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Définition Wikipédia de : Histone






Image (cliquez pour agrandir) :

Structure d'un nucléosome. On distingue les extrémités N-terminales des histones se projetant à l'extérieur de la partie globulaire du nucléosome






Introduction :

      Les histones sont des protĂ©ines basiques en contact Ă©troit avec l'ADN.







- Sommaire de la page -









Chapitre : Différentes types d'histones


Suite de l'article :

Ă€ ce jour, cinq histones sont dĂ©crites :


    Liste :
  • les histones H2A, H2B, H3 et H4 forment un octamère globulaire (de structure 2x(H2A,H2B,H3,H4)) qui permet l'enroulement de 146 paires de bases d'ADN en un tour trois quart afin de former un nuclĂ©osome ou "collier de perles" : 1er degrĂ© de condensation de l'ADN (11 nm) ;
  • l'histone H1 permet quant Ă  elle la compaction des nuclĂ©osomes et rigidifie la structure hĂ©licoĂŻdale ainsi obtenue (obtention d'un solĂ©noĂŻde : 2ème degrĂ© de condensation de l'ADN - 30 nm -). Contrairement Ă  plusieurs ARNm, les histones n'ont gĂ©nĂ©ralement pas de queue poly(A).

     
Il y a environ deux cents paires de bases entre deux nuclĂ©osomes, cette valeur variant selon les espèces (par exemple, on en compte cent soixante cinq pour la levure). Le niveau suivant de compaction de l'ADN fait intervenir d'autres protĂ©ines dites « non histones. Â»


     Le degrĂ© de condensation de l'ADN autour des nuclĂ©osomes d'histones et des protĂ©ines non histones est variable le long des chromosomes, dans la chromatine. Il est faible dans l'euchromatine que l'on dit « ouverte Â» et accessible Ă  la machinerie des ARN polymĂ©rases. Il est Ă©levĂ© dans l'hĂ©tĂ©rochromatine, que l'on dit « fermĂ©e Â» et « inaccessible Â» Ă  la machinerie de transcription.


     Ce degrĂ© de condensation est regulĂ© par des modifications des extrĂ©mitĂ©s N-terminales des histones, comme des phosphorylations, acĂ©tylations, mĂ©thylations, ubiquitinations, sumoylations, etc. l'ensemble de ces modifications Ă©tant catalysĂ©es par des enzymes spĂ©cifiques. Les modifications covalentes des histones agiraient soit directement en modifiant la compaction de l'enroulement d'ADN autour des nuclĂ©osomes, soit indirectement en constituant des « marques Â» permettant le recrutement de protĂ©ines capables de modifier la structure de la chromatine. Le modèle des modifications covalentes des histones agissant comme un code (le « code des histones Â») a Ă©tĂ© proposĂ© par Strahl et Allis en 2000 dans la revue Nature. Cependant, ce code est, semble-t-il, loin d'ĂŞtre universel et plutĂ´t relativement spĂ©cifique selon les gènes et les cellules considĂ©rĂ©s.






Chapitre : Le code des Histones



     Le code des histones Ă©tablit un lien direct entre la modification de certains rĂ©sidus de la queue des histones qui crĂ©e des liaisons pour des effecteurs protĂ©iques et l’état transcriptionnel de la chromatine.
Une modification d’histone peut en influencer une autre de manière synergique ou antagoniste ; c’est un mĂ©canisme qui gĂ©nère et stabilise des empreintes spĂ©cifiques.


     L’acĂ©tylation (ajout de groupement acĂ©tyl) s’effectue sur certains rĂ©sidus lysine prĂ©cis par des enzymes nommĂ©es histones acĂ©tyl transfĂ©rases (HAT).
Elle diminue généralement l’interaction inter-nucléosomes et entre les queues des histones et le fragment d’ADN qui fait le lien entre les nucléosomes. Ceci entraîne le relachement de la chromatine, la faisant passer à l'état euchromatinien, et permet ainsi une meilleure accessibilité aux autres facteurs. L’acétylation est associée à une activation de la transcription et est facilement réversible grâce à l’action des histones désacétylases (HDAC).


     'La mĂ©thylation', quant Ă  elle, peut s’effectuer soit sur des lysines soit sur des arginines.
C’est une modification stable et jusqu’alors très peu d’histones déméthylases ont été découvertes. Selon les résidus méthylés elle est associée à une activation ou une répression de la transcription.


     De manière gĂ©nĂ©rale, ces deux types de modifications sont antagonistes, et la dĂ©sacĂ©tylation des lysines doit prĂ©cĂ©der leur mĂ©thylation. Cet antagonisme entraine la mise en place d'un certain Ă©quilibre dynamique entre les territoires hĂ©tĂ©rochromatiniens (gĂ©nĂ©ralement non exprimables et mĂ©thylĂ©s sur certains acides aminĂ©s clĂ©s) et euchromatiniens (gĂ©nĂ©ralement exprimables et acĂ©tylĂ©s). Par exemple, la Lysine 9 de l'histone H3 est connue pour ĂŞtre associĂ©e Ă  une rĂ©pression de la chromatine environnante lorsqu'elle est mĂ©thylĂ©e. Cette mĂ©thylation est reconnue par une protĂ©ine, HP1, qui se fixe donc sur H3 mĂ©thylĂ©e. Ă€ son tour, HP1 attire la protĂ©ine Suv39, une Histone MethylTransfĂ©rase, qui pourra mĂ©thyler la lysine 9 de l'histone H3 du nuclĂ©osome voisin, et ainsi de suite. On voit donc, comment, de proche en proche, les histones H3 seront mĂ©thyléés et la chromatine sera condensĂ©. Cependant, cette invasion hĂ©tĂ©rochromatinienne sera stoppĂ©e si la lysine 9 de H3 rencontrĂ©e est dĂ©jĂ  acĂ©tylĂ©e. Ainsi se met en place un Ă©quilibre compĂ©titif entre domaine chromatiniens exprimĂ©s et rĂ©primĂ©s.


     Les modifications des queues d'histones jouent le rĂ´le de « marques Â» Ă©pigĂ©nĂ©tiques qui entraĂ®nent le recrutement de diffĂ©rentes classes de protĂ©ines, puisque les lysines acĂ©tylĂ©es ou mĂ©thylĂ©es sont reconnues par des domaines protĂ©iques diffĂ©rents. De plus, le recrutement de certains facteurs au niveau de la chromatine nĂ©cessite l’existence prĂ©alable de modifications d’histones et de protĂ©ines dĂ©jĂ  liĂ©es. Le code des histones est donc interprĂ©tĂ© dans le contexte d’autres facteurs associĂ©s Ă  la chromatine et c’est la combinaison d’interaction entre les histones modifiĂ©es et d’autres facteurs qui dĂ©termine si une protĂ©ine est recrutĂ©e Ă  la chromatine.






Chapitre : Les variants d'histones



     Dans plusieurs espèces eucaryotes, des variants d’histones ont Ă©tĂ© dĂ©couvert.


     Ces variants ont une sĂ©quence qui diffère au niveau de quelques acides aminĂ©s en comparaison avec les histones dits canoniques. Ces variants jouent des rĂ´les majeurs dans diffĂ©rents aspects de la biologie tels que la rĂ©paration de l’ADN, l’organisation centromerique, l’inactivation du chromosome sexuel et une condensation spĂ©cifique des cellules gamètes mâles.






Chapitre : Histones et température



     Chez l’arabette (Arabidopsis thaliana) une seule histone (H2A.Z) suffit Ă  rendre ce taxon sensible des variations de tempĂ©rature de moins de 1°C. Cette histone modifie l’enroulement de l’ADN sur lui-mĂŞme et contrĂ´le ainsi l’accès Ă  l’ADN de certaines molĂ©cules inhibant ou activant plusieurs dizaines de gènes. Cet effet « bio-thermostat Â» semble frĂ©quent dans la nature, car Ă©galement dĂ©tectĂ© chez la levure . Ceci devrait aider Ă  mieux comprendre certains effets (sur les gènes) du rĂ©chauffement climatique.






Chapitre : Dans les spermatozoĂŻdes



     Les histones sont remplacĂ©es par des protamines, protĂ©ines riches en arginine et en cystĂ©ine.
La richesse en cystéine permet la formation de pont disulfure. Cette structure protège l'ADN lors d'éventuels déplacements liés à la fécondation.






Chapitre : Vous pouvez voir également :


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