© le 29-01-2006
  40. ↑ (en) New York City Department of City Planning, « New York City Population Projections by Age/Sex and Borough, 2000-2030 Â», DĂ©cembre 2006. ConsultĂ© le 30/06/07
  41. ↑ (en) Sam Roberts, « By 2025, Planners See a Million New Stories in the Crowded City Â», 19 fĂ©vrier 2006, New York Times. ConsultĂ© le 30/06/07
  42. ↑ (en) 2005 American Community Survey Data Profile Highlights, Bureau du recensement américain. Consulté le 17-08-2007
  43. ↑ Pourcentage de personnes vivant sous le seuil de pauvreté
  44. ↑ (en) New York City Department of Health and Mental Hygiene, « Summary of Vital Statistics Â», 21-04-2003. ConsultĂ© le 21-04-2007
  45. ↑ (en) New York city, New York. General Demographic Characteristics: 2005, Bureau du recensement américain. Consulté le 17-08-2007
  46. ↑ (en) The New York Times, « City’s Unemployment Rate Falls to Its Lowest Level in 30 Years Â», 17-11-2006. ConsultĂ© le 17-11-2006
  47. ↑ [pdf] (en) New York State Office of the State Comptroller, « Queens: Economic Development and the State of the Borough Economy Â», juin 2006. ConsultĂ© le 21-03-2007
  48. ↑ [pdf] (en) New York City Department of City Planning, « The Newest New Yorkers: 2000 Â», 2005. ConsultĂ© le 27-03-2007
  49. ↑ F. Weil, Histoire de New York, 2005, p.121
  50. ↑ Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, Paris, Ellipses, 2003, p.143
  51. ↑ F. Weil, Histoire de New York, 2005, p.215
  52. ↑ F. Weil, Histoire de New York, 2005, p.285
  53. ↑ F. Weil, Histoire de New York, 2005, p.286
  54. ↑ (en) New York City Department of City Planning, « 2000 Census Â», 2000. ConsultĂ© le 04-05-2007
  55. ↑ (en) New York State Board of Elections, « County Enrollment Totals. Â», 1 avril 2006. ConsultĂ© le 06/07/07
  56. ↑ (en) Organisation exécutive de la ville sur le site officiel de New York (consulté le 15 août 2007).
  57. ↑ Chronique de l'Amérique, Larousse
  58. ↑ http://www.comptroller.nyc.gov/press/2009_releases/pr09-01-015.shtm
  59. ↑ http://www.oecd.org/dataoecd/48/4/37867909.pdf
  60. ↑ Cynthia Ghorra-Gobin, La ville amĂ©ricaine : espace et sociĂ©tĂ©, Paris, Nathan UniversitĂ©, 1998, (ISBN 2091910163), p.34
  61. ↑ Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Paris, Colin, 2000, (ISBN 2200250444), p. 100
  62. ↑ (en) Global Fortune, liste 2007 : 50 entreprises Ă  Tokyo, 26 Ă  Paris, 22 Ă  New York et Londres, 7 Ă  Houston (9e mondiale)
  63. ↑ http://www.mastercard.com/us/company/en/insights/pdfs/2008/MCWW_WCoC-Report_2008.pdf
  64. ↑ http://www.world-exchanges.org/statistics/ytd-monthly
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Chapitre : Bibliographie



     En français

    Liste :
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  • Diedrick Knickerbocker, Washington Irving, Valentin Fonteray, Histoire de New York. Depuis le commencement du monde jusqu'Ă  la fin de la domination hollandaise, Paris, Ă©ditions Amsterdam, 2006, 377 pages, (ISBN 2915547157)
  • François Weil, Histoire de New York, Paris, Fayard, 2005, Collection : Histoire des grandes villes, 378 pages, (ISBN 2213618569)
  • Pierre de Charentenay, Un EuropĂ©en Ă  New York, Paris, Bayard Centurion, 2005, Collection : Études, 374 pages, (ISBN 2227475021)
  • Bruce Marshall, Christopher Gray, Lucie Delplanque (traduction), New York : CitĂ© gĂ©ante, Paris, GrĂĽnd, 2005, 304 pages, (ISBN 2700011902)
  • Roger Brunet (dir.), GĂ©ographie universelle : États-Unis, Canada, Paris, Hachette, 1992
  • Jorg Brockmann, Bill Harris New York, Mille Monuments, Mengès, 2002.
  • Catherine Pouzolet, New York, New York, espace, pouvoir, citoyennetĂ© dans une ville-monde, Paris, Belin, 2000, 348 p.
  • Catherine Pouzolet, New York. Construction historique d'une mĂ©tropole, Paris, Ellipses, 1999, (ISBN 2729859519 et ISBN 9782729859510)
  • Isabelle Delfourne, New York, Les Points Cardinaux, 2001, 160 pages, Bilingue Français anglais, (ISBN 2906728276)

     En anglais

    Liste :
  • The Encyclopedia of New York City, (ed. by) Kenneth T. Jackson, 1995
  • Gotham: Ă€ History of New York City to 1898, Edwin G. Burrows and Mike Wallace, 1998
  • (Anthony Burgess's) New York|New York, Anthony Burgess, 1976
  • Here is New York, E. B. White, 1949
  • The Colossus of New York: Ă€ City in 13 Parts, Colson Whitehead, 2003





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