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Définition Wikipédia de : La Marseillaise



La Marseillaise
Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à l'hôtel de ville de Strasbourg.
Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à l'hôtel de ville de Strasbourg.

Hymne national deFrance France
Autre(s) nom(s)Chant de guerre pour l'armĂ©e du Rhin
ParolesRouget de Lisle
1792
Musiquenon signé
AdoptĂ© en1795
Fichiers audio




Introduction :

      La Marseillaise est l'hymne national de la RĂ©publique française. Elle fut dĂ©clarĂ©e chant national le 14 juillet 1795.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Historique


  - Sous-chapitre : CrĂ©ation

Suite de l'article :

Elle fut Ă©crite par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du GĂ©nie alors en poste Ă  Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 Ă  la suite de la dĂ©claration de guerre Ă  l'Autriche.


Titres divers


     Elle eut diffĂ©rents titres, tous Ă©phĂ©mères : Chant de guerre pour l'armĂ©e du Rhin ; Chant de marche des volontaires de l'armĂ©e du Rhin.


     Et le Dr François Mireur, futur gĂ©nĂ©ral des armĂ©es d'Italie et d'Égypte, venu Ă  Marseille afin d'organiser la marche conjointe des volontaires du Midi (Montpellier et Marseille), publiera ce chant, Ă  Marseille, pour la première fois, avec un nouveau titre : Chant de guerre des armĂ©es aux frontières. De fait, ce sont les troupes des FĂ©dĂ©rĂ©s marseillais qui, l'ayant adoptĂ© comme chant de marche, l'entonnent lors de leur entrĂ©e triomphale, aux Tuileries, Ă  Paris, le 30 juillet 1792. ImmĂ©diatement, la foule parisienne, sans se prĂ©occuper de ses diffĂ©rents noms, baptise ce chant : La Marseillaise. Ce titre, outre sa simplicitĂ©, avait l'avantage de marquer de Strasbourg Ă  Marseille, de l'Est au Midi, l'unitĂ© de la Nation.

Circonstances de sa création




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Rouget de l'Isle chantant « La Marseillaise Â», 1849, Isidore Pils, MusĂ©e des Beaux-Arts de Strasbourg.



     Le maire de Strasbourg, le baron de Dietrich, avait demandĂ© Ă  Rouget de Lisle en garnison Ă  Strasbourg d'Ă©crire un chant de guerre. Rouget de Lisle retourna ensuite Ă  son domicile en soirĂ©e, rue de la MĂ©sange (entre la place de l'Homme-de-Fer et la place Broglie). Il composa ainsi un Hymne de guerre dĂ©diĂ© au marĂ©chal de Luckner. En effet, c'est alors le Bavarois Nicolas Luckner qui commande l'armĂ©e du Rhin. Ironie du sort : le futur hymne national est ainsi dĂ©diĂ© Ă  un Bavarois qui sera guillotinĂ© moins de 2 ans plus tard. C'est pourtant bien ce chant qu'il prĂ©senta le lendemain, Ă  Dietrich, Ă  son domicile (maison dĂ©truite remplacĂ©e par le bâtiment de la banque de France Ă  la place Broglie). Cette scène a Ă©tĂ© immortalisĂ©e, notamment dans le tableau d'Isidore Pils, prĂ©sentĂ© au musĂ©e des Beaux-Arts de Strasbourg. Le chant retentit ensuite publiquement pour la première fois sur la place Broglie, devant l'hĂ´tel de ville de Strasbourg.


     L'historien strasbourgeois Claude Betzinger conteste cependant le lieu de la première exĂ©cution de la Marseillaise, celle-ci s'Ă©tant dĂ©roulĂ©e chez le maire, FrĂ©dĂ©ric de Dietrich, domiciliĂ© Ă  ce moment au 17, rue des Charpentiers Ă  Strasbourg et non Ă  la maison familiale des Dietrich.




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Partition du XIX siècle



     Le texte est fortement inspirĂ© d'une affiche de propagande diffusĂ©e Ă  cette Ă©poque. L'origine de la musique est plus discutĂ©e, puisqu'elle n'est pas signĂ©e (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle). Toutefois, si la ressemblance avec la ligne mĂ©lodique de l'allegro maestoso du concerto pour piano n° 25 (datant de 1786) de Wolfgang Amadeus Mozart est Ă  signaler, l'inspiration serait surtout venue d'un air du compositeur Ignace Pleyel, tirĂ© d'une opĂ©rette de l'Ă©poque. Le septième couplet, dit « couplet des enfants Â», date d'octobre 1792 ; il est attribuĂ© Ă  Jean-Baptiste Dubois, Marie-Joseph ChĂ©nier et l'abbĂ© Dubois.

  - Sous-chapitre : Du chant rĂ©volutionnaire Ă  l'hymne national




Image (cliquez pour agrandir) :

Général Mireur, 1770-1798, terre cuite anonyme, Montpellier, Faculté de médecine.



     Le 22 juin 1792, un dĂ©lĂ©guĂ© du Club des amis de la Constitution de Montpellier, le docteur François Mireur, venu coordonner les dĂ©parts de volontaires du Midi vers le front, entonne pour la première fois Ă  Marseille ce chant parvenu de Strasbourg Ă  Montpellier par un moyen incertain (les historiens estiment que la circulation de voyageurs a pu contribuer Ă  ce que les milieux patriotes de Montpellier aient eu connaissance de ce chant, donnĂ© Ă  l'occasion de funĂ©railles au printemps 1792). Après un discours prononcĂ© le 21 juin devant le Club des amis de la Constitution de Marseille, rue Thubaneau, Mireur est l'invitĂ© d'honneur d'un banquet le lendemain et, priĂ© de prononcer un nouveau discours, il entonne le chant entendu Ă  Montpellier quelques jours ou semaines plus tĂ´t. Dans l'ardente atmosphère patriotique de l'heure, Mireur suscite l'enthousiasme et le chant, repris le lendemain par les journaux locaux, sera distribuĂ© aux volontaires marseillais qui l'entonneront tout au long de leur marche vers Paris en juillet 1792.


     De la rue Thubaneau aux Champs-ÉlysĂ©es, le chant de Rouget de Lisle devient l'hymne des Marseillais et bientĂ´t La Marseillaise. De fait, on lui attribue souvent Ă  tort d'avoir Ă©tĂ© Ă©crite Ă  Marseille mais elle a bien Ă©tĂ© Ă©crite Ă  Strasbourg, rue de la MĂ©sange. François Mireur, lui, parti de Marseille en avant des Marseillais pour rejoindre le bataillon des volontaires de l'HĂ©rault, fera une brillante carrière militaire et mourra gĂ©nĂ©ral, en Égypte, Ă  l'âge de 28 ans.


     La Marseillaise est dĂ©clarĂ©e chant national le 14 juillet 1795.


     Interdite sous l'Empire puis la Restauration, elle est remise Ă  l'honneur après la rĂ©volution de 1830 et redevient hymne national sous la III RĂ©publique, en 1879 - le PrĂ©sident de la RĂ©publique de l'Ă©poque Ă©tait alors Jules GrĂ©vy. Le ministère de l'Éducation nationale conseille d'en pratiquer le chant dans les Ă©coles Ă  partir de 1944, pratique qui est dorĂ©navant obligatoire Ă  l'Ă©cole primaire (proposition de loi du 19 fĂ©vrier 2005, adoptĂ©e le 23 avril 2005, modifiant l'article L321-3 du Code de l'Ă©ducation). Les Constitutions de 1946 (IV RĂ©publique) et de 1958 (V RĂ©publique) conservent La Marseillaise comme hymne national (article 2 de la Constitution de la Cinquième RĂ©publique française).


     La Marseillaise est un des symboles rĂ©publicains en France.

  - Sous-chapitre : Dans le monde


     Il existe une version vĂ©nĂ©tienne (Bibioteca Civica A. Hortis Trieste Italie) datant de Juin 1797 publiĂ©e Ă  Padoue Ă  la mĂŞme date en langue italienne (texte original italien) pour fĂŞter la chute de la rĂ©publique Serenissima des doges de Venise en mai 1797 par le gĂ©nĂ©ral NapolĂ©on Bonaparte.


     La Marseillaise n'Ă©tait pas seulement l’hymne français. Comme chant rĂ©volutionnaire de la première heure, il a Ă©tĂ© repris et adoptĂ© par nombre de rĂ©volutionnaires sur tous les continents.


     Une adaptation en russe, la Marseillaise des Travailleurs, publiĂ©e en 1875, fut mĂŞme rĂ©alisĂ©e par le rĂ©volutionnaire Piotr Lavrovitch Lavrov. Vers 1900, ceux qui la chantaient en public en Russie Ă©taient arrĂŞtĂ©s par la police. Ce qui explique qu'après la RĂ©volution d'Octobre, les bolcheviks l'adoptent pour hymne en 1917, avant de reprendre un autre chant rĂ©volutionnaire français : L'Internationale. En avril 1917, lorsque LĂ©nine retourne en Russie, il est accueilli Ă  PĂ©trograd au son de la Marseillaise. L'Internationale a cependant tendance Ă  remplacer La Marseillaise chez les rĂ©volutionnaires d'extrĂŞme-gauche, parce qu'en devenant l'hymne national français, celle-ci est maintenant associĂ©e au pouvoir Ă©tatique de la France.


     En 1931, Ă  l'avènement de la Seconde RĂ©publique espagnole, certains Espagnols ne connaissant pas leur nouvel hymne (Himno de Riego), accueillirent le nouveau rĂ©gime en chantant La Marseillaise, dans une version espagnole ou catalane.


     Durant la Seconde Guerre mondiale, la loge LibertĂ© chĂ©rie, créée dans les camps de concentration nazis, tire son nom de cet hymne des combattants de la libertĂ©.


     Arsène Wenger ayant Ă©tĂ© entraĂ®neur de l'Ă©quipe de football Nagoya Grampus, de Nagoya (Japon), et lui ayant fait gagner la Coupe du Japon de football, les supporters de cette Ă©quipe encouragent encore aujourd'hui leur Ă©quipe sur l'air de La Marseillaise.


     Le carillon Ă  l'hĂ´tel de ville de Cham en Bavière sonne La Marseillaise pour commĂ©morer son fils MarĂ©chal Luckner.






Chapitre : Paroles


La Marseillaise est disponible sur Wikisource.

     Le texte a subi plusieurs modifications de couplets. On compte aujourd'hui 12 couplets et un couplet dit « des enfants Â». La majoritĂ© des couplets n'est plus dans la version « officielle Â», celle que l'on trouve sur le site internet de l'ÉlysĂ©e. Seul le premier couplet est chantĂ© lors des Ă©vĂ©nements. Deux couplets (les « couplets des enfants Â») ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s ultĂ©rieurement, dont l'un d'eux a depuis Ă©tĂ© supprimĂ© de la version « officielle Â». Enfin, eu Ă©gard Ă  son caractère religieux, le 8 couplet a Ă©tĂ© supprimĂ© par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a Ă©tĂ© supprimĂ© car il a Ă©tĂ© jugĂ© trop violent.


     Sur la partition originale de Rouget de Lisle, on voit clairement Ă©crit « Marchez, Marchez Â» au refrain, qui s'accorde avec « Formez vos bataillons Â», 2 personne du pluriel. La transcription officielle est pourtant « Marchons, marchons Â», qui tenterait d'Ă©tablir une rime avec « bataillons Â» et « sillons Â». En rĂ©alitĂ©, Rouget de Lisle Ă©tait capitaine. Et en qualitĂ© d'officier, il commandait ses hommes. D'oĂą la formule impĂ©rative. NĂ©anmoins la Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manĹ“uvre en reprenaient le refrain, en chantant "marchons" et non "marchez". Cette version se serait imposĂ©e par transmission orale.


     La version dite « officielle Â» est la suivante :

La Marseillaise
Premier couplet

     Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivĂ© !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces fĂ©roces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !


Refrain :

     Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !


Couplet 2

     Que veut cette horde d'esclaves,
De traĂ®tres, de rois conjurĂ©s ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps prĂ©parĂ©s ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre Ă  l'antique esclavage !


Refrain
Couplet 3

     Quoi ! des cohortes Ă©trangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaĂ®nĂ©es
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maĂ®tres de nos destinĂ©es !


Refrain
Couplet 4

     Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prĂŞts Ă  se battre !


Refrain
Couplet 5

     Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
Ă€ regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
DĂ©chirent le sein de leur mère !


Refrain
Couplet 6

     Amour sacrĂ© de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes dĂ©fenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !


Refrain
Couplet 7
(dit couplet des enfants)

     Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre


Refrain

  - Sous-chapitre : Septième couplet


     Rouget de Lisle n’ayant Ă©crit que 6 couplets, le site officiel de l’ÉlysĂ©e indique que l’auteur du 7 couplet reste inconnu.


     Dans son ouvrage Sous le bonnet rouge de sa collection « La Petite Histoire Â», G. Lenotre rapporte la tradition viennoise, selon laquelle ce couplet aurait Ă©tĂ© composĂ© par l’abbĂ© Antoine Pessonneaux. Cette version a Ă©tĂ© reprise par Claude Muller dans Les Mystères du DauphinĂ©. Selon lui, l'abbĂ©, professeur de rhĂ©torique au collège de Vienne de 1788 Ă  1793 nĂ© Ă  Lyon le 31 janvier 1761, jugeant que le texte Ă©tait incomplet, puisqu'il n'Ă©voquait pas les nouvelles gĂ©nĂ©rations, Ă©crivit le « couplet des enfants Â» qu'il fit chanter par les Ă©lèves lors de la fĂŞte de la fĂ©dĂ©ration du 14 juillet 1792 en prĂ©sence de la population et de soldats de bataillon de fĂ©dĂ©rĂ©s marseillais alors en transit dans la ville. Ce couplet passa ensuite Ă  Paris, grâce au dĂ©putĂ© BenoĂ®t Michel de Comberousse. Traduit devant le tribunal Ă  Lyon - le 1 janvier 1794 (12 nivĂ´se an II) selon G. Lenotre -, l'abbĂ© aurait Ă©tĂ© sauvĂ© de la mort en se prĂ©sentant comme l'auteur du septième couplet de la Marseillaise. L'abbĂ© Pessonneaux mourut le 10 mars 1835.


     Toujours selon Claude Muller, en 1848, Louis du Bois, ancien sous-prĂ©fet nĂ© Ă  Lisieux le 16 novembre 1773, mort le 9 juillet 1855, affirma ĂŞtre l'auteur du couplet et expliqua avoir empruntĂ© l'idĂ©e au chant des Spartiates rapportĂ© par Plutarque, ouvrant une querelle d'historiens.






Chapitre : Loi



     Le 24 janvier 2003, l'ensemble des dĂ©putĂ©s a adoptĂ©, dans le cadre de la loi d'orientation et de programmation pour la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure (Lopsi), un amendement crĂ©ant le dĂ©lit d'« outrage Â» au drapeau français et Ă  l'hymne national, La Marseillaise. DĂ©lit sanctionnĂ© par un emprisonnement de 6 mois et 7 500 euros d'amende. Un certain nombre de citoyens et d'associations de dĂ©fense des droits de l'homme se sont insurgĂ©s contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte manifeste Ă  la libertĂ© d'expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage Â».


     Le Conseil constitutionnel a limitĂ© les possibilitĂ©s d'application :

« [...] Sont exclus du champ d'application de l'article critiquĂ© les Ĺ“uvres de l'esprit, les propos tenus dans un cercle privĂ©, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisĂ©es par les autoritĂ©s publiques ou non rĂ©glementĂ©es par elles ; que l'expression « manifestations rĂ©glementĂ©es par les autoritĂ©s publiques Â», Ă©clairĂ©e par les travaux parlementaires, doit s'entendre des manifestations publiques Ă  caractère sportif, rĂ©crĂ©atif ou culturel se dĂ©roulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements Ă  des règles d'hygiène et de sĂ©curitĂ© en raison du nombre de personnes qu'elles accueillent. Â»

     La Loi Fillon, visant Ă  rĂ©former l'Ă©ducation et adoptĂ©e en mars 2005, a rendu obligatoire l'apprentissage de La Marseillaise dans les classes maternelles et primaires Ă  partir de la rentrĂ©e 2005, conformĂ©ment Ă  la loi du 23 avril 2005. On retrouve l'obligation d'enseigner l’hymne national dans d'autres pays, comme les États-Unis, la Serbie ou encore l’Autriche.


     Plusieurs associations, dont les syndicats d’enseignants du Pays basque, ont condamnĂ© en 2005 l’obligation d’apprentissage en Ă©cole primaire de chant incitant Ă  « abreuver nos sillons d’un sang impur Â».






Chapitre : Interprètes, adaptations, réutilisations


  - Sous-chapitre : Interprètes


     Pierre Dupont, chef de la musique de la Garde rĂ©publicaine (1927-1944) compose l'arrangement officiel de l'hymne national. C'est cette version qui est encore actuellement en usage.


     Mais La Marseillaise a eu de nombreux interprètes, dont :

  - Sous-chapitre : RĂ©emplois non-parodiques


     A partir d'un certain moment, l'air et la trame de construction de la Marseillaise Ă©taient connus d'un large public. Il Ă©tait tentant et commode d'inscrire des couplets proches, sur le mĂŞme air, pour la dĂ©fense et l'illustration d'une cause. C'est ce que firent certains auteurs qui, en agissant ainsi, ne prĂ©tendaient pas nĂ©cessairement parodier l'hymne original. Ce fut, par exemple, le cas de LĂ©o Taxil, en 1881, qui rĂ©digea Le chant des Ă©lecteurs, plus connu sous le nom de La Marseillaise anticlĂ©ricale. C'Ă©tait une chanson politique, comique, violemment anticlĂ©ricale, appelant Ă  voter aux Ă©lections pour le Parti radical.


     On trouve l'Ă©bauche de la mĂ©lodie de La Marseillaise dans le concerto pour piano et orchestre n° 25 (KV 503) de Mozart composĂ© quelques annĂ©es plus tĂ´t : les douze premières notes de l'hymne sont jouĂ©es au piano par la main gauche Ă  la fin du premier mouvement allegro maestoso (16, 17 minutes).


     Giuseppe Cambini a pris le thème Ă  Airs patriotiques pour deux violons, oĂą il est citĂ© et repris avec variations, avec d'autres mĂ©lodies patriotiques.


     Le thème de La Marseillaise a Ă©tĂ© repris par Piotr Ilitch TchaĂŻkovski dans sa grandiloquente Ouverture 1812 opus 49 cĂ©lĂ©brant la victoire russe de 1812 sur les armĂ©es napolĂ©oniennes. On peut y entendre les premières notes de la mĂ©lodie utilisĂ©es comme motif mĂ©lodique rĂ©current, en opposition aux thèmes mĂ©lodiques de diffĂ©rents chants patriotiques russes.


     L'Internationale : le texte du cĂ©lèbre hymne communiste a Ă©tĂ© Ă©crit Ă  l'origine sur l'air de la Marseillaise. Il a fallu attendre plusieurs annĂ©es avant que ne soit composĂ© l'air actuel de l'Internationale par Degeyter.


     Dmitri Chostakovitch l'a utilisĂ© dans sa musique pour le film La Nouvelle Babylone de 1929, en la superposant parfois avec le french cancan d'Offenbach. De la mĂŞme manière, le compositeur polonais Wojciech Kilar a repris des fragments du thème de la Marseillaise dans le film Pan Tadeusz - Quand NapolĂ©on traversait le NiĂ©men, Ă©galement dans le passage intitulĂ© Rok 1812 (L'annĂ©e 1812).


     Schumann l'a inclus aussi dans le premier mouvement du Carnaval de Vienne, par dĂ©fi envers Metternich, qui avait interdit la Marseillaise Ă  Vienne.


     L'air de l'hymne officieux du Royaume de Wurtemberg rappelle La Marseillaise mais les paroles dues Ă  Justinus Kerner sont d'une toute autre inspiration. Cet hymne a pour titre Preisend mit viel schönen Reden ou Der rechte FĂĽrst.


     Mel Brooks en a aussi fait une reprise, en introduction, sur son morceau It's Good To Be The King.


     CharlĂ©lie Couture a repris en 2006 le thème musical dans une chanson intitulĂ©e Ma Marseillaise Ă  moi.


     Hector Berlioz l'a arrangĂ©e pour solistes, chĹ“urs et orchestre ; « pour tout ce qui a un cĹ“ur, une voix, et du sang dans les veines Â», Ă©crit-il en tĂŞte de sa partition.


     En 1967 dans la chanson All You Need Is Love, les Beatles se sont servis de l'intro de La marseillaise pour illustrer leur chanson.

  - Sous-chapitre : Parodies


     Comme tout chant ou chanson cĂ©lèbre, la Marseillaise a Ă©tĂ© souvent parodiĂ©e avec plus ou moins de talent par divers artistes ou confrĂ©ries, Ă  des fins humoristiques ou politiques. On peut citer, comme exemple, la chanson Le Retour du soldat, connue sous le nom de la Marseillaise de la Courtille, Ĺ“uvre d'Antignac, parue en 1792, chez l'Ă©dition Frère, ou, plus rĂ©cemment (2007), l'hymne de Springfield dans Les Simpson - Le Film.






Chapitre : Polémiques


  - Sous-chapitre : Violence des paroles


     L’hymne national français est un chant guerrier hĂ©ritĂ© des guerres rĂ©volutionnaires. Aujourd'hui, en France, le caractère jugĂ© violent des paroles de La Marseillaise est parfois critiquĂ©. Lors de l'Ă©criture, le pays Ă©tait dans un contexte très violent puisque la France Ă©tait en guerre avec certains de ses voisins depuis quelques mois.


     C'est le vers Qu'un sang impur abreuve nos sillons qui est notamment dĂ©criĂ©. Pour Jaurès, il s'agirait d'une rĂ©fĂ©rence explicite au sang des victimes de la Terreur. Pour les historiens de la France moderne, le premier couplet est nourri de textes anciens, parfois du XVII siècle appelant Ă  la dĂ©fense du royaume, et ils voient une parentĂ© avec un texte anonyme qui, en 1636, au moment de l'invasion espagnole, appelait Ă  charger les ennemis de la France « de telle sorte que nos terres soient engraissĂ©es de leurs corps après que les bĂŞtes en auront pris leur proye. Â» Pour d'autres, ce vers est directement empruntĂ© Ă  une chanson anti-anglaise très populaire lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763). La haine franco-anglaise atteint Ă  cette occasion des sommets depuis la guerre de Cent Ans, et des deux cĂ´tĂ©s de la Manche, les textes haineux se multiplient. Cette littĂ©rature appelant Ă  la rĂ©sistance est une mine pour certains auteurs rĂ©volutionnaires, Rouget de Lisle inclus. « Aux armes, citoyens ! Â» figure ainsi dans une Ode aux Français signĂ©e Écouchard en 1762, tandis que l’on retrouve ce vers invoquant un sang impur dans une Adresse Ă  la nation anglaise sous la plume de Claude-Rigobert Lefebvre de Beauvray en 1757.


     Jean Jaurès a fait l'Ă©loge de la Marseillaise mĂŞme s'il s'interrogeait sur le sens des paroles et en particulier de la question du "sang impur"

« Mais ce n'est pas seulement sur la forme que porte la controverse ; c'est sur les idĂ©es. Or, je dis que La Marseillaise, la grande Marseillaise de 1792, est toute pleine des idĂ©es qu'on dĂ©nonce le plus violemment dans L'Internationale. Que signifie, je vous prie, le fameux refrain du "sang impur" ? — "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !", l'expression est atroce. C'est l'Ă©cho d'une parole bien Ă©tourdiment cruelle de Barnave. On sait qu'Ă  propos de quelques aristocrates massacrĂ©s par le peuple, il s'Ă©cria : "Après tout, le sang qui coule est-il donc si pur ?" Propos abominable, car dès que les partis commencent Ă  dire que le sang est impur qui coule dans les veines de leurs adversaires, ils se mettent Ă  le rĂ©pandre Ă  flots et les rĂ©volutions deviennent des boucheries. Mais de quel droit la RĂ©volution flĂ©trissait-elle de ce mot avilissant et barbare tous les peuples, tous les hommes qui combattaient contre elle ? Â»

— Jean Jaurès, « Marseillaise et Internationale Â», La Petite RĂ©publique socialiste, 30 aoĂ»t 1903 (voir le texte intĂ©gral sur le site de l'AssemblĂ©e Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Marseillaise/textes-choisis.asp#Jaur%E8s)


     Une autre interprĂ©tation considère que ces vers seraient une rĂ©fĂ©rence aux rĂ©volutionnaires qui ont le sang impur contrairement aux aristocrates au sang « noble Â»(voir p. 48 de Dufourg FrĂ©dĂ©ric, La Marseillaise, Paris : Le FĂ©lin, 2008.), mettant en lumière les « prĂ©jugĂ©s de milieux sociaux Â» chez les gentilshommes français au XVIII siècle.


     C'est ainsi que Gavroche, personnage cĂ©lèbre du roman Les MisĂ©rables de Victor Hugo, interprète ces vers : "En avant les hommes ! qu’un sang impur inonde les sillons ! Je donne mes jours pour la patrie, je ne reverrai plus ma concubine, n-i-ni, fini, oui, Nini ! mais c’est Ă©gal, vive la joie ! Battons-nous, crebleu ! j’en ai assez du despotisme." Les MisĂ©rables, Cinquième partie, Livre I - Victor Hugo 1862.

  - Sous-chapitre : Propositions de rĂ©vision du texte


     Nombreuses furent les tentatives de réécriture du texte. Ainsi peut-on citer la version d'Alphonse de Lamartine, celle de Victor Hugo, de Mireille Mathieu, de Serge Gainsbourg, et de Graeme Allwright.


     Â« Pour une Marseillaise de la FraternitĂ© Â» fut une initiative conduite dans les annĂ©es 1990 par le Père Jean Toulat pour obtenir une rĂ©vision des paroles avec le soutien de personnes telles que l'AbbĂ© Pierre et ThĂ©odore Monod.


     En octobre 2007, Christine Boutin, prĂ©sidente du Forum des rĂ©publicains sociaux, a proposĂ© de changer l'ordre des couplets de La Marseillaise en cas d'Ă©lection Ă  la fonction prĂ©sidentielle, afin de rendre l'hymne national « moins sanguinaire et moins rĂ©volutionnaire Â».

  - Sous-chapitre : Irrespect lors des matchs de football

Article connexe : Marseillaises sifflĂ©es.

     Le 6 octobre 2001, lors du match de football France – AlgĂ©rie au stade de France qui a Ă©tĂ© par la suite interrompu par l'irruption sur le terrain des spectateurs, La Marseillaise avait Ă©tĂ© sifflĂ©e par une partie du public ; ceci avait provoquĂ© une vive rĂ©action Ă  travers le pays. Au printemps 2002, certains supporters corses du Sporting Club de Bastia avaient sifflĂ© Ă  nouveau l'hymne national Ă  l'occasion de la finale de la Coupe de France, provoquant l'ire du prĂ©sident Jacques Chirac, qui avait dĂ©cidĂ© en consĂ©quence de boycotter la remise du trophĂ©e au vainqueur.


     Ce type d'Ă©vĂ©nement s'est reproduit lors des matchs amicaux de football lors d'un dĂ©placement en 2005 en IsraĂ«l. Comptant pour les qualifications pour le Mondial 2006, les spectateurs du stade Ramat-Gan de Tel-Aviv sifflent l'hymne français et conspuent Fabien Barthez tout au long de la partie.


     Lors des matchs amicaux de football France – Maroc, le 17 novembre 2007, et France – Tunisie, le 14 octobre 2008, lĂ  encore au stade de France. L'ambassade de Tunisie en France, sollicitĂ©e par la presse, Ă©met un communiquĂ© dont le dernier point invite Ă  « Ă©viter les amalgames afin de ne pas donner du grain Ă  moudre aux intolĂ©rants de tous bords Â».


     Michel Platini, ancien capitaine international français et prĂ©sident de l'UEFA estime que ces sifflets reprĂ©sentent des « manifestations contre un adversaire d'un soir, en l'occurrence l'Ă©quipe de France Â» et « ne sont pas une insulte Ă  la France Â». Il dĂ©plore ce qu'il appelle la rĂ©cupĂ©ration politique qui est faite de ces sifflets, inhĂ©rents au monde du football et du sport en gĂ©nĂ©ral. Il rappelle les manifestations de joie au lendemain de la victoire des « Black-Blancs-Beurs Â» de la coupe du monde de 1998, les drapeaux français tenus Ă  bout de bras et la Marseillaise chantĂ©e par tous.


     La Marseillaise a Ă©galement Ă©tĂ© sifflĂ©e par des supporters italiens lors du match France-Italie le 8 septembre 2007, dans le cadre d'une rencontre de qualification pour l'Euro 2008 disputĂ©e Ă  San Siro (Milan).






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ « Sur le vĂ©ritable lieu de la première exĂ©cution de la Marseillaise chez le maire FrĂ©dĂ©ric de Dietrich Â», Annuaire de la sociĂ©tĂ© des Amis du vieux Strasbourg, 2007 ; article de presse de L'Alsace du 27 dĂ©cembre 2007
  2. ↑ Un projet de mémorial est en cours dans l'ancienne salle de jeu de paume d'où est parti ce bataillon.
  3. ↑ Ces événements ont été portés à l'écran par Jean Renoir dans le film La Marseillaise
  4. ↑ http://hymne-national.ifrance.com/part4a.jpg
  5. ↑ Claude Muller, Les mystères du Dauphiné, Éditions de Borée, 2001, 423 pages, pp. 121-127 (ISBN 2844940862).
  6. ↑ Muller cite la notice biographique de Louis du Bois par Jullien Travers, dans Louis du Bois Glossaire du patois normand, Caen, 1856, pp. XXV-XL.
  7. ↑ Décision n° 2003-467 DC, 13 mars 2003.
  8. ↑ Gendarmerie : la musique de la Garde rĂ©publicaine
  9. ↑ Jean Paul Bertaud, La Révolution française, Perrin, 1989 (rééd. coll. Tempus, 2004, pp. 145-146).
  10. ↑ David A. Bell, « Aux origines de la Marseillaise. L' adresse Ă  la nation angloise de Claude-Rigobert Lefebvre de Beauvray Â», Annales historiques de la RĂ©volution française, 1995, vol. 299, n° 299, pp. 75-77.
  11. ↑ Cf. AndrĂ© Devyver, Le Sang Ă©purĂ©. Les prĂ©jugĂ©s de race chez les gentilshommes français de l'Ancien RĂ©gime (1560-1720), Bruxelles, Éditions de l'UniversitĂ© de Bruxelles, 1973. Sont ainsi opposĂ©s ceux d'en haut, au « sang clair et Ă©purĂ© Â», et ceux d'en bas, au « sang vil et abject Â».
  12. ↑ Différentes versions de La Marseillaise
  13. ↑ La Marseillaise de la Paix
  14. ↑ Faut-il changer la Marseillaise ? - Archives de l'INA, journal tĂ©lĂ©visĂ© France 3 (19/20) du 13 juillet 1990
  15. ↑ Toulat (Jean) Pour une Marseillaise de la Fraternité - Archives de sciences sociales des religions, 1992
  16. ↑ Boutin revendique 450 parrainages pour 2007 - Le Figaro, 15 octobre 2007
  17. ↑ Il y a 6 ans : la Marseillaise sifflĂ©e lors du match France-AlgĂ©rie
  18. ↑ « â€śLa Marseillaise” sifflĂ©e : des prĂ©cĂ©dents existent Â», Le Monde.
  19. ↑ « Face au Maroc, “la Marseillaise” sifflĂ©e Â», LibĂ©ration, 18 novembre 2007.
  20. ↑ Alexis Danjon, « Les Bleus et “la Marseillaise” sifflĂ©s au Stade de France Â», LibĂ©ration, 15 octobre 2008.
  21. ↑ Communiqué de l'ambassade de Tunisie en France au lendemain du match France-Tunisie du 14 octobre 2008
  22. ↑ Le football est pris en otage du monde politique, Le Monde, 17 octobre2008





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie indicative

    Liste :
  • Alfred B. Benard, La Marseillaise et Rouget de Lisle, Paris 1907
  • FrĂ©dĂ©ric Robert, La Marseillaise, Les nouvelles Ă©ditions du pavillon, Imprimerie Nationale, 1989
  • FrĂ©dĂ©ric Dufourg, La Marseillaise, Éditions du FĂ©lin, Collection FĂ©lin poche, 2003
  • Euloge Boissonnade, Rouget de Lisle : de La Marseillaise Ă  l'oubli. Paris : Éd. France-Empire, 1999, 327 p.-[8] p. de pl. Contient les paroles de La Marseillaise. Bibliogr. p. 321-324 (ISBN 2-7048-0889-9)
  • Ernest Chapuis, Rouget de Lisle et l'hymne national. Besançon, impr. de P. Jacquin, 1892, 17 p.
  • Chantal Georgel, Une IcĂ´ne rĂ©publicaine : Rouget de Lisle chantant La Marseillaise, par Isidore Pils, 1849 : [exposition, Paris, MusĂ©e d'Orsay, 14 fĂ©vrier-7 mai 1989] / catalogue. Paris : Éd. de la RĂ©union des musĂ©es nationaux, 1989, 64 p. (Les Dossiers du MusĂ©e d'Orsay ; 28) (ISBN 2-7118-2247-8)
  • Marie-Louise Jacotey, Rouget de Lisle et La Marseillaise : histoire. Langres : D. GuĂ©niot, 2007, 94 p. La couverture porte en plus : Histoire d'un chant de guerre devenu hymne national (ISBN 978-2-8782-5390-0)
  • Arthur Loth, La Marseillaise : enquĂŞte sur son vĂ©ritable auteur. Paris : Nouvelles Ă©d. latines, 1992, 158 p. (Histoire) (ISBN 2-7233-0458-2)
  • HervĂ© Luxardo, Histoire de la Marseillaise. Paris : Plon, 1989, 240 p. (Collection Terres de France) (ISBN 2-2590-2018-6)
  • Xavier Cabanes, L'outrage au drapeau ou Ă  l'hymne national, Revue de la Recherche Juridique-Droit Prospectif, 2003, n° 2, vol. 1, p. 987-999
  • Christian Mas, Cl. J. Rouget de Lisle : une prĂ©sence politique, entre lettres et musique. Paris ; Budapest ; Torino : l'Harmattan, 2001, 332 p. (Univers musical). Bibliogr. des Ĺ“uvres Ă©crites de C. J. Rouget de Lisle p. 307-310. Catalogue des Ĺ“uvres musicales p. 311-314 (ISBN 2-7475-1266-5)
  • Rouget de Lisle, La VĂ©ritĂ© sur la paternitĂ© de la Marseillaise. Paris : impr. de Bonaventure et Ducessois, 1865. Suite : La VĂ©ritĂ©, par M. Alexis AzĂ©vĂ©do, sur Rouget de Lisle et la Marseillaise. Extrait de L'Opinion nationale, 18 octobre 1864
  • Julien Tiersot, Histoire de la Marseillaise : nombreuses gravures documentaires, fac-similĂ©s, autographes, Ĺ“uvres musicales de Rouget de Lisle, 8 planches hors texte. Paris : Delagrave, 1915, VII-152 p.
  • Jean Tulard, NapolĂ©on et Rouget de l'Isle : Marche consulaire contre Marseillaise. Paris : Hermann, 2000, 104 p. (Collection Savoir. Lettres) (ISBN 2-7056-6407-6)
  • Philippe Vidal, De Lisle Ă  Marseille. In Les Histoires inconnues de l'Histoire : de la lĂ©gende Ă  la rĂ©alitĂ©. Paris : Michel Lafon, 2004, p. 139-[142] (ISBN 2-7499-0120-0)
  • Michel Vovelle, La Marseillaise ; la guerre et la paix, in Nora, Pierre (Dir.), Les lieux de mĂ©moire, Tome 1 : La RĂ©publique. Paris : Gallimard, coll. Quarto, 1997, p. 107-152
  • Ville de Choisy-le-Roi. Rouget de Lisle, 1760-1960. Exposition du bi-centenaire. Choisy-le-Roi, 1960, IV-15 p., multigraphiĂ©
  • Un Homme, un hymne, la RĂ©volution, par les Ă©lèves de l'École primaire Rouget de Lisle de Charleville-MĂ©zières ; publiĂ© par l'École de Rouget de Lisle. Charleville-MĂ©zières : École Rouget de Lisle, 1989, 40 pages (ISBN 2-9037-7467-6)

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