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Définition Wikipédia de : Jacob Zuma



Jacob Zuma
13 président de la
République d'Afrique du Sud
Jacob G. Zuma - World Economic Forum Annual Meeting Davos 2010.jpg
Jacob Zuma, en janvier 2010.

Actuellement en fonction
Mandat
9 mai 2009 -
Depuis le 9 mai 2009
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Élu(e) le6 mai 2009
(par le Parlement)
Parti politiqueCongrès national africain (African National Congress)
Vice-présidentKgalema Motlanthe
PrédécesseurKgalema Motlanthe
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Autres fonctions
2 vice-président de la
République d'Afrique du Sud
Mandat
17 juin 1999 - 14 juin 2005
Président{{{président1}}}
Président de la RépubliqueThabo Mbeki
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PrédécesseurThabo Mbeki
SuccesseurPhumzile Mlambo-Ngcuka

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Biographie
Nom de naissanceJacob Gedleyihlekisa Zuma
Naissance12 avril 1942 (1942-04-12) (67 ans)
Flag of South Africa 1928-1994.svg Nkandla, Natal (Afrique du Sud)
Décès{{{décès}}}
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Nature du décès{{{nature}}}
Nationalitésud-africaine
Conjoint(s)Gertrude Sizakele Khumalo
Nkosazana Dlamini-Zuma (divorcés)
Kate Mantsho (décédée)
Nompumelelo Ntuli
Enfant(s)entre 14 et 18
Diplômé{{{université}}}
ProfessionPoliticien
Occupations{{{occupation}}}
Résidence(s)Union Buildings, Prétoria
Religion{{{religion}}}
Signature{{{signature}}}

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Vice-présidents de la
République d'Afrique du Sud

Présidents de la République d'Afrique du Sud




Introduction :

      Jacob Zuma, nĂ© le 12 avril 1942, est un homme politique sud-africain, prĂ©sident de la RĂ©publique depuis le 9 mai 2009.







Suite de l'article :

Issu de l'ethnie Zoulou, autodidacte, membre de l'aile gauche du Congrès national africain (ANC), il est vice-président de la République d'avril 1999 à juin 2005 et succède à la tête du Congrès national africain (ANC) au président Thabo Mbeki lors du congrès du parti en décembre 2007.



     Ancien cadre de la lutte anti-apartheid emprisonnĂ© durant dix ans Ă  Robben Island, au large du Cap, Jacob Zuma est très populaire auprès des militants de l'ANC.


     En mai 2008, le Time le classe huitième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.


     Le 6 mai 2009, après la victoire de l'ANC aux Ă©lections lĂ©gislatives, il est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique par le Parlement, avec 277 voix contre 47 au dissident Mvume Dandala. Il prĂŞte serment le 9 mai et succède au prĂ©sident intĂ©rimaire, Kgalema Motlanthe, qui devient vice-prĂ©sident de la RĂ©publique.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Enfance



     Jacob Zuma est nĂ© le 12 avril 1942 Ă  Nkandla dans la province du Natal, en Afrique du Sud. Il passa toute son enfance entre le Zoulouland, oĂą il garde les vaches, et les banlieues de la ville de Durban. Son père, policier, est mort en 1945 alors qu'il n'a pas trois ans. Sa mère est femme de mĂ©nage chez des blancs.


     Il ne reçoit aucune formation scolaire et Ă  l'âge de 17 ans, alors qu'il est un garçon de course analphabète de Durban, il rejoint l'ANC.






Chapitre : Activisme politique et prison (1959 - 1975)



     Jacob Zuma devient un membre du Congrès national africain en 1959 et un membre actif de sa branche armĂ©e, Umkhonto we Sizwe, en 1962, Ă  la suite de l'interdiction de l'ANC en 1960. Zuma est alors un homme costaud, certes peu cultivĂ©, mais intelligent et très courageux.


     En 1963, chargĂ© de monter un rĂ©seau d'activistes clandestins dans la province du Natal, il est arrĂŞtĂ© avec 20 de ses recrues près de la ville de Zeerust dans l'ouest de la province du Transvaal.


     Reconnu coupable de conspiration en vue de renverser le gouvernement, il est condamnĂ© Ă  dix annĂ©es de prison et envoyĂ© purger sa peine au pĂ©nitencier de Robben Island au cĂ´tĂ© notamment de Nelson Mandela condamnĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ© dans une autre affaire similaire.


     C'est durant son incarcĂ©ration Ă  Robben Island que, grâce aux cours dispensĂ©s par ses co-dĂ©tenus comme Govan Mbeki, Jacob Zuma apprend Ă  lire, Ă  Ă©crire et se familiarise avec les dĂ©bats d'idĂ©es. Il est libĂ©rĂ© en 1973 et tente immĂ©diatement de rĂ©activer l'ANC dans la province du Natal.






Chapitre : En exil (1975 - 1990)



     De nouveau dans la clandestinitĂ© et recherchĂ© par la police, il quitte l'Afrique du Sud en 1975 pour le Swaziland puis s'installe en 1977 au Mozambique, dĂ©sormais indĂ©pendant et organise le soutien aux exilĂ©s après les Ă©meutes de Soweto en 1976.


     En 1977, il devient membre du comitĂ© national exĂ©cutif de l'ANC et le vice-prĂ©sident de la reprĂ©sentation de l'ANC au Mozambique jusqu'en 1984, annĂ©e oĂą il en devient prĂ©sident.


     En 1987, Zuma est contraint de quitter le Mozambique suite aux accords de Nkomati entre le Mozambique et l’Afrique du Sud. Il rejoint le quartier gĂ©nĂ©ral de l'ANC Ă  Lusaka en Zambie oĂą il prend la tĂŞte des services de renseignements et participe Ă  l'organisation de la branche armĂ©e de l'ANC.


     Il est dorĂ©navant Ă  la fois membre du conseil politique et du conseil militaire de l'ANC.






Chapitre : Retour et ascension politique (1990 - 1999)



     Ă€ la suite de la lĂ©galisation de l'ANC en 1990 par le gouvernement de Frederik de Klerk, il est un des premiers leaders exilĂ©s du mouvement Ă  revenir en Afrique du Sud pour commencer le processus de nĂ©gociation.


     En 1991, Zuma est Ă©lu vice-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ANC Ă  la demande de Nelson Mandela. Il s'occupe alors du retour des exilĂ©s et des combattants et gagne la reconnaissance de ses concitoyens en devenant, en 1994, le principal artisan de la paix au Natal, en mettant fin aux affrontements ethniques et fratricides entre l'ANC et les Zoulous de l'Inkatha Freedom Party de Mangosuthu Buthelezi (IFP).


     Aux premières Ă©lections multiraciales d'avril 1994, Zuma est le candidat du parti pour le poste de premier ministre de la nouvelle province du KwaZulu-Natal mais celle-ci est finalement emportĂ©e par ses rivaux de l'Inkatha. Il est cependant nommĂ© au comitĂ© exĂ©cutif des affaires Ă©conomiques et du tourisme dans le gouvernement provincial rĂ©unissant les deux anciens mouvements rivaux du KwaZulu-Natal.


     En dĂ©cembre 1994, il est Ă©lu chef de la direction nationale de l'ANC, devenant le 3ème personnage du parti derrière Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Il dirige parallèlement l'ANC dans le KwaZulu-Natal.


     En dĂ©cembre 1997, Jacob Zuma est Ă©lu vice-prĂ©sident de l'ANC Ă  la confĂ©rence nationale de Mafikeng.






Chapitre : Vice-président de la République (1999 - 2005)


  - Sous-chapitre : ApogĂ©e de la carrière politique d'un autodidacte


     Homme Ă  femmes, père d'une ribambelle d'enfants, Jacob Zuma est proche des syndicats et de l'aile gauche de l'ANC. En juin 1999, il est le second choix de Thabo Mbeki, après le refus de Mangosuthu Buthelezi, pour ĂŞtre son vice-prĂ©sident et virtuellement son successeur Ă  la tĂŞte du pays. Zuma apporte Ă  Mbeki le soutien de la Cosatu (le congrès des syndicats) et du Parti communiste (SACP).


     Au cĂ´tĂ© du prĂ©sident Yoweri Museveni de l'Ouganda, il est mĂ©diateur durant le processus de paix en cours au Burundi pour mettre fin aux rivalitĂ©s ethniques entre la majoritĂ© hutu et la minoritĂ© tutsi.


     En 2003, le procureur national, Bulelani Ngcuka, affirme avoir recueilli des Ă©lĂ©ments Ă  charge contre M. Zuma pour corruption et abus de pouvoir, mais il renonce Ă  engager des poursuites judiciaires pour cause d'insuffisances de preuves, et c'est un subordonnĂ©, Tony Yengeni, directeur adjoint de l'ANC, qui est poursuivi et condamnĂ©.


     En 2004, Mbeki et Zuma sont réélus en dĂ©pit de ces allĂ©gations de corruption, qui entachent la probitĂ© du vice-prĂ©sident (voir Affaire Zuma).

  - Sous-chapitre : L'affaire Thint-Thales


     Le 2 juin 2005, après un procès de sept mois, Schabir Shaik, homme d'affaires et conseiller financier de Jacob Zuma, est condamnĂ© Ă  quinze ans de prison ferme pour avoir versĂ© près de 160 000 euros au vice-prĂ©sident Jacob Zuma entre 1995 et 2001 dans le cadre d'un trafic d'influence et notamment pour avoir nĂ©gociĂ© un pot-de-vin entre Zuma et le fabriquant d'armes Thint, filiale sud-africaine du groupe français d'Ă©lectronique de dĂ©fense Thomson CSF devenu Thales, prĂ©voyant un versement annuel de 500 000 rands (60 530 Euros) au vice-prĂ©sident. Le juge a ainsi qualifiĂ© la relation entre Shaik et Zuma de « globalement corrompue Â».


     Le 14 juin 2005, le prĂ©sident Thabo Mbeki relève Jacob Zuma de sa fonction de vice-prĂ©sident.


     Six jours après son limogeage, Jacob Zuma, demeurĂ© vice-prĂ©sident de l'ANC, est inculpĂ© pour corruption. Les perquisitions Ă  ses domiciles qui suivent provoquent de graves dissensions au sein de la coalition menĂ©e par l'ANC. En effet, la ligue des jeunes de l'ANC, le Parti communiste sud-africain et la COSATU condamnent « l'acharnement Â» de la justice et de la police et demandent le retrait des chefs d'inculpation contre Zuma, menaçant de recourir Ă  des manifestations « de masse Â» si les accusations Ă©taient maintenues. Thabo Mbeki et sa nouvelle vice-prĂ©sidente, Phumzile Mlambo-Ngcuka, sont alors ouvertement critiquĂ©s.


     Le 11 octobre 2005, Jacob Zuma comparaĂ®t pour la première fois devant le prĂ©sident du tribunal de Durban. Son Ă©quipe d'avocats obtient immĂ©diatement qu'il ne prenne pas place, comme de coutume, dans le box des accusĂ©s, mais reste Ă  leur cĂ´tĂ©. Le prĂ©sident du tribunal ajourne l'affaire jusqu'au 12 novembre 2005, le temps de permettre un supplĂ©ment d'enquĂŞte, de prĂ©parer l'acte d'accusation et de s'accorder sur la date du procès. Ă€ la sortie du tribunal, l'ancien vice-prĂ©sident s'adresse Ă  ses partisans pour Ă©tablir un parallèle entre sa situation et celle qu'il avait connu sous l'apartheid : « Je n'avais jamais imaginĂ© que pendant ma libertĂ©, pour laquelle j'ai combattu, j'Ă©prouverais les mĂŞmes sentiments que lorsque j'Ă©tais poursuivi par le rĂ©gime d'apartheid. Â» Les partisans de Zuma scandent des slogans hostiles au prĂ©sident Mbeki.


     Le 20 septembre 2006, un tribunal sud-africain ordonne l'abandon des accusations de corruption Ă  la faveur d'un vice de procĂ©dure soulevĂ© par les avocats de Zuma. En dĂ©cembre 2007, Ă  peine Ă©lu prĂ©sident de l'ANC, Jacob Zuma est de nouveau menacĂ© d'ĂŞtre inculpĂ© de corruption dans la mĂŞme affaire suite Ă  la dĂ©couverte de nouveaux Ă©lĂ©ments Ă  charge dĂ©montrant que les sommes illĂ©galement perçues Ă©taient supĂ©rieures aux estimations initiales.


     Le 28 dĂ©cembre 2007, il est de nouveau inculpĂ© de corruption, fraude, blanchiment d'argent, racket et Ă©vasion fiscale dans le cadre de l'enquĂŞte impliquant le groupe d'armement Thales, alors qu'il vient de remporter la prĂ©sidence de l'ANC.


     En juillet 2008, dans une dĂ©claration tonitruante, prĂ©cĂ©dant l'audience prĂ©liminaire de Jacob Zuma dans son affaire de corruption, Zwelinzima Vavi, patron de la Cosatu, Julius Malema, prĂ©sident de la Ligue des jeunes du parti, Buti Manamela, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des jeunesses communistes, et les principaux responsables de l’Association des vĂ©tĂ©rans de la lutte armĂ©e dĂ©clarent ĂŞtre « prĂŞts Ă  tuer pour lui et Ă  mourir Â» pour contrer ceux qui tenteraient de lui barrer la route des Union Buildings de Pretoria.


     Le 12 septembre 2008, le juge invalide toute la procĂ©dure pour vice de forme, estimant que l'inculpation de Jacob Zuma Ă©tait probablement motivĂ©e par des raisons politiques. Cependant, le juge prĂ©cise que les accusations contre Zuma existent toujours et qu'un nouveau procès pourrait avoir lieu. Le 12 janvier 2009, la Cour suprĂŞme d’appel annule ce jugement et rĂ©active les poursuites pour corruption. Dans ses attendus, le vice-prĂ©sident de la Cour estime notamment que les motifs du juge de première instance n’étaient pas valides et que celui-ci avait « outrepassĂ© Â» sa compĂ©tence en accusant d'ingĂ©rence l’ex-prĂ©sident Thabo Mbeki.

  - Sous-chapitre : Inculpation pour viol


     Le 6 dĂ©cembre 2005, Jacob Zuma est inculpĂ© pour le viol d'une jeune femme sĂ©ropositive de trente-et-un ans par le tribunal de Johannesburg. Lors du procès, ses approximations et contre-vĂ©ritĂ©s Ă  la barre sur le mode de transmission du virus du sida font scandale (il a expliquĂ© avoir pris une douche après l'acte sexuel pour minimiser les risques d'infection) et sont abondamment relayĂ©s par la presse nationale et internationale. Il est Ă©galement critiquĂ© pour jouer la carte ethnique et sexiste. Zuma est finalement acquittĂ© de l'accusation de viol le 8 mai 2006. Lors de la lecture de la sentence, le juge van der Merwe dressa un portrait très sĂ©vère de la plaignante ainsi que des policiers qui avaient menĂ© l'enquĂŞte, estimant qu'une relation sexuelle consentante avait eu lieu entre la plaignante et l'accusĂ©. Il n'en a pas moins rĂ©primandĂ© Zuma pour son comportement sexuel, jugeant qu'il Ă©tait « totalement inacceptable Â» qu'un homme ait des relations sexuelles non protĂ©gĂ©es « avec une personne dont il sait qu'elle est sĂ©ropositive Â». Ă€ la sortie du tribunal, l'ancien vice-prĂ©sident sud-africain entama un chant de libĂ©ration zoulou, Mshiniwami (« Rendez-moi ma mitraillette Â»).


     Ă€ la suite du jugement, l'ANC dĂ©cide de restituer Ă  Jacob Zuma son poste de vice-prĂ©sident du parti.






Chapitre : Sur le chemin de la présidence



     En dĂ©pit de ses dĂ©mĂŞlĂ©s avec la justice, Jacob Zuma est toujours restĂ© vice-prĂ©sident du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). Du Parti communiste sud-africain (SACP) au Congrès des syndicats sud-africains Cosatu, l'aile gauche du parti Ă©tait tout entière vouĂ©e Ă  Jacob Zuma, considĂ©rĂ© comme le successeur naturel de Thabo Mbeki en 2009. Ă€ long terme, sa mise Ă  l'Ă©cart d'un gouvernement en perte de vitesse peut lui permettre de finalement se poser en successeur lĂ©gitime. Ă€ court terme, Mbeki, ayant du sacrifier un membre Ă©minent de l'aile gauche du parti, pourrait avoir Ă  donner des gages aux plus radicaux notamment en accĂ©lĂ©rant le processus d'africanisation de la toponymie sud-africaine en commençant par Pretoria (alors qu'il y Ă©tait hostile) et Ă  accĂ©lĂ©rer le processus d'indemnisation des africains spoliĂ©s de leurs terres sous les gouvernements blancs.


     L'abandon des accusations contre lui en septembre 2006 relance de manière spectaculaire ses chances dans la course Ă  la succession du prĂ©sident Thabo Mbeki en 2009.


     En novembre 2007, dans le cadre de sa campagne pour prendre la direction de l'ANC, bien que toujours sous le coup d'une enquĂŞte judiciaire pour corruption mais capitalisant sur la dĂ©ception des plus pauvres face Ă  la politique Ă©conomique libĂ©rale du prĂ©sident Mbeki, Zuma obtenait le soutien de cinq des neuf branches provinciales du Congrès national africain (ANC) (KwaZulu-Natal, Gauteng, État-Libre, Mpumalanga et Cap-du-Nord) et 61 % des votes contre quatre branches provinciales et 39 % des voix pour le chef de l'Etat Thabo Mbeki (Cap-Oriental, Nord-Ouest, Cap-Occidental et Limpopo (nord), lui confĂ©rant ainsi la majoritĂ© relative des dĂ©lĂ©guĂ©s.


     Lors de la confĂ©rence Ă©lective du prĂ©sident de l'ANC qui se tient du 15 au 20 dĂ©cembre 2007 Ă  Polokwane, il reçoit le soutien de près des trois quarts des 3 900 dĂ©lĂ©guĂ©s face au prĂ©sident sortant Thabo Mbeki. L'Ă©lection se fait dans un climat tendu entre les deux camps sur fonds de chants et de danses comme « Umshini Wami Â» (Passe-moi ma mitraillette), chant de la lutte contre l'apartheid, devenu emblème de Jacob Zuma. Ce dernier bĂ©nĂ©ficie alors du soutien de la centrale syndicale COSATU, de celui du parti communiste sud-africain, de celui de la Ligue des femmes de l'ANC et de celui des jeunes. Il est finalement choisi pour reprĂ©senter l'ANC aux Ă©lections prĂ©sidentielles, nomination connue comme tremplin pour cette Ă©lection.


     Le 18 dĂ©cembre, au bout d'une bataille de procĂ©dure qui a retardĂ© de 24 heures le vote, Zuma devient prĂ©sident de l'ANC en remportant 2 329 voix (60 % des suffrages) contre 1 505 au prĂ©sident sortant et chef de l'Ă©tat, Thabo Mbeki. Sa victoire est d'autant plus humiliante pour le prĂ©sident sortant que chaque autre membre du comitĂ© directeur soumis ce jour lĂ  au vote des militants est un proche de Zuma, ne laissant aucune place au camp sortant. Pour Helen Zille, le chef de l'opposition parlementaire, la victoire de Zuma est « un jour sombre pour l'ANC et l'Afrique du Sud Â».


     Le 8 janvier 2007, le comitĂ© exĂ©cutif de l'ANC confirme que Zuma, bien qu'il soit inculpĂ© pour corruption, mènera la campagne du parti lors des Ă©lections gĂ©nĂ©rales de 2009 et qu'il sera le candidat du Congrès national africain pour la prĂ©sidence du pays.






Chapitre : Président de la République (depuis 2009)



     Après une nouvelle victoire nationale de l'ANC le 20 avril 2009, il est Ă©lu prĂ©sident de la rĂ©publique le 9 mai 2009 et forme un nouveau gouvernement.






Chapitre : Religion et situation matrimoniale



     Jacob Zuma est de religion chrĂ©tienne mais Ă©galement très attachĂ© Ă  la culture et aux croyances traditionnelles des Zoulous. En vertu des « enseignements du Seigneur Â», il considère l’union civile des homosexuels comme un « dĂ©shonneur Â». Il s’habille parfois en peaux de lĂ©opard lors des cĂ©rĂ©monies traditionnelles et se dĂ©clare favorable au test de virginitĂ© des jeunes filles, respectant les coutumes les plus conservatrices de son ethnie. Il pratique la polygamie.


     La situation matrimoniale de Jacob Zuma est d'autant plus complexe qu'il n'a jamais clairement reconnu le nombre exact de ses Ă©pouses et de ses enfants. La culture zoulou autorisant la polygamie, Jacob Zuma a eu entre 3 et 6 Ă©pouses dont deux officielles. Il est aussi considĂ©rĂ© ĂŞtre le père biologique de 14 Ă  17 enfants issus de 11 compagnes diffĂ©rentes.


     MariĂ© officiellement Ă  Sizakele Khumalo depuis 1973, Nkosazana Dlamini-Zuma, sa seconde Ă©pouse, l'a quittĂ© après quelques annĂ©es de mariage en 1997. Proche de Thabo Mbeki, celle-ci est ministre des Affaires Ă©trangères d'Afrique du Sud depuis 1999.
Sa troisième Ă©pouse, Kate Mantsho, s'est suicidĂ©e par overdose de somnifères en 2000 en laissant une lettre d'adieu dans laquelle elle Ă©voquait les « vingt-quatre annĂ©es d'enfer Â» de son couple.


     Le 4 janvier 2008, lors d'un mariage traditionnel, il prend pour 2 Ă©pouse officielle en activitĂ©, Nompumelelo Ntuli, mère de deux de ses enfants.


     Le 5 janvier 2010, il se marie avec Tobeka Madiba, qui devient alors sa 3 Ă©pouse officielle en activitĂ©.






Chapitre : Notes et références







Chapitre : Liens externes



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  • (ressources multimĂ©dia)

     



     PrĂ©sidence honorifique (1961-1984)
Charles Robert Swart Â· ThĂ©ophilus Ebenhaezer Donges Â· Jozua François NaudĂ© (interim) Â· Jacobus Johannes FouchĂ© Â· Nicolaas Johannes Diederichs Â· John Balthazar Vorster Â· Marais Viljoen


     PrĂ©sidence exĂ©cutive (depuis 1984)
Pieter Botha Â· Frederik de Klerk Â· Nelson Mandela Â· Thabo Mbeki Â· Kgalema Motlanthe (interim) Â·
Jacob Zuma


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