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Définition Wikipédia de : Mitose






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Une cellule en métaphase






Introduction :

      Du grec mitos qui signifie le filament (rĂ©fĂ©rence a l'aspect des chromosomes en microscopie) , la mitose dĂ©signe les Ă©vènements chromosomiques de la division cellulaire. Il s'agit d'une duplication « non sexuĂ©e Â» (contrairement Ă  la mĂ©iose). C'est la division d'une cellule mère en deux cellules filles.







Suite de l'article :

Elle dĂ©signe Ă©galement une Ă©tape bien particulière du cycle de vie des cellules eucaryotes, dit « cycle cellulaire Â», qui est l'Ă©tape de sĂ©paration de chaque chromosome de la cellule mère et de leur rĂ©partition Ă©gale dans chacune des deux cellules filles. Ainsi, chaque « noyau fils Â» reçoit une copie complète du gĂ©nome de l'organisme « mère Â». L’ADN est rĂ©pliquĂ© grâce Ă  l'ADN polymĂ©rase lorsqu’il se trouve sous forme de chromatine (Ă©quivalent Ă  un chromosome dĂ©roulĂ©), lors de l’interphase du cycle cellulaire.



     Le cycle cellulaire est divisĂ© en plusieurs phases :

    Liste :
  • la phase G1, première phase de croissance (la plus longue),
  • la phase S durant laquelle le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique est rĂ©pliquĂ©,
  • la phase G2, qui est la seconde phase de croissance cellulaire et,
  • la phase M, celle de la mitose proprement dite.
  • il existe une phase dite de quiescence qui correspond Ă  la sortie du cycle, phase G0,celle-ci survient gĂ©nĂ©ralement en G1,

     Les phases G1, S et G2 constituent l'interphase


     Les mĂ©canismes de la mitose sont très semblables chez la plupart des eucaryotes, avec seulement quelques variations mineures. Les procaryotes sont dĂ©pourvus de noyau et ne possèdent qu'un seul chromosome sans centromère, ils ne se divisent donc pas Ă  proprement parler par mitose mais par scission binaire, tertiaire, multiple, ou par bourgeonnement.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Les phases de la mitose



     La mitose est un phĂ©nomène continu, mais, pour faciliter la comprĂ©hension de son dĂ©roulement, les biologistes ont dĂ©crit quatre Ă©tapes caractĂ©ristiques de la mitose qui sont la prophase, la mĂ©taphase, l' anaphase et la tĂ©lophase. La mitose dure entre 1 et 3 heures.

  - Sous-chapitre : Interphase

Article dĂ©taillĂ© : Interphase.

     L’interphase est la pĂ©riode du cycle cellulaire prĂ©cĂ©dant la mitose qui est caractĂ©risĂ©e par un accroissement du volume cellulaire, la cellule transcrit ses gènes et les chromosomes sont rĂ©pliquĂ©s. Elle ne fait donc pas Ă  proprement parler partie de la mitose. Les chromosomes sont sous forme de filaments compacts : la chromatine. C'est pendant cette phase que la rĂ©plication de l'ADN s'effectue (chaque chromosome se double, il a deux chromatides). Elle peut ĂŞtre subdivisĂ©e en plusieurs phases.

    Liste :
  • La phase G1 (de l’anglais Gap 1 ; gap = espace, pour l'espace entre la mitose et la phase S) au cours de laquelle la cellule croĂ®t et effectue les fonctions pour lesquelles elle est programmĂ©e gĂ©nĂ©tiquement : synthèse protĂ©ique, etc. Cette phase dĂ©termine la taille finale des cellules filles issues de la mitose.
  • La phase S (pour Synthèse de nouvelle molĂ©cule d’ADN) au cours de laquelle le matĂ©riel chromosomique (pour l'instant sous forme de chromatine) est doublĂ© par duplication. Chaque filament de chromatine s'est dĂ©doublĂ© en deux filaments qui restent collĂ©s en une sorte de croix (cette croix constituera, par compactage/enroulement/condensation ce qu'on appelle habituellement le chromosome, c'est-Ă -dire deux chromatides collĂ©es par leur centromères).
  • La phase G2 (Gap 2) oĂą la cellule se comporte comme lors de la phase G1.

  - Sous-chapitre : Prophase

Article dĂ©taillĂ© : Prophase.
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     Lors de cette phase, le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique (ADN), qui en temps normal est prĂ©sent dans le noyau sous la forme de chromatine se condense en structures très ordonnĂ©es et individualisĂ©es appelĂ©es chromosomes. En effet, des protĂ©ines appelĂ©es Histone H1 sont attachĂ©es de part en part sur l'ADN. Or, durant la prophase, ces Histones H1 sont phosphorylĂ©es (par le MPF) ce qui provoque un enroulement accru de l'ADN qui semble se "condenser". Le nuclĂ©ole se dĂ©sagrège. Comme le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique a Ă©tĂ© dupliquĂ© avant le dĂ©but de la mitose, il y aura deux copies identiques du gĂ©notype dans chaque cellule. Pendant cette phase, les chromosomes sont donc constituĂ©s de deux chromatides sĹ“urs portant toutes les deux la mĂŞme information gĂ©nĂ©tique. Elles contiennent Ă©galement chacune un Ă©lĂ©ment d'ADN appelĂ© centromère qui joue un rĂ´le important dans la sĂ©grĂ©gation des chromosomes. Les deux chromatides d'un mĂŞme chromosome sont reliĂ©es au niveau de la rĂ©gion centromĂ©rique. Une protĂ©ine nommĂ©e cohĂ©sine joue le rĂ´le de colle et unit les deux chromatides d'un mĂŞme chromosome.


     Le deuxième organite important de la prophase est le centrosome, composĂ© initialement de deux centrioles. Comme pour les chromosomes, le centrosome s'est dupliquĂ© avant le dĂ©but de la prophase (en 4 centrioles). Les 4 centrioles se sĂ©parent durant la prophase, formant deux centrosomes qui migrent chacun vers un pĂ´le de la cellule. Le cytosquelette de microtubules se rĂ©organise pour former le fuseau mitotique, structure bipolaire qui s'Ă©tend entre les deux centrosomes mais reste Ă  l'extĂ©rieur du noyau. Par la croissance des microtubules, le fuseau mitotique s'allonge, ce qui Ă©tire le noyau cellulaire.


     On peut se reprĂ©senter les microtubules comme des perches ou des rails, dans la cellule. Certaines cellules eucaryotes, notamment les cellules vĂ©gĂ©tales, sont dĂ©pourvues de centriole.

  - Sous-chapitre : PromĂ©taphase

Article dĂ©taillĂ© : PromĂ©taphase.

     Certains auteurs considèrent la promĂ©taphase comme une partie de la prophase, plutĂ´t que comme une phase distincte. De plus, elle ne se produit pas chez tous les eucaryotes.


     Durant la promĂ©taphase, la membrane nuclĂ©aire se dĂ©sagrège sous forme de vĂ©sicules, initiant ainsi la mitose ouverte. La membrane nuclĂ©aire se reformera en fin de mitose. (Chez certains protistes, la membrane nuclĂ©aire reste intacte. On assiste alors Ă  une mitose fermĂ©e).


     Des complexes protĂ©iques spĂ©cialisĂ©s : les kinĂ©tochores, se forment au niveau des centromères. Certains microtubules s'accrochent aux kinĂ©tochores. Ils seront alors appelĂ©s microtubules kinĂ©tochoriens. Les microtubules accrochĂ©s seulement aux centrosomes sont appelĂ©s microtubules polaires. Les microtubules qui ne font pas partie du fuseau mitotique forment l'aster et sont appelĂ©s microtubules astraux. Petit Ă  petit chaque chromosome voit chacune de ses chromatides reliĂ©es Ă  un pĂ´le par l'intermĂ©diaire des microtubules. Ceux-ci exerçant des tensions, les chromosomes ont alors des mouvements agitĂ©s.

  - Sous-chapitre : MĂ©taphase

Article dĂ©taillĂ© : MĂ©taphase.
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     Deuxième phase de la mitose, après la prophase, c'est le rassemblement des chromosomes condensĂ©s Ă  l'Ă©quateur de la cellule pour former la plaque Ă©quatoriale. Les tensions subies par chacun des kinĂ©tochores d'un chromosome s'Ă©quilibrent progressivement et ceux-ci s'alignent dans un plan situĂ© Ă  mi-chemin des deux pĂ´les. On observe que les chromosomes sont alignĂ©s selon leur centromère.

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  - Sous-chapitre : Anaphase

Article dĂ©taillĂ© : Anaphase.
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     L'anaphase est une phase très rapide de la mĂ©iose et de la mitose oĂą les chromatides se sĂ©parent et migrent vers les pĂ´les opposĂ©s de la cellule. Les fils chromosomiques sur lesquels Ă©taient accrochĂ©s les centromères des cellules se dĂ©tachent et les chromatides se dĂ©placent chacune vers un pĂ´le de la cellule.


     Durant cette phase, suite Ă  un signal spĂ©cifique qui correspond Ă  une augmentation d'un facteur 10 de la concentration en calcium intracellulaire et Ă  l'inactivation du MPF (protĂ©olyse de la cycline B du MPF), les chromatides sĹ“urs se sĂ©parent brutalement. Elles sont alors « tirĂ©es Â» par les microtubules en direction du pĂ´le auquel elles sont rattachĂ©es. Les chromatides migrent rapidement Ă  une vitesse d'environ 1 µm/min. Il y a deux catĂ©gories de dĂ©placements : l'anaphase A et l'anaphase B.

Schnoyanaphase.png

     Pendant l'anaphase A, les chromatides, en rĂ©alitĂ©, se dĂ©placent en direction du pĂ´le sur les microtubules kinĂ©tochoriens qui raccourcissent car ils se dĂ©polymĂ©risent par leur extrĂ©mitĂ© + au fur et Ă  mesure de la progression du kinĂ©tochore. En effet, les kinĂ©tochores permettent non seulement d'« arrimer Â» une chromatide au microtubule, mais aussi de les faire transporter le long des microtubules. Au niveau des kinĂ©tochores on trouve des « moteurs Â» molĂ©culaires (de type dynĂ©ine) utilisant de l'ATP qui permettent de tracter les chromatides le long des microtubules qui eux, restent fixes.


     Pendant l'anaphase B, les microtubules polaires s'allongent, et les pĂ´les du fuseau mitotique s'Ă©loignent l'un de l'autre entraĂ®nant avec eux les chromatides.

  - Sous-chapitre : TĂ©lophase

Article dĂ©taillĂ© : TĂ©lophase.
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     Le terme « tĂ©lophase Â» dĂ©rive du grec « telos Â» signifiant « fin Â». C'est la 4 phase de la mitose.


     Durant cette pĂ©riode :

    Liste :
  • les microtubules polaires vont persister au niveau de leur extrĂ©mitĂ© + pour former les microtubules interzonaux qui disparaĂ®tront lors de la phase la plus terminale de la tĂ©lophase, la cytodiĂ©rèse, qui correspond Ă  la division terminale des deux cellules filles.
  • Les microtubules kinĂ©tochoriens disparaissent.
  • les chromatides sĹ“urs commencent Ă  se dĂ©condenser.
  • l'enveloppe nuclĂ©aire ainsi que les nuclĂ©oles commencent Ă  se reformer dans la mĂ©taiose.

  - Sous-chapitre : CytodiĂ©rèse

Article dĂ©taillĂ© : CytodiĂ©rèse.

     AppelĂ©e aussi cytocinèse ou encore cytokinèse, elle agit après la mitose. Durant cette pĂ©riode, le sillon de division se forme dans un plan perpendiculaire Ă  l'axe du fuseau mitotique et sĂ©pare la cellule en deux. Il peut en fait commencer Ă  se former dès l'anaphase. Le clivage est dĂ» Ă  un anneau contractile qui est composĂ© principalement d'actine et de myosine.(myosine II) Cette constriction se fait de manière centripète. Le sillon de division se resserre jusqu'Ă  former un corps intermĂ©diaire, formant un passage Ă©troit entre les deux cellules filles et qui contient le reste du fuseau mitotique. Celui-ci finira par disparaĂ®tre entièrement et les deux cellules filles se sĂ©pareront complètement. Par ailleurs, l'enveloppe nuclĂ©aire et les nuclĂ©oles finissent de se reconstituer et l'arrangement radial interphasique des microtubules nucléés par le centrosome se reforme.


     Chez la cellule vĂ©gĂ©tale, la cytodiĂ©rèse est très diffĂ©rente de par la prĂ©sence d'une paroi rigide (divisĂ©e en une paroi primaire, cellulosique, et une paroi primitive , pectinique, l'ensemble formant une paroi pecto-cellulosique). Elle se rĂ©alise par la construction d'une nouvelle paroi, phragmoplaste appelĂ© plus simplement corps intermĂ©diaire entre les deux cellules filles. Cette nouvelle paroi se dĂ©veloppe de manière centrifuge: des vĂ©sicules Golgiennes contenant de la propectine s'accumulent du centre de la cellule vers la pĂ©riphĂ©rie, puis ces vĂ©sicules fusionnent pour former le phragmoplaste qui se raccorde Ă  la paroi primaire de la cellule mère, provoquant sa division en 2 cellules filles. La paroi primaire et la membrane des 2 cellules filles se reforment alors au niveau de cette sĂ©paration et le phragmoplaste se diffĂ©rencie en lamelle moyenne, ou paroi primitive.






Chapitre : Conséquences des erreurs



     Il y a toujours de petites fautes, chaque fois qu'une cellule est formĂ©e, le processus peut mal se dĂ©rouler. Et lorsque ces erreurs mitotiques surviennent pendant les premières divisions cellulaires d'un zygote, elles peuvent avoir des consĂ©quences particulièrement nĂ©fastes.


     Exemples d'erreurs mitotiques :


     1. PhĂ©nomène de non-disjonction: un chromosome ne se sĂ©pare pas pendant l'anaphase. Une cellule fille recevra les deux chromosomes homologues et l'autre n'en recevra aucun. Une des cellules filles aura alors une trisomie et l'autre une monosomie, qui sont des cas d'aneuploĂŻdie.


     2. DĂ©lĂ©tion, translocation, inversion, duplication chromosomiale :


     La mitose est un processus traumatique. La cellule subit des changements importants dans son ultrastructure, ses organites se dĂ©sintègrent et se reforment plusieurs heures après, et les chromosomes sont constamment dĂ©placĂ©s par les microtubules. Occasionnellement, les chromosomes peuvent ĂŞtre endommagĂ©s. Un bras du chromosome peut ĂŞtre cassĂ© et le fragment est alors perdu, causant une dĂ©lĂ©tion. Le fragment peut ĂŞtre incorrectement rattachĂ© Ă  un autre chromosome non-homologue, ce qui cause une translocation. Il peut ĂŞtre rĂ©attachĂ© au chromosome initial, mais en sens inverse, causant une inversion. Ou encore, il peut ĂŞtre considĂ©rĂ© Ă  tort comme un chromosome sĂ©parĂ©, causant alors une duplication chromosomale. L'effet de ces anomalies dĂ©pend de la nature spĂ©cifique de l'erreur. Parfois il n'y aura aucune consĂ©quence, d'autre fois, cela peut induire un cancer, ou mĂŞme causer la mort de l'organisme.






Chapitre : Méiose et mitose



     La mitose et la mĂ©iose diffèrent sur un certain nombre de points, mais prĂ©sentent Ă©galement des similitudes (mĂ©canismes de sĂ©paration des chromosomes, etc.). La mitose correspond Ă  une reproduction asexuĂ©e des cellules, alors que la mĂ©iose est un prĂ©lude Ă  la reproduction sexuĂ©e. Par la mĂ©iose chaque parent produit des gamètes diffĂ©rents et destinĂ©s Ă  se rencontrer. De nombreux types de cellules sont capables de mitose mais seules celles des organes reproducteurs, les gonades (ovaires et testicules) rĂ©alisent la mĂ©iose. Ă€ partir d'une cellule, Ă  la fin de la mitose il y a deux cellules gĂ©nĂ©tiquement identiques alors qu'Ă  la fin de la mĂ©iose il y a quatre cellules le plus souvent gĂ©nĂ©tiquement diffĂ©rentes et donc uniques.






Chapitre : Mitose végétale



     Les principales diffĂ©rences entre la mitose vĂ©gĂ©tale et la mitose animale sont l'absence de centrioles chez les plantes (Ă  part chez les algues et certains gamètes), la prĂ©sence d'une paroi qui conduit Ă  une cytodiĂ©rèse particulière, son rĂ´le dans le dĂ©veloppement post-embryonnaire et sa rĂ©gulation hormonale. La mitose vĂ©gĂ©tale est encore mal comprise, notamment la manière dont le fuseau mitotique peut se former en l'absence de centrioles et de centrosomes(mais au niveau de chaque pĂ´le en dĂ©but de prophase on a une condensation cytoplasmique appelĂ© calotte polaire qui Ă©mettent des rayonnements qui vont former en fin prophase le fuseau mitotique.Donc la diffĂ©rence est que pour la cellule animale pendant la mitose au niveau des pĂ´les on a les astères provenant des centrioles et pour la cellule vĂ©gĂ©tale on les calotte polaire provenant de la condensation du cytoplasme)nĂ©anmoins les Ă©vĂ©nements de mitose sont fortement liĂ©s aux rĂ©arrangements du cytosquelette.


     CytodiĂ©rèse La sĂ©paration des cellules filles se produit par formation d'une nouvelle paroi pectocellulosique sur le plan Ă©quatorial de la cellule. Ce plan est dĂ©terminĂ© par la localisation de certaines protĂ©ines dès le dĂ©but de la mitose. Ă€ la fin de la tĂ©lophase des microtubules forment une plaque au niveau Ă©quatorial, c'est le phragmoplaste. Des vĂ©sicules de membranes provenant de l'appareil de Golgi et des prĂ©curseurs des composants de la paroi viennent s'y associer.


     RĂ´le dans le dĂ©veloppement Chez les organismes unicellulaires la disponibilitĂ© des nutriments dans le milieu est le facteur rĂ©gulateur principal de la mitose qui dĂ©pend en fait de la taille de la cellule. Chez les organismes pluricellulaires les divisions se produisent uniquement dans les mĂ©ristèmes, et les cellules mĂ©ristĂ©matiques dĂ©pendent pour la rĂ©gulation de leur cycle cellulaire (comme pour leur approvisionnement en nutriments) des signaux gĂ©nĂ©rĂ©s par les cellules somatiques (en phase G0, c'est-Ă -dire quiescentes, qui ne se divisent pas) : il s’agit d’un contrĂ´le social. La formation des tissus et des organes ne se produit qu’au niveau de mĂ©ristèmes par accumulation de cellules (mĂ©rèse).


     La mĂ©rèse n’ayant lieu que dans les mĂ©ristèmes, si une cellule somatique est endommagĂ©e ou dĂ©truite elle n’est pas remplacĂ©e, contrairement Ă  ce qui se passe dans le règne animal. Ce qui fait que les plantes n’ont pas un plan d’organisation aussi strict que celui des animaux, il y a formation de nouveaux organes et sĂ©nescence des anciens. Autre diffĂ©rence, chez les plantes l’apoptose est peu importante dans la formation des organes.


     RĂ©gulation hormonale Le signal de diffĂ©renciation est donnĂ© aux cellules immatures par les cellules matures. Les signaux peuvent ĂŞtre des hormones non-peptidiques (auxine, cytokinines, Ă©thylène, acide abscissique, brassinostĂ©roĂŻdes), des lipo-oligosaccharides (facteur nod), des peptides (systĂ©mine). La rĂ©ponse aux hormones est variable selon les tissus. Elle intervient via les gènes MAPK (cascades kinases MAPK), dĂ©clenchement l’accumulation de cyclines nĂ©cessaire Ă  l’entrĂ©e en phase S.


     L’auxine et les cytokinines jouent de concert un rĂ´le majeur dans la mitose. L’apport exogène d’auxine est nĂ©cessaire aux mĂ©ristèmes qui peuvent ĂŞtre autosuffisants en cytokinines. Si une des deux hormones est absente aux niveaux suffisants la mitose n’a pas lieu. L’auxine active l’expression des gènes SAUR (rĂ©ponse 2-5 min) et AUX/IAA (rĂ©ponse 5-60min). Elle agit surtout sur les mĂ©ristèmes secondaires (principalement le cambium). Les cytokinines stimulent la sĂ©paration des chromosomes et la cytokinèse, provoquent l’accumulation de cyclines et activent la phosphatase cdc25 qui active la cycline kinase cdc2 par dĂ©phosphorylation de la tyrosine 15. Elles sont nĂ©cessaires Ă  l’initiation du cycle cellulaire comme Ă  sa progression.


     L’ABA inhibe la mitose en rĂ©ponse au stress hydrique en induisant la synthèse d’ICK, inhibiteur de cdk-cycline, dans les tissus mĂ©ristĂ©matiques. Les brassinostĂ©roĂŻdes et les gibbĂ©rellines favorisent la mitose. Les gibbĂ©rellines stimulent la prolifĂ©ration des mĂ©ristèmes intercalaires (monocotylĂ©dones) et des tissus corticaux et Ă©pidermiques, insensibles Ă  l’auxine en augmentant l’expression de l’histone H3 et de la cycline 1.
Le facteur Nod déclenche la nodulation racinaire en présence de bactérie Rhizobium.


     En rĂ©ponse Ă  un stress une plante diminue la croissance de ses organes en ralentissant le cycle cellulaire ce qui rĂ©duit le taux de mitose et la taille finale des nouveaux organes (ils contiennent moins de cellules). Cet effet est plus important dans les racines que dans les feuilles. La rĂ©ponse aux stress hydriques et salins a lieu par l’intermĂ©diaire de l’ABA qui augmente l’expression de ICK1 qui interagit avec CDKA et inhibe l’activitĂ© histone H1 kinase. De plus la cycline kinase cdc2 est dĂ©sactivĂ©e par phosphorylation (la phosphorylation de cdc2 est considĂ©rĂ©e comme un Ă©lĂ©ment majeur de la rĂ©duction de la division cellulaire en rĂ©ponse au stress). Un autre messager de stress est le jasmonate, impliquĂ© dans la rĂ©ponse aux blessures, aux pathogènes et la synthèse des parois vĂ©gĂ©tales qui neutralise l’activitĂ© des cytokinines et inhibe la division cellulaire. La sensibilitĂ© des cellules au jasmonate dĂ©pend de la phase du cycle (plus importante en G1).


     Les signaux environnementaux affectent la croissance et la division cellulaire. C'est une des formes d’adaptation de la plante aux changements environnementaux. Les cellules quiescentes (G0) peuvent occasionnellement sous l’influence de facteurs hormonaux (auxine), nutritionnels ou environnementaux (lumière) repasser en phase G1 pour entreprendre un cycle de division. Ce maintien d’une capacitĂ© mitotique des cellules quiescentes permet d’atteindre les ressources environnementales (lumière et minĂ©raux).


     Maintien de trois gĂ©nomes En plus du gĂ©nome du noyau les plantes doivent rĂ©pliquer leurs gĂ©nomes mitochondries et des chloroplastes. La rĂ©plication de ces gĂ©nomes n’intervient que dans les mĂ©ristèmes et les organes primordiaux. Lorsque la cellule est en division rapide le nombre de gĂ©nomes par organite augmente grandement. Lorsque la vitesse de division ralentit la rĂ©plication des gĂ©nomes cesse et le nombre d’organites par cellule augmente par division jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un ou deux gĂ©nomes par organite.






Chapitre : Médias



     


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