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Définition Wikipédia de : Mutilation







Introduction :

      Une mutilation est la perte partielle ou totale d'un membre, d'un organe ou la destruction partielle ou dĂ©gradation d'une partie du corps. Le terme mutilation dĂ©signe Ă©galement l'action de mutiler, c'est-Ă -dire, amputer avec violence, dĂ©truire partiellement une partie du corps ou la dĂ©grader. Les mutilations physiques peuvent ĂŞtre volontaires ou involontaires ; les mutilations font notamment partie des nombreuses sĂ©quelles laissĂ©es par les guerres.







Suite de l'article :

En France, il existait un statut particulier de mutilĂ© de guerre (ou d'invalide de guerre) et la Loi du 2 Janvier 1918 a instituĂ© un Office National des MutilĂ©s et RĂ©formĂ©s de guerre, notamment destinĂ© Ă  subventionner des Ă©coles de rééducation après l'armistice de 1918. La Loi du 26 Avril 1924 a obligĂ© les employeurs Ă  embaucher tout ancien militaire percevant une pension d’invaliditĂ© ; c'Ă©tait la première fois en France qu'une loi de discrimination positive obligeait des entreprises privĂ©es Ă  employer une certaine catĂ©gorie de travailleurs. Après la Seconde Guerre mondiale, la Loi du 2 AoĂ»t 1949 a gĂ©nĂ©ralisĂ© l’aide Ă  la rĂ©insertion Ă  tous les grands infirmes en crĂ©ant une Allocation de Compensation aux Grands Infirmes Travailleurs et en ouvrant la formation professionnelle Ă  tous les grands infirmes.





Image (cliquez pour agrandir) :

Les guerres mondiales et suivantes ont laissĂ© de nombreux mutilĂ©s. (ici : MutilĂ© de guerre allemand, après la Première Guerre mondiale (Cette photo a pu ĂŞtre faite et/ou utilisĂ©e dans un contexte de propagande


- Sommaire de la page -









Chapitre : Mutilation volontaire


  - Sous-chapitre : StratĂ©gie prĂ©ventive


     Lors de plusieurs conflits, la mutilation des soldats vaincus visait Ă  retirer dĂ©finitivement Ă  l'ennemi un potentiel de combattants qualifiĂ©s, qu'il lui faudrait du temps pour reconstituer :

  - Sous-chapitre : Peine juridique


     La mutilation a Ă©tĂ© (et est) pratiquĂ©e par diverses sociĂ©tĂ©s humaines en rĂ©ponse Ă  certains crimes. Alternative Ă  la peine capitale, ce châtiment corporel revĂŞt le plus souvent, par delĂ  les consĂ©quences irrĂ©versibles pour le condamnĂ©, un caractère symbolique. Il vise Ă  frapper l'imagination des justiciables et s'appuie souvent sur la loi du talion (ou un principe moral similaire). C'est donc une pratique qui a surtout valeur d'exemple, et se dĂ©veloppe en principe dans les Ă©tats oĂą l'autoritĂ© judiciaire est, paradoxalement, faible ou peu efficace, et qui pour cette raison s'appuie sur la terreur.


     La mutilation est gĂ©nĂ©ralement en rapport direct avec le crime commis, ce qui lui confère un aspect symbolique :

    Liste :
  • le refus de voir la vĂ©ritĂ© (la lumière, dans le symbolisme chrĂ©tien orthodoxe) conduisait Ă  l'aveuglement par Ă©nuclĂ©ation chez les Grecs byzantins ;
  • le fait de mentir vaut d'avoir la langue coupĂ©e ou transpercĂ©e (comme dans le cas du prĂ©dicateur Jan Matthijs) ;
  • le refus d'entendre une vĂ©ritĂ© vaut d'avoir les oreilles tranchĂ©es. C'est ainsi qu'en Angleterre, par exemple, les pamphlĂ©taires qui s'en Ă©taient pris dans leurs Ă©crits Ă  l'Anglicanisme sous le règne de l'archevĂŞque William Laud, subirent ce châtiment. Dans les annĂ©es 1630, le Dr. Alexander Leighton et d'autres Puritains : John Bastwick, Henry Burton et William Prynne, subirent le mĂŞme sort. En Écosse, l'un des Covenantaires, James Gavin de Douglas (Lanarkshire), eut les oreilles coupĂ©es pour refuser de reconnaĂ®tre son hĂ©rĂ©sie. Peut-ĂŞtre faut-il interprĂ©ter de la mĂŞme manière l'avertissement du capitaine espagnol dans l'affaire du capitaine Jenkins.
  • La loi religieuse de la charia envisage la mutilation pour punir certains crimes prĂ©cis : par exemple, les voleurs peuvent ĂŞtre amputĂ©s d'une main (cet exemple est mis en scène dans le film Le patient anglais).

     La mutilation marque le condamnĂ©, ce qui est aussi une forme d'humiliation : cet objectif est la principale raison conduisant Ă  marquer au fer rouge certains criminels, comme les prostituĂ©es Ă  l'Ă©poque moderne.


     La faible organisation des pouvoirs judiciaires favorisait le dĂ©veloppement de ce type de peine dans les colonies. Ainsi, plusieurs juridictions de l’AmĂ©rique coloniale y eurent recours, mĂŞme pour des crimes relativement mineurs : le voleur de bĂ©tail Ă©tait condamnĂ© Ă  avoir l'oreille clouĂ©e au pilori, voire tranchĂ©e ; un faux-monnayeur Ă©tait marquĂ© au fer rouge (ce crime Ă©tait considĂ©rĂ© par les monarchies comme un crime de lèse-majestĂ©). MĂŞme après l'IndĂ©pendance, dans les nouveaux territoires, les juges continuèrent de faire des exemples : ainsi en 1793, le juge John McNairy, en application du Cumberland Compact de 1780, condamna le premier voleur de chevaux arrĂŞtĂ© Ă  Nashville, John McKain Jr., Ă  recevoir 39 coups de fouet, Ă  avoir les oreilles tranchĂ©es et les deux joues marquĂ©es au fer rouge avec les lettres H et T (horse thief).


     Hors du monde occidental, Nebahne Yohannès, usurpateur du titre de Negus, fut condamnéà avoir les oreilles et le nez tranchĂ©s, mais fut libĂ©rĂ©. On retrouve cette forme de mutilation contre les usurpateurs dans tout le Moyen-Orient depuis des millĂ©naires, ainsi que dans le cas de l'antipape Jean Philagathos. Pour ĂŞtre roi, il fallait incarner la perfection : le fait de pâtir de dĂ©fauts physiques voyants suffisait Ă  disqualifier le prĂ©tendant. Aussi le condamnĂ© Ă©tait-il le plus souvent libĂ©rĂ© ensuite :

  1. pour servir d'exemple,
  2. et parce qu'il ne constituait plus une menace.

  - Sous-chapitre : Automutilation

Article dĂ©taillĂ© : Automutilation.

     L'acte peut ĂŞtre volontaire pour diverses raisons :

    Liste :
  • pendant les guerres et autres conflits armĂ©s, il arrive que des soldats se mutilent volontairement pour ĂŞtre dĂ©clarĂ©s inaptes au service ;
  • l'auto-mutilation est un exutoire pour certaines personnes atteintes de troubles de la personnalitĂ©, certains allant mĂŞme jusqu'Ă  l'amputation d'une partie du corps qu'elles considèrent comme Ă©trangère ;
  • une mutilation peut ĂŞtre la consĂ©quence de notions d'honneur (par exemple la coupure du petit doigt chez les yakuzas pour marquer un arrangement ou en rĂ©paration d'une faute) ;
  • les mutilations d'autrui : torture, mutilation gĂ©nitale ;
  • les pratiques sadomasochistes peuvent aboutir parfois Ă  des mutilations plus ou moins sĂ©vères ;
  • le tatouage est considĂ©rĂ© par certaines cultures comme une sorte d'auto-mutilation lorsque fait avec l'approbation de celui qui se fait tatouer.





Chapitre : Mutilation involontaire







Chapitre : Vous pouvez voir également :



     


  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

  - Sous-chapitre : Notes et rĂ©fĂ©rences

  1. ↑ Cf. Henri de Wailly, CrĂ©cy, 1346, autopsie d’une bataille, Lavauzelle, 1985, p. 17 .
  2. ↑ Cf. Arnulf de Milan (trad. W. North, dir. Claudia Zey), Liber gestorum recentium, vol. 67, Monumenta Germaniae Historica, Hanovre: Hahn, 1994, « Â§ 12 Â» 

     



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