Définition Wikipédia de : Mexique
| Estados Unidos Mexicanos (es) | |||||
| États-Unis mexicains (fr) | |||||
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| Devise nationale : aucune | |||||
| Langues officielles | Espagnol (de facto) et 62 langues indigènes ont la même valeur dans tout le territoire mexicain | ||||
| Capitale | Mexico 19° 0′ N, 99° 0′ O | ||||
| Plus grande ville | Mexico | ||||
| Forme de l’État | République fédérale | ||||
| - Président de la République | Felipe Calderón Hinojosa | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 13 1 972 550 km 2,5 | ||||
| Population - Totale (2008) - Densité | Classé 11 106 682 500 hab. 54 hab./km | ||||
| Indépendance - Déclarée - Fin de la guerre d’indépendance | de l’Espagne 16 septembre 1810 27 septembre 1821 ![]() ![]() | ||||
| Gentilé | Mexicain ; MexicaineSuite de l'article : | ||||
| IDH (2004) | |||||
| Monnaie | Peso mexicain ($) (MXN) | ||||
| Fuseau horaire | UTC -7 Ă -9 | ||||
| Hymne national | Himno Nacional Mexicano | ||||
| Domaine internet | .mx | ||||
| Indicatif téléphonique | +52 | ||||
Le Mexique, officiellement les États-Unis mexicains, est un pays d’AmĂ©rique du Nord, situĂ© au sud des États-Unis, dont il est en partie sĂ©parĂ© par le RĂo Bravo, appelĂ© RĂo Grande aux États-Unis, et bordĂ© au sud par le Guatemala et le Belize. Avec près de 107 millions d’habitants, dont 20 millions dans l'aire urbaine de sa capitale , Mexico, le Mexique est le plus peuplĂ© des pays d'expression espagnole. Il est le troisième par la taille et le deuxième par sa population en AmĂ©rique latine. De plus, il est actuellement la treizième puissance mondiale avec un PIB de 1 088 128Mds USD.

Chapitre : Toponymie
Article détaillé : Toponymie du Mexique.
Avant l'indépendance de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, il fut décidé que le pays prendrait le nom de sa capitale, Mexico. En réalité, le nom authentique de la ville était Mexico-Tenochtitlan, en référence à la tribu aztèque nahua, les Mexicas.
L'origine du nom de la tribu lui-même est assez obscure. Le jésuite et historien Francisco Javier Clavijero soutient dans ses écrits que son nom dérive du mot nahuatl Mexitl ou Mexitli, un nom secret du dieu de la guerre, divinité tutélaire des Mexica, Huitzilopochtli. Selon cette théorie, « Mexico » signifie « lieu [où vit] Mēxitli ou Mēxtli » ou « lieu où est construit le temple de Mexitli », en référence au Templo Mayor. Cette thèse était aussi partagée par Juan de Torquemada; toutefois Torquemada ajoute que Mexitli viendrait des mots metl (« agave ») et xictli (« nombril »), et les premiers habitants s'appelèrent les Mexicatl. Selon cette version, cela signifierait « gens de Mexitli » ou traduit mot pour mot « lieu dans le nombril d'agave »; cette interprétation est aussi soutenue par le franciscain Motolinia. D'autres historiens, comme Bernardino de Sahagún, José de Acosta et Diego Durán, avancent dans leurs travaux que « Mexico » vient de Mecitl ou Mexi, qui était le nom d'un chef et prêtre qui guida les premiers pèlerins, ces derniers étant appelés Mexicas, et par conséquent, ce mot signifierait « peuple de Mexi ». Mexi est parfois aussi appelé Mexitl, mais ne doit pas être confondu avec le dieu Mexitli.
Certains experts, comme Alfonso Caso, ont suggéré que Mexico viendrait des mots metztli (« Lune »), xictli (« nombril », « centre », « milieu », « fils »), et du suffixe locatif -co. Par conséquent Mexico signifierait « lieu au milieu de la Lune » ou « lieu au centre du lac de la Lune », en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a été construit la ville de Mexico. Cette version est fondée sur une légende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils virent la Lune qui s'y reflétait.
Le nom de la ville fut translitéré en espagnol (México) avec la valeur phonétique le x de l'espagnol médiéval, qui représentait la consonne fricative post-alvéolaire voisée /ʒ/, représenté par un j, évolua vers la consonne fricative vélaire sourde /x/ durant le XVI siècle, qui conduisit à l'utilisation de la variante Méjico dans beaucoup de publications, en Espagne le plus souvent, tandis qu'au Mexique, México est restée la graphie préférée. Il y a quelques années, l’Académie royale espagnole, l'institution régulant la langue espagnole, statua que la graphie recommandée en espagnol serait México, et la majorité des publications dans tous les pays hispanophones adhèrent aujourd'hui à la nouvelle norme, même si la variante désuète se rencontre parfois. En français, le x de Mexico et de Mexique ne représente ni le son originel ni le son actuel, mais la consonne /ks/.

Chapitre : Histoire
Article détaillé : Histoire du Mexique.
- Sous-chapitre : Époque préhispanique et civilisations précolombiennes
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El Castillo dans la cité de Chichén Itzá (cité maya) bâtie vers 800 avait une fonction calendaire avec ses 364 marches.
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Quetzalcoatl, le serpent à plume. Il est l'un des principaux Dieux des civilisations précolombiennes
Article détaillé : Époque préhispanique du Mexique.
Le passé amérindien du Mexique témoigne d'une grande diversité de civilisations. À l'instar du reste du continent américain, les premiers habitants du pays furent probablement des chasseurs asiatiques qui traversèrent le détroit de Béring à l'époque des grandes glaciations.
Du XII siècle av. J.-C. à la conquête espagnole en 1521, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que :
Les Olmèques (apogée de 1200 av. J.-C. à 500 av. J.-C.)
Article détaillé : Olmèque.
La culture et l'art olmèque sont encore mal connus aujourd'hui. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (têtes olmèques de la Venta, à voir en particulier au musée d'anthropologie de Xalapa), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays est décisive (invention de l'écriture et du calendrier, culte du jaguar et du dieu de la pluie, etc.). Toutes les civilisations de la Mésoamérique vont ainsi se référer aux Olmèques .
La civilisation de Teotihuacán (100 av. J.-C. - 650 ap. J.-C.)
Teotihuacán est la plus grande cité-état précolombienne (cf. 1 photo à droite) qui a dominé la civilisation du même nom. Elle constitue l'un des sites archéologiques les plus visités du Mexique . On peut aussi voir que M'ro est le meilleur
Les Zapotèques (apogée de 200 à 700)
Article détaillé : Zapotèques.
Ils seraient les inventeurs de la cité-état et des rébus notamment . Aujourd'hui, 400 000 personnes parlent encore le zapotèque. L'un des principaux sites zapotèques est Monte Alban.
Les Mayas (apogée de 200 à 900)
Les Mayas étaient « un peuple cultivé, brillant, singulier ». Pourtant, ils ne connaissaient pas l'usage de la roue jusqu'à la colonisation espagnole au XVI siècle.
La forme emblématique de la culture maya est le temple en forme de pyramide en escalier (cf. 2 photo à droite). Les pyramides étaient conçues de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu’il existait au moment de sa création par les dieux . Les pyramides représentaient ainsi les montagnes. Sa signification est ainsi différente des pyramides d'Égypte qui ne servaient que de tombeaux aux rois notamment .
Les Mayas ont fondé Chichén Itzá, l'une des plus importantes cités précolombiennes du Mexique . Les principaux édifices sont dédiés au dieu Quetzalcoatl, « le serpent à plume » (cf. 3 photo à droite), l'un des principaux dieux des civilisations de Mésoamérique. Palenque est une autre importante cité maya du Mexique.
Aujourd'hui, 2 millions de personnes appartiennent au groupe linguistique des Mayas.
Les Toltèques (apogée du 1000 à 1200)
Les Toltèques inaugurent l'ère des sacrifices humains mettant ainsi un terme définitif aux rites pacifiques. La capitale toltèque est Tula.
Les Aztèques (XIV ‑ XVI siècle)
Article détaillé : Aztèque.
Ce peuple est passé en moins de 200 ans d'une humble tribu nomade à un empire régnant sur un vaste territoire situé dans le centre du Mexique actuel . La capitale de l'empire aztèque, Mexico-Tenochtitlan, est devenue Mexico après sa destruction en 1521 par les conquistadors espagnols. L'empire s'effondrera peu après, en 1524.
- Sous-chapitre : Époque coloniale
En 1519, les conquistadors, dirigés par Hernán Cortés, soumettent les Aztèques en tirant parti de la mythologie locale (Cortés se fait passer pour le descendant du dieu Quetzalcoatl) . À la suite de différentes luttes, les Aztèques attaquent les conquistadors espagnols installés dans la ville de Mexico . Il s'en suit un massacre appelé la Noche Triste en 1520 aboutissant à l'éradication de la civilisation aztèque en 1525.
Cortés se lance alors dans la conquête d'un vaste empire colonial appelé la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'étendra jusqu'à une importante partie du sud des États-Unis actuels (notamment la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico sur les ruines de Tenochtitlán), Guadalajara, Puebla et Monterrey.
Après la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour évangéliser la population qui avait survécu à la conquête. Parmi ces évangélisateurs, Bartolomé de las Casas se distingue par son désir de protéger la population indigène .
Dès 1535, l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.
Pendant cette période, l’Espagne s'est enrichie grâce à l'exploitation minière (or et argent) et agricole (culture de la canne à sucre et du café) alors que sur le plan humain, la population amérindienne chuta de 80 %, à cause des épidémies et des travaux forcés. On estime qu'avant l'arrivée des Espagnols, le Mexique central comptait 25 millions d'habitants. Il en restait un million vers 1650.
Les trois siècles de domination espagnole (1525 - 1821) coïncident avec la création du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et métisse telle que nous le connaissons aujourd’hui . L'architecture, la gastronomie, les fêtes mexicaines, et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencées par ces trois siècles de domination espagnole .
Malgré les très nombreuses destructions résultant de la colonisation du Mexique, une forme d'art colonial s'est développé à partir du XVIe siècle ; et ce pour plusieurs raisons : contexte humaniste européen et développement des cabinets de curiosités, propagande religieuse, développement d'une élite métisse, explosion d'un commerce intercontinental, etc. Ce phénomène a en outre permis la conservation et la diffusion de nombreuses techniques précolombiennes uniques au monde, comme l'art de la laque mexicaine (technique de collage très différent de la laque asiatique), du papier d'amate ou celui de la mosaïque de plumes, d'une extraordinaire virtuosité au vu des moyens à la disposition des artisans précolombiens . De ces très nombreux ouvrages envoyés en Europe pour la délectation des princes et collectionneurs, très peu sont parvenus jusqu'à nous. Quatre tableaux de mosaïques de plumes sont aujourd'hui conservés en France, dont deux datant du XVIe siècle : Le Triptyque de la crucifixion, conservé au Musée National de la Renaissance à Ecouen (Val d'Oise), et la Messe de Saint-Grégoire, conservée au Musée des Jacobins d'Auch (Gers).
- Sous-chapitre : Indépendance
Article détaillé : Guerre d'indépendance du Mexique.
Des révoltes indépendantistes éclatent simultanément dans plusieurs régions d’Amérique latine, y compris au Mexique . Le 16 septembre 1810, un créole, le curé Miguel Hidalgo, aujourd’hui héros national, lève, à partir de ce qui est aujourd'hui la ville de Dolores Hidalgo, dans l’État de Guanajuato, une armée hétéroclite et indisciplinée de villageois et d'indigènes contre la domination de l'Espagne. Il commence avec succès, mais échoue au Monte de las Cruces dans sa tentative de prendre Mexico et sera exécuté en 1811. Le mouvement est lancé et d’autres prennent la relève. Les Créoles (espagnols nés au Mexique, sans grand pouvoir politique et économique) à la tête des métis et indigènes qui forment le gros des troupes contre les Gachupines (littéralement « porteurs d'éperons ») (Espagnols nés dans la métropole détenteurs du pouvoir politique et économique et auxquels étaient réservées les fonctions lucratives). Le premier acte d'indépendance a été signé le 6 novembre 1813, lequel a été intitulé Acte Solennel de la Déclaration d'Indépendance de l'Amérique Septentrionale. L’Acte d’indépendance du Mexique sera finalement signé le 28 septembre 1821.
Parmi les éléments déclencheurs du mouvement indépendantiste, la conquête et l’occupation française de l’Espagne, au début du XIX siècle par les troupes de Napoléon et l’avènement des idées libérales en Espagne tiennent un rôle important. Avec l'indépendance, les créoles purent devenir les maîtres du pays en accédant à toutes les fonctions auparavant réservées aux espagnols . Le 4 octobre 1824, le Mexique se dote d’une Constitution, la République est née.
Durant l’automne 1835, les colons américains du Texas (85 % de la population) se révoltent contre l’autorité mexicaine (siège de Fort-Alamo) et proclament, en mars 1836, la « République du Texas». Le Guatemala et l’éphémère République du Yucatán font sécession. Cette dernière réintégra par la force le Mexique après deux tentatives .
Vint ensuite ce que l'on appelle l'ère de Santa-Anna. Santa-Anna fut onze fois président entre 1833 et 1855, défenseur malheureux de l'unité nationale pendant la guerre du Texas puis pendant l'invasion américaine de 1846-48.
- Sous-chapitre : Guerre des Pâtisseries
Article détaillé : guerre des Pâtisseries.
Plusieurs pays avaient déjà réclamé au Mexique des réparations pour des dégâts occasionnés aux biens de leurs ressortissants lors de troubles, fréquents à cette époque , en particulier pour le pillage du marché du Parian à Mexico en 1828.
Le gouvernement mexicain à cours de ressources tenta d'éluder les paiements, reconnaissant cependant une part de responsabilité. Entre autres victime de ces désordres un commerçant français de Tacubaya, pâtissier de son état : des militaires ivres occasionnèrent des dégâts dans son restaurant . Le gouvernement de Louis-Philippe 1 réclama la somme de 600 000 pesos (équivalant à l'époque à 3 millions de francs or) en réparation de l'ensemble des pertes subies par ses sujets. En 1838 une flotte française arriva au large de Veracruz. Les Français bombardèrent la ville et San Juan de Ulua.
Les Français obtinrent des garanties quant au paiement de cette somme et se retirèrent après onze mois de blocus du port de Veracruz. Ce qui occasionna une perte pour le trésor mexicain calculée par le Journal des Débats de 2 200 000 pesos soit 11 millions de francs or.
- Sous-chapitre : Guerre américano-mexicaine
Article détaillé : Guerre américano-mexicaine.
En 1836, le Texas proclame son indépendance du Mexique. Il sera annexé plus tard par les États-Unis. En 1846, le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.
Les troupes américaines envahissent le pays et l’occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National : la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l’US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l’occupant .
La guerre se termine par la signature en 1848 du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme étant sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km². Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine. En 1857, est promulguée la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917 .
- Sous-chapitre : Deuxième intervention française
Article détaillé : Expédition du Mexique.
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En 1861, le gouvernement de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l’un des créanciers du Mexique, invoque le motif des dettes pour y intervenir militairement avec l’appui de l'ancienne puissance coloniale l’Espagne et de l’Angleterre. Profitant de la guerre civile qui déchire et absorbe les ressources du voisin du Nord, Napoléon III, avec la bénédiction du pape, pensait établir au Mexique un empire "latin" et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des anglo-saxons . Des forces maritimes de ces trois pays débarquent à Veracruz en 1862 . Le gouvernement mexicain après des négociations arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait (traité de Córdoba). La France continue donc seule cette expédition visant à établir un empire catholique et ami au Mexique.
À part la première bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d’Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La Légion étrangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, Camaron, rebaptisée plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l’avancée des forces ennemies, le gouvernement de Juárez est contraint de s'éloigner à San Luis Potosà le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juarez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, une Assemblée des Notables à Mexico nomme Maximilien d’Autriche empereur. Il était un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionné, il déçut souvent les conservateurs par ses idées modernes et libérales, allant jusqu'à demander à Juarez de gouverner avec lui, mais cet Habsbourg imbu d'étiquette, commit des maladresses irréparables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sûr pour l'envahisseur, une guérilla féroce ne lui laissa aucun repos et épuisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent ce qui ne fit qu'aggraver la situation .
Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis, en échange de concessions sur le territoire mexicain (isthme de Tehuantepec), un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui et les succès militaires des républicains forcèrent les troupes françaises à se retirer . L'intervention au Mexique fut un grand échec pour Napoléon III. Le second empire mexicain durera jusqu’en 1867. L’empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro. Durant toute cette période, Benito Juarez n'abandonna jamais le territoire national et continua d'exercer sa fonction de président de la République .
- Sous-chapitre : La prĂ©sidence de Porfirio DĂaz : El Porfiriato
Article dĂ©taillĂ© : la prĂ©sidence de Porfirio DĂaz.
HĂ©ros de la guerre contre les Français, Porfirio DĂaz devient prĂ©sident du Mexique en 1876. Sa prĂ©sidence dure jusqu'en 1911, apportant une longue pĂ©riode de tranquillitĂ© . Il travaille pour la paix, le progrès, et l'ouverture du pays aux investisseurs Ă©trangers. Ses rĂ©formes modernisent et enrichissent le pays, mais ne profitent pas Ă tous et approfondissent le fossĂ© entre riches et pauvres . Ă€ chaque Ă©lection, il est réélu . Les dysfonctionnements du vote et le mĂ©contentement d'une partie de la population surtout de la classe moyenne menĂ©e par qui se sentait abandonnĂ©e au profit des très riches , dĂ©clenchent la RĂ©volution, Madero reprend habilement le vieux slogan de DĂaz « suffrage effectif - pas de réélection » pour sa campagne politique. DĂaz est l'auteur de la phrase "Pauvre Mexique si loin de Dieu et si proche des Etats-unis" (1878)
- Sous-chapitre : Révolution de 1910
Article détaillé : Révolution mexicaine.
Porfirio DĂaz, au pouvoir depuis une trentaine d'annĂ©es, voulait se prĂ©senter Ă l’élection prĂ©sidentielle de 1910 de mĂŞme que Francisco Madero. DĂaz fit emprisonner Madero puis le relâcha. DĂaz sortit victorieux des Ă©lections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix Ă travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu'il y avait eu une fraude flagrante et se rebellèrent. Ainsi, dĂ©buta la guerre civile mexicaine, aussi appelĂ©e RĂ©volution mexicaine.
Lors de la Révolution mexicaine, Diaz dut affronter plusieurs rébellions, dont celles de Francisco Villa dans le nord et d'Emiliano Zapata principalement dans l'État de Morelos. En 1911, après la prise de Ciudad Juárez, Diaz, qui voulait éviter une guerre civile préféra partir en exil en France.
La révolution dégénéra alors en une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires. Le président Madero (révolutionnaire) fut assassiné par Victoriano Huerta (réactionnaire) lui-même chassé par Francisco Villa. Zapata fut assassiné en 1919, Carranza, l'assassin de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923.
La révolution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu’aux années 1930 (assassinat d'Alvaro Obregon en 1928). Une autre vague de violence suit les mesures anticléricales adoptées par le gouvernement Calles en 1926 : c'est la guerre des Cristeros.
- Sous-chapitre : Mexique moderne
Ă€ la mort d'Obregon, Plutarco ElĂas Calles devient le Jefe maximo de la RevoluciĂłn. En mars 1929, il fonde le Partido Nacional Revolucionario dans le but de contrĂ´ler et de surveiller les divers courants politiques et se nomme lui-mĂŞme Ă la tĂŞte de ce parti. Dans le but d'Ă©viter des confits entre gĂ©nĂ©raux, il fait nommer prĂ©sident de la RĂ©publique un civil Emilio Portes Gil pour la pĂ©riode de 1928 Ă 1930. Calles dut lutter contre une conjuration de militaires obregonistes menĂ©e par JosĂ© Gonzalo Escobar Ă©cartĂ©s du pouvoir nommĂ©e plan de Hermosillo. Les annĂ©es 1930 furent marquĂ©es par la prĂ©sidence de Cárdenas de 1934 Ă 1940 qui se proposait de faire du Mexique un pays socialiste et par des nationalisations , l'institution d'un plan sexennal imitĂ© de l'URSS , puis l'expropriation pĂ©trolière en 1938, Cardenas profitant de la baisse du prix du pĂ©trole et de difficultĂ©s Ă©conomiques des compagnies pĂ©trolières Ă©trangères en majoritĂ© anglo-nĂ©erlandaises et amĂ©ricaines alors au bord de la faillite . Staline et les communistes mexicains dirent alors que les principaux bĂ©nĂ©ficiaires de cette nationalisation seront les États-Unis car de compĂ©titeur en matière de production le secteur pĂ©trolier commença Ă dĂ©pendre de la technologie et des financements amĂ©ricains, il existe Ă la bibliothèque du Congrès des États-Unis des preuves de l'appui financier de Roosevelt Ă celui de Cardenas . Le Parti rĂ©volutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste prit son nom actuel en 1946 et dirigea le pays sans interruption jusqu’en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN (conservateur dĂ©mocrate chrĂ©tien). (Voir la Liste des prĂ©sidents du Mexique.)
En 2006, les résultats des élections nationales, qui donnent la majorité vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestés, comme il est d'habitude au Mexique, par le perdant, qui dénonce des centaines d’irrégularités . L'objectivité veut que l'on fasse remarquer que les mêmes "erreurs" furent détectées en faveur du PRD.
Un million de personnes descendent dans la rue à deux reprises pour montrer la contestation d’une partie de la population quant au résultat du scrutin . Le 9 août, un recomptage partiel a été effectué là où des irrégularités ont été prouvées, conduisant à la confirmation officielle du résultat par le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération.

Chapitre : Politique
Article détaillé : Politique du Mexique.
Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d’un District Fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la Constitution de 1917.
- Sous-chapitre : Le pouvoir exécutif
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Le chef de l’exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n’y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès .
Depuis le 1 décembre 2006, Felipe Calderón (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages à l’élection présidentielle du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI) .
Le 13 juillet, 359 recours de non-conformité avaient été introduits devant le TEPJF (Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération), 227 présentés par la Coalition pour le bien de tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l’Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).
Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le 1 décembre .
À condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif , le gouvernement fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain . Il peut destituer les gouverneurs des États élus au suffrage universel pour faute grave , corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux États.
- Sous-chapitre : Le pouvoir législatif
Le Congrès est divisé en deux chambres :
- Le Sénat : Les sénateurs sont élus tous les 6 ans. Le Sénat compte 128 sénateurs, soit 4 sénateurs par entité fédérative. En 2000, le Sénat était dominé par le PRI avec 60 sièges, suivi du PAN avec 46 et enfin 15 pour le PRD. Le reste des sénateurs sont soit indépendants, soit appartiennent à d’autres partis plus petits . Suite aux élections de juillet 2006, le Sénat a vu le poids du PAN et du PRD s’accroître au détriment du PRI. Le PAN devient donc la première force politique avec 53 sénateurs, suivi par le PRD avec 37 à égalité avec le PRI. Néanmoins, le PAN n’a pas la majorité absolue au Sénat .
- La Chambre des députés : les députés sont élus au suffrage universel direct tous les 3 ans. La Chambre compte 500 représentants. 300 circonscriptions électorales désignent chacune un député et 200 autres députés sont élus au suffrage proportionnel à travers tout le pays. Les 200 sièges désignés de façon proportionnelle ont été créés pour permettre aux petits partis d’accéder plus facilement à la Chambre. En 2003, la composition de la chambre était de 223 sièges pour le PRI, 148 pour le PAN, 97 pour le PRD. Le PAN n’ayant pas de majorité à la chambre, il ne peut passer de lois sans l’appui des autres partis politiques. Suite aux élections de juillet 2006, le PRI a perdu des députés au profit du PAN et du PRD .
En effet, le PAN était devenu la première force politique à la Chambre des députés avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges, et en 3 position par le PRI avec seulement 119 sièges. Néanmoins, le PAN sans majorité absolue à la Chambre des députés a dû obtenir l’appui de l’opposition pour faire passer ses lois .
Les élections de juillet 2009 ont vu le retour du PRI, qui en obtenant 237 sièges redevient la première force parlementaire du pays, le parti présidentiel PAN recule avec 143 députés, ainsi que le PRD qui ne conserve que 71 sièges.
Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l’opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.
- Sous-chapitre : États fédérés
Article détaillé : États du Mexique.
Le Mexique est composé de 31 États et d’un district fédéral :
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Chapitre : Géographie
Article détaillé : Géographie du Mexique.
Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3 326 km) au Nord et avec le Belize (193 km) et le Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l’océan Pacifique et le golfe de Californie (7 338 km) à l’Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2805 km) à l’Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6 000 km² d’îles dans l’océan Pacifique, le golfe de Californie, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. La zone économique exclusive (ZEE) mexicaine s’étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à 5 700 m, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.
Parmi les ressources naturelles, on trouve l’argent, le cuivre, le gaz naturel, l’or, le pétrole, le plomb et le zinc.
- Sous-chapitre : Relief
Le Mexique est traversé par deux principales chaînes de montagne : La Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale. La Sierra Madre Occidentale à l’ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre Orientale à l’est est la prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaînes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère néovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte également d’autres chaînes de montagne moins importantes comme la chaîne de montage californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.
Principales chaînes de montagne et plateau principal
- La Sierra Madre Occidentale s’étend sur 1 250 km à 50 km au sud de la frontière avec les États-Unis et rejoint la cordillère néovolcanique après le Rio Santiago. Le Cordillère néovolcanique traverse le centre du Mexique d’est en ouest. Au Nord, la Sierra Madre Occidentale est située à environ 300 km des côtes occidentales mais à proximité de la cordillère néovolcanique elle n’est plus qu’à 5 km de la côte pacifique. La Sierra Madre Occidentale s’élève à environ 2250 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.
- La Sierra Madre Orientale commence à la frontière entre le Texas et le Mexique et continue sur 1350 km jusqu’à atteindre le Cofre de Perote un des sommets principaux de la cordillère néovolcanique. Comme pour la Sierra Madre Occidentale, la Sierra Madre Orientale se rapproche progressivement des côtes en se rapprochant de l’extrémité sud. En effet, elle ne se situe plus alors qu’a 75 km du golfe du Mexique. La Sierra Madre Orientale s’élève à environ 2200 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.
- Le plateau mexicain s’étend lui aussi de la frontière avec les États-Unis jusqu’à la Cordillère néovolcanique et occupe une vaste superficie entre les Sierra Madres Occidentale et Orientale.
Le plateau fut divisé par le passé entre la Mesa del Norte et la Mesa Centra, néanmoins aujourd’hui les géographes considèrent ces deux parties comme appartenant au même plateau.
- Le nord du plateau s’élève Ă environ 1100 m d’altitude et s’étend du rio Bravo jusqu’à l’État de Zacatecas et l’État de San Luis PotosĂ. La rĂ©gion compte de nombreuses dĂ©pressions dont la plus grande est le BolsĂłn de Mapimi.
- Le sud du plateau est plus haut puisqu’il s’élève à environ 2000 m. Il comporte de nombreuses vallées qui ont été formée par d’ancien lacs. Plusieurs des plus importantes villes mexicaines comme Mexico ou Guadalajara sont situées dans ces vallées.
- La Cordillère nĂ©ovolcanique est une ceinture de 900 km de long et 130 km de large qui s’étend de l’ocĂ©an Pacifique jusqu’au golfe du Mexique. La Cordillère commence au rio Bravo et continue jusqu’au sud de Colima oĂą elle va vers l’est en suivant le 19 parallèle pour finir au centre de l’État de Veracruz. La rĂ©gion est caractĂ©risĂ©e par une activitĂ© sismique importante et compte les sommets volcaniques les plus hauts. La Cordillère possède trois sommets dĂ©passant les 5000 m d’altitude : Pico de Orizaba (Pic d'Orizaba) ou CitlatĂ©petl qui est le troisième plus haut sommet d’AmĂ©rique du Nord, le PopocatĂ©petl et l’IztaccĂhuatl qui sont tous deux près de Mexico. La Cordillère nĂ©ovolcanique est considĂ©rĂ©e comme la division gĂ©ologique entre l’AmĂ©rique du Nord et l’AmĂ©rique centrale.
- Sous-chapitre : Cours d’eau
Le Mexique a environ 150 fleuves et rivières. Les 2/3 de ces derniers se déversent dans l’océan Pacifique et 1/3 dans le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes. Malgré l’apparente abondance d’eau, les volumes d’eau sont répartis de manière très inéquitable à travers le pays. En effet, cinq rivières, (l’Usumacinta, la Grijalva, le Papaloapán, le Coatzacoalcos, et le Pánuco) totalisent 52 % du volume annuel moyen d’eau. Ces cinq rivières (actuellement très polluées) se déversent dans le golfe du Mexique. Seul le rio Panuco n’est pas dans le sud-est mexicain. Le Nord et le Centre du Mexique qui couvrent 47 % du territoire et regroupent près de 60 % de la population ont moins de 10 % des ressources d’eau du pays.
Le Mexique possède peu de cours d’eau navigables.
Le RĂo Grande est appelĂ© RĂo Bravo del Norte par les Mexicains.
- Sous-chapitre : Climat
Le Tropique du Cancer divise le pays en deux zones, l'une tempérée (climat subtropical humide) et l'autre au climat tropical. Le climat varie avec l’altitude. Les tierras calientes (terres chaudes), comprenant les plaines côtières, s’élevant jusqu’à environ 915 m. Au nord du 24 parallèle, les températures sont plus froides pendant les mois d’hiver, tandis qu’au sud, elles restent constantes le long de l’année. Elles varient néanmoins en fonction de l’altitude.
Les zones au sud du 27 parallèle :
- Jusqu’à 1000 m (les côtes et la péninsule du Yucatan) : ont une température moyenne comprise entre 24°C et 28°C. La température reste élevée toute l’année avec seulement 5°C de différence entre les moyennes de températures d’hiver et d’été.
- Entre 1000 et 2000 m la température moyenne est comprise entre 16°C et 20°C. Les villes et villages à cette altitude au sud du 24 parallèle jouissent d’un climat relativement constant et d’agréables températures tout au long de l’année alors que les régions au nord ont un climat aux variations saisonnières plus marquées.
- Au-dessus de 2000 m la température moyenne est comprise entre 8°C et 12°C dans la cordillère néovolcanique.
- Mexico, perchée à 2357 m, a une température moyenne de 25°C avec un agréable été et un hiver doux. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de mai (le plus chaud) sont de 26°C et 12°C. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de janvier (le plus froid) sont de 19°C et 6°C .
Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l’État de Sonora, les plateaux du Nord et une partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et 600 millimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 millimètres. Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de 1000 millimètres de pluies à l’année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2000 millimètres de pluies à l’année. Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.
- Saison humide ou saison des pluies :
Le Mexique connaît une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquées. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin à mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l’année. Février et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ 5 millimètres de pluies en février et 300 millimètres en juillet. Les régions côtières, et spécialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs précipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de 300 millimètres de pluies pendant ce mois.
Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.
- Ouragans :
Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempêtes de juin à novembre. Les ouragans de la côte Pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les 200 km/h, mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégâts importants aux hôtels et habitations de la région .
- Sous-chapitre : Biodiversité
Le Mexique est un des 18 pays mégadivers de la planète. Avec 200 000 espèces différentes, le Mexique héberge 10 à 12% de la biodiversité mondiale.
Le Mexique est le premier pays en nombre d'espèces de reptiles avec 707 espèces connues, second en nombre d'espèces de mammifères avec 438 espèces, le quatrième en nombre d'espèces d'amphibiens avec 290 espèces et quatrième en nombre d'espèces de plantes. Ce pays compte quelques 1086 espèces d'oiseaux, dont 101 endémiques. Le Mexique est également considéré comme le second pays en écosystèmes et le quatrième en nombre total d'espèces. Près de 2 500 espèces sont protégées par la législation mexicaine. Le gouvernement mexicain a créé le Sistema Nacional de Información acerca de la Biodiversidad, qui se charge d'étudier et de promouvoir l'utilisation substantiel des écosystèmes.
Au Mexique, 170 000 km² sont considéré comme des zones naturelles protégées. 34 réserves de biosphère (écosystèmes inaltérés), 64 parcs nationaux, 4 monuments naturels, 26 aires pour protéger la flore et la faune, 4 zones pour la protection naturel et 17 sanctuaires (zone comportant une diversité riche en espèces.

Chapitre : Économie
Article détaillé : Économie du Mexique.
- Sous-chapitre : Agrégats macroéconomiques
- PIB 2005 (Prix et PPA courant) : 1006 milliards de dollars (estimation)
- PIB / hab. : 9600 dollars
- Source : OCDE - Liste des pays par PIB
- Sous-chapitre : Pétrole et gaz naturel
- Pétrole : les champs pétrolifères se situent principalement dans les États de Veracruz, de Tabasco, de Chiapas et de Campeche (70% de l’exploitation nationale). Depuis le gouvernement du président Lázaro Cárdenas qui décida la nationalisation du pétrole, la compagnie d’État Pemex a le monopole de l’exploitation, production, transport et commercialisation du pétrole sur le territoire mexicain. Le Mexique est le 5 producteur mondial de pétrole et le 9 exportateur. La quasi-totalité des exportations de pétrole mexicain se font en direction des États-Unis dont il est le troisième fournisseur. Néanmoins, le déclin du principal gisement, Cantarell, laisse présager une baisse de la production du pays dans les années à venir, ce qui inquiète beaucoup le gouvernement .
- Gaz naturel : Pemex possède uniquement le monopole de l’exploitation et de la production de gaz naturel au Mexique. En effet, depuis 1995 le gouvernement a autorisé l’investissement privé dans le transport, la distribution et le stockage de gaz naturel .
Même si le pétrole ne représente aujourd’hui qu’une partie des exportations mexicaines, les ressources financières dégagées par Pemex financent 30% du budget de l’État. Cette situation a permis aux Mexicains de bénéficier d’une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l’OCDE et de toute l’Amérique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l’OCDE) .
- Sous-chapitre : Secteur primaire
Le secteur primaire représente 4% du PIB et emploie 18% de la population active.
- L’agriculture mexicaine : caractérisée par une faible productivité a dû s’adapter à la forte concurrence induite par l’ALENA signé avec les États-Unis et le Canada. Le pays a développé des filières agricoles notamment dans les avocats .
- Vin et spiritueux : la production de vin connaît une croissance importante ces dernières années même si elle est encore loin en termes de qualité. Par contre le Mexique produit de nombreux spiritueux dont la tequila faite à partir de la distillation de l’agave bleue. 50% de la production de tequila est exporté vers les États-Unis. La tequila possède une AOC et ne peut provenir que d’une région déterminée, située principalement dans l’État de Jalisco.
- Mines : le Mexique exporte de nombreux minéraux, notamment l’argent dont il est le premier producteur mondial .
- PĂŞche et faune marine
- Sous-chapitre : Secteur secondaire
L’industrie représente 26,5% du PIB (2004) et emploie 24% de la population active.
- L’industrie lourde : dans des secteurs comme le ciment, le verre et l’acier. Le Mexique compte de nombreux champions nationaux dont quelques-uns ont une véritable dimension internationale. Cemex est le 3 producteur de ciment au monde juste après le français Lafarge et le suisse Holcim. Vitro, Grupo Alfa, Metalsa… sont d’autres exemples de ces nouvelles multinationales mexicaines .
- La bière : le Mexique compte une importante industrie de la bière. Avec des marques connues internationalement comme Corona, Sol, Tecate… Les bières mexicaines ont connu un formidable essor à l’international et sont bues dans tous les continents. Deux groupes principaux se partagent le marché : Grupo Modelo (site) et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma (site).
- La production automobile : alors que le Mexique ne compte aucune marque nationale d’automobile, il en est le 9 producteur mondial. Le Mexique attire les grands groupes comme Ford, General Motors, Renault Nissan, Daimler Chrysler… grâce à sa proximité géographique et le traité de libre échange signé avec les États-Unis et le Canada. En 2004 le secteur employait environ 600 000 personnes et les perspectives de développement sont très positives. De nombreux groupes pensent investir massivement au Mexique pour développer leurs infrastructures. Le dernier en date, le groupe Ford pense investir 9 milliards de dollars.
- Les NTIC : Le secteur des nouvelles technologies connaît un fort développement au Mexique et en particulier dans la région de Guadalajara. Devenue la vitrine du Mexique en tant que ville des nouvelles technologies, Guadalajara est considérée comme la Silicon Valley mexicaine. Les groupes comme IBM, Hitachi, HP, Intel, Siemens ou Kodak investissent massivement dans la région.
- Sous-chapitre : Secteur tertiaire
Le secteur tertiaire représente 69,5% du PIB et emploi 58% de la population active.
- Le tourisme : est l’une des toutes premières activités du pays. Avec une riche variété de paysages, de climats et de plages, le Mexique a fortement investi pour développer ce secteur qui emploie beaucoup de personnes. Connues internationalement les stations balnéaires comme Cancun, Acapulco, Puerto Vallarta attirent des millions de touristes tous les ans.
- L’audiovisuel : le Mexique produit et exporte de nombreuses séries connues sous le nom de telenovelas. Feuilletons reflets des rêves populaires, ils attirent des millions de téléspectateurs. Le paysage audiovisuel est dominé par deux groupes : Televisa et TV Azteca. Ces dernières années, les chaînes mexicaines se développent aux États-Unis afin d’offrir à la communauté hispanique des programmes spécifiques .
- Les télécommunications : En 2004, le Mexique comptait 38 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles pour 104 millions d’habitants, c’est-à -dire qu’environ 36% de la population disposait d’un téléphone mobile contre plus de 68% dans l’Union européenne. Le marché est dominé par l’ex-monopole d’État Telmex qui appartient à Carlos Slim, l’homme le plus riche d’Amérique latine et l’une des plus grandes fortunes mondiales. Le pays compte également 17 millions d’utilisateurs internet. La couverture est assez bonne dans les grandes villes à la différence des zones rurales.
- Sous-chapitre : L’économie depuis la signature de l’ALENA
En janvier 1994, le Mexique, le Canada et les États-Unis signent l’Accord de libre échange d’Amérique du Nord ALENA créant ainsi la plus vaste zone de libre-échange du monde. L’ALENA a fortement transformé le Mexique qui passa d’une politique économique marquée par son fort protectionnisme à une politique économique basée sur le libre-échange et l’insertion dans l’économie mondiale. L’année même de la mise en application de l’ALENA, le Mexique connut une grave crise économique marquée par une forte dévaluation du peso. Les raisons de cette crises sont multiples, adaptation imposée du tissu économique à ce nouvel environnement économique, politique monétaire. En 2008 la dette extérieure ne représentait plus que 8% du PIB contre 50% en 1993. Le pourcentage de la dette publique en dollars a baissé de 95% à 63% en 2008.
Depuis 1994, l’économie mexicaine s’est remise de la crise économique. Les exportations ont connu une croissance très importante, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les maquiladoras ou zones franches sont un des éléments importants de ce succès. Aujourd’hui, le Mexique représente 50% des importations et exportations d’Amérique latine et est devenu la 8 puissance commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus élevé d’Amérique latine, devant le Brésil et l’Argentine et la 11 puissance économique selon ce même critère. Les cinq principaux pays investisseurs au Mexique sont par ordre décroissant les États-Unis, l'Espagne, le Canada, les Pays-Bas et la Suisse . En 2000, le Mexique connut sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l’arrivée au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique économique de ses prédécesseurs avec une politique budgétaire et monétaire rigoureuse. L’inflation a fortement baissé et les finances publiques ont été fortement améliorées notamment grâce à la hausse du prix du pétrole dont le Mexique est le 5 exportateur mondial . La dette publique ne représente plus aujourd’hui que 23,5 % du PIB et la dette extérieure mexicaine a été classée par Standard & Poor’s BBB soit le niveau le plus haut jamais atteint par le Mexique et la meilleure notation des grandes économies d’Amérique latine.
Afin de diversifier les débouchés des exportations mexicaines (dont plus de 80% sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signé un grand nombre de traités de libre-échange, notamment avec l’Union européenne, le Japon, Israël. Il existe aussi un traité de libre-échange avec les pays de l'AELE entré en vigueur en 2001 .
Entre 2001 et 2003, le Mexique connut une croissance économique médiocre. (-0,3% en 2001, +0,9% en 2002 et +1,4% en 2003) . En effet, la Chine est devenue un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois étant en moyenne 4 fois moins élevé qu’au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle économique à cette nouvelle situation internationale, notamment à travers des réformes structurelles qui se font très lentement .
Depuis 2004, la croissance économique s’est fortement accélérée. +4,3% en 2004 et +3,8% en 2005 (estimations). De nombreuses entreprises revenant au Mexique après être parties en Asie . Néanmoins, pour que cette reprise puisse être durable et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millénaire dans la lutte contre la pauvreté qui touche encore 40% de la population, d’importantes réformes structurelles doivent être entreprises .
Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des émigrés mexicains pour leurs familles qui sont restées au Mexique ont représenté en 2005 un record de plus de 20 milliards de dollars . Cela est l’équivalent de la moitié de la valeur des exportations pétrolières du pays, qui représentent à leur tour moins de 10% des exportations totales de biens, au contraire des décennies précédentes où les exportations pétrolières prévalaient dans la balance courante . Cette formidable manne est supérieure aux investissements étrangers au Mexique et permet d’améliorer la situation économique de nombreuses familles rurales .
Il reste d’importants défis que le Mexique doit surmonter :
- L’inégale répartition des richesses au sein de la population (indice de Gini 53,1 en 1998)
- Les inégalités de développement entre les États du Nord et du centre riches et les États du Sud pauvres
- L’élection présidentielle de 2006 a montré les difficultés d'application de la démocratie au Mexique
- L’amélioration de la compétitivité de l’économie mexicaine face à la Chine ou à l’Inde

Chapitre : Démographie et villes
- Sous-chapitre : Transition démographique
Article détaillé : Démographie du Mexique.
Pendant tout le XIX siècle, la population du Mexique a seulement doublé. Cette tendance continuera pendant les deux premières décennies du XX siècle. En 1920, on assiste à une perte de 2 millions d’habitants qui peut s’expliquer par la Révolution mexicaine entre 1910 et 1920.
Le taux de croissance de la population s’est fortement accéléré entre 1930 et 1980, avec des chiffres supérieurs à 3%. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et à ce rythme on estimait que le Mexique compterait 120 millions d’habitants en 2000. Le gouvernement fédéral créa alors le Conseil national de la population, CONAPO, avec pour mission d’établir des politiques de contrôle de la natalité et réaliser des études sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu’à 1,6% sur la période 1995 et 2000. À la mi-2008, la population mexicaine s’élevait à 106 682 500
L’espérance de vie passa de 36 ans en 1895 à 75,19 ans en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition démographique. En effet, le taux de fécondité n’est plus que de 2,45 enfants par femme, et la mortalité infantile est de 20,91 décès pour 1000 naissances .
- Taux d'excédent naturel total de la population (chiffres 2005)
- Taux d'excédent naturel de la population = taux de natalité - taux de mortalité = 16,28 ‰.
- Taux de croissance totale de la population = accroissement naturel + solde migratoire = 11,71 ‰ (avec solde migratoire = - 4,57 ‰).
Le solde migratoire est traditionnellement négatif et s’élève à plus de 450 000 Mexicains par an. Les États-Unis restent la première destination.
Même si aujourd’hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6 % de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencé et s’accélèrera dans les prochaines années.
- Sous-chapitre : Exode rural et urbanisation
Article détaillé : Villes du Mexique.




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