haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Lymphocyte T







Introduction :

      Les lymphocytes T, Ă©galement appelĂ©s thymocytes ou cellules T, sont une catĂ©gorie de lymphocytes qui jouent un grand rĂ´le dans la rĂ©ponse immunitaire secondaire. « T Â» est l'abrĂ©viation de thymus, l'organe dans lequel leur dĂ©veloppement s'achève.
Ils sont responsables de l'immunitĂ© cellulaire : les cellules (bactĂ©ries, cellules cancĂ©reuses) reconnues comme Ă©trangères (c'est-Ă -dire autres que celles que les cellules T ont appris Ă  tolĂ©rer lors de leur maturation) sont dĂ©truites par un mĂ©canisme complexe.







Suite de l'article :

Les lymphocytes T sont tous CD3+.


- Sommaire de la page -









Chapitre : Types de cellules T



     Il y a plusieurs types de cellules T :

    Liste :
  • Les lymphocytes T cytotoxiques (CTL ou CD8+) dĂ©truisent les cellules infectĂ©es. Ces cellules fonctionnent comme des cellules tueuses ('killer' en anglais) ou cytotoxiques car elles sont Ă  mĂŞme de dĂ©truire des cellules cibles qui expriment des antigènes spĂ©cifiques qu'elles reconnaissent.
  • Les lymphocytes T auxiliaires (en anglais T-Helper ou Th) sont des intermĂ©diaires de la rĂ©ponse immunitaire et prolifèrent pour activer en quantitĂ© d'autres types de cellules qui agiront de manière plus directe sur la rĂ©ponse. Les T auxiliaires rĂ©gulent ou 'aident' Ă  la rĂ©alisation d'autres fonctions lymphocytaires. Elles portent Ă  leur surface un marqueur CD4. On sait qu'elles sont la cible de l'infection Ă  VIH; le SIDA entraĂ®ne la chute de leur population.
  • Les lymphocytes T suppresseurs (Treg) aident Ă  prĂ©venir l'activation des lymphocytes auto-immuns qui dĂ©truisent les cellules de leur propre organisme. Auparavant appelĂ©s « T suppresseurs Â», ils sont très importants pour le maintien de l’homĂ©ostase. Le rĂ´le principal est de rĂ©primer l’activitĂ© des cellules de l’immunitĂ©, soit auto-immune, soit en fin de rĂ©action immunitaire. Ils se distinguent facilement des autres lymphocytes T : ils portent Ă  leur surface les marqueurs CD4 et CD25 Ă  leur Ă©tat basal, et expriment la molĂ©cule FOXP3 dans leur cytosol.
  • Les lymphocytes NKT sont un type de lymphocytes prĂ©sentant des marqueurs de cellule T (CD3) et des marqueurs de cellules NK. Ils sont donc un lien entre le système immunitaire innĂ© et le système immunitaire adaptatif. Contrairement aux lymphocytes T conventionnels, dont le TCR reconnaĂ®t un peptide prĂ©sentĂ© dans une molĂ©cule du CMH, les NKT sont capables de reconnaĂ®tre un glycolipide prĂ©sentĂ© dans une molĂ©cule appelĂ© CD1d, structurellement proche du CMH de classe I. Une fois activĂ©s, les NKT sont capables de lyser les cibles et de sĂ©crĂ©ter des cytokines.
  • Les lymphocytes T γδ reprĂ©sentent une population de cellules T ayant un TCR particulier. La plupart des T possèdent un TCR composĂ© de deux glycoprotĂ©ines, les chaĂ®nes α et β. Cependant, les cellules γδ possèdent un TCR fait d’une chaĂ®ne Îł et d’une chaĂ®ne δ. Ces lymphocytes sont moins abondants que les αβ (ils reprĂ©sentent 5% du total des LT), mais se retrouvent en plus grande quantitĂ© dans la muqueuse intestinale, parmi la population lymphocytaire nommĂ©e lymphocytes intra-Ă©pithĂ©liaux. Le dĂ©terminant antigĂ©nique auquel rĂ©pondent ces lymphocytes est inconnu Ă  l’heure actuelle. Leur TCR ne semble pas restreint Ă  la reconnaissance d’un peptide, mais serait capable de rĂ©agir Ă  la prĂ©sence d’une protĂ©ine entière, sans nĂ©cessiter la prĂ©sentation via les molĂ©cules du CMH.

     L'immunitĂ© cellulaire (la rĂ©ponse immunitaire vis-Ă -vis d'organismes pathogènes Ă  l'intĂ©rieur des cellules) implique l'activation des cellules T.


     CD4 et CD8 font rĂ©fĂ©rence aux antigènes caractĂ©ristiques Ă  la surface des diffĂ©rents sous-types de lymphocytes T. Ces molĂ©cules CD sont des marqueurs diagnostiques utiles pour identifier et quantifier ces cellules par cytomĂ©trie au moyen d'anticorps dirigĂ©s contre eux.


     Anciennement, au lieu de CD4 et CD8, etc., on parlait de OKT4 et OKT8, ... et mĂŞme de T4 et T8






Chapitre : Développement des cellules T



     La formation des LT dĂ©bute chez l'adulte dans la moelle osseuse (MO) et chez l'embryon dans le foie fĹ“tal (FF). Un progĂ©niteur T dont on ne connait toujours pas la nature, quitte la MO ou le FF et colonise le thymus. Ce progĂ©niteur pourrait ĂŞtre la cellule souche hĂ©matopoĂŻĂ©tique, le MPP (multi potent progenitor), le LMPP (Lympho-myeloid prime progenitor), le ELP (early lymphoid progenitor) ou le CLP (common lymphoid progenitor). Il semblerait que le progĂ©niteur doive exprimer le CCR9 (rĂ©cepteur de le chimiokine CCL25) pour entrer dans le thymus. Au sein du thymus on distingue avec les marqueurs CD8 et CD4 3 stades successifs : Double nĂ©gatif DN (CD4- CD8-), double positif DP (CD4+ CD8+) et deux stades Simple positif CD4+ CD8- et CD4- CD8+. Au sein des DN avec les marqueurs CD44 et CD25 on observe 4 populations : DN1 CD44+ CD25-, DN2 CD44+ CD25+, DN3 CD44- CD25+ et DN4 CD44- CD25-. En rĂ©sumĂ© au sein du thymus on a successivement les stades : DN1 DN2 DN3 DN4 DP et SP. Les cellules SP se diffĂ©rencient en LT naĂŻfs.

  - Sous-chapitre : SĂ©lection positive


     Les thymocytes doubles positifs migrent dans le cortex thymique, oĂą ils sont mis en contact avec des antigènes peptidiques prĂ©sentĂ©s dans les molĂ©cules du CMH des cellules Ă©pithĂ©liales du cortex thymique. Seuls les thymocytes qui sont capables de se lier Ă  un complexe CMH/peptide avec suffisamment d’affinitĂ© reçoivent un signal de survie. Les autres vont mourir par apoptose et leur dĂ©bris seront Ă©liminĂ©s par des macrophages. Ce phĂ©nomène est appelĂ© « sĂ©lection positive Â» car les cellules survivantes sont celles qui ont liĂ© une interaction.


     Selon la nature du CMH que leur TCR a pu lier, les thymocytes doubles positifs perdent l'un des deux marqueurs. Les cellules dont le TCR peut lier des molĂ©cules du CMH de classe I gardent le CD8 et perdent le CD4; ceux qui lient une molĂ©cule de classe II perdent le CD8 et gardent le CD4.


     En rĂ©sumĂ©, on garde les lymphocytes T qui reconnaissent un CMH du soi prĂ©sentant un peptide exogène.

  - Sous-chapitre : SĂ©lection nĂ©gative


     (cf : http://institut.cochin.inserm.fr/la_recherche/departements/immunologie/equipe-47-lucas)


     Les cellules ayant survĂ©cu Ă  la sĂ©lection positive vont migrer dans la moĂ«lle thymique (medulla). Une fois dans la medulla, les thymocytes sont mis Ă  nouveau en prĂ©sence de peptides issus du soi, c'est-Ă -dire des auto-antigènes complexĂ©s avec les molĂ©cules du CMH portĂ©es par des cellules Ă©pithĂ©liales. Cette fois, ce sont les cellules dont le TCR interagit fortement avec les auto-antigènes qui vont mourir par apoptose secondaire Ă  une hyperactivation. Comme cette fois ce sont les cellules qui ne lient pas d’interaction qui survivent, on parle de sĂ©lection nĂ©gative. C’est ce phĂ©nomène qui permet l’élimination prĂ©coce de lymphocytes auto-rĂ©actifs qui sont la cause de maladies auto-immunes.
En résumé on élimine les lymphocytes reconnaissant fortement les peptides du soi présentés par le CMH.


     Au moment oĂą les lymphocytes naĂŻfs quittent le thymus, ils sont incapables de rĂ©agir Ă  la prĂ©sence de "leur" peptide.

  - Sous-chapitre : Le Recepteur TCR


     Le RĂ©cepteur des cellules T ou TCR (T Cell Receptor) est un rĂ©cepteur membranaire reconnaissant des peptides antigĂ©niques prĂ©sentĂ©s par la niche peptidique du CMH (de classe I et de classe II). Chaque LT possède un TCR unique spĂ©cifique d'un peptide antigĂ©nique prĂ©sentĂ© par le CMH. Le TCR est formĂ© de deux chaĂ®nes alpha et bĂŞta pour les LTalpha/bĂŞta ou gamma delta pour les LTgama/delta ; ces chaĂ®nes appartiennent Ă  la super famille des immunoglobulines. Chaque chaĂ®ne est issu d'une recombinaison gĂ©nique des fragments VDJ rĂ©alisĂ©e par les enzymes RAG1 et RAG2 au sein du thymus. La recombinaison des chaĂ®nes bĂŞta, gamma, delta dĂ©bute au stade DN2 (DN: Double nĂ©gatif) et se poursuit jusqu'au stade DN3. Si les thymocytes rĂ©ussissent le rĂ©arrangement de la chaine bĂŞta (le TCR gamma/delta est rĂ©arranger au stade DN3) les cellules se diffĂ©rencient alors en DN4 puis en double positive ou DP (cellules CD4+ et CD8+). Au stade DP les cellules rĂ©arrangent la chaĂ®ne alpha du TCR puis subissent la sĂ©lection thymique.






Chapitre : Activation des cellules T


  - Sous-chapitre : Interactions cellulaires


     Les LT naĂŻfs migrent vers les ganglions lymphatiques et les LT mĂ©moires (formĂ©s après une première infection) sont circulant (sang, lymphe, ganglions...).
Dans les ganglions lymphatiques les LT naïfs rencontrent des cellules présentatrices d'antigènes professionnelles (ou CPApro), parmi lesquelles les cellules dendritiques (en grande majorité), les macrophages et les lymphocyte B. Les CPApro qui ont migré au sein des ganglions se mettent à interagir avec les LT naïfs. Les LT naïfs qui possèdent un TCR spécifique du complexe peptide/antigène s'activeront. La différentiation du LT naïf en LT activé dépend de l'activation de son TCR et de la reconnaissance de molécules de co-stimulation exprimés par les CPApro ainsi que de la sécrétion de cytokines.

  - Sous-chapitre : Interactions molĂ©culaires


     La première rencontre molĂ©culaire est celle des molĂ©cules d'adhĂ©sion. Une fois ce contact Ă©tabli, les TCR vont rencontrer les complexes CMH/peptides. En cas de rencontre Ă©pitope/paratope, la liaison de haute affinitĂ© entre le TCR et le CMH provoque la transduction de signaux dans le lymphocyte. C'est ce qu'on appelle le "premier signal". Cette première activation va entrainer la synthèse de molĂ©cules CD28 et CD40L Ă  la membrane du lymphocyte. Ces molĂ©cules vont interagir avec des protĂ©ines membranaires de la CPA: CD80 et CD86 pour CD28, CD40 pour le CD40L et enfin LFA-1 pour ICAM-1. En l'absence de ces molĂ©cules sur la CPA, l'activation du lymphocyte sera avortĂ©e. En revanche, si la liaison CD80/86- CD28 se fait, le lymphocyte sera activĂ©. La liaison CD40/CD40L permet quant Ă  elle l'activaton finale des CPA qui vont sĂ©crĂ©ter des cytokines qui orienteront la rĂ©ponse immunitaire induite tandis que la liaison LFA-1/ICAM-1 permet de stabiliser la liaison entre le TCR et le CMH.

  - Sous-chapitre : Constitution de la mĂ©moire


     Lors de l'activation d'un LT naĂŻf (première infection) il y a formation d'un certain nombre de LT mĂ©moires (issus de l'activation et de la diffĂ©rentiation d'un LT naĂŻf). Ces lymphocytes T mĂ©moires sont circulant et "patrouillent" dans la lymphe, ganglions lymphatiques, sang, rate... Leur seuil d'activation est plus faible comparĂ© au LT naĂŻf ce qui rend la rĂ©ponse mĂ©moire bien plus rapide et efficace. Il y a Ă©galement dans le cas de la rĂ©ponse mĂ©moire plus de LT mĂ©moire (spĂ©cifique du mĂŞme antigène) que lors de la première infection. Il existe aussi des LB mĂ©moires qui sont Ă©galement formĂ©s après une première infection...

  - Sous-chapitre : Extinction de la rĂ©ponse






Chapitre : Vous pouvez voir également :







Chapitre : Sources


    Liste :
  • (en) Janeway, et al., Immunobiology. 6th ed., Garland Science, 2005. ISBN 0-8153-4101-6. NCBI makes the 5th edition availiable electronically at [1].
  • (en) Michael H. Ross, et al. Histology: A Text and Atlas, 4th ed., Lippincott Williams & Wilkins, 2003, ISBN 0-683-30242-6
  • Marjan Vozelj, Temelji imunologije, 1th ed., DZS, 2005, Ljubljana, Slovenia, ISBN 86-341-2863-6





Chapitre : Liens externes







Chapitre : Notes et références



     


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb