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Définition Wikipédia de : Hangul







Introduction :

     







Hangûl
Exemple de d’idéogrammes de l’alphabet Hangeul

Hangeul한글
Hanja諺文
Romanisation réviséeHangeul
McCune-ReischauerHan’gŭl
Suite de l'article :

Le hangeul ou hangûl (chosŏn’gŭl en Corée du Nord) est l’alphabet officiel du coréen, en Corée du Nord et du Sud. Le hangeul est fréquemment cité pour son histoire particulière et ses qualités linguistiques qui lui valent d’être parfois présenté comme le système d’écriture le plus scientifique au monde .


- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire



     Inventé par le roi Sejong le Grand vers 1443 pour favoriser l’alphabétisation du peuple puis promulguée par lui en 1446 en remplacement des hanja (caractères chinois utilisés jusque-là), il est interdit en 1504 par son successeur, Yeonsangun, et enfin réhabilité en 1894 . Son emploi se généralise à la fin de la seconde guerre mondiale et permet d’atteindre très rapidement des taux d’alphabétisation parmi les plus élevés du monde à cette époque, dans les deux Corées .

  - Sous-chapitre : XV siècle : contexte de création du hangeul


     La langue coréenne s’est développée oralement, à la base. Sous l’influence de la Chine et du bouddhisme, une écriture s’est développée, qui reprenait des sinogrammes (appelés hanja lorsqu’utilisés en coréen).


     Quand Sejong (quatrième roi de la dynastie Choson) accède au trône, le territoire de la Corée est pratiquement le même que les territoires Nord et Sud actuels réunis, et le pays est un vassal de la Chine assez prospère. Cependant, seule l’aristocratie et l’administration ont assez d’éducation pour apprendre à lire les hanja, en partie parce que cette écriture est inadaptée à la phonétique coréenne, différente de celle du chinois . Sejong voit dans cette inadéquation le nœud du problème de l’illettrisme du peuple , qui du dire même des détracteurs du hangeul, a posteriori, « permet de transcrire et de lire directement les jugements dans la langue commune » et risque de « susciter, chez ce même public de gens simples, une pléthore de plaintes et de récriminations  ? » (on notera au passage que les conseillers, eux, ne voient pas cet illettrisme comme un problème).


     Sejong s’étant entouré de savants spécialistes de divers domaines scientifiques (une tradition confucéenne d’érudition des souverains), et ayant mené avec succès plusieurs réformes, il élabore alors le hangeul, qu’il nomme Hunmin jeongeum (훈민정음/訓民正音, les « Sons corrects pour l’éducation du peuple »), qu’il dévoile et promulgue le neuf octobre 1446 dans un ouvrage portant le même nom, assez court et rédigé en hanja. La nouvelle écriture rencontre dès ses premiers jours une forte opposition des intellectuels qui considèrent le hanja comme seule écriture légitime pour transcrire le coréen et la baptisent de plusieurs noms plus ou moins méprisants (comme onmun (온문), écriture vernaculaire). Puis, plus tard, c’est au tour des gouvernements successifs d’être hostiles au hangeul.


     Note L’élaboration du Hunmin jeongeum s’est probablement faite en secret et sans l’aide de l’académie de Sejong, contrairement à ce qui a longtemps été enseigné . Les conseillers les plus conservateurs lui ont d’ailleurs fortement reproché de l’avoir inventé secrètement, sans consulter aucun savant, peut-être par peur de l’opposition des classes cultivées ; tout porte à croire qu’en matière de phonétique, aucun intellectuel du pays n’égalait le roi Sejong dont l’intérêt dans ce domaine le poussera, après la divulgation du hangeul, à envoyer treize fois ses savants consulter un grand phonéticien chinois exilé à la frontière sino-coréenne.


     Étant établi que Sejong avait quelque connaissance des écritures tibétaine, mongole et japonaise, elles aussi remplaçant des caractères chinois, il est parfois suggéré qu’il se soit inspiré des deux premières . Cependant, concernant la logique sous-jacente au tracé hangeul, son travail est, même à présent, novateur.

  - Sous-chapitre : XVI-XIX siècles : ban


     En 1504, le roi Yeonsan-gun interdit l’usage et l’apprentissage du hangeul après avoir été moqué et critiqué en hangeul. Il bannit les documents rédigés avec cet alphabet. En 1506, le roi Jungjong supprime le ministère de l’écriture vernaculaire. Le hangeul se perpétue ensuite grâce aux femmes et aux sujets non éduqués, qui n’ont pas accès aux études chinoises. À partir du XVII siècle, le hangeul fait naître la littérature romanesque féminine, mais reste méprisé dans les secteurs officiels du pays.

  - Sous-chapitre : XIX siècle à nos jours : réhabilitation


     En réponse à des attaques répétées du Japon depuis la fin du XVI siècle, le nationalisme coréen monte et fait peu à peu du hangeul un symbole national. Ainsi, en 1894, il est adopté dans les documents administratifs pour la première fois, peu avant que le Japon ne fasse de la Corée un protectorat, puis l’annexe. Le terme hangeul est utilisé pour la première fois en 1912 par Ju Si-gyeong (주시경/周時經) et signifie à la fois la grande écriture en coréen archaïque et écriture de la Corée en coréen moderne. Le hangeul fait partie de la résistance, et à la fin de la seconde Guerre mondiale, le Japon vaincu, l’écriture est très populaire et permet d’alphabétiser rapidement l’ensemble de la population malgré la partition du pays.


     Le 9 octobre, jour de la commémoration de la publication du hangeul, est en Corée du Sud, un jour férié appelé « journée du Hangeul » (한글날). En Corée du Nord, son équivalent, la « journée du Chosŏn'gŭl » (조선글날), est célébré le 15 octobre.


     Aujourd’hui, les hanja sont encore utilisés et enseignés, mais la majorité des écrits coréens contemporains sont en hangeul. Les hanja peuvent-être utilisés pour distinguer des homophones (très souvent homographes en hangeul), pour ajouter des nuances ou par parti pris.


     En 2009, les autorités de la ville indonésienne de Bau-Bau ont décidé d’adopter (et d’adapter) le hangeul pour écrire leur langue, le Cia-Cia.






Chapitre : Description de l’écriture



     Le hangeul est un alphabet monocaméral (sans casse (typographie)). Il comprend 51 lettres, appelées jamos (자모, hanja : 字母, les caractères mères).

  - Sous-chapitre : Les jamos


     Les jamos sont divisés en plusieurs catégories :

    Liste :
  • 14 consonnes de base (자음/子音 jaeum)
  • 5 consonnes doubles (쌍자음/雙子音 ssang jaeum)
  • 11 groupes de consonnes (복자음/複子音 bok jaeum)
  • 10 voyelles de base (모음/母音 moeum)
  • 11 voyelles composées (쌍모음/雙母音 ssang moeum)

     Voici un tableau classant toutes ces lettres.

    Liste :
  • Dans la première colonne figurent les jamos.
  • Dans la deuxième colonne, les noms des jamos
  • Dans la troisième colonne, la romanisation révisée.
  • Dans la quatrième colonne, la prononciation approximative des jamos.
  • Dans la dernière colonne, la prononciation selon l’alphabet phonétique international.
Hangeul Jamo 한글 자모
Lettres de base
ConsonnesVoyelles
JamoNomRom.Pron.APIJamoNomRom.Pron.API
기역 (giyeok)g/kgu/k[g-]/[-k̚] (a)aa[-a-]
니은 (nieun)nn[n-]/[-n] (ya)yaya[-ja-]
디귿 (digeut)d/td/t[d-]/[-t̚] (eo)eoo (o ouvert)[-ʌ-]
리을 (rieul)r devant une voyelle, l devant une consonne ou en fin de mot.r/l[ɾ-]/[-ʎ] (yeo)yeoyo (o ouvert)[-jʌ-]
미음 (mieum)mm[m-]/[-m] (o)oô[-o-]
비읍 (bieup)b/pb/p[b-]/[-p̚] (yo)yo[-jo-]
시옷 (siot)s/ts/t[s-]/[-t̚] (u)uou[-u-]
이응 (ieung)ngng[-ŋ] (yu)yuyou[-ju-]
지읒 (jieut)j/tdj/t[tɕ-]/[-t̚] (eu)eueu[-ɯ-]
치읓 (chieut)ch/ttch/t[tɕʰ-]/[-t̚] (i)ii[-i-]
키읔 (kieuk)kkh[kʰ-]/[-k̚]
티읕 (tieut)tth[tʰ-]/[-t̚]
피읖 (pieup)pph[pʰ-]/[-p̚]
히읗 (hieut)h/th/t[h-]/[-t̚]
Lettres composées
Consonnes doublesVoyelles composées
JamoNomRom.Pron.APIJamoNomRom.Pron.API
쌍기역 (ssanggiyeok)kkk appuyé[kʼ-]/[-k̚] (ae)aeè[-ɛ-]
쌍디귿 (ssangdigeut)ttt appuyé[tʼ-]/[-t̚] (yae)yae[-jɛ-]
쌍비읍 (ssangbieup)ppp appuyé[pʼ-]/[-p̚] (e)eé[-e-]
쌍시옷 (ssangsiot)sss appuyé[sʼ-]/[-t̚] (ye)ye[-je-]
쌍지읒 (ssangjieut)jjtch appuyé[tɕʼ-]/[-t̚] (wa)wawa[-wa-]
Groupes de consonnes (wae)wae[-wɛ-]
JamoNomRom.Pron.API (oe)oewi[-wi-]
기역 시옷 (giyeok siot)ksx[-k̚]/[-ks-] (weo)weowo (o ouvert)[-wʌ-]
니은 지읒 (nieun jieut)njndj[-n]/[-ntɕ-] (we)we[-we-]
니은 히읗 (nieun hieut)nhnh[-n]/[-nx-] (wi)wiwi[-wi-]
리을 기억 (rieul giyeok)lglg[-ʎ]/[-ʎg-] (ui)euieuil[-ɰi-]
리을 미음 (rieul mieum)lmlm[-ʎ]/[-ʎm-]
리을 비읍 (rieul bieup)lblb[-ʎ]/[-ʎb-]
리을 시옷 (rieul siot)lsls[-ʎ]/[-ʎs-]
리을 티읕 (rieul tieut)ltlt[-ʎ]/[-ʎtʰ-]
리을 피읖 (rieul pieup)lplph[-ʎ]/[-ʎpʰ-]
리을 히읗 (rieul hieut)lhlh[-ʎ]/[-ʎx-]
비읍 시옷 (bieup siot)bsps[-p̚]/[-ps-]
    Liste :
  • 1. Certaines consonnes se prononcent différemment selon qu’elles se trouvent au début ou à la fin des syllabes qu’elles forment. Par exemple, se prononce « gu » dans (gi) et « k » dans (yeok)
    Liste :
  • 2. La syllabe «  » ne se prononce pas si mais shi (un peu comme le son chi en français). La transcription de cette syllabe par la romanisation révisée du coréen donne si alors que la méthode Mc-Cune-Reichauer écrit « shi ».
    Liste :
  • 3. Les groupes de consonnes sont toujours placés à la fin d’une syllabe. Si la syllabe est suivie par une consonne, seule la première consonne est prononcée. Si la syllabe est suivi d’une voyelle, les deux consonnes du groupes sont prononcés, la deuxième réalisant une liaison avec la voyelle qui suit.

     Exemple : « 없다 » se lira eobda (le n’est pas prononcé) alors que « 없어 » se lira eopseo (le est prononcé).

  - Sous-chapitre : Ordre alphabétique


     L’alphabet coréen ne mélange pas les consonnes et les voyelles. Comme aucun mot ne commence graphiquement par une voyelle, l’ordre des consonnes est le plus important puisque c’est celui qui est utilisé pour classer les mots dans un dictionnaire. L’ordre des voyelles vient ensuite pour classer les mots commençant par la même consonne.




Image (cliquez pour agrandir) :

Une page du Hunmin Jeongeum.


1446, Hunmin Jeongeum

     Lors de la publication du Hunmin Jeongeum en 1446, l’alphabet coréen comptait 28 lettres au total. Les savants établirent donc le premier ordre alphabétique du hangeul qui changera de nombreuses fois au cours de son histoire.


     Ordre alphabétique des consonnes en 1446 :


     Ordre alphabétique des voyelles en 1446 :


     Les lettres désuètes seront vues plus en détails dans la partie Jamos désuets.

1527, Choe Sejin

     En 1527, le linguiste coréen Choe Sejin (최세진/崔世珍) réorganisa l’alphabet en séparant les différents types de jamos.


     Dans l’ordre des consonnes, les vélaires sont en premiers, suivies des alvéolaires, des bilabiales, des fricatives puis des glottales. Les consonnes aspirées sont mises à la fin. Dans l’ordre des voyelles, celles qui ont une diphtongue formée par i- (, , et ) sont au début et chacune est suivie par la diphtongue correspondante.


     Ordre alphabétique des consonnes en 1527 :


     Ordre alphabétique des voyelles en 1527 :

1751, Hong Gyehui

     En 1751, Hong Gyehui (홍계희/洪啓禧) propose le remplacement des jamos par en raison de la prononciation voisine, et par puisque le ne s’utilise qu’en fin de syllabe et qu’en début.


     L’alphabet se réduit donc à 25 lettres.


     Ordre alphabétique des consonnes en 1751 :


     Ordre alphabétique des voyelles en 1751 :

1907, L’Institut de recherche de l’écriture nationale

     Un très petit changement eut lieu en 1907 du fait de l’Institut de Recherche de l’Écriture Nationale de Corée (국문연구소/國文硏究所). Le ieung a été déplacé au tout début de l’alphabet.


     Ordre alphabétique des consonnes en 1907 :


     Ordre alphabétique des voyelles en 1907 :

1933, Hangeul Matchumbeop

     En 1933, la Société de linguistique coréenne, fondée par Ju Si-gyeong (주시경/周時經), établit les règles orthographiques et grammaticales du coréen dans un document intitulé Hangeul Matchumbeop (한글 맞춤법 Orthographe du coréen). Il y est inclus un nouvel ordre alphabétique : le est devenu (le trait le plus haut a disparu) et est revenu à son emplacement d’origine, la voyelle a été supprimée.


     Ordre alphabétique des consonnes en 1933 :


     Ordre alphabétique des voyelles en 1933 :


     En Corée du Nord


     Lorsque les deux Corées proclamèrent le hangeul comme étant leur écriture officielle, l’ordre fut arrangé pour pouvoir contenir les nouveaux jamos créés (consonnes doubles et voyelles composées).


     Il existe aujourd’hui deux ordres alphabétiques coréens : celui de la Corée du Nord et celui de la Corée du Sud.


     Ordre alphabétique des consonnes :

    Liste :

     Le premier correspond au son -ng, le second est la consonne vide.


     Ordre alphabétique des voyelles :

    Liste :

     Nous remarquons que le classement des lettres est similaire aux précédents. Les nouveaux jamos ont simplement été ajoutés en fin d’alphabet dans le souci de respecter les ordres traditionnels.


     En Corée du Sud


     Ordre alphabétique des consonnes :


     Ordre alphabétique des voyelles :


     Cet ordre diffère beaucoup de celui des anciens classements. Les lettres similaires ont été groupées, ce qui fait que les nouveaux jamos se sont retrouvés mélangés avec les lettres de base, contrairement au classement de Corée du Nord.


     Dans les deux cas, les groupes de consonnes sont ignorés.

  - Sous-chapitre : Origine des jamos


     Dans le Hunmin Jeongeum, le roi Sejong le Grand expliqua que la création des jamos avait été inspirée par la forme de la bouche et les principes du Yin et du Yang.


     Consonnes


     Dans l’alphabet coréen, les cinq consonnes , , , , symbolisent cinq différents types d’articulation des consonnes utilisés en coréen qui sont respectivement les vélaires, les alvéolaires, les bilabiales, les fricatives et les glottales.


     À ces cinq consonnes sont ajoutés des traits qui peuvent symboliser soit une aspiration, soit un appui de la consonne.


     Nous allons voir plus en détail ces cinq consonnes principales ainsi que les autres consonnes issues de celles-là.

    Liste :
  • Les consonnes vélaires (아음/牙音 a-eum « sons des molaires »)
      Liste :
    • [k], ce jamo représente la forme de la langue au moment où l’on produit le son en question
    • [kʰ], le trait horizontal au milieu du représente l’aspiration ajoutée au son [k]
  • Les consonnes alvéolaires (설음/舌音 seol-eum « sons de la langue »)
      Liste :
    • [n], ce jamo représente la forme de la langue au moment où l’on produit le son en question
    • [t], le trait horizontal au-dessus du représente le léger appui du son [n]
    • [tʰ], le trait horizontal au milieu du représente l’aspiration ajouté au son [t]
    • [r]/[l], le au-dessus du représente le léger repli de la langue pour articuler cette consonne.
    Liste :
  • Les consonnes bilabiales (순음/唇音 sun-eum « sons des lèvres »)
      Liste :
    • [m], ce jamo représente les lèvres qui doivent se toucher pour produire le son en question
    • [p], les deux traits verticaux au-dessus du représentent l’occlusivité de la bilabiale
    • [pʰ], le trait horizontal au-dessus du (qui est la simplification du ) représente l’aspiration ajoutée au son [p]
    Liste :
  • Les consonnes fricatives (치음/齒音 chi-eum « sons des dents »)
      Liste :
    • [s], ce jamo représente le contact entre les dents de la mâchoire inférieure et celles de la mâchoire supérieure, contact nécessaire pour produire le son en question
    • [c], le trait horizontal au-dessus du représente le son [t] prononcé avant le son [s], ce qui donne [ts] ; en effet, le jamo se prononçait anciennement [ts] avant d’évoluer vers [c]
    • [cʰ], le trait horizontal au-dessus du représente l’aspiration ajoutée au son [ts] ; pour la même raison que précédemment, est passé du son [tsʰ] à [cʰ]
    Liste :
  • Les consonnes glottales (후음/喉音 hu-eum « sons de la gorge »)
      Liste :
    • [ŋ], ce jamo représente l’ouverture de la bouche pour produire le son en question
    • [h], le trait horizontal au-dessus du jamo désuet (qui lui-même possède un trait horizontal au-dessus du pour le coup de glotte) représente la consonne aspirée

     Voyelles


     Pour la création des voyelles, trois traits différents sont nécessaires :

    Liste :
  • le trait horizontal représentant la Terre (Yin) ;
    Liste :
  • le point symbolisant le Soleil (Yang) ;
    Liste :
  • le trait vertical correspondant à l’Homme.

     La Terre et le Soleil sont deux forces opposées mais complémentaires, suivant le principe du Yin et du Yang. L’Homme est l’élément neutre.


     Avec le temps, le point est devenu un trait court, soit horizontal (dans ) soit vertical (dans ).


     Nous allons distinguer deux catégories de voyelles simples :

    Liste :
  • celles qui peuvent produire une diphtongue en [i-] (, , , )
    Liste :
  • et celles qui ne peuvent pas (, ).

     Les jamos du premier ensemble sont composés chacun d’un long trait horizontal ou vertical auquel on ajoute un point (aujourd’hui, un trait court). Leur diphtongues respectives (, , , ) sont créées qu’en ajoutant un trait de plus.


     Les jamos de l’autre ensemble sont soit le trait horizontal seul ( [eu]) soit le trait vertical seul ( [i]).


     En sachant que les directions du Yin sont la gauche et le bas, celles du Yang la droite et le haut, nous pouvons distinguer, parmi les quatre jamos , que les voyelles Yin sont , et les voyelles Yang sont , .


     Pour symboliser les diphtongues [w-] présentes en coréen, de nouvelles lettres furent créées. Il s’agit de l’association des jamos ou avec une autre voyelle. Le s’associe avec les voyelles Yin, avec les voyelles Yang. Six diphtongues en [w-] ont été ainsi créées :

, , , , , .

     Enfin, les jamos , et servaient autrefois à représenter les diphtongues respectives [ai], [ɔi] et [øi]. En coréen moderne, la prononciation de est devenue [ε], et la prononciation de est devenue [e].


     Voici un tableau récapitulatif des différentes catégories de voyelle.

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