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Définition Wikipédia de : Listeria monocytogenes







Introduction :

     







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Listeria monocytogenes
 Listeria
Listeria
Classification
RègneBacteria
EmbranchementFirmicutes
ClasseBacilli
OrdreBacillales
FamilleListeriaceae
GenreListeria
Nom binominal
Listeria monocytogenes
Murray et al., 1926
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Suite de l'article :

Listeria monocytogenes est une bactérie à Gram-positif, du genre Listeria, division des Firmicutes, qui doit son nom à Joseph Lister.



     C'est la seule espèce du genre Listeria pathogène pour l'homme ; il s'agit d'un bacille de petite taille, non sporulĂ©, anaĂ©robie facultatif, ubiquitaire (sol, vĂ©gĂ©taux, eau) Gram +, catalase+, mobile Ă  20 Â°C.


     Elle est mobile grâce Ă  ses flagelles. Selon certaines Ă©tudes, 1 Ă  10 % des humains seraient porteurs sains de L. monocytogenes dans leur intestin.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Écologie, rôles pathogènes et épidémiologie



     La listĂ©riose est une anthropozoonose. Ce germe est rĂ©pandu chez nombre d'espèces animales, soit comme commensal (intestin des bovidĂ©s, oiseaux et mĂŞme de l'homme), soit comme agent de septicĂ©mies avec abcès multiples et monocytoses (Ă©levage de souris, lapins) ou encĂ©phalites (moutons, chèvres). Il est de plus très rĂ©sistant dans les milieux extĂ©rieurs et peut se trouver dans la terre, le foin, les dĂ©bris vĂ©gĂ©taux, etc.

  - Sous-chapitre : SymptĂ´mes


     La bactĂ©rie ingĂ©rĂ©e dans une nourriture quelconque, (viande, lĂ©gume, fromage..) peut traverser la paroi intestinale et induire divers symptĂ´mes tel un Ă©tat pseudo-grippal apparemment bĂ©nin, dont chez la femme enceinte.


     Les symptĂ´mes sont plus importants

    Liste :
  • chez le foetus et le bĂ©bĂ© (mĂ©ningite nĂ©o-natale notamment, ou fausse couche, ou encore granulomatosis infantiseptica rĂ©sultant de la contamination transplacentaire permise par deux protĂ©ines de la Listeria (appelĂ©es InlA et InlB) qui s'apparient Ă  des rĂ©cepteurs qui sont respectivement la E-cadherine et Met, permettant Ă  la bactĂ©rie de se coller au placenta puis de le traverser.
    Des cas de méningites néo-natales seraient, d'après Seeliger, dus à la présence de listérias dans la flore vaginale de la mère. Il semble toutefois que ce commensalisme vaginal n'ait été détecté qu'en Allemagne.
  • chez les adultes ou jeunes immunodĂ©primĂ©s

     Il est probable qu'on ne repère que le sommet de l'iceberg dont la base est constituĂ©e par des infections non dĂ©tectĂ©es, le germe Ă©tant peu pathogène pour l'homme normal. L'Ă©pidĂ©miologie est mal connue : un commĂ©moratif de contact animal manque dans une bonne moitiĂ© des cas.






Chapitre : Caractères bactériologiques


  - Sous-chapitre : Morphologie


     Petits bacilles trapus, 1 Ă  2 microns sur 0,5 micron, colorĂ©s rĂ©gulièrement, ressemblant Ă  des bacilles pseudodiphtĂ©riques avec lesquels il faut Ă©viter de les confondre. Ils s'en distinguent par leur mobilitĂ© mais celle-ci n'est Ă©vidente que dans les cultures faites entre 20 et 30°C. Dans les colonies R, on peut observer de longues formes filamenteuses.

  - Sous-chapitre : Culture

    Liste :
  • aĂ©robie - anaĂ©robie facultatif,
  • colonies transparentes de 1 Ă  2 mm,
  • sur gĂ©lose au sang : petite zone d'hĂ©molyse bĂŞta,
  • catalase +, H2S -,
  • se dĂ©veloppe Ă  4°C et mĂŞme jusqu'Ă  -2°C
  • pousse en prĂ©sence de nalidixine : milieu sĂ©lectif.
  • mobile par ciliature pĂ©ritriche

  - Sous-chapitre : Antigènes


     Quatre types sĂ©rologiques ont Ă©tĂ© dĂ©crits ; les types 1 et 4 sont les plus frĂ©quents.

  - Sous-chapitre : Pouvoir pathogène expĂ©rimental


     Le dĂ©pĂ´t d'une goutte de culture sur la conjonctive d'un cobaye ou d'un lapin provoque une kĂ©ratoconjonctivite purulente (signe d'Anton).






Chapitre : Méthodes de diagnostic



     Selon les cas, culture du LCR, hĂ©moculture, culture de mĂ©conium pour les septicĂ©mies nĂ©o-natales. Il faut connaĂ®tre les listĂ©rias pour Ă©viter d'Ă©liminer les cultures comme "contaminants pseudodiphtĂ©riques" ou lactobacilles.


     Les obstĂ©triciens demandent souvent des sĂ©ro-diagnostics pour le dĂ©pistage de la listĂ©riose en cours de grossesse. La valeur de ces tests sĂ©rologiques n'est pas Ă©tablie. En sĂ©ro-agglutination, il y a des faux positifs, dus Ă  des Antigènes communs entre listĂ©rias et staphylocoques ou entĂ©rocoques. On ne considère comme significatifs que des taux de 1/320 ou plus. Les rĂ©actions de fixation du complĂ©ment seraient plus fiables.






Chapitre : Prophylaxie



     Songer Ă  pratiquer une hĂ©moculture dans tout syndrome fĂ©brile, pseudo-grippal, chez une femme enceinte.






Chapitre : Sensibilité



     Listeria monocytogenes ne survit pas plus de 30 min Ă  +60 °C. La pasteurisation l'Ă©limine des aliments. Mais aux tempĂ©ratures de rĂ©frigĂ©ration, elle continue de se dĂ©velopper contrairement Ă  la plupart des autres bactĂ©ries, ce qui est un critère de sĂ©lection. Elle rĂ©siste plusieurs mois dans le sol. Elle est dĂ©truite Ă  un pH infĂ©rieur Ă  4. Ce germe psychrophile est sensible Ă  la plupart des dĂ©sinfectants : les aldĂ©hydes, les dĂ©rivĂ©s chlorĂ©s, iodĂ©s et les ammoniums quaternaires dans les conditions usuelles d'emploi. Elle rĂ©siste d'autant mieux que la tempĂ©rature est basse et la surface poreuse.






Chapitre : Habitat



     On a identifiĂ© L. monocytogenes dans au moins 37 espèces de mammifères, domestiquĂ©es ou non, et dans au moins 17 espèces d'oiseaux et probablement dans certaines espèces de poissons et de coquillages. On peut isoler L. monocytogenes du sol, et d'autres sources de notre environnement. L. monocytogenes est plutĂ´t rĂ©sistante ; elle rĂ©siste entre autres au gel (elle est psychrophile).


     Le problème posĂ© par Listeria monocytogenes dans les aliments rĂ©frigĂ©rĂ©s est sa capacitĂ© Ă  se dĂ©velopper Ă  des tempĂ©ratures avoisinant 0°C. MĂŞme si la population bactĂ©rienne est faible au dĂ©part, elle est susceptible d’augmenter lors de l’entreposage et de la distribution et d’atteindre des niveaux significatifs pouvant causer la listĂ©riose alimentaire. Elle ne peut pas se dĂ©velopper dans les aliments congelĂ©s, mais si la contamination a lieu avant la surgĂ©lation, l’organisme peut y survivre et recommencer Ă  se dĂ©velopper lors de la dĂ©congĂ©lation, atteignant des niveaux dangereux pour la santĂ© humaine. La bactĂ©rie peut ĂŞtre hĂ©bergĂ©e dans le tube digestif de certains mammifères, y compris celui de l’homme, qui peuvent ĂŞtre porteurs sains de la bactĂ©rie.






Chapitre : Pathogénicité



     L'infection par L. monocytogenes provoque une maladie, la listĂ©riose. Il existe de nombreux variants, plus ou moins virulents

  - Sous-chapitre : ÉpidĂ©miologie


     L’incubation peut durer de 2 Ă  70 jours après l’ingestion de l’aliment, ce qui gĂŞne la recherche rĂ©trospective des aliments mis en cause lors d'un Ă©pisode clinique.


     Les infections sont isolĂ©es ou peuvent ĂŞtre groupĂ©es dans le temps et on parle alors d’épidĂ©mie de listĂ©riose. Dans ce cas, le dispositif de surveillance mis en place en France cherche Ă  identifier l’aliment en cause, ce qui a permis de montrer la responsabiliĂ© des charcuteries industrielles (rillettes et langue de porc en gelĂ©e) et des fromages Ă  pâte molle dans les dernières Ă©pidĂ©mies.


     " La listĂ©riose est une maladie rare, dont la frĂ©quence a Ă©tĂ© diminuĂ©e par trois depuis 1987 ; on est passĂ© de 661 cas alors recensĂ©s Ă  458 en 1992 et 228 en 1997 ", selon Anne-Marie Vanelle, sous-directrice de l'hygiène alimentaire Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale de l'Alimentation (DGAL). " Cette diminution rĂ©gulière est due aux efforts des professionnels, sous l’égide des services de contrĂ´le, notamment grâce au recours gĂ©nĂ©ralisĂ© aux mĂ©thodes HACCP (Analyse des risques et maĂ®trise des points critiques), pour la maĂ®trise du risque Listeria. Les industriels ont fait des efforts gigantesques, mais le risque zĂ©ro n’existe pas. Aujourd’hui, nous sommes arrivĂ©s Ă  un seuil oĂą les efforts vis-Ă -vis des matières premières doivent s’accompagner d’une information appropriĂ©e, notamment mĂ©dicale, qui permettra de faire baisser le nombre de cas."

  - Sous-chapitre : Prophylaxie


     Elle nĂ©cessitait une prise de conscience du risque, qui est rĂ©cente (l’hypothèse d’une transmission alimentaire de la maladie n’a Ă©tĂ© confirmĂ©e qu’en 1981. Puis le dĂ©veloppement des techniques analytiques a permis de mettre en Ă©vidence la prĂ©sence de Listeria dans la plupart des produits destinĂ©s Ă  la consommation humaine.
Depuis, la réglementation a été étoffée et durcie, les contrôles sanitaires renforcés, les techniques d’analyses améliorées.


     La prĂ©vention passe aujourd'hui par la surveillance (de la fourche Ă  la fourchette en Europe) des aliments susceptibles de transmettre Listeria monocytogenes, avec d'Ă©ventuelles dĂ©cisions de retrait de la consommation. mais cette approche minimise le risque Ă©pidĂ©mique.


     De façon gĂ©nĂ©rale, les aliments les plus Ă  risque sont ceux Ă  base de lait cru (lait, beurre, fromages Ă  pâte molle), les poissons fumĂ©s, les graines germĂ©es, les charcuteries cuites consommĂ©es sans rĂ©chauffage, la charcuterie crue, les coquillages crus et les produits voisins (tarama,…).

  - Sous-chapitre : Mode de transmission

Facteurs de transmission

    Liste :
  • Le milieu extĂ©rieur : sol, eau, vĂ©gĂ©taux (ensilage).
  • Les produits d’origine animale : lait, Ĺ“ufs, produits dĂ©rivĂ©s comme les fromages au lait cru, viandes, charcuteries, poissons, plats froids ...
  • Les porteurs sains, chroniques et les malades.
  • Les matières virulentes reprĂ©sentĂ©es essentiellement par le placenta, les urines, matières fĂ©cales et le liquide cĂ©rĂ©bro-spinal.
  • Les porteurs chroniques ou convalescents (par exemple, les femmes ayant prĂ©sentĂ© un avortement listĂ©rien) excrètent encore la bactĂ©rie pendant plusieurs semaines.
  • De nombreux arthropodes (comme les tiques et les mouches), qui sont porteurs de Listeria et pourraient ainsi jouer le rĂ´le de vecteur.
  • Listeria monocytogenes peut exister Ă  l’état naturel dans l’aliment mais, le plus souvent, elle y est apportĂ©e par des contacts avec des produits contaminĂ©s ou avec des surfaces de manutention, de prĂ©paration ou par les instruments et machines servant Ă  la prĂ©paration. Dans l’industrie agro-alimentaire, des prĂ©cautions sont prises pour Ă©liminer Listeria monocytogenes des surfaces et machines utilisĂ©es ; l’entretien frĂ©quent et la dĂ©sinfection sont nĂ©cessaires et doivent ĂŞtre planifiĂ©s.

Modes d'action


     Listeria monocytogenes est capable (comme d'autres bactĂ©ries : Shigella flexneri,...) de dĂ©velopper des mĂ©canismes pour rĂ©sister Ă  la dĂ©gradation lysosomiale, par "Ă©chappement" des phagosomes (vĂ©sicule de phagocytose) : elle produit des toxines qui dĂ©sorganisent la membrane du phagosome. Une fois dans le cytosol, elle peut alors dĂ©tourner le cytosquelette d'actine Ă  son profit pour se dĂ©placer et se propager vers d'autres cellules en rĂ©pĂ©tant les mĂŞme actions.

Modes de transmission


     Il existe 4 modes possibles de transmission de la maladie :

    Liste :
  • Direct: essentiellement par voie hĂ©matogène (listĂ©riose congĂ©nitale). Chez l’homme, la transmission de la mère au fĹ“tus peut se faire par voie digestive ou par voie respiratoire (infection amniotique, aspiration de germes situĂ©s au niveau du col de l'utĂ©rus ou dans le vagin).
  • Une transmission par contact est possible (contamination d’un fermier au cours d’un vĂ©lage). Cependant, la listĂ©riose cutanĂ©e est rare.
  • Les infections nosocomiales, c’est-Ă -dire les infections transmissibles lors d’actes thĂ©rapeutiques.
  • Indirect: par l’intermĂ©diaire d’un vecteur inanimĂ© comme les produits d’origine animale. Il s’agit alors d’une contamination par voie digestive Ă  l’origine des cas sporadiques ou Ă©pidĂ©miques chez l’homme (Ă©pidĂ©mie de 1992 en France). Une transmission par voie respiratoire est envisageable, mais elle est rare ; en effet, il est possible que les paysans travaillant dans les bergeries oĂą l’atmosphère est confinĂ©e et oĂą un nettoyage rĂ©gulier n’est pas effectuĂ© puissent contracter la listĂ©riose.

     Remarque : la contamination par des tiques porteuses de Listeria est possible, mais rare.

Dépistage


     L’infection est identifiĂ©e dans le sang, le liquide cĂ©phalo-rachidien ou d’autres prĂ©lèvements par les laboratoires de bactĂ©riologie. Le laboratoire peut alors donner des indications utiles Ă  la thĂ©rapeutique. La sĂ©rologie est d’un emploi limitĂ©. Des mĂ©thodes de typages molĂ©culaires très prĂ©cises et toujours applicables sont utilisĂ©es. Le typage s'effectue sur les protĂ©ines et l'ADN. Le typage par les protĂ©ines est rĂ©alisĂ© par Ă©lectrophorèse d'isoenzyme (Multilocus enzymes analysis) qui mesure la variation de mobilitĂ© Ă©lectrophorĂ©tique d'enzymes (ADH, G6PDH, fumarase...)
Cette mĂ©thode permet d'identifier 2 groupes de Listeria monocytogenes : le premier avec les souches 1/2 b et 4 b, et le second avec les souches 1/2a et 1/2c.
Le typage par l'ADN utilise des méthodes d'électrophorèse classique après l'action d'enzyme de restriction (Eco RI).


     Remarque : devant toute manifestation de fĂ©brilitĂ© chez la femme enceinte, il faut demander une hĂ©moculture et commencer une antibiothĂ©rapie.

Traitement


     Il n'existe pas de vaccination. Celle-ci a Ă©tĂ© tentĂ©e chez les animaux sans rĂ©sultats satisfaisants. L'utilisation de vaccins vivants ou attĂ©nuĂ©s avec des souches non virulentes (mutants non hĂ©molytiques) est dĂ©cevante. Ces mutants ne produisent pas d'anticorps protecteurs. La sensibilitĂ© des Listeria pour les antibiotiques a peu Ă©voluĂ© depuis plusieurs dĂ©cennies. L'ampicilline et l'amoxicilline gardent toujours leur place et leur association avec les aminosides est fortement bactĂ©ricide. Les tĂ©tracyclines sont actives et les quinolones ont Ă©tĂ© utilisĂ©es avec succès comme l'association sulfamide-trimĂ©thoprime. Pour enrayer la listĂ©riose, les mĂ©decins utilisent surtout des pools d'antibiotiques, et en particulier la pĂ©nicilline, la streptomycine et les sulfamides. Ce traitement est prolongĂ© avec des lactamines. Mais les rĂ©sultats restent alĂ©atoires et dĂ©pendent surtout de l'Ă©tat du système immunitaire du patient. La thĂ©rapie est efficace si elle est entreprise tĂ´t. Le traitement est nĂ©cessairement de quelques semaines dans le cas de listĂ©riose.

  - Sous-chapitre : Personnes Ă  risque


     Listeria monocytogenes est une bactĂ©rie pathogène opportuniste, attaquant prĂ©fĂ©rentiellement les sujets dont le système immunitaire est perturbĂ©. C'est le cas pour :

    Liste :
  • les personnes âgĂ©es
  • les femmes enceintes. (1,6% des interruptions de grossesses seraient dues Ă  une listĂ©riose).
  • les nouveau-nĂ©s. La listĂ©riose est la troisième infection nĂ©onatale après les infections Ă  Escherichia coli et Streptococcus.
  • les personnes immuno-dĂ©primĂ©es : les cancĂ©reux, les transplantĂ©s, les sidĂ©ens, les diabĂ©tiques et les personnes dĂ©pendantes aux narcotiques et au tabac. On estime que les sidĂ©ens contractent la listĂ©riose 300 Ă  600 fois plus vite que les autres personnes. Il existe trois groupes dans ce cas avec un niveau de risque dĂ©croissant :
  • les personnes atteintes d’hĂ©mopathies, transplantĂ©es, atteintes du SIDA.
  • les personnes atteintes de cancers solides, d’hĂ©pathopathies et les hĂ©modialysĂ©s.
  • les personnes diabĂ©tiques mal Ă©quilibrĂ©s et alcooliques.

     Remarque : les sujets âgĂ©s bien portants n’ont pas un risque beaucoup plus Ă©levĂ© que celui de la population gĂ©nĂ©rale et les enfants, mĂŞmes jeunes, ont un risque identique, voire plus faible, que celui de la population gĂ©nĂ©rale.

  - Sous-chapitre : PrĂ©vention


     PrĂ©cautions Ă  prendre pour la prĂ©vention de la listĂ©riose chez les femmes enceintes, les patients immuno-dĂ©primĂ©s et les personnes âgĂ©es :

    Liste :
  • Éviter la consommation de fromages Ă  pâte molle au lait cru.
  • Enlever les croĂ»tes de fromages avant consommation.
  • Éviter la consommation de fromages vendus dĂ©jĂ  râpĂ©s.
  • Éviter la consommation de poissons fumĂ©s.
  • Éviter la consommation de graines germĂ©es crues (soja, luzerne,…).

     Listeria monocytogènes peut Ă©galement contaminer des produits qui subissent une cuisson lors de leur fabrication ou stockage. Ces produits prĂ©sentent ainsi le mĂŞme risque que les produits crus contaminĂ©s. D’après les enquĂŞtes, il s’agit pour l’essentiel de produits de charcuterie : Ă©viter les rillettes, pâtĂ©s, foie gras, produits en gelĂ©e... Pour ces produits, ainsi que les autres produits de charcuterie (type jambon), prĂ©fĂ©rer les produits prĂ©emballĂ©s aux produits Ă  la coupe et les consommer rapidement après l’achat. Ceci signifie qu'une chaĂ®ne contaminĂ©e produira des aliments contaminĂ©s identiques, que ce soit sous des marques Ă  l'image luxueuse ou sous des produits sans marques. Seul le numĂ©ro d'identification du fabricant (que l'on ne lit jamais sur l'emballage) permettra d'identifier le produit. Éviter la consommation de produits de charcuterie consommĂ©s crus comme les lardons, le bacon, le jambon, etc. Les faire cuire avant consommation . Ces mesures sont suffisantes pour Ă©liminer les germes qui se trouvent en majoritĂ© en surface de ces aliments. En effet, il n'y a pas de Listeria dans un cassoulet, une daube ou une blanquette si ces plats sont cuits Ă  la maison longuement Ă  partir de produits frais utilisĂ©s rapidement sans stockage. Par contre, pour les steaks hachĂ©s, qui sont des aliments reconstituĂ©s et pour lesquels cette notion de contamination en surface ne peut ĂŞtre retenue, une cuisson Ă  cĹ“ur est impĂ©rative. Conserver les aliments crus (viande, lĂ©gumes, etc.) sĂ©parĂ©ment des aliments cuits ou prĂŞts Ă  ĂŞtre consommĂ©s ; après la manipulation d’aliments non cuits, se laver les mains et nettoyer les ustensiles de cuisine qui ont Ă©tĂ© en contact avec ces aliments. Éviter la consommation de produits achetĂ©s au rayon traiteur. Éviter la consommation de coquillages crus, surimi, tarama. Il faut laver soigneusement les lĂ©gumes crus et les herbes aromatiques. Les règles habituelles d’hygiène doivent Ă©galement ĂŞtre respectĂ©es. Les restes alimentaires et les plats cuisinĂ©s doivent ĂŞtre rĂ©chauffĂ©s soigneusement avant consommation immĂ©diate. Il faut nettoyer frĂ©quemment et dĂ©sinfecter son rĂ©frigĂ©rateur avec de l’eau javellisĂ©e.


     







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

  - Sous-chapitre : Notes et rĂ©fĂ©rences

  1. ↑ "Conjugated action of two species-specific invasion proteins for fetoplacental listeriosis" Article original en ligne sur le site de Nature
  2. ↑ FRI Brieffings : Virulence charactĂ©ristic of Listeria mnocytogenes

© Source : Wikipedia sous licence GFDL







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