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Définition Wikipédia de : Hamilton (Ontario)



Hamilton




Introduction :

      Vue d'Hamilton
Vue d'Hamilton







Suite de l'article :

Armoiries


Drapeau
Administration
PaysCanada Canada
ProvinceFlag of Ontario.svg Ontario
Statut municipalVille (City)
Constitution1846
MaireFred Eisenburger
Site internet
Démographie
Population504 559 hab. (2006)
Densitéhab./km²
GentiléHamiltonien, Hamiltonienne
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 21′ 15″ Nord
       79° 52′ 29″ Ouest
/ 43.354143, -79.874725
Altitudesmini. m — maxi. m
Superficie1 117 11 km²
Fuseau horaireUTC-5
Indicatif(905) & (209)
Code géographique
Canada Ontario location map 2.svg
Hamilton



     Hamilton est une ville canadienne situĂ©e dans la province de l'Ontario. Elle est actuellement la 8 ville en importance au Canada. Au recensement de 2006, on y a dĂ©nombrĂ© une population de 504 559 habitants. (RĂ©gion mĂ©tropolitaine de recensement : 692 911.)

- Sommaire de la page -









Chapitre : Description



     Elle porte plusieurs surnoms — se rapportant tous Ă  son statut dĂ©clinant de centre industriel majeur — dont « Ambitious City Â» (ville ambitieuse), « Steeltown Â» (ville d'acier), « the Hammer Â» (le marteau), « Lunchbucket City Â» (ville de la boĂ®te Ă  lunch) et « Scumilton Â» (parodie dĂ©rogatoire du nom de la ville, scum voulant dire racaille en français). Toutefois, le secteur de la santĂ© a dĂ©jĂ  remplacĂ© l'industrie lourde — exemplifiĂ©e par les deux gĂ©ants de la sidĂ©rurgie, Stelco et Dofasco — en tant que plus grand fournisseur d'emplois. De plus, les secteurs de l'Ă©ducation, du gouvernement, des services et de la technologie se sont tous dĂ©veloppĂ©s de façon dramatique tandis que le secteur industriel poursuit son dĂ©clin.


     Faisant mentir sa rĂ©putation infondĂ©e de dĂ©sert culturel, Hamilton a construit sur son hĂ©ritage historique et social. Des attractions tant inhabituelles qu'intĂ©ressantes comprennent un musĂ©e volant (Canadian Warplane Heritage Museum), une rĂ©sidence d'Ă©tat d'un premier ministre du Haut-Canada (le Château Dundurn), un rĂ©acteur nuclĂ©aire fonctionnant Ă  l'UniversitĂ© McMaster, un hâvre d'horticulture (les Jardins Botaniques Royaux) et le Temple de la renommĂ©e du football canadien.






Chapitre : Histoire


  - Sous-chapitre : Jusqu'en 1913


     La confĂ©dĂ©ration iroquoise (ou les Cinq (plus tard Six) Nations) sont les premiers Ă  occuper le territoire actuel de Hamilton. Des explorateurs français visitent la rĂ©gion en passant, mais la colonisation europĂ©enne ne dĂ©bute que lorsque les loyalistes arrivent durant la Guerre d'indĂ©pendance amĂ©ricaine et la Guerre de 1812. Lors de ce dernier conflit, les britanniques dĂ©font les envahisseurs amĂ©ricains Ă  la bataille de Stoney Creek dans ce qui est aujourd'hui Hamilton.


     ImmĂ©diatement après la guerre, en 1815, George Hamilton fonde une ville dans la comtĂ© de Barton qui dĂ©passe Ă©ventuellement des rivaux comme Dundas. Hamilton est incorporĂ©e comme village partiellement autonome en 1833 et comme ville en 1846.


     Hamilton fait partie et est chef-lieu du comtĂ© de Wentworth depuis sa crĂ©ation en 1816. En 1851, le comtĂ© obtient sa composition finale de municipalitĂ©s : Ancaster, Barton, Beverly, Binbrook, East Flambourough, West Flambourough, Glanford et Saltfleet.


     Dans la deuxième moitiĂ© du XIX siècle, Hamilton vient Ă  ĂŞtre identifiĂ© (et Ă  s'auto-identifier) Ă  l'industrie lourde, se surnommant la Ville Ambitieuse et le Birmingham du Canada. Elle devient un foyer du militantisme ouvrier, et en 1872 elle est le berceau du Nine Hour Movement, mouvement qui, comme son nom l'indique, revendique la limitation universelle de la journĂ©e de travail Ă  neuf heures.


     L'accès facile au calcaire en provenance de l'escarpement de Niagara, au charbon de la rĂ©gion des Appalaches, au minerai de fer du bouclier canadien et la proximitĂ© des marchĂ©s d'exportation Ă  travers le système des Grands Lacs et du Saint-Laurent fait de Hamilton une ville importante pour la production du fer et de l'acier. Plusieurs aciĂ©ries fusionnent pour former la Steel Company of Canada en 1910 et la Dominion Steel Casting Company en 1912.

  - Sous-chapitre : De 1914 Ă  1945


     Les Hamiltoniens participent Ă  la Première Guerre mondiale en tant que combattants, mais Ă  cause des plans de mobilisation du Colonel Sir Sam Hughes pour la Force expĂ©ditionnaire canadienne, il n'y a pas de batailles majeures associĂ©es purement aux Hamiltoniens. Vu les demandes croissantes (motivĂ©s par la guerre) des gouvernements canadien et britannique en acier, armes, munitions et textiles, le secteur industriel connaĂ®t un essor. Certains manufacturiers profitent de la situation, mais en gĂ©nĂ©ral les Hamiltoniens sont solidaires.


     Après la Grande Guerre, c'est la construction des Ă©coles qui monte en flèche, dont le Memorial School, Allenby School et Earl Kitchener School. Durant les annĂ©es 1920, des centaines de blocs Ă  appartements de trois ou quatre Ă©tages et de 6 Ă  10 unitĂ©s poussent un peu partout dans la ville, surtout dans l'est de la ville. La Grande DĂ©pression des annĂ©es 1930 frappe dur Ă  Hamilton, avec le dĂ©clin simultanĂ© et prolongĂ© de la consommation domestique et du commerce international en biens industriels finis et en matĂ©riaux de construction.


     Lorsque se dĂ©clare la Seconde Guerre mondiale, les Hamiltoniens — comme la plupart des Canadiens — accueillent la montĂ©e de la demande Ă©conomique mais pas sa cause. Dans cette guerre, l'ArmĂ©e canadienne mobilise ses unitĂ©s militaires recrutĂ©s territorialement. En consĂ©quence, Hamilton perd des centaines de jeunes hommes en un seul jour en 1942, lorsque le RĂ©giment royal d’infanterie lĂ©gère d’Hamilton est anĂ©anti Ă  Dieppe.

  - Sous-chapitre : De 1945 Ă  aujourd'hui






Chapitre : Géographie et climat



     Hamilton est situĂ©e Ă  l'extrĂ©mitĂ© occidentale de la pĂ©ninsule de Niagara et du lac Ontario ; la plus grande partie de la ville, incluant le centre-ville, sont sur la rive sud. Se trouvant au centre gĂ©ographique du Golden Horseshoe, la ville est approximativement Ă  mi-chemin entre Toronto et Buffalo. Les deux caractĂ©ristiques majeures sont la Baie de Burlington, marquant la limite septentrionale de la ville, et l'escarpement de Niagara qui traverse toute la largeur de la ville, sĂ©parant la ville en deux sections, la haute-ville et la basse-ville.




Image (cliquez pour agrandir) :

Skyway Bridge



     La baie de Burlington (Hamilton Harbour) est un port naturel avec une grande barre de sable appelĂ© le Beachstrip. Cette barre de sable a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© durant une pĂ©riode ou les niveau de l'eau des lacs Ă©tait plus Ă©levĂ© au cours de la dernière ère de glace, et s'Ă©tend vers le sud-est Ă  travers le centre de la basse-ville vers l'escarpement. Le port de mer de Hamilton est accessible par navire Ă  travers le Beachstrip dans le port et est traversĂ© par deux ponts, le Skyway Bridge et le Canal Lift Bridge, plus bas. Le port de Hamilton est l'un des ports maritimes les plus importants au Canada. L'autoritĂ© du Port de Hamilton gère ce port industriel.


     L'escarpement est, Ă  plusieurs endroits, un mur vertical de marne calcaire de 100 mètres de hauteur avec plusieurs chutes et ruisseaux qui en tombent, incluant Stoney Creek, Red Hill Creek, Grindstone Creek, Spencer Gorge Waterfall et Chedoke Creek, qui s'Ă©coulent par-dessus l'escarpement et dans la baie. Les nombreuses cascades d'eau Ă  l'intĂ©rieur des limites de la ville de Hamilton ont rĂ©cemment inspirĂ© l'industrie touristique locale Ă  publiciser la ville comme la « Ville des Cascades Â» (City of Waterfalls). Au moins vingt chutes et cascades coulent sur le Mont Hamilton sur le territoire municipal. En moyenne, la montagne est Ă  4 Ă  5 km de la cĂ´te du lac Ontario et fournit des vues spectaculaires de la ville et du port. Ă€ l'extĂ©rieur de la ville cette particularitĂ© gĂ©ographique est appelĂ©e Hamilton Mountain ; les rĂ©sidents locaux l'appellent simplement « la montagne Â». La « montagne Â» est en fait un escarpement. La portion de Hamilton fait partie de l'escarpement de Niagara, qui s'Ă©tend de l'ouest de l'État de New York Ă  la baie Georgienne. Il s'agit du plus long escarpement au monde.


     Le climat de Hamilton est de type continental humide et relativement tempĂ©rĂ© en comparaison avec le reste du Canada. La tempĂ©rature moyenne en janvier est de -3,6C, mais se tient souvent juste au-dessus du point de congĂ©lation, crĂ©ant des conditions de neige fondue lorsqu'il neige. Il tombe en moyenne 113 cm de neige par hiver, mais les quantitĂ©s varient Ă©normĂ©ment d'annĂ©e en annĂ©e. La tempĂ©rature moyenne en juillet (la moyenne du jour et de la nuit) est de 22,5C et le taux d'humiditĂ© est habituellement Ă©levĂ© au milieu de l'Ă©tĂ©. Les tempĂ©ratures s'Ă©levant Ă  plus de 30 degrĂ©s avec une valeur humide bien au-delĂ  de 40 sont la norme du mois de mai jusqu'en octobre.


     On peut noter que le climat de la basse-ville est en gĂ©nĂ©ral beaucoup plus abritĂ© et tempĂ©rĂ© que sur « la montagne Â» (la haute-ville), oĂą la saison agricole est plus courte et oĂą on est plus vulnĂ©rables aux bourrasques de neige en hiver. Ce n'est guère inhabituel pour les rĂ©sidents de la basse-ville de quitter leurs quartiers sans neige et de se faire surprendre, en arrivant en haute-ville, par une Ă©paisse couche de neige fraĂ®che. L'escarpement affecte Ă©galement la mĂ©tĂ©o estivale ; des inversions de tempĂ©rature peuvent rendre le centre ville beaucoup plus chaud, et souvent une inversion se combinera Ă  la barrière physique de l'escarpement pour retenir le smog dans la rĂ©gion du centre-ville, rĂ©duisant parfois la visibilitĂ© Ă  moins de 2 km.


     Les pluies estivales peuvent ĂŞtre abondantes mais de façon gĂ©nĂ©rale, les phĂ©nomènes mĂ©tĂ©orologiques sĂ©vères sont rares. Une exception Ă  noter arriva le 9 novembre 2005 ; une tornade endommagea des centaines de maisons et souleva le toit du gymnase du Lawfield Middle School, blessant deux Ă©coliers et compromettant l'intĂ©gritĂ© structurelle de l'Ă©cole. Environnement Canada a par la suite confirmĂ© qu'une tornade F1 avait frappĂ© a rĂ©gion ; c'est la date la plus tardive dans l'annĂ©e qu'une tornade confirmĂ©e s'est produite au Canada.






Chapitre : Démographie



     Selon le recensement de 2001, près du quart de la population de la rĂ©gion mĂ©tropolitaine d'Hamilton Ă©tait nĂ©e Ă  l'Ă©tranger, faisant de Hamilton la ville canadienne avec la troisième plus grande proportion de citoyens nĂ©s Ă  l'Ă©tranger après Toronto (44%) et Vancouver (38%).


     Hamilton est surtout peuplĂ©e de personnes d'origine ethnique blanche : 90,7% ont des origines britanniques, et il y a bon nombre d'habitants d'origine italienne, allemande, roumaine, française, hongroise, polonaise, portugaise, europĂ©enne orientale (surtout serbe) qui s'y sont Ă©tablis durant l'essor industriel du dĂ©but du XX siècle. La partie est de la ville contient une communautĂ© signifiante et toujours grandissante d'origine indienne.


     Parmi ses communautĂ©s, Hamilton compte une communautĂ© francophone. Il existe des paroisses françaises de l'Église catholique ; il y a Ă©galement des Ă©coles francophones et les services provinciaux sont offerts en français. (En Ontario, les villes dont au moins 10% de la population (au moins 4000 personnes) est francophone doivent fournir leurs services en français.)


     Les pays d'origines les plus communs pour les nouveaux immigrants Ă  Hamilton en 2001 Ă©taient : la Yougoslavie, la Pologne, l'Inde, la RĂ©publique populaire de Chine, les Philippines, l'Irak, et la Bosnie-HerzĂ©govine. Environ 8 % des immigrants des annĂ©es 1990 ont dĂ©clarĂ© la Yougoslavie comme pays de naissance.


     Les estimations de 2001 donnaient une population de 714 900 personnes rĂ©sidant Ă  Hamilton, dont 48,8 % d'hommes et 51,3 % de femmes. Les enfants de cinq ans et moins comptaient pour 5,8 % de la population rĂ©sidente de Hamilton, pour 5,8 % de l'ensemble de la population ontarienne et 5,5 % pour l'ensemble de la population canadienne.


     En 2001, 14,2 % de la population d'Hamilton avait atteint l'âge de la retraite (65 ans et plus), en comparaison avec 13,2 % pour tout le Canada ; donc, l'âge moyen est de 37,8 annĂ©es pour 37,6 pour tout le Canada.


     De 1996 Ă  2001, la population de Hamilton Ă  crĂ» de 6,1 %, une croissance identique Ă  celle de l'ensemble de la population de l'Ontario. La densitĂ© de population de Hamilton Ă©tait de 482,9 personnes par kilomètre carrĂ©, pour 12,6 pour tout l'Ontario.


     Ă€ l'Ă©poque du recensement de 2001, la population de la ville de Hamilton comptait 490 268 personnes, et la rĂ©gion mĂ©tropolitaine de Hamilton en comptait 662 401. La population totale de l'Ontario Ă©tait de 11 410 050 personnes.

  - Sous-chapitre : Groupes religieux


     Le Christianisme est la religion dominante Ă  Hamilton. Le protestantisme devance de justesse le catholicisme ; toutefois, le catholicisme romain s'est renforcĂ© principalement Ă  cause de la croissance des populations de l'Europe de l'Est et des Philippines.

    Liste :
  • Protestants : 37 %
  • Catholiques romains : 35,4 %
  • autres chrĂ©tiens : 5 %
  • Musulmans : 1,9 %
  • Bouddhistes : 0,6 %

  - Sous-chapitre : Ville et banlieues


     Le centre-ville s'est dĂ©veloppĂ© (et se trouve toujours aujourd'hui) autour du Parc Gore et l'intersection des rues King et James. Le centre-ville de Hamilton s'Ă©tend de la base de la montagne vers le nord jusqu'Ă  la rue Barton, Ă  l'ouest jusqu'Ă  la rue Dundurn, et Ă  l'est jusqu'Ă  approximativement rue Wentworth ou l'avenue Sherman. Hamilton-ouest (c'est-Ă -dire, le secteur occidental de la ville) commence Ă  la rue Dundurn. Hamilton-est (secteur oriental) commence approximativement Ă  la rue Ottawa ou l'avenue Kenilworth. Hamilton-nord (secteur septentrional) commence Ă  la rue Barton, oĂą la voie ferrĂ©e du Chemin de fer Canadien National (CN).


     Comme les limites de la ville prenaient de l'expansion pour inclure la Montagne, le rĂ©tronyme pour la partie de la ville sous l'escarpement est devenu la Basse-Ville (souvent simplement appelĂ© downtown). La ligne de division est/ouest pour la montagne est la rue Upper James, et la ligne de division est/ouest pour la basse-ville est la rue James. Le secteur mĂ©ridional de la montagne commence approximativement au chemin Limeridge ou l'autoroute Lincoln M. Alexander.


     Les anciens quartiers de Hamilton-Wentworth Region sont : Stoney Creek, Dundas, Flamborough, Ancaster et Canton de Glanbrook. Ils ont gardĂ© leurs noms sous le nouveau gouvernement municipal de la ville fusionnĂ©e de Hamilton. Localement, on appelle ces quartiers les « banlieues Â» de Hamilton.






Chapitre : Gouvernement et politique



     Sur la scène politique, Hamilton est connue pour avoir produite des personnalitĂ©s politiques de gauche très colorĂ©s — par exemple, la carrière polarisante et erratique de Sheila Copps. Sur le plan local, les plus grands Ă©vĂ©nements politiques comprennent la fusion controversĂ©e de Hamilton avec ses banlieues en 2001 et la destruction d'espaces verts autour de la vallĂ©e Red Hill pour laisser la place Ă  l'autoroute Red Hill Creek.

  - Sous-chapitre : Politique municipale


     Hamilton est dotĂ©e d'une charte de ville depuis 1846. En 1974, Hamilton se combine avec le comtĂ© de Wentworth et les autres municipalitĂ©s et cantons de ce dernier pour former la fĂ©dĂ©ration municipale Ă  deux paliers appelĂ©e MunicipalitĂ© rĂ©gionale de Hamilton-Wentworth. Certaines parties de l'ancien comtĂ© ont Ă©tĂ© rattachĂ©es Ă  Burlington et Cambridge.


     L'ancienne ville de Hamilton Ă©tait reprĂ©sentĂ©e au conseil rĂ©gional par un conseiller pour chacun de ses districts ; les autres municipalitĂ©s l'Ă©taient par leurs maires et un conseiller rĂ©gional additionnel chacune. Le prĂ©sident rĂ©gional Ă©tait nommĂ© par le gouvernement de l'Ontario plutĂ´t que par les rĂ©sidents ou les conseillers rĂ©gionaux. Après une campagne rĂ©ussie pour rendre le poste Ă©lectif, le dĂ©bat est devenu caduc Ă  cause de la fusion municipale en 2001.


     Les pouvoirs municipaux Ă©taient distribuĂ©s ou partagĂ©s en alternance par la ville et le comtĂ©. Par exemple, la ville et le comtĂ© ont gardĂ© leurs conseils scolaires distincts, tandis que les services de police et les services sociaux sont devenus des responsabilitĂ©s rĂ©gionales, et le service de pompiers et l'octroi de licences aux entreprises sont demeurĂ©s des responsabilitĂ©s de second palier.


     En 2001, l'ancienne rĂ©gion de Hamilton-Wentworth Ă  deux paliers fut fusionnĂ©e dans une ville Ă  palier unique appelĂ©e Hamilton, d'après le nom de la plus grande ville de la rĂ©gion. Les nouvelles limites des districts coĂŻncident presque exactement avec les limites des anciens districts de l'ancien Hamilton et des anciennes limites municipales de ses banlieues.


     Comme dans la plupart des villes ontariennes, les maires et conseillers municipaux sortants ont tendance Ă  se faire réélire lors d'Ă©lections municipales marquĂ©es par de faibles taux de participation. Dans les annĂ©es 1940, le conseil municipal de Hamilton fut prĂ©sidĂ© par Sam Lawrence, un ouvrier syndiquĂ© qu'on surnommait le « maire ouvrier Â». Toutefois, la plupart du temps, des modĂ©rĂ©s de centre-droit ou de centre-gauche — tels que Lloyd D. Jackson dans les annĂ©es 1960 et Robert Morrow dans les annĂ©es 1980 — prĂ©sident au conseil.


     Victor (Vic) Copps Ă©tait un maire populaire de centre-gauche dans les annĂ©es 1970. En participant Ă  la course Around the Bay Race en 1976, il fut victime d'une attaque cĂ©rĂ©brale qui le laissa handicapĂ© en permanence. Son Ă©pouse Geraldine Copps a servi en tant que conseillère municipale après cet Ă©vènement malheureux. Le Copps Coliseum est ainsi nommĂ© en son honneur plutĂ´t qu'en celui de sa fille, Sheila Copps.

  - Sous-chapitre : Politique provinciale


     Hamilton a traditionnellement Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© par quatre Ă  six dĂ©putĂ©s provinciaux Ă  l'AssemblĂ©e lĂ©gislative de l'Ontario. Le Vieux-Hamilton a toujours Ă©tĂ© soupçonneux de son plus grand voisin et la capitale provinciale, Toronto, et est rĂ©putĂ© pour son haut taux de syndicalisation. Ces facteurs se sont combinĂ©s pour faire Ă©lire des dĂ©putĂ©s de gauche et issus de la classe ouvrière, souvent du Nouveau Parti dĂ©mocratique ou du Parti libĂ©ral, dont plusieurs ont acquis une certaine notoriĂ©tĂ© (Ă  dĂ©faut d'obtenir le pouvoir) Ă  l'extĂ©rieur de Hamilton.


     La dĂ©putĂ© libĂ©rale Lily Munro fut impliquĂ©e dans le scandale Patti Star qui a contribuĂ© Ă  la dĂ©faite Ă©lectorale du premier ministre David Peterson en 1990. HabituĂ©e Ă  ĂŞtre sous-reprĂ©sentĂ©e Ă  Queen's Park, la vieille ville de Hamilton s'Ă©norgueillait du fait que chacun de ses trois dĂ©putĂ©s Ă©taient ministres dans le gouvernement nĂ©o-dĂ©mocrate de Bob Rae dans les annĂ©es 1990.


     Faisant contraste, les anciennes banlieues et secteurs ruraux du vieux Hamilton votent le plus souvent pour des reprĂ©sentants moins radicaux (et moins notoires) du Parti progressiste-conservateur, incluant des dĂ©putĂ©s d'arrière-banc dans le gouvernement de Mike Harris. La fusion forcĂ©e de Hamilton imposĂ©e par le gouvernement Harris Ă©tait hautement controversĂ©e parmi les Ă©lecteurs urbains et des banlieues de Hamilton. Le gouvernement a Ă©galement modifiĂ© la carte Ă©lectorale provinciale pour que les limites et les noms des circonscriptions provinciales coĂŻncident avec les circonscriptions fĂ©dĂ©rales, rĂ©duisant le nombre de reprĂ©sentants de Hamilton Ă  Queen's Park par un dĂ©putĂ©.

  - Sous-chapitre : Politique fĂ©dĂ©rale


     Le premier ministre progressiste-conservateur John Diefenbaker a nommĂ© Ellen Fairclough au poste de secrĂ©taire d'État en 1957, faisant d'elle la première femme nommĂ©e au Cabinet du Canada. Un Ă©difice du gouvernement provincial au centre-ville est nommĂ© en son honneur.


     John Munro, un ministre libĂ©ral de l'ère Trudeau et, pour un temps, Ă©poux de Lily Munro, fut le sujet d'insinuations politiques et d'allĂ©gations criminelles qui furent finalement rejetĂ©s après une enquĂŞte de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il est arrivĂ© quatrième lors de la première Ă©lection Ă  la mairie de la nouvelle ville fusionnĂ©e de Hamilton. L'aĂ©roport international de Hamilton a Ă©tĂ© rebaptisĂ© en son honneur.


     Le premier ministre progressiste-conservateur Joe Clark a nommĂ© Lincoln Alexander, le premier dĂ©putĂ© canadien de race noire, au poste de ministre du Travail dans son gouvernement Ă©phĂ©mère. Alexander est plus tard devenu lieutenant-gouverneur de l'Ontario, une autre première pour les noirs en Ontario et au Canada. Ironiquement pour un homme qui n'a jamais appris Ă  conduire, l'autoroute Mountain est-ouest fut nommĂ©e en son honneur.


     Sheila Copps, fille de Victor et Geraldine, fut candidate libĂ©rale, d'abord pour la lĂ©gislature ontarienne et puis pour la Chambre des communes, oĂą elle a reprĂ©sentĂ© Hamilton East de 1984 Ă  2004. Elle fut une des membres dirigeantes du fameux Rat Pack lorsque les libĂ©raux Ă©taient en opposition jusqu'en 1993. Elle Ă©tait une partisane convaincue de Jean ChrĂ©tien et a occupĂ© plusieurs postes lorsqu'il Ă©tait premier ministre, dont celui de Vice-premier ministre du Canada. Lorsque Paul Martin succĂ©da Ă  ChrĂ©tien, elle fut exclue du cabinet et fut dĂ©faite dans la campagne Ă  la nomination par Tony Valeri lorsque sa circonscription fut redessinĂ©e.


     Dans l'Ă©lection fĂ©dĂ©rale canadienne de 2006, les trois principales circonscriptions urbaines furent remportĂ©es par les candidats nĂ©o-dĂ©mocrates Wayne Marston, David Christopherson et Chris Charlton. Les deux circonscriptions Ă  prĂ©dominance rurale furent toutes deux remportĂ©es par les candidats conservateurs David Sweet et Dean Allison.






Chapitre : Économie et environnement


  - Sous-chapitre : Économie industrielle et environnement


     Dans les annĂ©es 1940, le coĂ»t Ă©cologique de la pollution avait causĂ© beaucoup de tort Ă  Hamilton : des mĂ©taux lourds rendaient les poissons de la baie immangeables, la pollution de l'air rendait la respiration difficile et les dĂ©charges industrielles contaminaient les terres. Les gens reconnaissaient l'existence du problème, mais deux dĂ©cennies de dĂ©pression Ă©conomique et de guerre leur avaient laissĂ© peu d'appĂ©tit pour faire face aux investissements coĂ»teux et aux changements sociaux nĂ©cessaires pour y remĂ©dier.


     Après la guerre, les anciens combattants reviennent dans les usines juste Ă  temps pour voir la grève qui a vu la fondation du Local 1005 des mĂ©tallos chez Stelco, une de quatre grèves majeures en 1946. La paix ouvrière garantie par la Formule Rand, Ă©tablie par le juge Ivan Rand lorsqu'il a rĂ©glĂ© la grève chez Ford Ă  Windsor, permit Ă  l'Ă©conomie industrielle de croĂ®tre. Studebaker s'Ă©tablit Ă  Hamilton en 1940, fermant ses portes en 1966 alors qu'il Ă©tait la dernière usine d'automobiles en ville.


     MalgrĂ© la perspective optimiste que laissait entrevoir le boom Ă©conomique des annĂ©es 1960, des signes de trouble Ă©taient Ă  l'horizon. Le fiasco de curage de la baie (avec scandale politique assorti) et des rapports faits par la Commission mixte internationale rĂ©vèlent que quelques dĂ©cennies de pollution supplĂ©mentaire avaient pratiquement anĂ©antis l'environnement marin.




Image (cliquez pour agrandir) :

Fumée sortant des cheminées de l'industrie lourde d'Hamilton



     Au dĂ©but des annĂ©es 1980, Hamilton entre dans la rĂ©cession Ă©conomique que connaĂ®t alors la plupart des villes d'acier des pays dĂ©veloppĂ©s (comme Bethlehem (Pennsylvanie) mais survit assez bien. Toutefois, quelques grèves chez Stelco marquĂ©s par l'amertume n'aident en rien les affaires. Les jours de l'industrie lourde Ă©taient dĂ©sormais comptĂ©s.


     Au cours de la dernière dĂ©cennie, l'industrie lourde de Hamilton a atteint un niveau stable ; Stelco a retrouvĂ© sa rentabilitĂ© rĂ©cemment, et Dofasco (non-syndiquĂ©) est l'aciĂ©rie la plus rentable au monde. La Hamilton Harbour Commission continue Ă  rapporter une croissance du commerce marin. La dĂ©croissance de l'activitĂ© industrielle et des meilleures mesures de contrĂ´le de la pollution ont eu pour effet d'accroĂ®tre la qualitĂ© de l'eau et de l'air et de permettre Ă  Hamilton de mieux mettre en valeur ses attributs naturels. Toutefois, pour ceux qui dĂ©pendent du secteur industriel, les perspectives sont moins bonnes.


     Hamilton demeure toujours la capitale canadienne de l'industrie lourde. Le nord et l'est de Hamilton (connectĂ©s par la rue Burlington) constituent la plus grande concentration industrielle dans une mĂŞme province — l'Ontario, qui est Ă©galement le plus grand centre manufacturier du pays.

  - Sous-chapitre : Économie culturelle


     Ă€ mesure que l'Ă©conomie industrielle s'affaiblit, l'Ă©conomie locale s'est beaucoup diversifiĂ©e par la force de la nĂ©cessitĂ©. Toutefois, ce processus fut rendu possible grâce Ă  des dĂ©cisions prises aussi tĂ´t que les annĂ©es 1930.


     Les tentatives d'Ă©tablir des activitĂ©s Ă©conomiques culturelles furent couronnĂ©es de succès.

  - Sous-chapitre : Autre


     La croissance de l'Ă©ducation post-secondaire — annoncĂ©e par l'arrivĂ©e de l'UniversitĂ© McMaster en 1930 et la fondation du Mohawk College en 1967 — a menĂ© Ă  la crĂ©ation directe et indirecte de nombreux emplois en Ă©ducation et recherche. L'ajout d'une Ă©cole mĂ©dicale Ă  McMaster Ă  la fin des annĂ©es 1960 s'appuyait Ă  tel point sur le système de santĂ© local que le secteur de la santĂ© a dĂ©passĂ© le secteur industriel comme premier employeur de la rĂ©gion. Un campus de recherche massif pour l'UniversitĂ© McMaster, appelĂ© le Innovation Centre, est en dĂ©veloppement près de Westdale.


     Une collaboration entre, un joueur canadien de hockey sur glace (Tim Horton) et un policier Ă  la retraite (Ron Joyce) voit le jour en 1964, au 64 rue Ottawa Nord. Après la mort prĂ©maturĂ©e du hockeyeur en 1974, le plan d'expansion ambitieux de Ron Joyce fait de Tim Hortons un Ă©norme succès commercial en vendant des beignes et du cafĂ©. Le co-fondateur vendra l'entreprise Ă  l'empire du fast food Wendy's en 1995 tout en conservant la direction, combien active, de toutes les succursales canadiennes.


     Hamilton n'est pas Ă©pargnĂ© par l'enthousiasme pour le renouveau urbain qui prend possession de la plupart des villes de l'AmĂ©rique du Nord dans les annĂ©es 1960 et 1970. Des Ă©difices historiques, incluant l'ancien hĂ´tel de ville et le marchĂ© des fermiers, sont dĂ©truits pour faire place Ă  des rues plus larges, davantage de stationnements et de grands centres d'achats. La prĂ©pondĂ©rance des rues Ă  sens unique et des feux de circulation synchronisĂ©s, rĂ©cemment revu et lĂ©gèrement modifiĂ©, a vu le jour juste avant cette pĂ©riode.


     Hors du secteur industriel, une rĂ©cession brutale, de la fin des annĂ©es 1980 jusqu'au milieu des annĂ©es 1990, combinĂ© Ă  la tendance accĂ©lĂ©rĂ©e Ă  la relocalisation de l'activitĂ© commerciale vers les banlieues moins dispendieuses, ont dĂ©vastĂ© le noyau du centre-ville, ainsi que bien des petites et moyennes entreprises. Parmi les tentatives plus oĂą moins rĂ©ussies de faire revivre le district central des affaires, notons la restauration de la fontaine de Gore Park, la conversion proposĂ©e des immeubles Ă  bureaux vacants en condominiums et l'ouverture Ă  la circulation dans les deux sens sur certaines rues de centre-ville pour la première fois en un demi-siècle.


     Les projets verts de Hamilton, entreprises depuis les annĂ©es 1990, ont connu un plus grand succès et ont eu un impact plus dramatique sur la ville : les Lax Lands sur Bay Street North ont Ă©tĂ© transformĂ©s en un parc pittoresque, la rĂ©mĂ©diation environnementale a dĂ©butĂ© dans les marais de Cootes Paradise dans l'ouest de Hamilton, un sentier reliant ces deux endroits fut construit, et des voies de chemin de fer abandonnĂ©s furent convertis en sentiers Ă  usage multiple.






Chapitre : Sports



     Hamilton possède une Ă©quipe de football canadien, les Tiger-Cats de Hamilton, qui Ă©voluent au sein de la Ligue canadienne de football. La ville a Ă©galement une Ă©quipe de hockey sur glace qui fait partie de la Ligue amĂ©ricaine de hockey, les Bulldogs de Hamilton.


     Dans les annĂ©es rĂ©centes, Hamilton a souvent dĂ©sirĂ© et appliquĂ© pour obtenir un club de la LNH. Ces tentatives se sont toutes terminĂ©es en dĂ©ception ; les villes voisines de Buffalo et Toronto ont toujours votĂ© contre, car ils perdraient de leurs revenus si Hamilton obtenait un club de la LNH. C'Ă©tait en 1990 que Hamilton a Ă©tĂ© le plus près d'obtenir son club de la LNH, mais fut bloquĂ©e par Seymour Knox III (le propriĂ©taire des Sabres de Buffalo Ă  l'Ă©poque) et la LNH a plutĂ´t donnĂ© des nouvelles Ă©quipes Ă  Tampa Bay (Floride) et Ottawa (Ontario). Les Tigers de Hamilton ont jouĂ© dans la LNH au dĂ©but des annĂ©es 1920 mais ont alors dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  New York et l'Ă©quipe fut rebaptisĂ©e les New York Americans, devenant la première Ă©quipe professionnelle de hockey sur glace Ă  jouer au tout nouveau Madison Square Garden.






Chapitre : Jumelages





Image (cliquez pour agrandir) :

Vue panoramique d'Hamilton.







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Chapitre : Notes et références



     


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