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Définition Wikipédia de : Loup



Cet article concerne l'espèce Canis lupus. Pour les loups d'autres espèces, voir Loup (canidé).
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Canis lupus
 Loup gris commun (Canis lupus lupus)
Loup gris commun (Canis lupus lupus)
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classePlacentalia
OrdreCarnivora
Sous-ordreCaniformia
FamilleCanidae
GenreCanis
Nom binominal
Canis lupus
Linnaeus, 1758
Répartition géographique
RĂ©partition des diffĂ©rentes sous-espèces :
RĂ©partition des diffĂ©rentes sous-espèces :



Introduction :

           /    Canis lupus albus
     /    Canis lupus arabs
     /    Canis lupus arctos
     /    Canis lupus baileyi
     /    Canis lupus communis
     /    Canis lupus cubanensis
     /    Canis lupus italicus
     /    Canis lupus lupaster
     /    Canis lupus lupus
     /    Canis lupus lycaon
     /    Canis lupus nubilus
     /    Canis lupus occidentalis
     /    Canis lupus pallipes
     /    Canis lupus hodophilax
     /    Canis lupus hattai







Wiki-Canis lupus.pngSuite de l'article :

pour l'ensemble des sous-espèces


Statut CITES :Cites II.svg Annexe II ,
Révision du 22-10-87
Statut CITES :Cites III.svg Annexe III ,
Révision du 1998
(Turquie)

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     Canis lupus, le loup gris est l'espèce de loups de la famille des CanidĂ©s la plus rĂ©pandue. Elle a Ă©voluĂ© au cours de l'histoire pour se diffĂ©rencier en plusieurs sous-espèces comme le loup gris commun (Canis lupus lupus), le loup arctique (Canis lupus arctos) et de nombreuses autres sous-espèces de loups, mais aussi très probablement des canidĂ©s plus petits comme le chien chanteur (Canis lupus hallstromi), le dingo (Canis lupus dingo) et mĂŞme le chien domestique (Canis lupus familiaris), y compris les diverses races de chiens obtenues par Ă©levage sĂ©lectif. En Occident la sous-espèce de loup la plus connue est le Loup gris commun, c'est celui auquel il est fait majoritairement rĂ©fĂ©rence dans la partie comportementale ou culturelle de cet article.


     Comme cette espèce regroupe la majoritĂ© des populations de loups actuelles, de nombreuses publications assimilent Canis lupus au Loup en excluant chiens, dingos et aussi les espèces de loups plus marginales de leurs Ă©tudes. Pourtant, en français, tous les Canis lupus ne sont pas des « loups Â» et tous les « loups Â» ne sont pas non plus de l'espèce Canis lupus.

Article dĂ©taillĂ© : Loup (canidĂ©).

     Ă‰radiquĂ©s dans plusieurs zones de leur aire de rĂ©partition originelle peu Ă  peu par l'homme, en particulier au XIX siècle, ces loups sont principalement prĂ©sents au XXI siècle dans des zones « de grands espaces Â» telles que les steppes de SibĂ©rie et les parcs du Canada. Ils sont dĂ©sormais protĂ©gĂ©s dans de nombreux pays oĂą l'on tente de prĂ©server les populations restantes, quelques programmes de sauvegarde ayant permis aux loups de revenir sur des zones d'oĂą ils avaient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s, en particulier en AmĂ©rique du Nord.


     Les loups ont toujours fascinĂ© les humains au cours de l'histoire, alimentant tous les domaines de la culture : la mythologie, la littĂ©rature, les arts mais aussi les peurs et les fantasmes collectifs.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Description de l'espèce



     Les individus de l'espèce Canis lupus appelĂ© communĂ©ment loups peuvent prendre des aspects très diffĂ©rents selon leur rĂ©gion d'origine. Les loups sont des prĂ©dateurs, vivant et chassant en groupes organisĂ©s, selon une hiĂ©rarchie sociale complexe.

  - Sous-chapitre : Les points communs aux Canis lupus

Principales caractéristiques




Image (cliquez pour agrandir) :

Un loup de 90 kg





Image (cliquez pour agrandir) :

Une louve de 70 kg, prĂ©nommĂ©e « Fifille Â»


    Liste :
  • Morphologie : Bien que semblable aux morphologies des autres canidĂ©s, le loup est comparĂ© Ă  certaines races de chiens tels que le berger allemand, mais le loup prĂ©sente une tĂŞte plus large, une poitrine moins profonde, un cou plus Ă©pais et des oreilles moins longues et plus Ă©cartĂ©es. Morphologiquement, les chiens primitifs de type Huskies sibĂ©rien sont plus proches du loup, moins grands, plus compacts et plus courts sur pattes du fait de leur adaptation Ă  leur environnement.
  • En gĂ©nĂ©ral le mâle est plus grand que la femelle. Les loups adultes vivant Ă  l’état sauvage du fait de leur adaptation peuvent peser de 16 Ă  80 kilogrammes, en fonction de la sous-espèce et du sexe (comme par exemple une femelle de 12 kg pesĂ©e dans la pĂ©ninsule Arabique en 1982, ou bien un individu de 96 kg abattu dans les Carpates en 1942).
  • Chromosomes : 78, identique chez le chien
  • Dentition : 42 dents (32 chez les jeunes, dentition dĂ©finitive Ă  7 mois). Les crocs des loups peuvent mesurer jusqu'Ă  6 Ă  7 cm dont 2 cm enchâssĂ©es dans la gencive. Les muscles de la mâchoire sont puissants. Ils servent Ă  broyer les os ou permettent d'agripper une proie plus lourde que lui. La gueule du loup est bien plus largement fendue et puissante que celle du chien : la mâchoire du loup peut exercer une pression de 150 kg/cm² contre 60 a 65 kg/cm² chez le chien.
  • RĂ©partition : AmĂ©rique du Nord et Eurasie (y compris la pĂ©ninsule arabique) pour les loups vivant Ă  l’état sauvage.
  • ces animaux pour communiquer utilisent divers moyens tels que la gestuelle, les vocalisations, etc
  • Ces animaux, comme tous les canidĂ©s, Ă©mettent des vocalisations ainsi les loups peuvent: glapir (yelp), gĂ©mir (whimper), geindre (whine), geindre plaintivement (whine moan), lancer une plainte (moan), gronder plaintivement (growl-moan), gronder (growl), grogner (snarl), japper (woof), aboyer (bark). Ces vocalisations Ă©tant liĂ©es aux contextes, exemples: glapissement lors de douleur ou de peur; gronder lors d'action de dominance, d'attaque, de mise en garde, de dĂ©fense, de protestation ou de jeu. (ref: Schassburger 1993). L'Ă©tude et la comprĂ©hension des vocalisations est donc extrĂŞmement complexe.
  • ces animaux utilisent aussi toute une sĂ©rie de gestuelles liĂ©es au contexte de leur vie sociale qui leur permettront de montrer divers comportements tels que dominance, soumission, apaisement, de quĂ©mander, etc. Il existe de nombreux dessins schĂ©matisant ces gestuelles de manière globale ou spĂ©cifiques tels que ceux de Schenkel concernant le positionnement de queue, Zimmer concernant les expressions de tĂŞte, etc

  - Sous-chapitre : Les loups gris


     La femelle du loup est la louve, son petit est le louveteau. Le loup hurle, jappe, gĂ©mit et grogne. La population mondiale de loups, vivants Ă  l’état sauvage, est actuellement estimĂ©e Ă  environ 200'000 individus (alors qu’il pouvait y avoir jusqu’à deux millions d’individus dans des temps plus anciens). Ils sont rĂ©partis au sein de 57 pays.

Régime alimentaire


     Les loups ont un rĂ©gime alimentaire de carnivores. L'espèce inscrit Ă  son menu cervidĂ©s, volailles, renards, marcassins, ânes, reptiles, charognes ... et fruits blets. Il peuvent aussi parfois chasser le Boeuf MusquĂ© et l'Orignal. Dans le Grand Nord, les loups prĂ©fèrent manger des petits rongeurs, les lemmings, plutĂ´t que les rennes, pourtant plus charnus. Les loups traquent les rongeurs parce qu'ils sont proportionnellement beaucoup plus gras que les rennes. Cette graisse stockĂ©e par l'organisme des loups les protège du froid. Les loups sont aussi friands de raisin, qui leur apportent du sucre et des vitamines. Par temps de disette, ils peuvent aussi manger des insectes ou des champignons.


     En automne, les loups modifient leur rĂ©gime alimentaire et consomment de grandes quantitĂ©s de saumons qui sont alors en pleine montaison. La pĂŞche au saumon est en effet nettement moins dangereuse que la chasse au cerf. De plus, le saumon, Ă  l’approche de l’hiver, offre une meilleure qualitĂ© nutritive en termes de matières grasses et d’énergie.

Reproduction


     Le loup vivant Ă  l’état sauvage (mâle ou femelle) atteint sa maturitĂ© sexuelle Ă  l’âge de 22 mois (en captivitĂ©, il y a eu des cas de louves qui se sont reproduites Ă  l’âge de 10 mois seulement). La saison des amours a lieu, selon les rĂ©gions, de janvier Ă  mars. Au terme d'une gestation de 61 Ă  63 jours, la femelle met donc bas entre mars et juin.


     Les portĂ©es comptent de un Ă  sept louveteaux (en gĂ©nĂ©ral les jeunes louves ont des petites portĂ©es, 1 Ă  3 petits, puis leur fertilitĂ© augmente avec l’âge). Ces louveteaux sont recouverts d'une lĂ©gère couche de poils et pèsent de 300 Ă  500 grammes, leur mère les allaite Ă  l'aide de ses 5 paires de mamelles.


     Cependant, en cas de rarĂ©faction des effectifs, les loups peuvent augmenter leur capacitĂ© de reproduction pour compenser les pertes ou leur faible nombre : ils deviennent matures plus tĂ´t, et peuvent avoir jusqu'Ă  11 petits par portĂ©e.

Particularités


     La morsure du loup atteint une pression de 150 kg/cm², soit le double d'un gros chien.


     Le loup est un bon nageur et un meilleur coureur encore : sa vitesse de pointe est de 45 Ă  50 km/h, et il peut parcourir jusqu'Ă  60 km en une nuit (un record de 190 km est attestĂ©).


     Son odorat lui permet de dĂ©tecter un animal Ă  270 m contre le vent et sa morphologie lui offre un angle de vision Ă  250 Â° (180 Â° chez l'homme). La nuit, les yeux du loup paraissent phosphorescents car ils sont tapissĂ©s d'une couche de cellules, le tapetum lucidum, qui lui permettent de voir aussi bien que le jour.


     L'audition du loup lui permet d'entendre des sons jusqu'Ă  40 kHz (20 kHz chez l'homme), il perçoit notamment d'autres loups hurler jusqu'Ă  une distance de 6,4 Ă  9,6 km.


     Les battements cardiaques ont une frĂ©quence de 90 pulsations par minute, jusqu'Ă  200 lors d'efforts importants.


     La frĂ©quence respiratoire est de 15-20/minute, jusqu'Ă  100 lorsque le loup halète.


     Un dĂ©pouillement d'archive non exhaustif dans les registres paroissiaux menĂ©e par Jean-Marc Moriceau dĂ©nombre plus de 1100 cas de prĂ©dation de l'homme par le loup, nettement distinguĂ©s des dĂ©cès suites Ă  des morsures de loups enragĂ©s (plus de 400 Ă  partir des mĂŞmes sources), en France (territoire mĂ©tropolitain actuel), entre les annĂ©es 1580 et 1842. Les victimes sont en très grande majoritĂ© des enfants ou adolescents isolĂ©s. Cette prĂ©dation de l'homme, jugĂ©e inhabituelle par les contemporains eux-mĂŞmes, pourrait ĂŞtre favorisĂ©e (selon l'auteur de l'Ă©tude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sĂ©pulture, dĂ©velopperaient chez une minoritĂ© de loups un goĂ»t pour la chair humaine. Bien que marginaux vis-Ă -vis de la mortalitĂ© sous l'Ancien RĂ©gime, ces cas ont eu une rĂ©percussion sur l'imaginaire collectif, nourrissant la peur du loup.

La meute : structure sociale du loup




Image (cliquez pour agrandir) :

Meute de loups au parc animalier de Gramat (Lot, France)



     Les loups vivent en meutes organisĂ©es selon une hiĂ©rarchie stricte dirigĂ©e par un couple de loups. La meute est dirigĂ©e par un mâle alpha et une femelle alpha. Le couple alpha est gĂ©nĂ©ralement le seul Ă  procrĂ©er. Ce type d'organisation se retrouve Ă©galement chez d'autres canidĂ©s vivant en meutes, tels que les dholes (Cuon alpinus) et les lycaons (Lycaon pictus), respectivement chiens sauvages d'Asie et d'Afrique.


     GĂ©nĂ©ralement, la meute est une famille composĂ©e des deux parents et d'une ou plusieurs gĂ©nĂ©rations de louveteaux, ainsi s'Ă©tablissent les liens de domination et de soumission (classiquement le rang de dominance est indiquĂ©e par une lettre de l'alphabet grec, en suivant l'ordre d'importance dans la hiĂ©rarchie). Ă€ l'occasion, on verra apparaĂ®tre un ou plusieurs loups omĂ©ga : ceux-ci sont les souffre-douleur de la meute et c'est vers eux que converge toute l'agressivitĂ©. Autour de cette structure s'organise la vie des loups : ainsi ils peuvent chasser en groupe mais aussi Ă©lever leur progĂ©niture. Le chef a le privilège de dĂ©cider la chasse et de se nourrir en premier sur les proies, c'est Ă©galement lui qui ordonne la poursuite d'un intrus sur le territoire. Enfin, c'est lui seul qui se reproduit avec la louve alpha Ă  la saison des amours (bien qu'il y ait des exceptions). Lorsqu'un alpha est trop vieux, c'est l'un de ses subalternes qui lui dispute la place de leader et la prend s'il rĂ©ussit Ă  le dominer.


     La taille des meutes varie du simple couple Ă  la douzaine d'individus. Toutefois des cas rares de meute de plus de 30 loups ont Ă©tĂ© observĂ©s, ainsi la meute la plus nombreuse jamais observĂ©e Ă©tait composĂ©e de 36 membres et vivait en Alaska. Elle varie Ă©galement selon la pĂ©riode de l'annĂ©e : les principaux facteurs en sont la mortalitĂ© et les dispersions. En effet, certains loups dĂ©cident de quitter la meute (comme les loups omĂ©ga) ou sont bannis après avoir Ă©chouĂ© lors d'un conflit. Des tensions peuvent naĂ®tre pour plusieurs raisons : quand la nourriture se fait rare et peu disponible (surtout Ă  la fin de l'hiver), pour pouvoir s'accoupler (en hiver de la fin fĂ©vrier Ă  la mi-mars) ou tout simplement pour dominer les autres loups. La plupart des loups quittent ainsi leur meute natale entre 9 et 36 mois. Une nouvelle meute se forme lorsque deux loups dispersants se rencontrent et disposent d'un territoire appropriĂ© (i.e. oĂą la nourriture est accessible et suffisante) pour fonder une nouvelle famille.


     Pour des animaux sociaux comme les loups, la vie en meute prĂ©sente plusieurs avantages :

    Liste :
  • La possibilitĂ© d'attaquer des animaux plus grands qu'eux, ainsi la chasse est plus efficace pour moins d'efforts.
  • Les rĂ©serves sont mieux gĂ©rĂ©es (moins de surplus abandonnĂ© aux concurrents lorsque plus de bouches sont Ă  nourrir).
  • La protection des louveteaux, leur Ă©ducation et l'initiation aux rudiments de la chasse - la meute est une vĂ©ritable maternelle oĂą chaque membre prend soin des petits.
  • Le fait que seul le couple alpha se reproduise empĂŞche la prolifĂ©ration de loups sur un territoire, de plus les loups ne se reproduisent pas chaque annĂ©e si la nourriture fait vraiment dĂ©faut.

Communication

Entre les meutes

     Leur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent — entre autres — pour se rassembler et maintenir une cohĂ©sion dans le groupe. Leurs gĂ©missements avertissent Ă©galement les loups aux alentours de la prĂ©sence de la meute, afin de prĂ©venir contre les intrusions. Tout comme les gĂ©missements, les hurlements sont composĂ©s de plusieurs harmoniques ce qui donne l'impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu'elle ne l'est rĂ©ellement. Il arrive parfois qu'un loup solitaire hurle pour se signaler Ă  un conjoint potentiel. Chaque loup a une frĂ©quence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent prĂ©senter le mĂŞme hurlement. On peut enregistrer les hurlements d'une meute et dĂ©velopper des algorithmes pour dĂ©composer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer Ă  chaque animal ses vocalisations propres.


     Un autre sens utilisĂ© pour la communication externe chez le loup est l'odorat. Ses facultĂ©s olfactives supĂ©rieures Ă  celles de l'homme lui permettent de distinguer l'odeur de ses congĂ©nères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l'urine ou les fèces (excrĂ©ments). Ces marquages servent Ă  dĂ©limiter son territoire ainsi qu'Ă  donner des renseignements sur lui-mĂŞme, par exemple tel que l'Ă©tat sexuel (hormonal) des femelles pendant la pĂ©riode de reproduction.

Entre les individus au sein de la meute



Image (cliquez pour agrandir) :

Meute de loups et louveteaux au parc Alpha de Saint-Martin-Vésubie



     Les loups utilisent tout un Ă©ventail de grognements, gĂ©missements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l'anxiĂ©tĂ©, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la prĂ©sence d'un intrus.


     Les loups ajoutent Ă  ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l'expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un Ă©tat agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussĂ©s, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hĂ©rissĂ©s et la queue levĂ©e pour chercher Ă  impressionner. Inversement, un loup en Ă©tat de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissĂ©s, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa rĂ©gion gĂ©nito-anale afin de montrer qu'il est le dominĂ© Ă  l'autre loup.


     En plus des marquages au sol, l'odeur laissĂ©e par un loup s'il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite Â». Le loup sĂ©crète de nombreuses substances odorantes : Ă  la base des poils, des pattes, au niveau de la rĂ©gion gĂ©nito-anale.


     Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la rĂ©affirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d'un aĂ®nĂ© pour rĂ©gurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont Ă©galement encore peu Ă©tudiĂ©es.

Avec les hommes

     Le loup est un animal sauvage dotĂ© d'instincts prĂ©cis lui permettant d'exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nĂ©cessiterait une sĂ©lection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nĂ©cessiterait de nombreuses gĂ©nĂ©rations comme cela fut le cas pour le chien. Peut-on vraiment l'apprivoiser ? Bien qu'il existe de telles pratiques (plusieurs ouvrages y font rĂ©fĂ©rence, ainsi que certains reportages) le cas le plus frĂ©quent pour l'apprivoisement se fait via une imprĂ©gnation (c'est-Ă -dire que l'humain se substitue aux parents en Ă©levant le louveteau, ou comme pour les chiens en mettant frĂ©quemment le louveteau au contact d'humain durant ses premières semaines). Cette pratique dĂ©coule d'une certaine fascination "moderne" pour les loups par certaines personnes. Si cela est faisable, le problème est que l'animal n'a pas le mĂŞme comportement qu'un chien d'oĂą danger et autres problèmes peuvent survenir. D'autres personnes tentent de "minimiser" ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Mais dans les deux cas loup apprivoisĂ© ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l'humain et du fait d'un comportement très spĂ©cifique auquel en gĂ©nĂ©ral nous ne sommes pas habituĂ© cela peut provoquer des incidents ou des accidents. Ainsi au USA entre 1986 et 1994, plusieurs cas d'enfants ayant Ă©tĂ© mutilĂ©s dont 9 cas oĂą il y eu mort de l'enfant ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s. Ces pratiques sont dĂ©conseillĂ©es entre autres par l'IUCN Wolf Specialist Group (D Mech - L Boitani: "Wolves, behavior, ecology and conservation, p. 304).


     DĂ©couvrant les structures sociales d'une espèce animale commune dont nos aĂŻeux devaient se prĂ©munir mais aujourd'hui largement dĂ©cimĂ©e, les gens sont aujourd'hui très divisĂ©s. Certains les dressent (?), d'autres rĂŞvent d'une rĂ©introduction Ă  grande Ă©chelle (?), d'autres encore veulent trouver un Ă©quilibre entre l'occupation viable de l'espace rural et la prĂ©sence de ces prĂ©dateurs. Les Ă©leveurs sont directement touchĂ©s par les prĂ©dations exercĂ©es sur leurs troupeaux et ressentent un sentiment d'abandon de la part des pouvoirs publics. Certains, notamment en France, dĂ©jĂ  affaiblis par le manque de bergers compĂ©tents et les mĂ©ventes de leurs productions, ne peuvent assumer seuls ce retour d'un maillon extrĂŞme de la chaine alimentaire. Aussi, par dĂ©pit, se tournent-ils vers des actions spectaculaires qui sont les seules a capter l'attention des mĂ©dias.


     Du fait de sa structure sociale, de son attachement aux jeunes, et de son mode de nourrissage par rĂ©gurgitation directement dans la gueule, le loup est peut ĂŞtre le seul animal Ă  avoir Ă©levĂ© des humains. Si les lĂ©gendes de RĂ©mus et Romulus ou Mowgli sont encore dans l'imaginaire collectif, il est exact qu'il existe d'autres animaux ayant cette rĂ©putation d'Ă©leveurs d'hommes (les anthropoĂŻdes ou singes de Tarzan par exemple), aucune observation n'a Ă©tĂ© attestĂ©e en dehors de romans de lĂ©gendes.


     Il existe une prime au Canada (Le Canada et la Russie sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) Ă  verser Ă  toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l'homme. En effet la question de savoir si le loup est, ou a Ă©tĂ©, un prĂ©dateur habituel de l'homme reste posĂ©e. L'anthropophagie isolĂ©e d'un ou quelques loups, sans lien avec la rage, paraĂ®t vraisemblable (voir BĂŞte du GĂ©vaudan), mais, pour la pĂ©riode contemporaine, aucune attaque spontanĂ©e de la part de canis lupus n'a Ă©tĂ© documentĂ©e.






Chapitre : Les sous-espèces de Canis lupus



     Ce loup s'est adaptĂ© de diffĂ©rentes manières, dans sa grande aire de rĂ©partition. Des sous-espèces ont vu le jour. Cette subdivision est cependant contestĂ©e par certains spĂ©cialistes.


     GĂ©nĂ©ticiens, morphologistes et les spĂ©cialistes du comportement hĂ©sitent ainsi sur la classification du Loup rouge, du Loup de l'Est (loup du Canada) ou mĂŞme du chien dont le statut d'espèces sĂ©parĂ©es est rĂ©gulièrement dĂ©battu. L'origine du chien domestique, en particulier, n'est pas Ă©vidente Ă  Ă©tablir: certains estiment que l'ancĂŞtre direct du chien est bien le loup gris mais d'autres ont Ă©voquĂ© plutĂ´t le Chacal dorĂ© (Canis aureus), tandis que des Ă©tudes considèrent que c'est plutĂ´t un hybride de diffĂ©rentes espèces du genre Canis ou bien une espèce Ă  part entière (Canis familiaris) qui aurait Ă©voluĂ©e parallèlement au loup gris. MalgrĂ© tout le chien est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© officiellement comme une sous-espèce de Canis lupus (Canis lupus familiaris) comme d'autres canidĂ©s qui se distinguent pourtant des « loups Â» proprement dits par leur aspect ou leurs mĹ“urs : le dingo (Canis lupus dingo) ou le Chien chanteur (Canis lupus hallstromi).


     Comparaison des quelques sous-espèces de Canis lupus notables:

Ambox notice.pngCliquez sur une vignette pour l’agrandir

     En Europe, tous les loups sont dĂ©crits comme des loups gris. Il existe cependant des diffĂ©rences considĂ©rables : en Italie et en Espagne, par exemple, les loups sont plus petits et plus roux, et surtout plus craintifs que les animaux vivant plus au nord.


     Selon les rĂ©fĂ©rences on trouve de 15 Ă  40 sous-espèces, cependant la tendance aujourd'hui est Ă  rĂ©duire considĂ©rablement cette liste de sous-espèces en considĂ©rant qu'il s'agit dans la majoritĂ© des cas d'adaptations locales de l'espèce Canis lupus (notamment par les analyses et statistiques du taxonomiste Ron Nowak).


     On peut distinguer 2 groupes de sous-espèces : celles d'AmĂ©rique et celles d'Europe.

  - Sous-chapitre : Sous-espèces de loups d'AmĂ©rique




Image (cliquez pour agrandir) :

RĂ©partition gĂ©ographique des sous-espèces de Canis lupus en AmĂ©rique du Nord :
     Canis lupus lycaon
     Canis lupus mackenzii
     Canis lupus nubilus
     Canis lupus arctos
     Canis lupus baileyi





Image (cliquez pour agrandir) :

Loup aux États-Unis


    Liste :
  • Canis lupus nubilus - Loup des Grandes Plaines, regroupe :
      Liste :
    • Canis lupus crassodon - le loup de Vancouver
    • Canis lupus hudsonicus - le loup de l'Hudson
    • Canis lupus irremotus - le loup des Rocheuses septentrionales
    • Canis lupus labradorius - le loup du Labrador
    • Canis lupus ligoni - le loup de l'archipel Alexandre
    • Canis lupus manningi - le loup de la Terre de Baffin
    • Canis lupus beothucus - le loup de Terre-Neuve (Ă©teint)
    • Canis lupus fuscus - le loup d'Oregon (Ă©teint)
    • Canis lupus mongollonensis - le loup Mongollon (Ă©teint)
    • Canis lupus monstrabilis - le loup du Texas (Ă©teint)
    • Canis lupus nubilus - le loup des bisons (Ă©teint)
    • Canis lupus youngi - le loup des Rocheuses mĂ©ridionales (Ă©teint).



Image (cliquez pour agrandir) :

Loup du Mexique



     Et deux sous-espèces discutĂ©es par certains spĂ©cialistes et qui seraient peut-ĂŞtre des loups du Nouveau monde ayant Ă©voluĂ© Ă  part (cf. ci-dessous) :


     


  - Sous-chapitre : Sous-espèces de loups d'Eurasie




Image (cliquez pour agrandir) :

RĂ©partition gĂ©ographique des sous-espèces de Canis lupus en Eurasie :
     Canis lupus lupus
     Canis lupus albus
     Canis lupus communis
     Canis lupus italicus
     Canis lupus pallipes
     Canis lupus lupaster
     Canis lupus arabs
     Canis lupus cubanensis


    Liste :
  • Canis lupus lupus - Loup gris commun, regroupe :
      Liste :
    • Canis lupus campestris - le loup des steppes
    • Canis lupus chanco ou Canis lupus laniger - le loup de Mongolie (incertain, peut ĂŞtre une autre espèce)
    • Canis lupus desertorum - le loup du dĂ©sert d'Asie

     Et les autres sous-espèces


     (note : Certaines sous-espèces (*) ne sont pas reconnues par tous les taxonomistes)

  - Sous-chapitre : Autres sous-espèces qui ne sont pas des « loups Â»


     Cette classification du chien et du dingo tend Ă  s'imposer actuellement, en concurrence avec les anciennes dĂ©nomination qui Ă©taient respectivement Canis familiaris et Canis familiaris dingo ou Canis dingo. Cela en fait des sous-espèces du loup.

  - Sous-chapitre : Controverses autour de la classification de certaines populations




Image (cliquez pour agrandir) :

Un loup Ă  reflets roux vu de face
Le Loup rouge: hybride, espèce ou sous-espèce ?



     La classification des populations suivantes ont Ă©tĂ© et sont encore rĂ©gulièrement discutĂ©es au sein de la communautĂ© scientifique.


     ConsidĂ©rĂ© comme une espèce Ă  part entière depuis le dĂ©but des annĂ©es 1970, le loup rouge (Canis rufus), est considĂ©rĂ© par une minoritĂ© d'auteurs comme un hybride entre un loup gris et le coyote (Canis latrans) suite Ă  plusieurs Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques controversĂ©es menĂ©es depuis 1992, son nom scientifique est alors Canis lupus x Canis latrans. Il n'est dans ce cas donc plus rattachĂ© Ă  une espèce particulière. Il en existait trois populations distincts dont deux ont disparu, la dernière est très menacĂ©e et le classement en tant que hybride menacerait sa rĂ©introduction ou l'existence mĂŞme des populations survivantes.


     A contrario, des populations de loups autrefois considĂ©rĂ©es comme sous-espèce de Canis lupus comme le Loup des Indes ou considĂ©rĂ©es comme des hybrides, par exemple le Loup de l'Est, sont de plus en plus considĂ©rĂ©s comme des espèces Ă  part entière.


     Des incertitudes demeurent au niveau du chien qui semble issu de population de loup gris du Caucase. Comme pour l'ensemble des animaux domestiques, la communautĂ© scientifique est rĂ©ticente Ă  considĂ©rer ce groupe comme une sous-espèce, voir une espèce, elle prĂ©fère considĂ©rer ces animaux comme simplement des variĂ©tĂ©s d'animaux sauvages. Le Dingo a un statut plus compliquĂ© encore, les Ă©tudes phylogĂ©nĂ©tique le rapprochant des populations de loup iranien, il est pourtant considĂ©rĂ© comme une variĂ©tĂ© du chien domestique, qui lui ne semble pas directement issu du loup iranien.


     Les recherches sont encore en cours.






Chapitre : Histoire


  - Sous-chapitre : Origines


     Il y a environ 50 millions d'annĂ©es est apparu un mammifère avec des dents en partie conçues pour dĂ©couper la viande, les carnassières. Au cours des 10 millions d'annĂ©es qui suivirent, ces crĂ©atures se sont dĂ©veloppĂ©es en grand nombre et sous des formes diffĂ©rentes. Une de ces espèces, appelĂ©e Miacis, ressemblait aux chiens d'aujourd'hui. L'espèce Miacis fait partie de la famille Miacidae, de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de carnivores : les chiens, les chats, les ours, les belettes, les ratons laveurs, civettes, et hyènes.


     Il y a trente Ă  quarante millions d'annĂ©es, l'espèce Miacis donna naissance Ă  deux types de mammifères que l'on peut rattacher, grâce Ă  deux sĂ©ries de fossiles, au chien et Ă  l'ours. L'ancĂŞtre du chien, le Cynodictis, avait le mĂŞme nombre de dents que le loup. Il Ă©tait plus petit que ce dernier, mais son corps Ă©tait long et flexible comme celui d'une belette ; ses pattes Ă©taient d'une taille moyenne. Les 15 millions d'annĂ©es qui suivirent virent le dĂ©veloppement de la famille des ratons laveurs qui se dĂ©marqua pour continuer son Ă©volution sĂ©parĂ©ment.


     Par la suite, il y a entre 15 et 30 millions d'annĂ©es, la tendance s'accentua pour donner les caractĂ©ristiques du loup contemporain, du Cynodictis en passant par le Cynodesmus et le Tomarctus. La partie supĂ©rieure de la patte s'allongea, ainsi que les pattes qui devinrent plus compactes, l'empreinte intĂ©rieure devint plus atrophiĂ©e sur la patte arrière et plus rĂ©duite sur la patte avant ; la queue se raccourcit, et toutes ces proportions commencèrent Ă  se rapprocher de celles des loups et des renards.


     Le loup et le renard sont tous deux issus du Tomarctus et commencèrent Ă  se dĂ©velopper sĂ©parĂ©ment il y a environ 15 millions d'annĂ©es. Bien que la taille du renard n'ait pas beaucoup Ă©voluĂ©, le loup quant Ă  lui, continua Ă  grandir. Une autre espèce apparentĂ©e Canis dirus se dĂ©marqua Ă©galement. Certains d'entre eux Ă©taient bien plus grands que les loups d'aujourd'hui, mais ils ont disparu. Depuis environ un ou deux millions d'annĂ©es, le loup est pratiquement restĂ© le mĂŞme.

  - Sous-chapitre : La domestication du chien

Articles dĂ©taillĂ©s : Domestication du chien, Chien et Liste des races de chiens.



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     Certaines populations de Canis lupus ont Ă©voluĂ© parallèlement aux loups, puis choisi de s'allier avec l'homme pour obtenir des proies plus facilement, jusqu'Ă  devenir peu Ă  peu le chien domestique et toutes les races que nous lui connaissons. Les chiens parias, semi sauvages, de l'Inde donnent une idĂ©e de ce qu'a pu ĂŞtre cette Ă©volution progressive vers la domestication.


     L'homme cherche aussi Ă  faire des croisements entre le chien et le loup dans le but d'augmenter la rĂ©sistance des chiens et leurs performances physiques, perdues au fil des sĂ©lections. Les chiens-loups sont des hybrides plus ou moins stables. En France par exemple ne sont reconnues que les races appelĂ©es chien-loup tchĂ©coslovaque et de chien-loup de Saarloos mais d'autres tentatives sont faites aussi en AmĂ©rique du Nord.

  - Sous-chapitre : L'extermination par l'homme du loup sauvage


     Parallèlement Ă  la domestication du chien, il y eut toujours des rapports de concurrence difficiles entre le loup gris et l'homme.


     Les loups Ă©taient jadis très rĂ©pandus dans tout l'hĂ©misphère Nord, puis les effectifs ont Ă©tĂ© rĂ©gulĂ©s, et on peut mĂŞme parler d'extermination dans la seconde moitiĂ© du XIX siècle en Europe occidentale et en AmĂ©rique du Nord : Ă€ l’époque, du fait d’une chasse humaine abusive et/ou d’une dĂ©forestation massive, les populations de grands herbivores sauvages furent fortement rĂ©duites ou mĂŞme Ă©liminĂ©es. Cela eut pour consĂ©quence de priver les loups de leurs sources naturelles de nourriture, les obligeant ainsi Ă  se rabattre sur les animaux d’élevage pour tenter de survivre. Il en rĂ©sulta des conflits croissants avec les Ă©leveurs qui amenèrent les loups Ă  ĂŞtre pourchassĂ©s sans relâche. Les travaux de Pasteur faisant Ă©galement du loup le principal vecteur sauvage de la rage. Une rĂ©compense Ă©tait attribuĂ©e aux personnes abattant un loup.


     En France, comme dans de nombreux pays, les loups ont mieux survĂ©cu dans les zones reculĂ©es et près des frontières. Cependant au XIX siècle ils avaient presque disparu. La dĂ©pouille d'un loup tuĂ© dans le bois de Valloires (Pas-de Calais) en 1830 est conservĂ©e par le Museum d'histoire naturelle de Lille. Des loups ont survĂ©cu plus tardivement en Ă©chappant aux battues en passant de la France Ă  la Belgique (selon le cĂ´tĂ© duquel on les pourchassait). Le dernier loup officiellement reconnu dans le Pas-de-Calais a Ă©tĂ© tuĂ© dans le bois de CrĂ©quy (Ternois, Pas-de-calais) en 1871. Cependant un autre a Ă©tĂ© abattu un peu plus au sud, dans le nord de la Somme en 1880.


     En AmĂ©rique, au parc de Yellowstone, survivent encore aujourd'hui quelques 3 000 loups qui cĂ´toient les bisons et les lynx. Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repĂ©rĂ©e, ils s'Ă©lancent et utilisent la technique de l'encerclement dite technique "catapulte" pour ensuite faire la course et gagner l'estime de leurs congĂ©nères.


     Dans de nombreux pays les loups bĂ©nĂ©ficient Ă  prĂ©sent d'un statut d'espèce protĂ©gĂ©e.






Chapitre : Statut de protection


    Liste :
  • Convention de Berne du 19 septembre 1979 :
      Liste :
    • Annexe 2 : Sont notamment interdits : a) toute forme de capture intentionnelle, de dĂ©tention et de mise Ă  mort intentionnelle; b) la dĂ©tĂ©rioration ou la destruction intentionnelle des sites de reproduction ou des aires de repos; c) la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la pĂ©riode de reproduction, de dĂ©pendance et d'hibernation, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu Ă©gard aux objectifs de la prĂ©sente Convention; d) la destruction ou le ramassage intentionnel des Ĺ“ufs dans la nature ou leur dĂ©tention, mĂŞme vides; e) la dĂ©tention et le commerce interne de ces animaux, vivants ou morts, y compris des animaux naturalisĂ©s, et de toute partie ou de tout produit, facilement identifiables, obtenus Ă  partir de l'animal, lorsque cette mesure contribue Ă  l'efficacitĂ© des dispositions de cet article.
  • Directives europĂ©ennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages :
      Liste :
    • CE/92/43 - Annexe 2 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 2 : espèces animales et vĂ©gĂ©tales d'intĂ©rĂŞt communautaire dont la conservation nĂ©cessite la dĂ©signation de zones spĂ©ciales de conservation modifiĂ©e par la Directive 97/62/CE : prioritaire.
    • CE/92/43 - Annexe 4 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 4 : espèce strictement protĂ©gĂ©e, la capture et la mise Ă  mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction.
    • CE/92/43 - Annexe 5 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 5 : espèce d'intĂ©rĂŞt communautaire dont le prĂ©lèvement dans la nature et l'exploitation sont susceptibles de faire l'objet de mesures de gestion.
  • Convention de Bonn : Aucune rĂ©glementation
  • ArrĂŞtĂ© du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protĂ©gĂ©s sur l'ensemble du territoire (NOR : DEVN0752752A).





Chapitre : Les loups dans la culture


Article dĂ©taillĂ© : Loup dans la culture.





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ L'Ă©quivalence entre le nom français « loup gris Â» et le taxon Canis lupus est attestĂ©e par de nombreux documents comme [1], [2], [3], [4], mĂŞme pour les enfants [5]
  2. ↑ D'autres canidĂ©s appelĂ©s eux aussi « loup Â» ne sont pas forcement des Canis Lupus tels que: loup Ă  crinière (Chrysocyon brachyurus), Loup des Falkland (Dusicyon australis), Loup de l'Est (Canis lycaon), Loup rouge (Canis rufus), Loup d'Abyssinie (Canis simensis), Loup des Indes (Canis indica), Canis himalayensis, etc.
  3. ↑ Le loup : biologie, moeurs, mythologie, cohabitation, protection... , de Jean-Marc Landry, ISBN 2603012150, second tirage (2004). Pages 44 et 45 pour le poids, 44 pour la rĂ©partition, 88 pour la maturitĂ© sexuelle, 90 pour le nombre de petits et la capacitĂ© de reproduction en cas de pertes.
  4. ↑ [pdf]Le loup sur Wildtier Schweiz
  5. ↑ CERFPA vétérinaire comportementaliste diplômée
  6. ↑ D’après l’association Defenders of Wildlife : (en) Defenders.org, Wildlife & Habitat, Gray wolf
  7. ↑ Revue BMC ecology - Septembre 2008
  8. ↑ Jean-Marc Moriceau, « Mythe ou rĂ©alitĂ© ? Les loups mangeurs d’hommes Â», L’Histoire, n°299, juin 2005, p. 64 Ă  69, ISSN 0182-2411
  9. ↑ Sabrina Prini, 2002. Loup et pastoralisme. Quel prix pour une cohabitation ? . Thèse vĂ©tĂ©rinaire soutenue publiquement le 17 juin 2002, Lyon 1. Lire la version Html, Page 39, Document pdf
  10. ↑ (en) James Serpell, The Domestic Dog: Its Evolution, Behaviour, and Interactions with People. Publié par Cambridge University Press, 1995 - ISBN 0521425379, 9780521425377, 268 pages Lire le document numérisé page 8
  11. ↑ (en) J. Koler-Matznick, The Origin of the Dog Revisited, 2002. Anthrozoös
  12. ↑ (en) Alexandra Semyonova, 2007. The 100 Most Silly Things That Have Ever Been Said About Dogs, 1ère partie : Myths About the Dog's Origin and Nature
  13. ↑ Voir sites de taxinomie
  14. ↑ RĂ©fĂ©rence Mammal Species of the World : Canis lupus Linnaeus, 1758 (en)
  15. ↑ Paradiso, J. L., and R. M. Nowak. 1971. A report on the taxonomic status and distribution of the red wolf. U.S. Fish and Wildlife Service Special Science Report Wildlife 145. 36 pp.
  16. ↑ Reich, D. E., R. K. Wayne, and D. B. Goldstein. 1999. Genetic evidence for a recent origin by hybridization of red wolves. Molecular Ecology 8:139-144.
  17. ↑ Dowling, T. E., et al. 1992. Response to Wayne, Nowak, and Phillips and Henry: use of molecular characters in conservation biology. Conservation Biology 6:600-603.
  18. ↑ Ron Nowak, « Hybridization: the Double-edged Threat Â» sur CANID NEWS, 1995, Vol. 3
  19. ↑ RĂ©fĂ©rence IUCN : espèce Canis rufus Audubon et Bachman, 1851 (en)
  20. ↑ Le loup : biologie, moeurs, mythologie, cohabitation, protection... , de Jean-Marc Landry, Ă©ditions Delachaux & NiestlĂ©, ISBN 2603012150 ; pages 183 et 191 (pour le deuxième tirage corrigĂ© de 2004) ; ce livre est Ă©galement rééditĂ© sous l’ISBN 2603014315
  21. ↑ Atlas des mammifères du Nord Pas de Calais, Gonn





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

Études générales

    Liste :
  • Henri Oudin (1851) Du loup et de ses races ou variĂ©tĂ©s, L. Loups Mauduyt.
  • Eugène Rolland (1967) Faune populaire de France, réédition Maisonneuve et Larose.
  • Daniel Bernard (1981) L'Homme et le loup, Berger-Levrault.
  • G. Carbone (1981) La Peur du loup, Gallimard.
  • C. et G. Ragache (1981) Les Loups en France, Aubier.
  • L. Bour (1986) Loup y es-tu ?, Gallimard.
  • Philippe Huet, Le Loup, Éveil Ă©diteur, coll. « Approche Â», Saint-Yrieix-sur-Charente, 1995, 72 p., (ISBN 978-2840000099).
  • GĂ©rard MĂ©natory (1990) La Vie des loups, Stock.
  • GĂ©rard MĂ©natory (1995) Les Loups, Payot-Lausanne.
  • GĂ©rard MĂ©natory (2000) La vie des loups : du mythe Ă  la rĂ©alitĂ©, Hachette.
  • Daniel Bernard (2000) Des loups et des hommes. De BorĂ©e.
  • (1991) La Fin des loups en Bas-Berry. XIX°- XX° siècles. (Histoire et tradition populaire). PrĂ©face du professeur Maurice Agulhon, professeur Ă  Paris I -Sorbonne et au Collège de France. 1 Â° Ă©dition, Imp. Badel, Châteauroux, 1977. 2 Ă©dition, Imp. Badel, Châteauroux, 1979. 3 Ă©dition, La Simarre, JouĂ©-lès-Tours.
  • Thomas Pfeiffer (2004) Le BrĂ»leur de loups, Lyon.
  • Thomas Pfeiffer (2006) "Le loup en Alsace de mĂ©moire d'homme". Revue d'Alsace.
  • Thomas Pfeiffer (2009), Sur les traces des BrĂ»leurs de loups, Paris, L'Harmattan.
  • Vignon V. (2006) Le Loup. Belin, Paris, 96 p.

Chasse

    Liste :
  • Jean de Clamorgan, La chasse du loup, nĂ©cessaire Ă  la maison rustique en laquelle est contenue la nature des Loups, & la manière de les prendre, tant par chiens, filets, pieges, qu'autres instruments: le tout enrichy de plusieurs figures & pourtraicts representez après le naturel, Ă©dition pour Jacques du Puis, Lyon, 1561
  • Louis Gruau, Nouvelle invention de chasse. Pour prendre et oster les loups de la France : comme les tables le demonstrent, avec trois discours aux Pastoureaux François, Pierre Chevalier, Paris, 1613
  • Louis Gruau, Nouvelle Invention de Chasse pour prendre et oster les Loups de la France, Librairie des Bibliophiles, Paris, 1888

  - Sous-chapitre : RĂ©fĂ©rences taxinomiques


     


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