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Définition Wikipédia de : France



Cet article concerne le pays européen. Pour les autres significations, voir France (homonymie).
République française (fr)
Drapeau de la FranceArmoiries de la France
(Détails)(Détails)
Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité
carte
Langue officiellefrançais
CapitaleParis
48°52′N 2°19.59′E / 48.867, 2.3265
Plus grandes villes, classées par aire urbaineParis, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg ...
Forme de l’ÉtatRépublique
 - PrĂ©sident de la RĂ©publique
 - Premier ministre
Nicolas Sarkozy
François Fillon
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 41
675 417 km
0,26 %
Population
 - Totale (Janvier 2010)
 - DensitĂ©
Classé 21
65 447 374 hab.
97 hab./km



Introduction :

     







GentiléFrançais, Française
PIB (PPA) (2008)2 130 milliards USD (8)
PIB (nominal) (2008)2 865 milliards USD (5)
IDH (2007)Augmentation 0,961 (élevé) (8)
MonnaieEuro et Franc CFP (EUR)
Fuseau horaireUTC +1 (CET) ;Suite de l'article :

heure d'Ă©tĂ© : UTC+2 (CEST)


Hymne nationalLa Marseillaise
Domaine internet.fr
Indicatif
téléphonique
+33
     



     La France, officiellement la RĂ©publique française, est un pays dont la majeure partie du territoire et de la population est situĂ©e en Europe occidentale, mais qui comprend aussi de nombreux territoires rĂ©partis dans les AmĂ©riques, l'ocĂ©an Indien et le Pacifique. Membre fondateur de l'Union europĂ©enne, la France a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l'euro.


     Ă‰tat-nation ancien, oĂą l'influence de l'Église catholique a longtemps Ă©tĂ© prééminente, la France a eu un rĂ´le dĂ©terminant dans l'histoire mondiale par l'influence de sa culture et de ses valeurs dĂ©mocratiques, par la colonisation qu'elle a menĂ© en AmĂ©rique, en Asie, en OcĂ©anie et surtout en Afrique, et par son rĂ´le pionnier dans la construction europĂ©enne. PeuplĂ©e par 65,4 millions d'habitants au 1 janvier 2010, la France est en 2008 la cinquième puissance Ă©conomique mondiale aux taux de change du marchĂ©. Son Ă©conomie, de type capitaliste mais avec une intervention Ă©tatique assez forte, fait d'elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l'agroalimentaire, de l'aĂ©ronautique, de l'automobile, du luxe ou encore du tourisme. Puissance nuclĂ©aire, la France est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies.

- Sommaire de la page -




Géographie


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de la France.



Image (cliquez pour agrandir) :

Une photographie satellite du territoire continental européen de la France
Photo satellite du territoire continental européen de la France


Localisation et frontières


     La France a une superficie de 670 922 km², ou 547 030 si l'on ne comptabilise pas l'outre-mer. Elle est le 41 plus grand État du monde par sa surface terrestre et le deuxième par sa zone Ă©conomique exclusive. Elle est en outre le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (deuxième si on inclut les territoires hors d'Europe), et le plus grand de l'Union europĂ©enne. Son territoire mĂ©tropolitain continental s'Ă©tend sur environ 1000 km du nord au sud et d'est en ouest.


     La France mĂ©tropolitaine est situĂ©e Ă  une des extrĂ©mitĂ©s occidentales de l'Europe. Elle est bordĂ©e par la mer du Nord au nord, la Manche au nord-ouest, l'ocĂ©an Atlantique Ă  l'ouest et la mer MĂ©diterranĂ©e au sud-est ; la France est le seul pays europĂ©en Ă  possĂ©der quatre façades maritimes. Elle est frontalière de la Belgique et du Luxembourg au nord-est, de l'Allemagne et de la Suisse Ă  l'est, de l'Italie et de Monaco au sud-est, de l'Espagne et d'Andorre au sud-ouest. Si les frontières du sud du pays correspondent Ă  des massifs montagneux, les frontières du nord-est ne correspondent Ă  aucune limite gĂ©ographique ni linguistique. La France mĂ©tropolitaine comprend plusieurs Ă®les, notamment la Corse.


     La France possède Ă©galement de nombreux territoires situĂ©s en-dehors du continent europĂ©en, couramment appelĂ©s France d'outre-mer ou DOM-TOM, qui lui permettent d'ĂŞtre prĂ©sente dans tous les ocĂ©ans. Ces territoires au statut variĂ©, sont :

Géologie, topographie, hydrographie




Image (cliquez pour agrandir) :

Une carte physique de la France, simplifiée à l'extrême. On y observe notamment les principaux massifs montagneux (Alpes, Pyrénées, Massif central, Jura et Vosges) et les principaux cours d'eau (Loire, Rhône, Seine et Garonne).
Carte physique simplifiée de la France métropolitaine.


Articles dĂ©taillĂ©s : GĂ©ologie de la France et Relief de la France.

     Le territoire mĂ©tropolitain de la France offre une grande variĂ©tĂ© d'ensembles topographiques et de paysages naturels. De larges parties du territoire actuel de la France ont Ă©tĂ© soulevĂ©es lors de plusieurs Ă©pisodes tectoniques, notamment la surrection hercynienne Ă  l'ère palĂ©ozoĂŻque qui est Ă  l'origine des massifs armoricain, central, morvandau, vosgien, ardennais et corse. Les massifs alpin, pyrĂ©nĂ©en et jurassien sont eux beaucoup plus jeunes, et possèdent des formes moins Ă©rodĂ©es - les Alpes culminent Ă  4 810 mètres d'altitude au Mont Blanc.


     Ces massifs dĂ©limitent plusieurs bassins sĂ©dimentaires, notamment le bassin aquitain au sud-ouest et le bassin parisien au nord - ce dernier possède des rĂ©gions au sol particulièrement fertile, notamment la Beauce grâce aux dĂ©pĂ´ts de lĹ“ss. En outre, diverses voies de passage naturelles, telles que la vallĂ©e du RhĂ´ne, permettent des communications aisĂ©es. Les littoraux offrent des paysages assez contrastĂ©s ; il s'agit tantĂ´t de retombĂ©es de massifs montagneux (la CĂ´te d'Azur par exemple), de plateaux se terminant sur des falaises (la CĂ´te d'Albâtre) ou de larges plaines sableuses (la plaine du Languedoc).


     Le rĂ©seau hydrographique de la France est principalement organisĂ© autour de six grands fleuves, la Loire, la Seine, la Garonne, le RhĂ´ne, la Meuse et le Rhin ; le bassin versant français des quatre premiers correspond Ă  plus de 62 % du territoire mĂ©tropolitain.

Climat

Article dĂ©taillĂ© : Climat de la France.

     Le climat de la France mĂ©tropolitaine est tempĂ©rĂ©, influencĂ© par l'anticyclone des Açores comme le reste de l'Europe de l'Ouest, avec des variantes rĂ©gionales ou locales :

    Liste :
  • ocĂ©anique sur les façades littorales de l'ocĂ©an Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord,, Ă  l'ouest, avec un important taux d'humiditĂ© (les Ă©tĂ©s notamment n'Ă©tant pas sec, Ă  l'exception des sĂ©cheresses de 1976 et 2005), un total annuel des prĂ©cipitations assez Ă©levĂ©, la force des vents et une faible amplitude thermique,
  • semi-ocĂ©anique ou « semi-climat continental Â», Ă  l'intĂ©rieur des terres, couvrant l'essentiel du Territoire avec les grands bassins du nord, du centre et de la plaine du sud-ouest. Les tendances du climat ocĂ©anique s'estompent, du fait de l'influence continentale, voire mĂ©diterranĂ©enne dans le sud-ouest (on y parle parfois de climat ocĂ©anique aquitain) : l'amplitude thermique sur l'annĂ©e augmente, avec des hivers plus froid et des Ă©tĂ©s plus chauds (les tempĂ©ratures Ă©tant en moyenne lĂ©gèrement plus Ă©levĂ©s dans le sud-ouest), les prĂ©cipitations annuelles en plaines sont moins importantes et les vents perdent de leur force,
  • mĂ©diterranĂ©en dans le sud-est, avec des hivers plus doux qu'ailleurs en France mĂ©tropolitaine (6 Ă  9 °C) et des Ă©tĂ©s plus chauds et secs (22 Ă  24 °C), l'amplitude thermique s'accentuant dans l'intĂ©rieur des terres (hivers plus frais, entre 3 et 6 °C en moyenne, et Ă©tĂ©s très chauds avec des maximales aux environs des 30 °C durant les mois de juillet-aoĂ»t mais des minimales plus douces que sur le littoral), et un peu plus orageux. Il existe des zones fortement exposĂ©es au vent (la basse vallĂ©e du RhĂ´ne au mistral venant du nord, le pourtour du golfe du Lion Ă  la tramontane du nord-ouest, deux vents violents, secs et froids, entraĂ®nant des pĂ©riodes de froid ressenti plus important et plus ou moins frĂ©quents durant l'hiver), et d'autres protĂ©gĂ©es (la CĂ´te d'Azur, Ă  l'exception de certains vents chauds venant d'Afrique du Nord durant l'Ă©tĂ©, qui font encore montĂ©s les tempĂ©ratures et charrient parfois dans l'air du sable saharien, comme le sirocco). L'ensoleillement est assez important, culminant dans la rĂ©gion niçoise (avec en moyenne 2 694 heures par an). Les prĂ©cipitations sont assez inĂ©gales : les Ă©tĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement marquĂ©s par une forte sĂ©cheresse (posant le problème des incendies), ponctuĂ©e de quelques orages (surtout Ă  l'intĂ©rieur des terres), et les pluies tombent de l'automne au printemps avec un Ă©pisode particulier de fortes prĂ©cipitations entre la fin de l'Ă©tĂ© et le dĂ©but de l'hiver appelĂ© Ă©pisodes ou orages cĂ©venols (entraĂ®nant frĂ©quemment crus soudaines particulièrement dangereuses et inondations),
  • montagnard, dont les effets et caractĂ©ristiques varient selon le massif et l'altitude, aboutissant Ă  la notion de topoclimat : la tempĂ©rature, la pression atmosphĂ©rique et la densitĂ© de l'air diminuent avec l'altitude suivant une loi logarithmique, car l'air a tendance Ă  se tasser au voisinage de la surface du globe, et le rayonnement solaire qui arrive sur un substrat est donc plus important en montagne qu'en plaine Ă  la mĂŞme latitude, car il y a moins d'absorption (l'ensoleillement annuel des rĂ©gions montagneuses varie entre 1 700 heures dans les Vosges et 2 600 heures dans les Alpes, soit près du record niçois). Dans les petits massifs et les contreforts externes des grands massifs, le climat montagnard correspond au climat de la plaine voisine modifiĂ© par l'altitude. La tempĂ©rature varie Ă©galement en fonction de l'exposition aux vents, atteignant ses niveaux les plus bas sur les plateaux d'altitude protĂ©gĂ©s du vent par des rebords plus Ă©levĂ©s (le record de froid français, d'environ -41 °C, a Ă©tĂ© enregistrĂ© dans le Jura Ă  1 000 m d'altitude seulement). Les versants exposĂ©s aux vents pluvieux ont par consĂ©quent de plus fortes prĂ©cipitations, tandis que le franchissement des crĂŞtes ou massifs par ces vents entraĂ®ne un effet de foehn (après avoir libĂ©rĂ© son humiditĂ© sur le cĂ´tĂ© "au vent", l'air se rĂ©chauffe et s'assèche rapidement en redescendant le versant sous le vent si bien qu'il est beaucoup plus chaud et sec qu'auparavant en retrouvant son altitude d'origine). En fonction de la diffĂ©rence d'exposition au soleil (adret/ubac), et donc de l'ensoleillement, les variations de tempĂ©rature peuvent ĂŞtre importantes sur quelques centaines de mètres. LĂ  oĂą la tempĂ©rature moyenne hivernale est infĂ©rieure Ă  0 °C (au-dessus de 600 m dans les Vosges, 700 m dans le Jura, 900 m dans le Massif central, de 600 Ă  900 m dans les Alpes du Nord, de 900 Ă  1300 m dans les Alpes du Sud et les PyrĂ©nĂ©es), la neige tombe rĂ©gulièrement et tient en hiver. Les plus grands sommets (Alpes et PyrĂ©nĂ©es) sont dotĂ©es de glaciers (le plus important glacier de France mĂ©tropolitaine, la mer de Glace dans le massif du Mont-Blanc, long de 7 km et couvrant 40 km, est le second des Alpes par son Ă©tendue après le glacier d'Aletsch en Suisse) et de neiges Ă©ternelles. Les montagnes entraĂ®nent Ă©galement l'apparition de climats d'abri, avec une continentalitĂ© plus marquĂ©e qu'en plaine (hivers plus froids et secs, Ă©tĂ©s plus chauds), dans les grandes vallĂ©es Ă  l'intĂ©rieur des massifs comme le Sillon Alpin ou les plaines d'effondrement (Alsace, Limagne, Forez), et permettent de sĂ©parer les zones climatiques pour les plus grands ensembles dont les fortes altitudes permettent d'arrĂŞter ou de modifier les grands flux de masse d'air.

     Une grande partie de la France d'outre-mer est en revanche soumise Ă  des climats tropicaux (avec de fortes variantes), auxquels il faut ajouter les exceptions guyanaise (climat Ă©quatorial) et de Saint-Pierre-et-Miquelon (climat ocĂ©anique) et des Terres australes et antarctiques françaises (climats polaires, ocĂ©aniques et tropicaux).


     Le tableau ci-dessous permet de dĂ©couvrir les donnĂ©es climatiques concernant quelques villes françaises, et de les comparer Ă  celles de quelques villes du monde.

A = Température moyenne en janvier
B = Température moyenne en juillet
C = Précipitations, en millimètres par an
D = Ensoleillement, en heures par an
E = Neige, en jours par an
 ABCDE
Paris3,518,7642163015
Ajaccio8,722,664627262
Bordeaux5,519,992319924
Bourg-Saint-Maurice-1,317,7971195755
Brest5,915,7110914929
Lille2,617,2687161719
Lyon2,921825193220
Millau3,520,1757212131
Nice7,622,976726681
Strasbourg0,918,8610163330
Fort-de-France (Martinique)24,927,52089N.C.N.C.
Papeete (Polynésie française)26,724,71743N.C.N.C.
Saint-Denis (Réunion)26,121,11674N.C.N.C.
Sources : linternaute.com, levoyageur.net.
DubaĂŻ18,534,277
Drapeau de l'Allemagne Francfort-sur-le-Main0,518,6660
Turquie Istanbul5,523,2697
Nigeria Lagos26,824,71561
Drapeau du Royaume-Uni Londres5,420,1506
Drapeau de l'Espagne Madrid-3,425483
Italie Milan2,224,41017
Russie Moscou-9,518,1682
Drapeau des États-Unis New York-0,324,91114
Drapeau du Brésil Sao Paulo22,316,41457
Singapour Singapour25,6272159
Japon Tokyo5,425,31406
Source : levoyageur.net.
Deux cartes montrant la localisation des villes citées ci-dessus, en France et dans le monde.

Paysages et environnement

Article dĂ©taillĂ© : Liste des Ă©corĂ©gions de France.

     La France mĂ©tropolitaine a une grande variĂ©tĂ© de paysages, entre les plaines cĂ´tières situĂ©es dans le nord et l’ouest et les chaĂ®nes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les PyrĂ©nĂ©es).


     La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversitĂ© exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forĂŞts tropicales les moins fragmentĂ©es et les mieux conservĂ©es) et avec la Nouvelle-CalĂ©donie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversitĂ© a connu une dĂ©gradation constante depuis deux siècles, Ă  cause de la fragmentation Ă©cologique des milieux par le dense rĂ©seau routier notamment, et ce malgrĂ© le travail des parcs nationaux et des parcs naturels rĂ©gionaux. Toutefois, le reboisement et le replantage de haies sont des signes d'amĂ©lioration. De discrètes mais importantes sĂ©quelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest. Plusieurs de ses rĂ©gions, notamment la Bretagne, sont parmi les plus touchĂ©es en Europe par l'eutrophisation ayant pour origine les engrais agricoles et les pesticides. Le pays est enfin confrontĂ© Ă  des problèmes d'espèces invasives.

Répartition spatiale des hommes et des activités




Image (cliquez pour agrandir) :

Carte synthĂ©tique de la rĂ©partition de la population en France. Sont indiquĂ©es les densitĂ©s de population par dĂ©partement, les 18 aires urbaines de plus de 400 000 habitants, la ligne Le Havre-Marseille et les limites approximatives de la « diagonale du vide Â».
     + de 5 000 hab/km²      de 300 Ă  1 000 hab/km²      de 100 Ă  250 hab/km²      de 70 Ă  100 hab/km²      de 40 Ă  70 hab/km²      - de 40 hab/km²



     La France mĂ©tropolitaine est marquĂ©e par des dĂ©sĂ©quilibres spatiaux multiples. D'une part, la France possède l'originalitĂ© d'avoir une capitale sept fois plus peuplĂ©e que la deuxième ville du pays et qui concentre l'essentiel des sièges sociaux des grandes entreprises. D'autre part, la ligne Le Havre-Marseille est souvent considĂ©rĂ©e comme la limite entre un est Ă  l'industrie et Ă  l'urbanisation anciennes, et un ouest longtemps restĂ© agricole et qui bĂ©nĂ©ficie aujourd'hui d'un important essor dĂ©mographique et Ă©conomique. Enfin, des Ardennes au nord-est aux Landes au sud-ouest se dessine une « Diagonale du vide Â», caractĂ©risĂ©e par de faibles densitĂ©s de population et une Ă©conomie souvent en dĂ©clin.


     Le tableau ci-dessous donne la liste des principales villes du pays, non pas en fonction de leur population intra-muros mais de celle de leur aire urbaine.

Le TGV POS, desservant l'Allemagne et la Suisse.


Article dĂ©taillĂ© : Transport en France.
Vous pouvez voir également : : Transport ferroviaire en France, RĂ©seau routier français, Transport fluvial en France, AĂ©roports français classĂ©s par le nombre de passagers

     En raison de sa situation de carrefour, la France est un pays de passage. Elle est en effet le passage obligĂ© pour les hommes et les marchandises circulant par voie terrestre entre la pĂ©ninsule IbĂ©rique et le reste de l'Europe, et, depuis l'ouverture en 1993 du tunnel sous la Manche, entre le Royaume-Uni et le reste de l'Europe. HĂ©ritage de l'histoire, les rĂ©seaux de transports français sont très centralisĂ©s autour de Paris ; cette centralisation est particulièrement forte dans les transports ferroviaires et aĂ©riens, mĂŞme si elle commence Ă  diminuer.


     Le principal moyen de transport utilisĂ© en France est la route, qui reprĂ©sente 86 5 % et 79 9 % des trafics voyageur et marchandises respectivement. La France compte plus d'un million de kilomètres de routes en 2005, dont la quasi-totalitĂ© sont revĂŞtues. Depuis la LibĂ©ration, la France s'est dotĂ© d'un rĂ©seau autoroutier Ă©tendu, qui totalise 10 991 km en 2007 ; si les autoroutes urbaines sont gĂ©nĂ©ralement gratuites, la majoritĂ© des autoroutes inter-urbaines sont dotĂ©es de pĂ©ages et concĂ©dĂ©es Ă  des sociĂ©tĂ©s autoroutières. La France compte plus de 31 millions de voitures particulières ; 40 millions de Français sont titulaires du permis de conduire, qui peut ĂŞtre passĂ© Ă  partir de l'âge de 18 ans. Depuis quelques dĂ©cennies, les politiques publiques s'attachent Ă  rĂ©duire la mortalitĂ© sur la route, principalement liĂ©e Ă  la vitesse et Ă  l'alcool ; elles tâchent Ă©galement de rĂ©duire la dĂ©pendance des Français vis-Ă -vis de la voiture, au profit d'autres moyens de transport moins polluants, mĂŞme si les investissements publics dans les infrastructures routières demeurent majoritaires.


     Le rĂ©seau ferroviaire français, de son cĂ´tĂ©, date pour l'essentiel du milieu et de la fin du XIX siècle ; il compte en 2009 29 473 km de lignes, dont plus de la moitiĂ© sont Ă©lectrifiĂ©es. L'essentiel du trafic est assurĂ© par l'entreprise publique SNCF, sur les lignes appartenant au gestionnaire d'infrastructure RFF. Après un apogĂ©e atteint au dĂ©but du XX siècle, le trafic ferroviaire a dĂ©clinĂ© rĂ©gulièrement en France jusqu'aux annĂ©es 1970 ; si la part du train continue de dĂ©cliner dans le transport de marchandises, elle augmente dans le transport de voyageurs. Cette augmentation est liĂ©e d'une part Ă  la prise en charge par les rĂ©gions du trafic rĂ©gional et local, et surtout Ă  la naissance et Ă  l'extension continue du rĂ©seau TGV : ce train, mis au point par Alstom, est l'un des plus rapides au monde et relie entre elles plus de 200 gares. D'autre part, les principales villes du pays sont dotĂ©es d'un rĂ©seau ferroviaire urbain, de type mĂ©tro, tramway ou RER ; le mĂ©tro de Paris, nĂ© en 1900, forme l'un des rĂ©seaux les plus denses au monde.


     Quant au transport aĂ©rien, il est particulièrement centralisĂ© : les deux aĂ©roports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly ont accueilli en 2008 plus de 87 000 000 passagers, quand le premier aĂ©roport de province, celui de Nice, en accueillait Ă  peine plus de 10 000 000. Les aĂ©roports de province sont en effet concurrencĂ©s par le TGV pour le trafic domestique, tandis que les aĂ©roports parisiens accueillent la quasi-totalitĂ© du trafic long-courrier. La compagnie aĂ©rienne Air France, partiellement privatisĂ©e en 1999 et membre de l'alliance SkyTeam, assure la majoritĂ© du trafic, mĂŞme si elle est de plus en plus concurrencĂ©e par des compagnies Ă  bas coĂ»t comme easyJet ; depuis sa fusion en 2004 avec le nĂ©erlandais KLM, le groupe Air France-KLM forme la première compagnie aĂ©rienne europĂ©enne.


     D'autres modes de transport sont utilisĂ©s en France, mais ils sont plus marginaux. Le trafic fluvial assure une part nĂ©gligeable du trafic voyageurs, et très secondaire du trafic marchandises, en raison principalement de l'inadaptation du rĂ©seau au trafic moderne. Le trafic maritime est plus important, mais les ports de Dunkerque, Le Havre, Nantes - Saint-Nazaire et Bordeaux font pâle figure face Ă  leurs rivaux de la Mer du Nord comme Rotterdam ou Anvers ; seul le port de Marseille tire son Ă©pingle du jeu — Marseille est le premier port de la MĂ©diterranĂ©e en tonnage expĂ©diĂ©. La marche Ă  pied sur de longues distances rĂ©pond Ă  une demande de loisirs plus qu'Ă  un besoin de transport ; des chemins de randonnĂ©es sont entretenus Ă  cet effet par la FĂ©dĂ©ration française de randonnĂ©e pĂ©destre. Quant au vĂ©lo, il connaĂ®t aujourd'hui une nouvelle jeunesse, notamment grâce Ă  la prĂ©occupation environnementale des Français et Ă  la mise en place de systèmes de location de bicyclettes dans plusieurs villes du pays.

Histoire



     La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules CĂ©sar, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres Â», qui se forma tardivement et s’installa sur une partie des terres de l’Empire romain.

Origine du nom "France" et évolution du territoire


     Francia dĂ©signe Ă  l’origine la rĂ©gion du nord de l’Europe, peuplĂ©e, ou plutĂ´t dominĂ©e par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mĂŞmes les Francs. Francia est une adaptation latine du III siècle du terme Franko(n), nom que donnaient les Francs Ă  leur domaine, alors situĂ© probablement dans l'actuelle Flandre belge. En effet, dès les III et IV siècles les Romains avaient dĂ©jĂ  des contacts avec les Francs, qu'ils enrĂ´laient comme mercenaires dans leur armĂ©e, et ce, bien avant les « invasions Â» germaniques proprement dites. Francia n’a alors pas une connotation politique mais plutĂ´t gĂ©ographique ou sociologique, comme le Maghreb ou les Balkans au XXI siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui Ă©lit un chef de guerre nommĂ© « roi des Francs Â» (rex Francorum), et se place librement sous son autoritĂ© pour les affaires militaires. Le nom « Franc Â» est issu d'un terme germanique signifiant « libre Â» (on trouve toujours free en anglais, frei en allemand). En langue francique carolingienne le territoire de peuplement franc Ă©tait dĂ©nommĂ© Franchonolant (« Frankenland Â», ch reprĂ©sentant un [k] guttural), tandis que le territoire de peuplement gallo-romain Ă©tait dĂ©nommĂ© Uualholant (« Welschland Â», cf. aussi Histoire du terme Wallon et Gaule).


     En 1204, le mot Francia dĂ©signe, pour la première fois, le territoire sur lequel s’exerce l’autoritĂ© de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement Ă  se nommer rex Francie sous saint Louis. Cette autoritĂ© se limite encore Ă  celle qu’autorise le lien de vassalitĂ©, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mĂŞmes, Ă  l’exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et mĂŞme des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet Ă©vĂ©nement de l’utilisation Ă  partir de 1957 d’Europe dans un sens politico-Ă©conomique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d’une autoritĂ© civile du roi sur le territoire du Royaume de France. Mais il faut attendre le XV siècle pour que ce concept soit reconnu, bon grĂ© mal grĂ©, sinon acceptĂ© (guerre folle), par la plupart des seigneurs.


     Au dĂ©but du XVI siècle le concept de « chose publique Â» fait une rĂ©apparition timide après avoir disparu avec la chute de l’Empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriĂ©tĂ© de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et mĂŞme leurs successeurs. La nationalitĂ© française est dĂ©finie Ă  cette Ă©poque.


     C’est aussi vers cette Ă©poque qu’un embryon d’État commence progressivement Ă  se mettre en place. Jusqu’au milieu du XVI siècle, le roi est un nomade qui se dĂ©place avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la mĂŞme rĂ©sidence, ce qui limite singulièrement les possibilitĂ©s de centralisation des fonctions Ă©tatiques.


     Au dĂ©but du XVII siècle, la politique Ă©trangère de la France commence Ă  dĂ©passer les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d’autres pays.


     La RĂ©volution française constitue l’acte de naissance de la nation française, et du peuple français en tant qu’acteur politique. Il ne s’agit alors pourtant encore que de concepts tout thĂ©oriques. Ce sont les guerres napolĂ©oniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la nation française une image mentale partagĂ©e par les Français. Les difficultĂ©s Ă©conomiques liĂ©es Ă  la mondialisation du dĂ©but et de la fin du XX siècle exacerbent parfois, comme dans le reste de l’Europe, ce sentiment national.


     


Préhistoire, Protohistoire et Antiquité




Image (cliquez pour agrandir) :

Des aurochs ont Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©s dans la grotte de Lascaux il y a au moins 18 000 ans.
Aurochs reprĂ©sentĂ©s dans la grotte de Lascaux (Dordogne), datĂ©s d'il y a au moins 18 000 ans.



     La prĂ©sence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au PalĂ©olithique infĂ©rieur ; les traces les plus anciennes de vie humaine datent d'il y a environ 1 800 000 ans. L'homme est alors confrontĂ© Ă  un climat rude et variable, marquĂ© par plusieurs ères glaciaires qui modifient son cadre de vie. Plusieurs sites français ont donnĂ© leur nom Ă  des faciès culturels, tels que l'AcheulĂ©en, le MoustĂ©rien, le SolutrĂ©en ou le MagdalĂ©nien. La France compte un nombre important de grottes ornĂ©es du PalĂ©olithique supĂ©rieur, dont l'une des plus cĂ©lèbres est celle de Lascaux (Dordogne, -18 000 environ).


     Vers -10000, Ă  la fin de la dernière ère glaciaire, le climat s'adoucit. Ă€ partir de -7000 environ, cette partie de l'Europe occidentale entre dans le NĂ©olithique et ses habitants se sĂ©dentarisent, mĂŞme si l'Ă©volution est diffĂ©rente selon les rĂ©gions. La civilisation rubanĂ©e, dans l'est de la France actuelle, pratique l'agriculture et s'organise en villages. Les Cardiaux, au sud, mĂŞlent quelques hĂ©ritages du passĂ©, comme la cueillette et l'abri sous roche, aux apports du NĂ©olithique que sont l'agriculture et l'habitat en village. Quant aux rĂ©gions atlantiques, elles voient l'apparition de mĂ©galithes Ă  partir du V millĂ©naire, dont certains sont encore visibles Ă  Carnac. Après un fort dĂ©veloppement dĂ©mographique et agricole aux IV et III millĂ©naires, le mĂ©tal fait son apparition Ă  la fin du IIIe millĂ©naire, d'abord sous les formes de l'or, du cuivre et du bronze, puis sous la forme du fer au VIII siècle. L'apparition de la mĂ©tallurgie, le dĂ©veloppement de l'agriculture et de l'artisanat creusent les Ă©carts de richesse et de pouvoir entre les diffĂ©rents acteurs de la vie Ă©conomique, et entraĂ®nent une hiĂ©rarchisation progressive de la sociĂ©tĂ©.


     En 600 av. J.-C., des Grecs originaires de la ville de PhocĂ©e fondent la ville de Marseille, au bord de la MĂ©diterranĂ©e ; cette fondation, qui est l'Ă©vĂ©nement le plus ancien de l'histoire de France Ă  ĂŞtre connu par des sources Ă©crites, permet la crĂ©ation d'une place commerciale majeure, qui fondera elle-mĂŞme d'autres comptoirs coloniaux sur le littoral, comme Antibes, Nice et Agde. Ă€ la mĂŞme Ă©poque, quelques peuples celtes pĂ©nètrent dans le territoire de la France actuelle, mais cette occupation ne se gĂ©nĂ©ralise Ă  la France entière qu'entre les V et III siècles avant notre ère. La notion de Gaule apparaĂ®t alors ; elle correspond aux territoires de peuplement celte compris entre le Rhin, l'Atlantique et la MĂ©diterranĂ©e. Les peuples gaulois sont organisĂ©s en citĂ©s, dirigĂ©es par un chef-roi puis par un vergobret Ă©lu, tandis que le pouvoir religieux Ă©choit aux druides. Ă€ partir du II siècle, des places fortes appelĂ©es oppida sont créées et deviennent les sièges du pouvoir. La Gaule est alors un pays prospère, dont la partie mĂ©ridionale est de plus en plus soumise aux influences grecques et romaines.


     L'attention portĂ©e par Rome sur la Gaule se fait de plus en plus forte après la traversĂ©e des Alpes par Hannibal en -218 et la crĂ©ation de deux provinces romaines dans la pĂ©ninsule ibĂ©rique en -202. La première intervention de l'armĂ©e romaine a lieu en -154, Ă  l'appel de son partenaire commercial marseillais ; Ă  partir de -125, le sud de la Gaule est peu Ă  peu conquis par Rome, qui y fonde les villes d'Aix-en-Provence, Toulouse et Narbonne, et contrĂ´le progressivement la Gaule transalpine, malgrĂ© les rĂ©voltes qui y Ă©clatent Ă  la fin du II siècle. En -58, Jules CĂ©sar, gouverneur de la Gaule transalpine, se lance Ă  la conquĂŞte du reste de la Gaule. Après s'ĂŞtre Ă©tabli dans l'est puis dans l'ouest du pays, CĂ©sar encercle les derniers territoires non romains, mais il doit faire face en -52 Ă  une rĂ©volte menĂ© par le chef gaulois VercingĂ©torix — dont le XIX siècle fera un hĂ©ros national. Après quelques mois de combats, oĂą ce dernier s'illustre Ă  Gergovie, il est finalement dĂ©fait Ă  AlĂ©sia par les armĂ©es romaines. Mais la conquĂŞte de la Gaule reste imparfaite : les Alpes ne sont entièrement conquises qu'en -14, les armĂ©es romaines ne parviennent pas Ă  dĂ©passer le Rhin et plusieurs rĂ©voltes importantes surviennent en -28, 21 et 68-70. C'est seulement Ă  la fin du I siècle que la Gaule s'engage dans une intĂ©gration profonde au monde romain.


     Les territoires nouvellement conquis sont rĂ©partis par Auguste en neuf provinces romaines, dont les principales sont la Narbonnaise au sud, l'Aquitaine au sud-ouest, la Lyonnaise au centre et la Belgique au nord. Mais le cĹ“ur de l'organisation politique de la Gaule romaine est la citĂ© : si les habitants des citĂ©s pĂ©rĂ©grines ne possèdent que peu de droits civils et politiques, la plupart des citĂ©s obtiennent au Ier siècle le droit latin, voire le droit romain pour Lyon et Vienne, signe de la place que Rome veut accorder Ă  la noblesse gauloise. Celle-ci est en effet peu Ă  peu associĂ©e Ă  la gestion du pouvoir ; cette Ă©volution est consacrĂ©e par un Ă©dit de 212 qui fait de tous les hommes libres de l'Empire des citoyens romains. De nombreuses villes sont fondĂ©es durant la pĂ©riode gallo-romaine, dont Lyon, appelĂ©e Ă  ĂŞtre une capitale des Gaules ; celles-ci sont conçues Ă  l'image des villes romaines, avec un forum, un théâtre, un cirque, un amphithéâtre et des thermes. L'agriculture poursuit de son cĂ´tĂ© son dĂ©veloppement, Ă  la suite d'une rĂ©organisation du cadastre et de la crĂ©ation de villas. La religion romaine quant Ă  elle se superpose aux cultes gaulois sans les faire disparaĂ®tre, les divinitĂ©s se confondant peu Ă  peu dans un mĂŞme syncrĂ©tisme ; la Gaule connaĂ®t Ă©galement l'apparition de cultes orientaux, Ă  la fois polythĂ©istes et monothĂ©istes — une première exĂ©cution de chrĂ©tiens a lieu en 177 Ă  Lyon.


     Au III siècle, la Gaule romaine connaĂ®t une crise grave. Le limes, frontière fortifiĂ©e protĂ©geant l'Empire des incursions germaniques, est franchi Ă  plusieurs reprises par les Barbares en 253-254, en 256, en 262 et en 275-277, cette dernière invasion permettant aux Francs et aux Alamans de piller la Gaule entière. Le pouvoir romain, pendant ce temps, semble chancelant : un Empire des Gaules est proclamĂ© en 260 et Ă©chappe Ă  la tutelle romaine jusqu'en 274. Après cette première vague d'invasions, une partie de la Gaule est en ruines ; de plus, les bagaudes — bandes armĂ©es de brigands, d'esclaves, de soldats dĂ©serteurs et de paysans ruinĂ©s — reprĂ©sentent un dĂ©fi Ă  l'autoritĂ© romaine. NĂ©anmoins, la situation s'amĂ©liore peu Ă  peu, et la première moitiĂ© du IV siècle est une pĂ©riode de renouveau pour la Gaule. Les provinces sont redĂ©coupĂ©es et rĂ©organisĂ©es, l'armĂ©e est modernisĂ©e et une certaine prospĂ©ritĂ© revient. En 312, l'empereur Constantin se convertit au christianisme ; les chrĂ©tiens, persĂ©cutĂ©s jusque lĂ , se multiplient, et le premier monastère d'Occident est fondĂ© en 360 Ă  LigugĂ© près de Poitiers. L'Église naissante doit faire face Ă  l'hĂ©rĂ©sie arienne, qui, bien que condamnĂ©e par le Concile de NicĂ©e en 325, se dĂ©veloppe rapidement en Gaule. Mais cette pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© se termine dans la seconde moitiĂ© du IV siècle, avec la reprise des invasions barbares. Après plusieurs incursions repoussĂ©es tant bien que mal par l'armĂ©e romaine, les Vandales, Suèves et Alains franchissent le Rhin le 31 dĂ©cembre 406 et traversent la Gaule jusqu'en Espagne, suivis entre 410 et 420 par les Burgondes et les Wisigoths qui s'installent respectivement au centre-est et au sud-ouest du pays. Après l'Ă©chec des Huns en 451, les Alamans et les Francs s'installent au nord-est de la France actuelle, tandis que la pĂ©ninsule armoricaine accueille les Bretons chassĂ©s de leur Ă®le par d'autres peuples germaniques. Si les Wisigoths et les Burgondes sont ariens et revendiquent l'hĂ©ritage romain, les Alamans et les Francs — ces derniers sont divisĂ©s en deux groupes distincts, les Francs saliens et les Francs rhĂ©nans — sont paĂŻens et exercent une forte pression sur les gĂ©nĂ©raux romains qui subsistent dans le nord-est de la Gaule.

Naissance, crises et transformations du Royaume de France au Moyen Âge

Articles dĂ©taillĂ©s : MĂ©rovingiens, Carolingiens et CapĂ©tiens.



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Une représentation artistique du baptême de Clovis, dans la Sainte-Chapelle à Paris.
Le baptême de Clovis, représenté dans la Sainte-Chapelle à Paris (anonyme).



     Si la Gaule est divisĂ©e Ă  la chute de l'Empire romain d'Occident en de multiples royaumes, divers tant par la taille que par la religion ou l'ethnie majoritaire, les Francs saliens parviennent en quelques dĂ©cennies Ă  rĂ©unir sous le commandement de leur chef Clovis l'essentiel des territoires situĂ©s entre le RhĂ´ne et l'Atlantique. L'Ă©vĂ©nement dĂ©cisif dans cette conquĂŞte est la conversion de Clovis au christianisme, symbolisĂ©e par son baptĂŞme Ă  Reims en 496, qui fait de celui-ci l'alliĂ© de l'Église contre les autres peuples barbares. Clovis fixe Ă  Paris sa capitale, et ses fils achèvent l'unification de la Gaule en conquĂ©rant la Bourgogne et la Provence. La fusion des hĂ©ritages gallo-romains, des apports germaniques et du christianisme est longue et difficile, les Francs constituant originellement une sociĂ©tĂ© guerrière aux lois très Ă©loignĂ©es du droit romain et des principes chrĂ©tiens. Tandis que la faiblesse dĂ©mographique que connaĂ®t le Royaume des Francs entraĂ®ne un dĂ©clin des villes, le christianisme s'installe par la fondation d'Ă©glises rurales et surtout de très nombreux monastères. Si le pouvoir de Clovis semblait originellement solide, la dynastie mĂ©rovingienne doit bientĂ´t faire face Ă  de graves difficultĂ©s : les successions Ă  la tĂŞte du royaume engendrent des rivalitĂ©s qui mènent parfois Ă  la guerre civile, les entitĂ©s rĂ©gionales gagnent une autonomie de plus en plus grande — l'Austrasie en particulier, qui est la partie la plus dĂ©veloppĂ©e Ă©conomiquement du royaume — et le pouvoir des aristocraties rĂ©gionales augmente. En 687, l'aristocratie dissidente d'Austrasie, conduite par PĂ©pin de Herstal, bat les troupes fidèles au roi Ă  Tertry ; si le pouvoir mĂ©rovingien bĂ©nĂ©ficie d'un sursis, le petit-fils de PĂ©pin d'Herstal, PĂ©pin le Bref, est sacrĂ© roi des Francs en 751, fondant ainsi la dynastie carolingienne.


     PĂ©pin le Bref et son fils Charlemagne agrandissent considĂ©rablement le royaume des Francs, qui s'Ă©tend Ă  la fin du VIII siècle sur plus d'un million de kilomètres carrĂ©s, de Barcelone et de Rome Ă  la Mer Baltique et de l'Elbe Ă  l'Atlantique. AlliĂ© au pape, Charlemagne peut alors ĂŞtre couronnĂ© en 800 empereur d'Occident par ce dernier. L'immense empire carolingien est contrĂ´lĂ© par une administration centralisĂ©e basĂ©e Ă  Aix-la-Chapelle, des comtes reprĂ©sentant Charlemagne dans tout l'empire et Ă©tant surveillĂ©s par les missi dominici. L'empereur est un prĂ©cieux alliĂ© de l'Église, dont il rĂ©forme les clergĂ©s rĂ©gulier et sĂ©culier et pour laquelle il institue l'impĂ´t de la dĂ®me. Il relance les arts libĂ©raux dans l'Ă©ducation, et met en place une Ă©cole dans chaque Ă©vĂŞchĂ© pour apprendre aux enfants Ă  lire, Ă©crire, compter et chanter ; la Renaissance carolingienne est Ă©galement marquĂ©e par l'activitĂ© intellectuelle et artistique de haut niveau du Palais d'Aix-la-Chapelle. Mais l'Ĺ“uvre de Charlemagne survit difficilement Ă  son auteur ; après la mort de l'empereur, les comtes et les vassaux de celui-ci parviennent peu Ă  peu Ă  rendre leur fonction hĂ©rĂ©ditaire, et les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire par les armes Ă  partir de 840. Charles et Louis s'allient contre leur frère aĂ®nĂ© Lothaire ; les Serments de Strasbourg en 842 sont le premier texte en langue romane — l'ancĂŞtre du français — dont on ait conservĂ© la trace. Le traitĂ© de Verdun signĂ© l'annĂ©e suivante divise l'empire en trois entitĂ©s ; Charles obtient la Francie occidentale, qui correspond approximativement aux deux tiers occidentaux de la France actuelle et dont les frontières varieront peu jusqu'Ă  la fin du Moyen Ă‚ge, faisant de ce partage de Verdun un premier acte de naissance de la France.




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Une carte montrant le partage de l'Empire carolingien au traité de Verdun en 843. Le tiers occidental, appellé Francie occidentale, est l'ancêtre de la France.
Le partage de l'Empire carolingien au traité de Verdun en 843. En rose, la Francie occidentale, futur Royaume de France.



     Le nouveau royaume doit toutefois affronter trois vagues d'invasions diffĂ©rentes aux IX et X siècles. Si les musulmans ont Ă©tĂ© repoussĂ©s en 732 par Charles Martel, leurs attaques se portent dĂ©sormais sur les cĂ´tes mĂ©diterranĂ©ennes ; les Vikings venus de Scandinavie remontent les fleuves du nord du pays et pillent citĂ©s et monastères ; quant aux Hongrois, ils mènent plusieurs raids dans l'est du pays jusqu'Ă  ce que le roi de Germanie Otton Ier les repousse au Lechfeld en 955. Ă€ la mĂŞme Ă©poque, les pouvoirs des anciens comtes continuent d'augmenter tandis que le pouvoir royal diminue ; dès la fin du IX siècle, les rois sont Ă©lus par les grands du royaume et ne sont plus systĂ©matiquement carolingiens. La puissance des princes face Ă  la monarchie est une des caractĂ©ristiques de la sociĂ©tĂ© fĂ©odale, qui se maintient en France jusqu'Ă  la fin du Moyen Ă‚ge. Cette sociĂ©tĂ© est caractĂ©risĂ©e par sa division en trois ordres. La seigneurie, unie par des liens de vassalitĂ© et de suzerainetĂ©, est constituĂ©e de chevaliers qui formeront peu Ă  peu une noblesse. Les paysans — dont une part croissante est assujettie Ă  un seigneur par l'intermĂ©diaire du servage — bĂ©nĂ©ficient de l'essor Ă©conomique des XI, XII et XIII siècles, qui est rendu possible par une forte croissance dĂ©mographique, le dĂ©frichement de nombreuses forĂŞts et la fixation dĂ©finitive des villages. Quant aux membres du clergĂ©, si leur dĂ©signation par les pouvoirs temporels explique un niveau moral et intellectuel inĂ©gal, ils agissent pour limiter la violence de la sociĂ©tĂ© et en particulier celle des chevaliers.


     En 987, Hugues Capet est Ă©lu roi ; il associe dès le dĂ©but de son règne son fils Ă  l'exercice du pouvoir, ce qui permettra Ă  ce dernier de lui succĂ©der sans difficultĂ© en 996. La monarchie redevient ainsi hĂ©rĂ©ditaire, et les CapĂ©tiens règneront sur la France pendant plus de 800 ans. NĂ©anmoins, les premiers rois capĂ©tiens ne contrĂ´lent directement qu'une portion très faible du territoire français, appelĂ©e le domaine royal, et certains de leurs vassaux sont beaucoup plus puissants qu'eux, tels le Duc de Normandie Guillaume le ConquĂ©rant qui s'empare en 1066 de l'Angleterre. Seul le sacre du roi Ă  Reims, qui le rend thaumaturge, l'Ă©lève au-dessus des autres seigneurs. Au XII siècle, le pouvoir royal commence Ă  s'affirmer contre les princes du royaume, d'abord en affirmant la suzerainetĂ© du roi — il ne peut ĂŞtre le vassal de personne —, ensuite en soutenant les contre-pouvoirs que sont l'Église et les communes qui se multiplient Ă  cette Ă©poque. Il doit nĂ©anmoins faire face Ă  partir des annĂ©es 1150 Ă  la naissance d'un « empire PlantagenĂŞt Â», nĂ© de l'hĂ©ritage, du mariage et des conquĂŞtes de Henri PlantagenĂŞt et regroupant dans un mĂŞme ensemble l'Angleterre et le tiers ouest de la France.


     Le royaume capĂ©tien atteint un apogĂ©e au XIII siècle. La monarchie reprend le pouvoir qu'elle avait perdu trois siècles plus tĂ´t face aux princes, une administration centrale puissante se met en place, les arts et la culture sont florissants — l'UniversitĂ© de Paris s'affirme comme la capitale intellectuelle de l'Occident — et l'essor urbain est tel que Paris est Ă  la fin du siècle la plus grande ville d'Europe. Philippe Auguste (1180-1223) parvient Ă  conquĂ©rir l'essentiel des possessions françaises des PlantagenĂŞt, mettant temporairement fin Ă  la menace anglaise et agrandissant considĂ©rablement le domaine royal par la mĂŞme occasion. Louis IX (1226-1270) se comporte en arbitre de la chrĂ©tientĂ© et participe aux septième et huitième croisades, ce qui l'amènera Ă  ĂŞtre très vite canonisĂ© par l'Église catholique. Philippe le Hardi (1270-1285) et Philippe le Bel (1285-1314) affirment plus que jamais la prééminence royale face au seigneur et au pape.




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Une représentation de Jeanne d'Arc à la fin du XIXe siècle.
Jules Eugène Lenepveu, Jeanne d'Arc au siège d'Orléans, 1886-1890.



     Le XIV et la première moitiĂ© du XV siècle voient la France plonger dans une crise grave, dont les expressions sont multiples. Tout d'abord, la Guerre de Cent Ans menĂ©e contre l'Angleterre ravage le pays. Un problème de succession Ă  la tĂŞte du Royaume de France explique la première phase de la guerre, qui, après l'annexion par les Anglais de tout le sud-ouest de la France jusqu'en 1360, tourne Ă  l'avantage des Français dans les annĂ©es 1370. Mais le roi d'Angleterre Henri V profite de la guerre civile qui Ă©clate au dĂ©but du XV siècle entre Bourguignons et Armagnacs pour lancer une vaste offensive, Ă©craser la noblesse française Ă  Azincourt en 1415 et se faire l'hĂ©ritier de la couronne de France. Alors que la France est au plus bas, Jeanne d'Arc — un personnage qui a depuis Ă©tĂ© l'objet de nombreux mythes — retourne miraculeusement la situation en dĂ©livrant OrlĂ©ans puis en faisant couronner Charles VII en 1429. La France est alors progressivement reconquise sur les Anglais jusqu'en 1453, puis sur l'État bourguignon jusqu'en 1477 ; Louis XI ne peut cependant empĂŞcher la duchesse Marie, hĂ©ritière de l'État bourguignon, d'Ă©pouser l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, crĂ©ant ainsi un immense empire Ă  la frontière orientale du royaume. Mais la crise des XIV et XV siècles n'est pas seulement politique ou militaire : elle est aussi dĂ©mographique — la peste noire tue Ă  partir de 1347 au moins un tiers de la population du royaume —, sociale — les insurrections paysannes et urbaines se multiplient —, Ă©conomique et religieuse. Mais la monarchie, si elle est Ă©galement touchĂ©e par cette crise, n'en sort que renforcĂ©e : le pouvoir central, qui s'est dĂ©placĂ© dans la vallĂ©e de la Loire, se dote de nouvelles institutions, tandis que la France continue de s'Ă©tendre vers le sud. Surtout, la guerre de Cent Ans a poussĂ© les souverains Ă  mettre en place une armĂ©e et un impĂ´t permanents, et a ainsi fait entrer la France dans l'ère moderne au cours de la seconde moitiĂ© du XV siècle.

Renaissance et absolutisme (XVI-XVIII siècle)


     Ă€ partir de 1494, les souverains français mènent de multiples guerres en Italie, destinĂ©es Ă  s'emparer de ce qui Ă©tait le foyer Ă©conomique et culturel de l'Europe Ă  cette Ă©poque, mais qui ne permettent aucune conquĂŞte durable. De plus, le roi François I (1515-1547) doit affronter Ă  partir de 1519 le fils de Maximilien, Charles Quint, qu'il ne peut empĂŞcher de devenir empereur et qui est Ă  la tĂŞte du plus vaste ensemble territorial d'Europe occidentale depuis Charlemagne. Après 40 ans de guerres Ă  rĂ©pĂ©tition, la France et l'Espagne, Ă©puisĂ©s financièrement, signent en 1559 la paix du Cateau-CambrĂ©sis, par laquelle la France se voit reconnaĂ®tre ses rĂ©centes conquĂŞtes de Calais et des Trois-ÉvĂŞchĂ©s lorrains. Mais les règnes de François Ier et de son fils Henri II (1547-1559) sont surtout marquĂ©s par un renforcement du pouvoir royal, qui tend Ă  devenir absolu, et par une Renaissance littĂ©raire et artistique fortement influencĂ©e par l'Italie. Si ces annĂ©es sont celles d'une redĂ©couverte des textes antiques grecs et latins, l'ordonnance de Villers-CotterĂŞts (1539) fait du français la langue administrative et judiciaire du Royaume.




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Un portrait de Henri IV, roi de France de 1589 Ă  1610.
Henri IV, roi de France de 1589 Ă  1610.



     Mais l'unitĂ© de la France autour de la personne du roi est bousculĂ©e dans la deuxième moitiĂ© du XVI siècle par le problème religieux. Après s'ĂŞtre montrĂ©e dans un premier temps conciliante, voire intĂ©ressĂ©e par les idĂ©es rĂ©formĂ©es, la monarchie rĂ©prime le protestantisme Ă  partir de 1534 et surtout après 1540. En 1562, ce conflit tourne Ă  la guerre civile entre catholiques et calvinistes. Huit guerres de religion se succèdent jusqu'en 1598, entrecoupĂ©es de courtes trĂŞves ; les meurtres et les massacres se multiplient, comme le massacre de la Saint-BarthĂ©lĂ©my le 24 aoĂ»t 1572 — qui fait 3 000 victimes Ă  Paris — ou l'assassinat du chef du parti catholique, Henri de Guise, par les hommes du roi le 23 dĂ©cembre 1588. Cette crise religieuse se double d'une crise Ă©conomique, et surtout politique : le pouvoir royal est nettement affaibli, et le calviniste Henri de Bourbon devient hĂ©ritier de la couronne royale en 1584, une situation inacceptable pour de nombreux Français. Ce n'est qu'après avoir abjurĂ© le protestantisme en 1593 et obtenu ainsi le ralliement progressif des princes catholiques qu'Henri IV parvient Ă  Ă©tablir son autoritĂ© sur un royaume Ă  peu près pacifiĂ©. Le 13 avril 1598, l'Ă©dit de Nantes donne aux protestants une libertĂ© partielle de culte et leur permet de conserver 151 places fortes.


     L'assassinat d'Henri IV en 1610 est suivi d'une pĂ©riode de troubles politiques liĂ©e Ă  la minoritĂ© et Ă  la faiblesse du jeune Louis XIII. Mais le roi est secondĂ© Ă  partir de 1624 par son ministre le cardinal de Richelieu, qui, malgrĂ© l'opposition des nobles, d'une partie de la famille royale et du peuple sur lequel la pression fiscale s'accroit, parvient Ă  rĂ©tablir l'autoritĂ© royale. Son successeur Mazarin devra, durant la rĂ©gence d'Anne d'Autriche, faire face Ă  la Fronde du Parlement de Paris puis des princes soucieux de rĂ©cupĂ©rer leurs anciens pouvoirs (1648-1653). Pendant ce temps, la rĂ©forme catholique et le jansĂ©nisme se rĂ©pandent dans le Royaume. La France entre en guerre en 1635 contre l'Espagne, puis en 1636 contre l'Empereur, dans le cadre de la guerre de Trente Ans ; les victoires françaises lui permettent d'obtenir l'essentiel de l'Alsace en 1648 aux traitĂ©s de Westphalie, puis le Roussillon et l'Artois en 1659 au traitĂ© des PyrĂ©nĂ©es. C'est Ă©galement Ă  cette Ă©poque que la France commence Ă  former un premier empire colonial, principalement en AmĂ©rique du Nord (la Nouvelle-France), aux Antilles et sur la route des Indes. La France est alors la principale puissance et l'arbitre de l'Europe.




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Un portrait de Louis XIV, roi de France de 1643 Ă  1715.
Louis XIV en costume de sacre



     Ă€ la mort de Mazarin en 1661, Louis XIV dĂ©cide d'assumer seul le pouvoir. Soucieux de restaurer l'autoritĂ© royale après l'Ă©pisode de la Fronde, qui a marquĂ© sa jeunesse, il affirme plus que jamais le caractère absolu de son pouvoir : le « Roi-soleil Â» se considère comme le « lieutenant de Dieu sur terre Â» et fait de la Cour le lieu de la cĂ©lĂ©bration permanente de sa personne. Louis XIV fait construire le majestueux Château de Versailles, dans lequel chaque Ă©lĂ©ment est un symbole de son pouvoir et de sa gloire. Il s'entoure d'artistes et de savants : le Grand Siècle sera surtout marquĂ© par une plĂ©iade d'Ă©crivains renommĂ©s, parmi lesquels Racine, Molière, Bossuet et La Fontaine. S'il affirme l'indĂ©pendance de la monarchie vis-Ă -vis de Rome, Louis XIV n'en travaille pas moins Ă  l'unitĂ© religieuse de son royaume, en combattant le jansĂ©nisme et en rĂ©voquant l'Ă©dit de Nantes en 1685. MalgrĂ© la situation financière critique de la monarchie, que son contrĂ´leur gĂ©nĂ©ral des Finances Colbert tâche d'amĂ©liorer, Louis XIV mène plusieurs guerres face Ă  une Europe coalisĂ©e contre lui. Si ces guerres aboutissent dans un premier temps sur des victoires françaises — Louis XIV obtient notamment aux traitĂ©s de Nimègne (1678-1679) la Franche-ComtĂ© et plusieurs villes de Flandre —, les annĂ©es 1690 marquent un coup d'arrĂŞt dans la politique expansionniste du souverain. Le marquis de Vauban fait construire dans le mĂŞme temps un rĂ©seau de villes fortifiĂ©es aux frontières du Royaume. Après avoir placĂ© son petit-fils Philippe d'Anjou sur le trĂ´ne d'Espagne en 1700, Louis XIV doit faire face Ă  plusieurs dĂ©faites militaires qui ternissent la fin de son règne. Lorsque Louis XIV s'Ă©teint en 1715, Ă  la fin du règne le plus long de l'histoire de France, la France est au bord de la faillite financière, et sa popularitĂ© est au plus bas en raison des guerres perpĂ©tuelles et des hausses d'impĂ´ts qu'elles ont rendues nĂ©cessaires.


     Après une pĂ©riode de rĂ©gence de huit ans, son arrière-petit-fils Louis XV entame son règne personnel en 1723. Son Premier ministre le cardinal Fleury (1726-1743) va se trouver entraĂ®nĂ© dans un double conflit, colonial avec l'Angleterre, successoral avec l'Autriche, ces guerres donnant lieu Ă  des rĂ©sultats contrastĂ©s. En 1763, la France abandonne au traitĂ© de Paris ses possessions en AmĂ©rique du Nord, tout en conservant ses Ă®les Ă  sucre. Trois ans plus tard, la Lorraine est dĂ©finitivement rattachĂ©e Ă  la France et en 1768, Louis XVI achète la Corse Ă  la RĂ©publique de GĂŞnes. Pendant ce temps, la France connaĂ®t une forte vitalitĂ© dĂ©mographique, Ă©conomique — la croissance de la production agricole s'accompagne d'une proto-industrialisation, notamment dans le secteur textile — et surtout culturelle. Le siècle des Lumières voit naĂ®tre de nombreux philosophes, parmi lesquels Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderot — ce dernier dirige avec son ami D'Alembert la publication de l'EncyclopĂ©die, ou Dictionnaire raisonnĂ© des sciences, des arts et des mĂ©tiers — dont la diffusion des Ĺ“uvres est facilitĂ©e par l'importance de la langue française en Europe. Si ces auteurs diffèrent Ă  de nombreux points de vue, ils ont en commun une critique de la sociĂ©tĂ© de leur temps, le principe de sĂ©paration des pouvoirs et de respect par le souverain des libertĂ©s fondamentales de ses sujets. Les dernières annĂ©es du règne de Louis XV sont marquĂ©es par une opposition de plus en plus forte des Parlements face Ă  l'autoritĂ© royale ; ce problème reste primordial durant les premières annĂ©es du règne de son petit-fils Louis XVI, qui accède au trĂ´ne en 1774. Mais le principal enjeu de son règne est d'ordre financier : les contrĂ´leurs gĂ©nĂ©raux des Finances se succèdent, incapables de trouver une solution au surendettement de l'État, tandis que la croissance Ă©conomique du dĂ©but du siècle s'essouffle. En 1788, pour rĂ©gler le problème financier, le roi convoque les Ă©tats gĂ©nĂ©raux ; ce qu'on appellera bientĂ´t l'Ancien RĂ©gime vit ses derniers mois.

Le siècle des rĂ©volutions (1789 - dĂ©but XX siècle)




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     Le 5 mai 1789, les États gĂ©nĂ©raux s'ouvrent Ă  Versailles. Mais les dĂ©lĂ©guĂ©s des trois ordres outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribuĂ©s : Ă  la suite du Serment du Jeu de paume, ils s'Ă©rigent en une AssemblĂ©e nationale constituante les 17 et 20 juin, mettant ainsi fin Ă  l'Ancien RĂ©gime. Le 14 juillet, la prison de la Bastille, symbole de l'arbitraire royal, est prise par les insurgĂ©s parisiens ; la rĂ©volte se propage ensuite dans le pays. Le Roi ne peut alors empĂŞcher l'assemblĂ©e constituante de dĂ©cider l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 aoĂ»t, puis d'adopter le 26 aoĂ»t une DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen. Après un essai de monarchie constitutionnelle, la RĂ©publique naĂ®t en septembre 1792, et Louis XVI, accusĂ© de trahison, est guillotinĂ© le 21 janvier 1793. La France rĂ©volutionnaire se lance alors dans plusieurs annĂ©es de guerres contre les monarchies voisines, et se radicalise lors de l'Ă©pisode de la Terreur. Elle ne retrouvera une stabilitĂ© partielle qu'en 1795 avec l'instauration du Directoire, une RĂ©publique bourgeoise soucieuse de conserver l'acquis sans verser le sang de ses citoyens.


     Le 9 novembre 1799, le gĂ©nĂ©ral NapolĂ©on Bonaparte renverse le Directoire par un coup d'État et lui substitue le Consulat ; cinq ans plus tard, il est couronnĂ© Empereur des Français. NapolĂ©on I crĂ©e ou rĂ©forme de nombreuses institutions, dont beaucoup existent toujours en 2010. Surtout, le Premier Empire sera marquĂ© par de nombreuses victoires face aux puissances voisines, donnant Ă  NapolĂ©on une image de gĂ©nie militaire : au dĂ©but des annĂ©es 1810, la moitiĂ© de la population europĂ©enne est sous son contrĂ´le. Le dĂ©clin sera nĂ©anmoins rapide : après une Ă©phĂ©mère abdication puis un bref retour au pouvoir, l'Empereur est dĂ©finitivement vaincu Ă  Waterloo le 18 juin 1815.




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     La France entame alors une seconde expĂ©rience de monarchie constitutionnelle, tandis que le Congrès de Vienne lui retire toutes ses conquĂŞtes postĂ©rieures Ă  1789. Les rois Louis XVIII (1814-1824) et surtout Charles X (1824-1830) remettent en question une partie des acquis de la RĂ©volution, comme la libertĂ© de religion ou la libertĂ© de presse. Face Ă  la contestation qui monte, Charles X tente de restaurer son prestige en prenant Alger le 5 juillet 1830 ; il ne peut cependant empĂŞcher les Trois Glorieuses, un mouvement rĂ©volutionnaire qui amène sur le trĂ´ne Louis-Philippe, un roi alors considĂ©rĂ© comme rĂ©formateur. NĂ©anmoins, si la Monarchie de Juillet est une pĂ©riode d'essor Ă©conomique important — elle correspond au dĂ©but de la RĂ©volution industrielle en France et Ă  l'ouverture des premières grandes lignes ferroviaires —, Louis-Philippe est davantage acquis au libĂ©ralisme Ă©conomique que politique et voit bientĂ´t son pouvoir contestĂ© par des opposants de plus en plus nombreux.


     En fĂ©vrier 1848, une nouvelle rĂ©volution Ă©clate, dont les objectifs ne sont plus seulement politiques mais aussi sociaux. NĂ©anmoins, si la Seconde RĂ©publique instaure le suffrage universel masculin, abolit l'esclavage dans les colonies et la peine de mort pour raison politique, elle ne tarde pas Ă  perdre son assise ouvrière suite aux JournĂ©es de Juin, durant lesquelles plus de 5 000 insurgĂ©s sont tuĂ©s au combat et 25 000 autres arrĂŞtĂ©s. La RĂ©publique devient alors conservatrice et Ă©lit Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de l'empereur, Ă  sa tĂŞte. Ce dernier organise un coup d'État le 2 dĂ©cembre 1851 et est couronnĂ© empereur l'annĂ©e suivante. Si les premières annĂ©es du Second Empire sont celles d'un rĂ©gime autoritaire, NapolĂ©on III entame un tournant libĂ©ral en 1860, qui n'empĂŞche pas une montĂ©e des oppositions politiques. Les rĂ©alisations du Second Empire sont nĂ©anmoins nombreuses : outre l'accĂ©lĂ©ration du dĂ©veloppement ferroviaire et industriel entamĂ© sous Louis-Philippe, la France participe Ă  l'unification italienne, le baron Haussmann redessine la capitale et une politique sociale est amorcĂ©e. La dĂ©faite de la France face Ă  une Allemagne en cours d'unification, en 1870-1871, est un double tournant dans l'histoire du pays. D'une part, l'empereur capitule Ă  Sedan le 2 septembre 1870 et la RĂ©publique est proclamĂ©e le 4 ; d'autre part, l'Allemagne annexe le Bas-Rhin, l'essentiel du Haut-Rhin et de la Moselle, et une petite partie de la Meurthe, des territoires dont la perte va longtemps hanter la mĂ©moire collective française.




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Un tableau représentant la dégradation d'Alfred Dreyfus, un militaire juif accusé à tort d'espionnage au profit de l'Allemagne à la fin du XIXe siècle.
L'affaire Dreyfus, du nom d'un militaire juif accusé à tort d'espionnage au profit de l'Allemagne, est un épisode marquant de la Troisième République.



     La Troisième RĂ©publique naĂ®t de manière chaotique. Outre les consĂ©quences de la guerre et la Commune de Paris — une insurrection de la capitale qui est Ă©crasĂ©e par l'armĂ©e en 1871 —, la nature rĂ©publicaine du rĂ©gime n'est pas acquise avant la fin des annĂ©es 1870. Ce rĂ©gime sera pourtant le plus long de ceux qu'a connus la France depuis 1789. Les rĂ©publicains mettent peu Ă  peu en place leur projet politique : l'Ă©cole est rendue gratuite, laĂŻque et obligatoire en 1881-1882, les libertĂ©s de presse et de rĂ©union sont accordĂ©es en 1881, le divorce et les syndicats sont autorisĂ©s en 1884. Le rĂ©gime est fortement anticlĂ©rical, ce qui le mène jusqu'Ă  la loi de sĂ©paration des Églises et de l'État en 1905. Ă€ la mĂŞme Ă©poque, la France se dote d'un vaste empire colonial, qui sera le deuxième au monde après celui du Royaume-Uni en 1914. Si plusieurs crises politiques se succèdent — crise boulangiste, scandale des dĂ©corations, scandale de Panamá, affaire Dreyfus —, la nature rĂ©publicaine du rĂ©gime apparaĂ®t de moins en moins contestĂ©e. La menace principale vient dĂ©sormais de l'extĂ©rieur, oĂą la guerre apparaĂ®t de plus en plus imminente.

La France dans les deux Guerres mondiales


     Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au dĂ©but du mois d'aoĂ»t 1914 contre l'Allemagne, aux cĂ´tĂ©s du Royaume-Uni et de la Russie. Après qu'une partie du nord-est de la France a Ă©tĂ© envahie par l'armĂ©e allemande, le front se stabilise Ă  la fin de l'annĂ©e 1914 et ne se dĂ©placera plus beaucoup jusqu'en 1918 : les batailles, si elles sont très meurtrières — telle la bataille de Verdun en 1916 —, ne se terminent gĂ©nĂ©ralement que par un statu quo. Si la classe politique s'est dans un premier temps unie sous la bannière de l'Union sacrĂ©e, les tensions sociales se font de plus en plus fortes Ă  partir de 1917, en raison du nombre extrĂŞmement Ă©levĂ© de victimes — 1 400 000 morts au total —, des difficultĂ©s Ă©conomiques et de la longueur d'une guerre qui semble ne jamais devoir finir. Après que le front a Ă©tĂ© rompu par les armĂ©es alliĂ©es Ă  partir de l'Ă©tĂ© 1918, l'Allemagne signe le 11 novembre l'armistice de Rethondes. Outre le retour de l'Alsace-Lorraine Ă  la France, les conditions de la paix que Paris souhaite imposer Ă  Berlin lors du traitĂ© de Versailles sont particulièrement dures : la France compte en effet faire payer les dommages de la guerre Ă  celle qu'elle accuse d'en ĂŞtre la seule responsable.


     Après quelques annĂ©es de reconstruction — de nombreux villages du nord-est avaient Ă©tĂ© entièrement dĂ©truits —, la France, dont la politique est dĂ©sormais tournĂ©e vers l'extĂ©rieur, peine Ă  retrouver sa vigueur Ă©conomique d'avant-guerre. Elle sera nĂ©anmoins touchĂ©e bien après la plupart des autres puissances par la crise des annĂ©es 30. Mais si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultĂ©s Ă©conomiques s'ajoute une crise de rĂ©gime, qui tourne Ă  l'Ă©meute le 6 fĂ©vrier 1934. L'arrivĂ©e au pouvoir en 1936 du Front populaire, une coalition de partis de gauche qui est Ă  l'origine de plusieurs avancĂ©es sociales, est un signal d'espoir pour beaucoup de Français, mais ce gouvernement ne tarde pas Ă  se dĂ©chirer. Au final, lorsque la France dĂ©clare le 3 septembre 1939 la guerre Ă  l'Allemagne nazie, elle sort tout juste de la plus grande crise qu'est connue la Troisième RĂ©publique.




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Une carte représentant la division du territoire français, durant la Seconde Guerre mondiale, entre une zone libre correspondant à un large tiers sud-est du pays et une zone occupée correspondant au nord du pays et au littoral atlantique.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le territoire français Ă©tait divisĂ© entre une « zone occupĂ©e Â» au nord et une « zone libre Â» au sud, auxquelles s'ajoutait d'autres zones de taille plus restreinte au statut spĂ©cial.



     Après près d'un an sans combats (la « DrĂ´le de guerre Â»), la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la France. Après seulement six semaines, une grande partie du territoire français est occupĂ©e par l'armĂ©e nazie, et le MarĂ©chal Philippe PĂ©tain, nommĂ© prĂ©sident du Conseil le 16 juin, demande l'armistice le 22. La France est alors divisĂ©e entre une « zone occupĂ©e Â» au nord et Ă  l'ouest et une « zone libre Â» au sud-est. Le MarĂ©chal PĂ©tain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet, signant ainsi la fin de la Troisième RĂ©publique et la naissance du RĂ©gime de Vichy (du nom de la ville oĂą le gouvernement s'Ă©tait installĂ©), qui mène une politique conservatrice, traditionaliste et antisĂ©mite et collabore avec le Troisième Reich. Dans le mĂŞme temps, la RĂ©sistance s'organise, Ă  la fois Ă  l'intĂ©rieur du pays (par le sabotage de voies ferrĂ©es ou le sauvetage de Juifs par exemple) et Ă  l'extĂ©rieur, oĂą le GĂ©nĂ©ral Charles de Gaulle, rendu cĂ©lèbre par son appel du 18 juin 1940 sur la BBC, parvient peu Ă  peu Ă  prendre la tĂŞte d'une « France libre Â». Le dĂ©barquement alliĂ© du 6 juin 1944 en Normandie sonnera le glas du RĂ©gime de Vichy, et le dĂ©but de la LibĂ©ration de l'Europe. Au total, ce conflit aura tuĂ© moins de militaires que le prĂ©cĂ©dent, mais les victimes civiles sont nombreuses – au moins 75 000 Juifs installĂ©s sur le territoire français ont Ă©tĂ© tuĂ©s lors de la Shoah – et les blessures psychologiques et politiques longues Ă  cicatriser.




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Une photographie de Charles de Gaulle.
Le Général Charles de Gaulle, chef de la France libre de 1940 à 1944, président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946 puis Président de la République de 1958 à 1969.


La France depuis la Libération


     Après l'exĂ©cution extra-judiciaire puis judiciaire de nombreuses personnalitĂ©s politiques et intellectuelles, accusĂ©es de collaboration avec le Troisième Reich, commence une pĂ©riode de renouveau pour la France. Si le GĂ©nĂ©ral de Gaulle ne peut empĂŞcher l'adoption d'une constitution proche de celle de la Troisième RĂ©publique, dont le parlementarisme mènera plusieurs fois le rĂ©gime au bord de la paralysie, l'après-guerre voit la crĂ©ation de la SĂ©curitĂ© sociale, le droit de vote accordĂ© aux femmes ou encore la nationalisation de nombreuses entreprises. La France entame dans le mĂŞme temps une pĂ©riode de forte croissance Ă©conomique, que l'Ă©conomiste Jean FourastiĂ© appellera « Trente Glorieuses Â». Mais l'essentiel du travail de la Quatrième RĂ©publique est encore une fois liĂ© Ă  la politique extĂ©rieure : malgrĂ© la puissance du Parti communiste, la France choisit le camp occidental dans la Guerre froide qui s'ouvre Ă  cette Ă©poque et intègre l'Organisation du traitĂ© de l'Atlantique Nord (OTAN). La Quatrième RĂ©publique doit Ă©galement faire face aux dĂ©buts de la dĂ©colonisation : l'Indochine obtient son indĂ©pendance en 1954 après huit ans de guerre, et l'AlgĂ©rie s'enfonce Ă  partir de 1954 dans un conflit qui reste en 2010 une zone d'ombre de l'histoire de France. Enfin, la Quatrième RĂ©publique voit les dĂ©buts de la construction europĂ©enne : après la CommunautĂ© europĂ©enne du charbon et de l'acier (CECA) en 1951, la France est l'un des six membres fondateurs de la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne en 1957.


     Le 1 juin 1958, suite Ă  l'insurrection de gĂ©nĂ©raux favorables Ă  l'AlgĂ©rie française et qui avaient exigĂ© le retour de De Gaulle au pouvoir, le gĂ©nĂ©ral est investi Premier ministre par le Parlement avec pour mission de donner Ă  la RĂ©publique une nouvelle constitution. La Cinquième RĂ©publique donne au prĂ©sident des pouvoirs plus larges face au Parlement, crĂ©ant un rĂ©gime d'un type nouveau, parfois qualifiĂ© de « semi-prĂ©sidentiel Â». De Gaulle donne leur indĂ©pendance aux pays d'Afrique noire en 1960, puis Ă  l'AlgĂ©rie en 1962 malgrĂ© l'opposition de l'armĂ©e qu'il avait semblĂ© un temps soutenir. Dans le domaine des relations internationales, De Gaulle affirme l'indĂ©pendance de la France face aux États-Unis, notamment en critiquant la guerre menĂ©e par Washington au Vietnam et en se retirant du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN. Mais la crise Ă©tudiante et sociale de mai 1968 met en avant l'archaĂŻsme d'un rĂ©gime qui semble dĂ©connectĂ© des aspirations de son temps, et d'un prĂ©sident qui dĂ©missionne un an plus tard. Le gaullisme se maintient nĂ©anmoins au pouvoir cinq ans de plus, sous la figure du prĂ©sident de la RĂ©publique Georges Pompidou.




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Une photographie de François Mitterrand, Président de la République de 1981 à 1995.
François Mitterrand, Président de la République de 1981 à 1995.



     En 1974 s'ouvre l'ère post-gaulliste, avec l'arrivĂ©e d'une personnalitĂ© issue du centre, ValĂ©ry Giscard d'Estaing, au poste de prĂ©sident. Alors que la France entre peu Ă  peu dans la crise des annĂ©es 70, les premières annĂ©es de son mandat sont marquĂ©es par plusieurs lois tentant d'adapter la loi aux mutations de la sociĂ©tĂ© française, comme la lĂ©galisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ou l'abaissement de 21 Ă  18 ans de l'âge de la majoritĂ©. Mais le vĂ©ritable tournant a lieu en 1981, lorsqu'un prĂ©sident socialiste, François Mitterrand, est Ă©lu. Face Ă  la situation Ă©conomique qui s'aggrave – malgrĂ© les pĂ©riodes de faible croissance qui alternent avec les crises –, celui-ci tente dans un premier temps une politique de relance, tout en adoptant des mesures symboliquement fortes comme l'abolition de la peine de mort. Dans le mĂŞme temps, la France poursuit la construction europĂ©enne, en signant l'Acte unique en 1986 puis en ratifiant par rĂ©fĂ©rendum en 1992 le TraitĂ© de Maastricht, qui crĂ©e l'Union europĂ©enne. Si François Mitterrand est réélu en 1988, la France connaĂ®t entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995 deux pĂ©riodes de « cohabitation Â», situation jusque lĂ  inĂ©dite oĂą le PrĂ©sident n'appartient pas au mĂŞme parti que son gouvernement et qui offre une lecture nouvelle des institutions. Cette situation se reproduit entre 1997 et 2002, mais de façon inversĂ©e, après qu'un prĂ©sident de droite, Jacques Chirac, a Ă©tĂ© Ă©lu en 1995 ; le gouvernement de « gauche plurielle Â» dirigĂ© par le socialiste Lionel Jospin adopte plusieurs rĂ©formes emblĂ©matiques mais contestĂ©es, comme la loi sur les 35 heures ou la crĂ©ation du Pacte civil de solidaritĂ© (PACS), destinĂ© Ă  donner un cadre lĂ©gal aux couples hĂ©tĂ©rosexuels comme homosexuels. La France adopte dans le mĂŞme temps la monnaie unique europĂ©enne.


     L'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002 est marquĂ©e par une surprise Ă©lectorale, avec l'Ă©limination de Lionel Jospin dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat de l'extrĂŞme droite. Jacques Chirac est alors logiquement réélu, et les gouvernements Raffarin puis Villepin sont marquĂ©s par l'opposition de la France Ă  la guerre en Irak, par le « non Â» au rĂ©fĂ©rendum sur la ratification du traitĂ© Ă©tablissant une Constitution pour l'Europe puis par les Ă©meutes urbaines de novembre 2005. Si Nicolas Sarkozy, prĂ©sident Ă  partir de 2007, appartient au mĂŞme parti que son prĂ©dĂ©cesseur, la politique qu'il mène se veut de « rupture Â». Le gouvernement « d'ouverture Â» que François Fillon forme avec des personnalitĂ©s issues non seulement de la droite, mais aussi du centre et de la gauche, doit cependant faire face Ă  la crise Ă©conomique venue en 2008-2009 des États-Unis.

Politique et administration



     La France est une dĂ©mocratie libĂ©rale, dont le gouvernement a la forme d'une rĂ©publique. Les fondements de l'organisation politique et administrative actuelle de la France ont Ă©tĂ© fixĂ©s en 1958 par la Constitution de la Cinquième RĂ©publique. Selon l'article premier de cette constitution, « la France est une RĂ©publique indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â». Depuis 2003, ce mĂŞme article affirme en outre que « son organisation est dĂ©centralisĂ©e Â».

Organisation des pouvoirs

Article dĂ©taillĂ© : Cinquième RĂ©publique.

     L'organisation des pouvoirs en France est dĂ©finie par la constitution de 1958, qui a Ă©tĂ© amendĂ©e Ă  plusieurs reprises ; le rĂ´le de chaque institution est cependant dĂ©fini tant par la pratique observĂ©e depuis 1958 que par le texte de la Constitution. La France possède un rĂ©gime politique original par le large pouvoir dont disposent Ă  la fois le Parlement et le PrĂ©sident de la RĂ©publique, ce qui a amenĂ© les constitutionnalistes Ă  parler de « rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© Â», de « rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel Â» ou encore de « rĂ©gime parlementaire bireprĂ©sentatif Â».




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Un organigramme des institutions de la Cinquième République, reproduisant et enrichissant le fonctionnement décrit ci-dessous.
Organigramme des institutions de la Cinquième République.



     Le pouvoir lĂ©gislatif appartient au Parlement, formĂ© de deux chambres, l'AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat. L'AssemblĂ©e nationale, chambre basse du Parlement, est formĂ©e de 577 dĂ©putĂ©s en 2010, Ă©lus pour cinq ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire Ă  deux tours dans des circonscriptions dĂ©coupĂ©es au sein des dĂ©partements. L'AssemblĂ©e nationale a le dernier mot en cas de dĂ©saccord prolongĂ© avec le SĂ©nat sur l'adoption d'une loi. Ce dernier est formĂ© en 2010 de 343 sĂ©nateurs Ă©lus pour six ans par 150 000 grands Ă©lecteurs (principalement des Ă©lus locaux) et est de ce fait considĂ©rĂ© comme moins reprĂ©sentatif que l'AssemblĂ©e nationale.


     Le pouvoir exĂ©cutif appartient en premier lieu au PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©lu pour cinq ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire Ă  deux tours. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique est le chef de l'État et le chef des armĂ©es, il promulgue les lois et peut dissoudre l'AssemblĂ©e nationale. Il nomme le Premier ministre, et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernement. Le gouvernement peut ĂŞtre renversĂ© par une motion de censure adoptĂ©e par l'AssemblĂ©e nationale. Lorsque la majoritĂ© parlementaire et le PrĂ©sident n'appartiennent pas au mĂŞme parti politique, une lecture nouvelle des institutions voit le jour — on parle alors de cohabitation.


     Le pouvoir judiciaire, quant Ă  lui, est sĂ©parĂ© des deux autres, bien que le PrĂ©sident de la RĂ©publique dispose d'un droit de grâce. Il est lui mĂŞme subdivisĂ© entre un ordre administratif, dont la plus haute juridiction est le Conseil d'État, et un ordre judiciaire, dont la plus haute juridiction est la Cour de Cassation. La loi française stipule que tout accusĂ©, avant d'ĂŞtre condamnĂ©, est prĂ©sumĂ© innocent, et qu'une affaire peut ĂŞtre rejugĂ©e en appel sur demande d'une des parties. La France a cependant Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  plusieurs reprises par la Cour europĂ©enne des droits de l'homme pour violation de l'article 6 de la Convention europĂ©enne des droits de l'homme, qui stipule que tout homme a droit Ă  un procès Ă©quitable.


     La conformitĂ© des lois Ă  la Constitution, la rĂ©gularitĂ© des scrutins et, plus largement, le respect des institutions est contrĂ´lĂ©e par le Conseil constitutionnel.

Découpage territorial et décentralisation




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Corse.htmlLanguedoc-Roussillon.htmlProvence-Alpes-Côte d'Azur.htmlRhône-Alpes.htmlBourgogne.htmlFranche-Comté.htmlAlsace.htmlLorraine.htmlChampagne-Ardenne.htmlMidi-Pyrénées.htmlAquitaine.htmlLimousin.htmlAuvergne.htmlPoitou-Charentes.htmlCentre.htmlPays de la Loire.htmlBretagne.htmlBasse-Normandie.htmlHaute-Normandie.htmlÎle-de-France.htmlPicardie.htmlNord-Pas-de-Calais.html
Carte des régions de France métropolitaine.
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     La France mĂ©tropolitaine est divisĂ©e en de multiples collectivitĂ©s territoriales, de trois niveaux, la commune, le dĂ©partement et la rĂ©gion. Ces collectivitĂ©s territoriales sont en mĂŞme temps des circonscriptions administratives dans lesquelles l'État intervient au travers de ses services dĂ©concentrĂ©s. Les communes, au nombre de 36 570 en mĂ©tropole au 1 janvier 2009, correspondent gĂ©nĂ©ralement au territoire d'une ville ou d'un village ; elles sont dirigĂ©es par un conseil municipal, qui Ă©lit un maire, Ă  la fois agent de la collectivitĂ© territoriale et reprĂ©sentant de l'État dans la commune. Depuis les annĂ©es 1990, la coopĂ©ration entre les communes a Ă©tĂ© renforcĂ©e par l'Ă©mergence d'Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale, dont le rĂ´le s'accroit. Les 96 dĂ©partements de mĂ©tropole, créés pendant la RĂ©volution française, sont dirigĂ©s par un conseil gĂ©nĂ©ral, dont les membres sont Ă©lus au sein des cantons ; l'État y est reprĂ©sentĂ© par un prĂ©fet. Quant aux 22 rĂ©gions de mĂ©tropole, dont l'existence est plus rĂ©cente, elles sont dirigĂ©es par un conseil rĂ©gional, et l'État y est reprĂ©sentĂ© par un prĂ©fet de rĂ©gion. Ă€ ces collectivitĂ©s territoriales s'ajoutent d'autres divisions territoriales de la France, tels que le canton, l'arrondissement ou plus rĂ©cemment le pays, mais elles ne possèdent pas de dirigeants Ă©lus.


     ComparĂ©e Ă  ses voisins europĂ©ens, la France a longtemps Ă©tĂ© marquĂ©e par une forte centralisation politique, les collectivitĂ©s territoriales disposant de pouvoirs relativement faibles. NĂ©anmoins, cette situation a beaucoup Ă©voluĂ© depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980, en deux temps principalement. Les lois Deferre ont supprimĂ© la tutelle administrative a priori du prĂ©fet sur les dĂ©cisions des collectivitĂ©s territoriales et transfĂ©rĂ© l'exĂ©cutif dĂ©partemental du prĂ©fet au prĂ©sident de conseil gĂ©nĂ©ral ; l'« acte II Â» de la dĂ©centralisation, mis en place entre 2002 et 2004 par le gouvernement Raffarin, a notamment Ă©largi la dĂ©mocratie locale et renforcĂ© le principe de l'autonomie financière des collectivitĂ©s territoriales. En 2010, les compĂ©tences des collectivitĂ©s territoriales sont nombreuses, et concernent notamment l'enseignement, les transports, le dĂ©veloppement Ă©conomique et l'action sociale. NĂ©anmoins, la superposition de multiples Ă©chelons et la limite souvent floue entre les compĂ©tences des diffĂ©rentes collectivitĂ©s territoriales est la source de dĂ©bats sur l'avenir de la dĂ©centralisation, sur lequel le gouvernement Fillon s'est penchĂ© entre 2008 et 2010.

France d'outre-mer

Article dĂ©taillĂ© : France d'outre-mer.



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Une carte de la France d'outre-mer, montrant que la France est présente dans tous les océans.
France métropolitaine et d'outre-mer (bleu)



     Les territoires français situĂ©s hors d'Europe, qui correspondent Ă  d'anciennes colonies restĂ©es françaises, sont quant Ă  eux soumis Ă  des rĂ©gimes administratifs et juridiques très diffĂ©rents les uns des autres. Ces territoires, dont la situation Ă©conomique est globalement moins bonne que celle de la mĂ©tropole, bĂ©nĂ©ficient de nombreuses aides de l'État.


     La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la RĂ©union et Ă  partir de 2011 Mayotte sont Ă  la fois des dĂ©partements et des rĂ©gions d'outre-mer, dont le statut est similaire Ă  celui des dĂ©partements et rĂ©gions mĂ©tropolitaines, bien que les lois françaises puissent prĂ©voir des dispositions spĂ©cifiques les concernant. Ces dĂ©partements font partie des rĂ©gions ultrapĂ©riphĂ©riques de l'Union europĂ©enne, et sont soumis Ă  la lĂ©gislation europĂ©enne.


     En revanche, les autres territoires français d'outre-mer ne font pas partie de l'Union europĂ©enne, bien que leurs habitants disposent de la citoyennetĂ© europĂ©enne. Il s'agit tout d'abord des six collectivitĂ©s d'outre-mer, au statut très divers, la PolynĂ©sie française, Saint-BarthĂ©lĂ©my, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et jusqu'en 2011 Mayotte. Bien que l'État y conserve certaines prĂ©rogatives exclusives, elles sont soumises en grande partie Ă  une lĂ©gislation spĂ©cifique et bĂ©nĂ©ficient de la spĂ©cialitĂ© lĂ©gislative. La Nouvelle-CalĂ©donie, de son cĂ´tĂ©, est une collectivitĂ© territoriale sui generis, Ă  l'autonomie très poussĂ©e, et oĂą un rĂ©fĂ©rendum sur l'indĂ©pendance doit ĂŞtre organisĂ© entre 2014 et 2019. Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises et l'Ă®le de Clipperton, qui n'accueillent aucun habitant permanent, sont gĂ©rĂ©es directement par l'État ou son reprĂ©sentant.




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Un diagramme montrant l'évolution des pourcentages des suffrages exprimés obtenus par chaque courant politique au premier tour de chaque élection présidentielle de 1965 à 2007. On peut notamment observer une diminution de l'influence des centristes et une hausse de celle de l'extrême-droite, même si ces deux tendances ont été nuancées lors de l'élection de 2007.
Diagramme représentant le pourcentage des suffrages exprimés obtenu par chaque courant politique au premier tour de chaque élection présidentielle de 1965 à 2007.
     Communistes, extrĂŞme gauche      Socialistes, divers gauche      Ă‰cologistes      Centristes      Droite      ExtrĂŞme droite      Divers


Tendances politiques, partis et élections


     Sans ĂŞtre comparable au système amĂ©ricain, le système politique français, et notamment le suffrage uninominal majoritaire qui prĂ©vaut lors des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives, tend Ă  une bipolarisation de la vie politique. Dès lors, on observe depuis les dĂ©buts de la Cinquième RĂ©publique une tendance au regroupement des partis ; mais les retours en arrière sont frĂ©quents, et l'audience des principaux partis tend Ă  diminuer au profit des petites formations. Le paysage politique français a connu trois Ă©volutions majeures depuis les annĂ©es 1980 : la chute de l'audience du Parti communiste français, la baisse progressive de l'Ă©lectorat centriste et la hausse du vote pour des partis non-parlementaires, notamment Ă  l'extrĂŞme droite. Ces deux dernières Ă©volutions ont cependant Ă©tĂ© en partie contredites lors de rĂ©cents scrutins. Par ailleurs, l'abstention concerne un nombre de plus en plus Ă©levĂ© d'Ă©lecteurs.


     Depuis les annĂ©es 1990, les deux principaux partis français sont l'Union pour un mouvement populaire (UMP) — Rassemblement pour la RĂ©publique (RPR) avant 2002 — et le Parti socialiste (PS). L'Union pour un mouvement populaire est un parti de droite et de centre-droit, membre du Parti populaire europĂ©en. Il est en 2010 le parti le plus reprĂ©sentĂ© dans les institutions politiques nationales, puisque le PrĂ©sident de la RĂ©publique, le Premier ministre, 56 % des dĂ©putĂ©s et 40 % des sĂ©nateurs en sont membres. Le Parti socialiste est un parti de gauche et de centre-gauche, membre du Parti socialiste europĂ©en. De nombreux autres partis participent Ă  la vie politique de la France : les plus importants sont le Front national (FN, extrĂŞme droite) et le Mouvement dĂ©mocrate (MoDem, centre).




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Une photographie de Nicolas Sarkozy, actuel Président de la République.
Nicolas Sarkozy, actuel Président de la République.


Dirigeants actuels




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Une photographie de François Fillon, actuel Premier ministre.
François Fillon, actuel Premier ministre.



     Depuis l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, ancien prĂ©sident de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), est PrĂ©sident de la RĂ©publique. Ă€ la suite de la victoire de l'UMP aux Ă©lections lĂ©gislatives de 2007, Nicolas Sarkozy a nommĂ© François Fillon Premier ministre. Ce dernier est Ă  la tĂŞte d'un gouvernement qui se veut « d'ouverture Â», rassemblant des personnalitĂ©s venues principalement de l'UMP, mais aussi du centre et de la gauche. Ce gouvernement, remaniĂ© Ă  plusieurs reprises, compte au 1 mars 2010 40 membres, dont 13 femmes et deux ministres d'État, Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie.

Finances publiques


     En France, les prĂ©lèvements obligatoires reprĂ©sentaient 44,4 % du PIB en 2006, le sixième taux le plus Ă©levĂ© parmi les pays membres de l'OCDE, et ce taux a tendance Ă  augmenter. Les cotisations sociales reprĂ©sentent près de 38 % du total, dix points de plus que la moyenne des pays de l'OCDE ; Ă  l'inverse, la France est le pays dĂ©veloppĂ© oĂą les impĂ´ts sur le revenu et sur les sociĂ©tĂ©s reprĂ©sente la part la plus faible du total des prĂ©lèvements obligatoires. Dès lors, la fiscalitĂ© indirecte prime en France sur la fiscalitĂ© directe, Ă  l'instar des pays de l'Europe du Sud. Si la fiscalitĂ© directe n'a donc qu'un poids relativement faible dans les finances publiques françaises, elle est très inĂ©galement rĂ©partie entre les contribuables — en 2005, 5 % des foyers fiscaux ont payĂ© plus de la moitiĂ© de l'impĂ´t sur le revenu —, malgrĂ© les abaissements successifs des taux d'imposition des tranches supĂ©rieures.


     MalgrĂ© le taux Ă©levĂ© des prĂ©lèvements obligatoires, les dĂ©penses publiques les dĂ©passent nettement, totalisant 53,9 % du PIB en 2006. Dès lors, le dĂ©ficit public est Ă©levĂ©, atteignant 2,7 % du PIB en 2007 et mĂŞme 7,9 % en 2009 du fait de la conjoncture Ă©conomique. La dette publique de la France, quant Ă  elle, atteignait 1 457,4 milliards d'euros fin 2009, soit 75,8 % du PIB, contre 20,7 % en 1980. La France est nĂ©anmoins tenue de respecter les critères du Pacte de stabilitĂ© et de croissance de la zone euro, qui limite le dĂ©ficit budgĂ©taire Ă  3 % du PIB et la dette publique Ă  60 % du PIB.




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Deux diagrammes : le premier montre la rĂ©partition des recettes fiscales de l'État par impĂ´t et permet d'observer la prĂ©pondĂ©rance de la Taxe sur la valeur ajoutĂ©e, de la Contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e, de l'ImpĂ´t sur le revenu des personnes physiques et de l'ImpĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s ; le deuxième permet d'observer le poids des prĂ©lèvements obligatoires dans le PIB, et leur rĂ©partition, principalement au bĂ©nĂ©fice de la SĂ©curitĂ© sociale et de l'État.
Sources, précisions.


Protection sociale


     Depuis la crĂ©ation de la SĂ©curitĂ© sociale en 1945, elle est au coeur du système de protection sociale français, bien que l'État, les collectivitĂ©s territoriales et les mutuelles aient aussi un rĂ´le important. Le maintien des rĂ©gimes de protection sociale dont disposaient certaines professions avant 1945 explique la grande complexitĂ© du système, qui compte pas moins de 120 rĂ©gimes de base et 1 200 rĂ©gimes complĂ©mentaires. Le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la SĂ©curitĂ© sociale, qui compte de loin le plus grand nombre d'adhĂ©rents, est divisĂ© en quatre branches correspondant aux quatre risques majeurs, la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, la vieillesse, et la famille. Si cette protection sociale ne concernait dans un premier temps que les personnes actives, elle s'est peu Ă  peu Ă©tendue Ă  toute la population active comme inactive dans beaucoup de domaines, par exemple lors de la crĂ©ation de la couverture maladie universelle (CMU) en 1999. En outre, Ă  la fin des annĂ©es 1990, six millions de personnes dĂ©pendaient des minima sociaux.


     Les prestations sociales sont principalement financĂ©es par les cotisations sociales versĂ©es par les actifs (65,5 % du total en 2005), mais aussi — et de plus en plus — par l'État et les collectivitĂ©s territoriales. En 2005, les dĂ©penses de protection sociale — au sens le plus large du terme — reprĂ©sentaient près de 30 % du PIB et plus de 45 % du revenu disponible ajustĂ© des mĂ©nages. MalgrĂ© les efforts menĂ©s par les gouvernements successifs pour maitriser les dĂ©penses sociales, celles-ci augmentent rapidement, du fait notamment de l'augmentation des dĂ©penses de santĂ© des mĂ©nages et du vieillissement de la population — le rapport actifs sur inactifs de plus de 60 ans, qui Ă©tait de 3 en 1970, est de 2,07 en 2010 et devrait atteindre 1,36 en 2050. Les dĂ©penses sociales expliquent Ă  elles seules la quasi-totalitĂ© de la progression des dĂ©penses publiques (en pourcentage du PIB) depuis 1960, et la SĂ©curitĂ© sociale affiche en 2009 un dĂ©ficit de 23,5 milliards d'euros.

Défense

Article dĂ©taillĂ© : ArmĂ©e française.

     La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l’arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L’ArmĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l’une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (soit un budget de 39 milliards d’euros en 2010), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB en moyenne.


     Les forces militaires sont divisĂ©es en quatre armĂ©es principales, soit l’ArmĂ©e de terre, la Marine nationale, l’ArmĂ©e de l’air et la Gendarmerie nationale.


     Depuis 1996, l’ArmĂ©e est devenue de mĂ©tier et le service militaire rĂ©duit Ă  une JournĂ©e d'appel de prĂ©paration Ă  la dĂ©fense mixte. D’une capacitĂ© d'environ 350 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde, dans des théâtres d'intervention comme l'Afghanistan, le Liban, le Tchad, la CĂ´te d’Ivoire et le Kosovo, mais aussi en vertu de traitĂ©s internationaux Ă  Djibouti, au SĂ©nĂ©gal et au Gabon, sans oublier les troupes positionnĂ©es dans la France d'outre-mer. Elle mobilise en outre plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Appartenance Ă  des organisations internationales


     La France est un des membres fondateurs de l'Union europĂ©enne, de l'espace Schengen et de la zone euro. Elle est Ă©galement un des cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies. Elle est enfin membre de multiples organisations internationales, comme l'Organisation du traitĂ© de l'Atlantique Nord (OTAN), l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE), le G8, le G20 ou la Francophonie.


     Depuis 1945, quelle que soit la majoritĂ© au pouvoir, l’Europe est un axe majeur de la politique Ă©trangère française. Deux des sept Pères de l'Europe, Jean Monnet et Robert Schuman, sont français ; l'un des objectifs Ă©tait alors d'Ă©viter une nouvelle guerre mondiale en facilitant la rĂ©conciliation franco-allemande. NĂ©anmoins, le positionnement de la France et des Français vis-Ă -vis de l'Europe a souvent Ă©tĂ© ambigu : du rejet par l'AssemblĂ©e nationale du TraitĂ© crĂ©ant la CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense en 1954 Ă  celui par rĂ©fĂ©rendum du TraitĂ© Ă©tablissant une Constitution pour l'Europe en 2005, les coups d'arrĂŞt français Ă  la construction europĂ©enne ont Ă©tĂ© nombreux.


     En raison de l'application quasi-systĂ©matique de la règle de l'unanimitĂ©, la France a longtemps pu mener ses politiques de manière relativement autonome, sans abandon de souverainetĂ© Ă  l'Union europĂ©enne. En revanche, depuis le traitĂ© de Maastricht en 1992, les domaines dans lesquels l'Union europĂ©enne a compĂ©tence exclusive se multiplient. Une grande partie du droit applicable en France est aujourd'hui d'origine europĂ©enne, d'autant plus que le droit europĂ©en prime sur le droit national. La France, puissance moyenne, ne peut peser sur la scène mondiale dans beaucoup de domaines que grâce Ă  l'Union europĂ©enne. L'unification du marchĂ© europĂ©en et l'instauration d'une monnaie unique en 1999 a entraĂ®nĂ© de profondes mutations de l'Ă©conomie française, bien que le caractère bĂ©nĂ©fique ou non de ces mutations fasse dĂ©bat. La France est le premier bĂ©nĂ©ficiaire de la Politique agricole commune, qui reprĂ©sente la moitiĂ© du budget de l'Union europĂ©enne.

Politique étrangère et diplomatie


     Depuis la prĂ©sidence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle (1958-1969), la politique Ă©trangère de la France est caractĂ©risĂ©e par une volontĂ© d'indĂ©pendance, notamment vis-Ă -vis des États-Unis, ce qui s'est traduit par la mise au point par la France d'armes nuclĂ©aires et par le retrait de la France du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN de 1966 Ă  2009. La France a longtemps Ă©tĂ© vue comme un alliĂ© du monde arabo-musulman, critique vis-Ă -vis de la politique de l'État d'IsraĂ«l.


     Le rĂ©seau des reprĂ©sentations diplomatiques de la France est le deuxième du monde, avec actuellement 156 ambassades et 97 postes consulaires rĂ©partis sur les cinq continents.


     La France mène une politique active d'aide aux pays en voie de dĂ©veloppement, notamment d'Afrique. L'aide publique au dĂ©veloppement reprĂ©sente 0,39 % du revenu national brut français en 2007, un des taux les plus Ă©levĂ©s d'Europe occidentale.

Symboles républicains




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Le logotype de la République française, adopté en 1999.
Le logotype de la République française, adopté en 1999.


Article dĂ©taillĂ© : Emblèmes de la France.

     Selon la constitution de la Cinquième RĂ©publique, la France possède plusieurs emblèmes, datant pour l'essentiel de la RĂ©volution française. Le drapeau de la France est constituĂ© de trois bandes verticales d'Ă©gale largeur, de couleurs bleu, blanc et rouge. La France a pour hymne national la Marseillaise, un chant composĂ© par Rouget de Lisle et parfois critiquĂ© pour la violence de son texte. Enfin, la RĂ©publique française a pour devise les trois mots « LibertĂ©, ÉgalitĂ©, FraternitĂ© Â».


     En outre, plusieurs symboles officieux existent pour reprĂ©senter la France. En particulier, le buste de Marianne, une femme portant le bonnet phrygien, orne les mairies, et son visage est reprĂ©sentĂ© sur les timbres-poste et les faces françaises des centimes d'euro.


     Depuis 1999, le gouvernement français s'est dotĂ© d'un logotype rappelant le drapeau et la devise du pays, ainsi que la figure de Marianne.

Population et société


Démographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de la France.



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Évolution de la population de la France métropolitaine depuis 1801, comparée aux populations allemande et britannique (base 100 = 1800 ou 1801).



     La RĂ©publique française comptait 65 447 374 habitants au 1 janvier 2010, dont 62 793 732 en mĂ©tropole, soit près de 1 % de la population mondiale. Un recensement national gĂ©nĂ©ral Ă©tait organisĂ© Ă  intervalles rĂ©guliers depuis 1801, mais depuis janvier 2004, le recensement est permanent.


     Après avoir Ă©tĂ© relativement faible au XIX et au dĂ©but du XX siècle — la France a connu une transition dĂ©mographique rapide et peu marquĂ©e —, la croissance dĂ©mographique française est aujourd'hui l’une des plus dynamiques d’Europe, combinant un taux de natalitĂ© supĂ©rieur Ă  la moyenne europĂ©enne (821 000 naissances en 2009 contre 536 000 dĂ©cès) et un solde migratoire positif (environ 71 000 individus en 2009) : la population de la France s'est donc accrue de 0,54 % en 2009. La population de la France mĂ©tropolitaine pourrait s'Ă©tablir, selon la projection dit « centrale Â» de l'INSEE, Ă  70 000 000 habitants en 2050.


     En outre, la pyramide des âges voit depuis le dĂ©but du XXI siècle sa structure Ă©voluer. La part de la population la plus âgĂ©e augmente, en raison Ă  la fois de la progression de l’espĂ©rance de vie (la France jouit d'une des plus longues espĂ©rances de vie au monde) et de l’arrivĂ©e au troisième âge de la gĂ©nĂ©ration du baby boom — ce phĂ©nomène est appelĂ© communĂ©ment le papy boom. La proportion de plus de 60 ans dans la population française est ainsi passĂ©e de 17 Ă  22 % entre 1980 et 2009, et devrait dĂ©passer le tiers en 2050.

Évolution de la population de la France métropolitaine, en milliers d'habitants
-15000-5000140080013001400150016001700
505007 00012 0008 80015 00012 00018 00020 00021 000
1801185119011921194519701990200020102050
29 36136 47240 71039 14039 66050 52856 57758 85862 79370 000
N.B. : Il s'agit d'estimations avant 1950, d'une projection pour 2050. Sources

Immigration et population étrangère


     La France accueillait en 2006 4,9 millions d'immigrĂ©s (nĂ©s Ă©trangers hors du territoire) et 3,5 millions d'Ă©trangers (personnes de nationalitĂ© Ă©trangère), des chiffres proches de la moyenne des autres États d'Europe occidentale. MalgrĂ© la politique officielle d' « immigration choisie Â», 560 000 nouveaux immigrĂ©s se seraient Ă©tablis sur le sol français entre 2002 et 2007. La plupart des immigrĂ©s viennent d'Europe (44 %), du Maghreb (30%), de Turquie et d'Afrique noire, notamment des anciennes colonies françaises ; 40 % d'entre eux vivent dans la seule rĂ©gion ĂŽle-de-France. En vertu du droit du sol, une grande partie des enfants nĂ©s en France de parents immigrĂ©s obtiennent la nationalitĂ© française. La France accueille Ă©galement de nombreux Ă©tudiants Ă©trangers, en particulier dans le cadre du programme europĂ©en Erasmus. Il faut ajouter Ă  ces chiffres ceux de l'immigration clandestine : 200 000 Ă  300 000 Ă©trangers seraient en situation irrĂ©gulière sur le territoire français, et 28 000 ont Ă©tĂ© rĂ©gularisĂ©s en 2006. Au total, on estimait en 1999 que 14 millions de personnes (soit un quart de la population française) avaient au moins un parent ou un grand-parent immigrĂ©. Le calcul de ces chiffres est rendu difficile par l'absence de statistiques ethniques dans les recensements français.


     Les immigrĂ©s perçoivent des revenus infĂ©rieurs d'un tiers en moyenne Ă  ceux des non-immigrĂ©s ; ils sont deux fois plus nombreux Ă  ne pas ĂŞtre diplĂ´mĂ©s et trois fois plus nombreux Ă  vivre sous le seuil de pauvretĂ©. Ils sont très prĂ©sents dans les secteurs du bâtiment, de l'automobile et du nettoyage. NĂ©anmoins, ces diffĂ©rences sont avant tout liĂ©es Ă  la situation sociale des immigrĂ©s : Ă  situation sociale Ă©gale, leur formation scolaire et leurs revenus sont proches de ceux des Français nĂ©s en France.




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Zinedine Zidane, footballeur international et une des personnalités préférées des Français, est le fils d'immigrés algériens kabyles.



     Les populations d'origine immigrĂ©e, et notamment celles qui appartiennent Ă  des « minoritĂ©s visibles Â», sont souvent victimes de discriminations en France. Selon une Ă©tude menĂ©e en 2005-2006, dans 70 % des cas, le candidat Ă  l'embauche d'« origine hexagonale ancienne Â» est prĂ©fĂ©rĂ© au candidat d'« origine noire africaine ou maghrĂ©bine Â». Les mĂŞmes discriminations sont visibles dans le logement et le salaire. En 2007, Ă  la question « Diriez-vous vous-mĂŞmes que vous ĂŞtes raciste ? Â», 27 % des Français interrogĂ©s ont rĂ©pondu « oui Â».


     Face aux difficultĂ©s d'intĂ©gration que connaissent les populations immigrĂ©es, une partie minoritaire de cette population se tourne vers le communautarisme et le fondamentalisme religieux. Pourtant, on assiste Ă  une certaine convergence des modes de vie des populations immigrĂ©es et des Français de longue date. Les quatre personnalitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es des Français en 2009 selon Le Journal du dimanche (Yannick Noah, Dany Boon, Zinedine Zidane et Gad Elmaleh) Ă©taient toutes immigrĂ©es ou d'origine immigrĂ©e.

Famille, sexualité et égalité des sexes


     La France est, parmi les pays dĂ©veloppĂ©s, l'un de ceux oĂą le taux de fĂ©conditĂ© est le plus Ă©levĂ©. La descendance finale des femmes nĂ©es en 1959 est de 2,12 enfants par femme, tandis que l'indicateur conjoncturel de fĂ©conditĂ© Ă©tait de 1,99 enfant par femme en 2009 (1,98 en France mĂ©tropolitaine). Ă€ titre de comparaison, la fĂ©conditĂ© moyenne dans l'Union europĂ©enne s'Ă©levait Ă  1,53 enfant par femme en 2006 : la France est le pays le plus fĂ©cond d'Europe après l'Islande et l'Irlande. Pour 10 femmes nĂ©es en France au dĂ©but des annĂ©es 1960, une n'a pas eu d'enfant, deux en ont eu un, quatre en ont eu deux, deux en eu trois et une en a eu quatre ou plus.


     NĂ©anmoins, cette fĂ©conditĂ© fĂ©minine a connu des Ă©volutions multiples depuis la LibĂ©ration. Les femmes sont de plus en plus âgĂ©es lors de leur première maternitĂ© — 30 ans en 2009 — et de moins en moins souvent mariĂ©es — 53% des enfants naissent hors mariage. De plus, les naissances sont dans la majeure partie des cas voulues, en raison du dĂ©veloppement de la contraception et de l'avortement — plus de 200 000 IVG sont pratiquĂ©es chaque annĂ©e en France.


     Ces Ă©volutions ne sont qu'un des aspects des mutations profondes que connaĂ®t la famille depuis les annĂ©es 1960. Si 70% de la population française vit avec un partenaire, le taux de nuptialitĂ© a baissĂ© d'un tiers depuis les annĂ©es 1970. Une partie grandissante des couples prĂ©fère l'union libre, ou le Pacte civil de solidaritĂ© (PACS), un contrat d'union plus souple que le mariage. De plus, la durĂ©e du mariage est plus courte : le nombre de divorces a Ă©tĂ© multipliĂ© par 3,2 entre le dĂ©but des annĂ©es 1970 et la fin des annĂ©es 2000. Les enfants Ă©ventuels du couple sont alors gĂ©nĂ©ralement confiĂ©s Ă  la mère par la justice ; ces familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses, malgrĂ© la situation de prĂ©caritĂ© Ă  laquelle elles sont souvent confrontĂ©es. De plus en plus souvent, les parents sĂ©parĂ©s se remarient ensuite, d'oĂą la crĂ©ation de familles recomposĂ©es : en 1999, 1,1 million d'enfants vivaient avec un parent qui n'est pas leur père ou leur mère biologique.


     Quant aux diffĂ©rentes formes d'altersexualitĂ©, elles sont dans l'ensemble acceptĂ©es en France, mĂŞme si la loi prĂ©cède souvent les mentalitĂ©s dans la tolĂ©rance vis-Ă -vis des minoritĂ©s sexuelles. Le nombre de couples homosexuels est estimĂ© Ă  120 000 ; une part importante de ces couples ont Ă©tĂ© officialisĂ©s par un PACS, mĂŞme si la majeure partie des PACS concernent des couples hĂ©tĂ©rosexuels. Les questions de l'adoption et du mariage des couples homosexuels sont rĂ©gulièrement l'objet de dĂ©bats en France.


     Si la place des femmes dans la sociĂ©tĂ© française a beaucoup Ă©voluĂ© au cours du XX siècle, favorisĂ©es Ă  la fin du siècle par de nombreuses lois contre les discriminations qu'elles subissent, la France reste loin de l'Ă©galitĂ© hommes-femmes. Le nombre de bachelières a dĂ©passĂ© le nombre de bacheliers depuis le dĂ©but des annĂ©es 1970, mais les jeunes femmes s'orientent — ou sont orientĂ©es — vers des filières offrant des emplois moins rĂ©munĂ©rĂ©s et moins stables que les jeunes hommes. Cette diffĂ©renciation dès l'Ă©cole explique en partie — mais pas entièrement — les inĂ©galitĂ©s de revenu entre les sexes : pour un emploi Ă  temps plein, les femmes touchent en moyenne un salaire 19% infĂ©rieur Ă  celui des hommes, et la discrimination salariale pure serait de 6 Ă  7%. De plus, les femmes travaillent plus souvent Ă  temps partiel, les trois quarts des tâches domestiques leur Ă©tant confiĂ©es dans les mĂ©nages, et leur taux d'activitĂ© reste infĂ©rieur Ă  celui des hommes. Quant aux fonctions de dĂ©cision, les femmes y accèdent encore peu : elles ne dirigent que 8% des entreprises de plus de 200 salariĂ©s, et ne reprĂ©sentent en 2007 que 60 des 504 postes les plus prestigieux de la fonction publique. Si la loi du 6 juin 2000 a obligĂ© les partis politiques Ă  prĂ©senter autant de femmes que d'hommes Ă  certaines Ă©lections, les femmes ne reprĂ©sentent que 18,5% des dĂ©putĂ©s Ă©lus en 2007 et 13,1% des conseillers gĂ©nĂ©raux Ă©lus en 2008. NĂ©anmoins, il ne s'agirait pas de caricaturer la place des femmes dans la sociĂ©tĂ© française : leurs droits et leur reconnaissance restent bien meilleures que dans beaucoup de pays et sociĂ©tĂ©s traditionnelles.

Langues




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Carte des langues régionales parlées en France métropolitaine. Certaines de ces langues ont presque disparu.



     Le français est la langue très majoritairement parlĂ©e en France, et est officiellement « la langue de la RĂ©publique Â» depuis la loi constitutionnelle de 1992.


     Afin de dĂ©fendre le patrimoine linguistique du français, jugĂ© menacĂ© par la diffusion des anglicismes, le Parlement français a votĂ© la loi Toubon en 1994, dont le dĂ©cret d'application rend obligatoire l'usage des termes en français, publiĂ©s au Journal officiel par la Commission gĂ©nĂ©rale de terminologie et de nĂ©ologie, dans les documents qui Ă©manent des services et des Ă©tablissements publics de l'État.


     Selon un rapport au Ministre de l'Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie et Ă  la Ministre de la Culture et de la Communication d'avril 1999, il y aurait soixante-quinze autres langues parlĂ©es en France en comptant les langues rĂ©gionales et les langues issues de l'immigration en France mĂ©tropolitaine, ainsi que les dialectes parlĂ©s dans les DOM-TOM. Les plus rĂ©pandues sont l'alsacien, le basque, le breton, le catalan, le corse, l'occitan, l'arabe, et, outre-mer, les langues crĂ©oles.

Religions

Article dĂ©taillĂ© : Religion en France.

     Depuis la loi du 9 dĂ©cembre 1905, les Églises sont strictement sĂ©parĂ©es de l'État en France. « La RĂ©publique ne reconnaĂ®t, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [...] Â». La religion doit ĂŞtre cantonnĂ©e Ă  la sphère privĂ©e ; les limites de cette laĂŻcitĂ© sont l'objet de dĂ©bats, par exemple au sujet du port de signes religieux « ostensibles Â» Ă  l'Ă©cole en 2003-2004. De plus, la maintenance de nombreux Ă©difices religieux est assurĂ©e par l'État au titre de la protection des monuments historiques : les Ă©difices religieux reprĂ©sentent près de 30 % des monuments historiques français.


     La France, « fille aĂ®nĂ©e de l'Église Â», est un pays de tradition catholique ancienne, mais oĂą le poids de l'Église a considĂ©rablement diminuĂ©. Entre 51 et 64 % de la population serait baptisĂ©e, mais une large part de la population se dit agnostique ou athĂ©e. De plus, d'autres religions sont prĂ©sentes dans des proportions moins importantes, notamment le judaĂŻsme dès l'AntiquitĂ©, le protestantisme depuis la RĂ©forme et l'islam depuis l'arrivĂ©e en France d'immigrĂ©s du Maghreb et du Moyen-Orient au XX siècle. Par principe, l’État français s’interdit les recensements Ă  caractère religieux ; seules des estimations, imprĂ©cises et difficiles Ă  rĂ©aliser, permettent de se reprĂ©senter le poids de chaque confession en France, ainsi que le dĂ©veloppement de l'athĂ©isme et de l'agnosticisme :


     Sondage CSA 2006-2007


     Total croyants : 35 %
Total agnostiques : 25 %
Total athĂ©es : 40 %


     Sondage CSA en 2003


     Sondage par l'IFOP en 2007 pour La Vie


     Au-delĂ  de ces chiffres, la perte d'influence des religions est un aspect majeur de l'Ă©volution de la sociĂ©tĂ© française aux XIX et XX siècles. Près de 80 % des hommes et 70 % des femmes qui se disent d'origine catholique n'assistent jamais Ă  un service religieux. MĂŞme chez les catholiques les plus fervents, l'obĂ©issance aux prĂ©ceptes de l'Église diminue : 31 % des pratiquants assidus ayant eu des enfants entre 1995 et 2004 les ont eu hors mariage.

Éducation

Article dĂ©taillĂ© : Système Ă©ducatif français.



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Organisation de l'enseignement primaire et secondaire en France.



     La mise en place d'un système Ă©ducatif dans ce qui deviendra la France remonte Ă  l'Ă©poque de Charlemagne. Les dĂ©buts de l'enseignement supĂ©rieur remontent aux XII et XIII siècles avec la crĂ©ation des premières universitĂ©s. Ă€ la fin du XIX siècle, les lois Ferry ont rendu l'Ă©cole laĂŻque, obligatoire et gratuite. Depuis la rĂ©forme Berthouin en 1959, l’instruction est obligatoire de six Ă  seize ans. Si la formation et la rĂ©munĂ©ration des enseignants, ainsi que le choix des programmes, sont du ressort de l'État, la gestion des Ă©tablissements scolaires primaires et secondaires est du ressort des collectivitĂ©s territoriales.


     L'enseignement primaire se dĂ©roule en deux phases. L'Ă©cole maternelle, qui accueille les très jeunes enfants, se donne pour but leur Ă©veil, leur socialisation et la mise en place des outils fondamentaux que sont le langage et le nombre. Puis, vers l'âge de six ans, les enfants sont accueillis par l'Ă©cole Ă©lĂ©mentaire, dont les premiers objectifs sont l'apprentissage de la lecture, de l'Ă©criture et du calcul, et l'Ă©ducation civique.


     L'enseignement secondaire se dĂ©roule lui aussi en deux cycles. Le premier est dispensĂ© au collège et aboutit au diplĂ´me national du brevet. Le deuxième est dispensĂ© au lycĂ©e et aboutit Ă  des examens finaux et nationaux : le baccalaurĂ©at (professionnel, technologique ou gĂ©nĂ©ral) et le certificat d'aptitude professionnelle (CAPA dans l'enseignement agricole).


     L'enseignement supĂ©rieur français prĂ©sente la particularitĂ© de faire cohabiter les universitĂ©s et le système des Grandes Ă©coles, oĂą l'on entre gĂ©nĂ©ralement par concours Ă  l'issue des classes prĂ©paratoires. Les enseignements supĂ©rieurs pour le brevet de technicien supĂ©rieur et les classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles sont dispensĂ©s dans des lycĂ©es. Les Grandes Ă©coles sont souvent considĂ©rĂ©es comme Ă  la fois plus performantes et plus Ă©litistes que les universitĂ©s.


     Par ailleurs, près de 17% des Ă©lèves de l'enseignement primaire et secondaire sont scolarisĂ©s dans des Ă©tablissements privĂ©s, la plupart sous contrat d'association avec l'État et souvent confessionnels.


     La France a connu depuis la LibĂ©ration un Ă©largissement considĂ©rable de la scolarisation. En 1936, moins de 3 % d'une classe d'âge obtenait le baccalaurĂ©at ; ce chiffre est passĂ© Ă  30 % en 1985 et 60 % en 1995. NĂ©anmoins, cette dĂ©mocratisation de l'enseignement ne supprime pas les inĂ©galitĂ©s sociales : 25 % des enfants d'ouvriers nĂ©s entre 1974 et 1978 sont diplĂ´mĂ©s de l'enseignement supĂ©rieur, contre 77 % des enfants de cadres. Ces inĂ©galitĂ©s sont encore plus fortes dans les grandes Ă©coles : seuls 2,9 % des Ă©tudiants admis Ă  l'École nationale d'administration en 2008 avaient un parent ouvrier.


     Selon le programme PISA de comparaison des systèmes Ă©ducatifs nationaux, les rĂ©sultats du système Ă©ducatif français sont en recul par rapport aux autres États membres de l'OCDE, mais ce pessimisme n'est pas universel. MalgrĂ© les plans de prĂ©vention, l'illettrisme touche 3,1 millions de personnes, soit 9% de la population âgĂ©e de 18 Ă  65 ans ayant Ă©tĂ© scolarisĂ©e en France.

Santé

Article dĂ©taillĂ© : Système de santĂ© français.

     En France, comme dans le reste du monde, les soins de santĂ© sont dĂ©livrĂ©s par des professionnels de la santĂ© qui peuvent ĂŞtre libĂ©raux (mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, dentistes,...) ou travailler dans des hĂ´pitaux. Ces derniers peuvent ĂŞtre publics ou privĂ©s. Le système de santĂ© français est en grande partie financĂ© par la branche maladie de la SĂ©curitĂ© sociale.


     Le nombre de mĂ©decins pour 1 000 habitants Ă©tait de 3,22 en 2008, un des taux les plus Ă©levĂ©s au monde. Les Françaises et les Français bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d'une des espĂ©rances de vie les plus longues du monde, mĂŞme si le taux de mortalitĂ© prĂ©maturĂ©e (avant 65 ans) est Ă©levĂ©. Les dĂ©penses de santĂ© par habitant Ă©taient de 4 719 $ par an en 2008, ce qui place la France au-dessus de ses grands voisins europĂ©ens, mais en dessous de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, du Luxembourg, et des États-Unis. De 1950 Ă  2006, la consommation de soins et de biens mĂ©dicaux est passĂ©e de 2,5 Ă  8,8 % du PIB. Cet effort de la collectivitĂ© semble montrer ses fruits : selon le Ministère de la SantĂ©, « comparativement aux pays de mĂŞme niveau de vie, l'Ă©tat de santĂ© en France apparaĂ®t globalement bon et a tendance Ă  s'amĂ©liorer Â».


     NĂ©anmoins, la santĂ© des habitants de la France n'est pas optimale dans tous les domaines. MalgrĂ© la chute de la consommation de vin depuis les annĂ©es 1960, les Français demeurent les premiers consommateurs d'alcool d'Europe occidentale après les Irlandais. 29 % des 18-75 ans fumaient quotidiennement en 2005, malgrĂ© les intenses campagnes de lutte contre le tabagisme. Quant aux drogues illicites, la plus consommĂ©e est le cannabis : 39 % des hommes de 18 Ă  25 en auraient consommĂ© en 2005.


     De plus, la France est un des pays d'Europe qui connaĂ®t le plus de troubles dĂ©pressifs. La France est le plus gros consommateur d'antidĂ©presseurs en Europe, et l'un des pays europĂ©ens oĂą le taux de suicide est le plus Ă©levĂ©.

Médias


     En France, c'est la loi du 29 juillet 1881 qui a instituĂ© et en mĂŞme temps limitĂ© la libertĂ© de la presse.


     Si les presses rĂ©gionale, hebdomadaire et thĂ©matique se vendent bien en France, la presse quotidienne nationale d'information gĂ©nĂ©raliste est peu diffusĂ©e hors de la capitale. Dès lors, les cinq principaux titres de cette catĂ©gorie (Le Figaro, Le Monde, Aujourd'hui en France, LibĂ©ration et La Croix) ne vendent rĂ©unis que moins d'un million d'exemplaires chaque jour, quand le quotidien japonais Yomiuri Shimbun en vend Ă  lui seul plus de 14 millions.


     Depuis 1981 et la lĂ©galisation des « radios libres Â», les stations de radio publiques gĂ©rĂ©es par Radio France sont concurrencĂ©es par des stations privĂ©es, souvent propriĂ©tĂ©s de grands groupes de mĂ©dias. Dès lors, parmi les quatre premières stations de radio en audience cumulĂ©e en novembre-dĂ©cembre 2009 (RTL, NRJ, France Inter et Europe 1), seule la troisième est publique. De mĂŞme, depuis l'apparition de la première chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision privĂ©e (Canal +) en 1984, plusieurs centaines de chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision privĂ©es ont vu le jour, diffusĂ©es par le canal hertzien, par câble, par satellite ou plus rĂ©cemment par la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre (TNT). Les trois principales chaĂ®nes sont TF1, France 2 et France 3, les deux dernières appartenant au groupe public France TĂ©lĂ©visions.


     Quant Ă  l'accès au rĂ©seau internet, il ne s'est vraiment dĂ©mocratisĂ© qu'au dĂ©but des annĂ©es 2000. En dĂ©cembre 2009, 65 % des Français de 11 ans et plus Ă©taient internautes.


     Entre 2001 et 2008, la France est passĂ©e de la 10 Ă  la 35 place du classement Reporters sans frontières de la libertĂ© de la presse dans la monde.




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La joueuse de tennis Amélie Mauresmo était en 2004 puis en 2006 la numéro un mondiale selon le classement WTA.


Sports

Article dĂ©taillĂ© : Sport en France.

     Le sport en France est caractĂ©risĂ© par une tradition sportive ancienne, un rĂ´le prĂ©pondĂ©rant dans l'organisation du sport moderne et une grande variĂ©tĂ© de disciplines pratiquĂ©es Ă  haut niveau. Depuis la fin du XX siècle, le palmarès de la France en fait l'une des meilleures nations au monde dans de nombreux sports. La France est Ă  ce jour la cinquième nation sportive au monde.


     Le football est le sport le plus populaire, avec plus de 2,3 millions de licenciĂ©s (dont 97 % d'hommes), une popularitĂ© accrue par la double victoire de la France lors de la coupe du monde en 1998 puis du championnat d'Europe en 2000. Le tennis, l'Ă©quitation, les arts martiaux, le basket-ball, le handball et le golf sont Ă©galement très pratiquĂ©s, sans oublier le rugby et la pĂ©tanque, essentiellement dans le sud du pays. De plus, près de sept millions de Français pratiquent le ski chaque hiver, le plus souvent en dehors de toute organisation sportive. Quant Ă  l'escrime et au cyclisme, il s'agit des disciplines dans lesquelles la France est la plus titrĂ©e (respectivement 41 et 37 titres olympiques après les Jeux d'Athènes en 2004).

Engagement associatif, syndical et politique




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Une foule de voyageurs attend le métro à La Défense, durant une grève d'une partie du personnel de la RATP en novembre 2007.



     Si les taux de participation aux Ă©lections diminuent, la participation protestataire, en revanche, se dĂ©veloppe. En 2008, 42 % des Français ont participĂ© Ă  une manifestation, contre 25 % en 1981. En comparaison des autres pays dĂ©veloppĂ©s, la France est souvent vue comme un pays oĂą les manifestations et les grèves sont frĂ©quentes.


     Mais cette participation ponctuelle Ă  des Ă©vĂ©nements contestataires ne se traduit pas, loin s'en faut, par un engagement important dans les partis politiques et les organisations syndicales. Le premier parti politique français, l'UMP, comptait un peu moins de 230 000 adhĂ©rents en octobre 2009, soit moins de la moitiĂ© des adhĂ©rents de la CDU, le principal parti allemand de centre-droit (540 000 en novembre 2007). Quant au taux de syndicalisation (8 %), il est le plus faible des pays riches, mĂŞme s'il est plus important dans le secteur public.


     En revanche, les Français sont très impliquĂ©s dans le milieu associatif : 14 millions de bĂ©nĂ©voles sont membres de plus d'un million d'associations. Ces associations bĂ©nĂ©ficient du statut accordĂ© par la loi du 1 juillet 1901, et sont particulièrement nombreuses Ă  avoir pour objet le sport, la culture et les loisirs.

Jours fériés

Article dĂ©taillĂ© : FĂŞtes et jours fĂ©riĂ©s en France.

     MalgrĂ© son caractère laĂŻc, la France fait coexister dans son calendrier des jours fĂ©riĂ©s correspondant Ă  des fĂŞtes civiles avec des jours fĂ©riĂ©s correspondant Ă  des fĂŞtes chrĂ©tiennes. Le tableau ci-dessous fait la liste de ces jours fĂ©riĂ©s :

FĂŞtes civiles officielles
DateNomSignification
1er janvierJour de l'anPremier jour de l’année
1er maiFête du TravailFête internationale annuelle célébrant les travailleurs
8 maiVictoire 1945Victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie le 8 mai 1945
14 juilletFête nationale françaiseEn souvenir de la Fête de la fédération, le 14 juillet 1790
11 novembreArmistice 1918Armistice de la Première Guerre mondiale le 11 novembre 1918
Fêtes chrétiennes et/ou catholiques officielles
DateNomRemarques
Date variableLundi de PâquesLendemain de la résurrection de Jésus-Christ
Date variable (39 jours après Pâques)Jeudi de l'AscensionMontée aux cieux de Jésus-Christ
Date variable (50 jours après Pâques)Lundi de PentecôteLendemain de la descente de l'Esprit Saint sur les apôtres
15 aoûtAssomptionMontée aux cieux de la Vierge Marie
1er novembreToussaintFĂŞte des saints
25 décembreNoëlNaissance de Jésus-Christ

     Note : Les fĂŞtes rĂ©gionales, ainsi que les fĂŞtes ne correspondant pas Ă  un jour fĂ©riĂ©, ne sont pas prĂ©sentes dans ce tableau.

Économie


Économie de la France
Le quartier d'affaires de La Défense dans la banlieue Parisienne, le premier d'Europe par l'étendue de son marché de bureaux.



     Le secteur primaire reprĂ©sente 4 % de la population active.


     Le secteur secondaire reprĂ©sente 20,6 % du PIB en France en 2006, et occupe 24,4 % de la population active. Il est considĂ©rĂ© comme stratĂ©gique : il fournit des emplois d’ingĂ©nieur et d’ouvriers et fournit du travail de recherche et dĂ©veloppement Ă  des entreprises du secteur tertiaire.


     Le secteur tertiaire a une place prĂ©pondĂ©rante dans l'Ă©conomie française Ă  l'image de l'Ă©volution visible dans les principaux autres pays industrialisĂ©s. Le secteur tertiaire (marchand et non marchand) emploie 71,5 % de la population active, soit plus de 16 millions de Français. C’est le secteur qui contribue le plus Ă  la croissance française.

Agriculture et agro-alimentaire


     La France est le premier producteur agricole de l'Union europĂ©enne : avec 23 % de la production agricole europĂ©enne en 1999, elle est largement en tĂŞte des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %). Les principales productions sont les cĂ©rĂ©ales (blĂ©, maĂŻs) et le sucre, le vin, les produits laitiers, les fruits et lĂ©gumes, les animaux et produits carnĂ©s.


     Le secteur a connu une modernisation considĂ©rable qui a accru sa productivitĂ©. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement liĂ© surtout aux dĂ©parts massifs en retraite et prĂ©retraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activitĂ© agricole occupe 60 % du territoire mĂ©tropolitain Ă  travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitiĂ© est mis en culture et le reste profite notamment Ă  l'urbanisme mais aussi aux forĂŞts.


     En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'Ă©tablissait ainsi




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La France est le deuxième producteur mondial de raisin avec une production de 7 800 000 tonnes selon la FAO; Ici, un vignoble près de Myans en Savoie


    Liste :
  • Produits vĂ©gĂ©taux divers (plantes fourragères, plantes et fleurs) : 10,8 %
  • Fruits et lĂ©gumes : 10,4 %
  • Autres produits animaux (lait et produits laitiers, lapins, etc.) : 13,3 %
  • Produits avicoles : 6,4 %
  • BĂ©tail : 18,4 %
  • Plantes industrielles : 6,8 %
  • CĂ©rĂ©ales : 15,5 %
  • Vins : 14,2 %
  • Services (agrotourisme, etc.) : 4,2 %

     En termes de production, le bĂ©tail, avec 11,9 milliards d'euros en valeur en 2000, arrive nettement en tĂŞte, devant les cĂ©rĂ©ales (10 milliards pour 66 millions de tonnes) et les vins (8,9 milliards d'euros). Avec 22,6 milliards de litres en 2000, la production laitière de vache en France, bien qu'en baisse par rapport Ă  1990, reprĂ©sente un cinquième du total europĂ©en. Si la pĂŞche a aujourd'hui un poids dĂ©risoire tant au niveau europĂ©en que mondial (341 000 tonnes en 1999, essentiellement de thon tropical) et ne concernent plus que 6 000 navires pour environ 20 500 marins embarquĂ©s, les Ă©levages marins, principalement d'huĂ®tres et de moules, sont en constante croissance puisque leur production a doublĂ© depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980. Enfin, la rĂ©colte de bois qui s'Ă©levait Ă  36,2 millions de m en 1999, alimente toute une filière (sciage, travail du bois, fabrication d'objets, production de papier et de carton) qui emploie environ 100 000 personnes. La production agricole est Ă©galement Ă  l'origine d'un important secteur d'industries agroalimentaires qui Ă  la fin 1999 avec quelque 3 000 entreprises, employaient 370 000 salariĂ©s dont l'industrie des viandes en englobait 122 000 Ă  elle seule.

Industrie




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Les remous de l'affaire EADS ont pour origine les retards pris par les livraisons du dernier fleuron d'Airbus : l'A380



     La France est une des plus grandes puissances industrielles du monde.


     Certains industriels se sont associĂ©s avec des partenaires europĂ©ens pour former des consortiums qui se sont hissĂ©s Ă  la première place mondiale, comme dans l'industrie aĂ©ronautique avec Airbus et Eurocopter, et l'industrie spatiale avec Arianespace. Il y a d'autres groupes aĂ©ronautiques, Safran, ainsi que le groupe indĂ©pendant d’aĂ©ronautique militaire Dassault.


     La France a constituĂ© le premier groupe mondial de construction de centrales nuclĂ©aires, Areva. Elle fabrique les trains commerciaux les plus rapides du monde avec Alsthom. La France dispose d’une industrie automobile puissante (Peugeot-CitroĂ«n, Renault, Michelin). Elle a Ă©galement pu constituer des champions industriels internationaux, avec des groupes pharmaceutiques mondialement rĂ©putĂ©s (Sanofi Aventis, Institut Pasteur), quelques-uns des premiers groupes mondiaux de l’industrie agroalimentaire (Danone, Lactalis), assis sur la puissance de son agriculture et l’excellence de sa gastronomie, et de l’industrie du luxe (LVMH). La France dĂ©veloppe une industrie du bâtiment et travaux publics puissante (Bouygues, Eiffage, Vinci), et une industrie cinĂ©matographique de qualitĂ©. Dans leur secteur d'activitĂ©, plusieurs groupes français occupent la première place face Ă  leurs concurrents Ă©trangers : c'est le cas notamment de L'OrĂ©al, Michelin ou Alcatel.


     MalgrĂ© une domination du secteur des services, les bureaux d'Ă©tudes, les sociĂ©tĂ©s d'ingĂ©nierie et le « tertiaire technologique Â», les nouvelles formes d'industries sont très diversifiĂ©es et sont performantes dans les domaines oĂą les structures se sont adaptĂ©es aux contraintes du marchĂ© (aĂ©rospatiale, tĂ©lĂ©communications, micro-informatique), et se retrouvent souvent en association avec des partenaires europĂ©ens.


     Les branches employant le plus grand nombre de personnel sont les industries de la mĂ©canique, de l'Ă©lectrotechnique et de l'Ă©lectronique (25 % en 1998), le travail des mĂ©taux (11,7 %) et le bois-papier-imprimerie-Ă©dition (10,2 %). Aussi, l'automobile occupe une place particulière dont la production annuelle, de l'ordre de 5 millions de vĂ©hicules, est assurĂ©e par quelque 300 000 salariĂ©s de grands groupes (Peugeot-CitroĂ«n, Renault).


     Avec 88 % de ses entreprises ayant moins de 200 salariĂ©s en 1998, l'industrie française est peu concentrĂ©e. Il faut considĂ©rer qu'Ă  cĂ´tĂ© de grands et très grands groupes, coexistent et prospèrent de très nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) innovantes qui souvent exercent des activitĂ©s de sous-traitance.

Énergie

Article dĂ©taillĂ© : Énergie en France.



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     La filière nuclĂ©aire française constitue aujourd'hui un secteur de pointe de l'Ă©conomie du pays et l'un des piliers de sa politique Ă©nergĂ©tique. La France est le second producteur d’énergie nuclĂ©aire du monde derrière les États-Unis. Avec 58 rĂ©acteurs nuclĂ©aires, tous exploitĂ©s par EDF, la France possède le second parc au monde après les États-Unis ; quant Ă  la part de l’énergie nuclĂ©aire dans l’ensemble de la production d’électricitĂ©, avec près de 79 %, la France est en tĂŞte au niveau mondial.


     RĂ©partition de la production d’électricitĂ© totale en 2005


     CaractĂ©ristiques du nuclĂ©aire français selon le ministère de l'Écologie.

    Liste :
  • 78 % des kWh Ă©lectriques produits en France sont d'origine nuclĂ©aire.
  • 59 rĂ©acteurs nuclĂ©aires sont en service dans tous le pays dans 19 centrales.
  • La puissance installĂ©e du parc s'Ă©lève jusqu'Ă  63 GWe.
  • Le coĂ»t d'investissement du parc nuclĂ©aire a Ă©tĂ© de l'ordre de 77 milliards d'€ en 2003.
  • Ce mĂŞme parc a permis une Ă©conomie de 10 milliards d'euros en 2005 par rapport Ă  un parc thermique au gaz.
  • L'Ă©nergie nuclĂ©aire Ă©vite l'Ă©mission de 31 millions de tonnes de carbone dans l'atmosphère, sur 1 annĂ©e.
  • 1 100 Ă  1 200 tonnes de dĂ©chets irradiĂ©s sont produits, chaque annĂ©e, par les centrales nuclĂ©aires EDF françaises.

     Le choix stratĂ©gique du nuclĂ©aire a permis d'abaisser rĂ©gulièrement la facture Ă©nergĂ©tique de la France. Pour autant, le taux d'indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique du pays s'accroit fortement : de 26 % en 1973, il est de l'ordre de 50 % depuis la fin des annĂ©es 1980. Le nuclĂ©aire a aussi permis Ă  la France de rĂ©duire le niveau des Ă©missions contribuant Ă  l'effet de serre. La France a ainsi l'un des plus bas taux de rejet de CO2 des pays de l'OCDE. Ses Ă©missions de carbone dues Ă  l'utilisation de l'Ă©nergie s'Ă©levaient Ă  1,68 t par habitant en 2002, contre 2,30 t pour l'Union europĂ©enne Ă  15 (dont 2,80 t pour l'Allemagne et 2,44 t pour le Royaume-Uni) et 5,36 t pour les États-Unis. Ainsi la France a des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre par habitant infĂ©rieures de 21 % Ă  la moyenne europĂ©enne, et de 30 Ă  40 % infĂ©rieurs Ă  ceux de ses grands pays limitrophes.


     En 1960, cependant, la part des Ă©nergies renouvelables (en l'occurrence Ă©nergie hydraulique) dans la production d'Ă©lectricitĂ© Ă©tait de 51 %, proportion qui n'a plus Ă©tĂ© Ă©galĂ©e depuis.

Commerce


     Le commerce a Ă©tĂ© marquĂ© depuis quelques annĂ©es par un bouleversement donnant profit Ă  la grande distribution, dont certains noms constituent des groupes de taille mondiale, souvent Ă  la faveur de fusions-acquisitions de grande ampleur (Carrefour, Auchan, Casino, Leclerc, Intermarché…).


     La France se dĂ©marque au niveau du système de distribution : la grande distribution en France a un poids très fort dans le circuit Ă©conomique, puisque l'on voit les grands distributeurs dominer en partie, par l'aval, le système de production. C'est une particularitĂ© de la France, oĂą les grands distributeurs peuvent, dans une certaine mesure, fixer les prix des producteurs.

Tourisme

Article dĂ©taillĂ© : Tourisme en France.



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La tour Eiffel à Paris, un des premiers monuments payants visités au monde



     Le pays le plus visitĂ© au monde (en nombre de visiteurs Ă©trangers) est la France ; il en va de mĂŞme pour Paris, première ville touristique en termes de frĂ©quentation ; enfin la tour Eiffel est le monument payant le plus visitĂ© au monde. Le monument le plus visitĂ© en France est Notre-Dame de Paris. Pour autant, la recette du tourisme international est plus Ă©levĂ©e aux États-Unis (81,799 milliards de $ en 2005) qu'en France (44,018 milliards de $ en 2005). En effet, d'une part les sĂ©jours en France sont gĂ©nĂ©ralement de courte durĂ©e : les touristes se dĂ©placent souvent dans les pays voisins d'Europe qui sont aussi très attractifs ; et d'autre part il ne s'agit pas des mĂŞmes touristes (tourisme familial au lieu de tourisme d'affaires), ce qui fait que les dĂ©penses sont bien moins grandes en France. En 2000, près de 75,5 millions d'entre eux, record absolu, se seraient rendus en France. La balance extĂ©rieure du tourisme français est très largement excĂ©dentaire : en 2000, le tourisme a gĂ©nĂ©rĂ© 32,78 milliards d'euros de recettes, alors que les touristes français qui voyagent Ă  l'Ă©tranger n'ont dĂ©pensĂ© que 17,53 milliards d'euros. Il se dĂ©gage donc un excĂ©dent d'environ 15,24 milliards d'euros. Et reprĂ©sente environ 1,35 million d'emplois. La grande variĂ©tĂ© des paysages, la longueur des cĂ´tes, la haute montagne, le centre des villes anciennes, sans oublier le prestige de la culture française (cuisine, mode de vie, etc.), ainsi que la richesse du patrimoine (littĂ©rature, peinture, figures historiques emblĂ©matiques) expliquent sans doute l'engouement des visiteurs.

Recherche

Article dĂ©taillĂ© : Recherche scientifique en France.

     La France compte aujourd'hui de nombreux centres de recherche parmi les plus avancĂ©s d'Europe, voire du monde. Pour ne citer que quelques exemples, le CNRS regroupe toutes les disciplines du savoir ; le CEA est spĂ©cialisĂ© dans les applications de l'Ă©nergie atomique ; l'INRIA est un centre renommĂ© en informatique et en automatique ; le BRGM effectue ses recherches dans le domaine de la gĂ©ologie ; l'INRA est spĂ©cialisĂ© dans la recherche agronomique ; l'IFREMER effectue des recherches sur les ocĂ©ans ; l'ONERA en aĂ©ronautique, et l'IFP dans les applications du pĂ©trole.


     La plupart de ces centres de recherche sont maintenant organisĂ©s en rĂ©seaux avec des universitĂ©s et des entreprises, pour former les pĂ´les de compĂ©titivitĂ© créés en 2002, qui sont aujourd'hui au nombre de soixante-et-onze. Ils participent souvent Ă  des programmes de recherche de l'Union europĂ©enne.


     Dans le domaine des rĂ©acteurs nuclĂ©aires du futur, la France est l'un des onze pays membres du Forum International GĂ©nĂ©ration IV ; le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) est implantĂ© sur le territoire français Ă  Cadarache.


     L'Agence nationale de la recherche (ANR), créée en 2007 a pour objectif de financer les projets de recherche et d'accroĂ®tre le nombre de projets de recherche, venant de toute la communautĂ© scientifique, qu'elle finance après mise en concurrence et Ă©valuation par les pairs.

Mode, luxe et beauté

Technologies de l'information et de la communication


     L'informatique (on parle quelquefois de TIC, technologies de l'information et de la communication) est l'activitĂ© la plus stratĂ©gique, puisqu'on la retrouve dans tous les domaines : informatique de gestion, informatique scientifique, systèmes temps rĂ©el, statitisques.


     Historiquement, la France s'Ă©tait appropriĂ©e les techniques de la mĂ©canographie (l'ancĂŞtre de l'informatique) avec beaucoup de retard par rapport aux États-Unis, qui l'employaient dĂ©jĂ  dès 1890 pour le recensement de la population. La France avait acquis une certaine avance avec le Minitel dans les annĂ©es 1980, mais l'extension considĂ©rable d'Internet a touchĂ© en premier lieu les pays anglosaxons, et surtout les États-Unis qui ont dĂ©ployĂ© des rĂ©seaux mondiaux tentaculaires dans le cadre d'une politique systĂ©matique d'intelligence Ă©conomique.


     Parmi les entreprises françaises de ce secteur, on trouve un constructeur informatique, Bull, quelques grandes SSII et intĂ©grateurs (Capgemini, Atos), quelques jeunes pousses très bien placĂ©es dans leur spĂ©cialitĂ© (Exalead, Mondeca, Sinequa,...), mais très peu d'Ă©diteurs de logiciels.


     Les pouvoirs publics en France prennent conscience progressivement de l'importance cruciale des techniques de l'information et de la communication :

Services

Finance et assurance

Place de la France dans l'économie mondiale


     En 2008, la France est redevenue la cinquième puissance Ă©conomique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine et l’Allemagne. Avec ses 675 417 km et ses 65 millions d'habitants DOM-TOM compris, la France ne peut pas ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un « grand Â» pays Ă  l'Ă©chelle mondiale. Cependant, son poids Ă©conomique a su en faire un acteur majeur de la scène internationale. La France a très tĂ´t tirĂ© profit de ses atouts naturels, Ă  commencer par sa situation gĂ©ographique, du centre de l'Europe aux dĂ©bouchĂ©s sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : MĂ©diterranĂ©e, Manche, Atlantique...


     Ă€ cet Ă©gard, le MarchĂ© commun europĂ©en mis en place en 1957, a constituĂ© un fort moteur de dĂ©veloppement pour les entreprises françaises, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM ont conservĂ© un rĂ´le important de partenaires commerciaux.


     Depuis trente ans, l'industrie française s'est considĂ©rablement internationalisĂ©e. La France est aujourd'hui le quatrième exportateur mondial, tous produits confondus, malgrĂ© une faiblesse inhĂ©rente, puisqu'elle ne contrĂ´le pas le système productif, dominĂ© en amont par ceux qui produisent les machines-outils. Elle est le deuxième exportateur mondial de services, surtout du fait qu'elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 60 millions de visiteurs par an.


     Le dĂ©veloppement de l'export varie très fortement d'un secteur Ă  un autre. Les secteurs en recul sont le bois et le papier, le textile, les Ă©quipements Ă©lectriques et Ă©lectroniques, les Ă©quipements du foyer, l'habillement et le cuir. Les secteurs en hausse sont la construction navale, l'industrie aĂ©ronautique et ferroviaire, la pharmacie et la parfumerie, l'industrie automobile, l'industrie agroalimentaire et le secteur des composants Ă©lectriques et Ă©lectroniques.


     Très reprĂ©sentĂ© Ă  l'exportation, le secteur agro-alimentaire avait 9,4 milliards d'euros d'excĂ©dent en 2000, ce qui fait de la France le deuxième exportateur mondial pour les produits agroalimentaires, derrière les États-Unis. On retrouve en tĂŞte des produits les boissons et alcools (champagne, vins, cognac), puis viennent les cĂ©rĂ©ales et les animaux et viandes. Ce secteur est suivi de très près par l'industrie automobile (9,3 milliards d'euros) et les biens d'Ă©quipement qui se trouvent dans une situation contrastĂ©e : on trouve un solde très positif pour l'industrie des transports notamment due aux succès aĂ©ronautiques (Airbus) et navals de l'industrie française. Au contraire, le solde est nĂ©gatif pour les Ă©quipements mĂ©caniques et Ă©lectriques-Ă©lectroniques.




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Le Port autonome de Dunkerque, 3 port de commerce français en termes de tonnage



     Les principaux partenaires commerciaux de la France sont Ă©videmment les pays de l'Union europĂ©enne, avec lesquels son commerce est excĂ©dentaire et qui concentraient 62 % de ses exportations et 60 % de ses importations en 2000. Ils sont suivis de loin par l'AmĂ©rique et l'Asie. L'Allemagne se dĂ©tache en tĂŞte du marchĂ© europĂ©en comme partenaire traditionnel. Elle est suivie du Royaume-Uni, de l'Italie et de l'Espagne, qui constituent un fort dĂ©bouchĂ© pour les entreprises exportatrices du pays.


     Concernant les importations, les plus grandes importations françaises sont d'ordre Ă©nergĂ©tique. Les principaux fournisseurs d'hydrocarbures de la France sont la Norvège, puis l'Arabie saoudite, la Russie et enfin sa voisine britannique. On peut citer d'autres branches importatrices telles les biens d'Ă©quipement domestique et l'habillement-cuir.


     Depuis 2004, la France connaĂ®t un dĂ©ficit de sa balance commerciale, de plus en plus creusĂ©.

Patrimoine culturel


Patrimoine architectural

Patrimoine artistique et événements culturels




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Victor Hugo, né en 1802 à Besançon et mort en 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française



     La culture française est riche, diversifiĂ©e et ancienne, et reflète ses cultures rĂ©gionales et l’influence des vagues d’immigration de toutes Ă©poques. Sa capitale, Paris - la Ville lumière - est depuis longtemps un foyer culturel important (la Sorbonne...), accueillant les artistes de toutes origines, et abrite aujourd'hui le plus grand nombre de sites Ă  caractère culturel au monde (musĂ©es, places, bâtiments et autres). Certains de ces sites sont consacrĂ©s Ă  une grande variĂ©tĂ© de thèmes (notamment au sein du musĂ©e du Louvre) ainsi, cette richesse de la culture a fait de la France, ainsi que de Paris, les premiers sites touristiques mondiaux.


     Patrie de nombreux philosophes (le XVII siècle ou Grand siècle, et le XVIII siècle ou Siècle des Lumières Ă©tant les siècles d'or de la France), la culture française a lĂ©guĂ© au monde la langue des diplomates, une certaine conception universelle de l’homme, de nombreuses rĂ©alisations techniques et mĂ©dicales et un art de vivre ancestral.


     La culture française continue de rayonner au sein de la Francophonie qui lui fournit Ă©galement des contributeurs francophiles d’exception, tels que l'homme politique sĂ©nĂ©galais et Ă©crivain de langue française LĂ©opold SĂ©dar Senghor.

Littérature

Article dĂ©taillĂ© : LittĂ©rature française.

Architecture


     voir les architectes français,

Peinture

Article dĂ©taillĂ© : Peinture française.

     Vous pouvez voir également : les peintres français,

Sculpture

Article dĂ©taillĂ© : Sculpture française.

Musique

Articles dĂ©taillĂ©s : Musique française et Chanson française.

     Il y a une longue tradition de la musique en France.


     Au Moyen Ă‚ge, Ă  partir du XII siècle, les troubadours (de langue d'oc) et les trouvères (de langue d'oĂŻl) sont des chanteurs et poètes, qui ont en commun les thèmes de leurs chansons, l'amour courtois et leurs frĂ©quentations des cours seigneuriales. Vers 1150 se dĂ©veloppe Ă  Paris, autour de la CathĂ©drale Notre-Dame, une Ă©cole contrapuntique europĂ©enne, qui prend le nom d'Ă©cole de Notre-Dame, avec comme compositeurs majeurs LĂ©onin et PĂ©rotin, et aboutira au mouvement polyphonique de l’ars antiqua. En 1320 apparaĂ®t Ă  Paris l'ars nova avec le traitĂ© thĂ©orique sur la musique de Philippe de Vitry.


     Au XV siècle et Ă  la Renaissance, se dĂ©veloppe dans le nord de la France et les Flandres l'Ă©cole franco-flamande, qui Ă©labore une musique polyphonique, et dont les principaux reprĂ©sentants sont Guillaume Dufay et Josquin des PrĂ©s en France, et Roland de Lassus en Belgique. Philippe Verdelot a donnĂ© un nouveau genre, le madrigal, forme de cantate Ă  plusieurs voix adoptĂ©e ensuite par Palestrina et Monteverdi.


     La musique française a su se dĂ©marquer par de grands noms Ă  toutes les Ă©poques (Rameau, Berlioz, Offenbach, Ravel, Debussy), et ce, Ă  travers le monde.

Photographie

Article dĂ©taillĂ© : Photographie française.

Cinéma

Article dĂ©taillĂ© : CinĂ©ma français.

     Après avoir inventĂ© le cinĂ©ma Ă  Lyon et dĂ©fendant avec ardeur l'exception culturelle, la France dĂ©veloppe une industrie cinĂ©matographique qui reste en Europe l'une des rares Ă  rĂ©sister Ă  la machine hollywoodienne.

Une longue tradition scientifique


     La France est depuis le Moyen Ă‚ge un foyer de connaissance qui rayonne en Europe et dans le monde. L'universitĂ© de Paris, créée Ă  la fin du XII siècle (en 1200), a Ă©tĂ© dès son origine l'une des plus importantes d'occident. Elle l'est restĂ©e Ă  la Renaissance.


     Au XVII siècle, la France a fourni plusieurs scientifiques comme Blaise Pascal, restĂ© cĂ©lèbre pour ses travaux en mathĂ©matiques et en sciences physiques (travaux sur le vide et la pression atmosphĂ©rique, Ă©tude des fluides) ; RenĂ© Descartes, qui a beaucoup apportĂ© en gĂ©omĂ©trie analytique et en optique ; Pierre de Fermat, mathĂ©maticien auteur de plusieurs thĂ©orĂŞmes, qui s'est aussi intĂ©ressĂ© aux sciences physiques et Ă  l'optique. C'est Ă  cette Ă©poque, en 1666, que fut créée l'AcadĂ©mie des Sciences, cercle de savants qui se rĂ©unissaient autour de mĂ©cènes ou de personnalitĂ©s Ă©rudites.


     Au XVIII siècle, Antoine Lavoisier, chimiste, a fondĂ© la chimie moderne ; Jean le Rond D'Alembert a rĂ©digĂ© la partie scientifique de l’EncyclopĂ©die ou Dictionnaire raisonnĂ© des sciences, des arts et des mĂ©tiers ; Gaspard Monge a inventĂ© la gĂ©omĂ©trie descriptive.


     Au XIX siècle, Augustin Fresnel, physicien, fut le fondateur de l’optique moderne, avec la thĂ©orie ondulatoire de la lumière ; Sadi Carnot physicien et ingĂ©nieur polytechnicien, posa les bases de la thermodynamique ; Augustin Louis Cauchy, membre de l’AcadĂ©mie des sciences et professeur Ă  l’École polytechnique, fut l'un des mathĂ©maticiens les plus prolifiques, avec près de 800 parutions et sept ouvrages ; Louis Pasteur, fut un pionnier de la microbiologie.


     Au XX siècle, la France a encore fourni des scientifiques de renom : Henri PoincarĂ©, mathĂ©maticien et physicien, a rĂ©alisĂ© des travaux d'importance majeure en optique, en calcul infinitĂ©simal, il est aussi un prĂ©curseur majeur de la thĂ©orie de la relativitĂ© restreinte ; Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie, prix Nobel de physique en 1903 sont restĂ©s cĂ©lèbres pour leurs travaux sur la radioactivitĂ© ; Paul Langevin est connu pour sa thĂ©orie du magnĂ©tisme ; RenĂ© Dubos, agronome, biologiste et Ă©cologue, a participĂ© aux travaux prĂ©paratoires de la ConfĂ©rence des Nations Unies sur l’Environnement Humain Ă  Stockholm en 1972, et est l'auteur de la formule « agir local, penser global Â» ; Pierre-Gilles de Gennes, a Ă©tĂ© prix Nobel de physique en 1991 pour ses travaux sur les cristaux liquides et les polymères ; Luc Montagnier, virologue et directeur du laboratoire a dĂ©couvert en 1983 le VIH (virus responsable du SIDA), prix Nobel de mĂ©decine 2008.


     Les mathĂ©maticiens français sont Ă©galement bien reprĂ©sentĂ©s parmi les laurĂ©ats de la MĂ©daille Fields, la plus haute distinction existante dans ce domaine depuis 1936 (puisque le Nobel n'existe pas pour cette discipline qui nĂ©anmoins irrigue l'ensemble des autres disciplines scientifiques), attribuĂ©e tous les 4 ans : Laurent Schwartz (1950), Jean-Pierre Serre (1954), RenĂ© Thom (1958), Alexandre Grothendieck (1966), Alain Connes (1982), Pierre-Louis Lions et Jean-Christophe Yoccoz 1994), Laurent Lafforgue (2002), Wendelin Werner (2006).


     La France a aussi fourni des pionniers avec :

Gastronomie

Article dĂ©taillĂ© : Cuisine française.

Rayonnement culturel international


     La France attache depuis longtemps une grande importance aux Ă©changes culturels (cinĂ©ma, théâtre, arts, livres, idĂ©es, mĂ©dias), Ă  la promotion de la langue française et au plurilinguisme. Elle a obtenu en 2005 Ă  l’UNESCO l’adoption d’une convention sur la diversitĂ© culturelle et linguistique. Elle entretient un important rĂ©seau d’instituts culturels, d’alliances françaises et de lycĂ©es français Ă  travers le monde.


     La France contribue au renforcement de la prĂ©sence de ses mĂ©dias : la radio RFI (créée en 1975), les chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision TV5 (créée en 1984), et France 24 (créée en 2006). Les mĂ©thodes d’action culturelle Ă  l’étranger se sont modernisĂ©es : la mise en place de l’opĂ©rateur CulturesFrance en 2006 est un exemple rĂ©cent d’une politique culturelle depuis longtemps partie intĂ©grante de la politique Ă©trangère française.


     La langue française est le vĂ©hicule de la pensĂ©e et de la culture française dans le monde. Le français demeure l’une des langues officielles de nombreuses organisations internationales. Le français est la deuxième langue officielle de l’OCDE, dont le siège est Ă  Paris. Il figure parmi les six langues officielles de l’ONU et de l'UNESCO (avec l’anglais, l’espagnol, le russe, le chinois mandarin, et l’arabe). Le français est Ă©galement langue officielle de nombreuses autres institutions ou organisations de toutes sortes.


     La langue française est l'une des deux langues de travail de l’ONU, ainsi que de toutes ses agences. Elle est Ă©galement une des trois principales langues de travail de la Commission europĂ©enne avec l’allemand et l’anglais. Elle est une des trois langues de travail de l’Union africaine.


     HĂ©ritière de la Renaissance et des Lumières, la langue française, si elle est aujourd'hui fortement concurrencĂ©e par l'anglais dans les domaines scientifique, informatique, et Ă©conomique, reste nĂ©anmoins une langue internationale de rĂ©fĂ©rence dans la diplomatie et le droit.


     La France s'appuie sur le rĂ©seau de l’Alliance française, composĂ© de plus d’un millier d’associations de droit local implantĂ©es dans 136 pays. Ces associations promeuvent la langue française et les cultures française et francophones, tout en veillant Ă  soutenir la diversitĂ© culturelle.


     L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a pour rĂ´le de promouvoir la langue française, parlĂ©e par plus de 180 millions de personnes. Elle rassemble 63 États et gouvernements et entretient des programmes d’échanges culturels entre ses membres (Afrique francophone, Maghreb, AmĂ©rique du Nord, Proche-Orient, CaraĂŻbe, ocĂ©an Indien, Europe, ex-Indochine, Paciď¬que). Les chefs d’État et de gouvernement se rĂ©unissent en sommet tous les deux ans. L’OIF s’est aussi engagĂ©e Ă  dĂ©fendre les valeurs dĂ©mocratiques et les droits de l’homme parmi ses membres.


     L'OIF a plusieurs opĂ©rateurs dont l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), rĂ©seau mondial de plus de 700 Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur et de recherche francophones, dont les membres sont prĂ©sents dans 83 pays. Les activitĂ©s de l'AUF comprennent la crĂ©ation et l'animation de campus numĂ©riques francophones et de centres d'accès Ă  l'information sur de nombreux campus francophones, notamment en Afrique. L'AUF facilite aussi la mobilitĂ© des Ă©tudiants et des chercheurs au sein de l'espace universitaire francophone.


     Enď¬n, la France veut renforcer sa position sur le marchĂ© international de l’économie du savoir en exportant l’enseignement supĂ©rieur en français ou « Ă  la française Â». Elle cherche aussi Ă  attirer les meilleurs Ă©tudiants Ă©trangers par des programmes d’échanges et de mobilitĂ© : environ 220 000 Ă©tudiants Ă©trangers sont très bien accueillis et guidĂ©s pendant leur sĂ©jour en France.

La France dans l'art et la littérature

Compléments


Notes

  1. ↑ Dont 543 965 en France mĂ©tropolitaine. Les 432 000 km de la Terre AdĂ©lie concernĂ©s par le TraitĂ© sur l'Antarctique de 1959, qui a conduit au gel des revendications territoriales sur ce continent, sont exclus de ce calcul.
  2. ↑ Ce chiffre concerne toute la France, métropolitaine comme d'outre-mer. La densité de population en France métropolitaine est de 115 habitants/km².
  3. ↑ PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  4. ↑ PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  5. ↑ Avant 2002, le franc français.
  6. ↑ Franc CFP dans les collectivitĂ©s du Pacifique :
    1 000 XPF = 8,38 EUR exactement, soit 1 EUR ≠119,3317 XPF environ (source officielle IEOM)
  7. ↑ .gp, .mq, .gf, .re, .pm, .yt, .tf, .wf, .pf et .nc pour les collectivités d’outre-mer, ainsi que .eu (partagé avec les autres pays de l'Union européenne).
  8. ↑ Une partie de la frontière de la France avec l'Allemagne correspond néanmoins au cours du Rhin.
  9. ↑ Des populations francophones résident en Belgique et en Suisse.
  10. ↑ La souveraineté de la France sur ce territoire, contesté par l'Australie, est en outre limitée par les clauses du traité sur l'Antarctique.
  11. ↑ Ces chiffres concernent l'année 2007, et correspondent à la part du transport routier dans le total des transports de voyageurs et marchandises cette année-là, respectivement en voyageurs-km et en tonnes-km.
  12. ↑ Voir à ce sujet l'article Sécurité routière en France.
  13. ↑ Le 3 avril 2007, le TGV a atteint la vitesse record de 574,8 km/h. Voir l'article Records du monde de vitesse du TGV.
  14. ↑ Par exemple le Vélib' à Paris.
  15. ↑ C'est au cours de cette exécution que périt Blandine de Lyon, considérée par les chrétiens comme l'un des premiers martyrs et plus tard canonisée par l'Église catholique.
  16. ↑ Si l'année 496 est traditionnellement retenue comme celle du baptême de Clovis, certains historiens contestent cette date pour laquelle les sources historiques sont minces.
  17. ↑ Chacun des deux frères prononce le serment devant l'armĂ©e de son alliĂ© et dans la langue vernaculaire de celle-ci ; Louis a ainsi prononcĂ© le texte en roman et Charles en langue germanique.
  18. ↑ Les Capétiens règneront sur la France jusqu'à la Révolution française en 1792, puis à nouveau de 1815 à 1848.
  19. ↑ Paris compterait quelque 200 000 habitants au dĂ©but du XIV siècle.
  20. ↑ En 1303, l'envoyé de Philippe le Bel aurait souffleté le pape Boniface VIII à Anagni, mais la plupart des historiens considèrent aujourd'hui que cet événement relève davantage du mythe que de la réalité historique.
  21. ↑ En moins de 14 ans, les trois fils de Philippe le Bel ont trouvĂ© la mort sans hĂ©ritier mâle. Leur cousin germain a alors obtenu le trĂ´ne, au dĂ©triment des filles des rois dĂ©funts et surtout du roi d'Angleterre Édouard III, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère. Cette succession, dont le prĂ©texte est la loi salique rĂ©cupĂ©rĂ©e Ă  cette Ă©poque et qui interdit Ă  une femme de transmettre la couronne royale, serait en rĂ©alitĂ© surtout due au refus des barons français de voir un roi Ă©tranger monter sur le trĂ´ne. Vous pouvez voir également : l'article dĂ©taillĂ© sur la succession de Charles IV de France.
  22. ↑ Ce chiffre est issu des chroniques du contemporain Jean Froissart. Mais, selon des travaux récents portant sur quelques provinces du royaume, la population de ces provinces aurait été divisée par deux, voire par trois entre 1315 et 1450, la peste étant le principal facteur de cette chute démographique.
  23. ↑ La Provence et le Roussillon sont conquis sous Louis XI.
  24. ↑ François I avait été lui aussi candidat à l'Empire.
  25. ↑ En 1534 a lieu l'affaire des Placards : des Ă©crits injurieux contre la messe et la religion catholique ont Ă©tĂ© placardĂ©s jusque sur la porte de la chambre du roi. L'attitude de la monarchie vis-Ă -vis du protestantisme devient Ă  partir de lĂ  fortement hostile et rĂ©pressive.
  26. ↑ Derrière cet absolutisme apparent, le pouvoir de Louis XIV reste néanmoins limité par les multiples franchises, privilèges et libertés qu'ont obtenus au cours des siècles précédents de nombreuses entités politiques régionales ou locales.
  27. ↑ Le règne de Louis XIV a duré 72 ans, et son pouvoir personnel 54 ans. Louis XIV est ainsi le chef d'État ayant gouverné le plus longtemps la France.
  28. ↑ Napoléon Ier est notamment à l'origine de la création de la Banque de France, des lycées, des chambres de commerce, des cours d'appel, de la Légion d'honneur ou encore des préfectures. C'est également sous son règne que sera adopté le code civil français.
  29. ↑ Dans une Europe de 167 millions d'habitants, 82 sont sous le contrôle direct ou indirect de l'Empereur.
  30. ↑ En 1914, l'Empire colonial français compte environ 50 millions d'habitants et 10 millions de kilomètres carrés.
  31. ↑ Citons notamment la création des conventions collectives, la limitation du temps de travail à 40 heures par semaine et l'institution de deux semaines de congés payés.
  32. ↑ 238 000 militaires français auraient Ă©tĂ© tuĂ©s au cours de la Seconde Guerre mondiale, selon Histoire : Le monde de 1939 Ă  nos jours (manuel scolaire de terminale), Nathan, 1998.
  33. ↑ Jacob Robinson donne le chiffre de 83000 Juifs exterminĂ©s en France ou Ă  partir du territoire français (Jacob Robinson, Encyclopaedia Judaica, citĂ© par LĂ©on Poliakov, Histoire de l'antisĂ©mitisme, t. 2, Seuil, 1993, p. 527 
  34. ↑ Outre les organisations paramilitaires et les tentatives de coups d'État qui ont marqué ce conflit, de nombreux actes de torture auraient été commis dans chaque camp.
  35. ↑ Ce terme a été utilisé par le juriste français Maurice Duverger pour désigner plusieurs régimes politiques, dont la Cinquième République française.
  36. ↑ L'expression de « rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel Â» appartient Ă  Maurice Duverger, celle de « rĂ©gime parlementaire bireprĂ©sentatif Â» Ă  Marie-Anne Cohendet.
  37. ↑ Avant la révision constitutionnelle de 2000, le Président de la République était élu pour sept ans.
  38. ↑ Néanmoins, ce droit d'appel n'existe pas dans certains cas où le litige ou les réquisitions du plaignant sont considérées comme de faible importance. Le pourvoi en cassation reste cependant toujours possible. Voir à ce sujet l'article Organisation juridictionnelle (France).
  39. ↑ Voir à ce sujet l'article Cour européenne des droits de l'homme#Violations de l'article 6.
  40. ↑ Après la crĂ©ation de circonscriptions d'action rĂ©gionale en 1960, les rĂ©gions ont Ă©tĂ© instituĂ©es en 1972 ; il faudra cependant attendre 1982 pour qu'elles deviennent des collectivitĂ©s territoriales et 1986 pour que les premiers conseillers rĂ©gionaux soient Ă©lus au suffrage universel.
  41. ↑ Il faut cependant ajouter à cette liste le cas de certaines entités au statut particulier. La Collectivité territoriale de Corse possède un statut à part, distinct de celui des régions. Quant aux trois plus grandes communes du pays (Paris, Marseille et Lyon), elles sont divisées en arrondissements municipaux, au sein desquels un conseil d'arrondissement est élu, mais ce conseil d'arrondissement ne possède que des pouvoirs limités et généralement subordonnés à l'accord du conseil municipal.
  42. ↑ En 2009, les habitants de Mayotte se sont prononcé par référendum pour la départementalisation de leur collectivité, dont le statut était déjà proche de celui des départements.
  43. ↑ En 1965 et 1974, le parti communiste n'avait pas présenté de candidat aux présidentielles. Par ailleurs, Édouard Balladur, dissident du RPR investi par l'UDF en 1995, est comptabilisé dans les voix du centre.
  44. ↑ Entre 1974 et 2002, au premier tour de chaque Ă©lection prĂ©sidentielle, la part des suffrages exprimĂ©s obtenues par les trois premiers candidats cumulĂ©s n'a cessĂ© de diminuer, de presque 91 % en 1974 Ă  un peu moins de 53 % en 2002. NĂ©anmoins, cette Ă©volution a Ă©tĂ© contredite par l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007 : les trois premiers candidats ont obtenu plus de 75 % des suffrages exprimĂ©s, un rĂ©sultat qui s'explique en partie par la peur des Ă©lecteurs de ne pas voir, comme en 2002, le candidat d'un des deux principaux partis se qualifier pour le second tour.
  45. ↑ Ces deux partis sont les seuls, avec l'UMP et le PS, Ă  avoir obtenu plus de 10 % des voix lors d'une Ă©lection nationale entre 2002 et 2009.
  46. ↑ Le diagramme de gauche reprĂ©sente les principaux impĂ´ts en pourcentage des recettes fiscales de l'État en 2007. Le diagramme de droite reprĂ©sente la part du PIB français revenant aux administrations publiques et de sĂ©curitĂ© sociale après prĂ©lèvements obligatoires et transferts. IR = ImpĂ´t sur le revenu des personnes physiques ; CSG = Contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e ; IS = ImpĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s ; TVA = Taxe sur la valeur ajoutĂ©e ; TIPP = Taxe intĂ©rieure sur les produits pĂ©troliers.
  47. ↑ C'est à dire en incluant les prestations sociales stricto sensu, les prestations des services sociaux (l'accès gratuit ou à tarif réduit à l'hospitalisation publique, aux transports en commun pour les RMIstes, les personnes âgées et les jeunes enfants, etc) et les prestations fiscales (notamment l'application du quotient familial dans le calcul de l'impôt sur le revenu), mais sans prendre en compte les dépenses des mutuelles de santé.
  48. ↑ Citons notamment le déremboursement de certains médicaments, la réforme du régime d'indemnisation du chômage ou encore la réforme des retraites mise en œuvre en 2003 par le gouvernement Fillon.
  49. ↑ En 2008, 41  des aides et 49 % du personnel Ă  l'Ă©tranger de l'Agence française de dĂ©veloppement concernaient l'Afrique subsaharienne. Parmi les sept principaux États bĂ©nĂ©ficiaires des fonds de l'AFD (Afrique du Sud, Chine, SĂ©nĂ©gal, Maroc, IndonĂ©sie, Égypte et Tunisie), cinq sont africains et trois sont d'anciennes colonies françaises.
  50. ↑ La France possède de nombreux autres symboles officieux, notamment le coq, l'hexagone, les majuscules associĂ©es « RF Â» ou encore la figure de Jeanne d'Arc.
  51. ↑ (65 447 374 / 6 793 593 686) x 100 = 0,96 % de la population mondiale environ au 1 janvier 2010.
  52. ↑ Mode de calcul : (Solde migratoire + Solde naturel) / Population moyenne = Accroissement. Dans notre cas : (275 000 + 71 000) / 64321374 = 0,54 %
  53. ↑ Le CIA World Factbook l'estime à 80,97 ans, ce qui place la France au huitième rang mondial (source).
  54. ↑ Yannick Noah est le fils d'un Camerounais, Dany Boon et Zinedine Zidane sont ceux d'Algériens kabyles. Quant à Gad Elmaleh, il est né au Maroc.
  55. ↑ Contre 26,5 ans à la fin des années 1970.
  56. ↑ Contre 6% en 1960.
  57. ↑ Dans 77% des cas, les enfants sont confiés à la mère, contre 8% pour le père.
  58. ↑ On compte 1,8 million de familles monoparentales en France en 2005.
  59. ↑ Un tiers des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté en France.
  60. ↑ Selon une enquĂŞte de SOS Homophobie, en 2004, les deux tiers des homosexuels ont fait l'objet de remarques dĂ©sagrĂ©ables (Louis Maurin, op.cit., p.288). Selon l'enquĂŞte Arval rĂ©alisĂ©e en 2008 dans une trentaine de pays europĂ©ens, 19 % des Français estiment que l'homosexualitĂ© « n'est jamais justifiable Â» (Ibid, p.320). La tolĂ©rance vis-Ă -vis des minoritĂ©s sexuelles varie Ă©galement selon le territoire considĂ©rĂ© : elles sont bien mieux acceptĂ©es dans les centres-ville prospères que dans les milieux ruraux, les villes en reconversion Ă©conomique ou l'outre-mer.
  61. ↑ Les jeunes femmes s'orientent davantage vers les filières littéraires, offrant des perspectives d'emploi et de salaires moins bonnes que les filières scientifiques et techniques que préfèrent les jeunes hommes.
  62. ↑ Cette différence salariale pure correspond à des comparaisons à secteur d'activité, expérience, qualification, diplôme, situation familiale et passé dans le monde du travail équivalents.
  63. ↑ Les femmes consacrent en moyenne 21h38 par semaine aux tâches domestiques, contre 7h56 pour les hommes, selon CĂ©cile Brousse, « La rĂ©partition du travail domestique entre conjoints reste très largement spĂ©cialisĂ©e et inĂ©gale Â», in France, portrait social, INSEE, Paris, 1999.
  64. ↑ 65% des femmes françaises de 15 à 64 ans étaient considérées comme actives en 2007, contre 74,5% des hommes.
  65. ↑ La langue arabe est essentiellement parlée par les immigrés et les descendants d'immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient.
  66. ↑ Les communes gèrent des écoles maternelles et élémentaires, les départements gèrent les collèges et les régions les lycées.
  67. ↑ Certaines grandes Ă©coles recrutent sur concours ou sur dossier directement après le baccalaurĂ©at, ou après deux annĂ©es de classe prĂ©paratoire dite « intĂ©grĂ©e Â».
  68. ↑ Entre 1960 et 2006, la consommation de vin des plus de 15 ans est passée de l'équivalent de 21 litres à 7,5 litres d'alcool pur par an.
  69. ↑ Selon l'OJD, le quotidien rĂ©gional Ouest France est vendu Ă  plus de 762 000 exemplaires chaque jour, le magazine hebdomadaire TV Mag Ă  plus de 6 millions d'exemplaires et le quotidien sportif L'Équipe Ă  plus de 303 000 exemplaires (en ne comptant que son Ă©dition gĂ©nĂ©rale).
  70. ↑ DĂ©but 2001, seuls 17 % des foyers français Ă©taient connectĂ©s Ă  internet.
  71. ↑ C'est à Paris que s'est réuni le premier congrès olympique en 1894, sous la direction du Français Pierre de Coubertin, qui décida le rétablissement des Jeux olympiques.
  72. ↑ L'euro est apparu le 1 janvier 1999, sauf pour les pièces et les billets ; pour ces derniers, il a fallu attendre le 1 janvier 2002. Le 17 fĂ©vrier 2002, le franc a cessĂ© d'avoir cours lĂ©gal en France.
  73. ↑ Voir à ce sujet l'article euro.
  74. ↑ L'Ă©cart entre hommes et femmes en terme de taux de chĂ´mage tend Ă  se rĂ©sorber. Fin 2008, 8,8 % des femmes actives Ă©taient au chĂ´mage, contre 7,6 % des hommes actifs.

Codes


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Bibliographie

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  • Collectif, L'Ă©tat de la France, Paris, coll. « Ă‰tat du Monde Â», La DĂ©couverte (publication annuelle).
  • Anne Armand, Marc Baconnet, Patrick Laudet, Isabelle Mimouni, Les plus belles pages de la littĂ©rature française, lectures et interprĂ©tations, Ă©dition Gallimard 2007 (commentaires des textes et Ă©clairage par la manière dont ils sont traduits dans les langues Ă©trangères.)

Articles connexes

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    Références


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