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Définition Wikipédia de : Machine thermique







Introduction :

      Une machine thermique est un mĂ©canisme permettant d'effectuer un travail Ă  l'aide d'une source de chaleur. La thĂ©orie des machines thermiques s'attache Ă  la description et Ă  l'Ă©tude physique de certains systèmes thermodynamiques qui permettent de transformer l'Ă©nergie thermique en Ă©nergie mĂ©canique, et vice versa. FondĂ©e au milieu du XIXe siècle, elle s'appuie sur la thermodynamique, et en particulier sur ses deux premiers principes.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Naissance


Suite de l'article :

C'est le désir de mettre en équation les machines thermiques (avec Carnot notamment) qui est à l'origine de la thermodynamique et en particulier du premier et du second principe. Selon Feynman dans son Cours de Physique, il s'agirait d'un des rares cas où les sciences de l'ingénieur ont permis une avancée importante de la physique fondamentale.







Chapitre : Fondements théoriques


  - Sous-chapitre : Premier principe


     Le premier principe de la thermodynamique relie le travail mĂ©canique Ă  la chaleur et Ă  l'Ă©nergie mĂ©canique d'un système. Si le système est capable d'effectuer des cycles, la variation d'Ă©nergie entre deux cycles successifs est nulle :

ΔE = W + Q = 0



Image (cliquez pour agrandir) :

Cycle d'une machine ditherme



     Le travail et la chaleur Ă©tant liĂ©es, on peut, en contrĂ´lant l'une de ces variables, influencer l'autre. Dans le cas gĂ©nĂ©ral, le fluide des machines thermiques est au contact de sources thermiques, de diffĂ©rentes tempĂ©ratures T1,T2,...,Tn qui fournissent des chaleurs Q1,Q2,...,Qn; et reçoivent un travail W. On algĂ©brise ces valeurs vu du fluide : Qi est positif si le transfert s'effectue de la source vers le fluide, nĂ©gatif dans le cas contraire.


     On nommera la machine thermique en fonction du signe de W :

    Liste :
  • moteur si W < 0.
  • rĂ©cepteur si W > 0; catĂ©gorie dans laquelle on distingue :

     
Par exemple, un rĂ©frigĂ©rateur est en contact avec deux sources de chaleur : une source dite froide qui est l'intĂ©rieur du rĂ©frigĂ©rateur et une source dite chaude qui est l'atmosphère extĂ©rieur, il reçoit un travail d'origine Ă©lectrique qui fait fonctionner une pompe permettant la circulation du fluide thermique. Dans cet exemple QF est positif (on extrait de l'Ă©nergie du rĂ©frigĂ©rateur), QC est nĂ©gatif (on « rĂ©chauffe l'air Â») et W est positif (le moteur Ă©lectrique donne de l'Ă©nergie au fluide en le faisant circuler).

  - Sous-chapitre : InĂ©galitĂ© de Clausius


     Le premier principe, s'il pose les bases des machines thermiques, nĂ©glige une partie de leur Ă©tude : en effet, le second principe de la thermodynamique, qui traite de l'entropie, s'oppose Ă  des aberrations tels que le « mouvement perpĂ©tuel Â». Il permet Ă©galement, sous la forme de l'inĂ©galitĂ© de Clausius, de prĂ©dire l'efficacitĂ© thĂ©orique maximale d'une machine.


     La variation d'entropie se rĂ©partit de la façon suivante :

ΔScycle = Sechangee + Screee

     Or, puisque S est une fonction d'Ă©tat (dS est une diffĂ©rentielle exacte), on a :

ΔScycle = 0

     Dans de nombreux cas,

S_{echangee}=\sum_{i=1}^{n} \frac{Q_{i}}{T_{i}} et S_{creee} \geq 0 (second principe)
d'oĂą l'inĂ©galitĂ© de Clausius : \sum_{i=1}^{n} \frac{Q_{i}}{T_{i}} \leq 0.

     Dans le « cas rĂ©versible Â», hypothĂ©tique, oĂą Screee = 0, on obtient l'Ă©galitĂ© de Clausius-Carnot :

\sum_{i=1}^{n} \frac{Q_{i}}{T_{i}} = 0

     On peut Ă  partir de cette Ă©galitĂ© limite Ă©tablir l'efficacitĂ© thĂ©orique maximale que l'on peut espĂ©rer avec la machine.






Chapitre : Rendement, d'une machine thermique



     L'efficacitĂ© d'une machine thermique, qui est une grandeur sans dimension, peut s'exprimer qualitativement comme :

« |\frac{ce \; qui \; est \; utile}{ce \; que \; l'on \;fournit}| Â»

     De manière plus rigoureuse, en termes d'Ă©nergie,

\eta = |\frac{\Delta E_{fournie}}{\Delta E_{consommee}}|.

     L'efficacitĂ© thĂ©orique maximale d'une machine thermique ditherme est rĂ©alisĂ©e par un cycle entièrement rĂ©versible constituĂ© de deux isothermes et deux adiabatiques, appelĂ© cycle de Carnot. Cette limite ne dĂ©pend que des tempĂ©ratures des sources de chaleur et est donc indĂ©pendante de la technologie utilisĂ©e.


     Il est aussi possible de dĂ©finir le rendement r d'une machine thermique comme le rapport de l'efficacitĂ© rĂ©elle par le rendement idĂ©al de Carnot :

 r = \frac{\eta_{reel}}{\eta_{Carnot}}

     Par construction, Ă  causes des pertes et des irrĂ©versibilitĂ©s du système, le rendement r est toujours infĂ©rieur (dans le cas idĂ©al, Ă©gal) Ă  1. Le rendement dĂ©pend des tempĂ©ratures, mais aussi de la chimie des gaz utilisĂ©s, des frottements internes ou encore des pertes thermiques. Dans les cas rĂ©els, on approche la limite thĂ©orique de très loin : il reste beaucoup de progrès Ă  faire dans ces domaines.


     Attention: ne pas confondre rendement et efficacitĂ©!!!






Chapitre : Exemples de machines thermiques



     De nombreuses machines thermiques sont d'un usage courant, tels le moteur Ă  explosion (un type de moteur Ă  combustion interne, qui remplace la machine Ă  vapeur...), le rĂ©frigĂ©rateur, les pompes Ă  chaleurs . Le moteur Ă  combustion externe, pourtant prometteur, est peu courant.






Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes


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