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Définition Wikipédia de : Microbiologie







Introduction :

      La microbiologie est une sous-discipline de la biologie basĂ©e sur l'Ă©tude des micro-organismes.







Suite de l'article :

Les micro-organismes constituent un groupe extrêmement diversifié d'organismes microscopiques, unicellulaires et répartis dans les trois domaines du vivant (bactérie, archée et eucaryote). Ils se distinguent les uns des autres par leur forme, leur taille et leur mode de vie.



     Les virus, incapables de se reproduire sans dĂ©tourner la machinerie cellulaire d'un autre organisme, ne sont pas considĂ©rĂ©s par tous les spĂ©cialistes comme vivants. La microbiologie Ă©tudie parfois leurs actions sur les micro-organismes mais n'a pas pour but de les Ă©tudier en tant qu'entitĂ©s. Cette Ă©tude est rĂ©alisĂ©e dans une autre discipline de la biologie : la virologie.


     On parle aussi maintenant de « microbiologie molĂ©culaire Â», dans le domaine des biotechnologies notamment.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Historique


    Liste :
  • Dès l'AntiquitĂ©, on postulait l'existence d'agents infectieux transmissibles invisibles Ă  l'Ĺ“il nu.
  • 1546 : JĂ©rĂ´me Fracastor impute la transmission des maladies Ă  des germes vivants, qu'il appelait « seminaria Â».
  • 1677 : DĂ©couverte des bactĂ©ries par le microscopiste hollandais Antoine van Leeuwenhoek.
  • 1828 : Christian Gottfried Ehrenberg utilise pour la première fois le terme bactĂ©rie.
  • 1840 : Le pathologiste allemand Jacob Henle propose une « thĂ©orie des germes Â» pour les maladies.
  • 1857-1876 : Louis Pasteur met en Ă©vidence les rĂ´les des micro-organismes dans la fermentation lactique et alcoolique. Il dĂ©veloppe les techniques de pasteurisation et de stĂ©rilisation lui permettant la mise en place de cultures pures de micro-organismes. La possibilitĂ© de culture a permis de dĂ©montrer que la gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e Ă©tait une aberration.
  • 1877-1895 : Louis Pasteur dĂ©montre que des maladies sont la consĂ©quence de la prĂ©sence de ces micro-organismes. Premières recherches systĂ©matiques sur l'origine de certaines maladies, ainsi que la vaccination (connue depuis Edward Jenner pour la variole - maladie virale).
  • 1873-1882 : Robert Koch met en Ă©vidence le bacille responsable de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis). Koch a Ă©tabli les règles (toujours utilisĂ©es) qui permettent de dĂ©montrer rigoureusement qu'une bactĂ©rie donnĂ©e est Ă  l'origine d'une infection.
  • 1884 : Hans Christian Gram dĂ©veloppe une technique de coloration qui est la plus utilisĂ©e dans l'Ă©tude et la classification des bactĂ©ries en deux grands groupes : les bactĂ©ries Ă  Gram positif et celles Ă  Gram nĂ©gatif.
  • 1912 : Paul Ehrlich dĂ©couvre le premier traitement efficace (dĂ©rivĂ© d'arsenic) contre la syphilis. C'est la première fois qu'on traite avec un agent chimiothĂ©rapeutique une maladie bactĂ©rienne.
  • 1917 : DĂ©couverte des bactĂ©riophages par Frederick Twort et FĂ©lix d'HĂ©relle.
  • 1928 : Frederick Griffith dĂ©couvre la transformation bactĂ©rienne et Ă©tablit les fondements de la gĂ©nĂ©tique molĂ©culaire.
  • 1929 : Alexander Fleming dĂ©couvre les propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes de la pĂ©nicilline produite par Penicillum. L'humanitĂ© entre dans l'ère des antibiotiques.
  • 1944 : Albert Schatz et Selman Waksman dĂ©couvrent un autre antibiotique: la streptomycine qui sera bientĂ´t utilisĂ©e contre la tuberculose.
  • 1960 : François Jacob, David Perrin, Carmen Sanchez et Jacques Monod proposent le concept d'opĂ©ron pour le contrĂ´le de l'expression des gènes bactĂ©riens.
  • 1977 : Carl Woese Ă©tudie l'ARN ribosomique pour dĂ©couvrir une troisième forme de vie, les Archaea, distincte gĂ©nĂ©tiquement des bactĂ©ries et des eucaryotes.
  • 1986 : En utilisant une enzyme de la bactĂ©rie Thermus aquaticus, Kary Mullis invente la technologie de PCR (Polymerase Chain Reaction). La technique de PCR est devenue l'outil de base de la biologie molĂ©culaire.
  • 1995 : SĂ©quençage complet du premier gĂ©nome bactĂ©rien (Haemophilus influenzae) par Craig Venter et ses collègues du TIGR. La microbiologie entre dans l'ère de la gĂ©nomique.





Chapitre : Classification



     L'analyse de l'anatomie des diffĂ©rents micro-organismes recensĂ©s a permis de les classer en deux grands groupes : les procaryotes (munis d'un proto-noyau) et les eucaryotes (possĂ©dant un vrai noyau)


     Des analyses gĂ©nĂ©tiques ou prouvĂ© que les archaea sont aussi diffĂ©rentes des eubactĂ©ries que des eucaryotes d'un point de vue phylogĂ©nĂ©tique, mais on ignore toujours quel a Ă©tĂ© le point de dĂ©part de la diffĂ©renciation de ces trois groupes.






Chapitre : Caractéristiques


  - Sous-chapitre : Les procaryotes


     Les procaryotes Prokaryota ou Prokarya), du grec pro (avant) et caryon (noyau), sont des organismes dont la cellule ne possède pas de noyau cellulaire ni d'autres organites, ils appartiennent Ă  au moins deux taxons distincts :

    Liste :
  • Les archĂ©obactĂ©ries ou archĂ©es sont un groupe particulier, car il ne comprend essentiellement que des espèces anaĂ©robies (n'ayant pas besoin d'oxygène, voire souvent ne tolĂ©rant pas l'oxygène), vivant dans des environnements extrĂŞmes : on parle d'organisme extrĂ©mophile. Les environnements extrĂŞmes sont Ă  la limite des conditions tolĂ©rĂ©es par les cellules biologiques (milieu salin très acide ou très alcalin, milieu Ă  tempĂ©rature proche de l'Ă©bullition). Les archĂ©obactĂ©ries ne sont pas que des extrĂ©mophiles, ce sont aussi des organismes plus communs qui vivent dans des conditions de vie classique comme les marais ou les rumens des ruminants. Il ne faut pas associer systĂ©matiquement archĂ©obactĂ©ries Ă  des organismes extrĂŞmes mĂŞme si on retrouve parmi eux la plupart des extrĂ©mophiles.
  • On retrouve les eubactĂ©ries dans notre quotidien, sol, nourriture... Ce sont les bactĂ©ries les plus connues. Cependant certaines eubactĂ©ries sont aussi extrĂ©mophiles.

     Ces micro-organismes ont des mĂ©canismes pour rĂ©sister Ă  ces conditions.

Autres règnes


     La systĂ©matique moderne phylogĂ©nĂ©tique amène Ă  reclasser parmi les procaryotes des espèces autrefois classĂ©es dans le règne animal, vĂ©gĂ©tal, ou mĂŞme fongique (normalement des espèces toutes eucaryotes selon la classification moderne du vivant).


     De plus, les espèces eucaryotes multicellulaires (vĂ©gĂ©tales comme animales) ne peuvent vivre sans la prĂ©sence de certaines bactĂ©ries dans le milieu intercellulaire ou dans des organes cavitaires: elles participent Ă  la synthèse (notamment chez les plantes fourragères qui utilisent des bactĂ©ries de la famille Rhizobium pour la synthèse et l’assimilation de l’azote) ou la dĂ©gradation (par exemple pour la digestion) de certains composĂ©s organiques et Ă  la lutte active contre d’autres espèces bactĂ©riennes ou virales (pathogènes Ă  cause de leur dĂ©veloppement anarchique non symbiotique).


     De mĂŞme la microbiologie s’intĂ©resse de plus en plus aux « espèces Â» pseudo-cellulaires (organites) prĂ©sentes dans le noyau ou le cytoplasme de tous les eucaryotes et un grand nombre de procaryotes, oĂą ils « vivent Â» en symbiose endogène (endocytose), et permet de penser que leur origine est celle des archĂ©obactĂ©ries ou d'espèces encore plus anciennes.


     Ce mode de colonisation des ĂŞtres cellulaires eucaryotes ou procaryotes est proche de celle utilisĂ©e dans un autre domaine du vivant, les virus, toujours classĂ©s dans aucun règne, aujourd’hui Ă©tudiĂ©s activement par la virologie moderne, surtout pour les besoins de la mĂ©decine (traitements antiviraux, ou thĂ©rapie gĂ©nique), mais aussi en botanique et zoologie pour les besoins agricoles (organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s). Dans certains cas, des bactĂ©ries sont utilisĂ©es comme vecteurs de culture et de transport de ces virus (souvent aussi gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s) chargĂ©s d’opĂ©rer les modifications gĂ©nĂ©tiques cellulaires.


     L’étude fondamentale des procaryotes est essentielle donc pour comprendre l’évolution de toutes les autres espèces des cinq règnes classiques et s’appuie aussi maintenant sur la recherche plus rĂ©cente en virologie et biologie molĂ©culaire.

  - Sous-chapitre : Les eucaryotes


     Les eucaryotes ont un système membranaire interne enfermant des organites (noyau, plaste, mitochondrie...) ; ils prĂ©sentent un cytosquelette interne (actine, tubuline) absent chez les procaryotes, qui leur confère une taille souvent plus importante que les procaryotes.


     On estime que chaque groupe d'eucaryotes a eu un ancĂŞtre parmi les procaryotes (archĂ©obactĂ©ries ou eubactĂ©ries), et que les mitochondries (et peut-ĂŞtre aussi d'autres organites comme les chloroplastes) prĂ©sents dans le noyau des eucaryotes actuels ont aussi eu au moins un ancĂŞtre procaryote distinct qui aurait colonisĂ© cette ancienne bactĂ©rie pour vivre en symbiose (endosymbiose) avec elle et former tous les eucaryotes qui ne peuvent plus vivre sans elles.


     En effet, on retrouve dans les mitochondries un cytosquelette interne spĂ©cifique, une structure membranaire externe complexe, un matĂ©riel gĂ©nĂ©tique interne spĂ©cifique logĂ© dans une zone plasmique appelĂ©e proto-noyau (dĂ©pourvu de membrane mais tout de mĂŞme structurĂ©e), mĂŞme si les mitochondries ne peuvent se multiplier seules sans le concours de la cellule hĂ´te (les mitochondries auraient perdu leurs facultĂ©s de reproduction qui ne leur Ă©taient plus nĂ©cessaires, puisque la cellule hĂ´te leur fournit pratiquement tout le matĂ©riel nĂ©cessaire Ă  leur croissance et leur division).

Algues


     Contrairement aux champignons et aux protozoaires, les algues ont des pigments chlorophylliens leur permettant de rĂ©aliser la photosynthèse.


     Elles sont donc des organismes vivant immobile et autotrophes.


     Les algues sont prĂ©sentes dans le sol, les plantes, l'eau douce et l'eau de mer.

Champignon


     Les champignons sont prĂ©sents dans le sol, plantes, dĂ©bris vĂ©gĂ©taux, lichen, parasites de l'homme, des animaux et des plantes.

Remarque : une levure, eucaryote unicellulaire, est un champignon. Il existe de nombreuses espèces de levures comme Saccharomyces cerevisiae (levure de boulangerie), la famille des Candida (responsables des candidoses), Rhodotorula (parfois retrouvĂ©e dans la choucroute qu'elle colore en rouge), Schizosaccharomyces, etc.

     Les champignons sont "absorbotrophes" : ils se nourrissent par absorption. Ils sĂ©crètent des enzymes qui digèrent des polymères dans le milieu extĂ©rieur, ce mĂ©canisme chimique transforme par exemple les glucides en monomères (petites molĂ©cules) qui sont ainsi absorbĂ©s.

Protozoaire


     Les protozoaires sont des ĂŞtres unicellulaires dĂ©pourvus de paroi cellulaire (contrairement aux algues). On en trouve dans le sol, l'eau douce, l'eau de mer, mais Ă©galement comme parasites de l'homme et des animaux. Les protozoaires se nourrissent par pinocytose et endocytose car ils n'ont pas de paroi cellulaire.

Autres règnes


     Bien que non classĂ©s parmi les microbes, les règnes vĂ©gĂ©taux (avec affinitĂ© avec les algues) et animaux (avec affinitĂ© avec les protozoaires) sont aussi classĂ©s parmi des eucaryotes. Ils ne sont pas classĂ©s comme micro-organismes car ils ne vivent pas ni ne se reproduisent Ă  l’état unicellulaire.






Chapitre : La taille des micro-organismes



     Comme signalĂ© au dĂ©but, les micro-organismes sont de très petite taille (d'oĂą leur nom) :

    Liste :
  • procaryotes (bactĂ©ries) : de l'ordre de 0,5 Ă  3 µm (pour la largeur), pas de limite en longueur ; le pouvoir sĂ©parateur de l'Ĺ“il humain est de 100 µm (10m soit 0.1 mm), ces micro-organismes sont donc tous invisibles Ă  l'Ĺ“il nu.
  • eucaryotes : très variable de 2 Ă  200 µm (pour la largeur), pas de limite en longueur ; certains eucaryotes sont visibles Ă  l'Ĺ“il nu (notamment les algues), d'autres ne sont visibles que sous forme d'agrĂ©gats (cas des champignons, dont les parois plasmiques Ă©mettent des filaments sur une grande longueur relativement Ă  leur taille). Tous les eucaryotes ne s'agrègent pas ainsi (notamment les protozoaires, invisibles Ă  l'Ĺ“il nu).

     Le rapport surface sur volume est directement influencĂ© par la taille : si l'on considère une forme simple telle que la sphère, la surface est proportionnelle au carrĂ© de la taille (4Ď€r² si r est le rayon de la sphère), alors que le volume est proportionnel au cube de la taille (4/3Ď€rÂł), le rapport surface/volume est donc inversement proportionnel Ă  r (3/r).


     Ceci conditionne la vitesse Ă  laquelle le micro-organisme se nourrit : la nourriture passe Ă  travers la membrane plasmique, donc la vitesse d'absorption est proportionnelle Ă  la surface, mais la quantitĂ© Ă  nourrir est proportionnelle au volume. La vitesse Ă  laquelle entrent et sortent les nutriments et les dĂ©chets est donc inversement proportionnelle Ă  la taille. Donc plus la bactĂ©rie est petite, plus elle va pouvoir se nourrir Ă  grande vitesse. Elle compense sa petite taille par une multiplication Ă  très grande vitesse (taux de croissance très rapide).






Chapitre : La culture des micro-organismes


  - Sous-chapitre : Richesse du milieu


     Les micro-organismes ont besoin :

    Liste :
  • D'une source d'Ă©nergie.
      Liste :
    • Pour les chimiotrophes, elle provient de la dĂ©gradation de composĂ©s chimiques (par exemple du glucose)
    • Pour les phototrophes, de la lumière.
    Liste :
  • D'une source de carbone
      Liste :
    • Pour les autotrophes, il suffit de CO2 atmosphĂ©rique (carbone minĂ©ral).
    • Pour les hĂ©tĂ©rotrophes, elle provient de molĂ©cules organiques (CH4, oses...)
    Liste :
  • De macroĂ©lĂ©ments (Ainsi appelĂ©s en raison de leur concentration dans le milieu de culture)
C, H, O, N, S, Na, Mg, P, K

     Les Ă©lĂ©ments carbone, azote, phosphore doivent ĂŞtre prĂ©sents aux proportions 100/10/1 pour un milieu correct.

    Liste :
  • De microĂ©lĂ©ments
Cu, Co, Zn, Cl, Fe...
    Liste :
  • D'une source d'azote
D'origine minérale (sel d'ammonium)
    Liste :
  • De facteurs de croissance
Vitamines, acides aminés
Pour les aérobies strictes
— ou —
d'absence de dioxygène (ou oxygène moléculaire) anaérobies stricts; pour ces micro-organismes, le peroxyde d'oxygène (H2O2) formé par la réaction entre l'O2 et l'H2O les empoisonnent, car ils ne possèdent pas une catalase dégradant H2O2 à l'inverse des individus aérobies.

     Il existe Ă©galement des micro-organismes aĂ©robies facultatifs capables de se multiplier en prĂ©sence ou en l'absence d'oxygène grâce Ă  leur capacitĂ© Ă  utiliser la fermentation et des bactĂ©ries microaĂ©rophiles qui ne se dĂ©veloppent qu'Ă  une certaine pression en dioxygène.

    Liste :
  • De facteurs physico-chimiques:
      Liste :
    • Pour le facteur tempĂ©rature, on distingue trois catĂ©gories de micro-organismes selon leur optimum de croissance. Les psychrophiles ont leur optimum Ă  15 °C, les mĂ©sophiles Ă  37 °C, les thermophiles Ă  65 °C.
      Il faut descendre au-delà de -18 °C pour arrêter toute croissance microbienne. À 3 °C il y a peu de risques lié aux bactéries pathogènes (mésophiles, donc virulentes à la température du corps) ou toxinogènes, seules quelques bactéries vivant à ces températures peuvent être dangereuses (listéria).
    • Pour le facteur pH, on considère que les bactĂ©ries prĂ©fèrent la neutralitĂ© exceptĂ© pour les bactĂ©ries lactiques. Pour les levures et moisissures, le pH optimum est plus acide. (pH=5)

  - Sous-chapitre : DiversitĂ© du milieu de culture


     On distingue deux sortes de milieux de culture :

    Liste :
  • SynthĂ©tiques : milieux dont on peut donner la composition chimique complète. Les milieux synthĂ©tiques sont utilisĂ©s en recherche fondamentale.
  • Empiriques : milieux dont on ne connaĂ®t que partiellement la composition.

     et parmi ces 2 types de milieux, il existe des milieux sĂ©lectifs (qui vont permettre de sĂ©lectionner le type de micro-organismes qui pourront s'y multiplier). On peut ainsi choisir de ne laisser se dĂ©velopper qu'un genre de bactĂ©rie donnĂ© (ex: milieu mFC pour les coliformes fĂ©caux ou gĂ©lose au sang pour certains pathogènes) ou au contraire de favoriser le dĂ©veloppement des levures-moisissures en ajoutant un antibiotique au milieu. La tempĂ©rature Ă  laquelle on incubera les milieux inoculĂ©s constitue Ă©galement un facteur de sĂ©lection comme mentionnĂ© plus haut.


     Les milieux de culture peuvent contenir des extraits de levure (cellules de levure dĂ©shydratĂ©es et lysĂ©es) qui fournissent une source d'acides aminĂ©s, de vitamines et d'azote, des extraits de malt apportant une source de carbone, des peptones (protĂ©ines animales, de poisson, de casĂ©ine de lait) source d'azote organique qui intĂ©resse les individus hĂ©tĂ©rotrophes.


     Ces milieux sont soit liquides, soit solides. Pour solidifier le milieu on utilise frĂ©quemment la gĂ©lose ou agar-agar, un polymère de sucre tirĂ© d'une algue rouge prĂ©sentant la propriĂ©tĂ© de former avec l'eau un gel solide si la tempĂ©rature est infĂ©rieure Ă  60°C.






Chapitre : La stérilisation



     La stĂ©rilisation est l'opĂ©ration qui consiste Ă  Ă©liminer les micro-organismes d'un objet et ce, de manière durable. En microbiologie, le but de la stĂ©rilisation est d'une part maĂ®triser les micro-organismes introduits dans le milieu d'Ă©tude, et d'autre part Ă©viter la contamination du milieu extĂ©rieur et des personnes (voir aussi l'article sur l'hygiène).


     Il existe trois façons pour stĂ©riliser un milieu de culture. Une destruction par la chaleur, par une mĂ©thode de filtration ou par l'emploi de radiation et d'agent chimique (gaz)

  - Sous-chapitre : La chaleur


     On distingue les procĂ©dĂ©s Ă  chaleur « sèche Â» ou « humide Â».




Image (cliquez pour agrandir) :

Figure 1 : Zone de stĂ©rilitĂ© d'un bec Bunsen.


    Liste :
  • Chaleur sèche  :
      Liste :
    • Bec Bunsen : tout l'air qui se trouve dans un globe virtuel de 15 cm de rayon de la flamme d'un bec Bunsen, est passĂ© une fois dans la flamme. Ceci crĂ©e une enceinte fictive stĂ©rile. Les microbiologistes travaillent avec une flamme oxydante qui crĂ©pite.
    • Four Pasteur ou four Poupinel : C'est un four classique utilisĂ© Ă  180°C pendant 90 minutes au minimum.
  • Chaleur humide :
      Liste :
    • Autoclave : cette technique consiste Ă  faire bouillir de l'eau dans une enceinte close pour augmenter la pression et donc dĂ©passer les 100°C d'Ă©bullition (principe de l'autocuiseur). Ceci est rĂ©alisĂ© Ă  134°C pendant 18 minutes .

Cas particuliers : la pasteurisation et tyndallisation


     La pasteurisation est un procĂ©dĂ© pour la conservation des aliments par lequel un aliment est chauffĂ© Ă  une tempĂ©rature dĂ©finie pendant une pĂ©riode de temps dĂ©finie avant d'ĂŞtre refroidi rapidement. Les tempĂ©ratures de pasteurisation varient entre 70 °C et 85 °C. Cette technique ne dĂ©truit qu'une partie de la flore bactĂ©rienne. Ce n'est, en aucun cas, une technique de stĂ©rilisation.


     La tyndallisation est une sĂ©rie de chauffages brefs Ă  des tempĂ©ratures de 70°C Ă  intervalles rĂ©guliers (3 chauffages d'une heure, 24 h entre 2 chauffages), ceci afin de laisser aux formes rĂ©sistantes la possibilitĂ© de germer pour les tuer au chauffage suivant. Par exemple, la destruction des germes pathogènes du lait se fait par un cycle de 63°C pendant 30 minutes suivie de 73°C pendant 15 minutes.


     L'Ă©bullition n'est pas une mĂ©thode de stĂ©rilisation. Les formes sporulĂ©es des bactĂ©ries peuvent rĂ©sister jusqu'Ă  8h30 Ă  100°C.

  - Sous-chapitre : La filtration


     La filtration est une technique qui consiste Ă  faire passer un liquide Ă  travers un filtre dont les pores ont un diamètre de 0,2 µm ; les micro-organismes sont trop gros pour passer et sont donc retenus par le filtre. Pour forcer ce liquide Ă  traverser le filtre on utilise deux solutions:

    Liste :
  • mise en pression du liquide par l'intermĂ©diaire d'un piston.
  • aspiration du liquide en crĂ©ant par exemple une enceinte dĂ©pressurisĂ©e de l'autre cĂ´tĂ© du filtre.

     Cette technique est intĂ©ressante lors d'utilisation de produits thermolabiles (c'est-Ă -dire qui ne rĂ©sistent pas Ă  la chaleur) comme certains acides aminĂ©s aromatiques, vitamines, hormones de croissance, acides nuclĂ©iques et une bonne partie des antibiotiques. Cependant les filtres de 0.2 µm colmatent vite. On peut contourner ce problème en augmentant la surface du filtre ou en utilisant un procĂ©dĂ© de filtration tangentielle.


     Dans certains cas le filtre ayant servi Ă  stopper les micro-organismes peut ĂŞtre dĂ©posĂ© sur un milieu de culture solide afin de permettre la multiplication des germes, ceci dans le but de procĂ©der Ă  leur dĂ©nombrement et Ă  leur identification.

  - Sous-chapitre : Radiation et agent chimique


     Ces techniques sont utilisĂ©es par les industries dont l'alimentaire. Elles sont très pĂ©nĂ©trantes car les radiations et certains gaz traversent le plastique et tuent les micro-organismes.


     Les rayons ultraviolets ne sont cependant pas une bonne technique de stĂ©rilisation car ils sont non pĂ©nĂ©trants, donc ils ne passent pas au travers de matĂ©riaux comme le plastique et le verre. De plus certains micro-organismes sont capables de rĂ©parer les dommages infligĂ©s par les ultraviolets si le produit est Ă©clairĂ© après application de rayons ultraviolets; c'est le phĂ©nomène dit "de photo-rĂ©paration".


     On peut dans certains cas utiliser le rayonnement gamma, beaucoup plus pĂ©nĂ©trant et puissant que les ultraviolets.






Chapitre : Notion de culture pure


  - Sous-chapitre : Technique des stries


     Elle est basĂ©e sur la notion d'UFC (UnitĂ© Formant une Colonie). Chaque unitĂ© cellulaire (une cellule, un groupe de cellules ou un morceau d'hyphe) va donner une colonie.


     Sur un milieu de culture, il y a formation d'un monticule de bactĂ©ries ou de levures avec une forme particulière (la colonie). La forme de ce monticule est dĂ©terminĂ©e par l'organisation de la colonie, qui elle-mĂŞme est dĂ©terminĂ©e gĂ©nĂ©tiquement. Les champignons vont, eux, dĂ©velopper un thalle c'est-Ă -dire ce que l'on peut par exemple observer sur les confitures ayant "moisi". L'UFC est utilisĂ©e aussi pour le dĂ©nombrement bactĂ©rien en utilisant des cultures sur boĂ®te Ă  partir de tubes prĂ©parĂ©s par dilutions en cascades de la suspension bactĂ©rienne mère.


     L'observation macroscopique de l'aspect des colonies permet de diffĂ©rencier les colonies de bactĂ©ries contaminantes de celles qu'on cherche Ă  isoler.

  - Sous-chapitre : Technique de suspension dilution


     Cette technique sert Ă  Ă©valuer le nombre de microorganismes qui se trouvent dans un milieu liquide (eau de puits, boissons, eau de piscine...) ou dans un milieu solide (sol, aliments...). Elle peut aussi servir Ă  isoler une souche pure Ă  partir d'un mĂ©lange.


     Il s'agit simplement d'une suite de dilutions suivie d'un prĂ©lèvement d'un aliquot qui sera Ă©talĂ© sur un milieu de culture qui pourra ĂŞtre sĂ©lectif ou non. Il suffira ensuite de compter le nombre de colonies, et connaissant le volume de l'aliquot (en gĂ©nĂ©ral 1 mL sur une boĂ®te), on en dĂ©duira la quantitĂ© approximative de bactĂ©ries dans le milieu (on considère qu'1 UFC correspond Ă  1 bactĂ©rie).






Chapitre : Identification des bactéries



     L'identification des bactĂ©ries se fait suivant une clĂ© dichotomique qui va des caractères les plus vastes aux plus pointus pour aboutir Ă  une espèce bactĂ©rienne donnĂ©e.

  - Sous-chapitre : Critères morphologiques


     L’étude de la morphologie bactĂ©rienne est le premier acte effectuĂ© par un laboratoire de diagnostic pour identifier une bactĂ©rie. L'observation de la morphologie bactĂ©rienne permet une orientation prĂ©liminaire du diagnostic.

Macroscopique


     Ă€ l'Ĺ“il nu, on peut distinguer les caractĂ©ristiques d'une colonie :

    Liste :
  • La forme du relief
  • La taille
  • La couleur
  • L'aspect (collant, filamenteux...)
  • L'odeur
  • La transparence
  • L'allure des contours

     Il existe trois grands types de colonies:

    Liste :
  • colonies de TYPE S (Smooth=lisse): contours lisse et rĂ©guliers, semi-bombĂ©e, surface brillantes, crĂ©meuses.
  • colonies de TYPE M (Muqueux): contours lisse et rĂ©guliers, très bombĂ©es, surface très brillantes,filantes.
  • colonies de TYPE R (Rough=rugueux) : contours irrĂ©guliers, plates rugueuses et mates, sèches.

Microscopique

Coloration de Gram

     Les bactĂ©ries Ă©tant en gĂ©nĂ©ral quasiment transparentes, on commence par prĂ©parer un Ă©talement sur lame de microscope auquel on applique une coloration de Gram. Les bactĂ©ries Ă  Gram positif apparaĂ®tront mauves alors que celles Ă  Gram nĂ©gatif apparaĂ®tront roses. Il existe d'autres colorations, comme par exemple celle au vert de malachite permettant de mettre en Ă©vidence les formes sporulĂ©es. La coloration de Gram permet de dĂ©terminer le type de paroi cellulaire.

Forme

     La forme est extrĂŞmement diverse au sein du monde bactĂ©rien. Si on excepte les bactĂ©ries dĂ©pourvues de paroi (Mycoplasmes), qui peuvent ĂŞtre très polymorphes, la diversitĂ© est relativement restreinte pour les bactĂ©ries d’intĂ©rĂŞt mĂ©dical et vĂ©tĂ©rinaire. Parmi celles-ci, on distingue principalement des formes sphĂ©riques (cocci), cylindriques (bacille), spiralĂ©es (spirille), enroulĂ©es (spirochète) Ă  appendice bourgeonnante ou filamenteuse.

Mode de groupement

     Elles peuvent se regrouper en chaĂ®nes (Streptococcus, Enterococcus, Lactococcus...), en amas asymĂ©triques ou grappes (Staphylococcus), en amas cubiques rĂ©guliers (sarcines), en palissades ou en paquets d’épingles (Corynebacterium)... Le mode de groupement, Ă  condition de l’apprĂ©cier sur une culture jeune effectuĂ©e en milieu liquide et de tenir compte de l’aspect prĂ©dominant, est Ă©galement un Ă©lĂ©ment important pour orienter l'identification.

Taille

     Les plus petites bactĂ©ries ont une taille de 0,1 Ă  0,2 micromètre (Chlamydia) alors que certaines ont un diamètre supĂ©rieur Ă  10 micromètres. La plus grande bactĂ©rie connue (Thiomargarita namibiensis) peut atteindre un diamètre de 750 micromètres.

Présence de spore

     Toutes les bactĂ©ries n'ont pas la possibilitĂ© de sporuler. La totalitĂ© des bacilles Ă  Gram + sporulent en situation de stress. Pour mettre en Ă©vidence les spores au microscope optique, il suffit de les colorer au vert de malachite ou Ă  l'encre de chine. Mais on peut les deviner Ă  la coloration de Gram (absence de coloration). Les spores sont prĂ©sents chez les Bacillus.

Mobilité

     Les bactĂ©ries peuvent ĂŞtre Ă©quipĂ©es d'un ou plusieurs flagelle(s) leur permettant de se dĂ©placer. Pour dĂ©finir le mode de dĂ©placement des bactĂ©ries, on parle de chimiotactisme. La bactĂ©rie Ă©voluant dans un milieu se dĂ©place selon des gradients de concentration pour se rapprocher de sa "nourriture"

Capsule

     La capsule est formĂ©e de polymères (polysaccharides ou protides) disposĂ©s en couches Ă  la pĂ©riphĂ©rie de la bactĂ©rie. Celle-ci permet Ă  la bactĂ©rie d'adhĂ©rer aux surfaces (coloniser les surfaces) et d'Ă©chapper au système immunitaire car les antigènes de surface sont recouverts par la capsule qui les rend indĂ©tectables (pouvoir pathogène).

  - Sous-chapitre : Critères biochimiques


     On identifie aussi une bactĂ©rie en observant si elle utilise tel ou tel substrat. On la met donc en contact dans un milieu de culture avec un glucide, ou un peptide, ou d'autres substrats plus complexes. On peut rĂ©vĂ©ler l'utilisation de ce substrat par virage (changement de couleur) d'un indicateur de pH car un glucide utilisĂ© donne un produit acide, un peptide donne un produit basique, etc.


     Chaque famille de bactĂ©ries a des caractères propres, on peut donc les rassembler facilement avec des caractĂ©ristiques de base comme l'utilisation du glucose avec ou sans oxygène, la rĂ©duction des nitrates, etc. Ensuite, on dispose de galeries d'identifications biochimiques qui sont parfois vendues par des sociĂ©tĂ©s spĂ©cialisĂ©es. Ces tests sont assez longs, de un Ă  deux jours.

  - Sous-chapitre : Critères gĂ©nĂ©tiques


     On peut citer des techniques de gĂ©nie gĂ©nĂ©tique comme:

    Liste :
  • la PCR (Polymerase Chain Reaction) pour cibler un gène prĂ©sent uniquement chez une famille ou un genre bactĂ©rien par rĂ©hybridation spĂ©cifique de courtes sĂ©quences d'ADN (oligonuclĂ©otides amorces) synthĂ©tiques prĂ©cises.
  • les puces Ă  ADN qui utilisent le mĂŞme principe mais ayant une prĂ©cision allant jusqu'Ă  la souche mĂŞme.

  - Sous-chapitre : SystĂ©matique bactĂ©rienne


     La systĂ©matique permet d'identifier une souche bactĂ©rienne inconnue grâce Ă  diffĂ©rents examens et Ă  l'utilisation de milieux de culture spĂ©cifiques.


     La coloration de Gram et les tests de la catalase et de l'oxydase permettent de dĂ©terminer la famille. Des milieux de cultures spĂ©cifiques permettent d'arriver au genre et Ă  l'espèce. Des examens supplĂ©mentaires tels que le sĂ©rogroupage peuvent ĂŞtre utilisĂ©s dans certains cas.

Coques Ă  Gram positif et catalase positive

Coque à Gram positif et catalase négative

Coque à Gram négatif


     Gram nĂ©gatif regroupe les bactĂ©ries Ă  paroi fine qui ne retienne pas le bleu de gentiane/cristal elle apparaisse au microscope optique en rose après que l'on ajoute de la fushine (genre neisseria, par exemple).

Bacille Ă  Gram positif

Bacille à Gram négatif

Oxydase négative

     Famille des Enterobacteriaceae :

Oxydase positive





Chapitre : Les agents antibactériens


  - Sous-chapitre : Les agents physiques


     On peut citer les agents suivants :

    Liste :
  • La chaleur : Ă  partir de 65°C, les protĂ©ines sont dĂ©naturĂ©es, cependant certains micro-organismes sont capables de supporter des tempĂ©ratures plus Ă©levĂ©es.
  • Le pH : qu'il soit trop acide ou trop basique.
  • Les hautes pressions : Ă  partir de 6 000 bars. Ainsi, c'est avec un traitement par la pression que l'on stĂ©rilise les jus de fruits produits en industrie.
  • L'Aw : moins il y a d'eau libre dans un milieu, moins les bactĂ©ries pourront se dĂ©velopper (Staphylococcus aureus se dĂ©veloppe Ă  partir d'une Aw de 0,83 )
  • Les UV : pour une longueur d'onde voisine de 260 nm, ils dĂ©truisent tous les micro-organismes. Peu efficaces Ă  travers les plastiques, ils sont utilisĂ©s pour stĂ©riliser l'air.
  • Les rayons gamma : comme les UV, ils sont très efficaces. Ils peuvent traverser tous les plastiques et servent donc Ă  la stĂ©riliser les instruments comme les fils chirurgicaux par exemple. Leur utilisation a Ă©tĂ© tentĂ©e pour les produits alimentaires, sans succès auprès du public.

  - Sous-chapitre : Les agents chimiques


     Ă  suivre






Chapitre : Les antibiotiques



     Les antibiotiques sont des substances chimiques qui ont une action spĂ©cifique avec le pouvoir de limiter la prolifĂ©ration de bactĂ©ries spĂ©cifiques. Elles sont dĂ©pourvues de toxicitĂ© pour les autres cellules (champignons et autres eucaryotes). Ces molĂ©cules peuvent avoir une action drastique, c'est-Ă -dire bactĂ©ricide; leur efficacitĂ© peut ĂŞtre Ă©galement limitĂ©e Ă  empĂŞcher le dĂ©veloppement des bactĂ©ries (on parle alors d'action bactĂ©riostatique).


     Voir l'article dĂ©taillĂ© Antibiotique.






Chapitre : Les résistances aux antibiotiques



     Voir l'article Antibiotique > Les rĂ©sistances aux antibiotiques.






Chapitre : La croissance bactérienne



     C'est le pouvoir ou la capacitĂ© des bactĂ©ries Ă  augmenter leur nombre ; il est en fonction du type de bactĂ©ries (thermophyles / mĂ©sophyles / pscychrophyles / pscychrotrophes / etc.) Quand des bactĂ©ries sont incubĂ©es dans un milieu liquide adĂ©quat, elles continuent gĂ©nĂ©ralement Ă  se multiplier de façon exponentielle jusqu'Ă  ce qu'un facteur nĂ©cessaire Ă  leur croissance approche de l'Ă©puisement et devienne limitant ou que des produits mĂ©tabolites inhibiteurs (acides organiques, alcools, ammoniaque, etc.) s'accumulent exagĂ©rĂ©ment. Cette culture, pratiquĂ©e sans addition de nutriment ni Ă©limination de dĂ©chets en cours de croissance, s'appelle une culture en milieu discontinu ou en batch qui constitue un système clos. Une culture de ce type se comporte comme un organisme multicellulaire avec une limitation de croissance gĂ©nĂ©tiquement dĂ©terminĂ©e.


     On peut reprĂ©senter graphiquement la croissance d'une culture de ce type en portant le logarithme du nombre de cellules viables en fonction du temps. La courbe obtenue pourra ĂŞtre divisĂ©e en quatre phases : 1- phase de latence = x, 2- phase de croissance logarithmique de x Ă  X, 3- phase stationnaire = X et 4- phase de dĂ©croissance exponentielle de X Ă  0.

  - Sous-chapitre : Diauxie




Image (cliquez pour agrandir) :

Figure 4 : Courbe de croissance dans un milieu contenant deux glucides (par exemple : I : utilisation du glucose et II : utilisation du lactose).



     En prĂ©sence de deux sources de carbone, les bactĂ©ries exhibent une courbe de croissance biphasique. Ceci s'explique par la consommation de la source de carbone la plus facilement assimilable, puis une adaptation pendant laquelle les enzymes permettant de dĂ©grader la deuxième source de carbone sont synthetisĂ©es, puis consommation de la deuxieme source de carbone. L'analyse de ce comportement a permis Ă  Jacques Monod de dĂ©finir la notion d'opĂ©ron.






Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Liens internes

  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Notes et rĂ©fĂ©rences

  1. ↑ Accès vers un document de synthèse diffusĂ© par ADIT (Voir p 11/29, article du Prof. Dr. Axel A. Brakhage intitulĂ© « Les bioproduits pharmaceutiques Â» in «Les biotechnologies blanches, avancĂ©es et perspectives - Rencontre d'experts franco-allemande Â» Berlin, 29 septembre 2006)
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