Définition Wikipédia de : Londres
| « London » et « Londinium » redirigent ici. Pour les autres sens, voir London (homonymie) et Londinium (homonymie). |
| Londres | ||
|---|---|---|
Localisation de la commune | ||
| Administration | ||
| Pays | Royaume-Uni | |
| Nation | ||
| District | Cité et 32 districts | |
| Maire (Mayor) Mandat en cours | Boris Johnson (PC) 2008-2012 | |
| Site internet | ||
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 1 579 kmÂČ | |
| Altitude | mini. 0 m â maxi. 20 m | |
| Autres informations | ||
| Population | 7 684 700 hab. (2007) | |
| DensitĂ© | 4 867 hab./kmÂČ | |

Londres [lÉÌdÊ] (en anglais : London - [ËlÊndÉn]), situĂ©e au sud-est de la Grande-Bretagne, est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni, elle fut Ă©galement, pendant des siĂšcles, la capitale de l'Empire Britannique. FondĂ©e il y a plus de 2 000 ans par les Romains (Londinium), Londres Ă©tait la ville la plus peuplĂ©e du monde au XIX siĂšcle, et le Royaume-Uni Ă©tait le plus vaste empire du globe. En nombre d'habitants, Londres est aujourd'hui largement dĂ©passĂ©e par de nombreuses mĂ©gapoles mais, en raison de son rayonnement, elle reste une mĂ©tropole de tout premier plan. Centre politique, siĂšge du Commonwealth, Londres dispose d'une puissance Ă©conomique considĂ©rable, due notamment Ă son statut de premier centre financier mondial.

Suite de l'article :
Le Grand Londres compte 7 512 400 habitants, appelés Londoniens. Il réalise 19 % du produit intérieur brut du Royaume-Uni. La conurbation abrite 8 278 251 habitants. Selon différents critÚres on peut évaluer la population de l'aire métropolitaine, sa zone d'influence directe, à 12 ou 14 millions d'habitants. En Europe, seules les agglomérations de Moscou, Paris et Istanbul ont un poids démographique comparable.
Londres est dynamique et trÚs diverse sur le plan culturel. Elle joue un rÎle important dans l'art et dans la mode. C'est aussi une importante destination touristique. Elle reçoit 27 millions de touristes par an et compte quatre sites listés au patrimoine mondial ainsi que de nombreux monuments emblématiques : le Palais de Westminster, le Tower Bridge, la Tour de Londres, l'Abbaye de Westminster, le Palais de Buckingham mais également des institutions telles que le British Museum ou la National Gallery.
- Sommaire de la page - |

Chapitre : Géographie et climat
- Sous-chapitre : Définition de Londres
La dénomination courante Londres peut désigner plusieurs ensembles géographiques ou administratifs différents, pouvant parfois porter à confusion.
L'emploi le plus courant fait rĂ©fĂ©rence au Grand Londres (Greater London), une des neuf subdivisions rĂ©gionales de l'Angleterre, formĂ© du territoire sous l'autoritĂ© du Greater London Authority et du maire de Londres. C'est cet ensemble d'environ 1 600 kmÂČ pour 7,5 millions d'habitants qui est couramment dĂ©signĂ© lorsque l'on parle de la capitale britannique. Cependant, le Grand Londres n'est pas officiellement une citĂ©, dont le statut, strictement dĂ©fini au Royaume-Uni, est attribuĂ© Ă une ville par le monarque britannique sur des critĂšres prĂ©cis. Avant sa crĂ©ation en 1965, le territoire du Grand Londres faisait partie des comtĂ©s du Kent, Middlesex, Surrey, Essex et du Hertfordshire.
La citĂ© de Londres (City of London, abrĂ©gĂ© en City, ou bien Square Mile en rĂ©fĂ©rence Ă sa superficie de 1 mile carrĂ©), situĂ©e au cĆur du Grand Londres, correspond Ă la dĂ©finition historique de Londres. C'est lĂ que la ville moderne est nĂ©e et c'est aujourd'hui le plus ancien quartier de la capitale. C'est Ă©galement une circonscription Ă part entiĂšre avec un statut spĂ©cial. La citĂ© de Londres et le reste du Grand Londres forment deux rĂ©gions de "Lieutenance" (Lieutenancy areas) diffĂ©rentes.
La vaste agglomĂ©ration londonienne peut ĂȘtre dĂ©crite par la rĂ©gion urbaine de Londres, qui correspond Ă la zone occupĂ©e par les banlieues, et qui occupe un territoire Ă peu prĂšs similaire Ă la rĂ©gion du Grand Londres mais avec une population lĂ©gĂšrement supĂ©rieure. Au-delĂ de la rĂ©gion urbaine se trouve l'aire urbaine de Londres (London commuter belt ou London Metropolitain Area) qui regroupe les territoires habitĂ©s par des personnes se dĂ©plaçant quotidiennement (commuters) pour aller travailler Ă Londres. La rĂ©gion urbaine de Londres s'est considĂ©rablement agrandie durant l'Ă©poque victorienne puis de nouveau pendant l'entre-deux-guerres. Son expansion s'est arrĂȘtĂ©e dans les annĂ©es 1940 Ă cause de la Seconde Guerre mondiale et de la politique dite de la ceinture verte et sa superficie n'a pas beaucoup Ă©voluĂ© depuis. Les limites du district de la Metropolitan Police et de la zone desservie par les transports londoniens ont Ă©voluĂ© au fil du temps mais correspondent aujourd'hui approximativement Ă celle du Grand Londres.
D'autres termes tels que Inner London, Outer London, Central London, North London, South London, East London, East End of London, West London ou bien West End of London sont parfois utilisés, non traduits, pour désigner des quartiers, des unités statistiques ou des circonscriptions de Londres,
Contrairement Ă de nombreuses autres capitales, le statut de « capitale du Royaume-Uni » de Londres n'a jamais Ă©tĂ© officiellement accordĂ© Ă la ville par dĂ©cret ou par charte Ă©crite. Sa position actuelle s'est Ă©tablie par convention constitutionnelle, Londres Ă©tant le siĂšge du pouvoir britannique. Son statut de capitale de facto en fait un Ă©lĂ©ment de la constitution non Ă©crite du Royaume-Uni. La capitale de l'Angleterre a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e de Winchester Ă Londres aprĂšs la conquĂȘte normande.
Il se peut que les Romains aient marquĂ© le centre de Londinium avec la pierre de Londres, toujours visible Ă Cannon Street. Les coordonnĂ©es du centre de Londres (traditionnellement situĂ© Ă la Croix d'ĂlĂ©onore Ă Charing Cross, prĂšs de l'intersection de Trafalgar Square et de Whitehall) sont approximativement . Trafalgar Square est Ă©galement devenu un lieu central de cĂ©lĂ©bration et de manifestation.
- Sous-chapitre : Géographie
Le Grand Londres se situe dans le sud-est de l'Angleterre, Ă 45 km Ă l'ouest de l'estuaire de la Tamise et s'Ă©tend sur une superficie de 1 579 kmÂČ, ce qui place la ville Ă la trente-septiĂšme des grandes agglomĂ©rations les plus Ă©tendues. L'altitude varie du niveau de la mer jusqu'Ă 245 m Ă Biggin Hill, au sud de l'agglomĂ©ration.
Le fleuve, qui traverse la ville d'ouest en est, a eu une influence majeure sur le dĂ©veloppement de la ville. Londres a Ă©tĂ© fondĂ©e Ă l'origine sur la rive nord du fleuve et n'a disposĂ©, pendant plusieurs siĂšcles, que d'un seul pont, le pont de Londres (London Bridge). Le foyer principal de la ville s'est en consĂ©quence cantonnĂ© sur cette rive de la Tamise, jusqu'Ă la construction, au XVIII siĂšcle, d'une sĂ©rie d'autres ponts. La ville s'est alors Ă©tendue dans toutes les directions, cette expansion n'Ă©tant gĂȘnĂ©e par aucun obstacle naturel, dans une campagne presque dĂ©pourvue de reliefs, Ă l'exception de quelques collines (Parliament Hill, Primrose Hill).
La Tamise était autrefois plus large et moins profonde qu'aujourd'hui. Les rives du fleuve ont été massivement aménagées, la plupart des affluents ont été détournés et sont à présent souterrains, parfois transformés en égouts (ainsi, la riviÚre Fleet d'aprÚs laquelle est nommée la Fleet Street, l'ancienne rue des journalistes). La Tamise est sujette à la marée et Londres est largement inondable. Les menaces d'inondation augmentent d'ailleurs avec le temps compte tenu de l'élévation réguliÚre du niveau de l'eau à marée haute et de la lente inclinaison de la Grande-Bretagne (relÚvement au nord, abaissement au sud) causée par un phénomÚne de relÚvement isostatique. Un barrage, la Thames Barrier, a été construit à travers la Tamise à Woolwich dans les années 1970, pour pallier cette menace. En 2005 cependant, il a été suggéré la construction d'un barrage d'une quinzaine de kilomÚtres de long plus bas en aval pour parer les risques futurs d'inondation.
- Sous-chapitre : Quartiers
On décrit souvent Londres par quartiers (Bloomsbury, Mayfair, Whitechapel par exemple). Ces noms n'ont pas d'utilisation officielle mais désignent souvent des paroisses (parishes) ou des circonscriptions (city wards) et sont restés en usage par tradition, chacun faisant référence à un quartier distinct avec ses propres caractéristiques mais sans délimitation officielle.
Il existe cependant une zone centrale de Londres qui possÚde une définition et un statut stricts, la Cité de Londres (City of London). Souvent appelée simplement la City, c'est l'un des plus grands quartiers financiers (central business district) mondiaux. La City possÚde son propre corps gouvernant et ses propres frontiÚres, lui donnant ainsi une complÚte autonomie politique et administrative. Le nouveau quartier financier et commercial des docklands se situe à l'est de la City et est dominé par Canary Wharf. L'autre quartier d'affaires se trouve dans la Cité de Westminster qui abrite également le gouvernement britannique et l'Abbaye de Westminster.
West End est le principal quartier commerçant et regroupe les principales attractions telles que Oxford Street, Leicester Square, Covent Garden et Piccadilly Circus. West London regroupe des zones rĂ©sidentielles huppĂ©es telles que Notting Hill, Knightsbridge ou le district de Kensington et Chelsea oĂč le prix moyen d'une maison dans certains quartiers est d'environ 5 500 000 livres et oĂč une maison a Ă©tĂ© vendue 60 millions de livres. D'aprĂšs un classement 2007 rĂ©alisĂ© par le groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, filiale de Citigroup, Londres est la ville la plus chĂšre du monde dans le domaine de l'immobilier rĂ©sidentiel de luxe : 36 800 euros en moyenne par mĂštre carrĂ© dans ce secteur.
Un autre quartier huppĂ© est celui de Hampstead dans le District de Camdem, oĂč vivent d'ailleurs de nombreuses personnalitĂ©s londoniennes.
Les zones situĂ©es Ă l'est de Londres regroupent l'East End et les banlieues de l'Essex. Ces zones, situĂ©es au plus prĂšs du port de Londres original, sont connues pour avoir une proportion Ă©levĂ©e d'immigrants et pour ĂȘtre une des plus pauvres de la capitale. La zone appelĂ©e East London a vu naĂźtre le dĂ©veloppement industriel de Londres. Les nombreux terrains abandonnĂ©s qu'on y trouve aujourd'hui sont en plein redĂ©veloppement, notamment grĂące au plan Thames Gateway, qui inclut London Riverside et la Lower Lea Valley, qui accueillera le parc olympique ainsi que le stade des Jeux olympiques d'Ă©tĂ© de 2012. North London et South London sont Ă©galement des termes utilisĂ©s pour dĂ©signer les deux zones de Londres sĂ©parĂ©es par la Tamise.
- Sous-chapitre : Urbanisation
La densité de population varie considérablement à Londres. Le centre regroupe de nombreux emplois tandis que la périphérie de la ville regroupe des zones résidentielles plus ou moins densément peuplées, la densité étant plus élevée dans la proche banlieue (Inner London) que dans les banlieues plus éloignées (Outer London). Les zones densément peuplées regroupent principalement des immeubles de grande hauteur et les gratte-ciels de Londres sont concentrés dans les deux quartiers d'affaires, tels que le 30 St Mary Axe, Tower 42 et l'immeuble de la Lloyd dans la Cité de Londres, One Canada Square, 8 Canada Square et 25 Canada Square à Canary Wharf.
Récemment, la construction de trÚs grands bùtiments a été encouragée par le plan londonien et de nombreux hauts bùtiments devraient voir le jour, particuliÚrement dans la cité de Londres et à Canary Wharf. Le Shard London Bridge, de 310 m pour 72 étages, prÚs de London Bridge station, la tour Bishopsgate Tower de 288 m ainsi que 30 autres projets de gratte-ciel de plus de 150 m de hauteur proposés ou en construction, tel que la Boomerang Tower de 170 m, pourraient transformer l'apparence de la ville.
D'autres bùtiments remarquables de Londres incluent la mairie à Southwark, le Muséum d'histoire naturelle de Londres, la British Library à Somers Town, la grande cour du British Museum et le DÎme du millénaire prÚs de la Tamise à Canary Wharf. La centrale électrique de Battersea, aujourd'hui désaffectée mais en voie de réhabilitation, est un symbole marquant, tandis que certaines gares, notamment Saint-Pancras et Paddington, sont de bons exemples de l'architecture victorienne.
Il n'existe pas un unique style architectural permettant de décrire Londres. Différents styles et influences se sont accumulés et mélangés au fil des années. De nombreux bùtiments sont construits en briques de couleur rouge-orangé ou brun foncé comme à Downing Street, décorés de ciselures et de moulures. Nombre de quartiers sont caractérisés par des bùtiments en stuc ou blanchis à la chaux. Peu de constructions sont antérieures au grand incendie de 1666 à l'exception de quelques restes romains, de la tour de Londres et de quelques restes de l'époque Tudor. La majorité des constructions datent de l'époque édouardienne ou victorienne.
De nombreux monuments cĂ©lĂšbrent des personnalitĂ©s ou des Ă©vĂ©nements qui ont marquĂ© la ville. Le Monument, situĂ© dans la citĂ© de Londres, commĂ©more le grand incendie de 1666 dans la citĂ© de Londres, offrant une vaste perspective sur cĆur historique de la ville, oĂč l'incendie Ă dĂ©butĂ©. Marble Arch et Wellington Arch, situĂ©es respectivement Ă l'extrĂ©mitĂ© nord et sud de Park Lane, sont liĂ©es Ă la monarchie britannique de mĂȘme que l'Albert Memorial et le Royal Albert Hall Ă Kensington. La Colonne Nelson est un monument national situĂ© Ă Trafalgar Square et sert gĂ©nĂ©ralement Ă marquer le centre de Londres.
- Sous-chapitre : Climat
Le climat de Londres est de type tempéré avec des précipitations réguliÚres toute l'année mais, contrairement à l'ouest du Royaume-Uni, d'intensité plutÎt légÚre. La moyenne annuelle des précipitations s'établit à 583,6 mm, février étant le mois le plus sec de l'année. Ce niveau est inférieur à Rome ou Sydney. Londres est en fait une des capitales européennes les plus sÚches, disposant de ressources d'eau par personne inférieures à celles d'Israël par exemple.
Les étés sont chauds mais sans fortes chaleurs et les hivers froids mais rarement glaciaux. Le mois le plus chaud est juillet avec une température moyenne à Greenwich de 13,7 °C à 22,3 °C n'excédant que rarement les 33 °, quoique des niveaux plus élevés soient devenus plus fréquents récemment. La température la plus élevée jamais enregistrée à Londres a atteint 38,1 °, mesurée dans les jardins botaniques royaux de Kew, le 10 août 2003, pendant la canicule de 2003. Le mois le plus froid est janvier avec des températures moyennes de 2,4 °C à 7,9 °C. La température la plus froide a été enregistrée le 1 janvier 1962 avec -16,1 C à Northolt.
Les chutes de neige abondantes sont presque inconnues. Au cours des hivers les plus rĂ©cents, la neige a rarement excĂ©dĂ© un pouce d'Ă©paisseur (soit moins de 3 cm). Ceci est notamment dĂ» au fait que la vaste agglomĂ©ration londonienne crĂ©e un microclimat, avec une chaleur enfermĂ©e par les immeubles de la ville. La nuit, la tempĂ©rature y est parfois de 5 Ă 9 â supĂ©rieure aux zones environnantes. Le cĂ©lĂšbre smog londonien, mĂ©lange de brouillard et de fumĂ©e, est devenu rarissime de nos jours dans les rues de la capitale anglaise. En 1954, il avait provoquĂ© la mort de 4000 personnes.
| Mois | Jan | Fev | Mar | Avr | Mai | Jui | Jul | AoĂ» | Sep | Oct | Nov | Dec | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Temp. max. moy. / °C | 7,2 | 7,6 | 10,3 | 13,0 | 17,0 | 20,3 | 22,3 | 21,9 | 19,1 | 15,2 | 10,4 | 8,2 | |
| Temp. max. absolue / °C | 14 | 16 | 21 | 26 | 30 | 33 | 34 | 38 | 30 | 26 | 19 | 15 | |
| Temp. min. moy. / °C | 2,4 | 2,5 | 3,8 | 5,6 | 8,7 | 11,6 | 13,7 | 13,4 | 11,4 | 8,9 | 5,1 | 3,4 | |
| Temp. min. absolue / °C | -10 | -9 | -8 | -2 | -1 | 5 | 7 | 6 | 3 | -4 | -5 | -7 | |
| Précipiation moyenne / mm | 53 | 36 | 48 | 47 | 51 | 50 | 48 | 54 | 53 | 57 | 57 | 57 | |
| Nombre de jours de pluie | 14,8 | 10,8 | 13,4 | 12,7 | 12,5 | 10,5 | 10,1 | 10,9 | 10,5 | 11,6 | 14,0 | 13,2 | |
| Source : Worldweather.org et BBC Weather | |||||||||||||

Chapitre : Histoire
Articles détaillés : Histoire de Londres et Chronologie de Londres.
- Sous-chapitre : Londres romain
Les rĂ©gions aux alentours de Londres (aujourd'hui situĂ©es Ă l'intĂ©rieur des frontiĂšres du Grand Londres) semblent avoir Ă©tĂ© habitĂ©es par des Bretons insulaires depuis les temps prĂ©historiques, mais aucune trace archĂ©ologique n'a Ă©tĂ© mise au jour au nord du pont de Londres, lieu oĂč la ville est vĂ©ritablement nĂ©e et d'oĂč elle s'est dĂ©veloppĂ©e. Les plus anciennes traces certaines d'installations durables remontent Ă l'an 43 et sont dues aux Romains qui, suite Ă la conquĂȘte de la Grande-Bretagne par les Romains, y ont bĂąti une premiĂšre ville. Ce premier campement Ă©tait appelĂ© Londinium. Le pont de Londres se trouvait au centre du tout nouveau rĂ©seau de routes créé par les Romains et Ă©tait un lieu de passage privilĂ©giĂ© pour traverser la Tamise, ce qui a attirĂ© de nombreux commerçants et ainsi contribuĂ© Ă la croissance de la ville. Londres est vite devenue un important centre d'Ă©change et de commerce, la Tamise permettant d'acheminer facilement des marchandises jusqu'au cĆur de la ville.
Seulement 18 ans aprĂšs la fondation de la ville par les Romains, la reine BoadicĂ©e, Ă la tĂȘte du peuple celte des Iceni, s'est Ă©levĂ©e contre l'invasion romaine et a pris Londres pour cible. Le gouverneur Suetonius Paulinus, alors occupĂ© Ă exterminer les druides sur l'Ăźle d'Anglesey, ne put constituer Ă temps une armĂ©e pour contrer l'invasion celte. La ville fut partiellement Ă©vacuĂ©e mais des milliers de commerçants furent cependant tuĂ©s. Londres fut alors totalement pillĂ©e et dĂ©truite. Des fouilles archĂ©ologiques ont permis de mettre au jour la prĂ©sence de dĂ©bris brĂ»lĂ©s recouvrant des piĂšces et des poteries datant de 60, Ă l'intĂ©rieur des limites de la ville romaine.
La ville fut rapidement reconstruite et a vite de nouveau prospéré, à l'image du commerce en Grande-Bretagne, et a remplacé Colchester en tant que capitale de la province romaine de Bretagne. Il n'existe cependant pas d'informations permettant de dater et d'expliquer le transfert de la capitale. Vers le II siÚcle, la ville s'est entourée de murailles. Pendant plus d'un millénaire, les frontiÚres de la ville ont été marquées par ce mur qui délimitait une zone largement englobée aujourd'hui par celle de la City. à son apogée au III siÚcle, la population de Londinium a atteint de 45 000 à 60 000 personnes suivant les sources. Lorsque l'Empire romain a commencé à décliner, les troupes protégeant la ville ont été rappelées sur le continent, Londres a donc également commencé à péricliter et sa population diminua. Il existe peu d'information sur cette période appelée Dark Ages of London (« Les ùges sombres de Londres »), mais aprÚs le départ des Romains de Bretagne en 410, il est largement établi qu'au V siÚcle, Londres était en ruine et pratiquement abandonnée.
- Sous-chapitre : Occupation anglo-saxonne
Cependant la position privilĂ©giĂ©e de la ville sur la Tamise en a toujours fait un lieu stratĂ©gique et vers l'an 600, les Anglo-Saxons ont Ă©tabli une nouvelle ville Lundenwic Ă environ 1 km en amont de la ville romaine, Ă l'endroit oĂč se trouve aujourd'hui Covent Garden. Il y avait probablement un port de pĂȘche et de commerce Ă l'embouchure de la riviĂšre Fleet. Lundenwic a prospĂ©rĂ© jusqu'en 851 lorsque la ville a Ă©tĂ© envahie et complĂštement rasĂ©e par les Vikings. AprĂšs cette occupation viking, le nouveau roi d'Angleterre Alfred le Grand a rĂ©tabli la paix et fait dĂ©placer la ville dans les murailles de la vieille citĂ© romaine (alors appelĂ©e Lundenburgh). La ville originale est devenue Ealdwic ("vieille ville"), dont le nom a survĂ©cu jusqu'Ă aujourd'hui pour donner Aldwych.
Ensuite, sous le contrÎle de plusieurs rois anglais, Londres a de nouveau prospéré et est devenue un lieu de pouvoir ainsi qu'un centre d'échange et de commerce. Cependant, les raids vikings ont repris au X siÚcle et atteint leur apogée en 1013 lorsque la ville fut assiégée par le roi Knut II de Danemark et qu'Ethelred II d'Angleterre fut contraint de s'enfuir. Lors d'une contre-attaque, l'armée du roi Ethelred a remporté une victoire en détruisant le pont de Londres alors que la garnison danoise se trouvait dessus. Le contrÎle des Anglais fut ainsi rétabli.
Knut a pris le contrĂŽle du trĂŽne anglais en 1017, rĂ©gnant ainsi sur la ville et le pays jusqu'en 1042. Ă sa mort, les Anglo-saxons ont repris le contrĂŽle sous l'autoritĂ© d'Ădouard le Confesseur, qui a refondĂ© l'Abbaye de Westminster ainsi que le Palais de Westminster. Ă cette Ă©poque, Londres Ă©tait devenu la citĂ© la plus grande et la plus prospĂšre d'Angleterre bien que le siĂšge du gouvernement se trouvait toujours Ă Winchester.
- Sous-chapitre : Londres médiévale
AprÚs la bataille de Hastings, Guillaume le Conquérant, alors duc de Normandie a été couronné roi d'Angleterre dans la toute nouvelle Abbaye de Westminster, le jour de Noël 1066. Il a accordé certains privilÚges aux habitants de Londres tout en construisant un chùteau au sud-est de la ville pour maintenir le contrÎle sur la population. Ce chùteau, agrandi par les rois suivants, a servi de résidence royale puis de prison et est aujourd'hui connu sous le nom de Tour de Londres.
En 1097, Guillaume II a commencĂ© la construction du Hall de Westminster, prĂšs de l'abbaye du mĂȘme nom. Ce hall a servi de base au nouveau palais de Westminster, la rĂ©sidence royale tout au long du Moyen Ăge. Westminster est devenu le siĂšge de la cour royale et du gouvernement tandis que la CitĂ© de Londres voisine Ă©tait un centre d'Ă©change et de commerce et prospĂ©rait sous l'autoritĂ© de sa propre administration, la Corporation of London. Finalement, les villes aux alentours se sont dĂ©veloppĂ©es ensemble et ont formĂ© la base du cĆur de Londres moderne, remplaçant Winchester en tant que capitale de l'Angleterre au XII siĂšcle.
Image (cliquez pour agrandir) :
Le grand incendie de Londres qui a détruit une partie de la ville en 1666
AprĂšs la dĂ©faite de l'Invincible Armada espagnole en 1588, une certaine stabilitĂ© politique en Angleterre a permis Ă Londres de se dĂ©velopper davantage. En 1603, Jacques VI d'Ăcosse est montĂ© sur le trĂŽne d'Angleterre et a principalement tentĂ© d'unifier les deux pays. Ses lois anticatholiques l'ont cependant rendu trĂšs impopulaire et il a Ă©tĂ© victime d'une tentative d'assassinat le 6 novembre 1605, la fameuse conspiration des poudres.
Des épidémies de peste noire ont, à de nombreuses reprises, touché Londres au début du XVII siÚcle, l'épisode culminant étant la grande peste de Londres de 1665-1666 qui tua environ 20 % de la population. Le grand incendie de 1666 est né dans la cité originale et s'est rapidement répandu à travers les maisons en bois de Londres, détruisant une grande partie de la ville. La reconstruction qui s'en est suivie a duré plus de 10 ans.
- Sous-chapitre : Histoire contemporaine
Image (cliquez pour agrandir) :
Le Palais de Westminster vu depuis l'ancien pont de Westminster dans les années 1890
De 1825 à 1925, la ville est la plus peuplée au monde. Cette croissance a été accélérée par la construction des premiÚres lignes de chemin de fer à Londres, ce qui a considérablement rapproché les villes avoisinantes. Le réseau ferroviaire s'est rapidement étendu et a permis à ces villes de croßtre tout en permettant à Londres de s'étendre et d'englober les villages aux alentours (exemple de Kensington). L'apparition des premiers embouteillages en centre-ville a mené à la création, en 1863, du premier systÚme de transport souterrain au monde, le métro de Londres, ce qui a encore accéléré le développement de l'urbanisation . Grùce à cette croissance rapide, Londres est devenue une des premiÚres villes à dépasser le million d'habitants et la premiÚre à dépasser les cinq millions.
Le gouvernement local de Londres a eu des difficultés à gérer l'expansion rapide de la ville, surtout au niveau des infrastructures. Entre 1855 et 1889, le Metropolitan Board of Works a supervisé la croissance des infrastructures. Il a ensuite été remplacé par le comté de Londres qui été géré par le London County Council de 1889 à 1965 ; ce fut la premiÚre assemblée élue au niveau de la ville.
Le Blitz et les bombardements allemands de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale ont tué environ 30 000 personnes et détruit de nombreuses habitations et bùtiments dans la ville. La reconstruction dans les années 1950, 60 et 70 a été caractérisée par une absence d'unité architecturale, typique du Londres moderne. En 1965, les limites de Londres ont été modifiées pour tenir compte de l'expansion de la ville en dehors du comté de Londres. Le nouveau territoire agrandi a été nommé Grand Londres et administré par le Greater London Council.
Dans les dĂ©cennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, une large immigration provenant des pays du Commonwealth a fait de Londres une des villes europĂ©ennes les plus ethniquement cosmopolites. L'intĂ©gration des nouveaux immigrants ne s'est pas toujours fait en douceur avec par exemple les Ă©meutes de Brixton dans les annĂ©es 1980 mais s'est tout de mĂȘme mieux dĂ©roulĂ©e que dans d'autres rĂ©gions britanniques.
Le renouveau économique des années 1980 a rétabli Londres sur le devant de la scÚne internationale. Cependant, en tant que siÚge du gouvernement et principale agglomération du Royaume-Uni, la ville a connu de nombreux épisodes terroristes. L'Armée républicaine irlandaise a tenté de mettre le gouvernement britannique sous pression au sujet des négociations en Irlande du Nord, interrompant fréquemment les activités de la ville avec des alertes à la bombe ou des attentats jusqu'au cessez-le-feu de 1997. Le 7 juillet 2005, une série d'attentats a été perpétrée dans les transports en commun londoniens par des kamikazes islamistes, 24 heures seulement aprÚs que l'organisation des Jeux olympiques de 2012 eut été confiée à la ville.

Chapitre : Politique et administration
- Sous-chapitre : Administration locale
La gestion de Londres s'effectue sur deux niveaux : au niveau de la ville, sous l'autorité du Greater London Authority (GLA) et à un niveau plus local au sein des 33 districts londoniens.
Le Greater London Authority est responsable du plan londonien définissant la stratégie de développement de Londres, des services de police ( Metropolitan Police Authority), de lutte contre les incendies (London Fire Brigade), de la plupart des transports (Transport for London) et du développement économique (London Development Agency). Le GLA est composé du maire de Londres, qui dispose des pouvoirs exécutifs, et de la London Assembly qui examine les propositions du maire et vote ou rejette ses propositions de budget chaque année. Le GLA est une administration relativement récente (2000) créée afin de remplacer le Greater London Council (GLC) aboli en 1986. Le siÚge de la Greater London Authority et du maire de Londres (City Hall) se trouvent au bord de la Tamise, prÚs du Tower Bridge.
Depuis le 3 mai 2008, le poste de maire de Londres est occupé par le conservateur Boris Johnson, qui a battu le maire sortant Ken Livingstone, élu une premiÚre fois en 2000 en tant que candidat indépendant puis réélu en 2004 en tant que candidat du Parti travailliste.
Les 33 districts sont formĂ©s des 32 boroughs et de la CitĂ© de Londres et sont responsables des services locaux non pris en charge par le GLA tels que l'amĂ©nagement local, les Ă©coles, les services sociaux, les routes locales et le ramassage des ordures. Chacun des districts a Ă sa tĂȘte un conseil (council) Ă©lu tous les quatre ans. La citĂ© de Londres n'est pas dirigĂ©e par une autoritĂ© locale classique mais par la Corporation of London Ă©lue par les rĂ©sidents et les entreprises et qui n'a pratiquement pas changĂ© de forme depuis le Moyen Ăge. La Corporation of London a Ă sa tĂȘte le Lord Mayor of London, qui est un poste diffĂ©rent de celui du Maire de Londres.
Notes :
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La cité de Londres possÚde sa propre force de police, la City of London Police indépendante du Metropolitan Police Service qui est en charge du reste du Grand Londres.
Les services de santé sont gérés par le gouvernement national grùce au National Health Service, sous la responsabilité, à Londres, d'un seul NHS Strategic Health Authority.
- Sous-chapitre : Administration nationale
Londres est le siĂšge du gouvernement du Royaume-Uni situĂ© au Palais de Westminster Ă Westminster. Plusieurs annexes du gouvernement sont situĂ©es aux alentours du Parlement, particuliĂšrement le long de Whitehall oĂč se trouve la rĂ©sidence du Premier ministre au 10 Downing Street.
Bien qu'utilisĂ©e pour la premiĂšre fois au XIX siĂšcle par John Bright pour dĂ©crire l'Angleterre elle-mĂȘme, l'expression Mother of the Parliament (mĂšre des parlements) est souvent utilisĂ©e pour faire rĂ©fĂ©rence au parlement britannique car il est souvent considĂ©rĂ© comme le premier Ă avoir instaurĂ© un systĂšme composĂ© d'une chambre haute et d'une chambre basse Ă©lues et a Ă©tĂ© suivi par beaucoup d'autres systĂšmes politiques, notamment en Europe et dans les pays du Commonwealth.
Londres est représenté à la Chambre des communes par 74 députés (Members of Parliament, MPs) qui correspondent au découpage en circonscriptions de la ville. Sur ces 74 membres, 44 sont issus du Parti travailliste, 21 du Parti conservateur, 8 des Démocrates libéraux et un du parti RESPECT.
- Sous-chapitre : Jumelages
Des relations sont en construction avec Tokyo et Shanghai

Chapitre : Démographie
Londres a toujours été un important foyer de population. à la fois, ville, aire urbaine et région urbaine la plus peuplée du Royaume-Uni, elle a également été la plus peuplée d'Europe et du monde avant de connaßtre un léger déclin.
- Sous-chapitre : Population
La population du Grand Londres a été estimée à 7 684 700 au premier trimestre 2007 . Cependant, l'unité urbaine de Londres s'étend bien au-delà du Grand Londres et comptait 8 278 251 habitants en 2001 tandis que l'aire urbaine, dont les frontiÚres sont plus difficiles à définir, a une population comprise entre 12 et 14 millions suivant les sources. D'aprÚs Eurostat, Londres est la premiÚre ville la plus peuplée et la deuxiÚme aire urbaine la plus importante de l'Union européenne aprÚs Paris. La ville se classe également au quinziÚme rang des villes les plus peuplées du monde et au quinziÚme rang des aires urbaines les plus peuplées.
La rĂ©gion du Grand Londres occupe une superficie de 1 579 kmÂČ et la densitĂ© de population est de 4 761 habitants par kmÂČ, soit une densitĂ© plus de 10 fois supĂ©rieure Ă celle de l'Ăcosse, de l'Irlande du Nord, du Pays de Galles ou de n'importe que quelle autre rĂ©gion anglaise. Cette densitĂ© cache cependant des disparitĂ©s au sein de 32 districts. En 2005, le district de Kensington et Chelsea (Inner London) comptait 16 178 h/kmÂČ contre 2 011 pour Bromley (Outer London).
La structure de la population de Londres est légÚrement différente de celle de l'Angleterre ou du Royaume-Uni. L'attractivité de Londres a entraßné une immigration vers la capitale de personnes en ùge de travailler depuis le reste du pays ou l'étranger. La proportion de personnes entre 20 et 44 ans représente 42,8 % contre 35,1 à l'échelle nationale. En contrepartie, la proportion de personnes ùgées de 60 ans et plus (14,4 %) est inférieure à la moyenne nationale (18,4 %).
- Sous-chapitre : Ăvolution dĂ©mographique
Londres comptait sans doute un peu plus de 50 000 habitants en 1500. Elle s'est rapidement développée aux XVIe et XVII siÚcle. Un peu avant 1700, elle dépasse les 500 000 habitants et devient la ville la plus peuplée d'Europe devant Paris. Elle est environ vingt fois plus peuplée que Bristol, la deuxiÚme ville d'Angleterre à l'époque. En 1801, lors du premier recensement, la ville comptait 959 300 habitants AprÚs cette date, dans un contexte d'industrialisation rapide, la population s'accroßt fortement et 1831, la ville atteint 1 655 000 habitants . Sa population dépasse celle de Pékin, et la ville devient donc la plus peuplée au monde. Elle le reste jusqu'en 1925, date à laquelle elle est dépassée par New York. La population de Londres a culminé à 8 615 245 en 1939 puis a décliné jusqu'à 6 608 598 au recensement de 1981 avant de remonter jusqu'à 7 684 700 au premier trimestre 2007. En 2016, la population de Londres devrait atteindre 8,1 millions d'habitants.
- Sous-chapitre : Diversité ethnique
| Pays de naissance | Population |
|---|---|
| 5 230 155 | |
| 172 162 | |
| 157 285 | |
| 84 565 | |
| 80 319 | |
| 68 907 | |
| 66 658 | |
| 66 311 | |
| 49 932 | |
| 46 513 | |
| 45 888 | |
| 45 506 | |
| 44 622 | |
| 41 488 | |
| 39 818 | |
| 39 128 | |
| 38 694 | |
| 38 130 | |
| 33 831 | |
| 32 082 | |
| 27 494 | |
| 12 000 |
Londres est une des villes des pays développés possédant la plus grande diversité ethnique. D'aprÚs le recensement démographique britannique de 2001, 71,15 % des 7,5 millions de Londoniens se considÚrent comme appartenant au groupe ethnique "blanc" et 29 % se classent comme non blancs. 12,09 % des habitants se considÚrent comme indiens, pakistanais, bangladeshis ou originaires d'un autre pays d'Asie (principalement du Sri Lanka ou du sous-continent indien). 10,91 % se considÚrent comme noirs (environ 7 % noirs africains et 4,79 % noirs des Caraïbes). 3,15 % se considÚrent comme issus de plusieurs ethnies, 1,12 % se disent chinois et 1,58 % se classent dans une autre catégorie (principalement philippins, japonais et vietnamiens).
27 % des Londoniens sont nĂ©s en dehors du Royaume-Uni et 21,8 % hors de l'Union europĂ©enne. Les Irlandais (de la RĂ©publique d'Irlande et de l'Irlande du Nord) sont environ 200 000, tout comme les Ăcossais et les Gallois.
Londres est également une des villes les plus actives du monde au plan linguistique. Une étude menée en 2005 a montré que plus de trois cents langues différentes y sont parlées et qu'on peut y trouver 50 communautés ethniques comptant plus de 10 000 membres.
- Sous-chapitre : Résidents nés à l'étranger
Les chiffres de l'Office for National Statistics montrent que le nombre de Londoniens nés à l'étranger atteignait 2 288 000 en 2006 contre 1 630 000 en 1997.
Le tableau ci-contre donne le pays de naissance des résidents de Londres en 2001, date du dernier recensement britannique.
- Sous-chapitre : Religion
On dénombrait à Londres le 13 février 2003 58,2% de chrétiens (catholiques, protestants, anglicans ou autres), 8,5 % de musulmans, 4,1% d'hindous, 2,1% de juifs, 1,4% de sikhs, 0,8% de boudhistes, 15,8% d'athées, et 8,7% autres.
Du point de vue de la religion, Londres a Ă©tĂ©, tout au long de son histoire, dominĂ©e par le Christianisme et compte un nombre important d'Ă©glises, notamment dans la City. La cathĂ©drale Saint-Paul ainsi que la cathĂ©drale de Southwark sont Ă la tĂȘte de l'Ăglise anglicane tandis que les cĂ©rĂ©monies officielles et royales se dĂ©roulent soit Ă Saint-Paul soit Ă l'abbaye de Westminster (Ă ne pas confondre avec la cathĂ©drale de Westminster qui est un Ă©difice relativement rĂ©cent ainsi que la plus grande cathĂ©drale romaine catholique d'Angleterre et du Pays de Galles). MalgrĂ© ceci, le pourcentage d'anglicans pratiquants est trĂšs bas. En revanche, ce taux est beaucoup plus Ă©levĂ© dans les communautĂ©s romaines catholiques et chrĂ©tiennes orthodoxes..
Londres abrite également d'importantes communautés musulmane, hindoue, sikhe et juive. De nombreux musulmans vivent à Tower Hamlets et à Newham et le plus important édifice musulman est la grande mosquée de Londres prÚs de Regent's Park. On estime à 600 000 le nombre de musulmans vivant dans la capitale britannique.
La communautĂ© hindoue de Londres rĂ©side dans les quartiers nord-ouest de Harrow et de Brent, oĂč se trouve un des plus grands temples hindous d'Europe, le temple Neasden. La communautĂ© sikhe se trouve elle dans l'est et dans l'ouest de Londres, qui abrite Ă©galement un des plus grands temples sikhs situĂ©s hors d'Inde. La majoritĂ© des Britanniques de confession juive se trouve Ă Londres, particuliĂšrement Ă Stamford Hill et Golders Green dans le nord de Londres.

Chapitre : Ăconomie
Par le PIB, Londres est en 2005 la sixiÚme ville du monde, et la deuxiÚme d'Europe aprÚs Paris. Le Grand Londres réalise environ 20% du PIB du Royaume-Uni, et l'aire métropolitaine de Londres environ un tiers. La productivité est nettement supérieure à la moyenne nationale. TrÚs fortement tertiarisée, Londres connaßt une importante spécialisation dans la finance. La capitale britannique est la premiÚre place financiÚre du monde et l'un des principaux centres d'affaires internationaux. L'immigration joue un rÎle majeur, elle concerne des personnes de qualification trÚs diverses, mais une des caractéristiques de la ville est sa capacité à attirer les hauts revenus.
Les inégalités économiques sont fortes. Londres compte de nombreuses poches de pauvreté et le taux de chÎmage est plus élevé que la moyenne nationale (5,5 % au Royaume-Uni au deuxiÚme trimestre 2006 contre 7,7 % à Londres et jusqu'à plus de 10 % dans certains quartiers de l'Inner London) et 53 % des enfants de ces quartiers vivent dans un état de pauvreté.
- Sous-chapitre : Attractivité
L'économie de Londres s'est orientée vers les services beaucoup plus tÎt que d'autres villes européennes, surtout aprÚs la Seconde Guerre mondiale. Le succÚs de Londres dans le secteur tertiaire s'explique par plusieurs facteurs :
- l'anglais est une langue de communication internationale,
- sa position de capitale de l'Empire britannique,
- ses relations particuliĂšres avec les Ătats-Unis et plusieurs pays d'Asie,
- sa position géographique qui permet à ses horaires de bureau de correspondre à ceux d'autres pays qui comptent pour 99 % du PNB mondial,
- le droit anglais est le droit des contrats le plus utilisé en commerce international,
- les infrastructures multiculturelles (écoles, lieux de culte, organisations culturelles et sociales),
- un niveau d'impÎt relativement peu élevé surtout pour les étrangers (les résidents non domiciliés au Royaume-Uni ne payent pas de taxe sur les profits réalisés à l'étranger - cependant, la taxe du comté (équivalent de la taxe d'habitation française) payée chaque mois est trÚs élevée (environ 100-150 livres/mois/logement.
- de bonnes infrastructures de transport, surtout dans l'aviation et
- une économie dérégulée avec peu d'intervention du gouvernement.
- Sous-chapitre : Services et finance
Environ 85 % de la population du Grand Londres (soit 3,2 millions de personnes) travaillent dans le secteur des services. 500 000 personnes travaillent dans l'industrie et la construction (en proportions égales).
Londres a 5 centres principaux centres d'affaires : la City, Westminster, Canary Wharf, Camden & Islington et Lambeth & Southwark.
| Quartier d'affaire | Superficie de bureau (mÂČ) | Secteur d'activitĂ© |
|---|---|---|
| La City | 7 740 000 | Finance, courtage, assurance, droit |
| Westminster | 5 780 000 | SiÚges sociaux, immobilier, banque, fonds spéculatifs, administration |
| Camden & Islington | 2 294 000 | Finance, création artistique, mode, architecture |
| Canary Wharf | 2 120 000 | Banque, média, service juridique |
| Lambeth & Southwark | 1 780 000 | Comptabilité, société de conseils, administration locale |
La principale activité économique de Londres est le secteur financier dont les exportations financiÚres, (c'est-à -dire les services aux entreprises fourni par des sociétés londoniennes à des entreprises étrangÚres dans le secteur des services financiers (indépendamment de l'immobilier)), contribuent grandement à la balance des paiements du Royaume-Uni. Environ 300 000 personnes travaillent dans le secteur de la finance de Londres qui abrite plus de 480 banques, soit plus que n'importe quelle autre ville au monde. Chaque année, il s'investit plus d'argent à Londres que dans les 10 villes européennes suivantes réunies. La City est le plus grand centre d'affaire d'Europe et concurrence de plus en plus New York, notamment à cause des lois Sarbanes-Oxley qui accroissent les exigences comptables pour les entreprises cotées la bourse de Wall Street. Lors d'une récente étude publiée par Mastercard, Londres surpasse New York dans quatre des six domaines de l'étude dont la stabilité économique, la facilité de faire des affaires et le volume des flux financiers. Le maire de New York Michael Bloomberg a déclaré que New York risquait de perdre son statut de capitale financiÚre du monde au profit de Londres à cause du droit et des systÚmes de régulation et d'immigration moins stricts du Royaume-Uni.
Un second centre financier est en train de se développer à Canary Wharf, à l'est de la City, et compte le quartier général des banques HSBC et Barclays, de l'agence Reuters ainsi que de nombre des plus grands cabinets d'avocats au monde. En 2005, Londres a traité 31 % des transactions sur le marché des changes et traite quotidiennement environ 753 milliards de dollars, soit plus qu'à New York.
Plus de la moitiĂ© des 100 premiĂšres entreprises britanniques (FTSE 100) et plus de 100 des 500 plus grandes entreprises europĂ©ennes ont leur siĂšge Ă Londres. Plus de 70 % des entreprises du FTSE 100 ont leur siĂšge dans l'aire urbaine de Londres et 75 % des entreprises du â' Fortune 500 ont un bureau Ă Londres.
Les médias sont particuliÚrement concentrés à Londres et l'industrie de la distribution des médias en est le deuxiÚme secteur le plus compétitif. La BBC est un employeur clé de la ville tandis que de nombreux autres médias ont leur siÚge à Londres. De nombreux journaux nationaux sont édités dans la ville et ont longtemps été associés à Fleet Street dans la City. Soho est le coeur de l'industrie de la postproduction.
Le port de Londres a été le plus important du monde mais arrive aujourd'hui en troisiÚme position au Royaume-Uni. 50 millions de tonnes de marchandises y transitent chaque année. La plupart de ces marchandises transitent cependant par Tilbury qui se trouve en dehors des limites du Grand Londres.
- Sous-chapitre : Tourisme
Londres est une des principales destinations touristiques au monde. Ce secteur génÚre entre 280 000 et 350000 emplois selon les sources. En 2008, 26,1 millions de touristes ont visité Londres, ce qui représente des revenus de 10,5 milliards £. De ces 26,1 millions de touristes, 14,8 millions étaient de l'outremer.
Les principaux sites touristiques londoniens sont concentrĂ©s dans le West End, qui comprend les grands magasins dâOxford Street, les théùtres, et les quartiers tels que Soho, Covent Garden, Mayfair, Piccadilly Circus et la place de Leicester Square. Les monuments les plus cĂ©lĂšbres de Londres sont le British Museum, la Tate Gallery, le Tate Modern, Madame Tussauds, les palais de Westminster et de Buckingham, lâImperial War Museum, le Science Museum, la National Gallery, la National Portrait Gallery, la Tower Bridge, Big Ben, la Tour de Londres, London Eye, CathĂ©drale St Paul et Arsenal Football Club Museum.

Chapitre : Transports
Article détaillé : Transport à Londres.
Les transports sont un des quatre domaines de compétence du maire de Londres bien que son contrÎle financier soit assez limité et qu'il n'ait aucun pouvoir sur le réseau ferré (mais le North London Railway est sous sa responsabilité depuis novembre 2007). Le réseau de transport public, géré par Transport for London (TfL), est un des plus étendus au monde mais subit tous les jours des embouteillages, retards et problÚmes de maintenance. Un programme de 7 milliards de livres a été mis en place pour tenter d'améliorer le réseau à l'horizon de 2012, pour l'inauguration de Jeux olympiques. Malgré un coût des plus élevés d'Europe, l'ensemble du réseau londonien a cependant été déclaré meilleur réseau de transport au monde (devant New York et Paris) par 25 % des 2 000 personnes interrogées lors d'un sondage réalisé par TripAdvisor.
- Sous-chapitre : Transport ferroviaire
L'Ă©lĂ©ment central du rĂ©seau de transport de la capitale britannique est le mĂ©tro de Londres, Underground ou London Tube appelĂ© familiĂšrement The Tube, composĂ© de 274 stations et 16 lignes interconnectĂ©es pour une longueur totale de 408 km. Il existe de nombreux projets d'extensions, notamment au sud de la ville, et mĂȘme la construction d'une nouvelle ligne de Wimbedon Ă Epping., qui Ă comme nom initial Chelsea-Hackney Line. InaugurĂ© en 1863, c'est le plus ancien rĂ©seau au monde . Il comporte mĂȘme la toute premiĂšre ligne de mĂ©tro Ă©lectrique, la City & South London Railway, mise en service en 1890. Trois millions de trajets par jour, soit environ un milliard par an, sont effectuĂ©s sur l'ensemble du rĂ©seau du mĂ©tro qui dessert principalement le centre historique de Londres ainsi que les banlieues de la ville situĂ©es au nord de la Tamise mais s'Ă©tend jusqu'au-delĂ des frontiĂšres du Grand Londres. Du fait de la nature des sols, les banlieues sud et sud-est sont moins desservies par le mĂ©tro mais bĂ©nĂ©ficient d'un important rĂ©seau de trains de banlieue. Le Docklands Light Railway, inaugurĂ© en 1987, dessert l'est de Londres et Greenwich sur les deux rives de la Tamise. Les trains de banlieue ne traversent gĂ©nĂ©ralement pas la ville mais s'arrĂȘtent dans une des 14 gares de la ville situĂ©es autour du centre historique. Crossrail est un projet de rĂ©seau express rĂ©gional qui devrait entrer en fonction en 2015 et qui permettra de relier les banlieues est et ouest en traversant Londres dans un souterrain, un train urbain, l'overground qui est entrĂ© en service en novembre 2007. Le service de train Eurostar relie la gare de Saint-Pancras Ă Lille et Paris en 2h15 en France, et Bruxelles en 1h50 en Belgique. Il y a aussi des projets de rĂ©insertion du tramway dans le centre de Londres
- Sous-chapitre : Transport routier
Bien que la vaste majoritĂ© des transports du cĆur de Londres soit effectuĂ©e en transport en commun, l'usage de la voiture domine en banlieue. Le London Inner Ring Road (pĂ©riphĂ©rique situĂ© autour du centre de Londres), les routes A406 et A205 (dans la banlieue) ainsi que l'autoroute M25 (plus Ă©loignĂ©e) contournent la ville et relient les nombreuses voies allant vers le centre-ville de Londres (Inner London). Un projet d'autoroutes sillonnant l'agglomĂ©ration (appelĂ©es London Ringways) avait Ă©tĂ© lancĂ© dans les annĂ©es 1960 mais a Ă©tĂ© en grande partie abandonnĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1970 Ă cause des objections des riverains et des coĂ»ts Ă©levĂ©s. En 2003, un pĂ©age urbain a Ă©tĂ© introduit afin de rĂ©duire le trafic en centre-ville. Ă quelques exceptions prĂšs, les automobilistes doivent payer 8 livres par jour pour pĂ©nĂ©trer Ă l'intĂ©rieur d'une zone correspondant au centre de Londres. Les automobilistes rĂ©sidant au sein de la zone payante payent 10% soit payable pour 5 jour au tarif de ÂŁ4 ou ÂŁ16 pour quatre semaines.
La plupart des lignes d'autobus du rĂ©seau de Londres fonctionnent en journĂ©e et en soirĂ©e. Certaines lignes fonctionnent mĂȘme 24 heures sur 24. L'autobus est le moyen de transport principalement utilisĂ© pour les dĂ©placements locaux et transporte plus de passagers que le mĂ©tro. Chaque jour de la semaine, les bus londoniens transportent 6 millions de passagers sur plus de 700 itinĂ©raires diffĂ©rents. Le nombre de voyages a atteint 1,8 milliard en 2005/2006. Les bus Ă impĂ©riale rouges sont un des symboles de Londres, de mĂȘme que les taxis noirs et le mĂ©tro.
Londres, pour soutenir sa politique d'éradication de la voiture, investit trÚs lourdement dans le transport individuel cycliste. C'est ainsi qu'en 2006 Londres a investi 38 millions d'euros dans les voies cyclables et les parkings à vélo.
- Sous-chapitre : Transport aérien
Londres est également une plate-forme de correspondance aérienne mondiale. Pas moins de 150 millions de passagers transitent dans un des 8 aéroports qui contiennent "London Airport" dans leur nom mais pratiquement tout le trafic international transite par les 5 aéroports principaux (Heathrow, Gatwick, Stansted, Luton et London City). L'aéroport d'Heathrow est le plus important au monde en termes de passagers internationaux et propose une gamme complÚte de vols domestiques, européens ou intercontinentaux. Une part importante du trafic international ainsi que nombre de vols de compagnies aériennes à bas prix sont prise en charge par l'aéroport de Gatwick. Les aéroports de Stansted et de Luton sont spécialisés dans les vols court-courriers des compagnies à bas prix. L'aéroport de Londres City, le plus petit et le plus proche de Londres, est plutÎt, de par sa proximité avec les centres financiers de la capitale, spécialisé dans les vols privés et accueille des vols court-courriers ainsi qu'un important trafic de jets privés.
- Sous-chapitre : Transport fluvial

Chapitre : Ăducation
Accueillant nombres d'universités et autres établissement d'enseignement supérieur, Londres compte environ 378 000 étudiants et est un important centre de recherche et développement. La plupart des écoles primaires et secondaires de Londres suivent le systÚme éducatif anglais.
Avec 125 000 Ă©tudiants, l'universitĂ© de Londres est la plus grande universitĂ© du Royaume-Uni et d'Europe. Elle est composĂ©e de 20 colleges ainsi que de nombreux instituts, chacun ayant une large autonomie dans la dĂ©livrance des diplĂŽmes. Les colleges, tels que UCL, King's et Royal Holloway ou des instituts plus spĂ©cialisĂ©s tels que Imperial College, la London School of Economics, SOAS, la Royal Academy of Music et l'Institute of Education, ont leur propre procĂ©dure d'admission et constituent des universitĂ©s Ă part entiĂšre bien que les diplĂŽmes soient dĂ©livrĂ©s par l'universitĂ© de Londres. En 2007, Imperial College a officiellement quittĂ© la fĂ©dĂ©ration de l'UniversitĂ© de Londres en mĂȘme temps que la cĂ©lĂ©bration de son centenaire, et dĂ©livre ses propres diplĂŽmes. Plusieurs autres universitĂ©s sont en train d'Ă©valuer la possibilitĂ© de dĂ©livrer leurs propres diplĂŽmes tout en restant au sein de la fĂ©dĂ©ration.
Les autres universités basées à Londres, telles que la City University, l'université Brunel, la London Metropolitan University, l'université du Middlesex, l'UEL, l'université de Westminster et la London South Bank University, ne font pas partie de l'université de Londres. Certains étaient des instituts de technologie qui se sont vu accorder le statut d'université par le Further and Higher Education Act en 1992. Londres est également renommé pour ses formation en commerce et business avec la London Business School ou la Cass Business School.
Londres accueille également de nombreux musées qui sont une des attractions de la ville mais qui participent également la recherche. Le muséum d'histoire naturelle, le Science Museum et le Victoria and Albert Museum sont tout trois regroupé dans le "quartier des musées" à South Kensington tandis que le British Museum regroupent des collections historiques du monde entier. La British Library, situé dans le quartier de St Pancras est la bibliothÚque nationale du Royaume-Uni, hébergeant plus de 150 millions d'ouvrages. La ville abrite également de nombreuses collections d'art, principalement dans la National Gallery, au Tate Britain ou au Tate Modern.

Chapitre : Culture
- Sous-chapitre : Divertissements
Image (cliquez pour agrandir) :
L'O2, un des plus grands dÎmes dans le monde, construit à l'origine pour célébrer le nouveau millénaire, cette structure fait aujourd'hui partie d'un projet de reconstruction et accueille beaucoup d'événements majeurs
Au sein de la citĂ© de Westminster, le quartier de West End regroupe un grand nombre d'attractions autour de Leicester Square, oĂč de nombreux films sont jouĂ©s en avant-premiĂšre britannique et mondiale, et Piccadilly Circus et ses publicitĂ©s Ă©lectroniques couvrant de nombreux bĂątiments.
Image (cliquez pour agrandir) :
Dans cette zone se trouvent Ă©galement le quartier des théùtres de Londres qui regroupe de nombreux cinĂ©mas, bars, pubs, boĂźtes de nuit, restaurants aussi que le quartier chinois de Londres. Un peu plus Ă l'est se trouve Covent Garden oĂč se situe l'avenue des stars, inspirĂ©e du Walk of Fame d'Hollywood. Shoreditch et Hoxton, situĂ©s Ă Hackney dans l'East End regroupent Ă©galement de nombreux bars, restaurants, night-clubs et galeries. Upper Street, une rue de 2 km de long du district d'Islington, compterait plus de bars que n'importe quelle autre rue au Royaume-Uni. C'est Ă©galement la premiĂšre rue Ă proposer un accĂšs internet sans fil dans ses cafĂ©s. Oxford Street, souvent citĂ©e comme Ă©tant la plus longue rue commerçante au monde, regroupe plus de 300 commerces sur environ 2 km, depuis Marble Arch, et accueille prĂšs de 200 millions de clients par an. Bond Street Ă Mayfair abrite de nombreuses boutiques de luxe, de mĂȘme que le quartier de Knightsbridge oĂč se situe Harrods. Les quartiers de Knightsbridge (Sloane Street), Mayfair (Bond Street, Brook Street) et Chelsea (King's Road) regroupent de nombreux crĂ©ateurs et boutiques de mode dont Vivienne Westwood, John Galliano, Stella McCartney, Manolo Blahnik et Jimmy Choo. Londres abrite Ă©galement de nombreux marchĂ©s, dont Camden market pour la mode, Portobello Road pour les antiquitĂ©s et Borough Market pour les produits bios.
- Sous-chapitre : Films et littérature
Article connexe : Liste des films ayant Londres pour cadre principal.
Londres a inspirĂ© de nombreux auteurs et Ă©tĂ© le sujet de nombreuses Ćuvres de littĂ©rature. William Shakespeare a passĂ© une grande partie de sa vie et a Ă©galement travaillĂ© Ă Londres. Son contemporain Ben Jonson a Ă©galement vĂ©cu Ă Londres et certains de ses Ă©crits, notamment l'Alchimiste, se dĂ©roulent dans la ville. Deux Ă©crivains sont Ă©troitement associĂ©s Ă la ville : Samuel Pepys (1633 - 1703) qui a notamment relatĂ© de grands Ă©vĂ©nements comme l'Ă©pidĂ©mie de peste de Londres et le grand incendie de 1666 ainsi que Charles Dickens (1812 - 1870) dont la description d'un Londres embrumĂ©, neigeux et crasseux aux rues remplies de balayeurs et pickpockets a eu une influence majeure sur la perception de la ville Ă l'Ă©poque victorienne. De nombreuses Ćuvres majeures ont la ville pour dĂ©cor. Life of Johnson, la biographie de James Boswell se dĂ©roule principalement Ă Londres et est Ă l'origine de la fameuse citation de Samuel Johnson : "Quand un homme en a assez de Londres, il en a assez de la vie car il y a Ă Londres tout ce que la vie peut apporter" (When a man is tired of London, he is tired of life; for there is in London all that life can afford). Le Journal de l'annĂ©e de la peste de Daniel Defoe est une Ćuvre de fiction basĂ©e sur la grande peste de 1665. Le Londres du XIX siĂšcle et du dĂ©but du XX siĂšcle est dĂ©crit dans les romans de Dickens dĂ©jĂ citĂ©s et dans les aventures de Sherlock Holmes d'Arthur Conan Doyle. Le roman de 1933 de George Orwell Dans la dĂšche Ă Paris et Ă Londres dĂ©crit la vie des pauvres dans les deux capitales britannique et française. Peter Ackroyd est un Ă©crivain moderne qui a Ă©galement Ă©tĂ© influencĂ© par la ville, notamment dans London: The Biography, The Lambs of London et Hawksmoor. Bloomsbury et le quartier d'Hampstead ont traditionnellement Ă©tĂ© au cĆur du courant de littĂ©rature libertarienne de Londres.
Londres joue Ă©galement un rĂŽle important dans l'industrie cinĂ©matographique. Quatre grands studios sont situĂ©s dans la ville : Pinewood, Shepperton, Elstree et Leavesden, ainsi que de nombreuses entreprises spĂ©cialisĂ©es dans la postproduction et les effets spĂ©ciaux. De nombreux films ont Ă©tĂ© tournĂ©s Ă Londres mĂȘme : Peter Pan (1953), Les 101 Dalmatiens (1961), Mary Poppins (1964), Coup de foudre Ă Notting Hill (1999) et 28 Jours plus tard (2002), Match Point (2005). Sweeney Todd (2008) par exemple.
Londres abrite Ă©galement de nombreuses Ă©coles des arts du spectacle comme la Central School of Speech and Drama, d'oĂč sont sortis Judi Dench et Laurence Olivier, la London Academy of Music and Dramatic Art, oĂč ont Ă©tĂ© formĂ©s Jim Broadbent et Donald Sutherland entre autres, ainsi que la Royal Academy of Dramatic Art, qui compte Joan Collins et Roger Moore parmi ses anciens Ă©lĂšves. Le Festival du film de Londres, organisĂ© par le British Film Institute, se tient dans la ville tous les ans en octobre.
- Sous-chapitre : Musées
Londres possÚde un panel de musées parmi les plus importants au monde. C'est par ailleurs la ville au monde qui possÚde le plus grand nombre de galeries et de musées d'art par habitant. On trouve des musées sur à peu prÚs tout: art, sciences, histoire, loisirs, etc...
Pour plus d'information, voir Liste des musées de Londres.
- Sous-chapitre : Musique
Londres est une des capitales mondiales de la musique classique et pop/rock. La ville abrite le siĂšge des plus grandes majors de disques du mondesquatre majors du disque), EMI, Universal Music ainsi que d'innombrables musiciens, groupes, orchestres et professionnels de la musique.
Musique classique
Cinq orchestres professionnels sont basés à Londres : l'orchestre symphonique de Londres, l'orchestre philharmonique de Londres, l'orchestre philharmonique royal, l'orchestre Philharmonia et l'orchestre symphonique de la BBC. De nombreux autres orchestres sont également situés dans la ville : l'orchestre de l'ùge des LumiÚres, le London Sinfonietta et les ensembles London Mozart Players et English Chamber Orchestra. Le point culminant de la saison classique se produit tous les ans en été avec The Proms, une série d'environ 70 concerts de musique classique au Royal Albert Hall.
Opéra et ballets
Londres possÚde deux principaux opéras : le Royal Opera House et le Coliseum Theatre. Les ballets Royal Ballet et l'English National Ballet se produisent au Royal Opera House, au Sadler's Wells et au Royal Albert Hall.
Musique pop/rock
Londres abrite de nombreuses salles de concerts pop/rock telles Earls Court et Wembley Arena, la Carling Brixton Academy ou l'Hammersmith Apollo, et d'innombrables salles plus intimistes. De nombreux artistes résidents à Londres et dans les Home Counties environnants. La ville a vu s'ouvrir le tout premier Hard Rock Cafe ainsi que les célÚbres studios Abbey Road.
En tant que principale agglomération du Royaume-Uni, Londres a joué un rÎle majeur dans la naissance des différents courants de musiques urbaines, Punk et électroniques, tels que le drum and bass, garage, grime et dubstep. De nombreux artistes de hip-hop britannique habitent également à Londres.
En 2006, DJ Magazine a publiĂ© une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e auprĂšs de 600 DJ internationaux qui a Ă©tabli que Londres abritait trois des meilleurs night-clubs au monde : le Fabric, The End et le Turnmills. En 2007, lors d'un nouveau sondage, le Fabric a Ă©tĂ© classĂ© en deuxiĂšme position et The End en quatriĂšme position ; six clubs londoniens se trouvent dans les cinquante premiĂšres places.
- Sous-chapitre : Sport
Au XX siÚcle, Londres a accueilli à de nombreuses occasions des événements sportifs d'envergure mondiale, comme les Jeux olympiques d'été à deux reprises, en 1908 et en 1948. Le 7 juillet 2005, Londres a de nouveau été désignée par le Comité international olympique comme ville-hÎte des Jeux olympiques de 2012, ce qui en fera la premiÚre ville à recevoir les J.O. à trois reprises. En 1934, les Jeux du Commonwealth se sont également tenus dans la capitale britannique.
Le sport le plus populaire à Londres est le football (tant par le nombre de joueurs que par le nombre de spectateurs). La ville possÚde quatorze clubs de foot de League dont cinq qui évoluent en Premier League (Arsenal, Chelsea, Fulham, Tottenham Hotspur et West Ham United), les autres clubs évoluant dans les trois divisions inférieures (Barnet, Brentford, Charlton Athletic, Crystal Palace, Dagenham & Redbridge, Leyton Orient, Millwall, Queens Park Rangers et Watford). Il existe également de nombreux clubs non-leagues ou amateurs. Londres compte quatre clubs de rugby évoluant dans le championnat d'Angleterre (London Irish, Saracens, London Wasps et Harlequins) bien que seuls les Harlequins jouent vraiment à Londres (les autres clubs jouent en dehors du Grand Londres). Le club des Harlequins Rugby League évolue lui en Super League. Les autres clubs londoniens de rugby sont Richmond FC, Blackheath RC, Rosslyn Park et Barnes R.F.C..
Twickenham, dans l'ouest de Londres, est le stade national de rugby et peut accueillir 82 000 spectateurs. Le nouveau stade de Wembley peut accueillir désormais jusqu'à 90 000 spectateurs pour l'équipe d'Angleterre de football ainsi que pour les finales de la Coupe d'Angleterre de football, la Coupe de la ligue de football et de rugby. Les autres stades de football principaux sont Craven Cottage pour Fulham, Emirates Stadium pour Arsenal, Stamford Bridge pour Chelsea, White Hart Lane pour Tottenham Hotspur et Upton Park pour West Ham.
Le cricket se joue principalement à Londres sur deux terrains de test cricket, le Lord's Cricket Ground (qui accueille le Middlesex CC) à St. John's Wood et l'Oval (qui accueille le Surrey CC) à Kennington. Le baseball devient incrasingly populaire avec Londres ayant plusieurs ligues et équipes fortes comprenant Croydon Pirates and London Mets. Les autres rendez-vous annuels sportifs à Londres incluent le tournoi de Wimbledon qui se tient au All England Lawn Tennis and Croquet Club à Wimbledon, le marathon de Londres qui accueille 35 000 participants et la Boat Race qui, depuis 153 ans, voit s'affronter sur la Tamise, entre Putney et Mortlake, les clubs d'aviron, de l'université de Cambridge et d'Oxford.

Chapitre : Sportifs nés à Londres
- Johnny Herbert: Pilote de formule 1 (25 Juin 1964)
- Frank Lampard: Footballeur Professionnel évoluant à Chelsea FC (20 Juin 1978).

Chapitre : Médias
Londres est un des premiers centres de communication au monde avec la prĂ©sence d'un grand nombre d'entreprises de communication . La plupart des grands mĂ©dia britanniques et tous les grands rĂ©seaux de tĂ©lĂ©visions nationaux, dont BBC News, le plus important service d'information au monde, ont leur siĂšge Ă Londres. Environ 53 % des emplois britanniques liĂ©s Ă la tĂ©lĂ©vision et Ă la radio sont concentrĂ©s Ă Londres. Cette concentration a souvent amenĂ© certains commentateurs Ă critiquer le centrage du Royaume-Uni sur Londres . Cela a amenĂ© certains grands mĂ©dias Ă dĂ©localiser certains de leurs locaux : la BBC a annoncĂ© en juin 2004 que ses services sport et jeunesse seraient transfĂ©rĂ©s Ă Manchester, au nord de l'Angleterre. Les autres rĂ©seaux installĂ©s Ă Londres comptent parmi eux ITV, Channel 4, Five et BSkyB. Tout comme la BBC, ces mĂ©dia produisent parfois leurs programmes ailleurs au Royaume-Uni mais Londres reste tout de mĂȘme le principal lieu de production. Les programmes locaux sont proposĂ©s par les services rĂ©gionaux des principaux rĂ©seaux : BBC London sur BBC One et ITV London sur ITV1.
Il existe de nombreuses chaßnes de radio disponibles à Londres. Les radios locales comprennent Capital Radio, Heart 106.2, Kiss 100 et Xfm. Les radios d'informations et de débats comprennent BBC London, LBC 97.3 et LBC News 1152.
Le marché des journaux à Londres est dominé par les éditions nationales des grands journaux britanniques, tous édités dans la capitale. Jusque dans les années 1970, la plupart des journaux nationaux étaient concentrés sur Fleet Street mais dans les années 1980, ils ont été délocalisés dans des entrepÎts plus spacieux, susceptible d'accueillir des imprimeries automatiques. La plupart se trouvent aujourd'hui dans l'est de Londres. à Wapping, en 1986, SOGAT 82, le syndicat des imprimeurs s'est fortement opposé à ces délocalisations, menant à de nombreux affrontements avec les forces de police. La derniÚre grande agence de presse de Fleet Street, Reuters, a déménagé à Canary Wharf en 2005 mais Fleet Street reste un terme toujours fortement associé à la presse nationale.
Il existe quatre journaux locaux à Londres, l' Evening Standard et trois titres gratuits, Metro, London Lite (publié par l'Evening Standard) et thelondonpaper. Tous sont disponibles dans la rue ainsi que dans le métro et les gares. Time Out Magazine, un guide indépendant hebdomadaire fournit la liste des concerts, films, piÚces de théùtre et autres activités culturelles depuis 1968. Il existe de nombreux autres journaux locaux dans l'agglomération londonienne, rapportant des informations trÚs locales.
Londres est au centre de l'industrie télévisuelle et cinématographique britannique, avec les principaux studios à l'ouest de la ville et un important secteur de post-production basé à Soho. Londres est, avec New York, un des deux principaux centres d'édition de langue anglaise.

Chapitre : Londres dans la culture populaire
Article connexe : Liste des films ayant Londres pour cadre principal.
Les personnages de Sherlock Holmes, Jack l'éventreur et de Oliver Twist sont connus et rattachés à l'histoire culturelle de Londres.

Chapitre : Références
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- â Selon une Ă©tude Mastercard, Londres est le deuxiĂšme centre d'affaires du monde derriĂšre Hong Kong. Dans cette Ă©tude, la notion de centre d'affaires regroupe plusieurs critĂšres commerciaux, et d'autres tel le nombre d'hĂŽtels cinq Ă©toiles ( Worldwide Centers of Commerce Index 2008)
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Chapitre : Bibliographie
- Francis Sheppard, London: A History, Oxford University Press, 2000 (ISBN 9780192853691)

Chapitre : Liens externes
- (en)Mayor of London, the London Assembly and the Greater London Authority, site officiel de Londres.





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