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Définition Wikipédia de : Houille






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De l'anthracite






Introduction :

      La houille (mot francisĂ© venant du wallon hoye), est une roche carbonĂ©e. C'est Ă©galement une roche combustible fossile solide provenant de la dĂ©composition d'organismes du carbonifère.







Suite de l'article :

Ce combustible est utilisĂ© depuis le XI siècle, et son extraction dans les mines a rendu possible la rĂ©volution industrielle au XIX siècle. Depuis, la houille constitue une des principales sources d'Ă©nergie des pays industrialisĂ©s.


- Sommaire de la page -









Chapitre : Processus de formation



     Voir l'article KĂ©rogène.






Chapitre : Caractéristiques de la houille





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Charbon fraîchement extrait de la mine



     La houille est une qualitĂ© spĂ©cifique de charbon, terme gĂ©nĂ©rique qui recouvre trois catĂ©gories de combustibles solides de mĂŞme origine (kĂ©rogène), mais dont les gisements sont Ă  diffĂ©rents stades de transformation : la tourbe, le lignite et enfin la houille, dont l'anthracite est une variĂ©tĂ© de qualitĂ© supĂ©rieure.


     Pour les besoins industriels et domestiques, un charbon se caractĂ©rise par :

    Liste :
  • sa teneur en matières volatiles (MV) exprimĂ©e en pourcentage par rapport Ă  la masse totale. Celles-ci sont constituĂ©es sensiblement de mĂ©thane et d'hydrogène ; sous l'effet d'une Ă©lĂ©vation de tempĂ©rature, les matières volatiles se dĂ©gagent du combustible, s'enflamment facilement, et accĂ©lèrent la combustion.
  • son pouvoir calorifique (exprimĂ© en kJ/kg), quantitĂ© de chaleur fournie par la combustion d'un kg de charbon.
  • sa teneur en eau exprimĂ©e en pourcentage.
  • sa teneur en cendres exprimĂ©e en pourcentage. Les cendres sont les rĂ©sidus solides de la combustion du charbon, et peuvent contenir des polluants, mĂ©talliques notamment, voire un peu de mĂ©taux radioactifs.
  • sa teneur en soufre exprimĂ©e en pourcentage ; la prĂ©sence de dioxyde de soufre, et de traces de mercure ou d'autres mĂ©taux dans les fumĂ©es de combustion contribue Ă  la pollution de l'environnement.

     Comparaison de 5 types de houille avec le lignite, et la tourbe

ProduitsTeneur en carbone
(en %)
Pouvoir calorifique
(en kJ/kg)
Anthracite93 - 9733 500 - 34 900
Charbon maigre et houille anthraciteuse90 - 9334 900 - 36 000
Charbon demi-gras ou semi-bitumineux80 - 9035 000 - 37 000
Charbon gras ou bitumineux Ă  coke75 - 9032 000 - 37 000
Flambant70 - 8032 700 - 34 000
Lignite50 - 60< 25 110
Tourbe< 5012 555





Chapitre : Utilisations de la houille





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L'exploitation souterraine ou à ciel ouvert du charbon (ici à Bielszowice, en Pologne) a toujours des impacts sur le paysage, l'environnement et la santé. Le charbon est aussi une source de CO2, gaz à effet de serre, de même que le méthane qui dégaze des veines à l'air libre sous forme de grisou ou de gaz très dilué



     La houille est surtout utilisĂ©e actuellement :

    Liste :
  • dans les centrales thermiques utilisĂ©es pour la production d'Ă©lectricitĂ© ou le chauffage urbain ;
  • dans la sidĂ©rurgie, essentiellement pour la fabrication du coke utilisĂ© dans les hauts-fourneaux ; entre 600 et 700 kg de charbon sont nĂ©cessaires pour produire une tonne d'acier.
  • Le chauffage individuel au charbon est en recul par rapport Ă  d'autres sources d'Ă©nergie.

  - Sous-chapitre : Production d'Ă©lectricitĂ©


     L'utilisation du charbon dans les centrales thermiques est très importante ; ces centrales fournissent 40 % de la production mondiale d'Ă©lectricitĂ©, la moitiĂ© aux États-Unis et en Allemagne. Longtemps considĂ©rĂ© comme dĂ©passĂ©, l'intĂ©rĂŞt du charbon revient quand les besoins Ă©nergĂ©tiques atteignent les capacitĂ©s maximales de production de pĂ©trole ou de gaz naturel, renchĂ©rissant leur coĂ»t. L'utilisation du charbon, notamment dans les centrales Ă©lectriques, a fait et continue Ă  faire des progrès Ă©normes en matière de rĂ©duction des Ă©missions de polluants tels que le soufre, les oxydes d'azote et les particules fines. Par contre rien ou presque n'a changĂ© en matière d'Ă©mission de gaz Ă  effet de serre. Une centrale au charbon actuelle Ă©met sensiblement moins de CO2 par kilowatt-heure produit qu'une ancienne (du fait du meilleur rendement) mais deux fois plus qu'une centrale au gaz. Le retour du charbon sera donc (et est dĂ©jĂ ) un dĂ©sastre en matière de rĂ©chauffement climatique. La sĂ©questration du CO2 apparaĂ®t comme une solution intĂ©ressante, mais elle ne sera pas disponible Ă  grande Ă©chelle avant de nombreuses annĂ©es.

États-Unis


     Au cours des annĂ©es 1990, les compagnies Ă©lectriques prĂ©fĂ©rant construire des centrales Ă  gaz, peu de nouvelles centrales Ă©lectriques au charbon avaient vu le jour aux États-Unis. Maintenant que le prix du gaz augmente et devient extrĂŞmement instable, du fait du dĂ©clin de la production amĂ©ricaine, une centaine de nouvelles centrales Ă  charbon sont en projet, pour un total de quelques 60 gigawatts, sur la pĂ©riode 2005-2013. Mais ils se heurtent le plus souvent aux refus des populations proches et des autoritĂ©s locales. La recherche s'oriente vers une utilisation plus Ă©cologique du charbon et vers une production de carburants de synthèse fabriquĂ©s Ă  partir du charbon. En 2003, le DĂ©partement amĂ©ricain de l'Ă©nergie a en outre lancĂ© le programme de recherche FutureGen, afin de rĂ©pondre aux exigences environnementales.

Chine


     En 2003, la RĂ©publique populaire de Chine produit 79% de son Ă©lectricitĂ© Ă  partir du charbon. PĂ©kin prĂ©voit d'ajouter environ 70 nouvelles centrales Ă  charbon par an ; en 2006, cinq centrales Ă  charbon Ă©taient construites par semaine. Ce pays devrait devenir le plus gros Ă©metteur de dioxyde de carbone d'ici Ă  2009. En effet, la plupart des centrales Ă©lectriques thermiques sont vĂ©tustes et très polluantes, car elles fonctionnent grâce Ă  la technique de pulvĂ©risation du charbon. En 2007, la Chine possède 13 % des rĂ©serves mondiales de charbon soit 118 milliards de tonnes. Les plus importantes entreprises charbonnières sont Shenhua Group et Yankuang. En 2008, avec 25 000 mines, le pays est le premier producteur (2,5 milliards de tonnes par an), consommateur et exportateur mondial.

Allemagne


     Dans le Brandebourg se trouve l'une des premières centrales pilotes, dites Ă  « charbon propre Â». Ce projet utilise l'oxydorĂ©duction, l'une des manières de piĂ©ger et sĂ©questrer le dioxyde de carbone dĂ©gagĂ© par le combustible. Les centrales de ce type devraient se banaliser d'ici Ă  2020.

Afrique du Sud


     Cinquième producteur mondial, la nation arc-en-ciel a montrĂ© en janvier 2008 les failles de sa politique du tout-charbon. Par manque de centrales thermiques, elle a dĂ» faire face Ă  la demande en Ă©lectricitĂ©. D'oĂą un terrible black-out.

  - Sous-chapitre : Production de gaz par rĂ©cupĂ©ration du grisou


     Dans quelques cas, on rĂ©cupère le gaz naturel minier (dit « grisou Â») dĂ©gazant naturellement des veines d'exploitations souterraines abandonnĂ©es. Ce gaz est naturellement poussĂ© vers le haut par les remontĂ©es de nappe, suite Ă  l'arrĂŞt des pompages. Dans le nord de la France les installations de MĂ©thamine et Gazonor rĂ©cupèrent ce grisou (sauf dans les extrĂ©mitĂ©s est et ouest du bassin minier) et le rĂ©injectent dans le rĂ©seau de Gaz de France. C'est aussi un moyen de faire en sorte que des quantitĂ©s importantes de mĂ©thane (gaz Ă  effet de serre important) ne rejoignent l'atmosphère sans ĂŞtre brĂ»lĂ©es et transformĂ©es en CO2.

  - Sous-chapitre : GazĂ©ification et liquĂ©faction du charbon




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Vieux synthétique essence-usine (Hydrierwerke Pölitz – Aktiengesellschaft) - ruine à Police (Pologne)



     Des procĂ©dĂ©s permettent de convertir le charbon en gaz ou en hydrocarbures liquides.


     La gazĂ©ification du charbon consiste, avec un apport d’oxygène, Ă  transformer le charbon en gaz composĂ© de monoxyde de carbone et d’hydrogène, appelĂ© gaz de synthèse ou « syngas Â». Ce mĂ©lange est en gĂ©nĂ©ral brĂ»lĂ© pour produire de l’électricitĂ© comme dans les centrales de type IGCC. Il peut Ă©galement ĂŞtre converti en hydrocarbures liquides comme indiquĂ© dans la suite.


     La liquĂ©faction du charbon, plus connue sous le terme anglo-saxon « Coal-To-Liquids Â» ou « CTL Â» consiste en la conversion du charbon en hydrocarbures liquides comme les carburants ou des produits de la pĂ©trochimie.


     Deux familles de procĂ©dĂ©s existent :

    Liste :
  • La voie directe consiste en la dissolution de charbon pulvĂ©risĂ© dans le fluide qui tourne en boucle en prĂ©sence d’hydrogène. Le produit est alors traitĂ© et purifiĂ© pour l’obtention de naphta et de diesel.
  • La voie indirecte consiste, dans un premier temps, Ă  gazĂ©ifier le charbon. Le gaz obtenu est un mĂ©lange de monoxyde de carbone et d’hydrogène. Deux techniques permettent de le convertir en hydrocarbures liquides : le procĂ©dĂ© Fischer-Tropsch, polymĂ©risation en prĂ©sence de catalyseurs, et la conversion en mĂ©thanol, intermĂ©diaire classique du raffinage et de la pĂ©trochimie.

     Les deux voies ont Ă©tĂ© inventĂ©es en Allemagne. La voie directe par Friedrich Bergius en 1913, la voie indirecte par Franz Fischer et Hans Tropsch en 1923. Ces deux procĂ©dĂ©s ont Ă©tĂ© appliquĂ©s industriellement en Allemagne, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.


     Le pĂ©trole, alors bon marchĂ©, a ensuite remplacĂ© le charbon comme matière première.


     Après les chocs pĂ©troliers des annĂ©es 70, le CTL a connu un regain d’intĂ©rĂŞt, qui a conduit Ă  la crĂ©ation d'unitĂ©s pilotes notamment aux États-Unis et au Japon. Le niveau du prix du pĂ©trole dans les annĂ©es 90 a provoquĂ© un ralentissement de ces efforts.


     L’Afrique du Sud cependant a dĂ©veloppĂ© plusieurs unitĂ©s. Sasol produit aujourd'hui Ă  partir du charbon environ 30% de la consommation en hydrocarbures liquides du pays, par la voie indirecte et la synthèse Fischer-Tropsch.


     Fin 2008, le chinois Shenhua a dĂ©marrĂ© sa première unitĂ© de liquĂ©faction du charbon, avec un procĂ©dĂ© direct, en Mongolie IntĂ©rieure. ces premiers essais ont durĂ© treize jours et sont suivis d'une seconde campagne de test dĂ©marrĂ©e en octobre 2009.


     Le CTL, fortement producteur de dioxyde de carbone, est l'objet d’important travaux sur la rĂ©duction de cette production et la sĂ©questration du CO2.


     Les enjeux Ă©conomiques du CTL sont considĂ©rables. Le coĂ»t d’une unitĂ© industrielle est de plusieurs milliards d’euros. L’indicateur Ă©conomique du coĂ»t de revient d'une unitĂ© est le « prix Ă©quivalent de pĂ©trole brut Â», dont les valeurs communiquĂ©es par les industriels et dans la littĂ©rature sont extrĂŞmement variables: de 35 Ă  90 dollars par baril.


     L’enjeu essentiel du CTL est l'indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique. Nombreux en effet sont les pays riches en charbon et relativement pauvres en pĂ©trole, comme les trois gĂ©ants que sont les États-Unis, la Chine et l’Inde. C’est dans ces pays que l’on trouve l’essentiel de la trentaine de projets Ă  l’étude en 2008.


     Le prix international de la LiquĂ©faction du charbon ("World CTL Award") a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©, pour l’annĂ©e 2009, au Dr. Theo Lee, Vice President et Chief Technology Officer de Headwaters CTL (USA). Le prix 2010 sera remis Ă  PĂ©kin (Chine) Ă  M. Zhang Jiming, Vice-PrĂ©sident de Shenhua Coal To Liquid & Chemical, le 15 avril en conclusion de de la confĂ©rence World CTL 2010.






Chapitre : Exploitation de la houille


Article dĂ©taillĂ© : Production mondiale de houille.



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Sites producteurs de houille (2005)



     Jusque vers l'an 2000, la production mondiale de houille Ă©tait globalement relativement stable, en augmentation dans les pays en dĂ©veloppement, mais en diminution dans les pays occidentaux riches en raison de son caractère polluant et moins pratique que les carburants gazeux ou liquides, ou en raison de l'Ă©puisement des ressources. Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais a exploitĂ©, de 1850 Ă  1990, la partie occidentale d'un filon charbonnier s'Ă©tirant de la France Ă  la Belgique (oĂą l'exploitation a cessĂ© aussi il y a une quinzaine d'annĂ©es) et Ă  l'Allemagne (oĂą l'exploitation devrait durer jusqu'en 2018). NĂ©anmoins, ces dernières annĂ©es, la production a fortement augmentĂ©, principalement sous l'impulsion de la Chine, qui reprĂ©sentait 45% de la production en 2005, contre 19% en 1990.


     
Production :

    Liste :
  • 3564 millions de tonnes en 1990 (houille seulement) ;
  • 3650 millions de tonnes en 2000 ;
  • 4973 millions de tonnes en 2005, plus 900 Mt de lignite.

     Voici les huit premiers pays producteurs de charbon en 2005, selon l'Agence Internationale de l'Energie, la production incluant charbon "noir" et lignite :

PaysProduction MtNotes
Chine2226
États-Unis1028Plus grand producteur jusqu'en 1990
Inde430Charbons de basse qualité (Arsenic, Soufre)
Australie (Queensland)372Premier exportateur
Afrique du Sud315
Russie220
Indonésie318Majorité de lignite
Pologne160

     Contrairement au pĂ©trole, le charbon est majoritairement consommĂ© dans les pays qui le produisent, quelques 15% de la production mondiale, seulement, sont exportĂ©s. Les premiers sont l'Australie (231 Mt), l'IndonĂ©sie, la Russie et l'Afrique du Sud. Les exportations chinoises ont diminuĂ© ces dernières annĂ©es, la production, malgrĂ© une hausse de 50% en trois ans, ne parvenant pas Ă  maintenir le rythme de la gigantesque demande des centrales Ă©lectriques chinoises.

  - Sous-chapitre : Charbon, environnement et santĂ©


     Le charbon a posĂ© et pose encore de nombreux problèmes pour l'environnement et la santĂ© environnementale. En amont de la filière :

    Liste :
  • l'exposition chronique Ă  poussière de houille et au radon dans les mines ou Ă  leurs abords est un facteur de silicose et de risque de cancer du poumon, retenu par les tableaux de maladies professionnelles.
  • des risques d'accidents (effondrements et coups de grisou) restent important dans les mines de charbon. Les mineurs utilisaient autrefois un canari en cage, qui, quand il s'agitait, ou mĂŞme mourait, donnait le signal d'une remontĂ©e urgente en raison du manque d'oxygène ou d'une surabondance de CO2 et/ou CO.
  • Son extraction (fuites de mĂ©thane) et sa combustion contribue au forçage de l'effet de serre et au dĂ©règlement climatique

     En aval de la filière, l'industrie houillère laisse de nombreuses sĂ©quelles :

    Liste :
  • les fumĂ©es et vapeurs issues de la combustion de la houille sont acides et polluantes, contenant notamment des traces de vapeur de mercure et de plusieurs mĂ©taux lourds et/ou radioactifs dans certains charbons.
  • Les cendres de centrales thermiques au charbon (longtemps considĂ©rĂ©es comme dĂ©chets inertes) sont parfois chargĂ©es en mĂ©taux lourds, avec des traces, parfois importantes de radioactivitĂ©, de HAP ou d'autres polluants.
  • Ces cendres souvent accumulĂ©es sur plusieurs mètres de hauteur sur des crassiers sont pour partie emportĂ©es par le vent ou la pluie. On les utilise parfois comme fond de couche routière, matĂ©riaux de remblai ou de construction, au risque de polluer la nappe et l'environnement.
  • Le radon peut continuer Ă  dĂ©gazer dans les mines ou le sol fracturĂ© par des affaissements miniers, longtemps après la fin de l'exploitation.
  • Le charbon a, dès le XIX siècle Ă©tĂ© associĂ© Ă  des activitĂ©s industrielles lourdes et très polluantes, dont la carbochimie, la production et la mĂ©tallurgie, souvent en bordure de fleuve, canal ou sur le littoral pour des raisons de transport. Des sĂ©quelles environnementales persistent longtemps après l'arrĂŞt de ces activitĂ©s, avec des impacts graves sur la santĂ©. Par exemple, dans le bassin minier du nord de la France, la durĂ©e moyenne de vie Ă©tait de dix ans infĂ©rieure Ă  la moyenne nationale et elle restait de cinq ans infĂ©rieure dans les annĂ©es 1980-1990.
  • Les dĂ©pĂ´ts de cendres, souvent oubliĂ©s ou dispersĂ©s comme matĂ©riaux pour le BTP contiennent souvent de nombreux polluants (dont des dioxines, ou encore du thorium ou de l'uranium radioactif). Une Ă©tude faite par J. Bonnemain pour l'AutoritĂ© de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire (ASN), qui rapelle que ces dĂ©pĂ´ts devraient ĂŞtre sĂ©curisĂ©s et confinĂ©s, alors que certains sont encore visitĂ©s par des pratiquants de motocross ou des chasseurs, et que les dĂ©pĂ´ts non protĂ©gĂ©s donnent lieu Ă  des envols et une contamination environnementale par le ruissellement (Pour la rĂ©glementation française, ces dĂ©pĂ´ts sont des installations connexes des centrales thermiques, et doivent faire l'objet d'une dĂ©claration. Ils sont gĂ©rĂ©s (ou devraient l'ĂŞtre) par l'opĂ©rateur de la centrale thermique, mĂŞme après son arrĂŞt). Le ministère chargĂ© de l'Ă©cologie reconnait que « le suivi radiologique, notamment de la qualitĂ© des eaux environnantes au plan radiologique, est le chaĂ®non manquant Â» pour l'Ă©valuation environnementale et le suivi des impacts des cendres de charbon.

     En France, le ministre de l'Ă©cologie a en 2009 demandĂ© aux prĂ©fets de mettre en place des mesures de surveillance autour des sites de dĂ©chets radioactifs, incluant les dĂ©pĂ´ts de dĂ©chets Ă  « radioactivitĂ© naturelle renforcĂ©e Â» (cendres, phosphogypse...). Ce premier Ă©tat des lieux pourra orienter la stratĂ©gie de l'Ă©tat concernant les risques liĂ©s aux cendres de charbon qui en 2009 Ă©taient encore produites par centaines de milliers de tonnes annuelles, par 19 centrales au charbon (15 pour EDF et 4 pour la SNET) qui en France compensent les besoins que le nuclĂ©aire ne peut fournir en pĂ©riode de pointe. Une grande partie des dĂ©pĂ´ts français a Ă©tĂ© vendue ou offerte pour le BTP, (terrassement/remblais de tranchĂ©es ou d'amĂ©nagements routiers, inclusion dans le ciment ou bĂ©ton, ou comme matĂ©riau de remblais pour diverses infrastructures routières ou ferroviaires (TGV Est par exemple). J. Bonnemains, auteur d'une Ă©tude faite pour l'ASN estime nĂ©cessaire un meilleur contrĂ´le des cendres de charbon, qui nĂ©cessite selon lui par « la crĂ©ation d'une structure extĂ©rieure aux producteurs pour assurer un suivi longitudinal et contradictoire Â».






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Jean-Michel Bezat, « Le charbon chinois, menace Ă©cologique majeure Â» dans Le Monde du 08/04/2007, [lire en ligne]
  2. ↑ Denis Delbecq, « Le rĂ©chauffement climatique a de beaux jours devant lui Â», d'après LibĂ©ration web du 10/05/2006
  3. ↑ « La Chine en passe de devenir le premier Ă©metteur de gaz Ă  effet de serre Â», dans Le Monde du 25/04/2007, [lire en ligne]
  4. ↑ Selon l'Agence internationale de l'Ă©nergie (AIE), voire 2007 selon des scientifiques amĂ©ricains : Jean-Michel Bezat, « Le charbon chinois, menace Ă©cologique majeure Â» dans Le Monde du 08/04/2007, [lire en ligne]
  5. ↑ Association de défense de l'environnement Robin des bois
  6. ↑ source : StĂ©phane NoĂ«l, mission « sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et radioprotection Â» Ă  la direction gĂ©nĂ©rale de la prĂ©vention des risques citĂ© par le journal Le Monde La France doit mieux contrĂ´ler les traces de radioactivitĂ© dans les dĂ©pĂ´ts industriels de cendres de charbon ; Art. de Bertrand d'Armagnac, Le Monde du 30.09.09
  7. ↑ circulaire aux préfets datée du 18 juin 2009
  8. ↑ L'association Robin des Bois a remis à l'ASN une étude sur les dépôts de cendres et de phosphogypses (ANS, 2009)





Chapitre : Vous pouvez voir également :



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  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Charbon propre : mythe ou rĂ©alitĂ© ?.- par la DĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle au dĂ©veloppement durable. Paris, 2006 : ministère de l'Ă©cologie et du dĂ©veloppement durable, 2006. - 119p. N° 11464.

  - Sous-chapitre : Liens internes

  - Sous-chapitre : Liens externes


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