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Définition Wikipédia de : Neuraminidase



Neuraminidase ribbon diagram






Introduction :

      La neuraminidase est une classe d'enzymes de type glycoprotĂ©ine antigĂ©nique (EC 3.2.1.18) trouvĂ©e sur la surface des virus de l'influenza (ou grippe). Elle fait partie de la famille des glycosilases, et de la sous-famille des glycosidases (enzymes hydrolysant les composĂ©s O- et S-glycosyl) qui comprend aussi les amylases (enzymes humaines digestives dĂ©composant les longues chaines glycosĂ©es comme l'amidon).







- Sommaire de la page -









Chapitre : Sous-types


Suite de l'article :

Les neuraminidases existent sous neuf sous-types connus, la plupart intervenant naturellement dans le système digestif de diverses espèces de canards et poulets, mais seuls les sous-types N1 et N2 (proches des enzymes glycoprotéiques humaines comme les amylases salivaires ou intestinales) sont pathogènes chez l'homme et sont liés aux épidémies grippales.







Chapitre : Structure







Chapitre : Fonction



     La neuraminidase scinde les liaisons de rĂ©sidus d’acide sialique liant les pelotes de carbohydrates glucosiques (oligosaccharides, glycoprotĂ©ines, glycolipides, acides colominiques et autres substrats polyglycosĂ©s synthĂ©tiques) Ă  la surface des cellules infectĂ©es. Cela facilite la traversĂ©e des membranes cellulaires, puis la prolifĂ©ration des virus grippaux au sein des cellules infectĂ©es qui servent alors d’incubateurs reproducteurs du patrimoine gĂ©nĂ©tique viral, au dĂ©triment des fonctions cellulaires normales.


     L’action de la neuraminidase est inefficace sur les cellules Ă  membranes lipidiques faiblement glucosĂ©es (comme les cellules de la peau et des muqueuses intestinales) qui ne sont ainsi pas facilement infectĂ©es, c'est pourquoi ces virus sont rĂ©sistants au sein des systèmes digestifs des volailles, oĂą leur similitude protĂ©ique avec les agents digestifs de ces espèces ne les expose pas aux actions des anticorps, et oĂą le milieu digestif lui-mĂŞme produit les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  la survie du virus. Les volailles sont alors couramment porteuses naturelles de virus grippaux. Toutefois, l’action du virus est efficace sur les cellules sexuelles, ce qui explique que les volailles infectĂ©es cessent de pondre.


     Au contraire, les cellules des muqueuses ORL et de l'Ĺ“il (particulièrement chez l'homme) et les cellules pulmonaires Ă  membrane plus fine sont plus faiblement protĂ©gĂ©es, et les virus Ă  neuraminidase peuvent les contaminer facilement.






Chapitre : Inhibiteurs de la neuraminidase



     Les inhibiteurs (tels que le zanamivir et l’oseltamivir) sont utilisĂ©s pour combattre les virus grippaux. En bloquant spĂ©cifiquement l’action digestive de la neuraminidase virale, ils contribuent Ă  ne pas exposer les membranes polyglucosĂ©es des muqueuses supĂ©rieures animales et humaines, et la contamination de ces cellules.


     Le virus ainsi isolĂ© et neutralisĂ© ne trouve plus de milieu reproducteur cellulaire adaptĂ© et est rapidement exposĂ© aux anticorps qui vont finir par l’éliminer rapidement en captant les autres antigènes bĂ©nins prĂ©sents sur les inhibiteurs, ou des antigènes plus rĂ©sistants Ă  la surface du virus.

Article dĂ©taillĂ© : Inhibiteur de la neuraminidase.

     Les mĂ©dicaments Ă  base d’inhibiteurs de neuraminidase actuels possèdent toutefois une efficacitĂ© limitĂ©e, car ils ne se renouvellent pas, et ne sont pas totalement spĂ©cifiques de certaines configurations de neuraminidases virales. D’autre part, les neuramidinases virales sont protĂ©gĂ©es par des protĂ©ines Ă  terminaisons hydrophobes ne facilitant pas le contact avec les inhibiteurs.


     Les recherches en termes de vaccin antigrippal visent Ă  stimuler le système immunitaire humain afin de lui faire synthĂ©tiser des anticorps antigĂ©niques comparables aux inhibiteurs de neuraminidase, mais plus spĂ©cifiques et plus efficaces car combinant plusieurs approches du virus sur des antigènes diffĂ©rents. Pour y parvenir, il faut arriver Ă  crĂ©er des virus attĂ©nuĂ©s, privĂ©s de leur antigènes pathogènes mais non totalement dĂ©gradĂ©s, de façon Ă  multiplier les contacts avec les anticorps immunitaires qui acquerront les caractères antigĂ©niques plus spĂ©cifiques capables ensuite de capter facilement les virus pathogènes.


     D’autre part, les inhibiteurs de neuraminidase n’ont aucune action au sein des cellules dĂ©jĂ  infectĂ©es, et il faut attendre la mort et l’explosion de la cellule infectĂ©e pour que les virus multipliĂ©s en grand nombre puissent ĂŞtre captĂ©s Ă  l’extĂ©rieur.


     Une autre approche plus rapide serait que les anticorps puissent dĂ©tecter et tuer les cellules dĂ©jĂ  infectĂ©es mais encore vivantes par les produits Ă©jectĂ©s de la cellule du fait de la multiplication virale, avant qu’un trop grand nombre de virus ne soit Ă  combattre. Cependant, les virus Ă  neuraminidase peuvent traverser de proche en proche plusieurs couches de cellules et les contaminer Ă  une grande profondeur, lĂ  oĂą les inhibiteurs de neuraminidase (dont la durĂ©e de vie est relativement courte) sont inadaptĂ©s.






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