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Définition Wikipédia de : Mexique



Estados Unidos Mexicanos (es)
États-Unis mexicains (fr)
Drapeau du MexiqueArmes du Mexique
(Détails)(Détails)
Devise nationale : aucune
carte
Langues officiellesEspagnol (de facto) et 62 langues indigènes ont la même valeur dans tout le territoire mexicain
CapitaleMexico
19° 0′ N, 99° 0′ O
Plus grande villeMexico
Forme de l’ÉtatRépublique fédérale
 - PrĂ©sident de la RĂ©publiqueFelipe CalderĂłn Hinojosa
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 13
1 972 550 km
2,5
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 11
106 682 500 hab.
54 hab./km
Indépendance
 - DĂ©clarĂ©e
 - Fin de la guerre
d’indépendance
de l’Espagne
16 septembre 1810
27 septembre 1821



Introduction :

     







GentilĂ©Mexicain ; MexicaineSuite de l'article :




IDH (2004)Augmentation 0,821 (élevé) (53UNIQ49bbc0097b3d7acc-nowiki-00000005-QINU2UNIQ49bbc0097b3d7acc-nowiki-00000006-QINU)
MonnaiePeso mexicain ($) (MXN)
Fuseau horaireUTC -7 Ă  -9
Hymne nationalHimno Nacional Mexicano
Domaine internet.mx
Indicatif
téléphonique
+52
     



     Le Mexique, officiellement les États-Unis mexicains, est un pays d’AmĂ©rique du Nord, situĂ© au sud des États-Unis, dont il est en partie sĂ©parĂ© par le RĂ­o Bravo, appelĂ© RĂ­o Grande aux États-Unis, et bordĂ© au sud par le Guatemala et le Belize. Avec près de 107 millions d’habitants, dont 20 millions dans l'aire urbaine de sa capitale , Mexico, le Mexique est le plus peuplĂ© des pays d'expression espagnole. Il est le troisième par la taille et le deuxième par sa population en AmĂ©rique latine. De plus, il est actuellement la treizième puissance mondiale avec un PIB de 1 088 128Mds USD.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Toponymie


Article dĂ©taillĂ© : Toponymie du Mexique.



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Image de Mexico-Tenochtitlan du Codex Mendoza





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     Avant l'indĂ©pendance de la vice-royautĂ© de la Nouvelle-Espagne, il fut dĂ©cidĂ© que le pays prendrait le nom de sa capitale, Mexico. En rĂ©alitĂ©, le nom authentique de la ville Ă©tait Mexico-Tenochtitlan, en rĂ©fĂ©rence Ă  la tribu aztèque nahua, les Mexicas.


     L'origine du nom de la tribu lui-mĂŞme est assez obscure. Le jĂ©suite et historien Francisco Javier Clavijero soutient dans ses Ă©crits que son nom dĂ©rive du mot nahuatl Mexitl ou Mexitli, un nom secret du dieu de la guerre, divinitĂ© tutĂ©laire des Mexica, Huitzilopochtli. Selon cette thĂ©orie, « Mexico Â» signifie « lieu [oĂą vit] MÄ“xitli ou MÄ“xtli Â» ou « lieu oĂą est construit le temple de Mexitli Â», en rĂ©fĂ©rence au Templo Mayor. Cette thèse Ă©tait aussi partagĂ©e par Juan de Torquemada; toutefois Torquemada ajoute que Mexitli viendrait des mots metl (« agave Â») et xictli (« nombril Â»), et les premiers habitants s'appelèrent les Mexicatl. Selon cette version, cela signifierait « gens de Mexitli Â» ou traduit mot pour mot « lieu dans le nombril d'agave Â»; cette interprĂ©tation est aussi soutenue par le franciscain Motolinia. D'autres historiens, comme Bernardino de SahagĂşn, JosĂ© de Acosta et Diego Durán, avancent dans leurs travaux que « Mexico Â» vient de Mecitl ou Mexi, qui Ă©tait le nom d'un chef et prĂŞtre qui guida les premiers pèlerins, ces derniers Ă©tant appelĂ©s Mexicas, et par consĂ©quent, ce mot signifierait « peuple de Mexi Â». Mexi est parfois aussi appelĂ© Mexitl, mais ne doit pas ĂŞtre confondu avec le dieu Mexitli.


     Certains experts, comme Alfonso Caso, ont suggĂ©rĂ© que Mexico viendrait des mots metztli (« Lune Â»), xictli (« nombril Â», « centre Â», « milieu Â», « fils Â»), et du suffixe locatif -co. Par consĂ©quent Mexico signifierait « lieu au milieu de la Lune Â» ou « lieu au centre du lac de la Lune Â», en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a Ă©tĂ© construit la ville de Mexico. Cette version est fondĂ©e sur une lĂ©gende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils virent la Lune qui s'y reflĂ©tait.


     Le nom de la ville fut translitĂ©rĂ© en espagnol (MĂ©xico) avec la valeur phonĂ©tique le x de l'espagnol mĂ©diĂ©val, qui reprĂ©sentait la consonne fricative post-alvĂ©olaire voisĂ©e /Ę’/, reprĂ©sentĂ© par un j, Ă©volua vers la consonne fricative vĂ©laire sourde /x/ durant le XVI siècle, qui conduisit Ă  l'utilisation de la variante MĂ©jico dans beaucoup de publications, en Espagne le plus souvent, tandis qu'au Mexique, MĂ©xico est restĂ©e la graphie prĂ©fĂ©rĂ©e. Il y a quelques annĂ©es, l’AcadĂ©mie royale espagnole, l'institution rĂ©gulant la langue espagnole, statua que la graphie recommandĂ©e en espagnol serait MĂ©xico, et la majoritĂ© des publications dans tous les pays hispanophones adhèrent aujourd'hui Ă  la nouvelle norme, mĂŞme si la variante dĂ©suète se rencontre parfois. En français, le x de Mexico et de Mexique ne reprĂ©sente ni le son originel ni le son actuel, mais la consonne /ks/.






Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire du Mexique.

  - Sous-chapitre : Époque prĂ©hispanique et civilisations prĂ©colombiennes




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Allée des morts (civilisation de Teotihuacán) bâtie entre 300 et 150 av. J.-C.





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El Castillo dans la cité de Chichén Itzá (cité maya) bâtie vers 800 avait une fonction calendaire avec ses 364 marches.





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Quetzalcoatl, le serpent à plume. Il est l'un des principaux Dieux des civilisations précolombiennes


Article dĂ©taillĂ© : Époque prĂ©hispanique du Mexique.

     Le passĂ© amĂ©rindien du Mexique tĂ©moigne d'une grande diversitĂ© de civilisations. Ă€ l'instar du reste du continent amĂ©ricain, les premiers habitants du pays furent probablement des chasseurs asiatiques qui traversèrent le dĂ©troit de BĂ©ring Ă  l'Ă©poque des grandes glaciations.


     Du XII siècle av. J.-C. Ă  la conquĂŞte espagnole en 1521, le Mexique a Ă©tĂ© le berceau de civilisations avancĂ©es telles que :

Les Olmèques (apogée de 1200 av. J.-C. à 500 av. J.-C.)

Article dĂ©taillĂ© : Olmèque.

     La culture et l'art olmèque sont encore mal connus aujourd'hui. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (tĂŞtes olmèques de la Venta, Ă  voir en particulier au musĂ©e d'anthropologie de Xalapa), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays est dĂ©cisive (invention de l'Ă©criture et du calendrier, culte du jaguar et du dieu de la pluie, etc.). Toutes les civilisations de la MĂ©soamĂ©rique vont ainsi se rĂ©fĂ©rer aux Olmèques .

La civilisation de Teotihuacán (100 av. J.-C. - 650 ap. J.-C.)


     Teotihuacán est la plus grande citĂ©-Ă©tat prĂ©colombienne (cf. 1 photo Ă  droite) qui a dominĂ© la civilisation du mĂŞme nom. Elle constitue l'un des sites archĂ©ologiques les plus visitĂ©s du Mexique . On peut aussi voir que M'ro est le meilleur

Les Zapotèques (apogée de 200 à 700)

Article dĂ©taillĂ© : Zapotèques.

     Ils seraient les inventeurs de la citĂ©-Ă©tat et des rĂ©bus notamment . Aujourd'hui, 400 000 personnes parlent encore le zapotèque. L'un des principaux sites zapotèques est Monte Alban.

Les Mayas (apogée de 200 à 900)


     Les Mayas Ă©taient « un peuple cultivĂ©, brillant, singulier Â». Pourtant, ils ne connaissaient pas l'usage de la roue jusqu'Ă  la colonisation espagnole au XVI siècle.


     La forme emblĂ©matique de la culture maya est le temple en forme de pyramide en escalier (cf. 2 photo Ă  droite). Les pyramides Ă©taient conçues de façon Ă  reproduire, Ă  un niveau symbolique, le paysage sacrĂ© tel qu’il existait au moment de sa crĂ©ation par les dieux . Les pyramides reprĂ©sentaient ainsi les montagnes. Sa signification est ainsi diffĂ©rente des pyramides d'Égypte qui ne servaient que de tombeaux aux rois notamment .


     Les Mayas ont fondĂ© ChichĂ©n Itzá, l'une des plus importantes citĂ©s prĂ©colombiennes du Mexique . Les principaux Ă©difices sont dĂ©diĂ©s au dieu Quetzalcoatl, « le serpent Ă  plume Â» (cf. 3 photo Ă  droite), l'un des principaux dieux des civilisations de MĂ©soamĂ©rique. Palenque est une autre importante citĂ© maya du Mexique.


     Aujourd'hui, 2 millions de personnes appartiennent au groupe linguistique des Mayas.

Les Toltèques (apogée du 1000 à 1200)


     Les Toltèques inaugurent l'ère des sacrifices humains mettant ainsi un terme dĂ©finitif aux rites pacifiques. La capitale toltèque est Tula.

Les Aztèques (XIV ‑ XVI siècle)

Article dĂ©taillĂ© : Aztèque.

     Ce peuple est passĂ© en moins de 200 ans d'une humble tribu nomade Ă  un empire rĂ©gnant sur un vaste territoire situĂ© dans le centre du Mexique actuel . La capitale de l'empire aztèque, Mexico-Tenochtitlan, est devenue Mexico après sa destruction en 1521 par les conquistadors espagnols. L'empire s'effondrera peu après, en 1524.

  - Sous-chapitre : Époque coloniale




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Hernán Cortés, conquistador de l’empire aztèque



     En 1519, les conquistadors, dirigĂ©s par Hernán CortĂ©s, soumettent les Aztèques en tirant parti de la mythologie locale (CortĂ©s se fait passer pour le descendant du dieu Quetzalcoatl) . Ă€ la suite de diffĂ©rentes luttes, les Aztèques attaquent les conquistadors espagnols installĂ©s dans la ville de Mexico . Il s'en suit un massacre appelĂ© la Noche Triste en 1520 aboutissant Ă  l'Ă©radication de la civilisation aztèque en 1525.


     CortĂ©s se lance alors dans la conquĂŞte d'un vaste empire colonial appelĂ© la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'Ă©tendra jusqu'Ă  une importante partie du sud des États-Unis actuels (notamment la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico sur les ruines de Tenochtitlán), Guadalajara, Puebla et Monterrey.


     Après la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour Ă©vangĂ©liser la population qui avait survĂ©cu Ă  la conquĂŞte. Parmi ces Ă©vangĂ©lisateurs, BartolomĂ© de las Casas se distingue par son dĂ©sir de protĂ©ger la population indigène .


     Dès 1535, l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiĂ©e Ă  un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommĂ© par Charles Quint.


     Pendant cette pĂ©riode, l’Espagne s'est enrichie grâce Ă  l'exploitation minière (or et argent) et agricole (culture de la canne Ă  sucre et du cafĂ©) alors que sur le plan humain, la population amĂ©rindienne chuta de 80 %, Ă  cause des Ă©pidĂ©mies et des travaux forcĂ©s. On estime qu'avant l'arrivĂ©e des Espagnols, le Mexique central comptait 25 millions d'habitants. Il en restait un million vers 1650.


     Les trois siècles de domination espagnole (1525 - 1821) coĂŻncident avec la crĂ©ation du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et mĂ©tisse telle que nous le connaissons aujourd’hui . L'architecture, la gastronomie, les fĂŞtes mexicaines, et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencĂ©es par ces trois siècles de domination espagnole .


     MalgrĂ© les très nombreuses destructions rĂ©sultant de la colonisation du Mexique, une forme d'art colonial s'est dĂ©veloppĂ© Ă  partir du XVIe siècle ; et ce pour plusieurs raisons : contexte humaniste europĂ©en et dĂ©veloppement des cabinets de curiositĂ©s, propagande religieuse, dĂ©veloppement d'une Ă©lite mĂ©tisse, explosion d'un commerce intercontinental, etc. Ce phĂ©nomène a en outre permis la conservation et la diffusion de nombreuses techniques prĂ©colombiennes uniques au monde, comme l'art de la laque mexicaine (technique de collage très diffĂ©rent de la laque asiatique), du papier d'amate ou celui de la mosaĂŻque de plumes, d'une extraordinaire virtuositĂ© au vu des moyens Ă  la disposition des artisans prĂ©colombiens . De ces très nombreux ouvrages envoyĂ©s en Europe pour la dĂ©lectation des princes et collectionneurs, très peu sont parvenus jusqu'Ă  nous. Quatre tableaux de mosaĂŻques de plumes sont aujourd'hui conservĂ©s en France, dont deux datant du XVIe siècle : Le Triptyque de la crucifixion, conservĂ© au MusĂ©e National de la Renaissance Ă  Ecouen (Val d'Oise), et la Messe de Saint-GrĂ©goire, conservĂ©e au MusĂ©e des Jacobins d'Auch (Gers).

  - Sous-chapitre : IndĂ©pendance

Article dĂ©taillĂ© : Guerre d'indĂ©pendance du Mexique.

     Des rĂ©voltes indĂ©pendantistes Ă©clatent simultanĂ©ment dans plusieurs rĂ©gions d’AmĂ©rique latine, y compris au Mexique . Le 16 septembre 1810, un crĂ©ole, le curĂ© Miguel Hidalgo, aujourd’hui hĂ©ros national, lève, Ă  partir de ce qui est aujourd'hui la ville de Dolores Hidalgo, dans l’État de Guanajuato, une armĂ©e hĂ©tĂ©roclite et indisciplinĂ©e de villageois et d'indigènes contre la domination de l'Espagne. Il commence avec succès, mais Ă©choue au Monte de las Cruces dans sa tentative de prendre Mexico et sera exĂ©cutĂ© en 1811. Le mouvement est lancĂ© et d’autres prennent la relève. Les CrĂ©oles (espagnols nĂ©s au Mexique, sans grand pouvoir politique et Ă©conomique) Ă  la tĂŞte des mĂ©tis et indigènes qui forment le gros des troupes contre les Gachupines (littĂ©ralement « porteurs d'Ă©perons Â») (Espagnols nĂ©s dans la mĂ©tropole dĂ©tenteurs du pouvoir politique et Ă©conomique et auxquels Ă©taient rĂ©servĂ©es les fonctions lucratives). Le premier acte d'indĂ©pendance a Ă©tĂ© signĂ© le 6 novembre 1813, lequel a Ă©tĂ© intitulĂ© Acte Solennel de la DĂ©claration d'IndĂ©pendance de l'AmĂ©rique Septentrionale. L’Acte d’indĂ©pendance du Mexique sera finalement signĂ© le 28 septembre 1821.


     Parmi les Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs du mouvement indĂ©pendantiste, la conquĂŞte et l’occupation française de l’Espagne, au dĂ©but du XIX siècle par les troupes de NapolĂ©on et l’avènement des idĂ©es libĂ©rales en Espagne tiennent un rĂ´le important. Avec l'indĂ©pendance, les crĂ©oles purent devenir les maĂ®tres du pays en accĂ©dant Ă  toutes les fonctions auparavant rĂ©servĂ©es aux espagnols . Le 4 octobre 1824, le Mexique se dote d’une Constitution, la RĂ©publique est nĂ©e.


     Durant l’automne 1835, les colons amĂ©ricains du Texas (85 % de la population) se rĂ©voltent contre l’autoritĂ© mexicaine (siège de Fort-Alamo) et proclament, en mars 1836, la « RĂ©publique du Texas». Le Guatemala et l’éphĂ©mère RĂ©publique du Yucatán font sĂ©cession. Cette dernière rĂ©intĂ©gra par la force le Mexique après deux tentatives .


     Vint ensuite ce que l'on appelle l'ère de Santa-Anna. Santa-Anna fut onze fois prĂ©sident entre 1833 et 1855, dĂ©fenseur malheureux de l'unitĂ© nationale pendant la guerre du Texas puis pendant l'invasion amĂ©ricaine de 1846-48.

  - Sous-chapitre : Guerre des Pâtisseries

Article dĂ©taillĂ© : guerre des Pâtisseries.

     Plusieurs pays avaient dĂ©jĂ  rĂ©clamĂ© au Mexique des rĂ©parations pour des dĂ©gâts occasionnĂ©s aux biens de leurs ressortissants lors de troubles, frĂ©quents Ă  cette Ă©poque , en particulier pour le pillage du marchĂ© du Parian Ă  Mexico en 1828.


     Le gouvernement mexicain Ă  cours de ressources tenta d'Ă©luder les paiements, reconnaissant cependant une part de responsabilitĂ©. Entre autres victime de ces dĂ©sordres un commerçant français de Tacubaya, pâtissier de son Ă©tat : des militaires ivres occasionnèrent des dĂ©gâts dans son restaurant . Le gouvernement de Louis-Philippe 1 rĂ©clama la somme de 600 000 pesos (Ă©quivalant Ă  l'Ă©poque Ă  3 millions de francs or) en rĂ©paration de l'ensemble des pertes subies par ses sujets. En 1838 une flotte française arriva au large de Veracruz. Les Français bombardèrent la ville et San Juan de Ulua.


     Les Français obtinrent des garanties quant au paiement de cette somme et se retirèrent après onze mois de blocus du port de Veracruz. Ce qui occasionna une perte pour le trĂ©sor mexicain calculĂ©e par le Journal des DĂ©bats de 2 200 000 pesos soit 11 millions de francs or.

  - Sous-chapitre : Guerre amĂ©ricano-mexicaine

Article dĂ©taillĂ© : Guerre amĂ©ricano-mexicaine.

     En 1836, le Texas proclame son indĂ©pendance du Mexique. Il sera annexĂ© plus tard par les États-Unis. En 1846, le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane Ă©tait le rio Nueces situĂ© Ă  300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre Ă©clate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 Ă  1848.


     Les troupes amĂ©ricaines envahissent le pays et l’occupent de 1847 Ă  1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes amĂ©ricaines hissent le drapeau amĂ©ricain sur le Palais National : la ville de Mexico est occupĂ©e. Sous le contrĂ´le de Winfield Scott, ses troupes exĂ©cutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, dĂ©serteurs de l’US Army, qui collaboraient avec la rĂ©sistance mexicaine face Ă  l’occupant .


     La guerre se termine par la signature en 1848 du traitĂ© de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaĂ®t le rio Bravo comme Ă©tant sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km². Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming reprĂ©sentent les territoires que les États-Unis ont annexĂ©s suite Ă  la guerre amĂ©ricano-mexicaine. En 1857, est promulguĂ©e la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917 .

  - Sous-chapitre : Deuxième intervention française

Article dĂ©taillĂ© : ExpĂ©dition du Mexique.



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Exécution de l’empereur Maximilien de Habsbourg, représentation imaginaire (nombres d'hommes, uniformes, etc., en réalité Maximilien était à droite, Miramon au centre et Mejia à gauche. Ils étaient tête nue.



     En 1861, le gouvernement de Juárez dĂ©cide la suspension du paiement de sa dette extĂ©rieure. La France, l’un des crĂ©anciers du Mexique, invoque le motif des dettes pour y intervenir militairement avec l’appui de l'ancienne puissance coloniale l’Espagne et de l’Angleterre. Profitant de la guerre civile qui dĂ©chire et absorbe les ressources du voisin du Nord, NapolĂ©on III, avec la bĂ©nĂ©diction du pape, pensait Ă©tablir au Mexique un empire "latin" et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des anglo-saxons . Des forces maritimes de ces trois pays dĂ©barquent Ă  Veracruz en 1862 . Le gouvernement mexicain après des nĂ©gociations arrive Ă  obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait (traitĂ© de CĂłrdoba). La France continue donc seule cette expĂ©dition visant Ă  Ă©tablir un empire catholique et ami au Mexique.


     Ă€ part la première bataille de Puebla, gagnĂ©e par les forces mexicaines sous le commandement d’Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La LĂ©gion Ă©trangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, Camaron, rebaptisĂ©e plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l’avancĂ©e des forces ennemies, le gouvernement de Juárez est contraint de s'Ă©loigner Ă  San Luis PotosĂ­ le 31 mai 1863 puis finalement Ă  Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juarez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrĂ´le des forces de NapolĂ©on III. Le 10 juillet, une AssemblĂ©e des Notables Ă  Mexico nomme Maximilien d’Autriche empereur. Il Ă©tait un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionnĂ©, il déçut souvent les conservateurs par ses idĂ©es modernes et libĂ©rales, allant jusqu'Ă  demander Ă  Juarez de gouverner avec lui, mais cet Habsbourg imbu d'Ă©tiquette, commit des maladresses irrĂ©parables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sĂ»r pour l'envahisseur, une guĂ©rilla fĂ©roce ne lui laissa aucun repos et Ă©puisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent ce qui ne fit qu'aggraver la situation .


     Dès la fin de la guerre de sĂ©cession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis, en Ă©change de concessions sur le territoire mexicain (isthme de Tehuantepec), un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui et les succès militaires des rĂ©publicains forcèrent les troupes françaises Ă  se retirer . L'intervention au Mexique fut un grand Ă©chec pour NapolĂ©on III. Le second empire mexicain durera jusqu’en 1867. L’empereur Maximilien est exĂ©cutĂ© Ă  Santiago de QuerĂ©taro. Durant toute cette pĂ©riode, Benito Juarez n'abandonna jamais le territoire national et continua d'exercer sa fonction de prĂ©sident de la RĂ©publique .


  - Sous-chapitre : La prĂ©sidence de Porfirio DĂ­az : El Porfiriato




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Porfirio Diaz


Article dĂ©taillĂ© : la prĂ©sidence de Porfirio DĂ­az.

     HĂ©ros de la guerre contre les Français, Porfirio DĂ­az devient prĂ©sident du Mexique en 1876. Sa prĂ©sidence dure jusqu'en 1911, apportant une longue pĂ©riode de tranquillitĂ© . Il travaille pour la paix, le progrès, et l'ouverture du pays aux investisseurs Ă©trangers. Ses rĂ©formes modernisent et enrichissent le pays, mais ne profitent pas Ă  tous et approfondissent le fossĂ© entre riches et pauvres . Ă€ chaque Ă©lection, il est réélu . Les dysfonctionnements du vote et le mĂ©contentement d'une partie de la population surtout de la classe moyenne menĂ©e par qui se sentait abandonnĂ©e au profit des très riches , dĂ©clenchent la RĂ©volution, Madero reprend habilement le vieux slogan de DĂ­az « suffrage effectif - pas de réélection Â» pour sa campagne politique. DĂ­az est l'auteur de la phrase "Pauvre Mexique si loin de Dieu et si proche des Etats-unis" (1878)

  - Sous-chapitre : RĂ©volution de 1910

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©volution mexicaine.



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Emiliano Zapata



     Porfirio DĂ­az, au pouvoir depuis une trentaine d'annĂ©es, voulait se prĂ©senter Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 1910 de mĂŞme que Francisco Madero. DĂ­az fit emprisonner Madero puis le relâcha. DĂ­az sortit victorieux des Ă©lections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix Ă  travers tout le pays. De nombreuses personnes estimèrent qu'il y avait eu une fraude flagrante et se rebellèrent. Ainsi, dĂ©buta la guerre civile mexicaine, aussi appelĂ©e RĂ©volution mexicaine.


     Lors de la RĂ©volution mexicaine, Diaz dut affronter plusieurs rĂ©bellions, dont celles de Francisco Villa dans le nord et d'Emiliano Zapata principalement dans l'État de Morelos. En 1911, après la prise de Ciudad Juárez, Diaz, qui voulait Ă©viter une guerre civile prĂ©fĂ©ra partir en exil en France.


     La rĂ©volution dĂ©gĂ©nĂ©ra alors en une lutte pour le pouvoir entre rĂ©volutionnaires. Le prĂ©sident Madero (rĂ©volutionnaire) fut assassinĂ© par Victoriano Huerta (rĂ©actionnaire) lui-mĂŞme chassĂ© par Francisco Villa. Zapata fut assassinĂ© en 1919, Carranza, l'assassin de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923.


     La rĂ©volution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu’aux annĂ©es 1930 (assassinat d'Alvaro Obregon en 1928). Une autre vague de violence suit les mesures anticlĂ©ricales adoptĂ©es par le gouvernement Calles en 1926 : c'est la guerre des Cristeros.

  - Sous-chapitre : Mexique moderne


     Ă€ la mort d'Obregon, Plutarco ElĂ­as Calles devient le Jefe maximo de la RevoluciĂłn. En mars 1929, il fonde le Partido Nacional Revolucionario dans le but de contrĂ´ler et de surveiller les divers courants politiques et se nomme lui-mĂŞme Ă  la tĂŞte de ce parti. Dans le but d'Ă©viter des confits entre gĂ©nĂ©raux, il fait nommer prĂ©sident de la RĂ©publique un civil Emilio Portes Gil pour la pĂ©riode de 1928 Ă  1930. Calles dut lutter contre une conjuration de militaires obregonistes menĂ©e par JosĂ© Gonzalo Escobar Ă©cartĂ©s du pouvoir nommĂ©e plan de Hermosillo. Les annĂ©es 1930 furent marquĂ©es par la prĂ©sidence de Cárdenas de 1934 Ă  1940 qui se proposait de faire du Mexique un pays socialiste et par des nationalisations , l'institution d'un plan sexennal imitĂ© de l'URSS , puis l'expropriation pĂ©trolière en 1938, Cardenas profitant de la baisse du prix du pĂ©trole et de difficultĂ©s Ă©conomiques des compagnies pĂ©trolières Ă©trangères en majoritĂ© anglo-nĂ©erlandaises et amĂ©ricaines alors au bord de la faillite . Staline et les communistes mexicains dirent alors que les principaux bĂ©nĂ©ficiaires de cette nationalisation seront les États-Unis car de compĂ©titeur en matière de production le secteur pĂ©trolier commença Ă  dĂ©pendre de la technologie et des financements amĂ©ricains, il existe Ă  la bibliothèque du Congrès des États-Unis des preuves de l'appui financier de Roosevelt Ă  celui de Cardenas . Le Parti rĂ©volutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste prit son nom actuel en 1946 et dirigea le pays sans interruption jusqu’en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN (conservateur dĂ©mocrate chrĂ©tien). (Voir la Liste des prĂ©sidents du Mexique.)


     En 2006, les rĂ©sultats des Ă©lections nationales, qui donnent la majoritĂ© vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestĂ©s, comme il est d'habitude au Mexique, par le perdant, qui dĂ©nonce des centaines d’irrĂ©gularitĂ©s . L'objectivitĂ© veut que l'on fasse remarquer que les mĂŞmes "erreurs" furent dĂ©tectĂ©es en faveur du PRD.


     Un million de personnes descendent dans la rue Ă  deux reprises pour montrer la contestation d’une partie de la population quant au rĂ©sultat du scrutin . Le 9 aoĂ»t, un recomptage partiel a Ă©tĂ© effectuĂ© lĂ  oĂą des irrĂ©gularitĂ©s ont Ă©tĂ© prouvĂ©es, conduisant Ă  la confirmation officielle du rĂ©sultat par le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la FĂ©dĂ©ration.






Chapitre : Politique


Article dĂ©taillĂ© : Politique du Mexique.

     Le Mexique est une rĂ©publique fĂ©dĂ©rale composĂ©e de 31 États et d’un District FĂ©dĂ©ral. La sĂ©paration des trois pouvoirs (exĂ©cutif, lĂ©gislatif et judiciaire) est garantie par la Constitution de 1917.

  - Sous-chapitre : Le pouvoir exĂ©cutif




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Le président Felipe Calderón et le premier ministre canadien Harper dans la RLNA 2007



     Le chef de l’exĂ©cutif est le prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©lu pour une pĂ©riode de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct Ă  un seul tour et Ă  la majoritĂ© relative. Il n’y a pas de Premier ministre. Le prĂ©sident nomme et rĂ©voque les ministres, le procureur gĂ©nĂ©ral (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls gĂ©nĂ©raux. En cas de dĂ©mission ou de dĂ©cès, le Congrès dĂ©signe un prĂ©sident intĂ©rimaire. Le prĂ©sident peut Ă©mettre des dĂ©crets dans le domaine Ă©conomique et financier grâce aux pouvoirs que lui dĂ©lègue le Congrès .


     Depuis le 1 dĂ©cembre 2006, Felipe CalderĂłn (PAN) est le prĂ©sident du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages Ă  l’élection prĂ©sidentielle du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour AndrĂ©s Manuel LĂłpez Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI) .


     Le 13 juillet, 359 recours de non-conformitĂ© avaient Ă©tĂ© introduits devant le TEPJF (Tribunal Ă©lectoral du pouvoir judiciaire de la fĂ©dĂ©ration), 227 prĂ©sentĂ©s par la Coalition pour le bien de tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l’Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).
Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le 1 décembre .


     Ă€ condition de disposer d’un appui au sein du corps lĂ©gislatif , le gouvernement fĂ©dĂ©ral dispose de plus de pouvoirs que son Ă©quivalent nord-amĂ©ricain . Il peut destituer les gouverneurs des États Ă©lus au suffrage universel pour faute grave , corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont rĂ©servĂ©s en majeure partie au Gouvernement fĂ©dĂ©ral qui n’en redistribue qu’une faible part aux États.

  - Sous-chapitre : Le pouvoir lĂ©gislatif


     Le Congrès est divisĂ© en deux chambres :

    Liste :
  • Le SĂ©nat : Les sĂ©nateurs sont Ă©lus tous les 6 ans. Le SĂ©nat compte 128 sĂ©nateurs, soit 4 sĂ©nateurs par entitĂ© fĂ©dĂ©rative. En 2000, le SĂ©nat Ă©tait dominĂ© par le PRI avec 60 sièges, suivi du PAN avec 46 et enfin 15 pour le PRD. Le reste des sĂ©nateurs sont soit indĂ©pendants, soit appartiennent Ă  d’autres partis plus petits . Suite aux Ă©lections de juillet 2006, le SĂ©nat a vu le poids du PAN et du PRD s’accroĂ®tre au dĂ©triment du PRI. Le PAN devient donc la première force politique avec 53 sĂ©nateurs, suivi par le PRD avec 37 Ă  Ă©galitĂ© avec le PRI. NĂ©anmoins, le PAN n’a pas la majoritĂ© absolue au SĂ©nat .
    Liste :
  • La Chambre des dĂ©putĂ©s : les dĂ©putĂ©s sont Ă©lus au suffrage universel direct tous les 3 ans. La Chambre compte 500 reprĂ©sentants. 300 circonscriptions Ă©lectorales dĂ©signent chacune un dĂ©putĂ© et 200 autres dĂ©putĂ©s sont Ă©lus au suffrage proportionnel Ă  travers tout le pays. Les 200 sièges dĂ©signĂ©s de façon proportionnelle ont Ă©tĂ© créés pour permettre aux petits partis d’accĂ©der plus facilement Ă  la Chambre. En 2003, la composition de la chambre Ă©tait de 223 sièges pour le PRI, 148 pour le PAN, 97 pour le PRD. Le PAN n’ayant pas de majoritĂ© Ă  la chambre, il ne peut passer de lois sans l’appui des autres partis politiques. Suite aux Ă©lections de juillet 2006, le PRI a perdu des dĂ©putĂ©s au profit du PAN et du PRD .

     En effet, le PAN Ă©tait devenu la première force politique Ă  la Chambre des dĂ©putĂ©s avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges, et en 3 position par le PRI avec seulement 119 sièges. NĂ©anmoins, le PAN sans majoritĂ© absolue Ă  la Chambre des dĂ©putĂ©s a dĂ» obtenir l’appui de l’opposition pour faire passer ses lois .


     Les Ă©lections de juillet 2009 ont vu le retour du PRI, qui en obtenant 237 sièges redevient la première force parlementaire du pays, le parti prĂ©sidentiel PAN recule avec 143 dĂ©putĂ©s, ainsi que le PRD qui ne conserve que 71 sièges.


     Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rĂ´le puisque l’opposition obtint plus de sièges grâce Ă  la dĂ©signation de 200 sièges de dĂ©putĂ©s Ă©lus Ă  la proportionnelle.

  - Sous-chapitre : États fĂ©dĂ©rĂ©s

Article dĂ©taillĂ© : États du Mexique.

     Le Mexique est composĂ© de 31 États et d’un district fĂ©dĂ©ral :




     







Chapitre : Géographie


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie du Mexique.



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Carte topographique du Mexique



     Le Mexique est un pays situĂ© en AmĂ©rique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3 326 km) au Nord et avec le Belize (193 km) et le Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l’ocĂ©an Pacifique et le golfe de Californie (7 338 km) Ă  l’Ouest et avec la mer des CaraĂŻbes et le golfe du Mexique (2805 km) Ă  l’Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6 000 km² d’îles dans l’ocĂ©an Pacifique, le golfe de Californie, la mer des CaraĂŻbes et le golfe du Mexique. La zone Ă©conomique exclusive (ZEE) mexicaine s’étend sur 370 km Ă  partir de chaque cĂ´te et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques Ă®les comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine Ă  5 700 m, tandis que le point le moins Ă©levĂ© est la Laguna Salada qui se trouve Ă  10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.


     Parmi les ressources naturelles, on trouve l’argent, le cuivre, le gaz naturel, l’or, le pĂ©trole, le plomb et le zinc.

  - Sous-chapitre : Relief


     Le Mexique est traversĂ© par deux principales chaĂ®nes de montagne : La Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale. La Sierra Madre Occidentale Ă  l’ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre Orientale Ă  l’est est la prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaĂ®nes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère nĂ©ovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte Ă©galement d’autres chaĂ®nes de montagne moins importantes comme la chaĂ®ne de montage californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.


     Principales chaĂ®nes de montagne et plateau principal

    Liste :
  • La Sierra Madre Occidentale s’étend sur 1 250 km Ă  50 km au sud de la frontière avec les États-Unis et rejoint la cordillère nĂ©ovolcanique après le Rio Santiago. Le Cordillère nĂ©ovolcanique traverse le centre du Mexique d’est en ouest. Au Nord, la Sierra Madre Occidentale est situĂ©e Ă  environ 300 km des cĂ´tes occidentales mais Ă  proximitĂ© de la cordillère nĂ©ovolcanique elle n’est plus qu’à 5 km de la cĂ´te pacifique. La Sierra Madre Occidentale s’élève Ă  environ 2250 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.
  • La Sierra Madre Orientale commence Ă  la frontière entre le Texas et le Mexique et continue sur 1350 km jusqu’à atteindre le Cofre de Perote un des sommets principaux de la cordillère nĂ©ovolcanique. Comme pour la Sierra Madre Occidentale, la Sierra Madre Orientale se rapproche progressivement des cĂ´tes en se rapprochant de l’extrĂ©mitĂ© sud. En effet, elle ne se situe plus alors qu’a 75 km du golfe du Mexique. La Sierra Madre Orientale s’élève Ă  environ 2200 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.

     


    Liste :
  • Le plateau mexicain s’étend lui aussi de la frontière avec les États-Unis jusqu’à la Cordillère nĂ©ovolcanique et occupe une vaste superficie entre les Sierra Madres Occidentale et Orientale.

     Le plateau fut divisĂ© par le passĂ© entre la Mesa del Norte et la Mesa Centra, nĂ©anmoins aujourd’hui les gĂ©ographes considèrent ces deux parties comme appartenant au mĂŞme plateau.

Le nord du plateau s’élève à environ 1100 m d’altitude et s’étend du rio Bravo jusqu’à l’État de Zacatecas et l’État de San Luis Potosí. La région compte de nombreuses dépressions dont la plus grande est le Bolsón de Mapimi.
Le sud du plateau est plus haut puisqu’il s’élève à environ 2000 m. Il comporte de nombreuses vallées qui ont été formée par d’ancien lacs. Plusieurs des plus importantes villes mexicaines comme Mexico ou Guadalajara sont situées dans ces vallées.

     


    Liste :
  • La Cordillère nĂ©ovolcanique est une ceinture de 900 km de long et 130 km de large qui s’étend de l’ocĂ©an Pacifique jusqu’au golfe du Mexique. La Cordillère commence au rio Bravo et continue jusqu’au sud de Colima oĂą elle va vers l’est en suivant le 19 parallèle pour finir au centre de l’État de Veracruz. La rĂ©gion est caractĂ©risĂ©e par une activitĂ© sismique importante et compte les sommets volcaniques les plus hauts. La Cordillère possède trois sommets dĂ©passant les 5000 m d’altitude : Pico de Orizaba (Pic d'Orizaba) ou CitlatĂ©petl qui est le troisième plus haut sommet d’AmĂ©rique du Nord, le PopocatĂ©petl et l’IztaccĂ­huatl qui sont tous deux près de Mexico. La Cordillère nĂ©ovolcanique est considĂ©rĂ©e comme la division gĂ©ologique entre l’AmĂ©rique du Nord et l’AmĂ©rique centrale.

     


  - Sous-chapitre : Cours d’eau




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Le RĂ­o Bravo ou RĂ­o Grande



     Le Mexique a environ 150 fleuves et rivières. Les 2/3 de ces derniers se dĂ©versent dans l’ocĂ©an Pacifique et 1/3 dans le golfe du Mexique ou la mer des CaraĂŻbes. MalgrĂ© l’apparente abondance d’eau, les volumes d’eau sont rĂ©partis de manière très inĂ©quitable Ă  travers le pays. En effet, cinq rivières, (l’Usumacinta, la Grijalva, le Papaloapán, le Coatzacoalcos, et le Pánuco) totalisent 52 % du volume annuel moyen d’eau. Ces cinq rivières (actuellement très polluĂ©es) se dĂ©versent dans le golfe du Mexique. Seul le rio Panuco n’est pas dans le sud-est mexicain. Le Nord et le Centre du Mexique qui couvrent 47 % du territoire et regroupent près de 60 % de la population ont moins de 10 % des ressources d’eau du pays.


     Le Mexique possède peu de cours d’eau navigables.


     Le RĂ­o Grande est appelĂ© RĂ­o Bravo del Norte par les Mexicains.

  - Sous-chapitre : Climat


     Le Tropique du Cancer divise le pays en deux zones, l'une tempĂ©rĂ©e (climat subtropical humide) et l'autre au climat tropical. Le climat varie avec l’altitude. Les tierras calientes (terres chaudes), comprenant les plaines cĂ´tières, s’élevant jusqu’à environ 915 m. Au nord du 24 parallèle, les tempĂ©ratures sont plus froides pendant les mois d’hiver, tandis qu’au sud, elles restent constantes le long de l’annĂ©e. Elles varient nĂ©anmoins en fonction de l’altitude.


     Les zones au sud du 27 parallèle :

Jusqu’à 1000 m (les cĂ´tes et la pĂ©ninsule du Yucatan) : ont une tempĂ©rature moyenne comprise entre 24°C et 28°C. La tempĂ©rature reste Ă©levĂ©e toute l’annĂ©e avec seulement 5°C de diffĂ©rence entre les moyennes de tempĂ©ratures d’hiver et d’étĂ©.
Entre 1000 et 2000 m la température moyenne est comprise entre 16°C et 20°C. Les villes et villages à cette altitude au sud du 24 parallèle jouissent d’un climat relativement constant et d’agréables températures tout au long de l’année alors que les régions au nord ont un climat aux variations saisonnières plus marquées.
Au-dessus de 2000 m la température moyenne est comprise entre 8°C et 12°C dans la cordillère néovolcanique.
Mexico, perchée à 2357 m, a une température moyenne de 25°C avec un agréable été et un hiver doux. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de mai (le plus chaud) sont de 26°C et 12°C. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de janvier (le plus froid) sont de 19°C et 6°C .

     Les pluies varient beaucoup selon la situation gĂ©ographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l’État de Sonora, les plateaux du Nord et une partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces rĂ©gions en moyenne entre 300 et 600 millimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les rĂ©gions les plus peuplĂ©es (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 millimètres. Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de 1000 millimètres de pluies Ă  l’annĂ©e. La rĂ©gion au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2000 millimètres de pluies Ă  l’annĂ©e. Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.

    Liste :
  • Saison humide ou saison des pluies :

     Le Mexique connaĂ®t une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquĂ©es. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin Ă  mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l’annĂ©e. FĂ©vrier et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ 5 millimètres de pluies en fĂ©vrier et 300 millimètres en juillet. Les rĂ©gions cĂ´tières, et spĂ©cialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs prĂ©cipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de 300 millimètres de pluies pendant ce mois.


     Une petite partie de la cĂ´te nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat mĂ©diterranĂ©en avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.

    Liste :
  • Ouragans :

     Le Mexique est situĂ© dans la ceinture des ouragans et toutes les rĂ©gions cĂ´tières sont susceptibles de subir une de ces tempĂŞtes de juin Ă  novembre. Les ouragans de la cĂ´te Pacifique sont moins frĂ©quents et souvent moins violents que ceux qui affectent la cĂ´te est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque annĂ©e les cĂ´tes du golfe du Mexique et de la mer des CaraĂŻbes, avec des vents violents qui peuvent dĂ©passer les 200 km/h, mettent en pĂ©ril la vie des habitants et provoquent des dĂ©gâts importants aux hĂ´tels et habitations de la rĂ©gion .

  - Sous-chapitre : BiodiversitĂ©




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Un Lepisosteus, une des espèces endémiques du Mexique.





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Un Jaguar, un mammifère natif du Mexico.



     Le Mexique est un des 18 pays mĂ©gadivers de la planète. Avec 200 000 espèces diffĂ©rentes, le Mexique hĂ©berge 10 Ă  12% de la biodiversitĂ© mondiale.


     Le Mexique est le premier pays en nombre d'espèces de reptiles avec 707 espèces connues, second en nombre d'espèces de mammifères avec 438 espèces, le quatrième en nombre d'espèces d'amphibiens avec 290 espèces et quatrième en nombre d'espèces de plantes. Ce pays compte quelques 1086 espèces d'oiseaux, dont 101 endĂ©miques. Le Mexique est Ă©galement considĂ©rĂ© comme le second pays en Ă©cosystèmes et le quatrième en nombre total d'espèces. Près de 2 500 espèces sont protĂ©gĂ©es par la lĂ©gislation mexicaine. Le gouvernement mexicain a créé le Sistema Nacional de InformaciĂłn acerca de la Biodiversidad, qui se charge d'Ă©tudier et de promouvoir l'utilisation substantiel des Ă©cosystèmes.


     Au Mexique, 170 000 km² sont considĂ©rĂ© comme des zones naturelles protĂ©gĂ©es. 34 rĂ©serves de biosphère (Ă©cosystèmes inaltĂ©rĂ©s), 64 parcs nationaux, 4 monuments naturels, 26 aires pour protĂ©ger la flore et la faune, 4 zones pour la protection naturel et 17 sanctuaires (zone comportant une diversitĂ© riche en espèces.






Chapitre : Économie


Article dĂ©taillĂ© : Économie du Mexique.

  - Sous-chapitre : AgrĂ©gats macroĂ©conomiques




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Pesos mexicains


PIB 2005 (Prix et PPA courant) : 1006 milliards de dollars (estimation)
PIB / hab. : 9600 dollars
Source : OCDE - Liste des pays par PIB

     


  - Sous-chapitre : PĂ©trole et gaz naturel

    Liste :
  • PĂ©trole : les champs pĂ©trolifères se situent principalement dans les États de Veracruz, de Tabasco, de Chiapas et de Campeche (70% de l’exploitation nationale). Depuis le gouvernement du prĂ©sident Lázaro Cárdenas qui dĂ©cida la nationalisation du pĂ©trole, la compagnie d’État Pemex a le monopole de l’exploitation, production, transport et commercialisation du pĂ©trole sur le territoire mexicain. Le Mexique est le 5 producteur mondial de pĂ©trole et le 9 exportateur. La quasi-totalitĂ© des exportations de pĂ©trole mexicain se font en direction des États-Unis dont il est le troisième fournisseur. NĂ©anmoins, le dĂ©clin du principal gisement, Cantarell, laisse prĂ©sager une baisse de la production du pays dans les annĂ©es Ă  venir, ce qui inquiète beaucoup le gouvernement .
    Liste :
  • Gaz naturel : Pemex possède uniquement le monopole de l’exploitation et de la production de gaz naturel au Mexique. En effet, depuis 1995 le gouvernement a autorisĂ© l’investissement privĂ© dans le transport, la distribution et le stockage de gaz naturel .

     MĂŞme si le pĂ©trole ne reprĂ©sente aujourd’hui qu’une partie des exportations mexicaines, les ressources financières dĂ©gagĂ©es par Pemex financent 30% du budget de l’État. Cette situation a permis aux Mexicains de bĂ©nĂ©ficier d’une certaine clĂ©mence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l’OCDE et de toute l’AmĂ©rique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l’OCDE) .

  - Sous-chapitre : Secteur primaire




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Barils de téquila



     Le secteur primaire reprĂ©sente 4% du PIB et emploie 18% de la population active.

    Liste :
  • L’agriculture mexicaine : caractĂ©risĂ©e par une faible productivitĂ© a dĂ» s’adapter Ă  la forte concurrence induite par l’ALENA signĂ© avec les États-Unis et le Canada. Le pays a dĂ©veloppĂ© des filières agricoles notamment dans les avocats .
    Liste :
  • Vin et spiritueux : la production de vin connaĂ®t une croissance importante ces dernières annĂ©es mĂŞme si elle est encore loin en termes de qualitĂ©. Par contre le Mexique produit de nombreux spiritueux dont la tequila faite Ă  partir de la distillation de l’agave bleue. 50% de la production de tequila est exportĂ© vers les États-Unis. La tequila possède une AOC et ne peut provenir que d’une rĂ©gion dĂ©terminĂ©e, situĂ©e principalement dans l’État de Jalisco.
    Liste :
  • Mines : le Mexique exporte de nombreux minĂ©raux, notamment l’argent dont il est le premier producteur mondial .
    Liste :
  • PĂŞche et faune marine

  - Sous-chapitre : Secteur secondaire


     L’industrie reprĂ©sente 26,5% du PIB (2004) et emploie 24% de la population active.

    Liste :
  • L’industrie lourde : dans des secteurs comme le ciment, le verre et l’acier. Le Mexique compte de nombreux champions nationaux dont quelques-uns ont une vĂ©ritable dimension internationale. Cemex est le 3 producteur de ciment au monde juste après le français Lafarge et le suisse Holcim. Vitro, Grupo Alfa, Metalsa… sont d’autres exemples de ces nouvelles multinationales mexicaines .
    Liste :
  • La bière : le Mexique compte une importante industrie de la bière. Avec des marques connues internationalement comme Corona, Sol, Tecate… Les bières mexicaines ont connu un formidable essor Ă  l’international et sont bues dans tous les continents. Deux groupes principaux se partagent le marchĂ© : Grupo Modelo (site) et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma (site).
    Liste :
  • La production automobile : alors que le Mexique ne compte aucune marque nationale d’automobile, il en est le 9 producteur mondial. Le Mexique attire les grands groupes comme Ford, General Motors, Renault Nissan, Daimler Chrysler… grâce Ă  sa proximitĂ© gĂ©ographique et le traitĂ© de libre Ă©change signĂ© avec les États-Unis et le Canada. En 2004 le secteur employait environ 600 000 personnes et les perspectives de dĂ©veloppement sont très positives. De nombreux groupes pensent investir massivement au Mexique pour dĂ©velopper leurs infrastructures. Le dernier en date, le groupe Ford pense investir 9 milliards de dollars.
    Liste :
  • Les NTIC : Le secteur des nouvelles technologies connaĂ®t un fort dĂ©veloppement au Mexique et en particulier dans la rĂ©gion de Guadalajara. Devenue la vitrine du Mexique en tant que ville des nouvelles technologies, Guadalajara est considĂ©rĂ©e comme la Silicon Valley mexicaine. Les groupes comme IBM, Hitachi, HP, Intel, Siemens ou Kodak investissent massivement dans la rĂ©gion.

  - Sous-chapitre : Secteur tertiaire




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     Le secteur tertiaire reprĂ©sente 69,5% du PIB et emploi 58% de la population active.

    Liste :
  • Le tourisme : est l’une des toutes premières activitĂ©s du pays. Avec une riche variĂ©tĂ© de paysages, de climats et de plages, le Mexique a fortement investi pour dĂ©velopper ce secteur qui emploie beaucoup de personnes. Connues internationalement les stations balnĂ©aires comme Cancun, Acapulco, Puerto Vallarta attirent des millions de touristes tous les ans.
    Liste :
  • L’audiovisuel : le Mexique produit et exporte de nombreuses sĂ©ries connues sous le nom de telenovelas. Feuilletons reflets des rĂŞves populaires, ils attirent des millions de tĂ©lĂ©spectateurs. Le paysage audiovisuel est dominĂ© par deux groupes : Televisa et TV Azteca. Ces dernières annĂ©es, les chaĂ®nes mexicaines se dĂ©veloppent aux États-Unis afin d’offrir Ă  la communautĂ© hispanique des programmes spĂ©cifiques .
    Liste :
  • Les tĂ©lĂ©communications : En 2004, le Mexique comptait 38 millions d’utilisateurs de tĂ©lĂ©phones mobiles pour 104 millions d’habitants, c’est-Ă -dire qu’environ 36% de la population disposait d’un tĂ©lĂ©phone mobile contre plus de 68% dans l’Union europĂ©enne. Le marchĂ© est dominĂ© par l’ex-monopole d’État Telmex qui appartient Ă  Carlos Slim, l’homme le plus riche d’AmĂ©rique latine et l’une des plus grandes fortunes mondiales. Le pays compte Ă©galement 17 millions d’utilisateurs internet. La couverture est assez bonne dans les grandes villes Ă  la diffĂ©rence des zones rurales.

  - Sous-chapitre : L’économie depuis la signature de l’ALENA


     En janvier 1994, le Mexique, le Canada et les États-Unis signent l’Accord de libre Ă©change d’AmĂ©rique du Nord ALENA crĂ©ant ainsi la plus vaste zone de libre-Ă©change du monde. L’ALENA a fortement transformĂ© le Mexique qui passa d’une politique Ă©conomique marquĂ©e par son fort protectionnisme Ă  une politique Ă©conomique basĂ©e sur le libre-Ă©change et l’insertion dans l’économie mondiale. L’annĂ©e mĂŞme de la mise en application de l’ALENA, le Mexique connut une grave crise Ă©conomique marquĂ©e par une forte dĂ©valuation du peso. Les raisons de cette crises sont multiples, adaptation imposĂ©e du tissu Ă©conomique Ă  ce nouvel environnement Ă©conomique, politique monĂ©taire. En 2008 la dette extĂ©rieure ne reprĂ©sentait plus que 8% du PIB contre 50% en 1993. Le pourcentage de la dette publique en dollars a baissĂ© de 95% Ă  63% en 2008.


     Depuis 1994, l’économie mexicaine s’est remise de la crise Ă©conomique. Les exportations ont connu une croissance très importante, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les maquiladoras ou zones franches sont un des Ă©lĂ©ments importants de ce succès. Aujourd’hui, le Mexique reprĂ©sente 50% des importations et exportations d’AmĂ©rique latine et est devenu la 8 puissance commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus Ă©levĂ© d’AmĂ©rique latine, devant le BrĂ©sil et l’Argentine et la 11 puissance Ă©conomique selon ce mĂŞme critère. Les cinq principaux pays investisseurs au Mexique sont par ordre dĂ©croissant les États-Unis, l'Espagne, le Canada, les Pays-Bas et la Suisse . En 2000, le Mexique connut sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l’arrivĂ©e au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique Ă©conomique de ses prĂ©dĂ©cesseurs avec une politique budgĂ©taire et monĂ©taire rigoureuse. L’inflation a fortement baissĂ© et les finances publiques ont Ă©tĂ© fortement amĂ©liorĂ©es notamment grâce Ă  la hausse du prix du pĂ©trole dont le Mexique est le 5 exportateur mondial . La dette publique ne reprĂ©sente plus aujourd’hui que 23,5 % du PIB et la dette extĂ©rieure mexicaine a Ă©tĂ© classĂ©e par Standard & Poor’s BBB soit le niveau le plus haut jamais atteint par le Mexique et la meilleure notation des grandes Ă©conomies d’AmĂ©rique latine.


     Afin de diversifier les dĂ©bouchĂ©s des exportations mexicaines (dont plus de 80% sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signĂ© un grand nombre de traitĂ©s de libre-Ă©change, notamment avec l’Union europĂ©enne, le Japon, IsraĂ«l. Il existe aussi un traitĂ© de libre-Ă©change avec les pays de l'AELE entrĂ© en vigueur en 2001 .


     Entre 2001 et 2003, le Mexique connut une croissance Ă©conomique mĂ©diocre. (-0,3% en 2001, +0,9% en 2002 et +1,4% en 2003) . En effet, la Chine est devenue un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois Ă©tant en moyenne 4 fois moins Ă©levĂ© qu’au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle Ă©conomique Ă  cette nouvelle situation internationale, notamment Ă  travers des rĂ©formes structurelles qui se font très lentement .


     Depuis 2004, la croissance Ă©conomique s’est fortement accĂ©lĂ©rĂ©e. +4,3% en 2004 et +3,8% en 2005 (estimations). De nombreuses entreprises revenant au Mexique après ĂŞtre parties en Asie . NĂ©anmoins, pour que cette reprise puisse ĂŞtre durable et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millĂ©naire dans la lutte contre la pauvretĂ© qui touche encore 40% de la population, d’importantes rĂ©formes structurelles doivent ĂŞtre entreprises .


     Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des Ă©migrĂ©s mexicains pour leurs familles qui sont restĂ©es au Mexique ont reprĂ©sentĂ© en 2005 un record de plus de 20 milliards de dollars . Cela est l’équivalent de la moitiĂ© de la valeur des exportations pĂ©trolières du pays, qui reprĂ©sentent Ă  leur tour moins de 10% des exportations totales de biens, au contraire des dĂ©cennies prĂ©cĂ©dentes oĂą les exportations pĂ©trolières prĂ©valaient dans la balance courante . Cette formidable manne est supĂ©rieure aux investissements Ă©trangers au Mexique et permet d’amĂ©liorer la situation Ă©conomique de nombreuses familles rurales .


     Il reste d’importants dĂ©fis que le Mexique doit surmonter :

    Liste :
  • L’inĂ©gale rĂ©partition des richesses au sein de la population (indice de Gini 53,1 en 1998)
  • Les inĂ©galitĂ©s de dĂ©veloppement entre les États du Nord et du centre riches et les États du Sud pauvres
  • L’élection prĂ©sidentielle de 2006 a montrĂ© les difficultĂ©s d'application de la dĂ©mocratie au Mexique
  • L’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© de l’économie mexicaine face Ă  la Chine ou Ă  l’Inde





Chapitre : Démographie et villes


  - Sous-chapitre : Transition dĂ©mographique

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie du Mexique.



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Taux d'excédent naturel





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Population mexicaine





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Répartition par tranche d’âges



     Pendant tout le XIX siècle, la population du Mexique a seulement doublĂ©. Cette tendance continuera pendant les deux premières dĂ©cennies du XX siècle. En 1920, on assiste Ă  une perte de 2 millions d’habitants qui peut s’expliquer par la RĂ©volution mexicaine entre 1910 et 1920.


     Le taux de croissance de la population s’est fortement accĂ©lĂ©rĂ© entre 1930 et 1980, avec des chiffres supĂ©rieurs Ă  3%. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et Ă  ce rythme on estimait que le Mexique compterait 120 millions d’habitants en 2000. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral crĂ©a alors le Conseil national de la population, CONAPO, avec pour mission d’établir des politiques de contrĂ´le de la natalitĂ© et rĂ©aliser des Ă©tudes sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu’à 1,6% sur la pĂ©riode 1995 et 2000. Ă€ la mi-2008, la population mexicaine s’élevait Ă  106 682 500


     L’espĂ©rance de vie passa de 36 ans en 1895 Ă  75,19 ans en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition dĂ©mographique. En effet, le taux de fĂ©conditĂ© n’est plus que de 2,45 enfants par femme, et la mortalitĂ© infantile est de 20,91 dĂ©cès pour 1000 naissances .

Taux d'excédent naturel total de la population (chiffres 2005)

     Le solde migratoire est traditionnellement nĂ©gatif et s’élève Ă  plus de 450 000 Mexicains par an. Les États-Unis restent la première destination.


     MĂŞme si aujourd’hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6 % de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencĂ© et s’accĂ©lèrera dans les prochaines annĂ©es.


  - Sous-chapitre : Exode rural et urbanisation

Article dĂ©taillĂ© : Villes du Mexique.



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Vue de la ville de Mexico



     Mexico


     Guadalajara


     Monterrey


     Puebla


     Morelia


     Campeche, la mer.

  - Sous-chapitre : Indigènes et Ă©migration mexicaine




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Répartition ethnique


Principaux groupes indigènes au Mexique
GroupePopulation
Náhuatl2.445.969
Maya (yucatèque)1.475.575
Zapoteco777.253
Mixteco726.601
OtomĂ­646.875
Totonaca411.266
Tzotzil406.962
Tzeltal384.074
Mazahua326.660
Mazateco305.836
Source : CDI (2000) [1]

     Le Mexique compte un peu plus de 106 millions d’habitants soit le pays hispanophone le plus peuplĂ© largement devant l’Espagne et le 3 pays le plus peuplĂ© du continent amĂ©ricain après les États-Unis et le BrĂ©sil. Au niveau mondial c’est le onzième pays le plus peuplĂ© du monde après la Chine, l’Inde, les États-Unis, l’IndonĂ©sie, le BrĂ©sil, le Pakistan, le Bangladesh, la Russie, le Nigeria, et le Japon.


     La population qui parle les langues indigènes (unique critère retenu par l’INEGI pour designer la population indigène) passa de 17% en 1895 Ă  seulement 7% en 2000. NĂ©anmoins en nombre absolu elle a cru en passant de 1 million en 1895 Ă  7 millions en 2000. Les spĂ©cialistes s'accordent pour dire qu’il y a plutĂ´t 12,7 millions d’indigènes qui parlent ou non une langue indigène au Mexique. Jusqu’en 1980, les populations indigènes Ă©migraient en direction des mĂ©tropoles rĂ©gionales proches de leur lieu de naissance mais Ă  partir des annĂ©es 1990 l’émigration indigène se fit massivement en direction des États-Unis. Les salaires plus Ă©levĂ©s aux États-Unis alimentaient inlassablement le flux de l'Ă©migration. Les États-Unis ont entrepris de renforcer leur frontière avec le Mexique et des murs sur la frontière ont Ă©tĂ© installĂ©s en diffĂ©rents endroits Ă  partir de 1996.


     Les États-Unis sont le pays oĂą vivent le plus de Mexicains après le Mexique. Il se dit que Los Angeles, la plus grande ville de Californie est aussi la deuxième ville mexicaine en termes de population car le nombre d’immigrĂ©s et de descendants de Mexicains dĂ©passe largement les 4 millions de personnes qui vivent Ă  Guadalajara, seconde mĂ©tropole mexicaine. La prĂ©sence des Mexicains de l’autre cĂ´tĂ© du RĂ­o Grande commence lors de l’annexion par les États-Unis d’immenses territoires mexicains. Ainsi un certain nombre de Mexicains se trouvèrent de facto en territoire amĂ©ricain mais gardèrent leurs coutumes et leur langue. L’État du Nouveau-Mexique illustre bien cela. Ă€ ce nombre, il faut ajouter le nombre important de braceros qui partirent vivre aux États-Unis, parfois temporairement grâce Ă  un accord laboral entre les gouvernements de Washington et de Mexico. Les dernières crises Ă©conomiques du Mexique ont favorisĂ© l’émigration vers le nord et on estime qu’au dĂ©but du XXI siècle près de 38 millions de Mexicains ou descendants de Mexicains vivent aux États-Unis. La grande partie de ceux-ci se situent en Californie, au Texas et au Nouveau-Mexique. On compte aussi de nombreux citoyens mexicains dans l'Union EuropĂ©enne, surtout en Espagne et en Allemagne. La Suisse compte de nombreux binationaux qui occupent souvent des postes de haute qualification professionnelle.

  - Sous-chapitre : Éducation

Article dĂ©taillĂ© : Liste des universitĂ©s mexicaines.

     Le Mexique a fait d’important progrès au niveau Ă©ducatif ces deux dernières dĂ©cennies. En 2004, le taux d’alphabĂ©tisation Ă©tait de 92,2% et celui des jeunes de 15-24 ans de 96%. L’enseignement primaire et secondaire (9 ans) est gratuit et obligatoire. MĂŞme si plusieurs programmes d’éducation bilingue existent depuis les annĂ©es 1960 pour la communautĂ© indigène, c’est depuis la rĂ©forme constitutionnelle Ă  la fin des annĂ©es 1990 qui permet vĂ©ritablement leur essor avec des manuels scolaires Ă©crits dans une douzaine de langues indigènes. Aujourd’hui la grande majoritĂ© des indigènes sont bilingues.


     En 1970, le Mexique fut le deuxième pays au monde (après l'Australie) Ă  mettre en place un système d’enseignement Ă  distance. Les Ă©coles qui utilisent ce système sont appelĂ©es telesecundarias. La diffusion de ce système s’étend aussi Ă  certains pays d’AmĂ©rique centrale, Ă  la Colombie et mĂŞme Ă  certains États du Sud des États-Unis.


     Les deux universitĂ©s publiques mexicaines les plus connues sont l’UniversitĂ© nationale autonome du Mexique (UNAM) fondĂ©e en 1551 et l’Institut polytechnique national (IPN) qui ont un grand prestige dans toute l’AmĂ©rique latine. Les trois principales universitĂ©s privĂ©es de reconnaissance internationale sont l’Institut technologique d’études supĂ©rieures de Monterrey (ITESM) qui est souvent dĂ©signĂ© comme le TEC de Monterrey, l’Institut technologique autonome de Mexico (ITAM), et l’UniversitĂ© ibĂ©ro-amĂ©ricaine. Ces universitĂ©s ont connu une croissance importante et ont su nouer des partenariats avec des universitĂ©s Ă©trangères les plus prestigieuses.






Chapitre : Culture


Article dĂ©taillĂ© : Culture du Mexique.

  - Sous-chapitre : Langues nationales

Articles dĂ©taillĂ©s : Langues mayas et Nahuatl.



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Écriture Maya


LanguePers.
Náhuatl1 659 029
Maya (yucatèque)892 723
Mixtèque (Tu’un sávi)510 801
Zapotèque (Binizaa)505 992
Tzotzil (Batsil k’op)356.349
Tzetzal (K’op o winik atel)336 448
Otomi (Hñä hñü)327 319
Totonaco (Tachihuiin)271 847
Mazatèque (Ha shuta enima)246 198
Huaxtèques (TĂ©enek)173 233

     La Loi des Droits Linguistiques de 2001 concède le statut de langue nationale Ă  l’espagnol et Ă  plus de 60 langues indigènes parlĂ©es par 7% de la population. NĂ©anmoins, mĂŞme s'il n’existe pas de dĂ©claration constitutionnelle qui fasse de l’espagnol la langue officielle, c’est celle-ci qui est utilisĂ©e pour tous les documents officiels et est parlĂ©e par la quasi-totalitĂ© des Mexicains. Les langues indigènes sont parlĂ©es par plus de 6 millions de personnes vivant du sud-est du Mexique jusqu’au Honduras. Leurs origines remontent Ă  plus de cinq millĂ©naires. De l’époque dite classique (ca. 300–800 ap. J.-C.) Ă  la conquĂŞte espagnole, certaines de ces langues (en particulier le maya classique oriental et le nahuatl) furent Ă©crites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce Ă  un système d’écriture hiĂ©roglyphique.


     Les deux langues indigènes qui sont les plus parlĂ©es sont :


     Les langues indigènes ont eu une grande importance tout au long de l’histoire et la culture mexicaine. Ainsi, le nom du pays trouve son origine dans la langue nahuatl avec metztli (lune) et xictli (nombril) qui ensemble veulent dire « nombril de la lune Â». Les indigènes prononçaient meshico (avec une fricative palato-alvĂ©olaire) et les Espagnols l’écrivirent MĂ©xico, le son de la lettre x ayant ensuite Ă©voluĂ© en espagnol. De nombreux mots espagnols sont d’origine amĂ©rindienne, par exemple :

    Liste :
  • cenote, un puits naturel des massifs calcaires (du maya dz'onot, passĂ© en français) ;
  • tlapalerĂ­a, magasin d’articles de bricolage (du nahuatl tlapalli et du suffixe -erĂ­a) ;
  • tianguis, marchĂ© ouvert (du nahuatl tianquiztli) ;

     sans compter les nombreux produits de l’échange colombien.

  - Sous-chapitre : Religion




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La Vierge de Guadalupe





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Cathédrale de Mexico


    Liste :
  • RĂ©partition de la population par confessions

     La grande majoritĂ© (89 %) des Mexicains sont catholiques et 6 % protestants principalement concentrĂ©s Ă  Mexico. Le judaĂŻsme est prĂ©sent au Mexique depuis des siècles. On dĂ©nombre aujourd’hui entre 45 000 et 60 000 juifs au Mexique. L’islam est très minoritaire et est pratiquĂ© principalement par les communautĂ©s immigrĂ©es de pays musulmans. Certains indigènes Chiapas s’y sont convertis. La tradition anticlĂ©ricale du pays prit fin en 1991 avec l’adoption d’amendements constitutionnels qui accordent un statut lĂ©gal aux institutions religieuses et autorisent notamment l’organisation d’écoles paroissiales.

    Liste :
  • La Vierge de Guadalupe

     La patronne du Mexique est la Vierge de Guadalupe.


     Elle serait la christianisation de la dĂ©esse mère lunaire Tonantzin (Nuestra venerable madrecita) La première basilique qui portait son nom fut construite sur les ruines du temple aztèque de Cotliacue Tonantzin, ce qui permit aux indigènes de continuer d'adorer leur dĂ©esse sous une forme chrĂ©tienne


     Objet de vĂ©nĂ©ration au Mexique et dans quelques pays d’AmĂ©rique latine. Selon l’anthropologue Eric R. Wolf, la Vierge de Guadalupe est un symbole qui lie la famille, la politique et la religion; le passĂ© colonial et le prĂ©sent mĂ©tissage d'indigène et d'espagnol. L'ancienne basilique de Guadalupe (construite sur le site de la pyramide de Tonantzin) menaçant de s'effondrer une nouvelle basilique fut rĂ©cemment construite non loin, ce monument catholique reçoit environ 14 millions de visiteurs chaque annĂ©e. De nombreuses Ă©glises de par le monde ont aussi leur Vierge de Guadalupe vĂ©nĂ©rĂ©e par les Mexicains expatriĂ©s.

  - Sous-chapitre : Sport

Article dĂ©taillĂ© : Sport au Mexique.



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L'Estadio Azteca est le stade de l'Équipe du Mexique de football



     Le Mexique a dĂ©jĂ , par le passĂ©, accueilli les Jeux olympiques, en 1968, ainsi que deux coupes du monde de football, en 1970 et en 1986.


     Le sport national traditionnel est un sport Ă©questre appelĂ© charrerĂ­a, mais le plus populaire est le football, juste après vient le baseball sur la cĂ´te atlantique. Les principales Ă©quipes de football sont Las águilas del AmĂ©rica, Las Chivas rayadas del Guadalajara, Los Cementeros del Cruz Azul, Los Pumas de la UNAM et "Los Diablos Rojos del Toluca" .

  - Sous-chapitre : Gastronomie

Article dĂ©taillĂ© : Cuisine mexicaine.



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Les sauces rouges et vertes, sont omniprésentes dans les restaurants mexicains



     La cuisine dite mexicaine et qui est en fait constituĂ©e par une multitude de cuisines rĂ©gionales est très riche en subtilitĂ© et raffinement, très variĂ©e et avec un grand nombre d’ingrĂ©dients. Elle trouve son origine au temps de la conquĂŞte espagnole, mĂŞme si elle a de nombreuses influences indigènes. D’un cĂ´tĂ©, le maĂŻs, les piments, les haricots noirs, les courges, l’avocat, la patate douce, les tomates, le cacao, la vanille, la dinde et de nombreux fruits et condiments originaires du nouveau monde qu’il serait trop long d’énumĂ©rer ici. De mĂŞme, certaines pratiques culinaires employĂ©es (bien que rarement ayant fait place a des procĂ©dĂ©s industriels) encore aujourd’hui sont issues des peuples prĂ©hispaniques, comme la nixtamalisation du maĂŻs ou le broyage sur molcajete (mortier traditionnel) et metate. De l’autre cĂ´tĂ©, les Espagnols introduisirent les viandes des animaux domestiquĂ©s dans l’ancien monde tels que le porc, le bĹ“uf et le poulet; mais aussi le poivre en grains, le sucre, le lait et ses dĂ©rivĂ©s, le blĂ©, et le riz, les agrumes et une multitude d’ingrĂ©dients qui forment aujourd’hui une part importante de l’alimentation des Mexicains.


     De cette fusion de deux traditions millĂ©naires Ă©mergèrent le pozole, le mole et les tamales dans leurs formes actuelles, le chocolat, une grande variĂ©tĂ© de pains, de tacos et un grand rĂ©pertoire de grignotages mexicains (antojitos). Aussi des boissons comme l’atole, le champurrado, le chocolat au lait et les boissons rafraĂ®chissantes aromatisĂ©es aux fruits. Des desserts aussi comme l’acitron et une gamme complète de bonbons cristallisĂ©s, le rompope, la cajeta, la jericaya et un vaste rĂ©pertoire de dĂ©lices créés pour certains d'entre eux dans des couvents.

  - Sous-chapitre : Arts


     Pour mieux connaitre l'art mexicain il faut aller au Museo de Arte Popular MAP [2] tel : (005255) 55102201. Ce magnifique musĂ©e consacrĂ© Ă  l'art populaire mexicain a ouvert ses portes en 2006. InstallĂ© dans un immeuble Art dĂ©co qui a Ă©tĂ© construit en 1928 pour hĂ©berger la caserne des pompiers. Très endommagĂ© par le tremblement de terre de 1985, le bâtiment a Ă©tĂ© abandonnĂ© durant plus de dix ans. Superbement restaurĂ©, il abrite aujourd'hui une très belle collection d'artisanat. Plus de mille pièces de grande qualitĂ© artistique, rĂ©parties sur trois Ă©tages : les fameux animaux fantastiques fabriquĂ©s en papier mâchĂ© ou en bois (alebrijes), des ex-voto naĂŻfs et touchants, des masques impressionnants, des costumes et des vĂŞtements brodĂ©s et les mille reprĂ©sentations de la mort Ă  la mexicaine (la Catrina).




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Frida Kahlo et Diego Rivera


    Liste :
  • Frida Kahlo nĂ©e de père allemand est l’un des rares peintres mexicains connus Ă  l'Ă©tranger. Ses peintures font de nombreuses rĂ©fĂ©rences aux cultures indigènes du pays. Son style est un mĂ©lange de rĂ©alisme, symbolisme et surrĂ©alisme. Elle fut l’épouse d’un autre grand artiste mexicain : Diego Rivera. Communiste convaincue, elle hĂ©bergea Trotsky lors de son exil au Mexique.
    Liste :
  • Diego Rivera : un des leaders du mouvement muraliste et cubiste du Mexique. Communiste convaincu, il voit dans les grandes fresques murales le moyen de rendre accessible l’art au peuple.
    Liste :
  • Luis Barragán : architecte mondialement reconnu, notamment Ă  travers le prix Pritzker qu’il obtient en 1980, il donne corps au mouvement moderne dans l’architecture mexicaine.
    Liste :
  • JosĂ© Clemente Orozco : peintre muraliste dont les rĂ©alisations ornent bon nombre de bâtiments mexicains des plus illustres et dont les thèmes sont gĂ©nĂ©ralement l’histoire mexicaine.

     


  - Sous-chapitre : Musique

Article dĂ©taillĂ© : Musique mexicaine.

     Le terme de mariachi dĂ©signe tout Ă  la fois un type de formation musicale originaire du Mexique, puis le style de musique associĂ©, et une culture musicale. Un groupe de mariachis est constituĂ© au moins de deux violons, deux trompettes, un joueur de guitare espagnole, un vihuela et d’un guitarron. Certaines formations comportent plusieurs dizaines de musiciens. Les mariachis sont originaires de l’État de Jalisco.


     De nombreux groupes ou musiciens amĂ©ricains ont Ă©tĂ© influencĂ©s par la musique mexicaine : Flaco Jimenez, Los Lobos…


     Des styles musicaux et danses populaires sont la banda (Nord) et la salsa (reste du pays).


     Chaque rĂ©gion possède sa musique au mĂŞme titre que sa cuisine et son artisanat.


     Cinq d'entre elles se distinguent par la richesse et la variĂ©tĂ© de leur rĂ©pertoire populaire :

    Liste :
  • Le son jalisciense, originaire de la province de Jalisco, est connu en dehors du Mexique. Il Ă©voque les groupes de mariachis, avec leurs costumes charro boutonnĂ©s d'argent et leurs trompettes Ă©clatantes (au propre et au figurĂ©). En fait, cet instrument est d’un apport assez rĂ©cent. L'instrumentation comprend Ă©galement violons, la guitarra de golpe, la petite vihuela Ă  quatre cordes (4 Ă  6 cordes suivant les rĂ©gions) et le guitarrĂłn — guitare de basse Ă  quatre cordes.
    Liste :
  • Le son de tierra caliente (terre brĂ»lante), du Michoacán, est le prĂ©curseur du son jalisciense. Rythme, instrumentation et thèmes sont semblables. Le Jalisco et le Michoacán, contigus, ne formaient sans doute qu'un mĂŞme ensemble culturel. L'Ă©lĂ©ment caractĂ©ristique de beaucoup de ces « sones Â» est constituĂ© par une grande harpe rustique dont la caisse de rĂ©sonance sert de tambour, ce qui donne un accompagnement rythmĂ© et fort aux lignes mĂ©lodiques des violons, vihuelas et guitarras de golpe.
    Liste :
  • Le son guerrerense se distingue des autres « sones Â» par l'adjonction d'un tambour aux instruments Ă  cordes. Ses sources sont nombreuses et, selon la lĂ©gende, il aurait Ă©tĂ© Ă©galement influencĂ© par les chants de marins chiliens naufragĂ©s au large des cĂ´tes du Guerrero. Ces chants, variantes du « son Â», portent le nom de chilenas. Le gusto, autre variante, est caractĂ©ristique de la rĂ©gion cĂ´tière oĂą, lors des fiestas, les danseurs frappent en cadence le sol d'une estrade surĂ©levĂ©e, ou artesa.
    Liste :
  • Le son jarocho, originaire de la cĂ´te de Veracruz est la plus riche, la plus rĂ©pandue de toutes les formes de musique populaire mexicaine. Le mĂ©lange de sang africain des habitants de cette rĂ©gion transparaĂ®t dans ses rythmes complexes d'origine espagnole. Les poètes du son jarocho sont avant tout des improvisateurs et de nouveaux couplets modernisent sans cesse les chansons traditionnelles.
    Liste :
  • Le son huasteco et la danse rĂ©gionale appelĂ©e huapango dĂ©rivent du fandango espagnol. Les rythmes vifs du violon jarana et la huapanguera Ă  huit cordes accompagnent un zapateado rapide, dansĂ© sur une plateforme de bois surĂ©levĂ©e qui rĂ©sonne comme un tambour sous les pieds des danseurs.

  - Sous-chapitre : Jours fĂ©riĂ©s et fĂŞtes




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La calavera de la Catrina d'après une gravure de José Guadalupe Posada(1852-1913)


    Liste :
  • Jours fĂ©riĂ©s officiels
      Liste :
    • 1 janvier : Nouvel an
    • 5 fĂ©vrier : Jour de la Constitution
    • 21 mars : Natalicio de Benito Juárez
    • 1 mai : FĂŞte du travail
    • 15 et 16 septembre : Anniversaire de l’IndĂ©pendance du Mexique
    • 20 novembre : Anniversaire de la rĂ©volution mexicaine
    • 1 dĂ©cembre : Prise de possession prĂ©sidentielle (tous les six ans)
    • 25 dĂ©cembre : NoĂ«l
  • Autres fĂŞtes
      Liste :
    • 24 fĂ©vrier : Jour du drapeau mexicain
    • 5 mai : Jour de la victoire de Puebla (les Mexicains cĂ©lèbrent la victoire contre les troupes françaises Ă  Puebla de los Angeles qui empĂŞche les Français de poursuivre leur route vers Mexico le 5 mai 1862)
    • 12 octobre : Jour de la race (cĂ©lĂ©bration de la dĂ©couverte de l’AmĂ©rique par les espagnols et du mĂ©lange des peuples)
    • 2 novembre : Jour des morts (DĂ­a de los muertos, se fĂŞte aussi dans d'autres pays) ; lors de cette fĂŞte les Mexicains vont aux cimetières pour cĂ©lĂ©brer leurs morts. Ils dĂ©corent les tombeaux, apportent aux morts la nourriture et les boissons qui leur plaisaient de leur vivant.
    • 12 dĂ©cembre : FĂŞte de la Vierge de Guadalupe





Chapitre : Tourisme



     Sites classĂ©s au patrimoine mondial de l’UNESCO






Chapitre : Codes



     Le Mexique a pour codes :






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ INEGI,Consulta de resultados. Numeralia (Publicaciones de contenido general sobre el país), http://www.inegi.gob.mx/est/contenidos/espanol/proyectos/integracion/inegi324.asp?s=est&c=11722#tres, consulté le 23 juin 2008
  2. ↑ Programme des Nations unies pour le développement, The 2006 Human Development Report, http://hdr.undp.org/hdr2006/report.cfm, consulté le 10 juillet 2007. Les chiffres de 2006 sont en partie basés sur les données du rapport de 2004.
  3. ↑ AGUILAR-MORENO M (2006), Handbook to Life in the Aztec World, Facts of Life, Inc: New York, USA, p. 19
  4. ↑ Nombre del Estado de México Gobierno del Estado de México
  5. ↑ Evolution of the pronunciation of x Real Academia Española
  6. ↑ Real Academia Española Diccionario Panhispánico de Dudas
  7. ↑ « Mexico Â» Merriam-Webster's Online Dictionary
  8. ↑ John Lloyd Stephens, en 1839 http://www.eleves.ens.fr/home/guerre/Les_Mayas/temoignage.html
  9. ↑ MEMO - Le site de l'Histoire
  10. ↑ Fernand Braudel, Civilisation matĂ©rielle, Ă©conomie et capitalisme, tome 3 : Le temps du monde, Paris, Armand Colin, LGF-Le Livre de Poche, (ISBN 2253064572), 1993, p. 489
  11. ↑ "Le triptyque aztèque de la Crucifixion", Ouvrage collectif, sous la direction de Alain Erlande-Brandenburg, Cahier du musée national de la Renaissance n°4, Editions RMN, 2004
  12. ↑ Pascal Mongne, "La Messe de Saint-Grégoire du Musée des Jacobins d'Auch, une mosaïque de plumes mexicaine du XVIe siècle", in Revue du Louvre, n°5/6, Paris, 1994
  13. ↑ Acta Solemne de la Declaración de Independencia de la América Septentrional
  14. ↑ Redescolar Ilce: Promulgación del Acta de Independencia Nacional
  15. ↑ Congreso Mexicano: Sala El surgimiento de una nación
  16. ↑ Vicente Riva Palacio - Mexico a través de los Siglos - tome IV -page 436 -Editorial Cumbre Mexico -1979 -(reprint)
  17. ↑ Benjamín Ayala Velásquez - El Sol de Michoacán du 24 août 2009
  18. ↑ Rafael Candela Salinas - El Sol de Zacatecas 25 juillet 2009
  19. ↑ Mexico paralysée par une manifestation de la gauche
  20. ↑ Présidentielle mexicaine: début du recomptage partiel
  21. ↑ (es) Susana Hernández, « La nueva Cámara: PRI 237 curules, PAN 143 y PRD 71 Â», dans Milenio, 12 juillet 2009 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 4 septembre 2009)] 
  22. ↑ (es)Superficie contiental e insular del territorio nacional INEGI.
  23. ↑ Biodiversidad de México. Consulté le 7 octobre 2007
  24. ↑ Biodiversidad en México, CONEVYT. Consulté le 7 octobre 2007
  25. ↑ http://avibase.bsc-eoc.org/checklist.jsp?region=mx&list=howardmoore
  26. ↑ Sistema Nacional sobre la Biodiversidad en México. Consulté le 7 octobre 2007
  27. ↑ PPA signifie Parité du Pouvoir d’ Achat.
  28. ↑ Eric Leser, JoĂ«lle Stolz, « Ford envisage d’investir massivement au Mexique Â» dans Le Monde du 17/06/2006 [lire en ligne]
  29. ↑ INEGI, Consulta de resultados. Numeralia (Publicaciones de contenido general sobre el país), consulté le 23 juin 2008
  30. ↑ (fr) Palmarès des plus grandes villes du monde, PopulationData.net. Consulté le 08-07-2008
  31. ↑ Viven en el país 12.7 millones de indígenas - El Universal - México
  32. ↑ Universidad Nacional Autónoma de México ...
  33. ↑ Universidad Nacional Autónoma de México ...
  34. ↑ Tecnológico de Monterrey
  35. ↑ Redireccionando
  36. ↑ Universidad Iberoamericana
  37. ↑ Población indígena (1) por lengua (2), porcentaje de hablantes de lengua indígena y ubicación geográfica, México, 2000, Comisión Nacional para el desarrollo de los pueblos indígenas, 2000
  38. ↑ (es) EntrĂ©es « cenote Â», « tlapalerĂ­a et tianguis Â» du Diccionario de la Lengua Española publiĂ© par l’AcadĂ©mie espagnole.
  39. ↑ Patricia Harrington - Mother of Death, Mother of Rebirth, The Virgen of Guadalupe - Journal of the American Academy of Religion, Volume No 56 pages 25 à 50 USA 1988 et Stafford Poole - Our Lady of Guadalupe - Sources and origines of a mexican National Symbol - 1531-1797 - The Universty of Arizona Press - Tucson 1995 -USA
  40. ↑ Jacques Lafaye - Quetzalcoátl and Guadalupe The formation of the mexican national consciousness 1531-1913 - et Stafford Poole Sources and origines of a mexican national symbol - déjà cité University of Chicago (préface d'Octavio Paz Chicago, Ill. 1976
  41. ↑ Guillermo Schulenberg - abbĂ© et directeur de la première Basilique de la Guadeloupe : les ecclĂ©siastiques savaient que l'apparition de la Vierge Ă©tait une fable pour permettre aux indigènes de continuer d'adorer leur propre dĂ©esse. Revue Catholique mexicaine Ixtus -1998 -Mexico D.F.
  42. ↑ Lars Fischinger "Das Wunder von Guadalupe" Edit.Silberschnur - ISBN 978-3-89845-174-1
  43. ↑ Mexico - Religion
  44. ↑ http://www.revemexicain.com Musiques et danses au Mexique





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