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Définition Wikipédia de : Girolamo Fracastoro



Jérôme Fracastor
GirolamoFracastoro.jpg

Nom de naissanceGirolamo Fracastoro
Naissance1478
Vérone
Décès1553 (à 75 ans)
Incaffi
NationalitĂ©Italie Italie
Profession(s)médecin




Introduction :

      Girolamo Fracastoro, connu Ă©galement sous son nom de plume latinisĂ© Hieronymus Fracastorius ou encore sous son nom francisĂ© de JĂ©rĂ´me Fracastor (nĂ© en 1478 ou 1483 Ă  VĂ©rone et mort Ă  Incaffi le 8 aoĂ»t 1553), Ă©tait un mĂ©decin, poète et humaniste italien.







Suite de l'article :

Il est principalement célèbre pour sa théorie sur la propagation des maladies infectieuses. C'est d'un poème de lui que la syphilis tient son nom.


- Sommaire de la page -









Chapitre : Biographie





Image (cliquez pour agrandir) :

Statue de Fracastoro édifiée par la ville de Vérone deux ans après sa mort



     NĂ© Ă  VĂ©rone au sein d'une famille prospère depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations, il passe son enfance dans la propriĂ©tĂ© familiale Ă  Incaffi sur les bords du lac de Garde Ă  une vingtaine de kilomètres de VĂ©rone .


     Il Ă©tudie le droit Ă  Bologne avant de rejoindre l'universitĂ© de Padoue oĂą il rencontre l'astronome Nicolas Copernic . A Padoue il Ă©tudie les mathĂ©matiques, la philosophie et la mĂ©decine et une fois diplĂ´mĂ© en 1502, il reste au moins un an Ă  l'UniversitĂ© comme professeur de philosophie, pour ensuite retourner Ă  VĂ©rone y pratiquer la mĂ©decine avec beaucoup de succès . Ă€ tel point que vers 1509 il devient le mĂ©decin personnel de celui qui deviendra en 1536 le pape Paul III, Charles Quint le consulte en 1535, ainsi que le mĂ©decin Jean Fernel au sujet de la stĂ©rilitĂ© de Catherine de MĂ©dicis. Toujours comme mĂ©decin, il assiste au concile de Trente qu'il fait dĂ©placer Ă  Bologne Ă  cause de l'Ă©pidĂ©mie de peste qui sĂ©vit .


     Il dĂ©cède le 8 aoĂ»t 1553 des suites d'une attaque dans la maison de son enfance près du Lac de Garde. Deux ans plus tard, la ville de VĂ©rone lui rend hommage en Ă©difiant une statue .






Chapitre : Travaux


  - Sous-chapitre : MĂ©decine


     Il s'intĂ©resse Ă  une maladie sexuellement transmissible qui fait des ravages en Europe, la syphilis. Au XVI siècle, cette maladie porte diffĂ©rents noms selon les rĂ©gions, qui ont chacun pour objectif de rejeter la faute sur son voisin. Ainsi, elle est connue comme la maladie espagnole, la gale napolitaine ou encore la vĂ©role française. Ă€ partir du XVII siècle, le terme de maladie vĂ©nĂ©rienne est utilisĂ©e et le terme de syphilis n'est quant Ă  lui largement utilisĂ© qu'Ă  partir du XIX siècle. Fracastoro fait la synthèse de ses travaux dans Syphilis Sive Morbus Gallicus (Syphilis, ou la maladie française) qui est publiĂ© en 1530. Écrit sous forme de poèmes et composĂ© de trois livres, Fracastoro prĂ©sente dans le premier tome l'apparition de la maladie et les troubles qu'elle cause, dans le deuxième les traitements possibles et l'Ă©tude du cas d'un homme qui aurait trouvĂ© un remède par des bains de mercure et enfin le troisième tome est un conte allĂ©gorique oĂą un beau berger du nom de Syphilis (qui en grec signifie un "don d'amitiĂ© rĂ©ciproque" ) se voit atteint d'une maladie le rendant hideux après avoir mis en colère le dieu du Soleil Apollon. Mais au final, ce dernier est guĂ©ri par le bois de gaĂŻac, un nouveau mĂ©dicament rĂ©vĂ©lĂ© .


     Une autre importante contribution Ă  la mĂ©decine est son ouvrage De Contagione et Contagiosis Morbis (De la contagion et des maladies infectieuses) paru en 1546. Dans cet ouvrage il Ă©tudie plusieurs maladies et prĂ©sente le diascordium qui est une prĂ©paration Ă  base de scordium . Se basant sur l'Ă©tude de diverses maladies comme la syphilis, la tuberculose, la lèpre ou encore la gale, il propose une thĂ©orie sur la contagion. Selon cette thĂ©orie, les maladies infectieuses se propagent via des organismes vivants (des seminaria contigionis). Pour passer d'un individu Ă  l'autre les seminaria contigionis doivent ĂŞtre petits (Ă  tel point qu'ils sont invisibles Ă  l'Ĺ“il nu) et pouvoir se reproduire. Il propose trois modes de transmissions selon les maladies  :

    Liste :
  • direct : oĂą les individus infectĂ©s par les seminaria contigionis entre en contact direct avec des personnes saines
  • indirect : oĂą les seminaria contigionis ont comme support l'air et divers objets qui entrent en contact avec les individus, comme c'est le cas de la tuberculose
  • Ă  distance : oĂą les seminaria contigionis seraient attirĂ©s par les humeurs de certains individus. Par humeur, il faut comprendre les prĂ©dispositions gĂ©nĂ©tiques. Car il avait remarquĂ© que certains personnes d'une mĂŞme famille Ă©tait atteinte de la mĂŞme maladie sur plusieurs gĂ©nĂ©rations et au mĂŞme âge

     Bien qu'ayant utilisĂ© un instrument optique de grossissement en 1539 , il ne put confirmer ou infirmer l'existence des seminaria contigionis, car Ă  cette Ă©poque les instruments Ă©taient encore rudimentaires. Ce n'est qu'avec l'invention du microscope optique et son utilisation en biologie par Antoni van Leeuwenhoek que les micro-organismes (alors appelĂ©s animalcules) ont Ă©tĂ© dĂ©couverts, confirmant ainsi l'intuition de Fracastor, mais Ă©galement celle de Ibn al-Khatib deux siècles plutĂ´t. Les travaux de ces deux hommes ont posĂ© les bases de l'Ă©pidĂ©miologie .

  - Sous-chapitre : Astronomie


     Il s'intĂ©resse Ă©galement Ă  l'astronomie et est l'auteur en 1538 de Homocentricorum Sive De Stellis Liber (HomocentricitĂ©, ou le livre des Ă©toiles), dans lequel il dĂ©veloppe un vaste système de 77 ou 79 sphères homocentriques (thĂ©orie initiĂ©e par Eudoxe de Cnide avec beaucoup moins de sphères). Ce modèle n'est pas aussi rĂ©volutionnaire que celui de Nicolas Copernic dans son ouvrage Des rĂ©volutions des sphères cĂ©lestes qui initie l'hĂ©liocentrisme .


     Il observe, indĂ©pendamment de l'astronome allemand Petrus Apianus, que la queue des comètes est orientĂ©e Ă  l'opposĂ© du Soleil, mettant ainsi en Ă©vidence l'effet des vents solaires .






Chapitre : Ĺ’uvres


    Liste :
  • Syphilidis, sive Morbi Gallici (1530) et traduit dans plusieurs langues, notamment en français en 1753 par Philippe Macquer et Jacques Lacombe et mis en vers par BarthelĂ©my, 1840
  • Di Vini Temperatura (1534)
  • Homocentricorum sive de Stellis, de Causis Criticorum Dierum Libellus (1535)
  • Homocentrica (1538)
  • De Contagione et Contagiosis Morbis (1546)
  • De sympathia et antipathia rerum (1546)
  • Syphilis sive de morbo gallico (1539, poème)

     Il avait aussi entrepris un poème latin en trois chants sur Joseph, qui est restĂ© inachevĂ©.


     Ses Ĺ’uvres complètes ont Ă©tĂ© publiĂ©es Ă  Venise, 1555.


     Ses PoĂ©sies latines ont paru Ă  part, Padoue, 1728 : on y remarque un poème De cura canum venaticorum.


     Le cĂ©lèbre biologiste amĂ©ricain Stephen Jay Gould, lui a consacrĂ© l'un de ses articles, dans lequel il confesse que Girolamo Fracastoro est l'un de ses auteurs favoris.






Chapitre : Référence


  1. ↑ (en) Brook Hall, Science and Its Times, vol. 3 : 1450-1699, The Gale Group, 2000 (ISBN 0-7876-3937-0), « Girolamo Fracastoro - 1478?-1553 - Italian Physician Â», p. 184 
  2. ↑ (fr) Girolamo Fracastoro, 2008, Encyclopædia Britannica. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2008
  3. ↑ (en) John Galbraith Simmons, Doctors and DiscoveriesLives That Created Today's Medicine, Houghton Mifflin, 2002, 448 p. (ISBN 0618152768), « Girolamo Fracastoro - A Poem About Syphilis, A Theory Of Contagion Â», p. 127 
  4. ↑ Claude Brezinski, Histoires de sciences : Inventions, dĂ©couvertes et savants, L'Harmattan, 2006, BrochĂ©, 278 p. (ISBN 2296003508), p. 125 
  5. ↑ qui est un produit toxique pour l'Homme
  6. ↑ Patrick Berche, Une histoire des microbes, John Libbey Eurotext, 2007, 278 p. (ISBN 2742006745), p. 37 
  7. ↑ (fr) Girolamo FRACASTORO dit FRACASTOR sur Medarus. ConsultĂ© le 26 fĂ©vrier 2008
  8. ↑ (fr) EncyclopĂ©die ou dictionnaire raisonnĂ© des sciences, des arts et des mĂ©tiers sur UniversitĂ© de Chicago. ConsultĂ© le 28 fĂ©vrier 2008
  9. ↑ Patrick Berche, Une histoire des microbes, John Libbey Eurotext, 2007, 278 p. (ISBN 2742006745), p. 37 
  10. ↑ Patrick Berche, Une histoire des microbes, John Libbey Eurotext, 2007, 278 p. (ISBN 2742006745), p. 20 
  11. ↑ (en) James M. Lattis, Between Copernicus and Galileo, University of Chicago Press, 1994, 314 p. (ISBN 0226469271), p. 93 et 94 
  12. ↑ (en) Andrew Pettegree, The Reformation World, Routledge, 2000, BrochĂ©, 600 p. (ISBN 0415163579), p. 531 
  13. ↑ Stephen Jay Gould, « Syphilis and the Shepherd of Atlantis, Renaissance poem about syphilis attempts to explain its origin, genetic map revealed in 1998 Â», Natural History, 109 (October): 38-42, pp. 74-82. (en ligne, en anglais), repris dans le recueil Cette vision de la vie (I Have Landed: The End of a Beginning in Natural History) (2002), ISBN 0609601431.





Chapitre : Sources


    Liste :
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citĂ©es, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont Ă  l'encontre des règles de neutralitĂ© de WikipĂ©dia.

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