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Définition Wikipédia de : Lentille optique






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Une lentille






Introduction :

      Une lentille est un Ă©lĂ©ment, homogène, isotrope, transparent, traditionnellement en verre, dont au moins l’une des faces n’est pas plane et destinĂ© Ă  faire converger ou diverger la lumière.







Suite de l'article :

Son utilisation implique que son indice de réfraction soit différent de celui du milieu dans lequel elle est plongée (air, huile, eau…). Les lentilles sont souvent réalisées en verre ou en matériau organique et possèdent la plupart du temps un axe de symétrie confondu avec l’axe optique.



     Il existe aussi des lentilles qui agissent sur d’autres types d’onde Ă©lectromagnĂ©tique, au moyen d’un champ Ă©lectrique et/ou d’un champ magnĂ©tique.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire



     Les premières traces d’utilisation d’une lentille proviennent de la Grèce antique. Aristophane y fait notamment rĂ©fĂ©rence dans sa pièce Les NuĂ©es Ă©crite en 423 av. J.-C. en Ă©voquant un verre Ă  feu (une lentille convexe utilisĂ©e pour produire du feu en focalisant les rayons solaires).


     Les Ă©crits de Pline l'Ancien (23-79) montrent Ă©galement qu’un tel dispositif Ă©tait connu dans l’Empire romain. Ils mentionnent ce qui peut ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme la première utilisation d’une lentille pour corriger la vue en dĂ©crivant l’utilisation que fait NĂ©ron d’une Ă©meraude de forme convexe lors des spectacles de gladiateurs (probablement pour corriger une myopie). SĂ©nèque le Jeune (3 av. J.-C. - 65) dĂ©crit l’effet grossissant d’un globe en verre rempli d’eau.


     Le mathĂ©maticien arabe Alhazen (965-1038), a Ă©crit le premier traitĂ© d’optique qui dĂ©crit comment le cristallin forme une image sur la rĂ©tine.


     Les lentilles n’ont cependant pas Ă©tĂ© utilisĂ©es par le grand public avant la gĂ©nĂ©ralisation des lunettes de vue, probablement inventĂ©es en Italie dans les annĂ©es 1280.






Chapitre : Principe


  - Sous-chapitre : Propagation, rĂ©fraction


     Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, les ondes lumineuses se propagent en ligne droite. On dĂ©finit l’indice de rĂ©fraction du milieu par le rapport

n = c/v,

     oĂą v est la vitesse de la lumière dans le milieu, et c la cĂ©lĂ©ritĂ© de la lumière dans le vide. La vitesse v de la lumière est forcĂ©ment infĂ©rieure Ă  c, et l’indice de rĂ©fraction n — qui est une caractĂ©ristique propre du milieu (la lentille, par exemple) considĂ©rĂ© — est donc toujours supĂ©rieur Ă  1. Lorsque l’onde lumineuse rencontre un dioptre (surface sĂ©parant deux milieux homogènes d’indices diffĂ©rents), la lumière est rĂ©fractĂ©e, c’est-Ă -dire dĂ©viĂ©e, en suivant les lois de Snell-Descartes. Cette dĂ©viation ne s’observe qu’à la condition que la lentille se trouve dans un milieu d’indice diffĂ©rent. Par ailleurs, on observe que la vitesse de propagation de la lumière dans l’air est sensiblement Ă©gale Ă  celle dans le vide ( notĂ©e c).


     Un schĂ©ma d’optique est toujours rĂ©alisĂ© en considĂ©rant un sens donnĂ© de propagation de la lumière : du fait du principe de retour inverse de la lumière, l’ensemble du schĂ©ma est renversĂ© si on considère le sens de propagation opposĂ©.

  - Sous-chapitre : Explication ondulatoire




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Lentille plan convexe convergente





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Lentille plan concave divergente



     Si on considère une onde plane (les surfaces d’onde — ou surfaces Ă©quiphases — sont des plans perpendiculaires Ă  la direction de propagation, c’est-Ă -dire que la direction de propagation est la mĂŞme partout) qui arrive sur une lentille plan convexe perpendiculairement Ă  sa face d’entrĂ©e, la partie de l’onde au bord de la lentille traversera moins de verre que celle au centre de la lentille : la surface Ă©quiphase va ainsi se dĂ©former et devenir courbe. Si la lentille permet de la transformer en une onde parfaitement sphĂ©rique, elle convergera vers un point source situĂ© derrière la lentille.

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©fraction.

     Le schĂ©ma ci-contre Lentille plan convexe convergente montre une telle lentille. Les traits rouges reprĂ©sentent les rayons lumineux, qui sont les directions de propagation de l’énergie lumineuse : dans le cas d’une onde plane, ces rayons sont parallèles entre eux. Ces rayons sont perpendiculaires Ă  la face d’entrĂ©e de la lentille (les surfaces d’onde sont donc parallèles Ă  cette face d’entrĂ©e) et ne sont pas dĂ©viĂ©s Ă  sa traversĂ©e. Par contre, ils sont dĂ©viĂ©s lors de la traversĂ©e de la face de sortie, et convergent en aval de la lentille vers un point appelĂ© point focal image.


     Dans le cas de la lentille divergente (schĂ©ma Lentille plan concave divergente), la partie de l’onde au centre de la lentille traverse moins de verre que celle aux bords. L’onde en sortie est dĂ©formĂ©e en une onde sphĂ©rique qui semble provenir d’un point source situĂ© en amont de la lentille. On peut de nouveau effectuer des constructions Ă  partir des rayons lumineux, qui suivent les lois de Snell-Descartes : le point focal image se trouve en amont de la lentille.






Chapitre : Définitions


  - Sous-chapitre : Lentilles convergentes et divergentes


     Selon la forme de ses faces d’entrĂ©e et de sortie, une lentille sera convergente ou divergente.

    Liste :
  • Une lentille convergente transforme un faisceau de lumière parallèle (onde plane) en un faisceau qui converge vers un point situĂ© en aval de la lentille.
  • Une lentille divergente transforme un faisceau de lumière parallèle (onde plane) en un faisceau divergent qui semble provenir d’un point situĂ© en amont de la lentille.



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Lentilles convergentes
1 - lentille biconvexe
2 - lentille convexe-plan
3 - ménisque convergent
Lentilles divergentes
4 - lentille biconcave
5 - lentille plan-concave
6 - ménisque divergent



     On distingue six types de lentilles :

    Liste :
  • les lentilles convergentes :
      Liste :
    • lentille biconvexe : les deux dioptres sont sphĂ©riques, les centres des sphères sont situĂ©s chacun d’un cĂ´tĂ© du plan de la lentille ;
    • lentille plan-convexe : un des dioptres est sphĂ©rique, l’autre est plan ;
    • mĂ©nisque convergent : les deux dioptres sont sphĂ©riques, les centres des sphères sont situĂ©s du mĂŞme cĂ´tĂ© du plan de la lentille ;
  • les lentilles divergentes :
      Liste :
    • lentille biconcave : les deux dioptres sont sphĂ©riques, les centres des sphères sont situĂ©s chacun d’un cĂ´tĂ© du plan de la lentille ;
    • lentille plan-concave : un des dioptres est sphĂ©rique, l’autre est plan ;
    • mĂ©nisque divergent : les deux dioptres sont sphĂ©riques, les centres des sphères sont situĂ©s du mĂŞme cĂ´tĂ© du plan de la lentille.

     Â˛ Le symbole en double flèche est utilisĂ© dans le cas des lentilles minces, qui permet de simplifier les constructions grâce Ă  certaines approximations lorsque l’on respecte les conditions de Gauss, c’est-Ă -dire lorsque les rayons qui frappent la lentille frappent Ă  proximitĂ© du centre optique de la lentille et que leur direction est proche de l’axe optique.

  - Sous-chapitre : Lentilles minces ou Ă©paisses


     Une lentille mince est une lentille qui remplit les trois conditions suivantes :

    Liste :
  • l’épaisseur de la lentille est petite devant le rayon de la première face,
  • l’épaisseur de la lentille est petite devant le rayon de la deuxième face,
  • l’épaisseur de la lentille est plus petite que la valeur absolue de la diffĂ©rence entre le rayon de la première face et le rayon de la deuxième face.

     Les lentilles Ă©paisses n’ont pas les mĂŞmes propriĂ©tĂ©s (aussi simples) que les lentilles minces.

  - Sous-chapitre : Lentilles cylindriques


     Les lentilles cylindriques sont donc des cylindres au sens large (forme obtenue en faisant translater une courbe selon une gĂ©nĂ©ratrice). Les dioptres sont eux-mĂŞmes des cylindres.


     Pour les rayons se propageant dans un plan contenant une gĂ©nĂ©ratrice, elles se comportent comme une vitre, le rayon n’est pas dĂ©viĂ©. Pour les rayons se propageant dans un plan perpendiculaire aux gĂ©nĂ©ratrices, elles se comportent comme une lentille classique Ă  symĂ©trie axiale.


     Elles sont principalement utilisĂ©es dans deux applications :

    Liste :
  • Ă  but pĂ©dagogique : vues dans l’axe des gĂ©nĂ©ratrices (« de profil Â»), elles sont similaires Ă  une lentille classique vue en coupe ; cette forme permet de les placer de manière stable sur une table, ou de les placer sur un tableau avec des aimants, et de visualiser le trajet des rayons ;
  • pour les anamorphoses : les rayons ne sont pas dĂ©viĂ©s de manière identique selon le plan de propagation, ce qui dĂ©forme l’image ; cette propriĂ©tĂ© est notamment utilisĂ©e en prise de vues anamorphique (CinemaScope), selon le principe de l’Hypergonar.





Chapitre : Caractéristiques d’une lentille



     On considère ici que l’on est dans les conditions de Gauss, et que le système est stigmatique : tous les rayons issus d’un point A convergent — après traversĂ©e de la lentille — en un point A′, ou semblent provenir d'un point A′ situĂ© en amont de la lentille. A est appelĂ© point objet, et A′ est le point image de A.




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Lentille convergente





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Lentille convergente





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Lentille divergente





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Lentille divergente



     Un système optique est un ensemble de milieux transparents et homogènes ou rĂ©flecteurs, sĂ©parĂ©s par des dioptres. Un système optique centrĂ© possède une symĂ©trie de rĂ©volution autour d’un axe appelĂ© axe optique. Une lentille seule possède donc un tel axe. On appelle centre optique le point de cet axe situĂ© au milieu de la lentille.

  - Sous-chapitre : Foyers objet et image

    Liste :
  • On appelle foyer image F′ l’image d’un objet situĂ© Ă  l’infini : c’est donc le point oĂą focalisent des rayons qui se propagent parallèlement Ă  l’axe optique.
  • On appelle foyer objet F le point dont l’image est situĂ©e Ă  l’infini : les rayons issus de ce point se propagent — après traversĂ©e de la lentille — parallèlement Ă  l’axe optique.

     Le plan perpendiculaire Ă  l’axe optique et passant par F′ est appelĂ© plan focal image, et ses points sont des foyers image secondaires.

  - Sous-chapitre : Distances focales


     En optique, on utilise des distances algĂ©briques, marquĂ©es par une barre au-dessus de la quantitĂ© considĂ©rĂ©e, le sens de propagation de la lumière Ă©tant par convention le sens positif. On discerne deux distances focales :

ƒ′ = SF′

     et

Ć’ = SF,

     oĂą S est le centre optique de la lentille.


     La distance algĂ©brique ƒ′ est positive si F′ est situĂ© en aval de la lentille (lentille convergente) et nĂ©gative si F′ est en amont de la lentille (lentille divergente).


     La dĂ©termination expĂ©rimentale de la distance focale ƒ′ d'une lentille optique s’appelle la focomĂ©trie.

  - Sous-chapitre : Espaces objet et image


     On considère une onde lumineuse se propageant selon un sens donnĂ©. Le demi-espace situĂ© en amont de la lentille par rapport Ă  ce sens de propagation est appelĂ© espace objet. Le demi-espace situĂ© en aval de la lentille est appelĂ© espace image.


     Si A est un objet situĂ© en aval de la lentille, A est un objet virtuel et S2A est positif ; si A est un objet rĂ©el situĂ© en amont de la lentille, cette distance est nĂ©gative. Pour une image rĂ©elle A′ situĂ©e en aval de la lentille, S1A′ est positif, et pour une image virtuelle situĂ©e en amont de la lentille, S1A′ est nĂ©gatif (pour une lentille divergente, en prenant les notations des images ci-dessus, il faut inverser S1 et S2).

  - Sous-chapitre : Aberrations




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l’aberration chromatique obtenue (en 1) peut être corrigée par l’ajout d’une deuxième lentille (en 2)


Article dĂ©taillĂ© : aberrations des lentilles optiques.

     Les lentilles optiques ne forment pas des images parfaites : l’image d’un point n’est gĂ©nĂ©ralement pas un point, mais une tache (astigmatisme). Ces aberrations affectent la qualitĂ© des images, mais peuvent cependant ĂŞtre minimisĂ©es par l’association de deux lentilles de verres optiques diffĂ©rents qui agissent en correction.


     On classe les aberrations en 2 grandes familles :

    Liste :
  • aberrations chromatiques : l’image se forme diffĂ©remment selon la couleur de la lumière.
  • aberrations gĂ©omĂ©triques, qui caractĂ©risent les Ă©carts Ă  l’optique gĂ©omĂ©trique, Ă©carts d’autant plus grands que l’on s’éloigne des conditions de Gauss, donc de l’axe optique.





Chapitre : Lentille électro-magnétique



     Un champ magnĂ©tique ou Ă©lectrique peut dĂ©vier des charges en mouvement.

Vision en mécanique classique

     Si l’on assimile le trajet d’une charge Ă  un rayon, on peut alors considĂ©rer que l’on a une lentille si des faisceaux de charges parallèles convergent en un point. Selon la dĂ©viation, on peut avoir une lentille convergente ou divergente.

Vision en mécanique quantique

     Une charge ponctuelle, par exemple un Ă©lectron, est une onde (voir l’article DualitĂ© onde-corpuscule), et suit donc les règles de propagation classiques des ondes.


     On peut appliquer le mĂŞme formalisme que pour les lentilles optiques, et notamment la notion de plan focal, distance focale et d’aberration.


     Les lentilles Ă©lectromagnĂ©tiques sont utilisĂ©es par exemple pour focaliser les faisceaux d’électrons dans les microscopes Ă©lectroniques.






Chapitre : Lentille liquide





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Effets optiques de la rosée sur une prêle.



     Les gouttes d’eau comme la rosĂ©e peuvent ĂŞtre une forme de lentille naturelle. De petites tailles, elles ont la forme d'une calotte sphĂ©rique. Plus grosses, elles se dĂ©forment sous leur propre poids. La valeur limite est de quelques millimètres pour l'eau. Elles sont ainsi employĂ©es dans certaines optiques des appareils photos des tĂ©lĂ©phones mobiles, permettant d'avoir une focale variable en dĂ©formant Ă©lectriquement la lentille.






Chapitre : Lentille gravitationnelle


Article dĂ©taillĂ© : Lentille gravitationnelle.

     Dans la thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale, la masse courbe l’espace autour d’elle. La lumière est donc dĂ©viĂ©e par une masse importante, par exemple une Ă©toile. Ce phĂ©nomène porte le nom de lentille gravitationnelle.






Chapitre : Vous pouvez voir également :



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  - Sous-chapitre : Articles connexes






Chapitre : Réferences


  1. ↑ Courty JM, Kielik E, du liquide pour faire des lentilles, Pour la Science, août 2009, p 88-89

  - Sous-chapitre : Liens externes


     


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