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Définition Wikipédia de : Lille



Lille




Introduction :

      La Vieille Bourse et le beffroi de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille MĂ©tropole depuis la place du GĂ©nĂ©ral-de-Gaulle
La Vieille Bourse et le beffroi de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille Métropole depuis la place du Général-de-Gaulle







Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
PaysFrance
RégionNord-Pas-de-Calais (préfecture)
DépartementNord (préfecture)
ArrondissementArrondissement de Lille (chef-lieu)
CantonChef-lieu de neuf cantons
Code commune59350
Code postal59000, 59033, 59800
Maire
Mandat en cours
Martine Aubry (PS)
2008 - 2014
IntercommunalitéLille Métropole Communauté urbaine
Site internet
Démographie
Population225 789 hab. (2007)
DensitĂ©6 483 hab./km²
Aire urbaine1 164 716 hab.
GentiléLilloises, Lillois
Géographie
CoordonnĂ©es50° 38′ 14″ Nord
       3° 03′ 48″ Est
/ 50.637222, 3.063333
Altitudesmini. 18 m — maxi. 46 m
Superficie34,83 km²
Suite de l'article :

Voir la carte physique



     Voir la carte administrative




     Lille est une commune française du nord de la France. C'est la prĂ©fecture du dĂ©partement du Nord et le chef-lieu de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais. SurnommĂ©e la « Capitale de Flandre Â», Lille est, avec ses 225 789 habitants au 1 janvier 2007, la principale ville, aux cĂ´tĂ©s de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq, au sein de Lille MĂ©tropole CommunautĂ© urbaine, intercommunalitĂ© qui regroupe 85 communes et compte 1,1 million d'habitants (recensement de 2006). Plus largement, elle appartient Ă  une vaste conurbation formĂ©e avec les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin qui a donnĂ© naissance en janvier 2008 au premier Groupement europĂ©en de coopĂ©ration territoriale, l'EuromĂ©tropole Lille Kortrijk Tournai, et qui totalise près de deux millions d’habitants.


     Son nom en ancien français (L’Isle), comme en flamand occidental (Ryssel, Rijsel en nĂ©erlandais ; de « ter Yssel Â») proviendrait de sa localisation primitive sur une Ă®le des marĂ©cages de la vallĂ©e de la DeĂ»le oĂą elle a Ă©tĂ© fondĂ©e. Lille et ses environs appartiennent Ă  la rĂ©gion historique de la Flandre romane, ancien territoire du comtĂ© de Flandre mais ne faisant pas partie de l'aire linguistique du flamand occidental. Depuis son apparition dans l'Histoire au XI siècle elle a ainsi toujours Ă©tĂ© une ville de langue romane. Ville de garnison, Lille a connu une histoire mouvementĂ©e du Moyen Ă‚ge Ă  la RĂ©volution française. Connue pour avoir Ă©tĂ© la ville la plus assiĂ©gĂ©e de France, elle a appartenu successivement au comtĂ© de Flandre, au royaume de France, Ă  l'État bourguignon, au Saint-Empire romain germanique et aux Pays-Bas espagnols avant d'ĂŞtre dĂ©finitivement reprise par la France au terme de la guerre de Succession d'Espagne. Elle sera encore assiĂ©gĂ©e en 1792 lors de la guerre franco-autrichienne et très durement Ă©prouvĂ©e par les deux conflits mondiaux du XX siècle au cours desquels elle est occupĂ©e.


     CitĂ© marchande depuis ses origines, manufacturière depuis le XVI siècle, la rĂ©volution industrielle en fera une grande capitale industrielle, principalement autour des industries textiles et mĂ©caniques. Leur dĂ©clin, Ă  partir des annĂ©es 1960, ouvrira une longue pĂ©riode de crise et ce n'est qu'Ă  partir des annĂ©es 1990 que la reconversion vers le secteur tertiaire et la rĂ©habilitation des quartiers sinistrĂ©s donneront un autre visage Ă  la ville. La construction du nouveau quartier d'affaires Euralille Ă  partir de 1988, l'arrivĂ©e du TGV en 1993 et de l'Eurostar en 1994, le dĂ©veloppement d'un pĂ´le universitaire qui accueille au dĂ©but du XXI siècle près de 100 000 Ă©tudiants, le classement Ville d’art et d’histoire en 2004 et les manifestations de Lille 2004, Capitale europĂ©enne de la culture, constituent les principaux symboles de ce renouveau.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Géographie


  - Sous-chapitre : Situation


     Lille est situĂ©e dans le nord de la France, au centre du dĂ©partement du Nord (59) et Ă  proximitĂ© de la Belgique, Ă  une vingtaine de kilomètres de la rĂ©gion flamande au nord et de la rĂ©gion wallonne Ă  l'est.


     Elle s'est Ă©tablie dans la vallĂ©e de la DeĂ»le dont plusieurs bras, aujourd'hui pour la plupart couverts, parcourent la ville. NaviguĂ©e depuis l'Ă©poque gallo-romaine, la rivière, amĂ©nagĂ©e rĂ©cemment en canal Ă  grand gabarit, traverse la ville du sud-ouest au nord pour rejoindre la Lys.


     Au dĂ©clin de l'empire romain d'Occident, des peuples Germains se sont installĂ©s dès le milieu du IV siècle au nord de la route Boulogne-sur-Mer-Cologne : la frontière linguistique passait au sud de Lille comme le montre la toponymie en hem de Wazemmes, Esquermes, Hellemmes, etc. Pourtant, Lille et ses environs appartiennent Ă  la rĂ©gion historique de la Flandre romane, c'est-Ă -dire aux anciens territoires du comtĂ© de Flandre ne faisant pas partie de l'aire linguistique du flamand occidental, contrairement Ă  Dunkerque et Bailleul. Ainsi, Ă  l'opposĂ© d'une idĂ©e assez rĂ©pandue, Lille n'a jamais Ă©tĂ© une ville de langue flamande, mais de dialectes romans : au XI siècle, lors de la naissance de Lille, la frontière linguistique passait dĂ©jĂ  Ă  l'ouest de la ville.


     Lille est Ă  la croisĂ©e de grands itinĂ©raires europĂ©ens, routiers, mais aussi ferroviaires ou maritimes, Est/Ouest entre l'Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et le Royaume-Uni, Nord/Sud entre les Pays-Bas, la Belgique, la France et l'Espagne.


     Par la route, Lille est distante de 80 km de Dunkerque, de 110 km de Calais, de 230 km de Paris, de 110 km de Bruxelles, de 90 km d'Ostende, de 125 km d'Anvers, de 300 km d'Amsterdam, de 305 km de Luxembourg, de 225 km de Londres (+ 55 km en shuttle), de 330 km de Cologne et de 345 km de Bonn.


     Ă€ vol d'oiseau, Lille se situe Ă  93 km de Calais, 205 km de Paris, 408 km de Strasbourg, 796 km de Toulouse, 100 km de Bruxelles, 242 km du centre de Londres, 230 km d'Amsterdam et 405 km de Francfort.

  - Sous-chapitre : Communes limitrophes




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Les communes de la LMCU



     Lille est situĂ©e au centre de l'intercommunalitĂ© Lille MĂ©tropole CommunautĂ© Urbaine. Toutes les communes limitrophes en font partie. Il n'y a aucune rupture du tissu urbain entre Lille et ces communes, sauf Ă  l'ouest entre Lomme et les communes de Ennetières-en-Weppes, Capinghem, PrĂ©mesques, PĂ©renchies et Lompret qui restent assez largement rurales.

Topographie de la ville de Lille.



     La ville de Lille est situĂ©e Ă  environ 20 mètres d'altitude dans un Ă©largissement de la vallĂ©e de la DeĂ»le. Ă€ cet endroit, les derniers affleurements crayeux (SĂ©nonien et Turonien) de la rĂ©gion naturelle du MĂ©lantois plongent Ă  l’ouest sous les Weppes, et, au nord, sous le BarĹ“ul, deux rĂ©gions de reliefs modĂ©rĂ©s dĂ©veloppĂ©s dans le sable landĂ©nien et l’argile yprĂ©sienne. La couverture sĂ©dimentaire rĂ©cente (plĂ©istocène) est omniprĂ©sente, sous forme de lĹ“ss sur les versants ou d’alluvions en fond de vallĂ©es.

  - Sous-chapitre : Hydrographie


     La DeĂ»le est une rivière au dĂ©bit faible perdue dans une large vallĂ©e. Très fortement anthropisĂ©e dès le Moyen Ă‚ge, les multiples Ă©tats de ses canalisations et amĂ©nagements, dans un contexte de relief très peu marquĂ©, rendent difficile la perception de son tracĂ© originel. Cette rivière fait partie du bassin hydrographique de l'Escaut.


     La ville se serait dĂ©veloppĂ©e initialement sur un point de rupture de charge de la DeĂ»le, nĂ©cessitant le dĂ©chargement des bateaux jusqu’à une section plus navigable de la rivière. De fait, jusqu’au creusement du canal de l’Esplanade au XVIII siècle, les marchandises transportĂ©es par voie d’eau devaient transiter par voie de terre entre la « Haute Â» et la « Basse Â» DeĂ»le.


     La ville ancienne Ă©tait traversĂ©e par de nombreux canaux, pour certains issus du cours originel des petites rivières qui convergeaient vers la DeĂ»le (les nombreux bras du Fourchon et de l’Arbonnoise, le Bucquet, la RiviĂ©rette, le Ruisseau de Fives, etc.), pour d'autres issus des fossĂ©s des enceintes successives ou creusĂ©s pour des besoins spĂ©cifiques. Soumis Ă  un fort envasement et considĂ©rĂ©s comme des agents infectieux, la plupart ont Ă©tĂ© assĂ©chĂ©s et comblĂ©s, transformĂ©s en Ă©gouts ou recouverts au cours du XIX siècle. Le dernier canal important, le canal de la Basse-DeĂ»le, oĂą Ă©tait Ă©tabli l'un des deux ports historiques de la ville, a Ă©tĂ© comblĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1930 pour devenir l'avenue du Peuple-Belge.


     En 2009, trois bras de la DeĂ»le subsistent en partie : le bras de Canteleu ou de la « Haute Â» DeĂ»le, qui longe le quartier des Bois-Blancs ; le bras de la Barre et de la « Moyenne Â» DeĂ»le, qui affleure Quai du Wault, entre la citadelle et le Vieux-Lille ; et le bras de la « Basse Â» DeĂ»le qui Ă©merge au bout de l'avenue du Peuple Belge.

  - Sous-chapitre : Ressources en matĂ©riaux de construction


     Le lĹ“ss a alimentĂ© de nombreuses briqueteries qui ont fourni la ville, jusque dans la seconde partie du XX siècle. La craie, appelĂ©e localement pierre de Lezennes a Ă©tĂ© largement exploitĂ©e pour la construction, en carrières souterraines (Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Lille, principalement Ă  Loos-lez-Lille et Ă  Emmerin, au sud, et Ă  Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont matĂ©rialisĂ©es dans les champs par des ouvertures clĂ´turĂ©es (les tĂŞtes de catiches), effondrement ou fontis mettant en relation les rĂ©seaux souterrains avec la surface. La craie en moellons, matĂ©riau bon marchĂ©, Ă©tait traditionnellement utilisĂ©e en mĂ©lange avec la brique (crĂ©ant les rouges-barres). Sinon elle Ă©tait destinĂ©e Ă  la fabrication de chaux.

  - Sous-chapitre : Climat


     On rencontre Ă  Lille les principaux traits des climats tempĂ©rĂ©s ocĂ©aniques : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les prĂ©cipitations ne sont nĂ©gligeables en aucune saison. Les hivers y sont doux et les Ă©tĂ©s frais.


     Tableau comparatif des donnĂ©es climatiques de Lille

VilleEnsoleillement
Weather-clear.svg (h/an)
Pluie
Weather-overcast-rare-showers.svg (mm/an)
Neige
Weather-snow.svg (j/an)
Orage
Weather-violent-storm.svg (j/an)
Brouillard
Weather-day-more-fog.svg (j/an)
Moyenne nationale1 973770142240
Lille-Lesquin1 617687191969
Paris1 630642151913
Nice2 6687671311
Strasbourg1 633610302965
Brest1 4921 10991174

     Le tableau ci-dessous indique les tempĂ©ratures et les prĂ©cipitations pour la pĂ©riode 1971-2000 ainsi que l'ensoleillement pour la pĂ©riode 1991-2000.

Relevé météorologique de Lille
moisjan.fév.mar.avr.maijui.jui.aoû.sep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)1,01,03,14,78,411,013,112,910,77,43,82,16,6
Température moyenne (°C)3,43,86,68,912,915,517,918,015,011,16,64,410,4
Température maximale moyenne (°C)5,76,710,113,117,520,022,723,119,414,79,36,614,1
Ensoleillement (h)63,370,5119,1159,9199,7202,8213,0218,2141,7117,464,747,01 617,3
Précipitations (mm)57,043,657,550,462,568,161,252,863,666,871,568,1723,1
Source : Fiche climatologique de Lille-Lesquin par MĂ©tĂ©o France

     Le tableau ci-dessous indique les records de valeur quotidienne la plus basse et la plus Ă©levĂ©e pour la pĂ©riode 1947-2009.

Relevé météorologique de Lille
moisjan.fév.mar.avr.maijui.jui.aoû.sep.oct.nov.déc.
Record de froid (°C)
(année du record)
-19,5
(1982)
-17,8
(1956)
-8,8
(1970)
-4,7
(1968)
-2,3
(1967)
0,0
(1962)
3,4
(1964)
3,9
(1956)
1,2
(1979)
-4,4
(1950)
-7,8
(1998)
-17,3
(1964)
Record de chaleur (°C)
(année du record)
15,2
(2007)
18,9
(1960)
22,7
(1968)
27,9
(2007)
31,7
(2005)
34,8
(1947)
36,1
(1959)
36,6
(2003)
33,8
(1949)
27,5
(1985)
20,1
(1995)
15,9
(2000)
Record de pluie en 24 h (mm)
(année du record)
24,6
(1990)
21,8
(1996)
26,3
(1989)
28,7
(1953)
34,2
(1948)
48,6
(1951)
41,4
(1964)
49,0
(1975)
50,7
(1970)
33,6
(1964)
32,9
(1966)
34,8
(1999)
Source : Fiche climatologique de Lille-Lesquin par MĂ©tĂ©o France





Chapitre : Urbanisme





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Vue de la grand-place de Lille, la nuit.


  - Sous-chapitre : Morphologie urbaine

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©veloppement urbain de Lille.

Le tissu urbain


     Trois dimensions principales ont contribuĂ©, souvent conjointement, Ă  façonner le tissu urbain de la ville actuelle : les extensions successives de la place forte, depuis les origines de la citĂ© jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, lorsque les fortifications ont Ă©tĂ© dĂ©classĂ©es ; les destructions survenues lors des principaux conflits qu’elle a connu au cours de son histoire ; les restructurations volontaires de l’espace urbain, Ă  l’initiative des entrepreneurs lors de son industrialisation ou des pouvoirs publics dans le cadre de sa modernisation.




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L'enceinte du Second Empire et les enceintes prĂ©cĂ©dentes depuis le XIII siècle.



     L’enceinte fortifiĂ©e de Lille a connu sept extensions successives qui ont fait passer l’espace intra-muros de dix Ă  1 000 hectares sur une pĂ©riode de 800 ans. Les trois principales surviennent : au XIII siècle, lors de l’annexion des paroisses Saint-Maurice et Saint-Sauveur ; en 1670, lors de la construction de la citadelle et du renforcement du système de dĂ©fense de la ville par Vauban, lequel s’est accompagnĂ© de l’annexion des faubourgs de Saint-AndrĂ© et de la Madeleine ; en 1858, Ă  la suite de l’annexion de Wazemmes, Moulins, Esquermes, Fives et du faubourg Saint-Maurice, au terme de laquelle les trois premières communes se trouvent largement inscrites dans le nouveau pĂ©rimètre fortifiĂ©. La première extension dĂ©finit un pĂ©rimètre d’urbanisation dense d’origine moyenâgeuse sous influence flamande ; la seconde une adjonction d’époque classique française et une infrastructure militaire particulièrement prĂ©gnante ; la troisième l’inscription d'une vĂ©ritable ville nouvelle, dĂ©jĂ  marquĂ©e par l’industrialisation naissante, et une emprise de plus en plus considĂ©rable des fortifications. DĂ©classĂ©es en 1919, ces fortifications et les terrains militaires qui les entouraient ont offert une rĂ©serve foncière Ă  l’implantation d’infrastructures modernes depuis l’entre-deux guerres jusqu’aux annĂ©es 1990 (nouvelle facultĂ© de Droit, citĂ© administrative, logements sociaux, voies rapides, espaces verts, citĂ© hospitalière, Lille Grand Palais et Euralille, etc.) Cette cĂ©sure entre la partie intra-muros de l'ancienne ville et les quartiers hors les murs reste par consĂ©quent aujourd'hui encore très sensible.


     RĂ©gulièrement endommagĂ©e par les nombreux sièges qu’elle a subis, Lille est toujours reconstruite. Les destructions les plus massives sont aussi les plus rĂ©centes. D’abord au cours de la RĂ©volution et du siège de la ville de 1792. Ă€ la vente des biens nationaux, souvent vouĂ©s Ă  la dĂ©molition, s’ajoutent les dĂ©gâts du siège autrichien au cours duquel un grand nombre d’édifices publics ou religieux et 2 000 maisons sont endommagĂ©s tandis que 500 sont complètement dĂ©truites, en particulier dans le quartier populaire de Saint-Sauveur. La Première Guerre mondiale, dont la ville sort exsangue après quatre annĂ©es d’occupation, laisse Ă  son tour des traces indĂ©lĂ©biles. Les bombardements de 1914, l’explosion de 1916, les rĂ©quisitions et la destruction des infrastructures par l’occupant laissent une ville en ruine et les baraquements dans les zones sinistrĂ©es ne disparaĂ®tront que lentement entre 1924 et 1930. La seconde guerre mondiale se rĂ©vèle moins dramatique au plan des infrastructures industrielles, mais les dommages sont nĂ©anmoins considĂ©rables : 1 675 immeubles et Ă©difices publics ont Ă©tĂ© totalement dĂ©truits, 1 709 gravement endommagĂ©s, 2 208 plus ou moins touchĂ©s.




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Les quartiers de Lille et les grands axes de la trame urbaine



     Les premières opĂ©rations de restructuration Ă  l’initiative de la puissance publique datent du XVII siècle espagnol lorsque le Magistrat fait percer et paver de nouvelles rues et impose un nombre dĂ©fini de types de constructions. C’est l’époque de l’édification de la Vieille Bourse, de l’essentiel des bâtiments de l’Hospice Comtesse, des bâtiments d’inspiration hollandaise (comme le rang des ArbalĂ©triers) et des maisons Ă  arcures dont on trouve encore de nombreux exemples dans le vieux Lille. La seconde vague survient aussitĂ´t après, avant la fin du siècle, lorsque Louis XIV ordonne la construction d’un nouveau quartier dans les faubourgs annexĂ©s qui font face Ă  la citadelle, et se poursuit tout au long du XVIII siècle. C’est la naissance du quartier royal, avec ses hĂ´tels particuliers, ses maisons de premier et second rang Ă  un Ă©tage et, plus largement, l’édification dans le centre de rangs de maisons de mĂŞme hauteur Ă  façade identique (rang du Beauregard, rang Anselme Carpentier, rangs de la rue de la Monnaie, maisons de la place aux Oignons, etc.) Une nouvelle vague, dĂ©terminante, couvre la seconde moitiĂ© du XIX siècle après l’annexion des communes limitrophes. Ă€ la limite sud et ouest de la ville ancienne, de nouvelles avenues larges et rectilignes prennent la place des fortifications dĂ©mantelĂ©es (en particulier, l’actuel boulevard de la LibertĂ© avec la Place de la RĂ©publique en son centre). La ville nouvelle est par ailleurs structurĂ©e par un quadrilatère formĂ© par la rue Nationale, le boulevard Montebello et le boulevard Victor Hugo autour desquels se bâtissent des immeubles bourgeois. C’est l’époque de la construction de grands Ă©difices publics (PrĂ©fecture, Palais des Beaux-Arts) et des quartiers universitaires, catholique dans le quartier Vauban, laĂŻc avec l’édification du « quartier latin Â» lillois, le quartier Saint-Michel. C’est aussi l’époque du percement de l’actuelle rue Faidherbe, qui relie la gare Ă  la Grand Place, puis de l’actuelle avenue de la RĂ©publique, qui relie Lille Ă  Roubaix et Tourcoing, prolongĂ©e par le boulevard Carnot jusqu’à la Grand Place, et qui entraĂ®neront d’importantes destructions de la ville ancienne. C’est enfin l’époque oĂą la plupart des nombreux canaux Ă  ciel ouvert disparaissent et oĂą se met en place un système de voirie. En revanche, dans les quartiers qui Ă©chappent Ă  ces opĂ©rations urbanistiques d’envergure, c’est le dĂ©veloppement anarchique de l’habitat ouvrier qui se dĂ©ploie Ă  proximitĂ© d’usines qui ne cessent de grandir, soit qu’il investisse l’habitat vĂ©tuste de la vieille ville, comme dans le quartier Saint Sauveur, soit qu’il s'entasse dans des alignements de taudis le long de ruelles tracĂ©es autour d’elles, percĂ©es de cours et de courĂ©es, dans les quartiers de Wazemmes, Moulins, Esquermes, Fives et les faubourgs de BĂ©thune et d’Arras. Le XX siècle, enfin prĂ©occupĂ© de salubritĂ© publique, devra, pour faire face au problème rĂ©current du logement exacerbĂ© par les destructions des deux guerres, composer avec cet Ă©tat de fait, souvent en procĂ©dant Ă  des destructions massives avant que ne s’impose l’idĂ©e de prĂ©servation du patrimoine. Ce sera le cas pour l’ancien quartier Saint-Sauveur, dĂ©jĂ  partiellement dĂ©moli lors de l’édification du nouvel hĂ´tel de ville dans les annĂ©es 1920, et complètement rasĂ© dans les annĂ©es 1960 pour faire place Ă  de nouvelles voies et Ă  des ensembles immobiliers modernes.

Les quartiers de Lille


     Contrairement Ă  la plupart des villes mĂ©diĂ©vales, Lille ne s’est pas dĂ©veloppĂ©e de manière circulaire autour d’un hyper-centre, mais par la construction de quartiers entiers et en absorbant des villes avoisinantes. C'est pourquoi elle se prĂ©sente plutĂ´t comme une mosaĂŻque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propre. Le Vieux-Lille n’est que l’un d’entre eux, largement excentrĂ© vers le nord.

Les dix quartiers de Lille
Bois BlancsSituĂ© Ă  l'ouest de la ville, entre Lomme et Vauban Esquermes, le quartier est entourĂ© par la DeĂ»le et prĂ©sente une importante activitĂ© portuaire. DĂ©jĂ  quartier-pilote pour la dĂ©centralisation municipale (première mairie de quartier en 1979), c'est ici que se trouve Euratechnologies. Ce projet, pendant d'Euralille pour l'ouest de Lille et de la MĂ©tropole, accueille dĂ©jĂ  de nombreuses entreprises (dont Microsoft) et plusieurs centaines d'emplois. Il s'insère de plus dans un vaste projet de renouvellement urbain, « Les Rives de la Haute DeĂ»le Â». Avec 7 536 habitants, dont près de la moitiĂ© sont actifs, et une population assez jeune, le quartier des Bois Blancs est un quartier vivant « oĂą tout le monde se connaĂ®t Â» dit-on. C'est lĂ  l'effet d'une situation gĂ©ographique particulière et d'une vie associative animĂ©e.
Faubourg de BĂ©thuneSituĂ© au sud ouest de Lille, le Faubourg de BĂ©thune est l’une des entrĂ©es de la ville parmi les plus frĂ©quentĂ©es. Plus petit quartier de Lille en superficie, il est coupĂ© en deux horizontalement par le pĂ©riphĂ©rique. La partie au nord du pĂ©riphĂ©rique, qui regroupe les secteurs Concorde et Verhaeren, est traversĂ©e par les anciens boulevards industriels le long desquels ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s de grands ensembles d’habitat social. Construits dès les annĂ©es 1930 et jusqu'aux annĂ©es 1950, ces grands ensembles sont Ă©levĂ©s sur les anciennes fortifications du XIX siècle. La partie au sud du pĂ©riphĂ©rique, celle du secteur Vieux-Faubourg, le long de l'ancienne route de BĂ©thune, est plus ancienne.
FivesSituĂ© Ă  l'est de Lille, entre le pĂ©riphĂ©rique et Hellemmes, Fives est le produit de l’industrialisation au XIX siècle qui a fait de ce quartier « l’usine Â» de Lille. Pendant près de deux siècles, Fives a filĂ©, tissĂ©, forgĂ©, fondu, assemblĂ©, usinĂ©. Le quartier a gardĂ© de cette histoire socialement riche, une identitĂ© forte, très imprĂ©gnĂ©e de culture ouvrière. La restructuration urbaine, la percĂ©e de nouveaux axes de circulation interurbains, la construction de nouveaux logements, d’immeubles de bureaux, ont participĂ© Ă  l’effort de rĂ©novation et de mixitĂ© sociale tout en permettant le maintien d’une population très attachĂ©e Ă  son quartier. Une nouvelle place, la place Pierre De Geyter, a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e au cĹ“ur de Fives, avec comme objectif de constituer un vrai centre autour de la mairie de quartier avec de nouveaux axes, des activitĂ©s Ă©conomiques et de nouveaux services Ă  la population.
Lille-CentreLe Centre, c'est la vitrine de Lille... Mais c'est aussi un quartier important de Lille, avec plus de 23 000 habitants. Il couvre un vaste secteur qui s'Ă©tend de la gare Saint Sauveur aux halles SolfĂ©rino, jusqu'Ă  Euralille. Ce quartier atypique offre une densitĂ© commerciale et une vie culturelle intense. Le quartier n'est pas monolithique, on distingue quatre secteurs : le noyau ancien avec l'hypercentre autour de la Grand' Place, le quartier « haussmannien Â» du cĂ´tĂ© de la place de la RĂ©publique et du boulevard de la LibertĂ©, le secteur plus rĂ©cent des annĂ©es 1960 qui concentre une partie de l'habitat collectif du quartier Ă  proximitĂ© de l'HĂ´tel de Ville, avec notamment la rĂ©sidence Delory, et le nouveau quartier Euralille encore en cours d'amĂ©nagement.
Lille-MoulinsSituĂ© au sud est de Lille, Moulins est l’un des quartiers de la ville qui s’est le plus transformĂ© au cours de ces dernières annĂ©es. Les anciennes usines textiles ont Ă©tĂ© conservĂ©es pour accueillir des logements sociaux, un théâtre, une MĂ©diathèque et des services administratifs. La FacultĂ© de Droit, l’Institut d'Ă©tudes politiques de Lille, l’Institut rĂ©gional d'administration ou encore l’École d’Optique s'y sont implantĂ©s, apportant au quartier une vie Ă©tudiante forte. Ce quartier est Ă©galement bien dotĂ© en clubs et Ă©quipements sportifs, culturels et de santĂ©. Au cours des dix dernières annĂ©es, plus de 2 000 logements ont ainsi Ă©tĂ© construits Ă  Moulins. Le « Grand Projet Urbain Â», Porte de Valenciennes, va permettre la rĂ©habilitation et la construction de nouveaux logements, d’équipements et d’espaces publics, dans le prolongement de la dynamique urbaine d’Euralille.
Lille-SudSituĂ© tout au sud de Lille, de l'autre cĂ´tĂ© du pĂ©riphĂ©rique, le quartier de Lille-Sud est l’un des plus importants de la ville avec plus de 20 000 habitants. Il est bordĂ© Ă  l’ouest par l’immense site universitaire hospitalier qu’est le CHRU et son pĂ´le de dĂ©veloppement Ă©conomique EurasantĂ©, la nouvelle facultĂ© de mĂ©decine et l’hĂ´pital Jeanne de Flandre. Au centre, la rue du Faubourg des Postes profile son devenir de « Faubourg des Modes Â». Ă€ l'est, le cimetière du sud occupe une superficie de 33 hectares. La mise en Ĺ“uvre du « Grand Projet Urbain Â» promet le quartier Ă  des transformations importantes en matière de logements, d’équipements et de qualitĂ© du cadre de vie dans les prochaines annĂ©es.
Saint-Maurice PellevoisinSitué au nord est de Lille, à deux pas du centre-ville, d’Euralille et de la Gare de Lille-Europe, le quartier Saint-Maurice Pellevoisin dispose de nombreux atouts dont la qualité urbaine est marquée par un habitat très diversifié. Saint-Maurice Pellevoisin est situé le long des axes majeurs de la métropole lilloise que sont le Grand Boulevard, le périphérique et la Voie Rapide Urbaine Lille-Roubaix. Il est traversé et irrigué par la rue du Faubourg de Roubaix, vers le Centre, et la liaison Fives - La Madeleine, par les rues Saint-Gabriel et de la Louvière. Le sud ouest du quartier est occupé par le cimetière de l'est, d'une superficie de 22 hectares.
Vauban EsquermesSituĂ© Ă  l'ouest, au sud de la citadelle, Vauban Esquermes est le plus jeune de tous les quartiers lillois, le plus « Ă©tudiant Â», avec notamment l'Institut catholique de Lille, l'EDHEC et de nombreux Ă©tablissements supĂ©rieurs. C'est aussi celui qui a le plus progressĂ© en nombre d’habitants depuis dix ans. Deux atouts du quartier sont vivement apprĂ©ciĂ©s de ses habitants, d’une part sa proximitĂ© immĂ©diate du centre-ville et d’autre part son ouverture sur les grands espaces verts (Bois de Boulogne, jardin Vauban, Zoo) qui en font le quartier le plus aĂ©rĂ© de Lille.
Vieux-LilleSituĂ© au nord, le Vieux-Lille est sans doute – avec le Centre – le quartier le plus frĂ©quentĂ© et le plus connu de Lille. L’effort accompli depuis plusieurs annĂ©es pour mettre en valeur son patrimoine et y crĂ©er une ambiance attrayante a fait son succès auprès des habitants mais aussi des touristes qui y viennent de plus en plus nombreux. Avec le label « Lille, ville d’art et d’histoire Â» ou celui de « Lille, ville touristique Â», l’attraction est encore plus forte. On a plaquĂ© sur le Vieux-Lille le clichĂ© du quartier riche, parce qu’il est proche de l’hyper-centre et qu’il est historique. Mais contrairement aux idĂ©es reçues, il prĂ©sente une grande mixitĂ© sociale.
WazemmesCe quartier ancien et populaire, bordĂ© Ă  l'ouest par Vauban Esquermes, au nord par le Centre et Ă  l'est par Moulins, a su opĂ©rer une profonde mutation. Peu Ă  peu, les friches industrielles, les usines fermĂ©es, ont Ă©tĂ© dĂ©molies ou reconquises. Ces espaces libĂ©rĂ©s ont Ă©tĂ© transformĂ©s soit en Ă©quipements collectifs, soit en logements ou en espaces verts, favorisant l’arrivĂ©e d’une population nouvelle, plus jeune et plus diversifiĂ©e, tout en maintenant la mixitĂ© sociale. Le rayonnement de Wazemmes a largement dĂ©passĂ© les limites du quartier et de la ville et l’on vient de loin au marchĂ© du dimanche (40 000 visiteurs chaque dimanche matin) mais aussi rue Gambetta qui draine chaque jour de nombreux visiteurs sur ses 1,2 km de linĂ©aire commercial.

     Ă€ ces quartiers traditionnels il faut ajouter Hellemmes Ă  l'est et Lomme Ă  l'ouest, communes associĂ©es plus rĂ©cemment.

Les deux communes associées
Hellemmes-LilleSituĂ© Ă  l’est de la ville, dans le prolongement de Fives, Hellemmes se dĂ©veloppe comme lui avec la rĂ©volution industrielle. Au cours de la première moitiĂ© du XX siècle, Hellemmes est une citĂ© ouvrière organisĂ©e autour de l’immense usine de Fives Cail Babcock, des ateliers d’entretien de la SNCF et de nombreuses entreprises textiles. Fortement touchĂ© par les bombardements de la seconde guerre mondiale, confrontĂ© au dĂ©clin de ses industries Ă  partir des annĂ©es 1970, Hellemmes a connu et connaĂ®t encore actuellement d’importants programmes de construction et de rĂ©novation urbaine.
LommeSituĂ© Ă  l’ouest de Lille, couvrant une surface de plus de 930 hectares, Lomme s’est dans un premier temps dĂ©veloppĂ© le long de la route de Dunkerque, longtemps nommĂ©e la Grand'Route, sur un territoire Ă  forte dominante rurale. Dans les annĂ©es 1920, Lomme accueille la nouvelle gare de triage de Lomme-DĂ©livrance et la citĂ© jardin construite par la Compagnie des chemins de fer du Nord pour y loger ses employĂ©s. Forte de 28 000 habitants, Lomme est aujourd’hui une ville rĂ©sidentielle dont les rĂ©serves foncières ont permis d’accueillir le second MarchĂ© d'intĂ©rĂŞt national du pays, une zone d’activitĂ© commerciale et le plus grand complexe cinĂ©matographique de France.

     Les quartiers dĂ©favorisĂ©s correspondent plus particulièrement Ă  un croissant s’étendant au sud de la ville et, ponctuellement, Ă  l'est et Ă  l'ouest. Les quartiers de Moulins, Faubourg de BĂ©thune et Lille-Sud sont classĂ©s zones franches urbaines et hĂ©bergent environ 15 % de la population de la ville. Ă€ l'exception de Moulins, ces quartiers peinent Ă  se dĂ©velopper malgrĂ© les efforts de la municipalitĂ©.


     Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice Pellevoisin connaissent une Ă©volution particulièrement dynamique. Les raisons de ces Ă©volutions sont variĂ©es. On peut citer principalement la beautĂ© et la richesse historique pour le Vieux-Lille, la vivacitĂ© de la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximitĂ© de nouvelles infrastructures commerciales et de transports (Euralille, Gare de Lille-Europe) pour Saint-Maurice Pellevoisin.

La conurbation


     Lille est situĂ©e au sud d’une vaste conurbation transfrontalière. Tout au long de son histoire, Lille s’est trouvĂ©e enfermĂ©e dans ses fortifications. Des communes puissantes se sont alors dĂ©veloppĂ©es dans les environs de la place forte, en particulier au cours de la rĂ©volution industrielle : si, entre 1861 et 1931, Lille enregistre une croissance de 50 % de sa population, c’est un doublement que connaĂ®t sa banlieue tandis que les populations de Roubaix et Tourcoing se trouvent multipliĂ©es par 2,5. Aujourd'hui, selon l'Atlas transfrontalier de l'Insee, l'ensemble formĂ© par l'agglomĂ©ration transfrontalière lilloise comprend environ un million d'habitants cĂ´tĂ© français et 1,2 million d'habitants si l'on intègre le semis de villes frontalières cĂ´tĂ© belge telles que Mouscron, Comines, Wervik, etc. L'agglomĂ©ration multipolaire dont fait partie Lille est ainsi la quatrième agglomĂ©ration française (par sa population) derrière celles de Paris, Lyon et Marseille.


     Cette agglomĂ©ration appartient Ă©galement Ă  une vaste conurbation qui s’étend en Belgique avec, notamment, les villes de Courtrai, Tournai, Roulers, Mouscron, Ypres et Menin, totalisant plus de 1,9 million d’habitants. Elle a donnĂ© naissance, en janvier 2008, au premier Groupement europĂ©en de coopĂ©ration territoriale, l'EuromĂ©tropole Lille Kortrijk Tournai.

  - Sous-chapitre : Logement


     En 2006, Lille compte 123 374 logements. Il s'agit, pour 29 176 d'entre eux de maisons et pour 92 244 d'appartements. La plupart des logements lillois sont des rĂ©sidences principales : il y a 114 191 rĂ©sidences principales, soit 92,6 % de l'ensemble des logements. On ne compte que 262 rĂ©sidences secondaires et 988 logements occasionnels. Les logements vacants sont par ailleurs relativement peu nombreux (7 931, soit 6,4 %).


     Parmi les rĂ©sidences principales, 31 646, soit 27,7 %, sont occupĂ©es par des propriĂ©taires. Les autres sont louĂ©es, et 25 158, soit 22 % du total des rĂ©sidences principales, sont des logements HLM. Le logement social est prĂ©sent dans tous les quartiers, jusque dans le centre historique. Mais sa proportion est nettement plus forte au sud et Ă  l'est que dans le centre rĂ©sidentiel oĂą l'ambition du projet urbain de janvier 2005 est de porter sa part Ă  20 %. S'agissant du nombre de pièces des rĂ©sidences principales, 22 296, soit 19,5 %, n'en ont qu'une ; 27 953, soit 24,5 %, en comptent deux ; 23 310, soit 20,5 %, en possèdent trois et 40 643, soit 35,5 %, en possèdent quatre ou plus.


     Parmi les 114 191 rĂ©sidences principales, la part des logements rĂ©cents est importante : 49 087, soit 43 %, datent d'avant 1949 ; 29 879, soit 26 %, datent d'une pĂ©riode comprise entre 1949 Ă  1974 ; 16 938, soit 15 %, datent de 1975 Ă  1989 et 18 287, soit 16 %, datent de 1990 Ă  2006.


     Si le confort de ces rĂ©sidences principales reste variable, il a beaucoup Ă©voluĂ© au cours des quarante dernières annĂ©es. En 1968, seuls 48,6 % des logements ont un WC intĂ©rieur, 43,4 % une baignoire ou une douche, 33 % le chauffage central. En 2006, 1 996 rĂ©sidences, soit 1,7 %, n'ont ni baignoire, ni douche, et 4 590 n'ont pas de pièce rĂ©servĂ©e pour ces installations. Par ailleurs, 71 938, soit 63 %, ont un chauffage central et 39 551, soit 35 %, bĂ©nĂ©ficient d'un garage ou d'un parking.

  - Sous-chapitre : Voies de communication et transports




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Piste cyclable avenue de la République qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing



     Lille dispose d’une situation gĂ©ographique privilĂ©giĂ©e. Depuis une trentaine d'annĂ©es, un important rĂ©seau de transports s’est dĂ©veloppĂ© qui en fait aujourd’hui un carrefour europĂ©en, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aĂ©roportuaire.


     Au niveau urbain, Lille dispose d’une ceinture pĂ©riphĂ©rique et d’un rĂ©seau relativement dense de voies rapides reliant la majoritĂ© des communes de l’agglomĂ©ration. Les transports en commun (mĂ©tro, bus et tramway) sont bien dĂ©veloppĂ©s mais, comme dans la plupart des mĂ©tropoles, ont l’inconvĂ©nient d’être principalement en « Ă©toile Â», polarisĂ©s autour de Lille.


     Pour ce qui concerne la ville de Lille proprement dite (hors Hellemmes et Lomme), la dernière enquĂŞte de 2006 sur les dĂ©placements fait apparaĂ®tre une mobilitĂ© par habitant plutĂ´t Ă©levĂ©e (3,99) par rapport Ă  la moyenne de la MĂ©tropole. Le premier mode de dĂ©placement est la marche Ă  pieds qui reprĂ©sente 47 % des dĂ©placements. Le second reste l'automobile avec 33 % des dĂ©placements. Mais les lillois se dĂ©placent relativement moins en voiture et de moins en moins (-18 % de dĂ©placements par personne en tant que conducteur entre 1998 et 2006). De fait, 41 % des lillois appartiennent Ă  un mĂ©nage qui ne possède pas de voiture. En revanche, ils se dĂ©placent plus en transports collectifs urbains (17 % des dĂ©placements) et en vĂ©lo (2 % des dĂ©placements), ces deux modes de transport marquant par ailleurs une nette progression depuis la dernière enquĂŞte (+ 46 % pour les transports collectifs et + 39 % pour le vĂ©lo).


     Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, un effort relativement important de promotion des dĂ©placements en vĂ©lo a Ă©tĂ© entrepris. Compte tenu d'un relief très peu accidentĂ©, le vĂ©lo est en effet un mode de dĂ©placement particulièrement adaptĂ©, tant pour les trajets courts que pour la promenade. Le rĂ©seau des pistes cyclables totalise ainsi un peu plus de 450 km Ă  l'Ă©chelle de la mĂ©tropole et un maillage complet est prĂ©vu Ă  l'horizon 2012.

Transports en commun

Article dĂ©taillĂ© : Transports en commun lillois.



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     L’agglomĂ©ration lilloise bĂ©nĂ©ficie d’un rĂ©seau de transport dense dirigĂ© par Transpole dont l'ancien nom Ă©tait TCC.


     Deux lignes du VAL (la première inaugurĂ©e en 1983), constituant le premier rĂ©seau de mĂ©tro automatique au monde et le second plus long (45 km en 60 stations dont deux correspondances entre les lignes), desservent les principales villes jusqu’à la frontière belge.


     Deux lignes de tramway (22 km) permettent Ă©galement de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les deux principales gares de Lille.


     Enfin, un vaste rĂ©seau de bus complète l'offre, notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille oĂą il demeure difficile de construire une ligne de mĂ©tro pour des raisons gĂ©ologiques. La CommunautĂ© Urbaine de Lille a dĂ©cidĂ© en 2005 de crĂ©er des lignes de bus Ă  haut niveau de service (la première « LIANE Â», reliant Ronchin Ă  Comines, a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en janvier 2008 et une nouvelle ligne, reliant Loos Ă  Wattignies, a vu le jour en janvier 2010). Ces bus, aux couloirs rĂ©servĂ©s dits « en site propre Â», permettent d’assurer un haut dĂ©bit de transport Ă  l’instar du système TEOR de Rouen, en complĂ©tant l’offre du mĂ©tro. Ils permettent Ă©galement un maillage plus fin du rĂ©seau lillois et bĂ©nĂ©ficient du programme « Clair de Lune Â», qui assure un service de nuit jusqu’à 0 h 30.


     Lille MĂ©tropole CommunautĂ© urbaine rĂ©flĂ©chit Ă  un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de l'agglomĂ©ration pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre Ă  la mĂ©tropole de se doter d’un rĂ©seau de transport Ă  la hauteur de ses ambitions. Comme le tram-train, une sorte de RER permettrait de densifier le rĂ©seau urbain dans la mĂ©tropole, mais aussi d'amĂ©liorer les liaisons entre Lille et des villes comme Douai, Valenciennes, Arras, BĂ©thune, Lens.

Réseau ferroviaire




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L'Eurostar en gare de Lille-Europe



     Lille dispose de quatre gares ferroviaires en activitĂ© :


     L'ancienne gare de marchandises Saint-Sauveur, construite dans les annĂ©es 1860, a cessĂ© ses activitĂ©s en 2001 au profit de la plate-forme multimodale Delta 3 de Dourges. Partiellement reconvertie, elle accueille depuis 2009 des halles d'exposition, un bar, un cinĂ©ma et des espaces de dĂ©tente.


     L'immense gare de triage de Lomme-DĂ©livrance, construite après la Première Guerre mondiale, a Ă©tĂ© fermĂ©e en 2004.


     L'arrivĂ©e du TGV a considĂ©rablement accru les flux de voyageurs, en particulier entre Lille et Paris : en 2006, le trafic TGV a reprĂ©sentĂ© plus de 6,6 millions de passagers, dont 4,7 millions sur la ligne Lille - Paris Nord. Actuellement, un rĂ©seau dense de lignes rapides place en effet Lille Ă  :


     Une troisième gare TGV est depuis peu Ă  l'Ă©tude, et serait situĂ©e en dehors du territoire de la commune. Elle pourrait ĂŞtre implantĂ©e au sud de la mĂ©tropole, au niveau de Seclin, sur la ligne Ă  grande vitesse, avant la bifurcation vers Bruxelles, afin de capter le flux de voyageurs circulant entre Paris et le Benelux. IntĂ©grĂ©e aux futurs rĂ©seaux de TER et de tram-train, elle pourrait Ă©galement jouer un rĂ´le dans la desserte de l'aĂ©roport de Lille - Lesquin.

Réseau autoroutier




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Infrastructures autoroutières.


Article dĂ©taillĂ© : Boulevard pĂ©riphĂ©rique de Lille.

     Lille est situĂ©e au croisement de cinq axes autoroutiers qui forme un boulevard pĂ©riphĂ©rique :


     Les autoroutes autour de Lille sont gratuites. Plus prĂ©cisĂ©ment, l'A25, l'A22, l'A23 et l'A27 sont entièrement gratuites. L'A1 est gratuite jusqu'Ă  Arras. Cependant, l'idĂ©e de mettre des pĂ©ages autour de la ville a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e.


     Le projet d'autoroute A24, devant relier Lille Ă  Amiens, fait l'objet de controverses entre partisans et opposants d'un tel axe. Les premiers arguent de son utilitĂ© en tant qu'axe de dĂ©chargement de l'A1, les seconds mettent en cause son impact Ă©cologique.

Réseau aérien

Article dĂ©taillĂ© : AĂ©roport de Lille - Lesquin.

     L’aĂ©roport de Lille - Lesquin est accessible depuis le centre ville en un quart d’heure en taxi. Une navette par car relie le centre commercial Euralille (situĂ© entre les deux gares Lille-Flandres et Lille-Europe) Ă  l'aĂ©roport en une vingtaine de minutes toutes les heures.


     Il s'agit du 12 aĂ©roport français en nombre de passagers :

    Liste :
  • environ 970 000 passagers en 2001 ;
  • près de 873 000 passagers en 2003 ;
  • près de 843 000 passagers en 2005 ;
  • plus de 1 000 000 de passagers en 2007 et 2008.

     C'est aussi le troisième aĂ©roport français de fret camionnĂ© (transport de fret aĂ©rien par un vĂ©hicule routier) avec plus de 68 000 tonnes en 2007. Depuis Lille, les rĂ©seaux ferroviaire et autoroutier permettent en effet de rejoindre les grands aĂ©roports internationaux situĂ©s dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.

Réseau fluvial

Article dĂ©taillĂ© : Port de Lille.
Le port de Lille



     Lille est le troisième port fluvial français après ceux de Paris et Strasbourg. Le rĂ©seau de la DeĂ»le est connectĂ© Ă  un rĂ©seau fluvial rĂ©gional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km Ă  grand gabarit (par exemple l'axe fluvial Dunkerque - Lille - Valenciennes). La DeĂ»le est ouverte sur l’Europe du nord via la Scarpe et l’Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l’international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais).


     Le port de Lille est une plate-forme multimodale : fluviale, ferroviaire et routière. Il dispose d’un terminal de conteneur qui assure un trafic de plus de 70 000 EVP par an.

Trafic total de Port de Lille
Années1997200020032006
Millions de tonnes5,566,687,307,83
Fluvial/Maritime8,0 %8,3 %13,3 %16,9 %
Ferroviaire6,3 %4,1 %2,9 %1,6 %
Routier85,7 %87,6 %83,8 %81,6 %

  - Sous-chapitre : Projets d'amĂ©nagements




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Travaux d'extension d'Euralille à Chaude Rivière en 2009



     Lille est actuellement concernĂ©e par trois grands projets d'amĂ©nagement :

    Liste :
  • le Grand Projet Urbain (GPU). Il porte principalement sur l'amĂ©nagement de l'habitat social et de l'habitat ancien des quartiers de Lille-Sud et de la Porte de Valenciennes Ă  Moulins. Il comprend notamment la construction de 3 400 logements neufs et la reconstruction ou la rĂ©habilitation d'une douzaine d'Ă©quipements collectifs. LancĂ© en 2006, il devrait ĂŞtre achevĂ© en 2012 ;
  • l'amĂ©nagement des Rives de la Haute DeĂ»le, entre Lomme et le quartier des Bois Blancs. Il couvre une superficie de cent hectares et est organisĂ© autour de l’amĂ©nagement d’un centre d’activitĂ©s dĂ©diĂ© aux NTIC, qui accueille le pĂ´le d'excellence Euratechnologies, et de la crĂ©ation d’un parc urbain. InitiĂ© en 2004 par la crĂ©ation de la ZAC des Rives de la Haute DeĂ»le, il devrait s'achever en 2012 ;
  • l'extension d'Euralille, depuis le nord de la gare Lille-Europe jusqu'Ă  la gare de fret Saint-Sauveur. Le programme porte notamment sur l'extension du Grand Palais et l’implantation d'un casino tandis que la rĂ©alisation d'Euralille 2, qui accueille en particulier le nouvel HĂ´tel de RĂ©gion et environ 800 logements, devrait s'achever en 2010.

     Un quatrième projet engagĂ© dès 1994 se poursuit par ailleurs. Il s'agit du parc EurasantĂ©, destinĂ© Ă  accueillir des entreprises dans la filière de la biologie, des biotechnologies et de la santĂ©. Le pĂ©rimètre actuel du parc est de 130 hectares qui devraient ĂŞtre portĂ©s Ă  170 hectares d'ici Ă  2020. Le programme Ă  l’horizon 2015 devrait comprendre 300 000 Ă  345 000 m, de bureaux et laboratoires, mais aussi un centre de service, une rĂ©sidence hĂ´telière et des logements.


     Parmi les grands projets qui restent encore largement Ă  dĂ©finir, on peut citer la reconversion de l'emprise de l'ancienne gare Saint-Sauveur dans le centre (environ 20 hectares), et celles des friches de Fives Cail Babcock Ă  Fives (une vingtaine d'hectares Ă©galement) et de l'ancienne filature Mossley Ă  Hellemmes (3,2 hectares). Cette dernière a toutefois donnĂ© lieu Ă  la crĂ©ation d'une ZAC en 2006, la ZAC du Parc de la Filature, qui propose notamment la construction de 260 logements, un espace vert public de 5 000 m², une mĂ©diathèque, une crèche et une rĂ©sidence-service pour personnes âgĂ©es.


     Enfin, des Ă©tudes concernant la remise en eau de certains des anciens canaux sont en cours. Il s'agit principalement de la remise en eau de la basse DeĂ»le dans le Vieux-Lille, actuellement avenue du peuple Belge. Une première partie devrait concerner la jonction de l'avenue, en face de l'ancien hospice gĂ©nĂ©ral, avec le cours actuel du canal dans la ville de Saint-AndrĂ©-lez-Lille. Le canal du Cirque, qui entourait la cathĂ©drale, le canal Saint-Pierre et l'abreuvoir Saint-Jacques pourraient aussi faire partie du projet, comme la reconstruction du moulin Saint-Pierre, avec ses trois roues Ă  aube, dont seule subsiste la façade, rue de la Monnaie.






Chapitre : Toponymie



     Le nom de la ville provient de sa situation gĂ©ographique : une Ă®le sur la DeĂ»le oĂą la ville a Ă©tĂ© fondĂ©e. Elle est ainsi successivement nommĂ©e Isla dans la charte de 1066, Insula en 1104, castro Insulano en 1177 et Lysle en 1259. Elle sera ensuite appelĂ©e L’Isle en vieux français pour devenir finalement Lille.






Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de Lille.

     Lille possède une longue histoire et une riche tradition de rĂ©sistance armĂ©e. C'est notamment la ville la plus assiĂ©gĂ©e de France et ses canonniers constituaient une confrĂ©rie très respectĂ©e. Voici ci-dessous les pĂ©riodes et les faits historiques les plus marquants de la commune.

  - Sous-chapitre : HĂ©raldique

Armes de Lille

     Les armes de Lille se blasonnent ainsi : De gueules Ă  la fleur de lys florencĂ©e d'argent.


     Le blason de Lille date de 1199. Il porte alors une fleur de lys Ă  cinq feuilles ou pĂ©tales. La fleur de lys Ă  trois branches apparaĂ®t en 1235 sur la charte de Jeanne de Flandre. Ces armes figureraient la ville, lilia en latin signifiant lys, florencĂ© pour rappeler l'iris d'eau qui poussait dans les marais qui entouraient la ville. Son dessin actuel date de 1926.

Armes impériales de Lille

     Lille a connu d'autres blasons. En 1811, NapolĂ©on Ier a donnĂ© Ă  la ville de Lille des armes impĂ©riales : coupĂ© d'azur et de gueules, l'azur au drapeau en lance d'argent orlĂ© d'or ; la gueule Ă  la ville fortifiĂ©e et bombardĂ©e, le tout d'argent au chef cousu des bonnes villes. De tels Ă©cus sont encore visibles au niveau du dĂ´me de la Poste situĂ©e place de la RĂ©publique et sur la façade de la prĂ©fecture (fronton de l'aile nord).

Armes de Lille sous la 3 ème République

     Sous la 3ème RĂ©publique, les abeilles (symbole impĂ©rial) seront remplacĂ©es par des Ă©toiles. En 1901, le maire de Lille, Gustave Delory, rĂ©tablira finalement le blason initial.

  - Sous-chapitre : Les origines


     Lille aurait, selon la lĂ©gende, Ă©tĂ© fondĂ©e en 640 par LydĂ©ric. Toutefois elle n’apparaĂ®t dans les archives qu’à partir du XI siècle. Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antĂ©rieure (prĂ©histoire, Ă©poque gallo-romaine, mĂ©rovingienne, carolingienne) mais les vestiges retrouvĂ©s ne disent rien de l'urbanisation Ă  ces Ă©poques, mĂŞme s'il semble probable qu'un hameau existait au moins Ă  l'Ă©poque romaine. Il porta peut ĂŞtre le nom de Treola (Treille en latin), domaine viticole mentionnĂ© Ă  l'Ă©poque carolingienne et vocable sous lequel la Vierge est honorĂ©e Ă  Lille. Les conditions de la naissance de la ville restent ainsi un sujet controversĂ©, crĂ©ation ex nihilo de Baudouin V de Flandre pour certains, lente Ă©volution d'un domaine rural de l'Ă©poque carolingienne pour d'autres.

  - Sous-chapitre : Le Moyen Ă‚ge




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     Le comtĂ© de Flandre, dont Lille devient l'une des capitales avec Gand, Bruges et Saint-Omer, est constituĂ© progressivement Ă  partir de 866 par Baudouin I de Flandre.


     En 1066, lorsque le comte Baudouin V de Flandre Ă©tablit la grande charte de dotation de la collĂ©giale Saint-Pierre, Lille est dĂ©jĂ  une petite ville avec remparts, accolĂ©e Ă  son château fort, le château de la Motte-Madame, et qui commence Ă  se dĂ©velopper autour du faubourg marchand de la paroisse Saint-Étienne, situĂ© au sud du castrum. Ă€ l'est, le village de Fins possède, lui aussi, une Ă©glise, l'Ă©glise Saint-Maurice. Il sera intĂ©grĂ© Ă  Lille au cours du siècle suivant.


     La ville se dĂ©veloppe grâce Ă  son emplacement privilĂ©giĂ© de traversĂ©e de la DeĂ»le, au blĂ© qu’on rĂ©coltait alentour en abondance et Ă  ses relations avec les autres villes du prospère ComtĂ© de Flandre. Une foire au drap est ainsi fondĂ©e au XII siècle.


     En 1127 et 1128, Lille connaĂ®t ses premiers sièges par les armĂ©es du Roi de France, Louis VI de France, lors des affrontements entre Guillaume Cliton, fils du duc de Normandie, et Thierry d'Alsace, comte d'Alsace, pour la succession du comtĂ© de Flandre.


     En juin 1213, c'est Philippe Auguste qui fait le siège de Lille et remporte la ville en trois jours. Elle est reprise par Ferrand de Portugal en septembre de la mĂŞme annĂ©e, puis par Philippe Auguste qui incendie la ville, avant de remporter, l'annĂ©e suivante, la bataille de Bouvines.


     Ă€ partir de 1214, Jeanne de Flandre s'emploie Ă  reconstruire la ville et ses fortifications. Elle fonde notamment l'hĂ´pital Saint-Sauveur et l'hospice Comtesse.


     Lille est rĂ©unie une première fois au domaine royal en 1304. Entre 1297 et 1304, Lille a connu trois sièges, par les armĂ©es de Philippe le Bel d'abord, lors des affrontements qui l'opposent Ă  Guy de Dampierre, par Jean I de Namur ensuite, lors des Ă©vènements qui font suite aux matines de Bruges et Ă  la bataille de Courtrai (1302), puis de nouveau par Philippe le Bel après la bataille de Mons-en-PĂ©vèle.


     En 1369, Lille est cĂ©dĂ©e par le Roi Charles V de France, avec Douai et Orchies, Ă  Philippe II de Bourgogne lorsqu'il Ă©pouse la fille de Louis II de Flandre, Marguerite III de Flandre. S'ouvre alors une pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© au cours de laquelle Lille devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, avec Dijon et Bruxelles. Elle devient aussi un pĂ´le administratif de premier plan et accueille la Cour des comptes de l'État bourguignon. Le premier chapitre de l'ordre de la toison d'or est constituĂ© Ă  Lille en 1431.


     En 1477, Ă  la mort de Charles le TĂ©mĂ©raire, Marie de Bourgogne Ă©pouse Maximilien I du Saint-Empire et apporte la ville aux Habsbourg. Lille rejoint ainsi le Saint-Empire romain germanique et partage le destin des Pays-Bas pendant plus de 150 ans.

  - Sous-chapitre : L'Ă©poque moderne




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     En 1549, Charles Quint promulgue la Pragmatique Sanction qui confère une large autonomie aux Dix-sept Provinces des Pays-Bas dont fait partie le comtĂ© de Flandre. Elles deviennent pleinement espagnoles en 1556, lorsque Charles Quint transmet la couronne d'Espagne Ă  Philippe II d'Espagne.


     Au XVI siècle, Lille est touchĂ©e par les guerres de religion. Dès 1533, deux protestants sont brĂ»lĂ©s sur la Grand Place et trois autres dĂ©capitĂ©s. Une première vague de rĂ©pression survient en 1555, puis la guerre des Hurlus (rebelles protestants) Ă  partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582.


     En 1581, les sept provinces Ă  majoritĂ© protestantes, situĂ©es au nord des Pays-Bas, font sĂ©cession et constituent les Provinces-Unies par l'Acte de La Haye. Les dix provinces catholiques, ou Pays-Bas du Sud, dont Lille est l'une des capitales, restent sous le contrĂ´le de la couronne d'Espagne.


     En dĂ©pit d'une prospĂ©ritĂ© retrouvĂ©e, la première moitiĂ© du XVII siècle est marquĂ©e par le retour de la peste, Ă  plusieurs reprises entre 1603 et 1636, et des crises de subsistance. Puis par le retour de la guerre. En 1635, la guerre franco-espagnole Ă©clate et les faubourgs de Lille sont ravagĂ©s par l'armĂ©e française en 1645. Elle s'achève en 1659 par le traitĂ© des PyrĂ©nĂ©es qui donne l'Artois Ă  la France tandis que Lille reste Ă  l'Espagne.


     Le Roi Philippe IV d'Espagne meurt en 1665 et Louis XIV rĂ©clame la Flandre au nom de son Ă©pouse, l'infante Marie-ThĂ©rèse d'Autriche. En 1667, en huit jours (19-27 aoĂ»t), Lille est prise par les armĂ©es françaises menĂ©es par SĂ©bastien Le Prestre de Vauban, simultanĂ©ment avec Douai. Son rattachement au Royaume de France est officialisĂ© le 2 mai 1668, par le traitĂ© d’Aix-la-Chapelle. La mĂŞme annĂ©e, Vauban commence Ă  fortifier la ville et est nommĂ© gouverneur de la citadelle. En 1672, Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan est brièvement gouverneur de la ville.


     En 1708, la citadelle capitule devant John Churchill Duc de Marlborough au terme de plus de trois mois de combats lors de la guerre de Succession d'Espagne, après la bataille d'Audenarde et la dĂ©faite française de Wattignies. La ville reste aux mains de la coalition europĂ©enne jusqu'aux traitĂ©s d'Utrecht de 1713.


     En 1789, Lille, restĂ©e profondĂ©ment catholique, ne connaĂ®t pas de vĂ©ritable rĂ©volution populaire, bien que des Ă©meutes Ă©clatent comme ailleurs. En 1790, a lieu l'installation de la première municipalitĂ© Ă©lue.


     En 1792, la RĂ©volution française pousse les Autrichiens, alors prĂ©sents dans les Provinces-Unies, Ă  assiĂ©ger Lille le 20 avril. La ville est sĂ©vèrement bombardĂ©e en septembre de la mĂŞme annĂ©e, mais la rĂ©sistance des Lillois et la pression des armĂ©es rĂ©volutionnaires conduisent Albert de Saxe-Teschen Ă  lever le siège le 8 octobre.

  - Sous-chapitre : L'Ă©poque contemporaine




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Chevaux tués lors de l'invasion de Lille par l'armée allemande en 1914



     Au dĂ©but du XIX siècle, la ville s’industrialise : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 Ă  200 000 en 1891.


     En 1832, lorsque la ville est touchĂ©e par une première Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra, elle compte dĂ©jĂ  près de 70 000 habitants. La moitiĂ© de la population appartient Ă  la classe ouvrière. Elle est essentiellement occupĂ©e dans le travail du coton et du lin, pour moitiĂ© en usine et pour moitiĂ© Ă  domicile (dentellières, brodeuses, tisserands, cardeurs, etc.). Il s'agit d'une population pauvre qui habite principalement les quartiers de Saint-Sauveur et de Saint-Maurice dans des conditions de logement Ă©pouvantables. Le chĂ´mage est Ă©levĂ© et environ 30 % de la population lilloise est considĂ©rĂ©e comme indigente et est aidĂ©e par le Bureau de Bienfaisance.


     En 1858, la ville, surpeuplĂ©e, s'Ă©tend. Elle absorbe les communes de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives et un vaste programme de restructuration urbaine est entrepris afin de les intĂ©grer et de faciliter les communications. Il se poursuit pendant près de cinquante ans.


     En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France. Ă€ cette Ă©poque, Lille compte une vingtaine de filatures occupant plus de 15 000 ouvriers, une activitĂ© de tissage plus modeste qui en occupe 5 000, une activitĂ© de confection qui en fait la première place de France. Ă€ cĂ´tĂ© de cette prééminence des industries du textile et de l'habillement, la mĂ©tallurgie emploie Ă©galement près de 15 000 ouvriers tandis que la chimie commence Ă  se dĂ©velopper. Mais les conditions de vie de la masse de la population restent terriblement dĂ©gradĂ©es : en 1900, Lille enregistre le plus fort taux de mortalitĂ© infantile en France, de l'ordre de 30 %.


     Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est occupĂ©e par les Allemands d’octobre 1914 Ă  octobre 1918. Durant cette pĂ©riode, elle est endeuillĂ©e et pour partie dĂ©truite par la violente explosion du dĂ©pĂ´t de munition dit « des dix-huit ponts Â», dont le bruit est entendu jusqu'au milieu des Pays-Bas. C'est Ă  Lille que fut mis en place le principal rĂ©seau de renseignement Ă  l'arrière des lignes allemandes. Créé fin 1914, il est dirigĂ© par Louise de Bettignies. Un monument lillois rend hommage aux fusillĂ©s de ce rĂ©seau de rĂ©sistance. Les Anglais du gĂ©nĂ©ral Birdwood entrent dans Lille le 17 octobre 1918. Au sortir de l'occupation, la ville est ruinĂ©e, l'essentiel des Ă©quipements industriels ayant Ă©tĂ© pillĂ©s ou dĂ©truits, les infrastructures routières et ferroviaires très gravement endommagĂ©es.


     En dĂ©pit de l'ampleur des reconstructions nĂ©cessaires, la pĂ©riode de l'entre deux-guerres reste marquĂ©e par l'incidence du dĂ©veloppement du machinisme sur l'emploi local et par la successions de crises conjoncturelles jusqu'au dĂ©but des annĂ©es 1930, oĂą la ville est durement touchĂ©e par la Grande DĂ©pression : un tiers des Lillois est dans la misère en 1935.


     La prise de la poche de Lille le 31 mai 1940 livre la ville aux Allemands. Elle est rattachĂ©e au commandement allemand de Bruxelles et ne relève pas du rĂ©gime de Vichy. Totalement coupĂ©e du reste de la France, la rĂ©gion constitue une « zone interdite Â». Elle reste profondĂ©ment marquĂ©e par l’occupation allemande de la Première Guerre mondiale et des petits groupes de rĂ©sistance se constituent dès juillet 1940. Après de furieux combats entre Allemands en dĂ©route et Forces françaises de l'intĂ©rieur, Lille est libĂ©rĂ©e le 3 septembre 1944, de nouveau par les Britanniques.


     Après la Seconde Guerre mondiale, la ville se reconstruit sur ses industries traditionnelles (dont le textile) et doit affronter les crises industrielles Ă  partir des annĂ©es 1970. Dans ces annĂ©es de crise, le patrimoine architectural est malmenĂ©. Il faut attendre les annĂ©es 1990 pour que les Lillois prennent conscience de sa valeur et se remettent Ă  le promouvoir.


     Dans les annĂ©es 1990, la ville se modernise (Euralille, LGV Nord, etc.) et joue de sa position gĂ©ographique pour tenter de s'imposer comme plaque tournante du commerce entre le Royaume-Uni, le Benelux et la France.






Chapitre : Politique et administration



     En 2010, la commune de Lille a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e par le label « Ville Internet @@@@ Â».

  - Sous-chapitre : Tendances politiques


     Politiquement, Lille est une ville de gauche, les Ă©lecteurs ayant majoritairement votĂ© socialiste et communiste pour les Ă©lections municipales depuis le XIX siècle, avec notamment l'Ă©lection en 1896 de Gustave Delory qui fut membre du Parti ouvrier français. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succĂ©dĂ© qui, pour la plupart, se rĂ©clament d'une sensibilitĂ© de gauche. On peut citer comme maires membres de la Section française de l'Internationale ouvrière, Roger Salengro, Alexandre Bracke-Desrousseaux, suivi de Charles Saint-Venant et Denis Cordonnier. La transition entre la SFIO et le Parti socialiste se fit lors du mandat du maire Augustin Laurent qui connut depuis comme successeurs Pierre Mauroy, l'ancien premier ministre, et Martine Aubry, ministre du Gouvernement Jospin et Premier secrĂ©taire du Parti socialiste.


     Ă€ l’élection prĂ©sidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tĂŞte SĂ©golène Royal avec 32,98 %, soit 31 574 voix, suivie de Nicolas Sarkozy avec 26,40 %, soit 25 275 voix, suivi de François Bayrou avec 18,53 %, soit 17 742 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 9,13 %, soit 8 742 voix, aucun autre candidat ne dĂ©passant le seuil des 5 %. Au second tour, les Ă©lecteurs ont votĂ© Ă  55,92 %, soit 52 874 voix, pour SĂ©golène Royal contre 44,08 %, soit 41 680 voix, pour Nicolas Sarkozy, rĂ©sultat inverse de celui de la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour SĂ©golène Royal. Pour cette Ă©lection prĂ©sidentielle, le taux de participation a Ă©tĂ© très Ă©levĂ©. On compte alors 122 606 inscrits sur les listes Ă©lectorales lilloises. 80,04 %, soit 98 132 Ă©lecteurs, ont participĂ© aux votes, le taux d’abstention fut de 19,96 %, soit 24 474 Ă©lecteurs, 3,65 %, soit 3 578 Ă©lecteurs, ont effectuĂ© un vote blanc ou nul et enfin 94 554 suffrages, soit 77,12 %, ont Ă©tĂ© exprimĂ©s.

  - Sous-chapitre : Administration municipale


     Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Lille :

PériodeIdentitéPartiQualité
2001à ce jourMartine AubryParti socialiste (PS)Présidente de Lille Métropole Communauté urbaine depuis 2008
19732001Pierre MauroyParti socialiste (PS)Ancien Premier ministre, Sénateur du Nord, ancien Président de Lille Métropole Communauté urbaine
19551973Augustin LaurentParti socialiste (PS)Résistant, ancien ministre, ancien Député du Nord, ancien Président du Conseil général du Nord

  - Sous-chapitre : Finances publiques et fiscalitĂ©


     Le budget principal de la commune pour l'annĂ©e 2007 s’est Ă©levĂ© Ă  274 millions d'euros pour le fonctionnement et Ă  101,5 millions d'euros pour l'investissement. L’investissement est constituĂ© de 67,8 millions d’euros de dĂ©penses d’équipement et de 32,8 millions d’euros de remboursement d’emprunt. La ville s’est en effet engagĂ©e dans une dĂ©marche de dĂ©sendettement depuis 2005, et l’endettement a Ă©tĂ© ramenĂ© de 209 millions d’euros en 2004 Ă  159 millions d’euros en 2007, soit 727 euros par habitant, sensiblement au-dessous de la moyenne de la strate des communes de plus de 100 000 habitants (1 078 â‚¬/hab en 2007). De fait, le montant des investissements d’équipement par habitant, soit 309 â‚¬ en 2007, est gĂ©nĂ©ralement un peu infĂ©rieur Ă  celui de la moyenne de la strate (346 â‚¬ en 2007). Au total, le budget de la commune ne prĂ©sente pas de dĂ©sĂ©quilibre significatif et dĂ©gage rĂ©gulièrement une CapacitĂ© d'autofinancement de l’ordre de 40 millions d’euros par an (elle est exceptionnellement Ă©levĂ©e en 2007 Ă  67,1 millions d’euros).


     Les taux d’imposition locaux sont parmi les plus Ă©levĂ©s de France, en particulier pour la taxe d’habitation. Toutefois, le niveau moyen de prĂ©lèvement par habitant n’est pas très Ă©loignĂ© de la moyenne de la strate (soit, en 2007, 229 â‚¬/hab pour la taxe d’habitation et 251 â‚¬/hab pour la taxe foncière sur le bâti). La taxe professionnelle n’est pas perçue par la commune mais par la communautĂ© urbaine (rĂ©gime de la Taxe Professionnelle Unique).


     FiscalitĂ© directe 2007

TaxeTauxEuros par habitant
d'habitation34,00 %282
foncière sur le bâti24,03 %232
foncière sur le non-bâti16,65 %1
professionnelle(23,78 %)
Sources des donnĂ©es : Site du ministère de l'IntĂ©rieur, FiscalitĂ© locale. Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

  - Sous-chapitre : Instances judiciaires et administratives




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     Longtemps, Douai et Lille ont Ă©tĂ© rivales, pour la suprĂ©matie commerciale d'abord, puis administrative. Aujourd'hui, Lille est la prĂ©fecture de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais et du dĂ©partement du Nord. Ă€ ce titre, elle concentre la plupart des activitĂ©s liĂ©es Ă  la reprĂ©sentation de l’État au niveau rĂ©gional et dĂ©partemental. Mais c'est Douai qui a reçu le Parlement de Flandres en 1713 et qui est actuellement encore le siège de la cour d'appel de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais.


     La ville de Lille possède un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal correctionnel, un tribunal de police, un Tribunal administratif, un tribunal des affaires de SĂ©curitĂ© sociale, un Tribunal de commerce et un Conseil de Prud'hommes. C'est aussi le siège de la Direction interrĂ©gionale des services pĂ©nitentiaires et de la Direction dĂ©partementale de la Protection judiciaire de la jeunesse.


     Elle accueille Ă©galement de nombreuses autres administrations, en particulier :


     Principal pĂ´le de dĂ©cision de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais et du dĂ©partement du Nord, Lille cumule Ă©galement des fonctions correspondant Ă  tous les niveaux d’organisation administrative du territoire (Conseil rĂ©gional, Conseil gĂ©nĂ©ral, communautĂ© urbaine, etc.).

  - Sous-chapitre : Extension lilloise




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Plan de Lille en 1708



     Lille s’est Ă©tendue en fusionnant avec des communes voisines, Ă  plusieurs reprises :


     Depuis 1970, les diffĂ©rents maires de Lille ont cherchĂ© la fusion volontaire et concertĂ©e des communes limitrophes. Il s’agit du projet du Grand-Lille, projet qui se base sur un constat simple, et qui sera constamment repris par Augustin Laurent, Pierre Mauroy puis Martine Aubry : Lille, capitale du Nord-Pas-de-Calais, pèse moins de 200 000 habitants sur moins de 2 500 hectares. Pour affirmer son rĂ´le de leader, ĂŞtre en capacitĂ© de se dĂ©velopper et entraĂ®ner dans son sillage l’ensemble de la mĂ©tropole, Lille doit s’agrandir.


     En 1966-1967, la proposition d’Augustin Laurent comprend Ronchin, Lezennes, Hellemmes et Lomme, mais les maires rejetèrent tous la proposition. En 1976, Pierre Mauroy propose une association-fusion Ă  cinq communes voisines : Ronchin, Hellemmes, Lezennes, Mons-en-BarĹ“ul et Villeneuve-d'Ascq. Seule Hellemmes accepte et en avril 1977, le rapprochement est officialisĂ©. Martine Aubry propose une association en 2000 Ă  la ville de Lomme, et le 22 fĂ©vrier 2000, le Conseil d'État donne le feu vert Ă  l'association. Lille dĂ©passe enfin les 200 000 habitants sur près de 3 500 hectares.


     Depuis, l'agrandissement semble arrĂŞtĂ©, l'absorption de nouvelles communes nĂ©cessitant dĂ©sormais une ratification par rĂ©fĂ©rendum des populations concernĂ©es. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires de Lille et de Lomme en 2000, les maires des 12 communes alentours, pour dĂ©noncer l'absence de dĂ©mocratie participative, ont effectuĂ© des rĂ©fĂ©rendums au sein de leurs communes sur une Ă©ventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus Ă©levĂ© pour une fusion a Ă©tĂ© Ă  La Madeleine avec 16 % de votes favorables.


     Autre sujet de controverse, les deux dernières fusions sont dĂ©noncĂ©es comme Ă©tant en fait un acte de manipulation de la carte Ă©lectorale destinĂ© Ă  maintenir la ville Ă  gauche et Ă©viter les risques de virement Ă  droite dus au relatif embourgeoisement de Lille au cours des dernières dĂ©cennies.

  - Sous-chapitre : Extension de l'influence de la ville


     Dès 1905, quelques membres de la Chambre de commerce de Lille et un groupe d’ingĂ©nieurs des travaux publics lancent l’idĂ©e d’une fusion des villes de Lille, Roubaix et Tourcoing. Mais c’est Lille qui est engoncĂ©e dans ses fortifications tandis que Roubaix et Tourcoing sont alors au sommet d’un dĂ©veloppement industriel qui semble sans limites. Elles ne songent pas un instant Ă  s’unir Ă  leur voisine et rivale. Il faudra ainsi attendre 1967 pour que le gouvernement dĂ©cide seul, sans concertation des Ă©lus locaux, la crĂ©ation de la communautĂ© urbaine Lille-Roubaix-Tourcoing. Depuis lors, sous l'action d'Augustin Laurent (plusieurs fois ministre) puis de Pierre Mauroy dans ses diffĂ©rentes fonctions (sĂ©nateur du Nord, prĂ©sident de Lille MĂ©tropole CommunautĂ© urbaine, ancien PrĂ©sident du Conseil rĂ©gional du Nord-Pas-de-Calais et notamment ancien Premier ministre), l’influence de Lille s'est considĂ©rablement accrue au sein de l'agglomĂ©ration puis du dĂ©partement, de la rĂ©gion et au-delĂ .


     AccusĂ©e de lillo-centralisme par ses dĂ©tracteurs, Lille est aujourd'hui le siège de nombreuses institutions :




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Siège de la communauté urbaine



     Pour certains, une confusion existe entre l'influence de Lille et celle de la communautĂ© urbaine, celle-ci Ă©tant renforcĂ©e par la volontĂ© de la communautĂ© urbaine de communiquer uniquement sous l'appellation de Lille MĂ©tropole (ou mĂŞme de Lille tout court) concernant les projets auxquels elle apporte son soutien. On peut citer ainsi :


     Pour autant, formellement, Lille et la communautĂ© urbaine Lille MĂ©tropole ne peuvent ĂŞtre confondues, dans la mesure oĂą, contrairement aux autres communautĂ©s urbaines, celle de Lille a pour spĂ©cificitĂ© que la ville-phare reprĂ©sente moins de 20 % de la population globale.

  - Sous-chapitre : Liste des cantons




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Les cantons de Lille (hormis celui de Lomme)



     Lille est divisĂ©e en neuf cantons :

  - Sous-chapitre : SĂ©curitĂ©


     L'effectif total de policiers de la circonscription de police de Lille (qui excède la seule commune de Lille puisqu'elle couvre une population de plus de 550 000 habitants) s'Ă©tablissait en 2008 Ă  1 381 (ADS compris).


     La mĂŞme annĂ©e, le taux de criminalitĂ© de la circonscription a Ă©tĂ© de 109,87 actes pour mille habitants, en troisième position des douze villes françaises de plus de 250 000 habitants, après Nice (114,32) et Marseille (114,04), au mĂŞme niveau que Paris (109,81). Comme pour toutes les grandes villes françaises, ce taux est sensiblement plus Ă©levĂ© que la moyenne nationale (57,51) et que la moyenne de la rĂ©gion d'appartenance (61,53).


     En 2008, le nombre de faits Ă©lucidĂ©s par policier s'Ă©levait Ă  11,1, pour une moyenne nationale de 10,6.

  - Sous-chapitre : Politique environnementale


     La prĂ©occupation environnementale n'est pas rĂ©cente puisque dès les annĂ©es 1860, poussĂ©e par le mouvement hygiĂ©niste, la ville tente notamment de dĂ©ployer une politique d'espaces verts. Ă€ cette Ă©poque, un plan d'embellissement global de la ville est en particulier Ă©laborĂ© par le paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Mais sa rĂ©alisation aurait supposĂ© la mise en cause d'une partie des fortifications qui suscite l'opposition des militaires et il ne sera que très partiellement mis en Ĺ“uvre. De mĂŞme, la loi de 1919 sur l'amĂ©nagement et l'embellissement des villes restera largement lettre morte Ă  Lille faute de moyens. Plus gĂ©nĂ©ralement, le dĂ©veloppement anarchique de l'industrie et les contraintes Ă©conomiques et sociales qui en rĂ©sultent resteront longtemps des freins Ă  la rĂ©alisation d'actions d'ampleur. C'est pourquoi, en dĂ©pit des besoins manifestes, l'investissement de Lille dans une vĂ©ritable politique environnementale moderne n'est pas si ancien. Il s'est traduit en particulier par l'adhĂ©sion de la ville Ă  la Charte d'Aalborg en novembre 1995, par l'adoption d'un Plan d'action pour le dĂ©veloppement durable (PADD) en mars 1999, puis par la signature d'un agenda 21 en juin 2000. Le bilan de l’état d’avancement des 180 projets engagĂ©s depuis lors serait en cours de finalisation. Un grand nombre de ces initiatives s'inscrit dans le cadre plus large de la communautĂ© urbaine et certaines sont particulièrement originales, comme par exemple le système de tri sĂ©lectif assurĂ© par une SociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte, Triselec, qui associe qualitĂ© environnementale et Ă©conomie solidaire.


     Lille accueille par ailleurs pour la pĂ©riode 2007 Ă  2010 le Forum mondial de l’économie responsable organisĂ© par le RĂ©seau Alliances en partenariat avec des institutions publiques et privĂ©es, dont la Ville de Lille et Lille MĂ©tropole.

  - Sous-chapitre : Partenariats europĂ©ens et internationaux


     Lille s'est engagĂ©e très tĂ´t dans des relations de jumelages : un an après la signature du TraitĂ© de Rome en 1957, la ville dĂ©cide de mettre en place un jumelage avec une ville de chacun des cinq autres pays signataires du TraitĂ©.

Jumelages

Partenariats






Chapitre : Population et société


  - Sous-chapitre : DĂ©mographie


     Lille est la principale ville d'une vaste conurbation transfrontalière qui constitue l'une des zones urbaines les plus peuplĂ©es de France et de Belgique avec environ 1 900 000 habitants. Mais Lille, en tant que commune isolĂ©e, n'est que la dixième ville de France et une ville europĂ©enne de taille très moyenne.


     La première expansion dĂ©mographique remonte aux XII et XIII siècles, lorsque Lille se constitue en citĂ© marchande : au tout dĂ©but du XIV siècle, sa population est dĂ©jĂ  estimĂ©e Ă  25 000 Ă  30 000 habitants, si ce n'est 40 000. Les guerres et les Ă©pidĂ©mies feront ensuite parfois des ravages - Ă  la fin du XIV siècle, la population se serait trouvĂ©e rĂ©duite des deux-tiers, voire des trois quarts, par la famine et la peste noire - mais le nombre des habitants se maintient globalement autour de 40 000 Ă  50 000 Ă  partir du XVII siècle. La seconde expansion vient avec la rĂ©volution industrielle, tout au long du XIX siècle : en moins d'un siècle, la population fait plus que tripler. Après cette très forte expansion, Lille connait trois grands chocs dĂ©mographiques au XX siècle. D’abord, celui de la Première Guerre mondiale au cours de laquelle la population est amputĂ©e de 40 % et ramenĂ©e Ă  130 000 habitants. Beaucoup de ceux qui sont partis ou ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s (on estime Ă  9 500 le nombre des dĂ©portĂ©s de la seule rafle d'avril 1916) ne rentreront pas, et en particulier les 4 442 lillois officiellement morts au combat. Ainsi, Lille ne retrouvera qu’au dĂ©but des annĂ©es 2000, après l’intĂ©gration d’Hellemmes et de Lomme, sa population d’avant la guerre de 1914. Ensuite, celui de la Seconde Guerre mondiale. De nouveau, la population est ramenĂ©e Ă  168 000 habitants en 1941 du fait des morts, des prisonniers et dĂ©portĂ©s et des 20 000 Ă©vacuĂ©s de 1940. LĂ  encore, beaucoup ne reviendront pas dans une ville dĂ©vastĂ©e, en proie au chĂ´mage et Ă  une sĂ©vère crise du logement. Enfin, le choc de la pĂ©riurbanisation, commun Ă  un grand nombre de villes Ă  partir des annĂ©es 1960, avec en l’espèce la crĂ©ation de la ville nouvelle de Villeneuve-d’Ascq. Mais Ă  Lille, ce mouvement a certainement Ă©tĂ© accentuĂ© par la paupĂ©risation d'une partie de la population du fait de la crise Ă©conomique liĂ©e au dĂ©clin des industries lilloises. Ainsi, entre 1968 et 1990, Lille perd plus de 18 000 habitants en dĂ©pit de l’intĂ©gration d’Hellemmes (soit une baisse rĂ©elle de la population de la ville de l’ordre de 20 %). Et ce n’est que dans le courant des annĂ©es 1990 que Lille retrouve une croissance significative, due notamment Ă  l’afflux d’une population Ă©tudiante.


     L'Ă©volution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s Ă  Lille depuis cette date :


     Ă‰volution dĂ©mographique de 1793 Ă  2007

179318001806182118311836184118461851
66 76154 75661 46764 29169 07372 00572 53775 43075 795
185618611866187218761881188618911896
78 641131 727154 749158 117162 775178 144188 272201 211216 276
190119061911192119261931193619461954
210 696205 602217 807200 952201 921201 568200 575188 871194 616
19621968197519821990199920062007-
193 096190 546172 280168 424172 142184 657226 014225 789-
Nombre retenu Ă  partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassiniet INSEE 01.01.2007

     

    Liste :
  • Depuis 1977, la population de la ville de Hellemmes entre dans le total de la population.
  • Depuis 2000, la population de la ville de Lomme est comptabilisĂ©e dans le total de la population.

     Leurs populations s’élevaient, en 1999, Ă  18 371 pour Hellemmes (population totale) et 27 940 pour Lomme (population sans doubles comptes).


     Comme toutes les grandes villes europĂ©ennes, Lille a connu plusieurs vagues d'immigration, qui sont venues compenser en partie le dĂ©ficit dĂ©mographique après les deux conflits mondiaux. Mais la première a commencĂ© dès le milieu du XIX siècle lorsque, après la crise de 1845 en Flandres belges, des milliers de familles ont franchi la frontière pour chercher du travail dans les usines textiles du Nord de la France. Sans ĂŞtre aussi importante qu’à Roubaix ou Tourcoing, la population Ă©trangère, essentiellement belge, reprĂ©sente ainsi jusqu’à 25 % de la population lilloise au cours de la seconde moitiĂ© du XIX siècle. Entre les deux guerres, des Italiens et dĂ©jĂ  plusieurs milliers de travailleurs maghrĂ©bins ont contribuĂ© au repeuplement. Des Polonais sont Ă©galement venus s'installer Ă  Lille, mais moins massivement que dans le Bassin Minier du Nord. Après la deuxième guerre mondiale, la ville connaĂ®t de nouveau une forte immigration, en provenance du sud de l'Europe (principalement d'Italie et du Portugal) et surtout du Maghreb (essentiellement d'AlgĂ©rie et du Maroc), fortement concentrĂ©e dans les quartiers sud et est de la ville, Ă  Wazemmes, Lille-Moulins et Fives. L'immigration en provenance de Turquie, de Chine ou d'Afrique noire est plus rĂ©cente et de moindre ampleur. Enfin, Lille connaĂ®t actuellement une immigration de Roms qui vivent souvent dans des conditions particulièrement prĂ©caires. Au total, les principales vagues d'immigration sont relativement anciennes. En 2006, seuls 9 311 habitants, soit 4,1 % de la population totale, sont français par acquisition et 17 983, soit 8 % de la population totale, sont de nationalitĂ© Ă©trangère. Parmi eux, les plus nombreux sont Marocains (5 161), majoritairement issus de la rĂ©gion du Rif, et AlgĂ©riens (3 779). Viennent ensuite 3 464 EuropĂ©ens, 3 368 Africains (hors Maroc et AlgĂ©rie) et 2 211 ressortissants d'autres pays du monde.


     Lille est aussi une ville jeune : la part des moins de 20 ans atteint 24 % de la population, soit un taux proche de ceux de Marseille (23 %) et Nantes (22 %), sensiblement supĂ©rieur Ă  ceux de Lyon (21 %) ou Toulouse (19 %). D’abord en raison d'un solde naturel (naissances - dĂ©cès) relativement Ă©levĂ© : depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, la ville enregistre plus de 3 500 naissances domiciliĂ©es Ă  Lille pour un peu moins de 1 600 dĂ©cès. Ensuite parce que c’est une ville Ă©tudiante : 20,8 % de la population est Ă©tudiante, taux comparable Ă  ceux de Rennes ou Montpellier, voire de Toulouse (17,8 %), mais très supĂ©rieur Ă  ceux de Nantes (15,4 %), Lyon (13,8 %) ou Marseille (10,1 %). Enfin parce que c’est une ville d'actifs plutĂ´t jeunes et oĂą l’on ne reste pas l’âge de la retraite venu : les plus de 60 ans ne reprĂ©sentent que 13 % de la population de la ville, contre 18 % Ă  Nantes, 19 % Ă  Lyon et Toulouse, 23 % Ă  Marseille.


     L'examen de la pyramide des âges de la population lilloise en 2006 et la comparaison avec 1982 font apparaĂ®tre que les classes d'âge les plus nombreuses, qui sont aussi celles qui ont le plus fortement progressĂ©, sont 20 Ă  24 ans (37 574 individus) et 25 Ă  29 ans (26 647 individus).

MĂ©nages de :
1 personne2 pers.3 pers.4 pers.5 pers.6 pers. ou +
Lille52,2 %26,0 %9,6 %6,6 %3,3 %2,2 %
Moyenne Nationale32,8 %32,6 %15,0 %12,7 %4,9 %1,9 %
Sources des donnĂ©es : INSEE

  - Sous-chapitre : Enseignement

Établissements éducatifs


     Les Ă©tablissements Ă©ducatifs de la commune relèvent de l'acadĂ©mie de Lille qui Ă©volue sous la supervision de l'Inspection acadĂ©mique du Nord.


     La commune compte 50 Ă©coles maternelles, 51 Ă©coles Ă©lĂ©mentaires, 21 collèges, 16 lycĂ©es gĂ©nĂ©raux, neuf lycĂ©es professionnels et 1 EREA. L'enseignement privĂ© sous contrat y tient une part importante puisqu'il concerne neuf collèges, neuf lycĂ©es gĂ©nĂ©raux et trois lycĂ©es professionnels.


     Huit lycĂ©es comprennent des classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles, soit quatre lycĂ©es publics : Faidherbe (filières scientifique, Ă©conomique, littĂ©raire et commerciale), Berger (filière Ă©conomique), Baggio (filières scientifique et rĂ©servĂ©e aux techniciens supĂ©rieurs), Montebello (filière scientifique) et quatre lycĂ©es privĂ©s : Saint Pierre (filière scientifique), Ozanam (filière scientifique), Saint Paul (filière Ă©conomique), Notre Dame de la Paix (filière littĂ©raire et commerciale).


     Sont par ailleurs situĂ©s dans la commune des Ă©tablissements de l'UniversitĂ© Lille I (sciences et technologies) , de l'UniversitĂ© Lille II (droit et santĂ©), de l'UniversitĂ© Lille III (sciences humaines, lettres et arts), ainsi que l'UniversitĂ© catholique de Lille. Leurs laboratoires contribuent au pĂ´le de recherche et d'enseignement supĂ©rieur UniversitĂ© Lille Nord de France.


     Les locaux de plusieurs Ă©coles d'enseignement supĂ©rieur sont Ă©galement situĂ©s dans la commune : École des hautes Ă©tudes commerciales du Nord, École supĂ©rieure de commerce de Lille, École supĂ©rieure de journalisme de Lille, Institut d'administration des entreprises de Lille, Institut d'Ă©tudes politiques de Lille, Institut d'Ă©conomie scientifique et de gestion — School of Management.

Vie étudiante




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L'institut catholique de Lille



     Au XVI siècle, c'est Douai qui accueille les facultĂ©s nordistes sous l’impulsion des monarques espagnols ; les facultĂ©s deviennent universitĂ© impĂ©riale en 1808.


     Ă€ cette Ă©poque, Lille ne possède ni universitĂ©, ni acadĂ©mie, mais seulement deux collèges enseignant les humanitĂ©s : le collège de St Pierre créé en 1569 par des prĂŞtres sĂ©culiers et le collège de la ville fondĂ© en 1592, dirigĂ© par des JĂ©suites jusqu'en 1765, puis par des prĂŞtres sĂ©culiers jusqu'en 1791.


     Cependant, au cours du XVIIIe siècle, un enseignement artistique commence Ă  se dĂ©velopper : une Ă©cole publique de dessin s'ouvre en 1753, une Ă©cole d'architecture en 1758 et un cours de mathĂ©matiques en 1763. Ces trois institutions fusionnent en 1766 pour donner naissance Ă  l'AcadĂ©mie des Arts. De mĂŞme, des sociĂ©tĂ©s savantes se crĂ©ent. D'abord une sociĂ©tĂ© littĂ©raire, Le Brunin, fondĂ©e notamment par Charles-Joseph Panckoucke, libraire et Ă©diteur de revue. Puis, en 1785, le Collège des Philalèthes, fondĂ© par Liborio Valentino, apothicaire Ă  Lille, et Charles-Joseph Panckoucke. Issu d'une loge maçonnique, ce collège qui enseigne les sciences et techniques est actif jusqu'Ă  la RĂ©volution française. Il est suivi par la sociĂ©tĂ© des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille Ă  partir de 1802.


     Mais ce n'est qu'au cours du XIXe siècle que la vocation acadĂ©mique de Lille s'affirme. Une Ă©cole de mĂ©decine est mise en place en 1805 ; des cours municipaux de sciences sont Ă©tablis en 1817 ; un lycĂ©e est créé en 1852 ; la facultĂ© des sciences de Lille, dont le premier doyen est Louis Pasteur, est fondĂ©e en 1854 ; une Ă©cole publique d'ingĂ©nieurs est créée en 1854 par la municipalitĂ© de Lille et devient en 1864 l'École impĂ©riale des arts industriels et des mines.


     Dès la crĂ©ation de la facultĂ© de Sciences, de nombreux bâtiments sont construits pour accueillir les Ă©tudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas et la rue Jeanne d'Arc, dans le quartier Saint-Michel. C'est lĂ  que s'Ă©tablit en 1872 l’Institut industriel du Nord devenu depuis l’École centrale de Lille. Les bâtiments de la facultĂ© de mĂ©decine et de pharmacie de Lille sont inaugurĂ©s par Jules Ferry le 24 avril 1874.


     Depuis 1875, il existe Ă  Lille des facultĂ©s catholiques (droit, lettres et sciences) qui se fĂ©dèrent en 1877 sous le terme d'institut catholique de Lille, lequel s'installe au cĹ“ur du quartier Vauban Esquermes. Toujours prĂ©sent dans ses locaux historiques, il comprend aujourd'hui six facultĂ©s : lettres et sciences humaines, droit, sciences et techniques, mĂ©decine et thĂ©ologie, Ă©conomie et gestion.




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La bibliothèque universitaire et la faculté des Lettres de 1895



     Le 22 octobre 1887, deux dĂ©crets signĂ©s par le ministre Eugène Spuller transfèrent les facultĂ©s douaisiennes de Lettres et de Droit Ă  Lille, mettant un terme Ă  trente ans de rivalitĂ©s entre les deux villes. Toutes les facultĂ©s publiques sont ainsi regroupĂ©es Ă  Lille , elles sont unifiĂ©es pour devenir l’universitĂ© de Lille, qui se dĂ©veloppe d’abord au sein du quartier Lille-Centre. Elle est rejointe par l’École supĂ©rieure de commerce de Lille, fondĂ©e en 1892 ; l’École nationale supĂ©rieure de chimie de Lille, créée en 1894 en tant qu'Institut de chimie de Lille et qui poursuit notamment les travaux pionniers de FrĂ©dĂ©ric Kuhlmann sur les procĂ©dĂ©s de production d'acide sulfurique pour l'industrie textile ; l'Institut Pasteur de Lille, Ă©tabli en 1898 et dirigĂ© par Albert Calmette ; l’antenne lilloise de l’École nationale supĂ©rieure d'arts et mĂ©tiers, créée en 1900 boulevard Louis XIV.


     Comme dans le reste du pays, les Ă©vènements de mai 1968 entrainent Ă  Lille un dĂ©mĂ©nagement vers des campus modernes en pĂ©riphĂ©rie, de l'École centrale de Lille en 1968, puis de l'École nationale supĂ©rieure de chimie de Lille et de l'universitĂ© entre 1970 et 1974. L’État crĂ©e alors Ă  partir de l'universitĂ© trois entitĂ©s publiques axĂ©es chacune autour d’un campus spĂ©cifique : Lille I Ă  Villeneuve-d'Ascq, Lille II Ă  Ronchin et Lille III Ă©galement Ă  Villeneuve-d'Ascq. Cependant, durant la dernière dĂ©cennie du XX siècle, un retour partiel dans Lille s'amorce : l'institut d'administration des entreprises dĂ©pendant de Lille I s'implante dans le quartier du vieux-Lille et, en 1991, l'Institut d'Ă©tudes politiques de Lille s'installe dans le quartier de Moulins oĂą il est rejoint par la facultĂ© de Droit Ă  partir de 1995.


     En 2006, l'agglomĂ©ration de Lille Ă©tait, après Paris et Lyon, le troisième pĂ´le Ă©tudiant de France avec plus de 115 000 Ă©lèves, Ă©tudiants et stagiaires de plus de 15 ans. Le PRES universitĂ© Lille Nord de France comprend le Collège doctoral europĂ©en UniversitĂ© Lille Nord de France, qui regroupe les six Ă©coles doctorales du Nord-Pas-de-Calais, et rassemble 3 000 doctorants.

  - Sous-chapitre : Cultes


     Lille est un haut lieu du catholicisme depuis les origines de la ville. Tout au long de son histoire, elle en a connu les excès, comme Ă  l'Ă©poque de la Contre-RĂ©forme, mais aussi les avancĂ©es avec, par exemple, le catholicisme social d'un Philibert Vrau. C'est Ă©galement une terre d'immigration qui a amenĂ© avec elle un renouveau du protestantisme Ă  partir du dĂ©but du XIX siècle, une petite communautĂ© juive au cours de la seconde moitiĂ© du XIX siècle et une importante communautĂ© musulmane Ă  partir du dĂ©but du XX siècle.

Catholiques


     Dès les origines, Lille connait une vie religieuse intense qui se traduit notamment par la multiplication rapide des paroisses : en 1280, Lille en possède dĂ©jĂ  sept. Elle se traduit aussi par la fondation d'un bĂ©guinage en 1240 et le dĂ©veloppement des fondations religieuses, comme par exemple celle des dominicains, et hospitalières, dont la plus cĂ©lèbre est l'Hospice Comtesse fondĂ© en 1236. De grandes cĂ©rĂ©monies religieuses ponctuent l'annĂ©e liturgique, notamment autour du culte de Notre-Dame de la Treille, Ă  laquelle une sĂ©rie de miracles est attribuĂ©e Ă  partir de 1254.


     Entre le milieu du XVI siècle et le dĂ©but du XVII siècle, Lille devient un bastion de la Contre-RĂ©forme. Cette Ă©poque est marquĂ©e par l'arrivĂ©e des jĂ©suites, des capucins, des augustins, des minimes, des carmes dĂ©chaussĂ©es, des brigittines, des carmĂ©lites, des urbanistes, des cĂ©lestines, des ursulines, etc. qui partout bâtissent des couvents. En 1634, après quatre siècles de dĂ©votion, la Vierge Marie devient la sainte patronne de la ville sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Treille. Elle est fĂŞtĂ©e le dimanche après la Sainte TrinitĂ© (fin mai-dĂ©but juin).


     Après la RĂ©volution française et tout au long du XIX siècle, le militantisme catholique lillois reste très vivace. Il est notamment incarnĂ© par une bourgeoisie majoritairement monarchiste mais aussi par une partie du patronat animĂ©e d'une conception chrĂ©tienne du corporatisme et qui est Ă  l'origine de nombreuses initiatives comme la crĂ©ation de l'UniversitĂ© catholique de Lille en 1875. Pourtant, ce n'est que le 25 octobre 1913 que l'archidiocèse de Cambrai est divisĂ© en deux pour donner naissance au diocèse de Lille.


     En 2008, Lille est Ă©levĂ©e au rang d'archevĂŞchĂ© mĂ©tropolitain, siège de l'archevĂŞque qui a autoritĂ© sur les diocèses d'Arras, Cambrai et Lille. Actuellement, la seule zone pastorale de Lille comprend 24 Ă©glises regroupĂ©es en neuf paroisses sur quatre doyennĂ©s :

    Liste :
  • le doyennĂ© de Lille Ouest (deux paroisses et cinq Ă©glises pour 35 000 habitants);
  • le doyennĂ© de Lille Est (trois paroisses et sept Ă©glises pour 46 000 habitants);
  • le doyennĂ© de Lille Sud (deux paroisses et six Ă©glises pour 60 000 habitants);
  • le doyennĂ© de Lille Centre (deux paroisses et six Ă©glises pour 25 000 habitants).

     Enfin, pour couvrir l'ensemble de la ville, il faut y ajouter la paroisse de L'Emmanuel - Lomme, Capinghem, qui comprend trois Ă©glises, dont deux Ă  Lomme.

La rue Faidherbe lors de la Braderie en 2005





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On peut danser le tango dans la Vieille Bourse les dimanches soir d'été



     Chaque annĂ©e, le premier week-end de septembre, la ville organise la grande Braderie de Lille, l'un des plus grands rassemblements de France et le plus grand marchĂ© aux puces d'Europe. Ses origines remontent au XII siècle et elle reçoit de nos jours environ deux millions de visiteurs chaque annĂ©e.


     La ville accueille par ailleurs rĂ©gulièrement plusieurs festivals de cinĂ©ma, de musique ou encore de photographie :


     Ainsi que des Ă©vènements Ă  caractère plus local :

    Liste :
  • le Festival international de la soupe, chaque 1 mai Ă  Wazemmes, sur la place du marchĂ© de Wazemmes et aux environs de la maison folie de Wazemmes après la traditionnelle manifestation des travailleurs ;
  • Lille Comics Festival, le premier week-end de novembre pour les passionnĂ©s de bandes dessinĂ©es anglo-saxonnes ;
  • le Festival audiovisuel de Lille L'Acharnière, qui prĂ©sente la production audiovisuelle rĂ©gionale de l'annĂ©e.

     Lille Grand Palais accueille Ă©galement de nombreux salons et expositions pĂ©riodiques parmi lesquels, depuis 2008, la Foire EuropĂ©enne de l’Art Contemporain Lille Art Fair, en avril.

  - Sous-chapitre : Sports

La façade de l'immeuble de la Voix du Nord



     Le siège du principal opĂ©rateur rĂ©gional, le groupe La Voix du Nord, est situĂ© sur la Grand'Place de Lille. Il Ă©dite notamment les quotidiens rĂ©gionaux La Voix du Nord, tirĂ© Ă  300 000 exemplaires dans 24 Ă©ditions locales, et Nord Ă©clair, tirĂ© Ă  35 000 exemplaires dans cinq Ă©ditions locales, ainsi que le journal d'information gratuit Lille Plus, diffusĂ© Ă  environ 50 000 exemplaires. Le groupe Ă©dite Ă©galement d'autres formats, tels que l'hebdomadaire La Voix des Sports ou le bimestriel La Voix l'Etudiant, destinĂ© aux Ă©tudiants de la rĂ©gion. Il possède par ailleurs C9 TĂ©lĂ©vision, qui a diffusĂ© sur le câble dans la majeure partie de la mĂ©tropole lilloise jusqu'en avril 2009 avant d'ĂŞtre remplacĂ©e par la nouvelle chaĂ®ne rĂ©gionale de la TNTWĂ©o.


     Lille accueille Ă©galement l'une des treize antennes rĂ©gionales de France 3, France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie et une Ă©dition locale des journaux gratuits 20 minutes et Metro. Jusqu'au 19 dĂ©cembre 2008, Lille avait un dĂ©crochage local de M6.


     Au plan radiophonique, la ville est couverte par de nombreuses stations locales, qu'il s'agisse de dĂ©clinaisons rĂ©gionales d'acteurs nationaux, comme France Bleu Nord (87,8 MHz), RTL 2 Nord (89,2 MHz), Virgin Radio Lille (92,0 MHz), ChĂ©rie FM Nord (93,9 MHz), Skyrock Nord (94,3 MHz), RFM Nord (96,0 MHz), NRJ Lille (101,3 MHz), ou d'acteurs locaux, comme Radio Boomerang (89,7 MHz), Radio Metropolys (97,6 MHz) et Pastel FM (99,4 MHz) qui Ă©mettent depuis Roubaix, Contact (91,4 MHz) qui Ă©met depuis Tourcoing, Galaxie (95,3 MHz) qui Ă©met depuis Wattrelos, RCV (99,0 MHz) qui Ă©met depuis Lille, RPL 99 FM (99,0 MHz) qui Ă©met depuis Lambersart, Mona FM (99,8 MHz) qui Ă©met depuis Armentières ou Radio Campus (106,6 MHz) qui Ă©met depuis Villeneuve-d'Ascq. Plusieurs radios belges peuvent Ă©galement ĂŞtre captĂ©es, en particulier les diffĂ©rents canaux de la RTBF. Les radios musicales d'Outre-QuiĂ©vrain sont souvent très prisĂ©es par les jeunes car elles sont rĂ©putĂ©es en avance sur leurs consĹ“urs françaises.


     Concernant la presse aussi, Ă  cĂ´tĂ© des grands opĂ©rateurs rĂ©gionaux, Lille bĂ©nĂ©ficie de nombreuses initiatives locales, telles que le journal La Brique, LibertĂ© Hebdo Lille, Presto! ou le magazine Pays du Nord.

  - Sous-chapitre : Vie militaire

Article dĂ©taillĂ© : Vie militaire de Lille.



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Les quartiers de la caserne Négrier



     Rivale de Douai pour la suprĂ©matie commerciale, universitaire et administrative, de Roubaix et Tourcoing pour la suprĂ©matie industrielle, de Cambrai pour la suprĂ©matie religieuse, seule la vocation militaire de Lille n'a jamais Ă©tĂ© disputĂ©e. Lille a toujours Ă©tĂ© une ville de garnison, laquelle comptait 4 700 hommes au dĂ©but du XX siècle. Elle a abritĂ© de nombreuses casernes dont plusieurs sont encore en activitĂ©, comme la caserne NĂ©grier, la caserne KlĂ©ber, la caserne Saint-AndrĂ© (ancienne caserne Saint-Ruth) ou encore la caserne Vandamme, qui accueille le Centre InterarmĂ©es de Reconversion de Lille.


     Mais la vie militaire moderne de Lille, siège du Commandement des forces terrestres, est principalement marquĂ©e par la prĂ©sence du 43 RI et du Corps de RĂ©action Rapide France au sein de la citadelle de Lille.


     La ville a Ă©galement reçu plusieurs distinctions :






Chapitre : Économie



     Historiquement, Lille dispose d’un très riche passĂ© industriel et commercial, en particulier dans les domaines de l’agro-alimentaire avec ses moulins et ses brasseries, du textile autour de la filature du lin et de la transformation du coton, de la mĂ©canique Ă  destination notamment de l’automobile et du ferroviaire. Marques d'un riche passĂ© commerçant, certaines grandes enseignes françaises sont nĂ©es Ă  Lille, tels que les magasins d'Ă©lectromĂ©nager Boulanger, originellement installĂ©s rue LĂ©on-Gambetta, ou encore les boulangeries Paul, dont la première boutique est situĂ©e place de Strasbourg. C’est aussi, de longue date en raison des fortunes qui s’y sont bâties, un centre financier de premier plan, dans la banque et l’assurance. Mais Lille est aujourd’hui largement recentrĂ©e sur sa vocation de capitale administrative et de fournisseur de services publics ou privĂ©s aux activitĂ©s environnantes. C’est pourquoi l’apprĂ©hension de l’économie locale Ă  l’échelle de la seule commune de Lille ne revĂŞt qu’un sens très limitĂ©.

  - Sous-chapitre : Revenus de la population et fiscalitĂ©




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Une courée dans le quartier de Wazemmes



     Socialement, Lille a toujours Ă©tĂ© une ville de contrastes. En tant que citĂ© marchande, lorsque l’opulence des bourgeois cĂ´toie la prĂ©caritĂ© de la condition des artisans et la misère du petit peuple, mais surtout en tant que citĂ© industrielle. C’est certainement la ville française qui a incarnĂ© le mieux les ravages sociaux de l’industrialisation et la paupĂ©risation des classes laborieuses. Lille tient ainsi une place de choix dans le « Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employĂ©s dans les manufactures de coton, de laine et de soie Â» publiĂ© en 1840 par Louis RenĂ© VillermĂ© et c’est après un passage Ă  Lille en 1851 que Victor Hugo Ă©crit le poème des Châtiments « Joyeuse vie Â» et son cĂ©lèbre vers « Caves de Lille ! on meurt sous vos plafonds de pierre ! Â» . Cette situation ne changera guère jusqu’à la seconde guerre mondiale. Ainsi, de 1850 jusqu’à la Première Guerre mondiale, 8 Ă  9 % de la population lilloise, constituĂ©e d’industriels, nĂ©gociants, propriĂ©taires et professions libĂ©rales, dĂ©tient entre 88 % et 91 % de la fortune de la citĂ© tandis que les classes populaires, qui reprĂ©sentent près des deux tiers de la population, n’en contrĂ´lent qu’une part très restreinte, toujours infĂ©rieure Ă  1 %. Dans les annĂ©es 1920, la misère se perpĂ©tue et en 1937-1938 encore, 52 % des dĂ©cĂ©dĂ©s ne laissent aucun hĂ©ritage.




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Hôtels particuliers rue Négrier dans le Vieux-Lille



     Si la situation des Lillois n’est bien entendu plus la mĂŞme aujourd’hui, toute trace du passĂ© n’a pourtant pas disparu. Globalement, le revenu fiscal moyen des mĂ©nages par UC en 2007 est le plus faible des principales villes françaises et infĂ©rieur de plus de 2 600 â‚¬ Ă  la moyenne nationale. L’éventail des revenus y est par ailleurs très ouvert, le rapport entre le seuil des 10 % de revenus fiscaux les plus Ă©levĂ©s (34 676 â‚¬ par UC) et le seuil des 10 % de revenus fiscaux les plus faibles (2 609 â‚¬ par UC) atteignant 13,3 (contre 5,4 pour l'ensemble de la France mĂ©tropolitaine).


     L'ampleur de cet Ă©cart tient plus au nombre des foyers Ă  très faible revenu qu’à l’importance des plus hauts revenus : le seuil du 1er dĂ©cile se situe Ă  6 573 â‚¬ par UC au niveau national, 2,5 fois au-dessus du seuil lillois, tandis que le seuil du neuvième, Ă  35 572 â‚¬ par UC, est très proche du seuil lillois. Ainsi, en 2007, plus de 35 % des foyers fiscaux lillois prĂ©sentent un revenu infĂ©rieur Ă  9 400 â‚¬, soit 8,5 points de plus qu’au niveau national, et seuls 48,6 % des foyers fiscaux sont imposables, soit cinq points de moins qu'au niveau national. Parmi les grandes villes, seules Montpellier et Marseille prĂ©sentent des situations similaires. Pour autant, il existe Ă©galement une classe très aisĂ©e Ă  Lille, 1,2 % des foyers fiscaux Ă©tant redevables de l’impĂ´t sur la fortune, pour un patrimoine moyen de près de 1,7 millions d’euros.


     Les disparitĂ©s entre quartiers sont par ailleurs importantes : en 2002, le revenu mĂ©dian s'Ă©tablissait Ă  moins de 6 800 euros par UC dans les quartiers du sud (Fives, Lille-Sud, Faubourg de BĂ©thune), tandis qu'il dĂ©passait 16 000 euros par UC dans les quartiers du nord-ouest (Vauban-Esquermes, Vieux-Lille et Centre).


     Mais cette approche localisĂ©e, pour ĂŞtre vĂ©ritablement pertinente au regard de celle des principales villes françaises, ne doit pas s’effectuer au niveau de la seule commune de Lille, mais de la mĂ©tropole dans son ensemble, la polarisation sociale Ă©tant Ă©galement très marquĂ©e Ă  cette Ă©chelle en dĂ©pit d'un rapport inter-dĂ©ciles de moindre ampleur.


     Revenu fiscal des mĂ©nages des dix premières villes de province par UnitĂ© de Consommation en 2007

MĂ©nages de :Nombre d’UCRevenu fiscal moyenSeuil du premier dĂ©cile (€)Seuil du neuvième dĂ©cile (€)Rapport inter-dĂ©ciles (9/1)
Marseille546 61118 2572 40834 35114,3
Lyon311 98223 9126 34042 6406,7
Toulouse273 50221 2224 42738 6438,7
Nice255 55620 1704 32236 5998,5
Nantes180 19921 8355 53038 9127,0
Strasbourg164 33820 1113 87337 2669,6
Montpellier154 88518 1773 06034 58511,3
Bordeaux154 02422 7454 60942 1479,1
Lille138 29418 1272 60934 67613,3
Rennes123 85921 5095 44237 9117,0
CU de Lille Métropole703 12419 2484 62834 2217,4
France métropolitaine40 895 69720 7526 57335 5725,4
Sources des donnĂ©es : INSEE

     En effet, si Lille, comme beaucoup de villes-centre, prĂ©sente une importante mixitĂ© sociale et une forte proportion de personnes isolĂ©es et de familles monoparentales, cette situation se retrouve dans d'autres communes de la mĂ©tropole (en particulier Ă  Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d'Ascq, Loos, etc.) tandis que les communes rurbaines accueillent pour l'essentiel des familles aisĂ©es, pour la plupart propriĂ©taires de leur logement (en particulier au Nord de Lille, Ă  Verlinghem, Wambrechies, Marcq-en-BarĹ“ul, Bondues, Mouvaux, Roncq, Linselles, etc.), pour ne pas citer Croix qui dĂ©tenait, jusqu'en 2008, le record de France du patrimoine moyen des personnes assujetties Ă  l'ISF.

  - Sous-chapitre : Emploi


     Si, en l'espace de 40 ans, le niveau de l'emploi n'a guère Ă©voluĂ©, sa structure s'est par contre profondĂ©ment modifiĂ©e. Ă€ la fin des annĂ©es 1960, l'industrie lilloise emploie encore quelque 50 000 personnes. En 2006, elles sont moins de 10 000. En leur sein, les activitĂ©s industrielles traditionnelles ont par ailleurs pratiquement disparues. Trois industries emploient environ 1 400 personnes chacune : l'Eau, gaz & Ă©lectricitĂ© ; l'Édition, imprimerie, reproduction et les Industries agricoles et alimentaires. Aucune autre n'atteint le seuil de 1 000 et l'industrie textile ne reprĂ©sente plus que 350 emplois. Les qualifications employĂ©es se sont aussi fortement modifiĂ©es : l'emploi industriel est en 2006 constituĂ© pour près de moitiĂ© de cadres et professions intermĂ©diaires, en premier lieu administratives ; l'emploi ouvrier n'en reprĂ©sente plus que 38 %. L'essentiel de l'emploi ouvrier est Ă  prĂ©sent de type artisanal, dans la construction et les services.


     Emploi au lieu de travail Lille-Hellemmes-Lomme de 1968 Ă  2006

Secteur d’emploi196819751982199019992006
Agriculture340240144116175216
Industrie & BTP51 90043 50034 58822 40615 35113 958
Tertiaire91 992103 790107 916114 992122 736136 881
Total144 232147 530142 648137 514138 262151 055
Sources des donnĂ©es : INSEE



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La cité administrative



     Le secteur tertiaire, qui reprĂ©sentait 64 % des emplois en 1968, en reprĂ©sente 91 % en 2006. Les deux premiers employeurs sont l'administration publique et la santĂ© et action sociale avec environ 24 000 emplois chacun. Viennent ensuite l'Ă©ducation avec 13 000 emplois et les activitĂ©s de conseil et d'assistance aux entreprises avec plus de 10 000 emplois. Le commerce de dĂ©tail et les activitĂ©s financières reprĂ©sentent Ă©galement près de 10 000 emplois pour le premier et de 9 000 pour les secondes, tandis que les services opĂ©rationnels aux entreprises et les transports en reprĂ©sentent près de 8 000 chacun.


     Dans cet ensemble, les cadres et employĂ©s de la fonction publique reprĂ©sentent plus de 55 000 salariĂ©s, soit environ 40 % des cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures, professions intermĂ©diaires et employĂ©s. La ville de Lille bĂ©nĂ©ficie en effet de nombreux emplois publics, que ce soit :

    Liste :
  • de la fonction publique d’État (principalement dans les services dĂ©concentrĂ©s de l'État regroupĂ©s au sein de la citĂ© administrative, dans les Ă©tablissements d'enseignement et l'une des trois facultĂ©s publiques de l'agglomĂ©ration encore situĂ©e Ă  Lille, Ă  l'INSEE) ;
  • de la fonction publique hospitalière (le centre hospitalier rĂ©gional situĂ© Ă  Lille-Sud est le premier employeur de la rĂ©gion) ;
  • de la fonction publique dĂ©centralisĂ©e (territoriale, tels les conseils gĂ©nĂ©ral et rĂ©gional, ou particulière, telle la Banque de France) ;
  • ou des Ă©tablissements publics industriels et commerciaux (siège rĂ©gional de la SNCF, d'EDF) ou administratifs (INPI, etc.)

     Les autres emplois sont principalement occupĂ©s par des cadres administratifs, commerciaux ou techniques d'entreprise (12 500), des professions intermĂ©diaires administratives d'entreprises (15 000) et des employĂ©s administratifs d'entreprise (13 500). Les employĂ©s de commerce et les personnels de services aux particuliers reprĂ©sentent aussi environ 7 000 emplois chacun.


     RĂ©partition de l'emploi au lieu de travail par catĂ©gorie socio-professionnelle en 1968 et 2006

LMCU1,3 %0,3 %9,0 %3,8 %5,3 %17,5 %14,6 %27,7 %24,4 %29,6 %45,4 %21,1 %
France entière12,5 %2,2 %9,9 %6,0 %5,2 %15,4 %12,4 %24,6 %22,5 %28,7 %37,6 %23,2 %
Sources des donnĂ©es : INSEE

     Ainsi, Ă  la fin des annĂ©es 1960, Lille Ă©tait dĂ©jĂ  une capitale rĂ©gionale dotĂ©e de nombreuses institutions, publiques et privĂ©es. Cette vocation s'est renforcĂ©e et, en 2006, plus de la moitiĂ© de l'emploi lillois est occupĂ© par des cadres, professions intellectuelles et intermĂ©diaires. Mais c'Ă©tait aussi une grande ville manufacturière prĂ©sentant un taux d'emplois ouvriers proche de la moyenne nationale. Ce n'est plus le cas en 2006 : la part de l'emploi ouvrier a diminuĂ© de plus de 20 points et se situe près de 10 points au-dessous de la moyenne nationale.


     Parallèlement, la population active lilloise s'Ă©tablissait en 2006 Ă  107 931 personnes, parmi lesquelles 89 784 ayant un emploi.


     RĂ©partition de la population active par catĂ©gorie socio-professionnelle en 1968 et 2006

LMCU1,3 %0,3 %9,5 %3,8 %5,5 %16,7 %15,0 %25,5 %24,7 %29,1 %44,1 %24,7 %
France entière12,2 %1,9 %9,6 %5,7 %5,1 %14,4 %12,3 %23,9 %22,7 %29,6 %38,1 %24,6 %
Sources des donnĂ©es : INSEE

     La sociologie des actifs lillois a logiquement suivi celle des emplois. Toutefois, les cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures et les ouvriers sont sur-reprĂ©sentĂ©s dans la population par rapport Ă  la structure de l'emploi local. Mais leur situation au regard de l'emploi est radicalement diffĂ©rente. Si, comme partout en France, le taux de chĂ´mage a augmentĂ© pour toutes les catĂ©gories socio-professionnelles depuis une trentaine d'annĂ©es, seuls 4,3 % des cadres et professions intellectuelles supĂ©rieures sont sans emploi en 2006, taux conforme Ă  la moyenne nationale (4,1 %), quand c'est le cas de 28 % des ouvriers, soit 13 points de plus qu'au niveau national (15,1 %).


     Le dĂ©calage introduit par la rapiditĂ© de la restructuration du tissu industriel avec la qualification de la population active se traduit ainsi par un taux de sans emploi rĂ©gulièrement supĂ©rieur de plusieurs points Ă  la moyenne nationale depuis la fin des annĂ©es 1970.


     Part des sans emploi dans la population active de 1968 Ă  2006

196819751982199019992006
Lille2,9 %4,6 %10,3 %14,6 %16,9 %15,2 %
LMCU2,4 %3,8 %8,8 %12,4 %14,3 %13,2 %
France entière2,1 %3,8 %7,4 %10,1 %11,7 %10,6 %
Sources des donnĂ©es : INSEE

  - Sous-chapitre : Entreprises et secteurs d'activitĂ©




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La chambre de commerce



     Lille est le siège de la Chambre rĂ©gionale de commerce et d’industrie du Nord - Pas-de-Calais. La ville est Ă©galement le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille. Elle gère le port fluvial, le troisième de France, l’aĂ©roport de Lille - Lesquin, l'aĂ©roport de Merville - Calonne ainsi que plusieurs Ă©coles de formation supĂ©rieure et le CFA.


     En 2007, Lille compte près de 21 000 Ă©tablissements, soit 31 % des Ă©tablissements de la mĂ©tropole. Les plus nombreux sont les Ă©tablissements de commerce et de services aux entreprises. Les Ă©tablissements de l'industrie et de la construction sont sous reprĂ©sentĂ©es par rapport Ă  la mĂ©tropole tandis que les Ă©tablissements de l'administration, des activitĂ©s immobilières et des services aux particuliers sont sur reprĂ©sentĂ©s.


     Les Ă©tablissements de l'industrie et de la construction ne sont pas seulement moins nombreux, mais aussi plus petits, en effectif moyen de salariĂ©s, que dans le reste de la mĂ©tropole. Seuls deux Ă©tablissements dĂ©passent 500 salariĂ©s (EDF, dans l'Ă©nergie et La Voix du Nord, dans l'Ă©dition). En revanche, les Ă©tablissements de l'administration et de l'Éducation, la santĂ© et l'action sociale sont plus gros. Ils reprĂ©sentent près des trois-quarts des Ă©tablissements lillois de plus de 500 salariĂ©s (grandes administrations, comme le conseil rĂ©gional, le conseil gĂ©nĂ©ral, la ville de Lille ou la CommunautĂ© Urbaine et grandes infrastructures publiques de santĂ©, comme les CHU, mais aussi privĂ©es, comme les polycliniques de la Louvière et du Bois). C'est aussi le cas des transports, avec en particulier le siège rĂ©gional de la SNCF, et des activitĂ©s financières, avec les sièges de nombreuses banques et sociĂ©tĂ©s d'assurances, dont deux dĂ©passent 500 salariĂ©s (CrĂ©dit mutuel Nord Europe et Scalbert Dupont CIN).


     La part des Ă©tablissements de services aux entreprises est particulièrement importante. Très diversifiĂ©s, ils couvrent de grandes entreprises (La Poste, France TĂ©lĂ©com, Forclum, Apave, etc.) mais aussi un grand nombre de moyennes et petites entreprises dans les activitĂ©s informatiques, l'administration d'entreprises, la publicitĂ© et les Ă©tudes de marchĂ©, l'architecture et l'ingĂ©nierie, les services professionnels et le contrĂ´le, la sĂ©curitĂ©, le nettoyage et les services divers aux entreprises.


     Ă‰tablissements au 31 dĂ©cembre 2007

Construction4 03075819 %3643603220811
Commerce13 5784 26531 %2 2431 92683130711
Transports1 64940725 %19618223513226
ActivitĂ©s financières2 14469232 %282340511722118
ActivitĂ©s immobilières5 1231 77135 %1 159587232054
Services aux entreprises12 5194 08733 %2 6561 2491492761517
Services aux particuliers8 9163 07534 %1 6361 347866076
Éducation, santĂ©, action sociale11 3113 21728 %2 18476519558154331
Administration4 4041 77040 %1 1874568034135948
Total67 46820 86131 %12 3117 573762176391817
Sources des donnĂ©es : INSEE

Secteur primaire




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Une ferme au carré dans la campagne de Marcq-en-Barœul



     Lille se trouve au sein d’une agglomĂ©ration encore fortement agricole. Au cours de son histoire, Lille possĂ©dait sur son territoire de nombreuses terres agricoles, mais son dĂ©veloppement l’a amenĂ© Ă  absorber au cours du XIX siècle les villages voisins pour dĂ©velopper son industrie : l’absorption de Wazemmes, de Lille-Moulins et de Vauban Esquermes s’est traduite par une transformation de ces villages agricoles en quartiers industriels. L’agriculture se trouve repoussĂ©e alors au-delĂ  des fortifications, c’est-Ă -dire sur ce qui est aujourd’hui Lille-Sud, Fives, Hellemmes et Saint-Maurice Pellevoisin. L’essor industriel du XX siècle touchera d’abord les propriĂ©tĂ©s agricoles de Fives et Hellemmes, puis Saint-Maurice. La pression immobilière Ă  partir de 1930, puis celle de l’après-guerre fera disparaĂ®tre celles de Lille-Sud et celles de Pellevoisin oĂą le dernier verger sera rasĂ© en 1964. De ce passĂ© subsistent quelques anciennes halles (halle de Wazemmes, halle de SolfĂ©rino et halle aux sucres) et, au cĹ“ur du Vieux-Lille, des noms de rues qui rendent hommage aux anciens grands abattoirs aujourd’hui rasĂ©s.

Secteur secondaire


     Lille affirme sa vocation manufacturière dès le XVI siècle, particulièrement dans le domaine textile avec l'expansion de la sayetterie (fabrication d'Ă©toffes lĂ©gères en laine peignĂ©e) et de ses filatures de lin, puis de coton. Au dĂ©but du XIX siècle, Lille profite de l’avènement de la machine Ă  vapeur et des importants gisements de charbon de la rĂ©gion pour dĂ©velopper une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mĂ©canique (Fives, Hellemmes, Bois Blancs).




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Le site d'Euratechnologies



     Les patrons du Nord, ardents dĂ©fenseurs de la mono-industrie, se sont longtemps opposĂ©s Ă  toute tentative de diversification. Or, ces activitĂ©s traditionnelles, mal prĂ©parĂ©es, entrent en crise profonde au dĂ©but des annĂ©es 1970. Ă€ la crise pĂ©trolière de 1973 s'ajoute dans la rĂ©gion une crise charbonnière qui affecte directement l’industrie mĂ©canique, telle Fives Cail (8 000 employĂ©s sur Fives). Puis vient celle du textile français qui va conduire Ă  sa quasi disparition du paysage Ă©conomique lillois. Mais il reste de nombreuses traces de ce passĂ© rĂ©cent.


     Dans le textile, la ville qui a abritĂ© dans de nombreux quartiers (Wazemmes, Lille Moulins, Hellemmes) des filatures connait en 1990 la fermeture de la dernière, la filature Mossley situĂ©e Ă  Hellemmes. Aujourd’hui quelques friches textiles ont connu une belle reconversion comme la facultĂ© de Droit de Lille II, la maison folie de Wazemmes, le théâtre du Prato ou le site d'Euratechnologies.


     Les brasseries et leurs sièges sociaux (rachat ou faillite) ont disparu de la ville, mais il en reste des traces, notamment la construction de la maison folie de Lille Moulin dans une ancienne brasserie.


     Ces activitĂ©s ne sont plus qu'un souvenir et l'industrie lilloise est aujourd'hui essentiellement reprĂ©sentĂ©e par des sièges sociaux et quelques dizaines de PMI, notamment dans les secteurs de la pharmacie et des biotechnologies. Lille hĂ©berge en effet le plus grand complexe hospitalo-universitaire d’Europe avec EurasantĂ©, parc d’activitĂ©s de 130 hectares dĂ©diĂ© aux secteurs de la santĂ© et des biotechnologies, qui accueille une centaine d'entreprises.

Secteur tertiaire


     Pour faire face au dĂ©clin des activitĂ©s industrielles, Lille a cherchĂ© Ă  dĂ©velopper des activitĂ©s tertiaires, notamment sous l’impulsion de Pierre Mauroy qui a favorisĂ© la desserte de Lille par le rĂ©seau de lignes Ă  grande vitesse et lancĂ© le projet de centre d’affaires Euralille. Lille est sur la voie de cette reconversion depuis maintenant deux dĂ©cennies.

Commerce



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La rue de la Clé, l'une des rues commerçantes du Vieux-Lille



     La place centrale qu'occupe la ville au sein de la mĂ©tropole en fait un centre d'attraction particulièrement favorable aux activitĂ©s commerciales. Lille compte ainsi 4 500 Ă©tablissements du commerce et de l'artisanat.


     La partie sud du Vieux Lille, qui hĂ©bergeait encore dans les annĂ©es 1970 les populations les plus dĂ©shĂ©ritĂ©es de la ville, accueille dĂ©sormais les commerces de luxe oĂą sont commercialisĂ©es la plupart des grandes marques d'Ă©quipement de la personne et du foyer.


     La plupart des grandes enseignes de distribution sont Ă©galement prĂ©sentes Ă  Lille, dans le quartier du centre : le Printemps, les Galeries Lafayette, la Fnac, Darty, le Furet du Nord, etc.


     Dans la grande distribution, Carrefour a implantĂ© un magasin dans le centre commercial d'Euralille, qui accueille par ailleurs environ 120 commerces, et un autre dans le centre commercial de Lomme, qui comprend Ă©galement 35 boutiques, Ă  cĂ´tĂ© d'un magasin Ikea. Une autre galerie marchande, le centre commercial Les Tanneurs, est situĂ©e dans le centre. Elle hĂ©berge une cinquantaine de commerces dont un Monoprix.


     Dans le commerce de gros, Lomme accueille un MarchĂ© d'intĂ©rĂŞt national (MIN) sur 40 hectares qui est le second en France après celui de Rungis.

Finance et assurance



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La tour du CrĂ©dit Lyonnais, surnommĂ©e la « chaussure de ski Â»



     La mĂ©tropole lilloise est la deux ou troisième place financière de France après Paris et au coude Ă  coude avec Lyon. Ă€ Lille mĂŞme, l'essor de la ville au cours de la seconde moitiĂ© du XIX siècle a conduit Ă  la crĂ©ation de nombreuses banques mutualistes. Aujourd'hui, trois d'entre elles sont des acteurs majeurs de l'Ă©conomie rĂ©gionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe CIC), du CrĂ©dit mutuel Nord-Europe (groupe CrĂ©dit mutuel) et du CrĂ©dit du Nord.


     Depuis, de nombreuses directions rĂ©gionales de grandes banques se sont implantĂ©es Ă  Lille, parfois de façon importante comme LCL qui a fait bâtir une tour Ă  Euralille, quartier oĂą la Caisse d’épargne Nord France Europe (issue de la fusion des caisses de Flandres Hainaut et Pas-de-Calais dĂ©cidĂ©e en 2006) a inaugurĂ© sa propre tour en 2007. Le nouveau quartier d'affaires accueille Ă©galement la direction rĂ©gionale de BNP Paribas, la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale et la direction rĂ©gionale du groupe CDC. Lille accueille par ailleurs une importante succursale de la Banque de France et une dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale d'Euronext.


     L'assurance est aussi particulièrement bien reprĂ©sentĂ©e. La Mondiale qui s'est rapprochĂ©e de l'AG2R, Lloyd Continental qui s'est rapprochĂ©e de Swiss Life et l'Union GĂ©nĂ©rale du Nord qui s'est rapprochĂ©e de Generali y ont installĂ© leur siège. AXA, Cardif, la CNP, le GAN, Groupama ou la Macif y ont Ă©galement installĂ© une dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale. Parmi les intermĂ©diaires, la sociĂ©tĂ© Gras Savoye, fondĂ©e Ă  Lille en 1907, est aujourd'hui la première entreprise europĂ©enne de courtage d’assurance et de rĂ©assurance.

Tourisme



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L'office de tourisme installé dans le Palais Rihour



     Lille rĂ©ussit progressivement Ă  se dĂ©faire de son image de ville industrielle sinistrĂ©e par un important travail de remise en valeur de ses quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles d'ambition. Dans les annĂ©es 1990, la vie culturelle a souffert de la disparition des fĂŞtes de Lille (sorte de carnaval se dĂ©roulant traditionnellement au mois de juin) et de la longue fermeture pour travaux du Palais des beaux-arts de Lille. Grâce Ă  la mise en valeur du Vieux-Lille dans les annĂ©es 1980 et 1990, puis de la Citadelle et de ses abords au dĂ©but des annĂ©es 2000, le patrimoine de la ville s'est retrouvĂ© Ă  la hauteur de l'enjeu. Le lancement du projet Lille 2004, Capitale europĂ©enne de la culture, a Ă©tĂ© un des Ă©vĂ©nements dĂ©clencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle a obtenu en 2001. BĂ©nĂ©ficiant de son excellente desserte, elle a alors attirĂ© un nombre croissant de visiteurs, quasi exclusivement pour des courts sĂ©jours. Avec les 750 000 personnes venues pour l’inauguration de Lille 2004, la ville a su montrer qu’elle pouvait attirer les foules avec un Ă©vĂ©nement de grande ampleur. La municipalitĂ© a voulu prolonger cet Ă©lan en transformant l'opĂ©ration en biennale Ă  thèmes : Lille 2004 a fait venir Shanghai Ă  Lille, en 2006, Lille 3000 importe Bombay, et en 2009, c'est l'Europe orientale et centrale qui sont programmĂ©es. Dans ce cadre, l'exposition François Pinault Fondation, qui s'est dĂ©roulĂ©e entre octobre 2007 et janvier 2008 au Tri Postal, a rencontrĂ© un vif succès et confirmĂ© le positionnement de Lille comme ville tendance.


     Ă€ cĂ´tĂ© du tourisme culturel, la ville a Ă©galement dĂ©veloppĂ© un important tourisme d'affaires et de salons professionnels. Lille Grand Palais accueille aujourd'hui de très grands congrès.


     Au 1 janvier 2009, l'offre hĂ´telière de Lille s'Ă©tablissait Ă  3 074 chambres dans 46 hĂ´tels homologuĂ©s. C'est dans la catĂ©gorie deux Ă©toiles qu'elle est la plus abondante (1 591 chambres dans 27 hĂ´tels). L'offre de haut de gamme reste en revanche relativement limitĂ©e (330 chambres quatre Ă©toiles et luxe). Elle devrait s'Ă©toffer dĂ©but 2010 avec l'ouverture du complexe HĂ´tel-Casino-Théâtre Lucien Barrière Ă  Euralille.

Recherche


     De nombreux organismes de recherche sont prĂ©sents Ă  Lille, en particulier la dĂ©lĂ©gation Nord-Pas-de-Calais et Picardie du CNRS, la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale Lille Nord-Pas-de-Calais - Basse Normandie - Haute Normandie - Picardie de l'INSERM, le Centre de Lille - Villeneuve-d'Ascq de l'INRETS, la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de l'INRA, le Centre de Recherche Lille Nord Europe de l'INRIA et le Centre de Lille de l'ONERA. Ils couvrent plus de 150 laboratoires relevant d'une douzaine d'Ă©tablissements.


     Cinq pĂ´les de compĂ©titivitĂ© sont Ă©galement implantĂ©s sur Lille :

    Liste :
  • Nutrition, SantĂ©, LongĂ©vitĂ© qui s’appuie en particulier sur le site EurasantĂ© (Bois Blanc), le CHR et l’institut Pasteur. Il travaille au dĂ©veloppement de la recherche et de l’innovation sur les rapports qu'entretiennent la nutrition, la santĂ© et la longĂ©vitĂ© ;
  • I Trans qui s’appuie en partie sur les Ă©coles d’ingĂ©nieur de Lille et l’industrie ferroviaire lilloise (mais principalement celle de Valenciennes) et l’Agence europĂ©enne du rail situĂ©e Ă  Euralille. PĂ´le Ă  vocation mondiale, il est centrĂ© sur la conception, la construction et la maintenance de systèmes de transports innovants, en particulier dans le ferroviaire ;
  • Industrie du commerce (PICOM) qui s’appuie sur la culture de la vente Ă  distance du versant Nord Est et de la facultĂ© de Lille 2 commerce Ă  distance (basĂ©e aussi Ă  Roubaix). Il travaille les techniques du commerce du futur ;
  • Up Tex qui s'appuie en partie sur les Ă©coles d'ingĂ©nieurs de Lille et l'industrie textile de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais. Sa vocation est de fĂ©dĂ©rer et dynamiser tous les acteurs de la filière textile habillement dans les domaines des textiles innovants et de la customisation en s'appuyant sur des compĂ©tences Ă©conomiques, industrielles, scientifiques, marketing et technologiques ;
  • MatĂ©riaux Ă  usage domestique (MAUD) qui s'appuie notamment sur l'Institut Michel Eugène Chevreul (IMMCL) de l’UniversitĂ© des Sciences et Techniques de Lille I. Il s'attache au dĂ©veloppement de nouveaux matĂ©riaux pour l’alimentation, les arts de la table et l'usage domestique.





Chapitre : Culture et patrimoine


Article dĂ©taillĂ© : Patrimoine de Lille.

     La Ville de Lille a Ă©tĂ© classĂ©e Ville d’art et d’histoire le 18 juin 2004.

  - Sous-chapitre : Monuments et lieux touristiques




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Intérieur de la vieille bourse



     Lille dispose d'un patrimoine très diversifiĂ©, en particulier du fait des nombreux conflits qui l'ont touchĂ© et ont amenĂ© des reconstructions partielles de la ville.


     Le patrimoine architectural s'Ă©tend du Moyen Ă‚ge roman (crypte de la collĂ©giale Saint-Pierre, hospice Comtesse), aux styles gothique avec les Ă©glises Saint-Maurice et Sainte-Catherine, renaissance (immeuble du Beaurepaire et maison rue Basse), maniĂ©riste flamand avec la Vieille Bourse ou la maison de Gilles de Le BoĂ«, classique avec les Ă©glises Saint-Étienne et Saint-AndrĂ© ou la citadelle, nĂ©ogothique avec les immeubles de l'institut catholique et la cathĂ©drale Notre-Dame-de-la-Treille, art nouveau avec la maison Coilliot, haussmannien rue Faidherbe, nĂ©o lillois avec la nouvelle bourse, art dĂ©co rĂ©gionale avec l'hĂ´tel de ville et enfin contemporain avec les tours modernes d'Euralille.


     NĂ©gligĂ© dans l'après-guerre, le patrimoine lillois fait depuis les annĂ©es 1990 l'objet d'un soin tout particulier. La ville tente encore aujourd'hui de poursuivre les opĂ©rations de rĂ©habilitation (palais Rihour, Ă©glises, musĂ©es).

Patrimoine civil




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L'une des plus anciennes maisons de Lille, rue de la Barre



     De l’habitat mĂ©diĂ©val, il ne reste rien Ă  la surface de la ville actuelle. Seules quelques caves voutĂ©es du XIII siècle dans le Vieux-Lille, ainsi que des ponts romans sous la chaussĂ©e, tĂ©moignent encore de ce passĂ©, notamment rue des Chats-Bossus, Place du Lion-d’Or, rue de la Monnaie ou rue Saint Jacques. Car la ville est alors construite de maisons de bois et de torchis et ce n’est qu’en 1567 que la Magistrat imposera de construire en pierre. De l'Ă©poque bourguignonne, il ne reste pratiquement rien non plus, si ce n'est les vestiges du Palais Rihour, Ă©difiĂ© au cours de la seconde moitiĂ© du XV siècle. Mais en termes d'habitat, la maison la plus ancienne de datation certaine se situe au 63-65, rue de la Barre. Elle appartenait Ă  Jean du Bosquiel, seigneur des Planques, Ă©chevin puis rewart de Lille, et l’annĂ©e 1595 est inscrite sur l’une de ses poutres.




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Maisons Ă  arcures rue Benvignat





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La maison de Gilles de le Boë



     Les tĂ©moignages de l’architecture renaissance du XVII siècle sont en revanche beaucoup plus nombreux. Le type courant de la maison lilloise au dĂ©but du siècle est la maison dite Ă  arcures, en raison de ses arcs de dĂ©charge en forme d’anse de panier. Ces maisons sont construites sur un châssis de bois revĂŞtu de briques, les arcures incluant souvent des claveaux de pierre blanche taillĂ©s Ă  pointe-de-diamant. Elles sont parfois surmontĂ©es de pignons Ă  pas de moineaux. Une deuxième sĂ©rie de bâtiments de la mĂŞme Ă©poque subit l’influence du style d’inspiration italienne de l’architecte flamand Wenceslas Cobergher. Sa principale rĂ©alisation est l’ancien mont-de-piĂ©tĂ© construit en 1626, l’hĂ´tel du Lombard, mais on trouve trace de son influence dans d’autres bâtiments comme le rang des arbalĂ©triers Ă©rigĂ© dans les annĂ©es 1630, place aux Bleuets, ou la maison des Vieux-Hommes construite en 1624, rue de Roubaix. Une troisième sĂ©rie de bâtiments est marquĂ©e par l’abondance de l’ornementation. La manifestation la plus cĂ©lèbre de cette tendance d’inspiration flamande est la Vieille Bourse conçue par l’architecte Julien DestrĂ©e en 1652. On en trouve toutefois des exemples plus anciens, comme la maison de Gilles de Le BoĂ© de 1636, place Louise de Bettignies. Enfin une dernière sĂ©rie de bâtiments est caractĂ©risĂ©e par l’influence du style français qui va dominer pendant plus d'un siècle après la prise de la ville par Louis XIV en 1667. Elle se manifeste directement dans les maisons de la rue Royale, construites dans le nouveau quartier qui fait face Ă  la citadelle, mais aussi dans une synthèse avec les traditions dĂ©coratives lilloises, comme dans le rang du Beauregard Ă©rigĂ© comme la Vieille Bourse par Julien DestrĂ©e, en 1687, place du Théâtre, ou le rang Anselme Carpentier, construit la mĂŞme annĂ©e, rue du Palais Rihour.




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La place aux Oignons



     Lille est alors pris d’une fièvre de construction et se rĂ©nove profondĂ©ment tout au long du XVIII siècle. Parmi les constructions remarquables de cette Ă©poque, il nous reste des rangs de maisons complets, notamment place aux Oignons, rue de Paris, rue du Pont Neuf ou rue du Palais Rihour, et de nombreux hĂ´tels particuliers oĂą s’exprime une nouvelle gĂ©nĂ©ration de jeunes architectes tels que Michel-Joseph Lequeux. C’est lui qui dessinera notamment les plans de plusieurs hĂ´tels particuliers de style nĂ©oclassique, comme l’hĂ´tel d’Avelin Ă©rigĂ© en 1777, rue Saint-Jacques, et l’hĂ´tel Petitpas de Walle construit en 1779, rue de l’HĂ´pital Militaire.




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La rue Faidherbe



     La seconde moitiĂ© du XIX siècle, avec l’industrialisation et l’extension de la ville, ouvre une nouvelle Ă©poque de construction largement inspirĂ©e du modèle parisien. Le percement de grands boulevards s’accompagne de la construction d’immeubles imposants plus ou moins ostentatoires et anachroniques, de styles nĂ©oclassique, comme la prĂ©fecture Ă  partir de 1865, le Palais des Beaux-Arts Ă  partir de 1885 et le nouvel OpĂ©ra Ă  partir de 1907, nĂ©ogothique, comme les facultĂ©s catholiques Ă  partir de 1879, ou composite, sorte de mĂ©lange de rĂ©fĂ©rences antiques, pour l’universitĂ© publique et le nouveau quartier latin Ă  partir de 1890. L’influence haussmannienne est Ă©galement sensible, par exemple dans les immeubles de la nouvelle rue Faidherbe, percĂ©e en 1870, ou de la place Simon Vollant, autour de la Porte de Paris, ou encore Place de la RĂ©publique et boulevard de la LibertĂ©. Dans cet ocĂ©an d’architecture bourgeoise, la maison Coilliot, bel exemple d’art nouveau construit par Hector Guimard en 1898, apporte une touche de modernisme dont on trouve Ă©galement des marques dans certaines maisons d’habitation, notamment rue de Châteaudun, rue Gounod, rue Saint-Étienne ou rue du Vert-Bois avec la maison de l’architecte Horace Pouillet.




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La cité philanthropique



     C’est Ă  partir de cette Ă©poque que se dĂ©veloppe aussi l’architecture industrielle dans les nouveaux espaces investis par la ville après l'absorption des communes limitrophes. Des immenses usines qui s’étendent Ă  cette Ă©poque, il reste quelques tĂ©moignages, pour la plupart Ă  la suite de reconversions rĂ©centes en immeubles de bureaux, d’habitation, d’enseignement ou de loisir, en particulier dans le quartier de Moulins. Il reste Ă©galement de nombreuses traces de l’habitat ouvrier, quelques courĂ©es mais aussi une dernière maison de bois du milieu du XIX siècle dans le quartier de Wazemmes et la citĂ© philanthropique construite en 1860, rue Gantois.




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L'HĂ´tel de Ville



     Mais c’est au cours des reconstructions de la première Guerre mondiale qu’apparaĂ®t un renouveau du style lillois d’inspiration flamande avec en particulier l’achèvement de la nouvelle bourse, inaugurĂ©e en 1921, et la construction du nouvel hĂ´tel de ville Ă  partir de 1924, mĂ©lange de tradition flamande et de style art dĂ©co. Ce mĂ©lange se retrouve dans un grand nombre de bâtiments, qu’il s’agisse d’immeuble de bureaux, comme celui de la Voix du Nord construit en 1934, d’habitat collectif, comme la citĂ© jardin des 400 maisons de Salengro, rue du Faubourg d’Arras, Ă©difiĂ©e en 1932, ou d’habitat individuel, comme certaines maisons de la rue du Molinel ou de la rue de la BassĂ©e.


     Les reconstructions de la seconde guerre mondiale sont souvent considĂ©rĂ©es comme moins heureuses, en particulier dans les annĂ©es 1970 avec, par exemple, le nouveau palais de justice dans le Vieux-Lille, et ce n’est qu’à partir des annĂ©es 1990 qu’une architecture audacieuse retrouve sa place, en particulier lors de l’édification du quartier d’Euralille pour lequel des architectes novateurs sont sollicitĂ©s, comme Rem Koolhaas pour la construction du Grand Palais, Jean Nouvel pour le centre commercial Euralille ou Christian de Portzamparc pour la tour du CrĂ©dit Lyonnais.

Patrimoine religieux


     Comme le patrimoine civil, les Ă©difices religieux de la ville au Moyen Ă‚ge ont tous disparu. La collĂ©giale Saint-Pierre, qui a Ă©tĂ© la grande Ă©glise de Lille pendant plus de sept siècles, a Ă©tĂ© complètement dĂ©truite en 1794 Ă  la suite des dommages causĂ©s par le siège autrichien de 1792. Il n’en reste plus aujourd’hui que les vestiges d’une crypte enfouie sous le palais de justice. Ainsi, le plus ancien sanctuaire lillois est une modeste chapelle, la chapelle Notre-Dame-de-RĂ©conciliation, Ă©rigĂ©e au XIII siècle.




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L'église Saint-Maurice



     Des six autres Ă©glises que comptait Lille Ă  la fin du XIII siècle, reste toutefois le nom, adoptĂ© par de nouveaux Ă©difices au fil des reconstructions successives.


     Le plus ancien est sans doute l’église Saint-Maurice, Hallekerke, typique de l'architecture religieuse flamande, de style gothique et nĂ©o-gothique Ă  cinq vaisseaux. SituĂ©e dans le Centre, les premiers Ă©lĂ©ments de sa construction remontent au dĂ©but du XIV siècle, mais elle a Ă©tĂ© profondĂ©ment remaniĂ©e au XVII siècle puis au XIX siècle. Fait remarquable, elle combine la structure d’une Ă©glise-halle avec un dĂ©ambulatoire. Elle prĂ©sente de beaux vitraux du XIX siècle et renferme de nombreux tableaux des XVII siècle et XVIII siècle.


     Vient ensuite l’église Sainte-Catherine, Ă©glise-halle de style gothique flamboyant Ă  trois vaisseaux dont la nef centrale est prĂ©cĂ©dĂ©e d'une tour carrĂ©e. SituĂ©e dans le Vieux-Lille, elle a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e Ă  la fin du XV siècle. Plusieurs fois rĂ©amĂ©nagĂ©e, son mobilier date pour l’essentiel du XIX siècle Ă  l’exception de quelques tableaux.




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La nef de l'église Saint-André



     Ă€ la diffĂ©rence des deux prĂ©cĂ©dentes, l’église Saint-AndrĂ© n’est pas une reconstruction en lieu et place du sanctuaire d’origine. Initialement chapelle des Carmes DĂ©chaussĂ©s, elle a Ă©tĂ© rebaptisĂ©e de son nom lorsque qu’il a Ă©tĂ© dĂ©truit Ă  la suite des dommages causĂ©s par le siège de 1708. L’actuelle Ă©glise Saint-AndrĂ©, de style baroque, a pour l’essentiel Ă©tĂ© construite au cours du XVIII siècle sur les plans de l’architecte Thomas-Joseph Gombert. Plus d’un siècle plus tard, sa tour-clocher a Ă©tĂ© rajoutĂ©e par l'architecte Louis-Marie Cordonnier. Elle renferme plusieurs tableaux des XVII siècle et XVIII siècle et surtout une magnifique chaire Ă  prĂŞcher en bois de chĂŞne taillĂ© du XVIII siècle.


     L’histoire de l’église Saint-Étienne est similaire Ă  celle de l’église Saint-AndrĂ©. Initialement chapelle du collège des JĂ©suites, elle ne prend son nom actuel qu’en 1796 après la destruction de l’église d’origine lors du siège autrichien de 1792. Elle-mĂŞme dĂ©truite en 1740 par un incendie, elle est reconstruite Ă  partir de 1743. De style baroque Ă©galement, c’est l’une des plus grandes Ă©glises jĂ©suites de France. Elle renferme une remarquable chaire en bois sculptĂ© de François Rude et plusieurs tableaux des XVII siècle au XIX siècle.




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La chaire de l'église Saint-Sauveur



     L’église Saint-Sauveur est plus rĂ©cente, l’édifice d’origine ayant Ă©tĂ© dĂ©truit par un incendie en 1896. De style Ă©clectique nĂ©obyzantin, elle rĂ©pond Ă  une curieuse structure : la croisĂ©e du transept est couverte par une coupole, un cul de four recouvre le chĹ“ur et le clocher se trouve Ă  l'arrière du chevet. Elle recèle par ailleurs un exceptionnel mobilier en chĂŞne, dont une chaire monumentale particulièrement travaillĂ©e.


     Enfin, l’église Sainte-Marie-Madeleine est dĂ©saffectĂ©e au culte depuis 1989 et a Ă©tĂ© transformĂ©e en lieu d'expositions. Elle avait Ă©tĂ© construite Ă  la fin du XVII siècle pour remplacer l’édifice d’origine dĂ©truit lors de l’édification de nouvelles fortifications par Vauban. SurmontĂ©e d’un dĂ´me, elle prĂ©sente un mĂ©lange curieux de styles, renaissance flamande pour la dĂ©coration du chĹ“ur, Grèce antique pour l'Ă©lĂ©vation de la coupole, ordres doriques et ioniques pour ses colonnes et style baroque pour les ailes de la façade.




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La nef de la cathédrale



     Toutes les autres Ă©glises de Lille sont d’origine rĂ©cente, Ă  commencer par la cathĂ©drale Notre-Dame-de-la-Treille, dont la construction dĂ©bute en 1854 pour s’achever en 1999, près de 150 ans plus tard. Elle doit son existence Ă  la volontĂ© de la bourgeoisie industrielle lilloise d'Ă©riger une somptueuse Ă©glise dans le style gothique du XIII siècle, inspirĂ© de Viollet-le-Duc, afin de susciter la crĂ©ation d'un Ă©vĂŞchĂ© Ă  Lille et son nom Ă  une statue de la Vierge du dernier quart du XII siècle vĂ©nĂ©rĂ©e depuis le XIII siècle pour les miracles qui lui sont attribuĂ©s. Mais le projet connaĂ®tra de nombreuses pĂ©ripĂ©ties de sorte qu’après un siècle de travaux, le projet est loin d'ĂŞtre achevĂ© et doit ĂŞtre rĂ©visĂ©. Finalement, ce n’est qu’en 1991 que la dĂ©cision de terminer la façade est prise par l’association diocĂ©saine de Lille. Elle retient un projet de style rĂ©solument moderne, composĂ© d’une ogive de 30 mètres de haut tapissĂ©e de 110 plaques de marbre translucide que soutient une structure mĂ©tallique. Il en rĂ©sulte un Ă©difice composite, pour partie temple nĂ©ogothique Ă  la gloire de l’industrie, pour partie hymne Ă  la technologie moderne. Les nombreuses mosaĂŻques sont Ă  cet Ă©gard particulièrement remarquables. Par ailleurs, la cathĂ©drale hĂ©berge depuis 2008 le Grand Orgue du studio 104 de la Maison de la Radio, qui compte parmi les plus grandes orgues de France. DotĂ©e d’une crypte de 2 500 m, elle accueille Ă©galement le centre d'art sacrĂ© contemporain qui prĂ©sente des Ĺ“uvres sur le thème de la Passion.


     Mais le patrimoine religieux Ă  Lille, ce sont aussi les hospices. Marques de l'attention charitable très tĂ´t portĂ©e aux pauvres, ce sont eux qui tĂ©moignent du passĂ© mĂ©diĂ©val de la ville.




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L'Hospice Comtesse



     Le plus connu, l'Hospice Comtesse, a Ă©tĂ© fondĂ© en 1236 par Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre. Plusieurs fois la proie des flammes, il reste peu de chose de la construction d'origine. La salle des malades, du XV siècle, est la partie la plus ancienne, la chapelle ayant Ă©tĂ© reconstruite au XVII siècle et les bâtiments conventuels au XVIII siècle. La salle des malades, vaste salle oblongue en pierre de Lezennes couverte d'un berceau lambrissĂ©, s'achève par la chapelle dont le plafond Ă  caisson est dĂ©corĂ©e d'armoiries. Dans le bâtiment conventuel, on peut encore visiter la cuisine, dont les murs sont couverts de carreaux de faĂŻence lilloise, et son arrière-cuisine, la salle Ă  manger, les appartements de la prieure.


     Un autre hospice, l'hospice Gantois, fondĂ© en 1462 par Jean de la Cambe, riche bourgeois lillois, peut Ă©galement ĂŞtre visitĂ©. En activitĂ© jusqu'en 1995, pendant plus de 500 ans sans interruption, il comprend notamment une chapelle, une salle des malades et des bâtiments de service organisĂ©s autour de quatre cours plantĂ©es de jardinets. Repris en 2001 par une sociĂ©tĂ© d'investissement, il a Ă©tĂ© reconverti en hĂ´tel de luxe et a rouvert ses portes en 2003 au terme d'une remarquable restauration menĂ©e sous les auspices des Bâtiments de France.


     Mais les nombreux couvents qu'abritait la ville ont pour la plupart disparu. L'un des plus imposants d'entre eux, le couvent des Minimes, situĂ© quai de Wault, a lui aussi Ă©tĂ© reconverti en hĂ´tel de luxe au dĂ©but des annĂ©es 1990. C'est finalement une construction des annĂ©es 1960, le couvent des dominicains bâti sur les plans de l'architecte Pierre Pinsard dans le quartier Saint-Maurice Pellevoisin, premier couvent classĂ© « Patrimoine du XXe siècle Â», qui incarne l'architecture conventuelle lilloise aujourd'hui.

Patrimoine militaire




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Plan de Lille fortifiĂ©e au dĂ©but du XVIII siècle



     La citadelle de Lille est le principal ouvrage militaire de la ville. SurnommĂ©e la « Reine des citadelles Â», c'est la première des citadelles conçues par Vauban, nommĂ© gouverneur de la citadelle en 1668 puis de Lille en 1684, oĂą il passa la plus grande partie de sa vie. Sa construction, sous la direction du maĂ®tre maçon Simon Vollant, dĂ©bute en 1668 pour s'achever en 1671. ÉdifiĂ©e sur des terrains marĂ©cageux en bordure de la DeĂ»le, elle se prĂ©sente sous la forme d’un pentagone rĂ©gulier avec cinq bastions royaux disposĂ©s aux angles. Elle est entourĂ©e d'une dĂ©fense Ă©chelonnĂ©e composĂ©e de fossĂ©s, de tenailles, de demi-lunes, de chemins couverts, de glacis et de terrains en pente et Ă  dĂ©couvert afin de rendre l'approche de l'ennemi plus dĂ©licate. Ă€ l'intĂ©rieur, les bâtiments s'organisent autour de la place d'armes et comprennent des logements destinĂ©s aux soldats, Ă  l’état-major et au gouverneur, des poudrières, des prisons, un arsenal, une chapelle, des magasins pour les vivres, un barbier, une boulangerie et un moulin. Constamment militarisĂ©e depuis sa construction, elle est dans un Ă©tat de conservation exceptionnel.




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La porte de Paris



     La citadelle s'inscrit dans un système complexe de dĂ©fense qui entourait la ville. Des remparts qui la ceinturaient du Moyen Ă‚ge jusqu'au dĂ©but du XX siècle subsistent :

    Liste :
  • la Noble Tour, qui abrite aujourd'hui le mĂ©morial de la dĂ©portation, dernière trace des 65 tours mĂ©diĂ©vales qui entouraient la ville (dĂ©but XV siècle) ;
  • la porte de Gand et la porte de Roubaix, vestiges de l’ancienne enceinte espagnole Ă©difiĂ©e Ă  partir de 1621 (dĂ©but XVII siècle) ;
  • la porte de Paris, construite en l'honneur de Louis XIV après la conquĂŞte de la ville (fin du XVII siècle) ;
  • des pans de fortifications noyĂ©s dans la verdure Ă  l'extrĂ©mitĂ© de l'avenue du Peuple belge ;
  • la porte de Dunkerque, Ă©difiĂ©e Ă  la suite du dernier agrandissement de la ville fortifiĂ©e de 1858 (seconde moitiĂ© du XIX siècle).

     De nombreux Ă©difices militaires subsistent par ailleurs, dont les plus remarquables ont Ă©tĂ© reconvertis. C'est le cas notamment de l'ancien corps de garde de la garnison de la ville qui abrite dĂ©sormais le théâtre du Nord, de la caserne Souham, dont une partie des bâtiments d'origine est aujourd'hui occupĂ©e par le CNRS, de l'ancien « magasin au bled des châtellenies de Lille, Douai et Orchies Â», affectĂ© Ă  l'ArmĂ©e au dĂ©but du XIX siècle et reconverti en logements d'habitation au dĂ©but des annĂ©es 2000 ou encore de l'hĂ´pital militaire, abandonnĂ© par l’ArmĂ©e en 1998 et rachetĂ© en 1999 par le Ministère de l’IntĂ©rieur en vue d’y installer les annexes de la PrĂ©fecture du Nord.

Patrimoine environnemental




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La voie des combattants dans le parc de la citadelle



     Le principal espace vert de Lille est constituĂ© par le « Bois de Boulogne Â» oĂą se trouvent la citadelle, le zoo et un parc d'attraction pour les enfants. D'une superficie de 70 hectares, il longe les berges du canal de la Haute-DeĂ»le. Terrain militaire constituĂ© de talus, de fossĂ©s, de glacis et de chemins couverts après la construction de la citadelle, il a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© en parc de loisirs Ă  partir de 1880. De nombreux arbres datent de cette Ă©poque, parmi lesquels certains sont remarquables, tels des noyers noirs d'AmĂ©rique, un Ă©rable de Montpellier, un pin laricio et mĂŞme un sĂ©quoia gĂ©ant plantĂ© en 1882. Après un sĂ©vère nettoyage de la vĂ©gĂ©tation du sous-bois dans les annĂ©es 1980, la gestion actuelle du parc s'emploie Ă  restaurer la qualitĂ© Ă©cologique des milieux naturels qui abritent notamment plusieurs espèces de chauve-souris (murin de Daubenton et murin Ă  moustaches) et d'oiseaux (martin pĂŞcheur, Ă©pervier, pic Ă©peichette, rousserolle effarvatte, etc.) Le zoo, dont l'accès est gratuit, serait le plus visitĂ© de France. Créé en 1950, il prĂ©sente environ 300 animaux appartenant Ă  plus de 70 espèces sur un espace de 3,5 hectares. Ces espaces devraient faire l'objet d'une extension de dix hectares et de nouveaux travaux d'amĂ©nagement Ă  partir de 2010.


     SituĂ© en face du Bois de Boulogne, de l'autre cĂ´tĂ© d'un bras canalisĂ© de la DeĂ»le et accessible par une passerelle, le jardin Vauban a Ă©tĂ© créé en 1863 par l'architecte paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Jardin Ă  l'anglaise d'une superficie de 3,5 hectares, il comprend une variĂ©tĂ© d'essences, un jardin d'arboriculture fruitière, des parterres fleuris, des allĂ©es de promenade, un plan d'eau qui accueille des canards, des poules d’eau et des cygnes et une grotte artificielle. On y trouve Ă©galement un théâtre de marionnettes.




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L'île Derborence dans le Parc Matisse



     Dans le quartier d'Euralille, le Parc Matisse, d'une superficie de huit hectares, a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© entre 1996 et 2003. Il comporte quatre espaces distincts : une vaste pelouse, dite grande prairie du boulingrin (de l’anglais bowling green), l’île Derborence, forĂŞt inaccessible de 2,5 hectares perchĂ©e sur un socle de sept mètres de haut plantĂ© d’essences originaires de rĂ©gions de l’hĂ©misphère nord (Japon, AmĂ©rique du Nord, Chine), le bois des transparences, plantĂ© de pyrophytes, de bruyère et de bambous, et le jardin en creux, amĂ©nagĂ© dans les fossĂ©s des anciennes fortifications. De l'autre cĂ´tĂ© du pĂ©riphĂ©rique, le parc Matisse est prolongĂ© par le jardin des gĂ©ants, jardin d'environ deux hectares composĂ© de 45 000 vĂ©gĂ©taux qui a Ă©tĂ© inaugurĂ© en juin 2009.


     Ă€ l'opposĂ© du parc Matisse par rapport au centre commercial, de part et d'autre du pĂ©riphĂ©rique, le parc des Dondaines, d'une superficie de 4,5 hectares, a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© dans les annĂ©es 1970 sur l'emplacement d'un important bidonville. Il est actuellement en restructuration dans le cadre du projet d'extension d'Eurallile et devrait ĂŞtre amputĂ© d'un cĂ´tĂ© pour accueillir le casino et son hĂ´tel de luxe et agrandi d'un autre.


     Au nord, la plaine de la Poterne et la plaine Winston Churchill suivent l'ancien tracĂ© des remparts. La première, d'une superficie de huit hectares, est occupĂ©e par des jardins familiaux et par une RĂ©serve naturelle rĂ©gionale, le Jardin Ă©cologique du Vieux-Lille. La seconde, d'une superficie de six hectares, a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e en 1993, lors des travaux de la ligne de TGV.


     Au sud, le jardin des plantes a Ă©tĂ© créé par l'architecte Jean Dubuisson et le paysagiste Jacques Marquis sur une parcelle de près de 11 hectares Ă  l'emplacement des anciennes fortifications. InaugurĂ© en 1948, son tracĂ© est inspirĂ© des jardins Ă  la française. Il prĂ©sente en particulier une importante collection de dahlias, une roseraie disposĂ©e autour d'une grande pièce d'eau, une orangerie et une serre Ă©quatoriale conçue par l’architecte Jean-Pierre Secq en 1970. C'est aussi lĂ  que se trouvent les serres de production de la ville. Il bĂ©nĂ©fice d'un partenariat avec le jardin botanique de la facultĂ© de pharmacie, jardin de deux hectares créé en 1970 qui appartient au rĂ©seau « jardins botaniques de France et des pays francophones Â». Il prĂ©sente plus d'un millier d’espèces vĂ©gĂ©tales rĂ©parties en trois zones : un arboretum, une serre tempĂ©rĂ©e et une Ă©cole de botanique.

  - Sous-chapitre : Patrimoine culturel

Article dĂ©taillĂ© : Culture Ă  Lille.

     Lille, en tant que ville principale de l'une des principales aires urbaines de France dispose d'une vie culturelle riche et diversifiĂ©e : des musĂ©es, de nombreuses salles de spectacle et de concerts, une vie associative dynamique (distribution annuelle du Ch'ti) et de nombreux Ă©vĂ©nements (Lille 2004, Lille 3000, Braderie de Lille, etc.).

Musées




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Le Palais des beaux-arts



     Le Palais des beaux-arts de Lille est considĂ©rĂ© comme le second musĂ©e des Beaux-Arts de France en nombre d'Ĺ“uvres exposĂ©es, après le palais du Louvre. Il contient une collection de peintures qui prĂ©sente de nombreuses Ĺ“uvres d'artistes majeurs, notamment Brueghel, Rubens, Antoine van Dyck, Francisco de Goya, Jacob Jordaens, Jean SimĂ©on Chardin, Jacques Louis David, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Édouard Manet, Pablo Picasso. Il contient Ă©galement un cabinet de dessins, une galerie de sculptures, une collection de cĂ©ramiques, une quinzaine de plans en relief de villes fortifiĂ©es du nord de la France et de Belgique et une collection numismatique.


     SituĂ© rue de la Monnaie, dans le Vieux-Lille, l'Hospice Comtesse, dont les origines remontent Ă  1237, abrite Ă©galement un musĂ©e consacrĂ© Ă  la vie dans les Flandres du Moyen Ă‚ge Ă  la RĂ©volution. Il prĂ©sente une collection de peintures, principalement flamandes, et de nombreux meubles et objets d'Ă©poque (cĂ©ramiques, orfĂ©vrerie lilloise, tapisseries, etc.).


     InstallĂ© dans un ancien couvent, rue des Canonniers, le musĂ©e des canonniers retrace l'histoire militaire de la ville et en particulier celle de ses nombreux sièges. Le musĂ©e prĂ©sente des objets militaires mais aussi des tĂ©moignages de la vie quotidienne des Canonniers SĂ©dentaires de la ville.


     FondĂ© en 1816, le MusĂ©um d'histoire naturelle de Lille est depuis le dĂ©but du XX siècle installĂ© dans un bâtiment construit sur un principe d'architecture mĂ©tallique de type Baltard, situĂ© rue de Bruxelles. Il prĂ©sente quatre grandes collections : zoologique, gĂ©ologique, industrielle et ethnographique. Il prĂ©sente Ă©galement en moyenne deux expositions temporaires par an.


     La Maison natale de Charles de Gaulle, situĂ©e rue Princesse, a Ă©tĂ© transformĂ©e en musĂ©e en 1983. Il comporte deux parties sĂ©parĂ©es par une cour-jardin : le logis familial et la « Fabrique d'histoire Â». La première permet au visiteur de se situer Ă  l'Ă©poque de la naissance de Charles de Gaulle ; la seconde, installĂ©e dans l'ancienne fabrique de tulle de son grand-père maternel, est amĂ©nagĂ©e en centre culturel.


     Ă€ cĂ´tĂ© de ces collections permanentes, Lille possède plusieurs lieux d'expositions temporaires, comme le Tri Postal, le Palais Rameau, l'Ă©glise Sainte-Marie-Madeleine, les Maisons Folies de Wazemmes et de Moulins ou, tout rĂ©cemment, la Gare Saint-Sauveur.

Bibliothèques




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La médiathèque Jean Lévy



     La mĂ©diathèque Jean LĂ©vy est le principal Ă©tablissement du rĂ©seau de bibliothèques de Lille. InaugurĂ©e en 1965 et rĂ©cemment rĂ©novĂ©e, c'est tout Ă  la fois une bibliothèque de lecture publique et de prĂŞt, une bibliothèque d'Ă©tude (650 000 documents imprimĂ©s et 11 000 titres pĂ©riodiques sont accessibles sur place) et une bibliothèque de conservation (manuscrits, incunables, livres anciens, photographies, estampes, affiches, etc.) Le fonds est notamment l'hĂ©ritier de la bibliothèque du chapitre de la collĂ©giale Saint-Pierre constituĂ©e Ă  partir du XIV siècle. Il se caractĂ©rise aussi par des collections particulières comme le fonds musical, le fonds japonais et chinois, les fonds de biographies et portraits, d'Ă©tiquettes de fil, d'images pieuses et de chansons de carnaval. La mĂ©diathèque Jean LĂ©vy assure Ă©galement la collecte du dĂ©pĂ´t lĂ©gal rĂ©gional qui recueille la production imprimĂ©e des dĂ©partements du Nord et du Pas-de-Calais.


     Le rĂ©seau de la bibliothèque municipale est complĂ©tĂ© par sept bibliothèques de quartier dont la première a Ă©tĂ© ouverte en 1971 et la dernière en 2003.


     Les archives municipales sont par ailleurs accessibles Ă  l'hĂ´tel de ville, oĂą une salle de lecture est mise Ă  disposition. Elle possède un fonds qui s'Ă©tend du XIII siècle Ă  nos jours et qui comprend en particulier des actes de catholicitĂ© et d'Ă©tat-civil, des comptes rendus de conseils municipaux, des plans et cartes, des permis de construire.


     Le Centre d'arts plastiques et visuels de la Ville de Lille dĂ©tient Ă©galement un fonds spĂ©cialisĂ© en arts plastiques, histoire de l'art, peinture, sculpture, dessin, arts graphiques, photographies et nouveaux mĂ©dias. Ce fonds documentaire met Ă  disposition plus de 3 000 ouvrages (monographies d’artistes du XIV siècle Ă  nos jours, Ă©crits sur l’art, catalogues d’expositions, etc.), 42 titres de revues (revues spĂ©cialisĂ©es et magazines de l’actualitĂ© artistique) ainsi que 400 DVD (cinĂ©ma d’animation, documentaires, vidĂ©o art, etc.)

Théâtres et salles de spectacle


     Le premier théâtre lillois, la ComĂ©die, a Ă©tĂ© inaugurĂ© en 1702. Il possĂ©dait une troupe permanente et donnait quatre reprĂ©sentations hebdomadaires. En 1741, Voltaire y assistera Ă  la première de Mahomet. JugĂ© insuffisant, un Ă©difice plus vaste, la nouvelle comĂ©die, est construit sur les plans de l'architecte lillois Michel-Joseph Lequeux. InaugurĂ© en 1787, il sera dĂ©truit par un incendie en 1903.




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Le théâtre du Nord



     Aujourd'hui, le Théâtre du Nord, centre dramatique national situĂ© sur la Grand'Place, est installĂ© dans un Ă©difice Ă©rigĂ© en 1717 qui servait alors de corps de garde pour la garnison de la ville. RĂ©amĂ©nagĂ© en 1989, il comprend une grande salle, la salle Roger Salengro, d'environ 460 places, une petite salle d'une centaine de places et une salle de rĂ©pĂ©tition. Issu de l'Ă©quipe de « la Salamandre Â» de Gildas Bourdet, le théâtre du Nord a ensuite Ă©tĂ© dirigĂ© par Daniel Mesguich de 1991 Ă  1998 puis par Stuart Seide.


     Construit Ă  la veille de la Première Guerre mondiale, après l'incendie de la nouvelle comĂ©die, l'OpĂ©ra de Lille a Ă©tĂ© profondĂ©ment rĂ©novĂ© et modernisĂ© entre 1998 et 2004. DotĂ© d'une salle Ă  l'italienne, il comprend six loges d'avant-scène et quatre niveaux de galeries et propose 1 138 places. Il prĂ©sente chaque annĂ©e une quinzaine de spectacles du rĂ©pertoire lyrique, de danse et de musique. Il accueille Ă©galement des artistes en rĂ©sidence, dont le chĹ“ur de l'OpĂ©ra de Lille, qui participent Ă  la programmation.


     Construit en 1903 et restaurĂ© en 1997 et 1998, le Théâtre SĂ©bastopol est la seconde grande scène de Lille avec 1 450 places qui lui permettent notamment d'accueillir des spectacles populaires, de théâtre ou d'opĂ©rette mais aussi de variĂ©tĂ©.


     Plus rĂ©cemment, en 2004, le théâtre Le Prato s'est installĂ© dans la Filature, ancienne usine textile situĂ©e dans le quartier de Moulin. DirigĂ©e par Gilles Defacque, la troupe propose des one-man-show burlesques, mais Ă©galement des pièces de théâtre plus complexes ainsi que des spectacles de cabarets et de variĂ©tĂ©s auxquels participent de nombreux artistes extĂ©rieurs.


     Le jeune public dispose aussi d'un lieu qui lui est dĂ©diĂ© avec Le Grand Bleu, centre dramatique national pour l'enfance et la jeunesse qui propose des spectacles de théâtre, de danse, de cirque, de marionnettes, de hip-hop, etc.


     Lille possède Ă©galement une Ă©cole de théâtre, l'École professionnelle supĂ©rieure d'art dramatique (EPSAD), créée en 2003, installĂ©e dans le quartier des Bois-Blancs et une Ă©cole de cirque, le Centre rĂ©gional des arts du cirque, situĂ© Ă  Lomme.


     Lille compte par ailleurs de nombreuses salles de spectacle privĂ©es telles que le ZĂ©nith de Lille (7 000 places) ou encore l'AĂ©ronef et le Biplan, acteurs de la scène rock lilloise.

Musique


     C'est au cours du XVIII siècle que le goĂ»t pour la musique connait une forte expansion Ă  Lille. Elle est notamment marquĂ©e par la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© du Concert par le duc de Boufflers en 1726, puis, Ă  sa suite, par de nombreuses autres sociĂ©tĂ©s de concert.


     Le Conservatoire National de RĂ©gion de Lille est l'hĂ©ritier de l'AcadĂ©mie de musique de Lille créée en 1803. Il a obtenu le label Conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional en 2006. AnimĂ© par une Ă©quipe de 120 enseignants, il accueille plus de 2 000 Ă©lèves et Ă©tudiants auxquels il dispense des cours de musique, de danse et d'art dramatique. DotĂ© d'un auditorium de 400 places, il donne des concerts tous les jeudis.




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Les locaux de l'orchestre national de Lille



     Issu de l'ancien orchestre de l’ORTF Nord Pas-de-Calais, l'orchestre philharmonique de Lille, devenu Orchestre national de Lille en 1980, a Ă©tĂ© créé en 1976 avec l'aide de la rĂ©gion par son directeur et chef d'orchestre principal, Jean-Claude Casadesus. L'orchestre compte près d'une centaine de musiciens et est logĂ© dans les bâtiments du Nouveau-Siècle Ă  Lille, oĂą il dispose d'un auditorium de 2 000 places. Il accueille Ă©galement des chefs d'orchestre invitĂ©s et des compositeurs en rĂ©sidence (Thierry Escaich, Bernard Cavanna, Bruno Mantovani, etc.) L'orchestre donne environ 120 concerts par an, dans toute la rĂ©gion, mais aussi en tournĂ©es nationales et internationales. Il est notamment l'auteur d'une importante discographie.


     Dans un tout autre registre, une musique populaire typiquement lilloise voit le jour au dĂ©but du XVIII siècle avec les chansons burlesques patoisantes de François Cottignies. Cette veine se dĂ©veloppe considĂ©rablement au cours du XIX siècle, de très nombreuses chansons Ă©tant composĂ©es, imprimĂ©es et vendues, soit par des sociĂ©tĂ©s amicales Ă  l'occasion du carnaval, soit au bĂ©nĂ©fice du Parti ouvrier lors des Ă©lections ou de mouvements de grève. Elle donnera naissance Ă  une tradition de chansons ch'ti qui est restĂ©e vivace jusqu'au milieu du XX siècle, parmi lesquelles le P'tit Quinquin d'Alexandre Desrousseaux, vĂ©ritable hymne de la ville sonnĂ© toutes les heures par le carillon du beffroi de la chambre de commerce, reste la plus connue.


     Enfin, bien qu'elle atteigne rarement Ă  une notoriĂ©tĂ© nationale, le scène rock lilloise prĂ©sente une certaine diversitĂ©, parfois hĂ©ritière de la verve parodique de la musique populaire traditionnelle, avec des groupes comme Buzz, Gronibard, HYNNNER Vs HANT1S3, Les Blaireaux, Les Fils de Sammy, Loudblast, The Bilbocks, Curry and Coco, Stocks ou Unswabbed.

Cinéma




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Le Majestic, rue de Béthune



     Lille compte de nombreuses salles de cinĂ©ma en particulier dans le centre, avec deux cinĂ©mas d'art et essai, le MĂ©tropole (4 salles classĂ©es), situĂ© rue des Ponts de Comines, et le Majestic (6 salles classĂ©es), situĂ© rue de BĂ©thune et un complexe, l'UGC CinĂ© CitĂ© (14 salles), dans la mĂŞme rue.


     Plus original, L'Hybride est un cinĂ©ma bar qui propose une programmation traditionnelle mais aussi des films expĂ©rimentaux, des courts mĂ©trages et des films d'animation. Il peut ĂŞtre rĂ©servĂ© pour l'organisation d'Ă©vènements publics ou privĂ©s.


     Le quartier de Moulins abrite quant Ă  lui le cinĂ©ma associatif L'Univers, lieu de diffusion unique dans la rĂ©gion du Nord Pas-de-Calais. Ancien cinĂ©ma art et essai, L’Univers fermait ses portes en 1995. RachetĂ© par la Ville de Lille, il est remis en activitĂ© fin 1999 Ă  l’initiative d'un collectif d'associations, qui assure aujourd'hui la programmation et le fonctionnement du cinĂ©ma. En moyenne, plus de 150 manifestations y sont organisĂ©es annuellement.


     Le plus grand multiplexe de France, le KinĂ©polis-Château du cinĂ©ma (23 Ă©crans), est par ailleurs installĂ© Ă  Lomme.


     La rĂ©gion, et tout particulièrement la mĂ©tropole lilloise, est Ă©galement un lieu d'accueil important de tournage de films et de tĂ©lĂ©films. L'Aveu de Costa-Gavras en 1970, Le Corps de mon ennemi de Henri Verneuil en 1976, La femme flic de Yves Boisset en 1979, La Vie rĂŞvĂ©e des anges d'Erick Zonca en 1998, Entre ses mains d'Anne Fontaine en 2005 ou encore Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon en 2007 ont Ă©tĂ© pour partie tournĂ©s Ă  Lille.


     Depuis quelques annĂ©es, les tournages dans la rĂ©gion se sont beaucoup dĂ©veloppĂ©s. C'est notamment le rĂ©sultat d'une politique rĂ©gionale volontariste, le Centre rĂ©gional de ressources audiovisuelles (CRRAV) disposant d'un fond de soutien Ă  la production de plus de 2,5 millions d'euros par an, troisième budget de France après ceux de Paris et Lyon. Lille compte ainsi une vingtaine de sociĂ©tĂ©s de production.

  - Sous-chapitre : Vie nocturne


     Accueillant en ses murs de nombreux Ă©tudiants, Lille connait une vie nocturne bouillonnante. Autrefois partie intĂ©grante de la culture ouvrière, la frĂ©quentation des cafĂ©s et des bars est aujourd'hui essentiellement le fait des jeunes et des Ă©tudiants depuis que la plupart des usines ont mis la clĂ© sous le paillasson. La bière (belge en premier lieu) est de loin la boisson la plus consommĂ©e sur les comptoirs lillois.


     La vie nocturne lilloise peut ĂŞtre divisĂ©e en deux secteurs gĂ©ographiques distincts :

    Liste :
  • Le secteur MassĂ©na-SolfĂ©rino dotĂ© d'une quantitĂ© impressionnante de bars et de cafĂ©s en tout genre et frĂ©quentĂ© par une population largement estudiantine.
  • Le Vieux-Lille avec des Ă©tablissements branchĂ©s voire gay-friendly et accueillant une population plus âgĂ©e.

     Il y a relativement peu de discothèques Ă  Lille, la plupart des jeunes prĂ©fĂ©rant frĂ©quenter les mĂ©ga-dancings d'Outre-QuiĂ©vrain. L'agglomĂ©ration lilloise connait ainsi tous les week-ends un vĂ©ritable exode de sa jeunesse vers les clubs belges.

  - Sous-chapitre : Gastronomie

Article dĂ©taillĂ© : Brasseries du Nord-Pas-de-Calais.



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La façade art-déco du restaurant L'Huitrière



     La gastronomie lilloise prĂ©sente des influences picardes mais relève aussi des traditions flamandes, en particulier avec la cuisine Ă  la bière.


     Autrefois important centre brassicole avec de nombreuses marques locales prĂ©sentes dans ses cafĂ©s (telles que Pelforth, PĂ©lican, Semeuse ou Coq Hardi), Lille et ses environs n'accueillent quasiment plus de brasseries sur son territoire. La plupart ont soit fermĂ© leurs portes dans les annĂ©es 1970 et 80, soit Ă©tĂ© englouties dans un grand groupe tel Pelforth dans Heineken. Des brasseries artisanales existent toujours ou ont Ă©tĂ© créées dans les environs de Lille mais la consommation de leurs productions reste marginale. La culture de la bière reste nĂ©anmoins fortement ancrĂ©e dans les mĹ“urs lilloises mĂŞme si la majeure partie de la production brassicole consommĂ©e dans les cafĂ©s ou Ă  domicile est d'origine belge, alsacienne ou nĂ©erlandaise. Ainsi, trois plats rĂ©gionaux accompagnent et, parfois, utilisent la bière :


     Le petit salĂ© lillois, Ă©quivalent du potjevleesch rĂ©alisĂ© uniquement Ă  base de maigre de jambon, et les moules-frites, plat obligĂ© de la grande braderie de Lille, font Ă©galement partie du patrimoine culinaire de la ville.


     Parmi les fromages, Lille compte une spĂ©cialitĂ© avec le Vieux Lille, fromage Ă  pâte molle Ă  croĂ»te lavĂ©e proche du maroilles.




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La pâtisserie Meert, où Madame de Gaulle mère aimait, dit-on, acheter ses gaufres lilloises



     De nombreuses sucreries sont rĂ©alisĂ©es Ă  base de vergeoise, qu'il s'agisse de la tarte au sucre, des gaufres fourrĂ©es ou des babeluttes de Lille.


     Comme dans le reste de la rĂ©gion, la consommation de cafĂ© est très importante tout au long de la journĂ©e. Il existe toujours diverses marques locales ainsi que de petites entreprises de torrĂ©faction Ă  Lille et dans ses environs.


     La liqueur traditionnelle est le genièvre, autrefois massivement consommĂ© dans les estaminets. Il est aujourd'hui encore distillĂ© dans les villes voisines de Loos et de Wambrechies. Le genièvre Ă©tait parfois mĂ©langĂ© au cafĂ©, donnant alors une "bistouille".


     En corollaire Ă  la rĂ©surgence de la culture rĂ©gionale et Ă  la mise en valeur du patrimoine historique local depuis une dizaine d'annĂ©es, de nombreux restaurants rĂ©gionaux et estaminets ont ouvert leurs portes afin de profiter de cette vague rĂ©gionaliste. Mais Ă  cĂ´tĂ© de ces nombreux restaurants et estaminets qui proposent notamment des spĂ©cialitĂ©s rĂ©gionales, Lille compte aussi quelques grandes tables qui, sans en faire une capitale gastronomique, contribuent Ă  Ă©largir l'Ă©tendue de la gastronomie locale. En 2009, deux restaurants lillois sont crĂ©ditĂ©s d'une Ă©toile au guide Michelin (Philippe Lor pour l'HuĂ®trière et Jean-Luc Germond pour le SĂ©bastopol).

  - Sous-chapitre : PersonnalitĂ©s

Article dĂ©taillĂ© : Lillois cĂ©lèbres.



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Le général Louis Faidherbe



     Lille a vu naĂ®tre et grandir plusieurs hommes politiques et gouvernants qui ont marquĂ© l'histoire. C'est le cas du gĂ©nĂ©ral Louis Faidherbe, administrateur du SĂ©nĂ©gal, et de Charles de Gaulle dont la maison natale, situĂ©e dans le Vieux-Lille, est aujourd'hui un musĂ©e.


     Parmi les scientifiques, le savant Louis Pasteur a Ă©tĂ© nommĂ© professeur de chimie et doyen de la facultĂ© des sciences de la ville de 1854 Ă  1857. Il fonde l'Institut Pasteur de Lille qui est l'un des plus importants de France après celui de Paris. C'est lĂ  qu'Albert Calmette et Camille GuĂ©rin mettent au point le BCG.


     C'est Ă  Lille que sont nĂ©s les peintres Wallerant Vaillant, Jean-Baptiste Monnoyer, Carolus Duran, Emile Bernard, François Fauck. Ainsi que les sculpteurs Agathon Leonard, Villanis, RenĂ© Leleu, Emile Morlaix, GĂ©rard Choain, le musicien Édouard Lalo, le poète Albert Samain et le rĂ©alisateur Julien Duvivier.


     Lille a Ă©galement accueilli de nombreux artistes, qu'il s'agisse de peintres, comme Jan Van Eyck, Jacques Daret, Louis Joseph Watteau et François Watteau, de musiciens comme Pierre Degeyter, compositeur de la musique de L'Internationale Ă  la demande de Gustave Delory, ou d'Ă©crivains comme Marguerite Yourcenar.


     Plus près de nous, l'acteur Philippe Noiret, l'Ă©crivain Alain Decaux, l'humoriste Maxime, le footballeur Didier Six ainsi que le reporter et Ă©cologiste Nicolas Hulot sont originaires de Lille.






Chapitre : Notes


  1. ↑ Depuis plus de 28 ans, l'association Une aventure délicate a pour objectif de présenter et de mettre en avant la production audiovisuelle régionale. Le public, très divers, découvre au cours du Festival de l'Acharnière un large éventail des films et vidéogrammes réalisés pendant l'année. Tout document présenté en compétition au festival se rattache à la région soit par son sujet, son réalisateur, ou sa structure de production. Au cours de ce rendez-vous annuel, diffuseurs, animateurs et documentalistes viennent prendre connaissance de cette nouvelle production audiovisuelle, via le Panorama, la Compétition et la vidéothèque mise à la disposition de chacun.





Chapitre : Sources


  - Sous-chapitre : RĂ©fĂ©rences

  1. ↑ Alain Lottin, Lille d'Isla Ă  Lille-MĂ©tropole, Editions La Voix du Nord, coll. « Histoire des villes du Nord Â», 2003 (ISBN 2-84393-072-3), p. 8 
  2. ↑ Louis TrĂ©nard, Histoire des pays-Bas français, Rivat, 1972, p. 51-58 
  3. ↑ L'office du tourisme de Lille indique une altitude de 21 mètres, La mairie de Lille une altitude moyenne de 25 mètres
  4. ↑ Brigitte Renier-LabbĂ©, « Des canaux et des hommes Â» sur lille-ancien.com, 2009, Renaissance du Lille Ancien. ConsultĂ© le 25 octobre 2009
  5. ↑ Le lent retour de l'eau dans la ville sur lepoint.fr, 2007, Le Point. Consulté le 15 octobre 2009
  6. ↑ Lille-Nord sur www.linternaute.com, L'encyclopédie des villes de France. Consulté le 3 novembre 2009
  7. ↑ MĂ©tĂ©o France, « Fiche climatologique de Lille-Lesquin Â» sur www.meteo.education.fr, 2004. ConsultĂ© le 1 novembre 2009
  8. ↑ Lille Lesquin sur france.meteofrance.com, Météo France. Consulté le 16 octobre 2009
  9. ↑ Agrandissements et enceintes sur lilledantan.com. Consulté le 10 octobre 2009
  10. ↑ Jean-Marie Duhamel, Lille, traces d'histoire, Éditions La Voix du Nord, 2004, p. 41-45
  11. ↑ Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d’histoire, Stock, 1979, p. 85
  12. ↑ Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d’histoire, Stock, 1979, p. 186
  13. ↑ Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d’histoire, Stock, 1979, p. 203
  14. ↑ Urbanisme sur lilledantan.com. Consulté le 17 octobre 2009
  15. ↑ Jean-Marie Duhamel, Lille, traces d'histoire, Éditions La Voix du Nord, 2004, p. 43
  16. ↑ Pour une visualisation de la localisation des ZUS, voir INSEE, « Carte d'Ă©tude de la commune de Lille Â» sur insee.fr. ConsultĂ© le 31 aoĂ»t 2009
  17. ↑ Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d’histoire, Stock, 1979, p. 160
  18. ↑ INSEE, « Atlas transfrontalier - Tome 1 : Peuplement et densitĂ© de population Â» sur insee.fr. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  19. ↑ Villes de France sur populationdata.net. Consulté le 25 août 2008
  20. ↑ Présentation de l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai sur espaces-transfrontaliers.org. Consulté le 10 octobre 2009
  21. ↑ INSEE, « Logements par type, catĂ©gorie et nombre de pièces Â» sur recensement.insee.fr, 2006. ConsultĂ© le 11 octobre 2009
  22. ↑ Pierre de Saintignon, Un nouvel art de ville : Le projet urbain de Lille, Editions Ville de Lille, 2005
  23. ↑ INSEE, « RĂ©sidences principales par type de logement, nombre de pièces et statut d'occupation Â» sur recensement.insee.fr, 2006. ConsultĂ© le 11 octobre 2009
  24. ↑ INSEE, « Logements construits avant 2004 par type, catĂ©gorie et Ă©poque d'achèvement de la construction Â» sur recensement.insee.fr, 2006. ConsultĂ© le 11 octobre 2009
  25. ↑ Philippe Marchand, Histoire de Lille, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2003, p. 114
  26. ↑ [txt] CERTU, « Premiers rĂ©sultats de l'enquĂŞte sur les dĂ©placements des habitants de Lille MĂ©tropole Â» sur cudl-lille.fr, 2006. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  27. ↑ LMCU, « Carte des itinĂ©raires cyclables Â» sur lillemetropole.fr. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  28. ↑ Jacques Cointat, « De Mongy Ă  Keolis, l'aventure d'un grand rĂ©seau Â», 2007, La Voix Ă©co. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  29. ↑ Le livre Guinness des records 1998, « MĂ©tro automatique : Le VAL, Ă  Lille, Nord, inaugurĂ© le 25-04-83, est le premier mĂ©tro automatique. Â», p. 93
  30. ↑ Le premier étant le SkyTrain de Vancouver, avec un réseau de 68,7 km en 2009
  31. ↑ Hausse du trafic et des recettes de Transpole sur Trans'bus, 2001. Consulté le 10 octobre 2009
  32. ↑ Réseau de soirée sur www.transpole.fr, Transpole. Consulté le 16 octobre 2009
  33. ↑ LMCU, « SchĂ©ma directeur 2003 Â» sur lille-metropole-2015.org. ConsultĂ© le 24 aoĂ»t 2008
  34. ↑ SNCF, « FrĂ©quentation des lignes TGV Â» sur ort-npdc.fr, 2006. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  35. ↑ StĂ©phane Hubin, « La mĂ©tropole au carrefour de l'Europe ferroviaire grâce Ă  une troisième gare TGV Ă  Seclin ? Â», 2007, La Voix du Nord. ConsultĂ© le 14 juin 2009
  36. ↑ Mathieu HĂ©bert, « Des pĂ©ages pour Ă©viter les bouchons Ă  Lille ? Â» sur www.nordeclair.fr, 2009, Nord Ă©clair. ConsultĂ© le 22 septembre 2009
  37. ↑ A24 : l'autoroute de la discorde sur www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord. ConsultĂ© le 17 octobre 2009
  38. ↑ Le site officiel de l'aéroport de Lille
  39. ↑ Le site officiel de Port de Lille
  40. ↑ Le site officiel du Grand Projet Urbain
  41. ↑ Le programme d'aménagement sur le site d'Euratechnologies
  42. ↑ Le site officiel de la SAEM Euralille
  43. ↑ POPSU, « Projet EurasantĂ© Â» sur gip-epau.archi.fr, 2008. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  44. ↑ POPSU, « Projet Fives - Hellemmes Â» sur gip-epau.archi.fr, 2008. ConsultĂ© le 10 octobre 2009
  45. ↑ LMCU, « Quais de la basse DeĂ»le, chantier de demain Â» sur lillemetropole.fr, 2009. ConsultĂ© le 4 janvier 2010
  46. ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 1996, volume 2, p. 1089
  47. ↑ Siège de Lille
  48. ↑ Les grandes lignes et principales dates qui figurent dans les paragraphes qui suivent peuvent ĂŞtre retrouvĂ©s, sauf prĂ©cision complĂ©mentaire, sur le site de la Mairie de Lille, « Histoire Â» sur www.mairie-lille.fr. ConsultĂ© le 25 octobre 2009
  49. ↑ François Becuwe, « Les armes de la Ville de Lille Â» sur fbecuwe.free.fr. ConsultĂ© le 24 octobre 2009
  50. ↑ Dominique Mamet, « Lille, de gueules Ă  la fleur de lys florencĂ©e d'argent Â» sur www.mamet-dom.net. ConsultĂ© le 24 octobre 2009
  51. ↑ Lille, une bonne ville et ses armes sur www.lillempire.fr, Lille et le Nord du consulat au second empire. Consulté le 24 octobre 2009
  52. ↑ Paulette Legillon & Jacqueline Dion, Lille, Portrait d'une cité, Éditions Axial, 1975, p. 43
  53. ↑ Alain Lottin, Histoire des provinces françaises du Nord, Volume 2, Presses Univ. Septentrion, 1989, p. 59
  54. ↑ Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166 et 45
  55. ↑ Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 164
  56. ↑ Gaspard ThĂ©mistocle Lestiboudois, « Rapport gĂ©nĂ©ral sur l'Ă©pidĂ©mie du cholĂ©ra qui a rĂ©gnĂ© Ă  Lille en 1832 Â» sur gallica.bnf.fr, vers 1832. ConsultĂ© le 11 octobre 2009
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  170. ↑ Le Muséum d'histoire naturelle, de géologie et d'ethnographie sur musenor
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  173. ↑ Philippe Marchand, Histoire de Lille, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2003, p. 51 
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  175. ↑ Le site officiel de l'Opéra de Lille
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  177. ↑ Le site officiel du théâtre Le Prato
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  179. ↑ Le site officiel de L'EPSAD
  180. ↑ Le site officiel du Centre régional des arts du cirque
  181. ↑ Philippe Marchand, Histoire de Lille, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2003, p. 51
  182. ↑ Le site officiel de l'ONL
  183. ↑ Le site de L'Hybride
  184. ↑ Le site de l'Univers
  185. ↑ Le site officiel de la CRRAV
  186. ↑ CRAAV, « Liste des producteurs privĂ©s Ă  Lille Â» sur crrav.com. ConsultĂ© le 13 octobre 2009
  187. ↑ Le site du Sébastopol

  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • FĂ©lix-Paul Codaccioni, De l'inĂ©galitĂ© sociale dans une grande ville industrielle, le drame de Lille de 1850 Ă  1914, Éditions Universitaires, UniversitĂ© de Lille 3, 1976 (ISBN 2-85939-041-3)
  • Collectif, Lille, d'un millĂ©naire Ă  l'autre, Éditions Fayard, 1999 (ISBN 2213604568)
  • Perrine Despature (coordonnĂ© par), Le Patrimoine des Communes du Nord, Éditions Flohic, 2001 (ISBN 2-84234-119-8)
  • Jean-Marie Duhamel, Lille, Traces d'histoire, collection « Les patrimoines Â», Éditions La Voix du Nord, 2004 (ISBN 2-84393-079-0)
  • Alain GĂ©rard, Les grandes heures de Lille, Perrin, 1991 (ISBN 2-262-00743-8)
  • Paulette Legillon et Jacqueline Dion, Lille : portrait d'une citĂ©, Éditions Axial, 1975
  • Alain Lottin, Lille - D'Isla Ă  Lille-MĂ©tropole, collection « Histoire des villes du Nord Â», Éditions La Voix du Nord, 2003 (ISBN 2-84393-072-3)
  • Eric Maitrot et Sylvie Cary, Lille secret et insolite, Les Beaux Jours, 2007 (ISBN 2351790111)
  • Philippe Marchand, Histoire de Lille, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2003 (ISBN 2-87747-645-6)
  • Catherine Monnet, Lille : portrait d'une ville, Éditions Jacques Marseille, 2004 (ISBN 2914967020)
  • Didier Paris et Dominique Mons (sous la direction de), Lille MĂ©tropole, Laboratoire du renouveau urbain, Éditions Parenthèses, 2009 (ISBN 978-2863642238)
  • Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d'histoire, Stock, 1979 (ISBN 2-234-01135-3)
  • Gwenaelle VersmĂ©e, Lille mĂ©connu, Éditions Jonglez, 2009 (ISBN 2915807566)





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