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Définition Wikipédia de : Maladies sexuellement transmissibles







Introduction :

      Une infection sexuellement transmissible (IST), ou au QuĂ©bec une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS), est une maladie infectieuse qui se transmet entre partenaires au cours de diffĂ©rentes formes de rapports sexuels : contacts gĂ©nitaux ou sanguins, rapports oraux, vaginaux ou anaux (muqueuses et fluides corporels). Le Grand Dictionnaire terminologique traite distinctement d'infection transmissible sexuellement (ITS) et d'infection transmissible sexuellement et par le sang (ITSS).







Suite de l'article :

Autrefois, on appelait ces maladies des maladies vĂ©nĂ©riennes, le nom provenant de VĂ©nus, dĂ©esse de l'amour. Puis, jusque dans les annĂ©es 1990, l'appellation MTS ou MST (pour « maladie sexuellement transmissible Â») est devenue d'usage courant. Depuis 1999, le terme MST est peu Ă  peu remplacĂ© par celui d'IST, car le terme « infection Â» plutĂ´t que « maladie Â» prend mieux en compte le fait que certaines infections sont asymptomatiques. De plus, le terme ITSS prend Ă©galement en compte que ces infections sont aussi transmises par contacts sanguins, comme dans le cas de l'hĂ©patite B, de l'hĂ©patite C et du SIDA. Le terme infection se dĂ©tache par ailleurs des maladies gĂ©nĂ©tiques qui peuvent ĂŞtre transmises des parents Ă  l'enfant.



     Toutes les pratiques sexuelles qui comportent un contact avec une autre personne (sans protection), ou les fluides gĂ©nitaux avec un contact direct avec le sang d'une autre personne, sont considĂ©rĂ©es comme comportant un risque de transmission d'une IST. Chaque IST prĂ©sente un risque et un degrĂ© de gravitĂ© diffĂ©rents.


     Une IST peut ĂŞtre transmise d'une personne Ă  l'autre par le biais de certaines activitĂ©s sexuelles ou sanguines plutĂ´t que par d'autres, mais Ă©galement par d'autres biais (en fonction des maladies). Les bactĂ©ries, les champignons ou les virus sont toujours les agents « causatifs Â». Il est impossible de contracter une IST d'une personne qui n'est pas porteuse de la maladie. Ă€ l'identique, une personne porteuse d'une IST l'a contractĂ©e (sauf quelques exceptions) par contact sexuel ou par contact avec des fluides corporels (dont gĂ©nitaux et sanguins) avec quelqu'un ayant cette maladie. L'infection peut ĂŞtre multiple (plusieurs agents infectieux Ă  la fois). Elles sont frĂ©quemment rĂ©cidivantes Ă  court terme.


     Le risque d'infection peut ĂŞtre rĂ©duit par l'utilisation de protections appropriĂ©es :






Chapitre : Mesures de prévention de la diffusion des IST



     Bien que la probabilitĂ© de transmission des maladies par l'activitĂ© sexuelle varie grandement d'une pathologie Ă  l'autre, en gĂ©nĂ©ral un rapport sexuel peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme risquĂ© dans les deux sens : celui de transmettre au partenaire, comme celui de recevoir.


     Les professionnels de la santĂ© conseillent des rapports protĂ©gĂ©s par prĂ©servatifs lors de relations sexuelles avec des personnes potentiellement atteintes, ce qui constitue une mĂ©thode efficace de prĂ©vention. Au niveau d'une population, l'utilisation de prĂ©servatifs peut aider Ă  contrĂ´ler une Ă©pidĂ©mie. Dans le cas des infections transmises par le sang, il suffit d'un contact entre son tissu sanguin et le sang contaminĂ© d'une autre personne.


     La diffusion des IST est très majoritairement liĂ©e Ă  l'activitĂ© hĂ©tĂ©rosexuelle (de par le poids de la « communautĂ© Â») mĂŞme si, historiquement, les prostituĂ©(e)s/ travailleur(se) du sexe et certains groupes homosexuels ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©s. Une raison majeure expliquant la diffusion des IST est l'existence de porteurs sains : ces derniers ne ressentent pas de symptome d'infection et ne consultent donc pas de mĂ©decin, risquant ainsi de transmettre leur(s) IST Ă  leur(s) partenaire(s) du fait de l'absence de prise en charge appropriĂ©e (traitement et rapports protĂ©gĂ©s). Aussi bien chez l'homme que chez la femme, les urĂ©trites (dont la gonococcie ou la chlamydiose) entraĂ®nent très peu de symptĂ´mes tout en Ă©tant Ă  haut risque de transmission.


     Lorsqu'un diagnostic d'IST a Ă©tĂ© portĂ©, il est recommandĂ© au patient d'avertir ses partenaires actuels et anciens pour qu'ils se fassent dĂ©pister, sans qu'il n'y ait cependant de contrainte lĂ©gale. Ceci a un objectif triple : bĂ©nĂ©fice pour le patient qui risque très probablement de se faire infecter Ă  nouveau si le(s) partenaire(s) actuel(s) ne sont pas traitĂ©s de façon concomittante, bĂ©nĂ©fice pour ses partenaires passĂ©(e)s et prĂ©sent(e)s qui seront pris en charge Ă  leur tour, et bĂ©nĂ©fice collectif en Ă©vitant la contamination des futur(e)s partenaires.


     En France, l'infection Ă  VIH est de façon strictement anonyme une maladie infectieuse Ă  dĂ©claration obligatoire. Il existe aussi des procĂ©dures de dĂ©claration anonyme pour la syphilis, la gonococcie et la lymphogranulomatose vĂ©nĂ©rienne, qui permettent une veille Ă©pidĂ©miologique sur les IST.






Chapitre : Liste non exhaustive



     Les maladies suivantes sont essentiellement Ă  transmission sexuelle :


     Les maladies suivantes peuvent ĂŞtre transmises par voie sexuelle mais non exclusivement :


     
Voir Ă©galement :

    Liste :
  • La cystite n'est pas une IST, mais les rapports sexuels peuvent les favoriser chez les femmes en facilitant la remontĂ© de germes ano-gĂ©nitaux par l'urètre. C'est la raison pour laquelle il est recommandĂ© aux femmes d'aller uriner après un rapport sexuel.





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Guide pour la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, p. 6, Remarque sur la terminologie : L’organisation mondiale de la santĂ© recommande de remplacer l’expression « maladies sexuellement transmissibles Â» (MST) par celle d’« infections sexuellement transmissibles Â» (IST). L’expression « infections sexuellement transmissibles Â» a Ă©tĂ© adoptĂ©e en 1999, car elle tient mieux compte des infections asymptomatiques. En outre, l’expression est maintenant utilisĂ©e par de très nombreuses sociĂ©tĂ©s et publications scientifiques.
  2. ↑ Maladies sexuellement transmissibles, www.chu-rouen.fr
  3. ↑ (en) High Incidence of New Sexually Transmitted Infections in the Year following a Sexually Transmitted Infection: A Case for Rescreening, T Peterman, L Tian, C Metcalf, C Satterwhite, K Malotte, N DeAugustine, S Paul, H Cross, C Rietmeijer, J Douglas, Ann Int Medecine, 2006;145;564-572

© Source : Wikipedia sous licence GFDL







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