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Définition Wikipédia de : Manche (mer)



Manche
Carte de la Manche
Superficie75 000 km²
Profondeur172 m (max)
54 m (moy)
TypeMer épicontinentale
LocalisationOcéan Atlantique
Pays cĂ´tier(s)France France
Royaume-Uni Royaume-Uni




Introduction :

      La Manche est une mer Ă©picontinentale de l'ocĂ©an Atlantique, situĂ©e dans le nord-ouest de l'Europe, et qui s'Ă©tend sur une superficie d'environ 75 000 km² ; longue de 500 kilomètres, large de 250 km (au maximum) et profonde de 172 mètres en son point le plus bas. La Manche orientale constitue avec le pas de Calais l'une des zones maritimes les plus frĂ©quentĂ©es du globe. Dans sa partie septentrionale (pas de Calais), en raison des courants parmi les plus importants au monde, l'eau est très turbide, mais en restant oxygĂ©nĂ©e.







Suite de l'article :

La dénomination anglaise est English Channel.



     La dĂ©nomination bretonne est "Mor Breizh" (Mer de Bretagne) et anciennement "Is" (mot sans doute d'origine gauloise). Cette zone fait l'objet d'un projet franco-anglais de StratĂ©gie dit « CAMIS Â» (StratĂ©gie Maritime IntĂ©grĂ©e de l'Espace Manche), pilotĂ© par la RĂ©gion Haute-Normandie.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Origine et sens ancien du nom



     Le bras de mer qui sĂ©pare la France et l'Angleterre a dit-on Ă©tĂ© nommĂ© Manche britannique par mĂ©taphore avec le nom commun manche qui dĂ©signe la pièce de vĂŞtement dans laquelle s'enfile le bras. Bien qu'en 1768, Bruzen de la Martinière rĂ©pertorie dans son grand dictionnaire gĂ©ographique, historique, et critique, plus de 15 Manches, l'usage va tout au long des siècles suivants restreindre le mot Ă  la simple dĂ©nomination de la Manche britannique, les autres bras de mers Ă©tant appelĂ©s dĂ©troit et canal en fonction de leur taille.






Chapitre : Géographie





Image (cliquez pour agrandir) :

La Manche vue par satellite



     L'origine gĂ©ologique de la Manche est encore mal comprise. Les donnĂ©es gĂ©ophysiques rĂ©centes acquises grâce aux sondeurs multifaisceaux et aux donnĂ©es de fĂ©flexions sismiques de haute rĂ©solution ont permis de constituer des relevĂ©s de plus en plus dĂ©taillĂ©s des fonds (par le SHOM en France). On commence Ă  mieux comprendre la nature sĂ©dimentaire des fosses, dont la fosse centrale de la Manche, qui pourrait avoir une origine tectonique et/ou avoir Ă©tĂ© creusĂ©e par le « fleuve Manche Â» durant les dernières phases glaciaires. Ces fosses ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour l'immersion spĂ©ciale de munitions non explosĂ©es après les guerres mondiales (y compris des munitions chimiques).


     D'un point de vue gĂ©ographique la manche n'a pas de frontière stricte avec l'ocĂ©an mondial. Elle communique avec :


     Les courants s'orientent globalement vers le nord en marĂ©e montante, et vers le sud après la « renverse des courants Â» Ă  marĂ©e descendante, mais le bilan entre les deux mouvements contraires montre toutefois un diffĂ©rentiel en faveur d'un lent mouvement de la masse d'eau vers le nord.


     L'entrĂ©e de la Manche de l'Atlantique est marquĂ©e par les Sorlingues au nord et Ouessant au sud. Au nord du Cotentin, la fosse des Casquets plonge Ă  environ 160 m de profondeur.


     Les pays qui bordent la Manche sont :


     RĂ©gions françaises bordĂ©es par la Manche : Nord-Pas-de-Calais ; Picardie ; Haute-Normandie ; Basse-Normandie ; Bretagne.


     DĂ©partements français bordĂ©s par la Manche : Pas-de-Calais ; Somme ; Seine-Maritime ; Calvados ; Manche ; Ille-et-Vilaine ; CĂ´tes-d'Armor ; Finistère.


     ComtĂ©s anglais bordĂ©s par la Manche : Cornouailles ; Devon ; Dorset ; Hampshire ; Sussex de l'Ouest ; East Sussex ; Kent.


     Divisions unitaires anglaises bordĂ©es par la Manche : ĂŽle de Wight ; Bournemouth ; Brighton and Hove ; Plymouth ; Poole ; Portsmouth ; Southampton ; Sorlingues.






Chapitre : Sécurité maritime



     Les courants et la densitĂ© du trafic, ainsi que le nombre Ă©levĂ© de navires transportant des produits dangereux font de de la partie nord de la Manche une zone oĂą les dangers et risques pour la sĂ©curitĂ© maritime et la sĂ©curitĂ© civile sont nombreux et importants.


     Toute la Manche (lieu du DĂ©barquement du 6 juin 1944, et de la bataille de Normandie) est aussi concernĂ©e par les sĂ©quelles de guerre, avec des centaines d'Ă©paves de navires et avions datant des deux guerres mondiales et de nombreux dĂ©pĂ´ts immergĂ©s de munitions conventionnelles et chimiques.


     Dans le dĂ©troit, les courants parmi les plus violents au monde entretiennent un Ă©cosystème très particulier, parfois comparĂ© Ă  une gigantesque station d'Ă©puration Ă  lit fluidisĂ©, ne pouvant toutefois absorber les excès de nitrates et phosphates que la mer y reçoit, ni les toxiques non biodĂ©gradables.
Bien que non spectaculaire, la biodiversité y est significative et sa productivité bien plus encore. C'est une zone importante de frayères et de nourrissage pour les poissons, mais qui subit les impacts d'une pêche ancienne et intensive, et en particulier du chalutage, en sus des pollutions importantes d'origine terrestre ou marine. C'est aussi un très important couloir de migration pour les oiseaux et certains poissons et mammifères marins.






Chapitre : Environnement



     Hors de la zone intertidale, il est longtemps restĂ© presque inconnu.
Outre la surpêche et l'arrivée d'espèces invasives, les chercheurs sont préoccupés par l'eutrophisation générale de la Manche et de la mer du nord (où on tente de modéliser l'impact des arrivées de nutriments d'origine humaine (engrais, eaux mal épurées, inondations, érosion des sols...) via le modèle ECOHAM1 (ECOlogical North Sea Model, HAMburg, Version 1; Moll, 1998), qui est un modèle 3D intégrant des paramètrages physique, chimique et biologique et le forçage par les radiations solaires
Dans le cadre d'un projet interreg CHARM, la Manche-Est a fait au dĂ©but des annĂ©es 2000 l'objet de cartographies regroupĂ©es dans un atlas des habitats de certaines espèces d'intĂ©rĂŞt commercial et d'invertĂ©brĂ©s (benthiques) caractĂ©ristiques d'habitats spĂ©cifiques. Cet atlas s'est attachĂ© Ă  aussi cartographier les lieux de vies des poissons selon leur âge, notamment pour les stades jeunes oĂą les poissons sont les plus vulnĂ©rables. Les invertĂ©brĂ©s qui ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s ont Ă©tĂ© :


     Plusieurs espèces de poissons (de la larve Ă  l'adulte) et organismes d'intĂ©rĂŞt halieutique ont aussi Ă©tĂ© dĂ©crite par leur habitat dans l'atlas :






Chapitre : PĂŞche



     La Manche orientale, bien qu'exploitĂ©e par un nombre restreint (et en dĂ©croissance) de navires de pĂŞche (chalutiers artisans de pĂŞche cĂ´tière, bateaux de petite pĂŞche), produit plus de 80 % des produits dĂ©clarĂ©s par les pays pĂŞchant dans ce secteur, non sans impact Ă©cologique et sur la ressource.


     Les principales espèces cibles sont la plie, le merlan, la morue et le rouget barbet qui tend Ă  remonter vers le nord. La culture d'huĂ®tres et de moules y est pratiquĂ©e, mais moins intensĂ©ment qu'en Atlantique. Boulogne-sur-Mer, sur le littoral français, y est le premier port de pĂŞche français en tonnage dĂ©barquĂ©, et premier port europĂ©en pour le traitement des produits de la mer. C'est par ailleurs une ancienne ville industrielle.






Chapitre : Transport



     Par son statut de bras de mer entre l'ocĂ©an Atlantique et la mer du Nord, la Manche constitue la principale voie maritime entre l'ocĂ©an Atlantique et l'Europe du Nord. En 2005, presque 20 % du trafic mondial des navires dĂ©clarĂ©s passe par la Manche. Le cabotage y a diminuĂ©, mais pourrait ĂŞtre relancĂ© dans le cadre des « autoroutes maritimes Â» proposĂ©es comme alternative moins polluante au transport routier


     Des ferrys relient la France et l'Angleterre depuis le XIX siècle, et le 6 mai 1994 Ă©tait inaugurĂ© le tunnel sous la Manche, permettant de relier par voie ferroviaire la Grande-Bretagne et l'Europe continentale, sans interrompre les liaisons maritimes entre certains ports de France et d'Angleterre.


     Des traversĂ©es de ferry se font entre :






Chapitre : Culture


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Manche.

     Le 7 janvier 1785, un ballon Ă  gaz pilotĂ© par Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversa la Manche dans le sens Angleterre-France.


     Matthew Webb effectua la première traversĂ©e de la Manche Ă  la nage le 25 aoĂ»t 1875. Gertrude Ederle fut quant Ă  elle la première femme Ă  la traverser Ă  la nage le 6 aoĂ»t 1926 en 14 heures, 39 minutes. Meilleure performance pour la traversĂ©e du canal rĂ©alisĂ©e par l'AmĂ©ricain Chad Hundeby en 1994 : 7 heures et 17 minutes


     Le 25 juillet 1909, Louis BlĂ©riot fut le premier Ă  traverser la Manche en avion.


     Le dĂ©partement de la Manche a pris son nom de la mer, et les « Ă®les de la Manche Â» est l'appellation autochtone en français de l'archipel qu'on appelle en France les « Ă®les Anglo-Normandes Â» (Channel Islands en anglais).


     Sites remarquables :






Chapitre : Grandes dates de la traversée de la Manche


Article dĂ©taillĂ© : TraversĂ©e de la Manche Ă  la nage.
    Liste :
  • 1785 : TraversĂ©e de Douvres vers la France en ballon gonflĂ© Ă  l’hydrogène par le Français Jean-Pierre Blanchard et le physicien John Jeffries
  • 1875 : Première traversĂ©e Ă  la nage par Matthew Webb en 21 heures 45 de Douvres Ă  Calais
  • 1909 : Première traversĂ©e aĂ©ronautique par Louis BlĂ©riot en 38 minutes de Calais Ă  Douvres Ă  bord du BlĂ©riot XI
  • 1926 : Gertrude Ederle est la première femme Ă  traverser la manche Ă  la nage entre le cap Griz Nez et Kingsdown en 14 heures 31.
  • 1990 : le 1 dĂ©cembre jonction du Tunnel sous la Manche
  • 1996 : Première traversĂ©e par l’Eurostar
  • 2005 : Record de traversĂ©e Ă  la voile par L'Hydroptère en 34 minutes
  • 2008 : en aoĂ»t, première traversĂ©e en Wakeboard par Karine Baillet en 2 heures 08
  • 2008 : le 26 septembre, premier vol d’une aile volante par Yves Rossy, dit « Fusion man Â»





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Surface, volume et profondeur moyenne des mers et océans
  2. ↑ La Manche, Encyclopædia Universalis, La Manche est parfois aussi classé comme mer intracontinentale toutefois cette mer est bien connecté à l'océan Atlantique via la mer Celtique ce qui rend sa classification comme mer intracontinentale incertaine
  3. ↑ [ CAMIS (interreg IV) qui veut notamment DĂ©velopper des outils pour uneďż˝gouvernance maritime et un atlas Ă©lectronique (ca pourrait interesser notre appel Ă  projet TIC DEV DUR avec Alexandre ?) voir : http://www.arcmanche.com/media/bruno_thenail__049150000_1141_29102009.ppt PrĂ©sentation du projet CAMIS]
  4. ↑ Voir pages 186 et 187 de Manche, ouvrage collectif publié aux Éditions Bonneton (ISBN 2-8625-3205-3)
  5. ↑ Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 2. Sciences de la terre et des planètes, 1995, vol. 321, no1, pp. 39-46 (25 ref.), ISSN:1251-8050
  6. ↑ (en) Overview of Past Dumping at Sea of Chemical Weapons and Munitions in the OSPAR Maritime Area - Rapport OSPAR sur les munitions immergées, version 2005 [pdf] (pour le télécharger en format compressé, cliquer sur ce lien)
  7. ↑ ECOHAM1, prière de visiter le site Internet http://www.ifm.unihamburg. de/~moll. A propos du modèle ECOlogical North Sea Model (Ecoham)
  8. ↑ Carpentier, A., Vaz, S., Martin, C. S., Coppin, F., Dauvin, J.- C., Desroy, N., Dewarumez, J.- M., Eastwood, P. D., Ernande, B., Harrop, S., Kemp, Z., Koubbi, P., Leader-Williams, N., Lefèbvre, A., Lemoine, M., Loots, C., Meaden, G. J., Ryan, N., Walkey, M., 2005. Eastern Channel Habitat Atlas for Marine Resource Management (CHARM), Atlas des Habitats des Ressources Marines de la Manche Orientale, INTERREG IIIA, 225 pp. Il est possible de télécharger ce document franco-anglais de 226 pages illustrées (assez lourd)





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexe

  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Claude Larsonneur, Robert Horn, Jean Paul Auffret, Pierre Hommeril and Andre Moal, « GĂ©ologie de la Partie Meridionale de la Manche Centrale Â», Philosophical Transactions of the Royal Society of London. Series A, Mathematical and Physical Sciences, Vol. 279, No. 1288, A Discussion on the Geology of the English Channel (Jul. 24, 1975), pp. 145-153 (29 pages) ; extrait.

  - Sous-chapitre : Liens externes

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