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Définition Wikipédia de : Lecture






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David Laing, lecture, Sir William Fettes Douglas, 1862.





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En 1958.






Introduction :

      La lecture est l’activitĂ© de comprĂ©hension d’une information Ă©crite. Cette information est en gĂ©nĂ©ral une reprĂ©sentation du langage sous forme des symboles identifiables par la vue, ou par le toucher (Braille). D’autres types de lecture ne s’appuient pas sur le langage par exemple celle de partitions de musique ou de pictogrammes.







Suite de l'article :

D’autres acceptions du nom « lecture Â» ou du verbe « lire Â» s’« entendent Â» dans un sens plus large : lire les signes des temps.


- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire





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Le Liseur par A. Canella.



     On pourrait penser que l’histoire de la lecture est la mĂŞme que celle de l’écriture : on peut estimer que les premiers hiĂ©roglyphes furent dessinĂ©s il y a 5 000 ans, les alphabets phonĂ©tiques les plus anciens ont environ 3 500 ans.


     Pourtant, l’évolution des supports a Ă©galement eu une grande influence. Les premiers ouvrages Ă©taient Ă©crits sur des rouleaux de papyrus enroulĂ©s en volumen dans un cylindre. Ils n’autorisaient donc qu’une vision partielle du texte Ă  lire.


     Ă€ partir du II siècle au IV siècle, l’introduction du parchemin permet la rĂ©daction des ouvrages en codex composĂ©s de feuilles pliĂ©es et cousues ensemble. Le livre ne subira alors pratiquement plus de modification de structure. Cette nouvelle prĂ©sentation permet de consulter les ouvrages de façon moins linĂ©aire : il devient possible de feuilleter pour accĂ©der directement Ă  un passage du texte.


     Jusqu’aux environs du X siècle les mots Ă©taient Ă©crits les uns Ă  la suite des autres, sans blancs ni ponctuation (scriptio continua) :

UNETELLEECRITURENEFAVORISEPASLADETECTIONRAPIDEDESMOT
SETOBLIGEAUNDECHIFFREMENTLABORIEUXLETTREALETTREDESOU
VRAGESLAVITESSEDELECTUREESTDONCTRESLENTE

     La lecture Ă  haute voix Ă©tait quasi systĂ©matique. Ce n'est qu'Ă  partir du Xe siècle que des moines Irlandais souhaitant diffuser au plus grand nombre l'information biblique qu'ils inventèrent alors les blancs dans l'Ă©criture. Si des textes datant du Ve siècle avant J.C. attestent que la lecture silencieuse Ă©tait pratiquĂ©e en Grèce, elle resta probablement exceptionnelle pendant de longs siècles. Dans ses Confessions, Augustin d'Hippone relate sa stupĂ©faction quand il voit Ambroise de Milan pratiquer la lecture silencieuse. La lecture demeure une activitĂ© collective dans les milieux bourgeois jusqu’au milieu du XVIII siècle. Parmi les ouvriers, le roman-feuilleton continue d’être lu Ă  voix haute jusqu’au lendemain de la Première guerre mondiale. En Europe, la lecture orale, parfois chantĂ©e ou psalmodiĂ©e occupe une place centrale aujourd’hui encore dans les cĂ©rĂ©monies des religions juive, chrĂ©tienne et musulmane. La vitesse de parole permet de lire environ 9 000 mots Ă  l’heure. Un pratiquant moyen de la lecture rapide (et donc silencieuse) est environ trois fois plus rapide.


     Au cours du XIX siècle, la plupart des pays occidentaux s’engagent dans l’alphabĂ©tisation de la population. Elle se gĂ©nĂ©ralise un peu plus tĂ´t dans les pays de religion protestante, oĂą chacun doit ĂŞtre capable de lire la Bible.






Chapitre : L’apprentissage de la lecture





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La Lecture par Boilly, 1828.


Article dĂ©taillĂ© : Apprentissage de la lecture.

     La lecture est un des apprentissages essentiels de l’école primaire avec l’écriture et les mathĂ©matiques, et le premier but de la scolaritĂ© obligatoire.


     L’apprentissage de la lecture est un sujet qui a intĂ©ressĂ© de nombreux pĂ©dagogues. Après des annĂ©es de controverses, il semblerait qu’aucune des diffĂ©rentes mĂ©thodes d’apprentissage n’apporte un avantage dĂ©cisif. Pour certains spĂ©cialistes, si leur influence est marginale c’est parce que dans aucune d’entre elles on ne retrouve ce qui constitue l’acte mĂŞme de lire.






Chapitre : Techniques


Article dĂ©taillĂ© : Lecture rapide.

     Le repĂ©rage consiste Ă  retrouver rapidement une information en se basant sur les ressources typographiques du texte. Il est particulièrement adaptĂ© aux ouvrages comme les dictionnaires ou les annuaires et aux textes avec un plan très hiĂ©rarchisĂ©.


     L'Ă©crĂ©mage est lui utilisĂ© quand la structure du texte n’est pas suffisamment marquĂ©e. Il consiste Ă  lire le texte en diagonale en s’arrĂŞtant sur les mots clefs porteur d’information.


     La lecture rapide combine des stratĂ©gies appuyĂ©es sur la technique de l’« Ă©crĂ©mage Â» et la lecture verticale de lignes entières saisies d’un seul coup d’œil chacune Ă  leur tour. L’œil doit rester Ă  une distance suffisante de la page.


     La rapiditĂ© et la prĂ©cision des mouvements de l’œil sont essentielles, c’est pourquoi l'oculomĂ©trie cognitive est utilisĂ©e pour l’étude des performances de lecteurs.

Article dĂ©taillĂ© : Etude littĂ©raire.

     Une Ă©tude littĂ©raire est un travail portant sur le domaine littĂ©raire, que ce soit sur un ou plusieurs auteurs, d'Ĺ“uvres, ou mĂŞme d'un genre littĂ©raire. Elle s'appuie en gĂ©nĂ©ral sur un corpus bibliographique.

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©sumĂ©.

     Un rĂ©sumĂ© est une version plus brève d'un texte de dĂ©part qui essaie nĂ©anmoins d'en restituer l'essentiel et d'en conserver la dynamique.






Chapitre : Illettrisme





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Carte de l’analphabétisme en 2000 (source Unesco)



     Pendant longtemps, la lecture reste rĂ©servĂ©e Ă  une Ă©lite.


     Pour l’UNESCO, l’analphabĂ©tisme est l’incapacitĂ© de lire et d’écrire des textes simples en rapport avec la vie quotidienne. En 1980 on estimait que 30% de la population mondiale Ă©tait analphabète. Dans les pays industrialisĂ©s, environ 4% de la population souffre d’illettrisme: bien qu’ayant appris Ă  lire, ces personnes en ont progressivement perdu l’habitude. Toutefois, de nombreuses polĂ©miques existent sur les critères dĂ©finissant ces populations. Les chiffres peuvent varier du simple au triple. On restera donc prudent sur les estimations quantitatives. Le terme d'« illettrisme Â» a Ă©tĂ© créé en 1978 par l’association ATD Quart Monde afin de dĂ©crire la situation des personnes qui ayant pourtant Ă©tĂ© scolarisĂ©es, n’ont pas la capacitĂ© d’utiliser l’écrit d’une manière aisĂ©e. Ce terme est en concurrence avec celui d’alphabĂ©tisation fonctionnelle que l’on trouve hors des frontières françaises. Le terme de « littĂ©ratie Â» prend actuellement une place plus importante. Il pose de manière explicite la question des capacitĂ©s Ă  traiter l’écrit dans « une Ă©conomie de la connaissance Â». Si la question de l’alphabĂ©tisation est portĂ©e par l’UNESCO, celle de la littĂ©ratie est portĂ©e par l’OCDE.


     On estime entre 10 et 14% la proportion de personnes âgĂ©es de 18 Ă  65 ans en difficultĂ© de lecture en France (enquĂŞte Information et Vie Quotidienne de l'Insee). Ce "taux d'illettrisme" est beaucoup plus Ă©levĂ© que ceux des enquĂŞtes de l'Insee d'il y a une dizaine d'annĂ©es.


     La dyslexie est un trouble fonctionnel de l’apprentissage de la lecture.






Chapitre : Lecture en peinture



     L’histoire de la lecture se lit aussi Ă  travers les Ĺ“uvres de peintres qui nous offrent des scènes diffĂ©rentes et suggestives de l’acte de lire. On a des scènes de lecture individuelle, collective, semi-collective. Des scènes de lecture publique et privĂ©e. Ces tableaux dessinent des portraits diffĂ©rents des lecteurs et de leurs modes de lire. On peut aussi y trouver des lectorats fĂ©minins, masculins, mixtes ou encore qui appartiennent Ă  plusieurs âges. La lecture Ă  haute voix y apparaĂ®t comme l’image opposĂ©e de celle de la lecture silencieuse. Il suffit, par exemple, d’observer les tableaux ci-dessous pour distinguer des reprĂ©sentations diffĂ©rentes des lectrices et des modes de lecture.

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     Daniel S. LarangĂ© considère que la lecture ouvre, au cours du XIXe siècle, un nouvel "espace" reprĂ©sentĂ© gĂ©nĂ©ralement, en peinture par des "cadres". Cette “ouverture” ou “fenĂŞtre” sur une dimension insoupçonnĂ©e se retrouve dans des tableaux oĂą le sujet lisant est gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă  une “brèche” dans son enfermement. Dans le portrait d’« Arthur Fontaine lisant dans son salon Â», Édouard Vuillard, reprĂ©sente son ami plongĂ© dans un livre, entourĂ© de cadres (tableaux, porte et fenĂŞtre Ă  carreaux). Le personnage n’est pas vraiment le sujet du tableau : il occupe une place dĂ©centrĂ©e, dans l’angle infĂ©rieur droit, enfoncĂ© dans un fauteuil. Les lignes de fuite des cadres des tableaux suspendus sur le mur de droite se rejoignent hors cadre, dans un point de fuite imaginaire, derrière la porte. Alors que le corps du peintre est prĂ©sent dans la pièce, son esprit “a pris la porte” et est “sorti du cadre” de la reprĂ©sentation par le biais de la lecture. Une analyse identique est effectuĂ©e sur "La jeune femme au chevalet: lecture" de Georges Seurat, "La liseuse" de Renoir, "La lectrice" de Fantin-Latour et "Lecture d'un poème" de Daumier.






Chapitre : Notes et références







Chapitre : Annexes


  - Sous-chapitre : Bibliographie

Sociologie de la lecture

    Liste :
  • Chantal Horellou-Lafarge et Monique SegrĂ©, Sociologie de la lecture, Paris, La DĂ©couverte, 2003 (2 Ă©d. 2007), (ISBN 978-2-7071-5316-6)
  • C. Baudelot, M. Cartier et Ch. DĂ©trez, Et pourtant ils lisent..., Paris, Le Seuil, 1999
  • A.-M. Chartier et J. HĂ©brard, Discours sur la lecture, Paris, Fayard, 2002
  • N. Robine, Lire des livres en France des annĂ©es 1930 Ă  2000, Paris, Cercle de la librairie, 2000
  • Daniel S. LarangĂ©, L'Esprit de la Lettre: Pour une reprĂ©sentation du spirituel dans la littĂ©rature française des XIXe et XXe siècles, Paris, L'Harmattan, 2009 (Ouverture philosophique), (ISBN 978-2-296-09271-6)

Essais

  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes


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