.
.
s’appellent les Marseillaises et les Marseillais.
, la « Cité phocéenne » profite de sa localisation maritime : Marseille est le premier
. Sur le plan international, Marseille est la deuxième représentation
de France avec plus de soixante-dix consulats. Le quartier d'affaires
sont autant d'atouts renforçant le rôle de Marseille dans le bassin méditerranéen.
, la population de Marseille était de 852 395 habitants d’après le recensement de l’
. Son
est en 2006 la deuxième de France avec 1 418 482 habitants. Son
, comprenait 1 601 095 habitants en 2006, ce qui constitue la troisième aire urbaine de France, derrière
. Depuis
qui regroupe 1 023 972 habitants.
. Le "a" et le "o" sont atones et justifient donc la présence du "e" français.
en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille.
Cependant, plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne
. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec
(Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'
à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente
, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale
, il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.
[maʀˈsijɔ] selon la norme mistralienne. On appelle la ville
en allemand actuel), et Marsilya ( مرسيليا )en Arabe.
Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (le Massif des
au nord-est.
Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième
par sa superficie. Ainsi sa densité (3 542 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que
).
²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que
²). Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre
considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux
. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier
. La voie la plus longue traverse Marseille en ligne droite depuis le rond point de Mazargues aux anciens docks de la Joliette (
), passant par le stade vélodrome, la fontaine Cantini, coupant la Canebière, et rejoignant la porte d'Aix. La Canebière "prolongée" (allées de Meilhan), elle-même, mesure pas moins de
depuis le vieux port jusqu'à l'église des Réformés- St Vincent de Paul. Autres artères remarquables, la Rue de la République, qui étale ses riches façades haussmaniennes sur
.
, entièrement recouvert dans la partie urbaine de la ville, sont les principaux cours d'eau traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. L'Huveaune et les Aygalades sont par définition des
, mais ont des débits relativement faibles. Le système hydrographique du bassin de la ville est propre au milieu méditerranéen : le débit d'eau est faible mais ses cours d'eau connaissent des crues importantes en cas de pluies. L'eau est très fortement canalisée, souvent à la source même de ces cours d'eau, et irrigue l'ensemble du bassin. Dans le cas des cours d'eau marseillais, ceux-ci sont ré-alimentés en eau par le trop-plein du
.
avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les
, par l'émissaire de Cortiou.
(eaux du Verdon).
Si la région Provence Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de
, les risques semblent négligeables pour Marseille.
Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au
, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne
), principalement en automne-hiver. La température moyenne à Marseille est de
.
Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint -
le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de
de pluie en 24 heures. Le 14 janvier 1987 et le 7 janvier 2009 on a mesuré plus de
de neige, ce qui a complètement paralysé la ville.
.
.
| |
| Le
jardin des Vestiges, découvert en
1967 durant des travaux de construction sur l'emplacement du premier port de la cité phocéenne
L'intérieur de la ville est découpé en îlots, avec des rues à angle droit qui constituent des ensembles cohérents, adaptés à la topographie naturelle du site. Ainsi le long du rivage les voies ont-elles des axes changeants, tandis que les pentes de buttes sont quadrillées de façon régulière.
À l'extérieur des murs, les fouilles récentes ont mis en évidence une cadastration établie dès la fin du VI siècle av. J.-C., ainsi que l'exploitation de carrières d'argile que l'on trouvait abondamment dans le substrat géologique (site de l'Alcazar) ; par la suite se développe au même emplacement une culture de la vigne et probablement d'autres plantations. Les nécropoles nous sont connues soit par des découvertes anciennes soit par la fouille, en 1990, du parc Sainte-Barbe. Ainsi se dessine un paysage suburbain varié, où le domaine des morts alternait avec celui des vivants.
Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs. C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles.
Marseille, comme le retracent les découvertes, connaît une forte croissance et devient une cité prospère, vivant des relations commerciales fortes avec la Grèce, l'Asie Mineure puis Rome. La ville jalouse de son indépendance s'administre librement. La constitution marseillaise se référait à celles des cités ioniennes. La ville était gouvernée par un directoire de 15 « premiers » choisis parmi 600 sénateurs (Strabon, IV, 1,5). Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif.
- Sous-chapitre : Marseille, ville romaine
Au cours du deuxième siècle avant notre ère, Marseille se retrouve confrontée à la puissance grandissante de ses voisins gaulois, en particulier des Salyens. Pour faire face à leur menace, la cité phocéenne fait appel à son allié romain qui est devenue la grande puissance méditerranéenne. Cliente de Pompée et de Jules César, elle refuse de prendre parti entre les deux en -49, tout en accueillant les émissaires de Pompée. Assiégée par trois légions pendant deux mois par César puis par son légat Trebonius, elle est enfin prise (Bellum Civile, livre I, 34-36, etc.). Elle est privée ensuite de ses colonies et doit se soumettre à Rome. Les Romains la rattachent à la province Narbonnaise.
À l'époque d'Auguste, la ville connaît une nouvelle grande phase de construction. L'agora-forum est reconstruit comme en témoignent les fragments de dallages découverts par F. Benoit au sud des Caves de Saint-Sauveur. Le forum était bordé à l'ouest par un autre grand édifice, le théâtre, dont quelques gradins ont été conservés jusqu'à nos jours dans l'enceinte du collège du Vieux-Port.
Des thermes sont installés le long du port également à la même époque. Les vestiges, remontés sur la place Villeneuve-Bargemon, sont visibles quasiment à leur emplacement d'origine derrière la Mairie.
Pendant le Haut Empire, la zone portuaire est considérable. Elle s'étend sur la rive nord du port, suit la corne du port (Jardin des Vestiges) dont le quai est reconstruit à l'époque flavienne, et se prolonge au fond du Vieux-Port actuel. Dans cette zone, les fouilles de la place Général-de-Gaulle ont dégagé une grande esplanade empierrée qui peut correspondre à des salines aménagées. De nombreux entrepôts à dolia sont connus ; une partie de l'un d'entre eux a été conservée en rez-de-chaussée d'un immeuble (musée des docks romains).
Les fouilles archéologiques de ces quinze dernières années ont montré la vitalité de la ville. Puis, durant le Bas Empire, la ville semble décliner légèrement au profit vraisemblablement d'Arles.
- Sous-chapitre : Marseille durant l'antiquité tardive
La ville se développe à nouveau à partir du V siècle de notre ère. À l'intérieur de la ville, la construction d'une première grande cathédrale marque la puissance d'un évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Deux basiliques funéraires ont été retrouvées en fouille. L'une, hypothétique, fouillée pour moitié dans l'emprise des immeubles du Cours Belsunce par J. et Y. Rigoir en 1959, et par G. Bertucchi dans la construction du Centre Bourse en 1974. La seconde est clairement attestée par la fouille de M. Moliner, rue Malaval (2003-2004), avec la découverte d'une memoria intacte sous le chœur.
Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le V siècle et le VII siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIII siècle.
La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne.
Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne.
- Sous-chapitre : La ville médiévale
Passé l'an mil, Marseille se révèle à nouveau un port florissant qui participe aux Croisades. Les Marseillais sont présents en Afrique du Nord et possèdent un quartier à Saint-Jean d'Acre. Si la prise de cette dernière met un terme à l'aventure en Terre Sainte, leur présence est largement attestée en Méditerranée tout au long du Moyen Âge. La prise de la ville par les Catalans en 1423 et la destruction qui s'en est suivi ont occasionné un profond déclin à la fin du Moyen Âge.
Marseille aux IX et X siècles
Nous possédons peu d'information sur la Marseille carolingienne. Nous savons que vers 780, l'évêque Mauronte s'attacha à reconstituer le patrimoine de son église, alors dispersé. Plus tard, nous voyons à travers le polyptyque de l'évêque Wadalde (entre 814 et 818) que la gestion des biens de l'église, comptabilisés de façon rationnelle, est semblable à celle que tiennent à la même époque, les grandes abbayes du Nord de la France. S'ensuit une période difficile pour Marseille, qui est pillée par les Sarrasins en 838 et par les pirates grecs en 848. Marseille se relève lentement de ces dévastations. Dès 904, l'abbaye de Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l'Aveugle. L'absence de mentions dans les chroniques nordiques ne permet pas toutefois d'imaginer que Marseille perd sa place de porte vers la Méditerranée. Il faut toutefois admettre que l'époque reste incertaine, avec les démêlés des derniers carolingiens tout entiers tournés vers l'Italie et n'hésitant pas à traiter avec les Sarrasins lorsque leurs ambitions le nécessitent. Ainsi en 923 ils dévastent le monastère de Saint-Victor et le territoire marseillais. À partir du milieu du X siècle, la situation se stabilise. Le comte de Provence choisit un frère de l'évêque Honoratus de Marseille, fils d'Arlulf de Marseille, Guillaume, comme vicomte de Marseille. Ses descendants seront pendant plusieurs générations soit évêque soit vicomtes de Marseille.
La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XII siècle. Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptyque perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IX siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIV siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprétée anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge.
Le renouveau du XI siècle
Durant la première moitié du XI siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.
Marseille l'insoumise
Ce caractère turbulent apparaît de manière récurrente dans l'histoire de la ville. La topographie et le caractère marin des marseillais fit que les comtes de Provence eurent du mal à contrôler Marseille grâce à leur indépendance commerciale. Il faut attendre Charles I d'Anjou pour que Marseille perde l'autonomie qu'elle avait acquise en rachetant les droits seigneuriaux aux vicomtes de Marseille. La cour comtale était installée à Aix-en-Provence. Lors de la transmission au royaume de France du comté de Provence (1481), les institutions provinciales restent dans cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.
L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du XV siècle.
Marseille au bas Moyen Âge
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Autre malheur, la grande peste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347.
Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son frère Louis III d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile.
Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre. Cette tour, dite tour du roi René, sera englobée au XVII siècle dans le fort Saint-Jean construit sur ordre de Louis XIV.
En 1524, les Français défendent la ville assiégée par l'armée du Saint-Empire Romain. Trente années après son rattachement au royaume de France, François I rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel I au pape Léon X, le navire ayant fait naufrage, on échoua la bête sur l'île d'If. François I profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour protéger la cité. Il fit ainsi bâtir le château d'If entre 1526 et 1529 et un fortin (construit par les Marseillais au départ en bois pour résister aux attaques de Charles Quint et construit en pierre sur les ordres de François I après la Bataille durant le mois de septembre 1536 autour de La Chapelle de l'ermitage. Ceci étant pour remercier les exploits des Marseillais pendant la Bataille contre Charles Quint) Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville a été offerte par François I ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville.
- Sous-chapitre : L'essor des XVIIe et XVIII siècles
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Plan de Marseille en
1720
Le centre-ville se transforme dès le milieu du XVII siècle et les premiers aménagements encore modestes de cours, places et avenues aux façades classiques ordonnancées d'après les projets de Pierre Puget, hors des murailles médiévales notamment en direction de la fameuse Canebière, qui ne deviendra cependant la grande artère qui descend jusqu'au Vieux Port qu'à la fin du XVIII siècle. Elle devient dès lors le centre des affaires.
L'année 1720 voit cependant l'arrivée de la peste qui va porter un rude coup à la démographie de la cité (38 000 victimes sur 75 000 habitants). L'évêque de l'époque consacra alors Marseille au Sacré-Cœur .
En dehors du centre ville, l'agglomération marseillaise comporte un paysage structuré de bastides. Dans le même temps, Marseille, qui possède la plus ancienne Chambre de commerce de France (fondée en 1599), acquiert la notoriété d'un port mondial. Avec ce grand essor du commerce moteur de l'économie marseillaise, la démographie explose et situe désormais Marseille au 3 rang des villes françaises.
- Sous-chapitre : Marseille sous la Révolution et l'Empire
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Marche des Marseillois chantée sur diferans theatres
En 1792,
Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise. Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « la ville-sans-nom », Lyon connut le même sort.
La Marseillaise
Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille qui a accueilli la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel un certain François Mireur chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est « la Marseillaise ». Une plaque commémorative de Rouget de Lisle est visible rue Thubaneau au centre de Marseille.
- Sous-chapitre : Marseille aux XIX et XX siècles
Port des colonies
En 1773, Jean-Baptiste Grosson, notaire royal et homme cultivé, qui s'intéressa beaucoup à l'histoire de sa ville natale, et publia de 1770 à 1791 l' Almanach historique de Marseille, fit paraître un ouvrage intitulé « Recueil des antiquités et des monuments marseillais qui peuvent intéresser l’histoire et les arts », qui fit longtemps référence pour l'histoire des monuments de la ville de Marseille. Tout au long du XVIII siècle les Marseillais se lanceront dans la traite négrière, échangeant avec les peuples africains produits finis (tissu, verroterie, arme à feu) contre esclaves, ces esclaves sont rééchangés en Amérique contre argent ou produits tropicaux (sucre, coton, vanille).Bien que tragique ce commerce sera bien inférieur à celui de Nantes et de Bordeaux.
Le XIX siècle, avec son cortège d'innovations industrielles (dont l'apparition de la navigation à vapeur), la fin de la piraterie barbaresque, les conquêtes de la France dès 1830 puis le percement du canal de Suez, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passa d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940.
Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.
La banque de Marseille la plus réputée est alors celle fondée par Pierre Pascal II au début de l'Empire.
Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville.
Les grands chantiers du XIX siècle
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Le quai de la Joliette et les Messageries maritimes dans les années 1890.
L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra. La construction par 5 000 ouvriers du canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte d'origine nîmoise Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un vaste monument « à la gloire de l'eau » ; c'est le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869.
Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) et intervient aussi sur le grand chantier de construction de la nouvelle cathédrale de La Major sur les quais de la Joliette. Il réalisera également de 1864 à 1874 le palais des Arts situé place Carli et participera à la construction de la monumentale préfecture.
L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon au début de l'année 1848, à Lyon en 1854, à Paris en 1857. La gare terminus, établie sur la butte Saint-Charles, fit l'objet de nombreux remaniements et aménagements jusqu'à la fin du siècle.
En 1871, pendant le soulèvement de la Commune de Paris, la ville connut une insurrection similaire qui dura quinze jours. La préfecture fut bombardée et le chef des insurgés, un avocat modéré, Gaston Crémieux, fusillé six mois plus tard, au Pharo.
En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra.
En 1891 début des travaux d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur.
Les cahots de l'entre-deux-guerres
La ville élit Siméon Flaissières qui conduit une politique de socialisme municipal. Toutefois Simon Sabiani proche du Milieu marseillais fut premier adjoint de 1929 à 1935 et fut même maire intérimaire en 1931 à la mort de Siméon Flaissières.
En 1938, Marseille connut le terrible incendie du magasin les Nouvelles Galeries qui ravagea quelques immeubles sur la Canebière. Face à l'indiscipline des Marseillais et l'incapacité des pompiers à faire régner l'ordre pour procéder aux secours, Édouard Daladier qui était présent pour un congrès et hébergé dans l'hôtel de Noailles faisant face aux Nouvelles Galeries en flammes, déclara : « N'y a-t-il donc personne pour faire régner l'ordre dans cette ville ! »
Le gouvernement décida que la ville serait dorénavant protégée par une unité de pompiers militaires de la marine nationale et créa en juillet 1939 par un décret loi, le bataillon de marins pompiers de Marseille.
La ville ayant par ailleurs de lourds problèmes financiers, Marseille fut mise sous tutelle et dotée d'un administrateur extraordinaire jusqu'à la libération en 1944.
La Seconde Guerre mondiale
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Dynamitage du quartier du Vieux-Port janvier 1943
À la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, Marseille se retrouve occupée par l'armée allemande le 12 novembre 1942, comme le reste de la Zone sud. La ville souffrira grandement de l'occupation, et en particulier, lors de la « rafle de Marseille », le quartier du Panier au nord du Vieux-Port qualifié de quartier criminel par les nazis. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1943, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, et deux jours plus tard, le 24 janvier, le général SS Oberg, assisté du préfet René Bousquet ordonne aux habitants du quartier du Vieux-Port d'évacuer leur domicile dans les deux heures, avec 30 kg de bagages. 30 000 personnes sont expulsées. Dans les deux semaines qui suivent, 1 500 immeubles sont dynamités, laissant un champ de ruines jusqu'à la Libération.
Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2 000 victimes.
Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit.
Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière.
Depuis 1950
Marseille connut une période économique très difficile à partir des années 1950 avec l'indépendance progressive des colonies françaises puis dans les années soixante-dix, la crise qui mit à mal sa structure industrielle.
À la fin du XX siècle, la ville commence à prendre un nouveau départ et s'engage dans de très importants travaux de restructurations urbaines, impulsés en particulier grâce au programme Euroméditerrannée.

Chapitre : Population et société
- Sous-chapitre : Démographie
Après une grave crise dans les années 1970 et 1980 (due en partie à la fermeture du canal de Suez) qui a vu la population passer de plus de 900 000 à moins de 800 000 habitants (malgré un solde naturel assez positif), l'État et les autorités marseillaises décidèrent dans les années 1990 et 2000 de relancer l'économie de la ville : le programme Euroméditerranée est un vaste programme visant à attirer les entreprises et s'accompagnant d'une importante réhabilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome. Suivant le dernier recensement, la ville gagne à nouveau des habitants avec une croissance supérieure à la moyenne nationale.
Deuxième commune de France avec plus de 850 000 habitants, Marseille est aujourd'hui la 2 Unité urbaine du pays (après Paris et devançant à peine Lyon) avec 1 349 772 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l'ouest et Aubagne à l'est. L'aire urbaine de Marseille est cependant la troisième de France après celle de Paris et juste en dessous de celle de Lyon. L'agglomération marseillaise a même récemment absorbé la commune de Saint-Zacharie, qui fait partie du Var. Par contre La Ciotat, qui fait partie de la Communauté urbaine de Marseille, a été absorbé par l'unité urbaine de Toulon.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XX siècle sur la ville de Marseille classé par date de recensement. Toutefois D'après l'INSEE les recensements entre 1926 et 1936 ont très largement surévalué la population légale de Marseille .
Évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Marseille, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Ménages de :| 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + | | Marseille | 38 % | 29,2 % | 15,1 % | 10,9 % | 4,1 % | 2,6 % |
|---|
| Paris | 52,4 % | 25,9% | 10,5 % | 7,1 % | 2,7 % | 1,4 % |
|---|
| Moyenne Nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
|---|
| Sources des données : INSEE |
En 2005, 44 % des ménages marseillais étaient propriétaires de leur résidence principale et 82% vivaient en appartement, 43% étaient mariés, 39% célibataires, 9% veufs et 9% divorcés.
- Sous-chapitre : Sociologie de Marseille
Image (cliquez pour agrandir) :

Parmi les nombreux immeubles construits durant les années 1960 et 1970, le quartier de
La Rouvière (9 arrondissement) est une des copropriétés les plus peuplées de France
(architecte : Xavier Arsène-Henry)
De forts contrastes sociaux
En 2007, la moitié des Marseillais déclarait un revenu inférieur à 15 284 euros par unité de consommation (UC) nettement inférieur à celui de Lyon (19 810 euros) ou de Nice (16 701 euros), sans parler de Paris (23 408 euros) ni a fortiori du 7 arrondissement de la capitale (39 186 euros), et inférieur de 2 213 euros au revenu médian national.
La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible (60,9% contre 64,1% au plan de la France métropolitaine).
Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle où l’éventail des revenus déclarés en 2007 est le plus large, puisque les hauts revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les bas revenus, particulièrement faibles. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. Les bas revenus se concentrent dans les arrondissements centraux 1, 2 et 3 ainsi que dans les quartiers nord (13, 14, 15 et 16 arrondissements).
Le 3 arrondissement est le plus pauvre de toute la ville, avec à peine 7 316 euros de revenu fiscal médian par UC représentant le tiers du revenu médian du 8arrondissement. Plus de 37% de sa population bénéficie de la CMU complémentaire contre moins de 5% dans le 8 arrondissement. Les ménages du 2 arrondissement sont à peine moins pauvres, en approchant les 9 000 euros de revenu médian. Ceux des 1, 14 et 15 sont inférieurs à 10 000 euros, respectivement 8 990 euros pour le 2, 9 327 euros pour le 1, 9 903 euros pour le 14 et 9 466 euros pour le 15.
Le revenu médian dans les 13 et 16 arrondissements est le plus élevé du groupe (approchant les 14 000 euros) mais reste inférieur à celui de la ville. Ces arrondissements se distinguent aussi des précédents par la présence de zones plus favorisées et sont plus disparates.
Les arrondissements où la population est la plus riche se trouvent au sud et à l’est : le revenu médian y dépasse les 19 500 euros. Le 8e est le plus riche, avec 22 718 euros par UC, suivi par le 7 (20 853 euros), le 12 (20 080 euros), et le 9 (19 898 euros).
Les ménages des 4, 5,10 et 11 arrondissements ont des revenus médians légèrement supérieurs à ceux de la ville, respectivement 16 390 euros pour le 4, 16 524 euros pour le 5, 16 005 euros pour le 10 et 16 330 euros pour le 11. Le revenu médian du 6 arrondissement s'élève à 17 891 euros.
En 2006 le taux de marseillais sans diplômes s'élevait à 25.27% (contre 19.5% pour la France métropolitaine). les 3, 14 et 15 arrondissements dépassaient 40%, les 2 et 16 les frôlaient. Par contre le taux de diplômes d'un niveau supérieur s'élevait à 13.44% (contre 11.6% pour la France métropolitaine) les 1, 6, 7 et 8 arrondissements dépassaient 20% mais les 3, 14 et 15 n'atteignaient pas 5%.
Au recensement 2006 le taux de chômage s'élevait à 18,23% (contre 11.1% pour la France métropolitaine). Aucun arrondissement n'était en dessous de 10%. Le record était détenu par le 3 arrondissement avec 32,38% suivi de près par le 2 avec 30,81%. Le 1 et le 15 dépassaient 25%, le 14 et le 16 dépassaient 20% et le 13 approchait 20%.
Le pourcentage de familles comptant 4 enfants ou plus s'élevait à 3.94% : le 14 arrondissement frôlait 10%, les 3 et 15 dépassaient 8%, les 1, 2 et 13 dépassaient 5%.
Le pourcentage de familles monoparentales s'élevait à 21.81% : le 3 arrondissement dépassait 30%; les 1, 2 et 15 dépassaient 25%. Par contre le 8 arrondissement n'atteignait pas 16%, le 7 et le 12 n'atteignaient pas 18%.
À ce même recensement le pourcentage d'étrangers s'élevait à 7.57%. Les arrondissements centraux 1, 2 et 3 comptaient plus de 15% d'étrangers, le 14 et le 15 plus de 10%. Partout ailleurs le taux d'étrangers était inférieur à la moyenne de la ville, le 7 et le 12 arrondissement en comptant même moins de 3%.
Les jeunes Marseillais de moins de 30 ans, parmi lesquels se trouvent de nombreux étudiants, ont le revenu médian par UC le plus faible, 12 812 euros, soit 4 937 euros de moins que ceux âgés de 50 à 59 ans, classe d'âge la plus riche. Les Marseillais de 30 à 39 ans, population en âge de travailler et d'acquérir un logement, ne sont pas beaucoup plus riches : la différence de revenus avec les moins de trente ans est d'à peine 776 euros. Par conséquent, les coûts de logement se trouvant parmi les plus chers de France, les jeunes marseillais et leurs familles ont de plus en plus de difficultés à se loger.
Marseille cosmopolite
Marseille a toujours été le « carrefour du monde ». Ville grecque phocéenne à l'origine, elle a toujours eu des minorités (étrusques, ligures, celtes, salyens, romains). À l'époque romaine, point n'est besoin de sources pour déduire la multi-culturalité de ce débouché méditerranéen de la Gaule (cependant les sources existent). Pendant l'époque burgonde puis franque, la ville perd des habitants mais reste polyglotte et multi-ethnique dans un milieu globalement latin et provençal. À la fin du XVIII siècle, la moitié de la population n’était pas d’origine marseillaise : parmi les principaux groupes d’étrangers se trouvaient les Italiens (notamment Génois et Piémontais pour la majorité) ainsi que des Espagnols (dont de nombreux Catalans), Grecs ou Levantins.
La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XX siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIX siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936 (guerre civile espagnole), Maghrébins (surtout Algériens et Tunisien) depuis l’Entre-deux-guerres, « Pieds-Noirs » en 1962, Africains (Comoriens : 50 000 en 1999).
Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne et compte environ 200 000 musulmans (25 % de la population), 90 000 juifs, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.
En 2006 Marseille comptait 714 619 français de naissance, 60 910 "français par acquisition", 8 327 ressortissants de l'Union Européenne, 1 715 d'autres nationalités européennes, 2 847 turcs, 34 506 nord-africains , 11 119 ressortissants du reste de l'Afrique, 5 000 personnes d'une autre nationalité.
À la mort de Gaston Defferre en 1986, huit jeunes gens d’origines ethniques différentes furent chargés de porter son cercueil. Ce fut un symbole important dans une ville qui avait vécu une importante flambée raciste en 1973, après l'assassinat d'un traminot par un Algérien.
Pour commémorer les 2 600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies : 6 000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.
Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fête, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'être marseillais » et d'aimer l'OM malgré ses vicissitudes.
De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu, principalement au début et à la fin de l'été, et permettent à tous de se rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai…
Toutefois l'unanimité ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille « black, blanc, beur » : Le Front national a obtenu régulièrement à Marseille un nombre record de voix à toutes les élections précédant celles de 2007 où Nicolas Sarkozy a été élu par la majorité de la population votante. Ce résultat s'explique par les taux de criminalité et de chômage de la ville qui sont parmi les plus élevés de France métropolitaine.
- Sous-chapitre : Cultes
- Catholiques
L'Archidiocèse de Marseille est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le I siècle, le siège de Marseille a été érigé en archidiocèse en 1948. L'archevêque actuel est M Georges Pontier. En 2008, la ville comptait 116 paroisses catholiques accueillant les fidèles.
- Protestants
Marseille compte quatre paroisses de l'Église réformée de France.
- Israélites
La ville possède 40 synagogues
- Musulmans
Il y a à Marseille une cinquantaine de mosquées ou salles de prière. {{Référence nécessaire| La future grande mosquée de Marseille, dont l'édification a été votée depuis des années, n'a pas encore commencé pour cause de recours juridiques.Toutefois le permis de construire vient d'être accordé en novembre 2009 et l'inauguration est prévue pour novembre 2011
- Mormons
L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte une paroisse à Marseille.
Dès 1990, sous l'impulsion du maire Robert Vigouroux, fut créée Marseille-Espérance. Cette structure associative regroupait des représentants des différentes communautés religieuses qui engageaient un dialogue non pas d’ordre théologique mais plutôt d’ordre social et culturel sur la gestion de la ville. Malgré le contexte peu favorable (crise des banlieues, problème du foulard, attentats terroristes, fort score électoral du Front national) ) Marseille-Espérance allait devenir une instance de régulation, toujours sollicitée à l’occasion d’événements locaux, nationaux ou internationaux risquant de provoquer des tensions communautaires.
Marseille compte une vingtaine de cimetières , la quasi totalité situés dans les arrondissements périphériques, le plus grand étant le cimetière Saint-Pierre situé lui à cheval entre le 5 et le 10 arrondissement.
- Sous-chapitre : Sport
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La ville compte 172 courts de tennis, 45 gymnases municipaux, 22 piscines, 72 stades municipaux, et depuis le 12 décembre 2009, la plus grande patinoire de France. , 139 boulodromes, 30 clubs de tennis, 3 terrains de golf, 3 bases nautiques, 8 dojos, 3 rampes de skate board, 3 stands de tir, 2 hippodromes, 5 centres équestres, 2 murs d'escalade et un fronton de pelote basque. Marseille, qui compte cinquante sites de plongée, est un haut-lieu de la plongée sous-marine en Méditerranée.
Les principaux clubs de sport de Marseille sont l'Olympique de Marseille (football) et le Cercle des nageurs de Marseille (natation et water-polo).
Le Stade Vélodrome est un stade édifié en 1937 dans le 8e arrondissement de Marseille. Il compte 60 013 places assises. Il a accueilli sept rencontres du Mondial 98 de football dont la demi-finale Brésil-Pays-Bas et six matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 dont le quart de finale Australie - Angleterre. Son club résident actuel est l'Olympique de Marseille dont la devise est "Droit au but". L'Olympique de Marseille est le seul club de l'hexagone à avoir remporté la plus prestigieuse des compétitions européennes.
Le Palais des sports de Marseille, inauguré en 1989, est une salle omnisports située à proximité du Stade Vélodrome ayant une capacité de 7 400 places, où chaque année se disputent l'Open 13, un tournoi de tennis inscrit à l'ATP tour, le Trophée Massalia en gymnastique ou encore le challenge Jeanty, épreuve de la Coupe du Monde de fleuret dames.
De plus, le Semi-marathon de Marseille-Cassis, le World series 13 de Beach-volley organisé sur les Plages du Prado, le Triathlon international de Marseille sont organisés annuellement dans la cité phocéenne. Marseille a accueilli le Tour de France cycliste 12 fois depuis 1947 et accueille chaque année le Tour de France à la voile. Marseille est, depuis juillet 2008, la première ville hors du Brésil à avoir accueilli la Coupe du Monde de Beach Soccer sur les plages du Prado.
Le premier concours officiel de pétanque eut lieu en 1910 à La Ciotat. La fédération française de pétanque, 3 fédération en nombre de licenciés, fut créée en 1945 et siège à Marseille. Le Mondial la Marseillaise de pétanque est le plus grand tournoi de pétanque du monde avec plus de 12 000 joueurs de tout niveau. Il accueille 50 000 spectateurs le premier jour, et plus de 100 000 pour l’ensemble de la compétition. La municipalité a aménagé de nombreux terrains de boules dans quasiment tous les quartiers.
Les sports extrêmes se développent rapidement avec l'accueil de compétitions de très haut niveau comme l'Orange Massilia Freestyle Cup qui a lieu à l'espace Borély et profite d'un des plus beaux spots de skate en Europe,le bowl de Marseille. Deux Skatepark sont aussi inaugurés en 2009, un à la Friche de la Belle de Mai et un autre, le Marseille Indoor Skate Park, qui est le plus grand Skate Park couvert d'Europe avec 3 500 mètres carrés.
- Sous-chapitre : Vie militaire
- Unités militaires ayant tenu garnison à Marseille
Liste :- État-Major de la 15 région militaire 1939
- État-Major du 15 Corps d'Armée, 1906 - 1913
- État-Major de la 29 Division d'Infanterie, 1913
- État-Major de la 30 division d'infanterie, 1913
- État-Major du 2 Groupement de Cavalerie, 1939
- 141 régiment d'infanterie de ligne 1906
- 72 régiment d'infanterie de marine
- 9 régiment de hussards 1906
- 15 légion de gendarmerie 1906 - 1913
- Unités militaires actuellement stationnées à Marseille
Liste :- État-Major de la Circonscription militaire de défense de Marseille (CMD Marseille),
- État-major de forces 3 (EMF3),
- 4e régiment de dragons (au camp de Carpiagne)
- 72 bataillon d'infanterie de marine,
- 3 groupement logistique du commissariat de l'armée de terre,
- Bataillon de Marins Pompiers de Marseille (BMPM). C'est une unité de la marine nationale forte de 2 450 hommes et femmes, crée en 1939 à la suite du dramatique incendie des "Nouvelles Galeries" qui fit 73 morts l'année précédente. Il remplaça le bataillon de sapeurs pompiers de Marseille, dissout à la suite de cette catastrophe. Le BMPM est commandé par un contre amiral qui agit selon les directives du maire. Unité d'élite qui fait référence au sein de la sécurité civile, le "Bataillon" comme on l'appelle familièrement assure la sécurité des personnes et des biens de la cité phocéenne, de ses ports et de l'aéroport international Marseille-Provence. Il effectue chaque année près de 120 000 interventions (une en moyenne toutes les cinq minutes).
Liste :- Hôpital d'instruction des armées Laveran.

Chapitre : Administration et vie publique
- Sous-chapitre : Découpage de la ville
Arrondissements de Marseille
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Le découpage des arrondissements et des secteurs de Marseille
Marseille est divisée en 16 arrondissements municipaux, eux-mêmes divisés en quartiers (111 au total). Depuis 1987, les arrondissements sont regroupés par deux en secteurs, et chacun des 8 secteurs a son conseil et son maire, comme les arrondissements de Paris ou de Lyon.
Suivant la loi PLM, les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale.
| Nombre de conseillers élus par secteur |
|---|
| Secteur | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Total |
|---|
| Conseillers de secteur | 22 | 16 | 22 | 30 | 30 | 26 | 32 | 24 | 202 |
|---|
| Conseillers municipaux | 11 | 8 | 11 | 15 | 15 | 13 | 16 | 12 | 101 |
|---|
| Nombre total d'élus | 33 | 24 | 33 | 45 | 45 | 39 | 48 | 36 | 303 |
|---|
Cantons
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Le découpage des cantons de Marseille
Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 57 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004.
Quartiers
Marseille a la particularité d'être constituée de 111 quartiers, qui ressemblent souvent à de véritables villages.
- Sous-chapitre : Maires de Marseille
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- Sous-chapitre : Circonscriptions législatives
Marseille est divisée en huit circonscriptions législatives :
- Sous-chapitre : Justice et sécurité
Le tribunal de grande instance de Marseille est la juridiction la plus importante dépendant de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le tribunal d'instance se trouve au Palais de justice de Marseille, dans le 6 arrondissement.
Le tribunal de commerce de Marseille se situe quant à lui rue Emile Pollak, dans le 6 arrondissement, ainsi que le tribunal de police. Le conseil de prud’hommes de Marseille est lui dans le 7 arrondissement de la ville.
Dans l'ordre administratif, Marseille est du ressort du tribunal administratif de Marseille. Les appels sont portés devant la Cour administrative d'appel de Marseille, laquelle connaît aussi les appels des tribunaux administratifs de Montpellier, Nice, Nîmes et Bastia.
La circonscription de sécurité publique de Marseille qui comprend également les communes d'Allauch et Plan-de-Cuques détient pour l'année 2008 le 13 plus fort taux de délinquance (sur plus de 400 circonscriptions de sécurité publiques métropolitaines) avec un taux de faits de délinquance constatés de 114,04 pour 1000 habitants soit pratiquement le double de la moyenne nationale . Parmi ces faits les vols avec violence (en particulier contre les femmes) ainsi que les vols à la tire dépassent de très loin la moyenne nationale, mais au contraire les homicides et vols à main armée sont inférieurs à la moyenne nationale.
Une seule prison se trouve à Marseille : la prison des Baumettes, construite en 1934 et située dans le 9 arrondissement de la ville. Elle a été qualifiée par le Conseil de l'Europe de « vétuste » et « répugnante ».
- Sous-chapitre : Défense
Marseille est une importante base militaire qui depuis le 1er janvier 2009, expérimente une base de défense expérimentale de Marseille. Parmi les unités militaires stationnées en ville figurent :
- Sous-chapitre : Jumelages et partenariats
Marseille est jumelée avec treize villes et a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec vingt-neuf villes de par le monde.
- Jumelages
- Accords de coopération
Maroc
| Alexandrie | Égypte |
| Alger | Algérie |
| Bamako | Mali |
| Barcelone | Espagne |
| Beyrouth | Liban |
| Le Cap | Afrique du Sud |
| Casablanca | Maroc |
| Erevan | Arménie |
| Gdansk | Pologne |
| | | | 
Chapitre : Économie
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Marseille et ses alentours représentent un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90 % sont des
TPE.
Le
Centre Bourse ainsi que les
rues Saint-Ferréol, rue de la République,
rue de Rome et le bas de la
rue Paradis sont le cœur commercial de Marseille avec leurs boutiques de vêtements, chaussures, mode pour l'essentiel. Marseille compte aussi les deux centres commerciaux importants de
la Valentine et du
Grand Littoral.
Le
Vieux Port, le
Cours Julien et les alentours des
plages du Prado concentrent de nombreux restaurants aux cuisines très diversifiées.
En 2006 sur les 291 647 marseillais ayant un emploi 251 357 travaillaient dans la commune, 29 417 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 5 057 dans une autre commune du département.
Parmi ceux qui détenaient un emploi à temps complet à Marseille en 2006, 75,7 % avaient un contrat à durée indéterminée,(y compris les titulaires de la fonction publique), 8,9 % étaient en contrat à durée déterminée, 6,3 % travailleurs indépendants, 3,8 % étaient employeurs, 1,5% étaient apprentis 1,6% en autres
contrats aidés, 1,5% étaient intérimaires .
Le nombre d'emplois dans la commune est passé de 297 830 en 1999 à 331 913 emplois en 2006, dont 80 556 occupés par des travailleurs habitant hors de la commune.
215 465 habitants soit plus du quart de la population vivait en
ZUS (dont plus de la moitié de la population de chacun des 1, 2, 14, 15 et 16 arrondissements) ; sur les 16 arrondissements seuls les 4, 5, 7 et 8 arrondissements ne comportent aucune partie de zone urbaine sensible .
Marseille est le siège de la
Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la
Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'azur-Corse. Elle gère l'
aéroport de Marseille Provence Ã
Marignane, qui est le 5 de France avec près de 7 millions de passagers.
- Sous-chapitre : Secteur primaire
La pêche
Marseille est un des principaux ports de pêche de la côte méditerranéenne française, mais loin derrière
Sète et
Port-Vendres. Pour tout le quartier maritime de Marseille, on ne compte plus que 260 marins pour 125 navires pratiquant une pêche traditionnelle. Les apports annuels sont d'environ 1 000 tonnes.
L'agriculture
Il subsiste également quelques cultures maraîchères ou florales dans certains quartiers.
- Sous-chapitre : Secteur industriel
Entre le
XVII siècle et le
XX siècle, l'industrie florissante du
savon de Marseille, des tuiles et de la céramique, des produits alimentaires, huiles ou pâtes, de la construction navale, a été une vitrine pour la ville. Tous les chemins de fer du midi de la France convergeaient aussi vers le port et docks de Marseille. Deux financiers ont beaucoup compté dans la deuxième moitié du
XIX siècle, en transformant et modernisant l'urbanisme de la ville et son tissu industriel :
Paulin Talabot (1799-1886) et
Jules Mirès (1809-1871). Jules Mirès a en outre conçu, sans les réaliser, les plans de rénovation urbaine du port de la Joliette repris aujourd'hui, et il a tracé les grandes avenues miréniennes de Marseille. Une rue porte son nom dans la cité phocéenne. En 1854, sa Société sidérurgique de « l'éclairage au gaz, des fonderies et hauts fourneaux de Marseille » obtenait le monopole de l'éclairage de la ville et celle d'Arles. La fin des colonies, la crise de l'industrie française et le déplacement géographique des implantations proné par l'urbanisme fonctionnaliste (zones de la vallée de l'Huveaune, de Vitrolles et de l'Étang de Berre-Fos sur Mer) ont quasiment réduit à néant l'emploi industriel dans la ville.
En mars 2009 la fermeture de l'Union Naval Marseille (UNM), filiale du groupe espagnol
Boluda, marque probablement la fin de la filière de la réparation navale à Marseille, qui employait plus de 6000 personnes il y a trente ans.
Marseille compte trois sites classés
Seveso deux situés dans le 11 arrondissement et un dans le 14.
- Sous-chapitre : Marseille, une ville tertiaire
Le deuxième pôle français du CNRS
La Délégation Provence et Corse, est le second pôle régional du
CNRS après l’Île-de-France : par son budget de 140 Millions d'euros, par ses effectifs : près de 1 900 agents CNRS (dont 853 chercheurs) et 2 000 personnes (dont plus de 1 600 chercheurs) des universités d’Aix-Marseille et des autres organismes (
INSERM,
INRA…) participent activement à la recherche, par ses 110 structures opérationnelles de recherche et de service dont 90 unités de recherche.
La majorité des structures opérationnelles (94 %) se trouve implantée à Marseille et
Aix-en-Provence, et répartie sur 23 sites. L’aire Marseille-Aix regroupe, à elle seule, 95 % des agents CNRS de la Délégation : 77 % sur la zone marseillaise et 18 % sur la zone aixoise.
Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : trois chercheurs marseillais ont participé à la découverte (qui reste à valider) de la « fabrication » de « sang universel » ; des scientifiques marseillais ont découvert de nouvelles
exoplanètes.
Tous les principaux domaines de recherche sont représentés, avec toutefois une prédominance des sciences de la vie et des sciences de l’homme et de la société :
Liste :- Physique nucléaire et corpusculaire
- Mathématiques, physique théorique et de la matière condensée, nanosciences mécanique,
- Acoustique, optique, laser, matériaux
- Technologies de l’information et de l'ingénierie
- Chimie, thermique, combustion
- Astrophysique, océan, atmosphère et sciences de la terre et de l’environnement
- Immunologie, cancérologie, génomique, neurosciences, biologie structurale et microbiologie…
- Archéologie, histoire, droit, économie, anthropologie, sociologie, linguistique, urbanisme…
Hôpitaux
Les établissements publics relèvent de l'
AP-HM,
Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, qui est un
établissement public de santé. Elle exerce le rôle de
Centre hospitalier régional pour Marseille et la région
Provence-Alpes-Côte d'Azur et emploie 12 531 personnes dont 1 897
médecins, ce qui en fait le premier employeur de la région.
Ces établissements publics sont au nombre de cinq : la
Timone (
5 arrondissement), la
Conception (
5 arrondissement),
Sainte-Marguerite (
9 arrondissement), l'
Hôpital Salvator (
9 arrondissement) et l'
Hôpital Nord (
15 arrondissement).
On peut également citer parmi les institutions hospitalières privées l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (
9 arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (
2 arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (
8 arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (
6 arrondissement).
L'
Hôpital d'instruction des armées (HIA) Laveran (
13 arrondissement), outre ses missions militaires, participe également au service public hospitalier.
Enseignement
Il existe trois universités sur Marseille regroupant plus de 60 000 étudiants : l'
Université de Provence - U1: Sciences exactes, lettres et sciences humaines, l'
Université de la Méditerranée - U2 : Sciences exactes, santé, sport et économie et l'
Université Paul Cézanne - U3 : Sciences exactes, droit, science politique, économie appliquée et gestion.
Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus importants ensembles de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des trois universités est en cours.
Les principaux campus sont situés Ã
Luminy,
Saint Charles,
Saint Jérôme,
Château Gombert, et pour les enseignements médicaux
La Timone et l'Hôpital Nord. Ces universités ont aussi des établissements principalement sur
Aix-en-Provence mais également dans toute l'académie. Les universités U1 et U3 ayant d'ailleurs leurs sièges à Aix-en-Provence. Le caractère bicéphale de ces universités est principalement hérité de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière générale sur les sciences exactes, alors qu'à Aix-en-Provence, les sciences humaines prédominaient.
Le
lycée Thiers propose les
classes préparatoires les plus réputées de la région, toutefois Marseille ne dispose pas d'autant de grandes écoles renommées que sa taille pourrait le faire penser, les seules ayant leur siège à Marseille étant : l'
École centrale de Marseille, grande école d'ingénieurs située sur le pôle de l'étoile ;
Euromed Management, anciennement « École supérieure de commerce de Marseille » qui n'avait jamais connu de renom particulier est classée depuis plusieurs années parmi les 10 premières écoles de commerce françaises . ; l'
ESIL (École supérieure d’ingénieurs de Luminy), présente sur Marseille depuis 1993, qui forme des Ingénieurs spécialisés dans six domaines : informatique, biomédical, biotechnologie, matériaux, réseaux et multimédia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ;
Polytech'Marseille (École Polytechnique Universitaire de Marseille) née du regroupement de trois écoles d'ingénieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des ingénieurs spécialisés dans quatre domaines : Mécanique-Énergétique, Génie industriel et Informatique, Microélectronique et Télécommunication, Génie civil ; l'École supérieure des beaux-arts (EsbaM). Également, l'
EPITECH a ouvert une antenne à Marseille en septembre
2009.
Enfin, afin de préparer au mieux les futurs étudiants à l'international, l'EPIM École Privée Internationale de Marseille propose dès le plus jeune âge un enseignement international en 2 langues français-anglais. L'
EPIM a d'ailleurs ouvert un second établissement sur la commune de Luynes (13080) en 2008.
Grandes entreprises
Parmi les sociétés de renommée on trouve :
Liste :- CMA-CGM (l'un des leaders mondiaux du transport maritime),
- le Groupe des Eaux de Marseille (quatrième groupe français dans le secteur de l'eau),
- le Groupe ONET (N°1 national du nettoyage),
- la Comex (explorations sous-marines),
- Eurocopter (premier fabricant d'hélicoptères au monde) filiale d'EADS,
- La Provence (quotidien),
- La Marseillaise (quotidien),
- l'Olympique de Marseille,
- la SNCM (compagnie de navigation qui a en particulier assuré jusqu'à présent la continuité territoriale avec la Corse),
- la Régie des transports de Marseille (RTM)
- le groupe Pernod-Ricard (deuxième groupe mondial des spiritueux)
- la marque de bonbons Haribo
- la Sodexo, qui est le leader mondial des services de restauration.
- le Groupe SNEF spécialisé dans les métiers du génie électrique et climatique.
Attractivité internationale
Si Marseille n'accueille pas, à la différence de Lyon, des organismes internationaux aussi prestigieux qu'
Interpol, la ville est toutefois le siège de quelques organismes internationaux et de recherche tels que l'
Institut de recherche pour le développement (IRD), la Commission Méditerranée de
Cités et Gouvernements locaux unis (CGLU) ou encore le
Conseil mondial de l'eau.
Y sont également implantés le bureau local de l'
Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), une antenne de la
Banque mondiale, un bureau de l'
Organisation internationale pour les migrations - Sous-chapitre : Marseille une des grandes villes les plus endettées
La dette de Marseille s'élève à 1,8 milliards d'euros soit
2 291 euros par habitant (2 fois plus que Paris et 2,5 fois plus que Lyon) et celle de la communauté urbaine à 1,2 milliards d'euros. .
- Sous-chapitre : Renouveau de la ville
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Cours Honoré d'Estienne d'Orves à deux pas du vieux port
Le renouveau de la ville, qui a attiré plus de 40 000 nouveaux habitants entre 1999 et 2006, et plus de 13 000 entre 2006 et 2007 et la nouvelle image dont elle jouit, matérialisés par les travaux importants — notamment dans le cadre du projet
Euroméditerranée, entre la
gare Saint-Charles, la
Belle de Mai et les anciens
docks. La ville se veut le carrefour de la
Méditerranée et de l'
Europe — qui sont entrepris en son sein, et une forte médiatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes : le trafic de la
gare Saint-Charles est passé de 7,1 millions de passagers annuels en 2000 à 15 millions en 2007 dû à l'effet TGV mettant Marseille à 3 heures de
Paris, 1h40 de
Lyon et 4 heures de
Lille.
Marseille compte neuf hôtels 4 étoiles, dix-sept hôtels 3 étoiles, et un futur 4 étoile luxe à l' hôtel dieu. En 2008
Le Petit Nice a obtenu trois étoiles au guide Michelin. En l'espace de dix ans, Marseille a multiplié par trente le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le
Queen Mary II.
Marseille a même postulé pour l'organisation de la
Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les quatre ans), a été retenue dans les deux finalistes et a organisé l'
Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007.
Depuis la fin des années 1990, Marseille jouit d’une image positive . L'image de la ville passe peu à peu d'une Cité sulfureuse où prospère le «
milieu » — le
Chicago français — à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d'un site unique, à la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la
Canebière à trois heures de Paris.
Un seul bémol : un des thèmes principaux de la campagne électorale pour les municipales 2008 a été à juste titre la saleté de la ville ainsi que l'indiscipline de ses habitants à cet égard.
Le tramway fait aussi partie du renouveau de la cité phocéenne car il traverse de grands axes telle la Canebière au encore le palais Longchamp. Mis en service au cours de l'année 2007, son chantier a permis aussi de réhabiliter les rues de Marseille en les rendant plus propres.
Enfin en 2007, les prix de l'immobilier atteignent des seuils très élevés (
2 652 € le m² en moyenne), et presque aussi chers, du moins dans les 7 et 8 arrondissements que Nice (
3 636,20 € le m²) . En 2004,
Lone Star Funds, un fonds de pension texan, rachetait plus de 300 commerces et 1 300 logements rue de la République. Sous le nom de « Marseille République », Lone Star s'est engagée dans l'un des plus importants programmes de rénovation de centre-ville (
134 000 m²) en France, programme controversé . Marseille République a été racheté en 2007 par
Atemi, filiale de
Lehman Brothers, la banque qui a fait faillite suite à la
crise des subprimes .
La mairie, remplie d'ambition, lance d'autres projets visant à redonner à la ville ses lettres de noblesse et à faire rentrer la cité phocéenne dans une nouvelle ère, grâce notamment à Euroméditerrané, plus grande opération de rénovation urbaine d'Europe du Sud. Le Vieux-Port devrait devenir en partie piéton d'ici 2013, date à laquelle la ville sera capitale européenne de la culture.

Chapitre : Marseille et la mer
La commune de Marseille a une façade maritime de 57 kilomètres dont 24 kilomètres de
calanques.
- Sous-chapitre : Le Grand Port Maritime de Marseille-Fos
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La circonscription du Grand Port Maritime de Marseille s'étend sur
70 km de côtes, allant d'est en ouest du Vieux-Port Ã
Port-Saint-Louis-du-Rhône. Il traite annuellement 100 millions de tonnes de marchandises (dont 60% d'hydrocarbures), ce qui en fait le premier port français, de la Méditerranée et le quatrième port en Europe derrière
Rotterdam,
Anvers et
Hambourg, et 1,8 million de passagers (2004), essentiellement vers la Corse et l'Afrique du Nord, ainsi que les croisières en Méditerranée (360 000 croisiéristes en 2005).
Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic
containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes sa part de marché passant de 18.6% en 1989 à 5.5% en 2006
- Sous-chapitre : Les ports de plaisance
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Vieux port de Marseille et bateau de pêche.
Marseille, qui figure dans les trois premiers complexes de plaisance d'Europe compte quatre ports de plaisance importants : le
Vieux-Port : 3 500 places à quai avec
6 mètres de tirant d'eau,
la Pointe Rouge : 1 800 places à quai avec un tirant d'eau de 4 Ã
6 mètres,
Le Frioul : 1 500 places à quai dont 150 anneaux réservés aux plaisanciers de passage, l'
Estaque: 1 500 places dont 145 pour la plaisance.
On notera la présence de la plus petite ligne maritime commerciale du monde (
206 mètres) qui permet de traverser le Vieux Port à bord du
Ferry Boat (prononcé à la marseillaise « féri-bo-at »). Le départ s'effectue depuis la place aux Huiles ou devant l’hôtel de ville.
- Sous-chapitre : Les plages
Les principales plages sont : les
plages du Prado,
Les Catalans,
la Pointe Rouge, la plage du Prophète. Les plages du Prado dites « plages Deferre » ont été aménagées à la période du creusement du métro marseillais. À l'image du J4 créé par les remblais de la rue de la République, les plages du Prado ont été crées artificiellement grâce aux remblais des sous sols marseillais.
Autres plages marseillaises : plages de la Lave, de la Batterie, du Fortin (plages de Corbières, quartier de l'Estaque), plage Saint-Estève (Îles du Frioul), plage David, plage de l'Huveaune, plage Borély, plage de Bonneveine, plage de la Vieille Chapelle, plage des Bains des Dames, plage de l'Anse des Phocéens, plage de l'Anse des Sablettes, plage de la Verrerie, plage Samena, plage de la Maronaise.
Et les plages des calanques : plage de
Sormiou, plage de
Morgiou, plage d'
En Vau.
- Sous-chapitre : Les calanques
Les calanques de Marseille s'étendent sur plus de vingt kilomètres de côtes sur la mer Méditerranée entre le village des Goudes, quartier du sud-ouest de la ville de Marseille, et Cassis. C'est un des sites les plus remarquables de France, et une zone majeure de ressources naturelles et d'activités sportives (promenade, escalade et plongée) pour son million de visiteurs annuels.
Elles pourraient bénéficier de la protection d'un Parc national en 2011.
- Sous-chapitre : Les sites de plongée sous-marine
Marseille haut-lieu de la plongée compte près de 100 sites de plongée sous-marine, les plus renommés étant : l'
archipel de Riou, l'
archipel du Frioul et l'
île de Planier. Plusieurs centres de plongée permettent de les découvrir.
- Sous-chapitre : La pêche
Les pêcheurs professionnels qui ont longtemps fait partie intégrante du paysage de l'
Estaque et du
Vieux port à Marseille se sont raréfiés au fil des décennies.
Par contre les
loups,
rascasses,
dorades,
rougets,
mérous font la joie des pêcheurs amateurs.
- Sous-chapitre : Le marégraphe
Situé en bordure de la corniche Kennedy le
marégraphe sert depuis 1897 de point zéro pour la mesure de l'altitude en France. Il enregistre et étudie également sur le long terme le mouvement des marées et leur évolution.
- Sous-chapitre : Le Sartine
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Le vieux port de Marseille avec un pointu de pêche traditionnel
La frégate
le Sartine, baptisée du nom du ministre de la Marine royale de l'époque, transportait des soldats français dans le cadre d'accords d'échange de prisonniers en
Inde. Endommagée par méprise par un navire britannique, le Sartine s’est échoué dans la passe d'entrée le 19 mai 1780, paralysant un moment la circulation du Vieux-Port. Après une légère déformation du nom — le
Sartine qui bouche le port — est devenu une
galéjade classique :
C'est la sardine qui a bouché le port de Marseille ! Les Marseillais qui connaissent cette histoire s'amusent ou s'agacent de voir les "étrangers" utiliser cette anecdote pour illustrer le sens de la démesure que l'on accorde volontiers aux méridionaux, alors que c'est une histoire vraie !

Chapitre : Transports
- Sous-chapitre : Desserte aérienne
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Entrée du terminal 2 de l'aéroport Marseille-Provence.
L'
aéroport international Marseille-Provence, se situe à 25 kilomètres du centre de Marseille, sur la commune de Marignane, au bord de l'étang de Berre. C'est le troisième aéroport de province après Nice-Côte d'Azur et Lyon-Saint-Exupéry. Son trafic est principalement orienté vers Paris-Orly, la Corse, Londres et le Maghreb, ainsi que Bordeaux et Nantes. L'ouverture en octobre 2006 d'une aérogare
low cost nommée « MP2 », a contribué à son développement.
En plus des navettes d'autocars qui relient l'aéroport à la gare Saint-Charles, une halte « Vitrolles - Aéroport-Marseille-Provence » a été ouverte en décembre 2008 sur la ligne ferroviaire Marseille - Avignon qui passe à proximité.
- Sous-chapitre : Accès autoroutiers
Marseille est le point d'aboutissement sud de la grande transversale nord - sud constituée par les autoroutes
A 1,
A 6 et
A 7 reliant
Lille à Marseille
via Paris et
Lyon, et de toutes les autoroutes affluentes, dont l'
A 9 /
A 54 en provenance de
Nîmes, et l'
A 51 d'
Aix-en-Provence), ce qui fait de l'« autoroute Nord » de Marseille la principale porte d'entrée routière de la ville. Cette autoroute aboutit à la « porte d'Aix » (place Jules-Guesde), avec sortie latérale vers Saint-Charles.
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Deux autres autoroutes pénètrent dans Marseille :
La jonction de ces deux autoroutes s'effectue par le
tunnel sous le Vieux-Port, et l'ensemble constitue une traversée de la ville quasiment sans arrêt, comparable à celle de Lyon par les autoroutes A6 et A7, et avec le même défaut majeur : l'itinéraire est quotidiennement saturé de véhicules qui ne font que transiter. Pourtant le contournement de l'agglomération est possible, mais à distance : l'
autoroute A 8, qui prend sur l'A 7 au sud de Salon, passe à Aix, et mène soit directement vers la Côte d'Azur à travers l'intérieur du Var soit vers Toulon par Aubagne (A 52 / A 50)
Une rocade autoroutière, dite L2 semi-périphérique est en construction depuis de nombreuses années. Elle devrait dans un premier temps relier l'autoroute A 7 (échangeur du Canet ou des Arnavaux) à l'autoroute A 50 (échangeur Florian), en traversant le
12 arrondissement. Mais le chantier est en suspens.
- Sous-chapitre : Autres accès routiers
Les anciennes nationales 8 et 113 par lesquelles on accédait à Marseille depuis le nord n'ont plus qu'un intérêt local (et ont d'ailleurs été déclassées en départementales), de même que la nationale 8 côté est. Trois autres routes rayonnent autour de la ville : la D 558 (ex-RN 558), ou « route du Rove », au nord-ouest, la D 908 (ex-nationale 8bis), sortie nord-est, et la D 559 (ex-RN 559), ou « la Gineste » ; toutes trois sont sinueuses et ont un profil accidenté, mais sont largement utilisées pour les trajets domicile - travail des habitants des banlieues qu'elles desservent (Côte bleue, bassin de Valdonne-Fuveau, Cassis).
- Sous-chapitre : Desserte ferroviaire
La
Gare Saint-Charles est le point de convergence de toutes les lignes desservant Marseille :
LGV Méditerranée,
ligne Paris - Marseille,
ligne Marseille - Vintimille,
ligne Marseille - Briançon, auxquelles s'ajoutent les circulations affluentes provenant d'autres régions : ouest et nord par LGV, sud-ouest via Montpellier, Savoie via Grenoble. Le trafic banlieue partage les mêmes lignes dans la périphérie marseillaise et jusqu'à Aix et Toulon, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de compatibilité, et par suite de respect des horaires. La mise en place partielle du cadencement des horaires en décembre 2008 devrait permettre une amélioration relative. La réhabilitation récente de la ligne Aix - Marseille, et celle prévue sur Marseille - Toulon vont dans le même sens.
La gare Saint Charles a bénéficié d'une rénovation majeure qui s'est terminée en 2008, après des années de chantier. Un bâtiment monumental a été adjoint, offrant les parkings, espaces commerciaux et lieux de restauration dignes d'une gare d'un tel trafic.
- Sous-chapitre : Les transports en commun
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Le nouveau tramway marseillais, mis en service le 30 juin 2007
Les transports publics sont gérés par une régie municipale, la
Régie des Transports de Marseille (RTM), en consortium pour le métro avec la société Véolia. Le réseau est constitué de :
Liste :- une centaine de lignes de bus,
- deux lignes de métro, en partie souterraines, d'une longueur totale de 19 km, mais non accessible aux handicapés
- deux lignes de tramway totalisant 11 km : la ligne verte (T1), qui relie Noailles aux Caillols, et la ligne jaune (T2) qui relie Blancarde-Foch à Euroméditerranée-Gantès.
Le réseau de bus, assez dense, est marqué par une lenteur notable —
considéré comme le réseau le plus lent de France—, des fréquences de passage peu élevées, un manque de couloirs réservés notamment dans le centre —les quelques couloirs en place étant de plus mal respectés—, et un service de soirée (« Fluobus ») très limité. Le nouveau tramway, qui date de 2007, devait être l'occasion de revaloriser les transports en commun, mais cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu'il dessert, la municipalité ayant misé sur lui comme catalyseur d'une revalorisation urbaine du centre ville, s'articulant avec d'autres projets structurels.
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Depuis le mois d'octobre 2007, le dispositif
Le Vélo est en place dans l'hyper-centre : de
Mazargues à la
Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations (de 8 à 30 vélos) seront aménagées à terme pour accueillir 1 000 vélos.
- Sous-chapitre : Liaisons maritimes
Les liaisons maritimes régulières sont au nombre de 220, la moitié étant vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient. Elles relient le
port de Marseille à 400 ports de 120 pays différents . C'est l'un des principaux points d'accès à la
Corse dans le cadre de la
continuité territoriale.

Chapitre : Culture, spectacles et traditions
Marseille est une ville
culturelle ; d'ailleurs la ville a été élue
capitale européenne de la culture 2013.
- Sous-chapitre : Patrimoine architectural
Marseille est classée
ville d'art et d'histoire.
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Le
Vieux-Port de Marseille, vu depuis le parc du Pharo
Bâtiments religieux
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Les monuments catholiques sont nombreux à Marseille et plusieurs sont des bâtiments remarquables. Le plus célèbre et emblématique est certainement la basilique
Notre-Dame-de-la-Garde, construite par l'architecte
nîmois Jacques Henri Esperandieu de 1855 à 1870 terminée par
Henri Antoine Revoil. La statue en cuivre doré (recouverte de feuilles d'or) de la « bonne mère », placée au sommet de la tour du clocher haute de
53 mètres, dépasse une hauteur de
11 mètres. Elle est l'œuvre du sculpteur
Eugène-Louis Lequesne : élevée sur une butte haute de
162 mètres la statue de la « Bonne Mère » domine ainsi le vieux port et l'ensemble de la ville de plus de
200 mètres. (colline + clocher …)
On dit que Marseille compte trois cathédrales si on inclut la
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille de style néo romano-byzantin à coupoles par
Léon Vaudoyer, accolée à l'ancienne cathédrale de la Major, importante église romane provençale amputée de sa nef pendant la construction de la nouvelle cathédrale, et le baptistère, vestige d'un ancien ensemble religieux, aujourd'hui sous l'actuelle cathédrale, accessible depuis sa crypte.
Le plus ancien est l'
abbaye de Saint-Victor dont la crypte est le lieu de culte chrétien le plus ancien de France (
V siècle) et qui constitue le plus ancien établissement monastique d'Occident.
Sont également remarquables : la
basilique du Sacré-Cœur, construite dans la première moitié du
XX siècle (achevée en
1947), située sur l'
avenue du Prado, érigée en basilique mineure par le
pape Jean-Paul II le
17 septembre 1997 ; l'église
Notre-Dame-du-Mont ; l'
église des Réformés St Vincent de Paul en haut de la
Canebière achevée en (1888) et de style « gothique rayonnant » surmontée de deux flèches aériennes de
70 mètres ; possède de remarquables vitraux par Didron; le
monument aux armées de l'Orient (photo), corniche Kennedy ; l'église
Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux construite au
XVII siècle ; l'église
Saint-Laurent ; l'
église Saint-Cannat.
Monuments
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Tour de l'abbaye fortifiée de Saint-Victor.
En revanche l'image de certains édifices connus, comme la
prison des Baumettes dont la rénovation prévue depuis 1999 tarde à se concrétiser, marque le pas.
Quartiers et rues célèbres
Le
Vieux-Port dont les immeubles, encadrant l'hôtel de ville du 17, de la rive nord, reconstruits après la Seconde Guerre mondiale par l'architecte
Fernand Pouillon en parement de pierres de Vers Pont du Gard, (le Panier le surplombe), La
Canebière bordée par l'imposante Bourse du
XIX siècle et de nombreux immeubles haussmanniens tels l'ancien hôtel de Noailles, de même, la
rue de le République, L'
Estaque connu notamment par le film
Marius et Jeannette de
Robert Guédiguian,
Le Panier quartier pittoresque situé dans le cœur historique de Marseille et en pleine rénovation.
- Sous-chapitre : Patrimoine environnemental
Calanque de Sugiton (en haut à gauche : la Grande Candelle, au fond les falaises de Cassis)