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Définition Wikipédia de : Laboratoire de recherche



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Introduction :

      Un laboratoire de recherche est une structure sociale constituĂ©e donnant un cadre de travail aux chercheurs. Il peut ĂŞtre affiliĂ© Ă  une universitĂ© ou Ă  un organisme de recherche (en France, par exemple, un EPST comme le CNRS). Ce terme est employĂ© sans impliquer nĂ©cessairement que des travaux de laboratoire y soient menĂ©s (il existe par exemple des « laboratoires Â» de recherche en mathĂ©matiques).







Suite de l'article :

Selon les pays et les organismes, un laboratoire peut aussi être dénommé département ou unité de recherche et peut désigner des structures plus ou moins grandes. Cet article s'intéresse aux aspects communs des laboratoires, à savoir le cadre de travail mis en place dans la recherche scientifique.



     Dans le cas de laboratoires de recherche et dĂ©veloppement au sein d'une entreprise privĂ©e, le mode de fonctionnement et de prise de dĂ©cision sera très diffĂ©rent de celui dĂ©crit ici. Une entreprise privĂ©e, ou un autre acteur comme une association, peut cependant Ă©galement comprendre un laboratoire de recherche du type de ceux dĂ©crit ici, gĂ©nĂ©ralement sous forme d'un institut ayant une certaine autonomie, et souvent en association avec une universitĂ© ou un autre partenaire dont le mĂ©tier principal est la recherche.

- Sommaire de la page -









Chapitre : RĂ´les et fonctionnement



     Le laboratoire de recherche est le cadre le plus immĂ©diat de la vie scientifique, permettant Ă  des chercheurs travaillant sur des problĂ©matiques voisines d'interagir. Le laboratoire, ou des Ă©quipes constituĂ©es en son sein, organisent des sĂ©minaires scientifiques, oĂą des chercheurs extĂ©rieurs sont invitĂ©s Ă  venir prĂ©senter leurs travaux. Il peut Ă©galement abriter des dispositifs expĂ©rimentaux, gĂ©rer des ressources informatiques, et fournir un soutien administratif aux chercheurs.






Chapitre : Composition



     Les personnels travaillant dans un laboratoire sont:

    Liste :
  • Les chercheurs, dont:
      Liste :
    • Les enseignants-chercheurs ayant un poste dans un Ă©tablissement d'enseignement supĂ©rieur ; en France, les maĂ®tres de confĂ©rences ou professeurs des universitĂ©s par exemple, qui sont titulaires, ou les attachĂ©s temporaires d'enseignement et de recherche (ATER).
    • Les chercheurs Ă  plein temps, qui en gĂ©nĂ©ral peuvent enseigner aussi mais n'en ont pas l'obligation. Ils peuvent ĂŞtre financĂ©s sur la base de projets de recherche avec une durĂ©e dĂ©terminĂ©e ("post-doctoral researcher" dans la terminologie anglo-saxonne, chercheur post-doctoral), ou bien disposer d'un emploi stable, comme les chercheurs titulaires des EPST et EPIC en France ou certains « research fellows Â» dans les systèmes anglo-saxons.
    • Les chercheurs doctorants prĂ©parant une thèse. Ils peuvent ĂŞtre en contrat Ă  durĂ©e determinĂ©e avec un Ă©tablissement de recherche ou d'enseignement supĂ©rieur, une entreprise, ou bien une structure institutionnelle. Selon leur situation, ils peuvent ou doivent Ă©galement enseigner.
    • Les stagiaires, notamment les Ă©tudiants prĂ©parant un master de type "recherche".
  • Des ingĂ©nieurs et techniciens, chargĂ©s de travaux sur les installations expĂ©rimentales et des moyens informatiques.
  • Des personnels administratifs.

     Selon les pays et les spĂ©cificitĂ©s du laboratoire de recherche, certains types de personnels seront plus ou moins prĂ©sents, voire absents de l'unitĂ©. Les chercheurs sont gĂ©nĂ©ralement regroupĂ©s en Ă©quipes de recherche, qui ont un domaine de recherche plus particulier.






Chapitre : Recrutement



     Les modes de recrutement varient grandement selon les pays et le statut de la recrue. La principale source de complexitĂ© vient du fait que la plupart des personnels ne sont pas payĂ©s par l'unitĂ© de recherche elle-mĂŞme, mais par des organismes extĂ©rieurs (universitĂ©s, agences de financement de la recherche,...) qui, selon les cas, vont laisser plus ou moins de latitude Ă  l'unitĂ© de recherche dans le recrutement.


     Ă€ une extrĂŞme, une universitĂ© peut recruter un enseignant-chercheur en se basant sur des considĂ©rations d'enseignement seulement, en particulier s'il se trouve que le laboratoire de recherche concernĂ©e par le recrutement n'est pas reprĂ©sentĂ© dans la commission de recrutement. C'est notamment un cas possible en France. Ă€ une autre extrĂŞme, une agence de financement peut confier, sur la base d'un projet, une enveloppe financière correspondant Ă  une ou plusieurs annĂ©es de salaire Ă  un chercheur, qui a alors la possibilitĂ© de recruter qui bon lui semble (dans le respect de règles imposĂ©es par l'organisme de tutelle du laboratoire de recherche, qui sera en dĂ©finitive l'employeur effectif de la recrue). Ce système est commun dans les pays anglo-saxons. Tous les systèmes intermĂ©diaires sont possibles, y compris le recrutement par une commission complètement extĂ©rieure au laboratoire et Ă  l'organisme de la personne recrutĂ©e, comme cela se fait par exemple au CNRS en France ou pour les Research Councils britanniques. Dans ce dernier cas cependant, le recrutement s'appuie sur un dossier prĂ©parĂ© de façon coordonnĂ©e par le candidat et son unitĂ© d'affectation.

  - Sous-chapitre : La dĂ©rive endogène


     Un problème du recrutement est que les laboratoires ont tendance Ă  chercher Ă  recruter les gens qu'elles ont formĂ©s, ce qui limite le brassage des idĂ©es.


     Pour tenter de donner naissance Ă  une prise de conscience de ce problème, la SociĂ©tĂ© de mathĂ©matiques europĂ©enne soutient l'initiative suĂ©doise de publier un indice de mobilitĂ© acadĂ©mique (AMI en anglais). L'AMI d'un Ă©tablissement est la proportion de ses chercheurs et enseignants-chercheurs qui ont obtenu leur plus haut grade alors qu'ils travaillaient dans un autre Ă©tablissement (par exemple, grade de docteur, ou de professeur). Voir l'AMI de quelques laboratoires français dans le domaine des mathĂ©matiques sur le site de la SociĂ©tĂ© de mathĂ©matiques appliquĂ©es et industrielles, et la page recensant les AMI europĂ©ens.






Chapitre : Tutelles



     Les laboratoires de recherche sont affiliĂ©s Ă  un ou plusieurs Ă©tablissement d'enseignement supĂ©rieur ou organismes de recherche — par exemple, en France, ils peuvent ĂŞtre unitĂ©s mixtes ou Ă©quipe d'accueil (EA) d'une universitĂ© et du CNRS, au Royaume-Uni, dĂ©pendre d'un Research Council, aux États-Unis, d'un laboratoire national... Les Ă©tablissement de tutelle sont en gĂ©nĂ©ral les employeurs de la plus grande partie des personnels. Ils sont Ă©galement les responsables lĂ©gaux des unitĂ©s, dĂ©tiennent les comptes bancaires, sont gĂ©nĂ©ralement propriĂ©taires ou gestionnaires des locaux, etc. Ils disposent donc d'un fort pouvoir sur les laboratoires, qui se plaignent parfois d'ingĂ©rences.


     Du fait de l'importance des activitĂ©s d'enseignements pour une partie des personnels, les laboratoires universitaires sont souvent liĂ©es Ă  une facultĂ© d'enseignement (par exemple, en France, la structure des UFR).






Chapitre : Financement



     Le laboratoire de recherche gère les aspects financiers de la recherche, exceptĂ© les salaires de la plupart des personnels, qui sont versĂ©s directement par leur Ă©tablissement d'affectation (universitĂ©, CNRS, etc.).


     Le coĂ»t des recherches peut ĂŞtre très diffĂ©rent selon les disciplines, depuis les mathĂ©matiques qui n'exigent que peu d'Ă©quipement jusqu'Ă  la biologie, la chimie, ou certaines branches de la physique oĂą les expĂ©riences et les Ă©quipements nĂ©cessaires peuvent ĂŞtre extrĂŞmement coĂ»teux.


     Une autre source de dĂ©pense vient des frais de dĂ©placement, pour des congrès scientifiques ou des invitations de chercheurs extĂ©rieurs.






Chapitre : Partenariats



     Dans les pays dĂ©veloppĂ©s, il existe depuis quelques dĂ©cennies une tendance Ă  l'association entre les laboratoires de recherche, l'industrie, et les universitĂ©s, sur des territoires gĂ©ographiques. Cette forme de dĂ©veloppement a pris comme modèle la Silicon Valley en Californie.


     On appelle ces partenariats des clusters, aux États-Unis, ou des pĂ´les de compĂ©titivitĂ© en France.


     En France, plusieurs laboratoires du Commissariat Ă  l'Ă©nergie atomique et du CNRS participent Ă  des pĂ´les de compĂ©titivitĂ©, en fonction de leurs compĂ©tences.






Chapitre : Notes et références



     







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes


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