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Définition Wikipédia de : Mycologie







Introduction :

      La mycologie (du grec ancien µύκης; « champignon Â») est la science Ă©tudiant les champignons. Assez proche de la botanique qui Ă©tudie les plantes, elle englobe traditionnellement l'Ă©tude des myxomycètes, bien qu'il s'agisse d'organismes n'ayant pas la mĂŞme structure que les champignons (rĂ©cemment sortis du règne des champignons car ils n'ont pas de paroi cellulaire). De mĂŞme les Oomycètes, bien qu'Ă  prĂ©sent rattachĂ©s aux StramĂ©nopiles, sont toujours Ă©tudiĂ©s par les mycologues.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire de la mycologie





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Suite de l'article :

Les anciens n'ont laissĂ© aucun document vraiment scientifique concernant les champignons et deux auteurs seulement mĂ©ritent d'ĂŞtre mentionnĂ©s : Pline l'Ancien pour son Historia naturalis et Dioscoride pour les usages thĂ©rapeutiques de quelques champignons dans De re medica. Ces textes, ne mentionnant qu'une vingtaine d'espèces n'ont toutefois qu'un intĂ©rĂŞt archĂ©ologique, hormis d'avoir lĂ©guĂ© Ă  la science des mots comme Myco, Amanita, Boletus ou Tuber.



     L'Ă©tude des champignons remonte sans doute au XVI siècle avec la classification publiĂ©e en (1526) par l'humaniste italien Hermolaus (1454-1493), puis les Ĺ“uvres de botanistes qui, comme Matthiole (1569), s'appliquèrent Ă  commenter Dioscoride. En 1564, Junius dĂ©crit Phallus impudicus rĂ©coltĂ© en Hollande, Solenander (1524-1601 Reiner Solenander) dĂ©crit Fistulina hepatica (langue de bĹ“uf) en Allemagne et l'acadĂ©micien italien Fabi Columna (1599) dĂ©crit et illustre le Clathre grillagĂ© Clathrus cancellatus. En 1592, l'Italien Porta est le premier Ă  oser affirmer que les champignons se reproduisent par des semences. Puis Clusius (1526-1609) fait peindre 86 aquarelles reprĂ©sentant 42 espèces de champignons comestibles rĂ©partis en 22 genres, 58 espèces de champignons vĂ©nĂ©neux en 25 genres et 5 espèces nouvelles. Au total 105 espèces dont 6 amanites, 9 russules, 7 lactaires, 12 tricholomes et 14 bolets. Telle est la base de la mycologie.


     L'Ă©tude scientifique des champignons dĂ©bute avec le SuĂ©dois LinnĂ© (1707-1778) et son ouvrage Species plantarum (1753), encore que les champignons n'y occupent pas une place vraiment sĂ©parĂ©e du reste des plantes. C'est le botaniste français Paulet (1740-1826) qui le premier a proposĂ© (en 1795) le mot « mycologie Â» pour dĂ©signer la science Ă©tudiant les champignons (terme qui s'imposa devant fungologie).


     Le premier ouvrage exclusivement consacrĂ© aux champignons a Ă©tĂ© publiĂ© en 1801 par le Sud-africain Persoon (1755-1837) (Synopsis methodica fungorum), mais on retiendra surtout le travail d'un autre SuĂ©dois, Fries (1794-1878), qui publia les trois volumes de son Systema Mycologicum entre 1821 et 1832 ; puis le travail de l'Italien Saccardo (1845-1920) qui publia un monumental ouvrage de classification Ă  la fin du XIX siècle Sylloge fungorum omnium hucusque cognitorum.
Le travail important des mycologues et des botanistes du XIX siècle aboutit au Code international de nomenclature botanique (CINB), créé Ă  Vienne en 1905 et qui fait toujours jurisprudence. On remarquera que, mĂŞme si les champignons constituent aujourd'hui un règne du vivant sĂ©parĂ© de celui des plantes, on continue de leur appliquer la nomenclature botanique.






Chapitre : Taxinomie et Systématique des champignons





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     La taxinomie est la science qui a pour objet de dĂ©crire et de dĂ©finir les unes par rapport aux autres les espèces vivantes, et de les regrouper en entitĂ©s appelĂ©es taxons, genres, tribus, familles, etc., afin de pouvoir les nommer (voir nomenclature) et les classer (voir systĂ©matique et classification scientifique).


     La systĂ©matique est la science qui a pour objet de dĂ©nombrer et de classer les taxons dans un certain ordre, selon des principes divers. Elle est encore souvent un peu sous-estimĂ©e, passant pour ĂŞtre la plus simple, n'ayant longtemps exigĂ© que peu de moyens d'investigations.


     Ceci est encore plus vrai pour la systĂ©matique mycologique qui se trouve privĂ©e d'un grand nombre des moyens qui ont permis aux autres branches de l'histoire naturelle de faire des progrès rapides. Les champignons Ă©tant de poussĂ©e capricieuse et Ă©phĂ©mère, leur rĂ©colte reste soumise au hasard, nĂ©cessitant de nombreuses visites infructueuses. De plus, ils exigent l'observation in vivo car beaucoup de caractères essentiels disparaissent. Enfin, très peu d'espèces peuvent ĂŞtre cultivĂ©es pour observer leur croissance en culture pure, ou tenter des fĂ©condations expĂ©rimentales instructives. Il faut donc en moyenne une quinzaine d'annĂ©es pour pouvoir Ă©tudier vivantes la plupart des espèces d'un genre donnĂ©.


     Voir les pages:






Chapitre : Rangs taxinomiques des champignons



     La taxinomie des champignons est soumise Ă  une hiĂ©rarchie similaire Ă  celle des plantes, les divers suffixes utilisĂ©s permettant de visualiser les rangs taxinomiques de cette hiĂ©rarchie. Sachant que le sommet de la hiĂ©rarchie est le domaine (en l'occurrence, celui des Eucaryotes ou Eukaryota), suivi du règne (ici les Fungi ou champignons), le reste de la nomenclature se fait selon les terminaisons latines suivantes :

    Liste :
  • -mycota : division (ou embranchement);
  • -mycotina : subdivision (sous-embranchement);
  • -mycetes : classe;
  • -mycetidae : sous-classe;
  • -ales : ordre;
  • -ineae : sous-ordre;
  • -aceae : famille;
  • -oideae : sous-famille;
  • -ieae : tribu;
  • -inae : sous-tribu (les notions de tribu et sous-tribu sont rarement utilisĂ©es).

     Suivent le genre (Ă©ventuellement divisĂ© en sous-genres, sections, sous-sections, sĂ©ries et sous-sĂ©ries) et l'espèce (divisions possibles : sous-espèce, variĂ©tĂ©, sous-variĂ©tĂ©, forme, subforme, forme spĂ©ciale, race), le tout permettant de dĂ©finir un individu.


     Si l'ensemble des taxons est clairement dĂ©fini, ce que l'on met dedans l'est beaucoup moins, d'autant que les Ă©tudes sur l'ADN entraĂ®nent de profonds bouleversements. Ă€ titre d'exemple, on prĂ©cisera que, jusque dans les annĂ©es 1990, on classait les champignons en quatre divisions : Gymnomycètes, DeutĂ©romycètes, Mastigomycètes, Amastigomycètes. Aujourd'hui, il y a toujours quatre divisions, mais ce ne sont plus les mĂŞmes : Chytridiomycètes, Zygomycètes, Ascomycètes, Basidiomycètes.






Chapitre : Notes


  1. ↑ Hermolaus Barbarus (Ermolao Barbaro), voir la page allemande de wikipédia
  2. ↑ (1512 - 1575), médecin et naturaliste hollandais, auteur de la première monographie mycologique étude sur le Phallus impudicus (qu'il appelle Phallus hadriani).
  3. ↑ Fabio Colonna (1567–1650), napolitain et acadĂ©mique des Lincei, auteur de nombreuses Ĺ“uvres botaniques cĂ©lèbre pour l'impulsion qu'il donna Ă  la systĂ©matique botanique. Dans son livre Ekphrasis (1606) il ne prĂ©sente que six espèces de champignons, mais avec une prĂ©cision inĂ©galĂ©e : le Cardoncello (Pleurotus eryngii), Pezicae Plinii, Pleurotus ostreatus, la lĂ©piote Ă©levĂ©e Lepiota procera et le Clathre grillagĂ© Clathrus cancellatus
  4. ↑ (1540-1615), savant à l'esprit très ouvert qui s'adonna à de nombreuses sciences. Il traite les champignons dans le chapitre 70 du livre X de la Villa (1592), rapportant nombre de dictons des anciens à leur sujet, ses observations personnelles et une tentative de classification. Il décrit pour la première fois dans l'histoire de la botanique italienne certaines espèces comme les Morilles, les Monacelles (Helvelles), la Peperella (Lactarius piperatus), les Richione (Pleurotus eryngii). Son grand mérite est d'avoir été le premier à affirmer la probabilité que les champignons se reproduisent par des semences invisibles à l'œil nu (spores), près de deux siècles avant que Micheli en fasse la démonstration expérimentale.





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