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Définition Wikipédia de : Mer Baltique



Mer Baltique
Carte de la mer Baltique
Superficie450 000 km²
Profondeur459 m (max)
56 m (moy)
TypeMer intracontinentale, mer intérieure
LocalisationOcéan Atlantique
Pays cĂ´tier(s)Allemagne Allemagne
Danemark Danemark
Estonie Estonie
Finlande Finlande
Lettonie Lettonie
Lituanie Lituanie
Pologne Pologne
Russie Russie
Suède Suède
Subdivision(s)Golfe de Finlande, golfe de Rīga, golfe de Botnie, mer d'Åland, mer de Botnie, Kvarken, baie de Botnie




Introduction :

      59°30′N 23°00′E / 59.5, 23 La Baltique ou mer Baltique est une mer intracontinentale et intĂ©rieure de 432 800 km² situĂ©e dans le nord de l'Europe, et reliĂ©e Ă  l'ocĂ©an Atlantique par la mer du Nord.
Elle communique au sud-ouest avec la mer du Nord par le Kattegat et le Skagerrak.
Deux golfes principaux intègrent cet espace : le golfe de Botnie au nord et le golfe de Finlande Ă  l'est.







Suite de l'article :

Les pays qui bordent la mer Baltique abritent près de 100 millions d'habitants et sont :



     Ces pays et la mer qui les rĂ©unit ou les sĂ©pare font l'objet, depuis 2009, d'une « stratĂ©gie de la Commission europĂ©enne en faveur du dĂ©veloppement de la rĂ©gion de la mer Baltique Â», incluant un effort de dĂ©pollution de la Baltique et un système commun de surveillance maritime.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Géographie



     Anciennement lac proglaciaire, d'eau douce, et donc non rattachĂ©e Ă  l’ocĂ©an mondial de l’époque, la mer Baltique devient une mer lorsque les glaciers qui opprimaient les reliefs l’entourant se retirèrent et permirent l’élĂ©vation des terres autour (par un phĂ©nomène d’isostasie, c’est-Ă -dire que les terres longtemps opprimĂ©es se relèvent dans un mouvement de levier lorsque plus rien ne les oppresse). Alors se créèrent les deux Belts (Grand Belt et Petit Belt). La Baltique rejoignit l’ocĂ©an mondial, et devint alors salĂ©e. Mais tout ce qui est aujourd’hui sous l’eau ne l’était pas Ă  l’époque, et reste aujourd’hui un paysage glaciaire simplement recouvert d’une assez mince pellicule d’eau, la mer Baltique n’étant pas une mer très profonde. Ce phĂ©nomène d’isostasie (qui pourraient augmenter avec la fonte des glaces polaires) provoque aussi localement l’apparition de « jardins d’écueils Â» ou Skjaargaard. Ce sont de minuscules Ă®lots ou de petits archipels qui apparaissent avec le temps, avec aussi l’apparition d'Ă®les rĂ©elles. En 130 ans ; 130 nouvelles Ă®les sont par exemple apparues au large de la ville de Vaasa (Finlande). Ces Ă©mergences posent des problèmes de navigation. La Baltique est formĂ©e de grands bassins (bassin de la mer de Botnie, au Nord des Ă®les d’Åland notamment) reliĂ©s entre eux par des seuils de haut-fonds, et d’îles (Ă®les du Danemark et d’Åland). Sa profondeur maximale est de 459 m dans la fosse Ouest-Gotland, au large de l’île de Gotland et proche des cĂ´tes lettones.


     Sa superficie est de 450 000 km², et ce en comptant le Kattegat.

  - Sous-chapitre : Les eaux

Article dĂ©taillĂ© : eau de mer.

     La marĂ©e est très faible (environ 30 centimètres) et parfois masquĂ©e par les oscillations climatiques (seiches hydrodynamiques, ondes de tempĂŞtes).


     La Baltique est une mer peu salĂ©e (10 pour mille contre 35 pour mille dans le reste des mers). En effet, les apports d’eau douce des fleuves sont très importants au moment de la fonte des neiges et l’évaporation naturelle est seulement Ă©gale ou un peu supĂ©rieure aux prĂ©cipitations directes. La variation annuelle de la salinitĂ© reprĂ©sente le nĂ©gatif des rĂ©gimes fluviaux. Autrement dit, lors de l’étiage des fleuves, en fĂ©vrier, la salinitĂ© de la mer est maximale ; alors qu’elle est minimale quand les fleuves ont un dĂ©bit fort, en mai, Ă  la fonte des neiges. De manière gĂ©nĂ©rale, les eaux de l’Est et de surface sont plus faiblement salĂ©es (dĂ©troits danois : 10 â€°, golfe de Botnie : 5 â€°).


     L’amplitude thermale des eaux est importante : en Ă©tĂ© 16 Â°C dans le Sud, 12 Â°C dans le golfe de Botnie ; en hiver, la banquise recouvre le fond des golfes de Botnie et de Finlande, ainsi que de nombreuses cĂ´tes, globalement tout ce qui se trouve au nord de l’île de Gotland au large de Stockholm.

  - Sous-chapitre : Le dynamisme marin


     Les courants subissent largement les effets du vent. De manière gĂ©nĂ©rale, ils suivent un mouvement senestre (sens inverse du mouvement des aiguilles d’une montre). Le courant longeant la pĂ©ninsule scandinave sort de la Baltique vers la mer du Nord. C’est un courant de surface faiblement salĂ©. Il atteint son dĂ©bit maximal au printemps. Un biseau plus salĂ© venant de la mer du Nord plonge alors dans la Baltique crĂ©ant un courant plus profond longeant les cĂ´tes mĂ©ridionales.


     Des seuils freinent le renouvellement des eaux et le remaniement des fonds. En effet, il faut près de trente ans pour assurer le renouvellement total des eaux. Les ĂŞtres vivants (vĂ©gĂ©taux et animaux, dont le plancton) non plus ne communiquent pas beaucoup avec les autres mers. Ces seuils favorisent, pendant une grande partie de l’annĂ©e, le ralentissement des courants thermohalins. L’appauvrissement en faune et en flore de la mer peut s’expliquer par cette stabilitĂ© mais aussi par son taux de salinitĂ© (certaines espèces ne supportent absolument pas le sel et ne peuvent pas y vivre, tandis que d’autres espèces qui ne vivent qu’en eau salĂ©e ne peuvent pas y vivre non plus). On compte en effet moins d’une centaine d’espèces vivant dans la mer Baltique (84 environ) contre plus de 1 500 dans le reste des eaux mondiales. L’absence de houle et de courants facilite le comblement des cuvettes, en effet, au-dessous de 10 Ă  20 mètres les particules fines s’agrègent et s’accumulent dans les dĂ©pressions vaseuses.






Chapitre : Histoire et environnement


  - Sous-chapitre : PrĂ©histoire


     La Baltique est la mer la plus jeune de la planète. Sa naissance est associĂ©e Ă  la fonte de l'inlandsis scandinave, il y a 15 000 Ă  8 000 ans. ProtĂ©gĂ©e des influences ocĂ©aniques, elle subit de fortes variations thermiques. En hiver, les golfes de Botnie et de Riga sont pris par la banquise. En Ă©tĂ©, la tempĂ©rature de l'eau tourne autour de 15 Â°C.


     La Mer Baltique est mentionnĂ©e il y a près de 2 000 ans dans la Germania de Tacite, qui la nomme Mare Suebicum. Il voit cette mer comme une partie de l'ocĂ©an qui entoure le monde.


     DĂ©jĂ  Ă  cette Ă©poque, des voies de commerces sont dĂ©jĂ  ouvertes notamment pour le commerce de l'ambre que l'on trouve en quantitĂ© sur les cĂ´tes de la Baltique et qui est vendue dans tout l'Empire romain. Les fourrures et les peaux sont Ă©galement des produits d'exportation. L'Empire romain y exporte en revanche des objets en cĂ©ramique, du vin et de l'huile.

  - Sous-chapitre : Le temps de la Hanse


     La Mer Baltique joue, durant le Moyen Ă‚ge, un rĂ´le immense en tant que voie de transport et de commerce en Europe. Les villes situĂ©es dans le voisinage de la Baltique s'unissent dans une alliance, la Hanse, et accumulent d'Ă©normes richesses. Les villes hansĂ©atiques les plus importantes de la Mer Baltique sont LĂĽbeck, Wismar, Rostock, Stralsund, Greifswald, Stettin, Danzig, Königsberg, Memel, Riga, Reval et Novgorod.

  - Sous-chapitre : Époque moderne


     Lors de la Guerre de Trente Ans, la Suède essaie de rĂ©aliser ses plans de puissance de l'autre cĂ´tĂ© de la Baltique. Ă€ la suite de cette guerre, des bandes de terres de la rive sud de la Mer appartiendront encore longtemps Ă  la Suède (voir l'article consacrĂ© Ă  la PomĂ©ranie suĂ©doise).


     La Russie parvient, elle, Ă  gagner un accès Ă  la Baltique au cours des guerres nordiques. Pierre le Grand fait bâtir Saint-Petersbourg, qu'il considère comme Ă©tant une « porte sur le monde Â» pour la Russie.

  - Sous-chapitre : XX siècle : Constat de pollution croissante




Image (cliquez pour agrandir) :

Le cuirassé russe Slawa, touché par les canons allemands va sombrer. Durant 80 à 90 ans il attirera des organismes marins en formant une oasis sous-marine, avant que les munitions qu’il contient ne commencent à fuir et contaminer l’environnement.



     La mer Baltique est presque fermĂ©e, ce qui explique que sa qualitĂ© environnementale soit très liĂ©e Ă  son histoire. Elle a Ă©tĂ© un important champ de bataille lors de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre mondiale, qui ont toutes deux laissĂ© des sĂ©quelles environnementales et historiques graves. Non seulement de nombreux navires y ont coulĂ© avec leurs charges toxiques de munitions, mais après ces deux guerres, des centaines de milliers de tonnes d’obus conventionnels et chimiques rassemblĂ©s en Europe y ont Ă©tĂ© immergĂ©s. En temps de paix, elle fut une destination d’entraĂ®nement d’étĂ© pour les navires Ă©coles, notamment allemands tel que l’ex-voilier Grossherzogin Elisabeth (devenu français), par exemple.


     Ensuite, ce sont l'agriculture et l'industrie lourde dĂ©veloppĂ©es par le bloc de l'Est qui polluent la mer Baltique. Ainsi, les fleuves cĂ´tiers des Pays baltes — passĂ©s sous contrĂ´le soviĂ©tique après la Seconde Guerre mondiale â€” amènent une pollution considĂ©rable, y compris radioactive, avant que le nuage de Tchernobyl ne survole et contamine cette zone. De nombreux foies et reins de poissons et mammifères marins dĂ©passent les teneurs rĂ©putĂ©es admissibles pour plusieurs mĂ©taux lourds, et on trouve de nombreux polluants organiques dans leur chair. La Baltique contient une zone morte parmi les plus importantes au monde, qui s’est formĂ©e en moins de dix ans dans la rĂ©gion du Skagerrak.






Chapitre : Lutte pour la restauration de la Baltique



     Une commission « HELCOM Â» gère la convention d’Helsinki signĂ©e en 1974 et en vigueur depuis 1980, pour la protection du milieu marin dans la zone Mer Baltique, associant les pays baltes dans cet objectif. Sa mission est Ă©quivalente Ă  celle de la commission OSPAR qui traite, elle, de l’Atlantique du Nord-Est. Ces deux commissions travaillent notamment Ă  Ă©valuer l’ampleur des problèmes posĂ©s par les munitions non explosĂ©es immergĂ©es.


     La convention d’Helsinki a Ă©tĂ© mise Ă  jour en 1992 mais n'est en vigueur que depuis 2000. La Commission d’Helsinki (HELCOM) en reste le bras exĂ©cutif. Elle rassemble Neuf pays (Allemagne, Danemark, Estonie, Russie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pologne et Suède et l’UE).


     Le WWF International avait en fĂ©vrier 2005 alertĂ© sur le fait que la plupart des poissons de la Baltique Ă©taient si polluĂ©s qu’ils ne devraient normalement pas pourvoir ĂŞtre vendus sur le marchĂ© europĂ©en. Fin aoĂ»t 2008, le WWF fĂ©licite la Lituanie et la Lettonie pour la lutte faite Ă  la pĂŞche illĂ©gale des morues, mais en alertant sur le fait que les actions des neuf gouvernements baltes n’ont nĂ©anmoins pas suffit : ni la convention d’Helsinki de 1974 sur la protection de l’environnement marin de la zone de la mer ni le plan d’actions de 2007 pour rĂ©duire la pollution n’ont atteint leurs objectifs.


     Il y aurait mĂŞme en Baltique sept des dix zones mortes les plus importantes de la planète. Une explosion d’algues (eutrophisation) l’étĂ© 2008 a encore dĂ©gradĂ© la situation. Le WWF a produit un rapport Ă©valuant les performances des pays selon six critères ; biodiversitĂ©, poissons, substances dangereuses, transport maritime, eutrophisation (apport excessif d’azote et de phosphore notamment), et dĂ©veloppement d’un système intĂ©grĂ© de gestion de l’utilisation de la mer. L’Allemagne et le Danemark sont les mieux placĂ©s mais avec un score encore moyen, alors que Pologne et Russie sont classĂ©s en dernière place.


     le plan d’Action pour la Baltique de novembre 2007 vise le retour d'un bon Ă©tat Ă©cologique de l’environnement marin avant 2021. Il comprend des actions rĂ©gionales ou nationales et des mesures ne pouvant ĂŞtre prises qu’au niveau de l’UE (pĂŞche, agriculture, contrĂ´le des produits chimiques) ou mĂŞme au niveau mondial (transport maritime).


     La Suède et la Finlande ont bilatĂ©ralement dĂ©cidĂ© le 19 mai 2009 de crĂ©er un nouveau fonds international pour l’amĂ©lioration de l’environnement en Mer Baltique , ouvert Ă  tous les pays riverains, afin concrĂ©tiser les engagements du plan d’Action pour la Mer Baltique de novembre (HELCOM, 2007). Il pourra financer des projet en amont, par exemple pour dĂ©phosphorer les effluents urbains ou agricoles. 50 millions de couronnes suĂ©doises (SEK) sont prĂ©vues pour 2009.


     La Commission europĂ©enne soit le 10 juin 2009 proposer une stratĂ©gie pour la rĂ©gion de la mer Baltique encourageant les Etats membres, rĂ©gions, institutions financières et organisations gouvernementales et non gouvernementales intĂ©ressĂ©es Ă  mettre en oeuvre un dĂ©veloppement plus soutenable de cette zone.






Chapitre : Pays riverains



     Article dĂ©taillĂ© : pays de la mer Baltique


     Les pays riverains de la mer Baltique sont (dans l'ordre alphabĂ©tique) :


     Ces neuf pays, ainsi que la Norvège et l'Union europĂ©enne, se sont regroupĂ©s au sein du Conseil des États de la mer Baltique.






Chapitre : Villes côtières



     La population riveraine s'Ă©lève Ă  85 millions d'habitants environ.


     Les plus importantes villes cĂ´tières, par nombre d'habitants :






Chapitre : Subdivisions







Chapitre : ĂŽles



     Article dĂ©taillĂ© : Liste des Ă®les de la mer Baltique






Chapitre : Fleuves tributaires



     Parmi les fleuves se jetant dans la mer Baltique, se trouvent (dans le sens des aiguilles d'une montre Ă  partir d'Ă–resund) :




Image (cliquez pour agrandir) :

Le fleuve Niémen à Merkine (Lituanie)





Image (cliquez pour agrandir) :

L'embouchure de la Trave Ă  LĂĽbeck-TravemĂĽnde (Allemagne)







Chapitre : Économie



     La Baltique est peu poissonneuse, et de manière gĂ©nĂ©rale de flore et faune pauvres. Cela est dĂ» au phĂ©nomène d'eutrophisation.


     Au Moyen Ă‚ge, la puissante ligue hansĂ©atique s'est Ă©tablie autour de la Baltique.


     Ă€ la chute de l'URSS, de nouvelles routes maritimes se sont ouvertes. Aujourd'hui, la Baltique intègre l'espace europĂ©en Ă  part entière. Elle est sillonnĂ©e en permanence par deux mille navires, soit 15 % du fret maritime mondial. Le golfe de Finlande est ainsi devenu une grande voie de transport de pĂ©trole (20 millions de tonnes dans les annĂ©es 1990, plus de 100 millions de tonnes en 2005) Ă  cause de la prĂ©sence de Saint-PĂ©tersbourg, grand port exportateur de pĂ©trole russe.






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Stratégie de la Commission européenne en faveur du développement de la région de la mer Baltique
  2. ↑ (fr) Baltique (mer) - L’encyclopédie de l’agora
  3. ↑ (en) Baltic Sea is one of the world's most polluted seas - Page du WWF sur la pollution de la Baltique
  4. ↑ (fr) Les poissons de la Baltique trop toxiques pour être vendus en Europe - Communiqué de presse du WWF, 25 janvier 2005 [pdf]
  5. ↑ Nouveau Fonds international pour la protection de la Mer Baltique, de Anne Eckstein 2009/05/29





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes


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