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Définition Wikipédia de : Feu






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Feu de bois.





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Fire burning.ogg
Ce mĂŞme feu en mouvement.






Introduction :

      Le feu est la production d'une flamme par une rĂ©action chimique exothermique d'oxydation appelĂ©e combustion.







Suite de l'article :

De manière gĂ©nĂ©rale, le terme « feu Â» dĂ©signe souvent un phĂ©nomène produisant de la lumière et / ou de la chaleur, qu'il provienne d'une combustion ou non.


- Sommaire de la page -









Chapitre : Chimie et physique du feu


Article dĂ©taillĂ© : Combustion.

     La combustion est une rĂ©action chimique dĂ©gageant de la chaleur (exothermique) et de la lumière. Elle ne peut avoir lieu que si l'on rĂ©unit trois facteurs : deux composĂ©s chimiques (un combustible et un comburant) et une source d'Ă©nergie (Ă©nergie d'activation), ce que l'on appelle le triangle du feu.


     Sous l'effet de l'Ă©nergie d'activation (notamment de la chaleur), le combustible se dĂ©compose (pyrolyse), le produit de cette dĂ©composition est un gaz qui rĂ©agit avec le comburant (en gĂ©nĂ©ral le dioxygène de l'air). Ainsi, nous pouvons rĂ©sumer le processus suivant la formule suivante : combustible + chaleur + oxygène = feu.


     La lumière provient de deux sources :

    Liste :
  • d'une part des Ă©changes d'Ă©lectrons entre les composĂ©s au cours de la rĂ©action chimique ;
  • d'autre part le rayonnement qu'Ă©met tout corps portĂ© Ă  haute tempĂ©rature (rayonnement du corps noir).





Chapitre : Le feu et l'homme





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Flamme de torche


  - Sous-chapitre : Domestication par l'homme

Article dĂ©taillĂ© : Techniques de production de feu.

     La domestication du feu par Homo erectus a marquĂ© un tournant dans la PrĂ©histoire, l'ĂŞtre humain se distinguant alors des autres espèces animales. Elle est attestĂ©e Ă  partir d’environ -450 000 ans, notamment dans les sites de Menez-Dregan Ă  Plouhinec en Bretagne, de Bilzingsleben en Allemagne ou de VĂ©rtesszĹ‘lĹ‘s en Hongrie et plus rĂ©cemment de Terra Amata près de Nice.


     Une Ă©quipe israĂ©lienne fait remonter les plus anciennes traces de la domestication du feu Ă  -790 000 ans sur le site du Gesher Benot Ya'aqov au bord du Jourdain .


     La maĂ®trise du feu a inspirĂ© de nombreux mythes, dont celui de PromĂ©thĂ©e. Ă€ l'Ă©poque contemporaine, plusieurs Ĺ“uvres de fiction ont dĂ©peint l'importance du feu pour les groupes prĂ©historiques, notamment le roman La Guerre du feu de J.-H. Rosny, adaptĂ© au cinĂ©ma par Jean-Jacques Annaud.

  - Sous-chapitre : Symbolique


     Dans la philosophie chinoise, il fait partie des cinq Ă©lĂ©ments avec le mĂ©tal, l'eau, le bois et la terre.


     Chez les alchimistes occidentaux, il fait partie des quatre Ă©lĂ©ments inertes de base composant chaque matière avec l'eau, l'air et la terre selon l'enseignement bien antĂ©rieur d'Aristote (le feu est un Ă©lĂ©ment central de plusieurs doctrines fondĂ©es sur les quatre Ă©lĂ©ments).


     Le feu est naturellement associĂ© au Soleil, qui est Ă©galement une source de chaleur et de lumière (on sait maintenant qu'il ne s'agit pas d'une combustion mais d'une fusion nuclĂ©aire). Il est Ă©galement souvent associĂ© aux volcans, comme par exemple le feu de la forge d'HĂ©phaistos/Vulcain.




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Un feu et ses braises



     Le feu est souvent associĂ© Ă  des cultes divers. Parfois, il est associĂ© Ă  la puissance divine, d'oĂą un grand nombre de rituels, passĂ©s ou actuels, autour du feu (voir infra). Mais il est aussi souvent associĂ© aux forces du mal ; dans la tradition chrĂ©tienne, l'enfer est souvent reprĂ©sentĂ© comme le royaume des flammes Ă©ternelles.


     Cette ambivalence se retrouve dans les aspects moraux et juridiques du feu ; tantĂ´t il a pu ĂŞtre considĂ©rĂ© comme l'instrument d'une justice transcendante (le bĂ»cher fut une condamnation pĂ©nale courante au Moyen Ă‚ge, et existe mĂŞme très localement Ă  l'Ă©poque contemporaine ; alors que l'immolation est considĂ©rĂ©e par certains comme un acte de sacrifice suprĂŞme face Ă  la justice des hommes, y compris dans des sociĂ©tĂ©s modernes, comme en TchĂ©coslovaquie en 1969) ; tantĂ´t son usage est rigoureusement contrĂ´lĂ©, et parfois gravement sanctionnĂ© (l'incendie Ă©tait un des plus grands crimes Ă  Athènes).


     Le feu est aussi un symbole de purification, d'oĂą l'utilisation du bucher pour certaine condamnation (cf. supra). Ce symbole provient sans doute de certaines pratiques agraires qui consistent Ă  brĂ»ler la terre pour la rendre plus fertile (brĂ»lis), mais il est certain que cette symbolique tient son origine de plusieurs sources. Pourtant, le feu comme symbole de purification Ă©tait pratique courante pour les chrĂ©tiens du Moyen Ă‚ge ; avec le temps ces pratiques (ordalies, bĂ»cher, etc.) se sont perdues ou ont tout simplement Ă©tĂ© interdites


     Le feu a aussi un symbolisme Ă©rotique. Dans l’ÉnĂ©ide la passion que Didon avait pour ÉnĂ©e la consumait de l'intĂ©rieur. Cette symbolique Ă©rotique prend son sens dans les mĂ©taphores et les images qui font coĂŻncider le feu et l'acte sexuel, la passion, l'affectivitĂ©, les sentiments, etc. Dans la mythologie grĂ©co-romaine, Cupidon Ă©tait reprĂ©sentĂ© par un arc et une torche. De plus, la science soutient cette symbolique, car la motivation psychophysiologique naĂ®t des variations thermiques et se termine par l'acte sexuel.

  - Sous-chapitre : Culte du feu




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Midsummer bonfire closeup.jpg



     Le feu est divinisĂ© dans de nombreuses cultures et a Ă©tĂ© l'objet de l'adoration d'un grand nombre de peuples et de tribus.

Perse


     Chez les anciens, les Perses regardaient le culte du feu comme la partie fondamentale de leur religion et les cĂ©rĂ©monies de ce culte sont retracĂ©es avec dĂ©tail dans le Zend-Avesta. Les Perses saluaient tous les matins le soleil levant, symbole du feu le plus pur. Ils regardaient le feu comme le protecteur des États et conservaient dans des sanctuaires particuliers le feu sacrĂ© qui ne devait jamais s'Ă©teindre. Behram, fils d'Ormuzd et l'un des 28 Izeds, Ă©tait le gĂ©nie du feu. Au XIX siècle, chez les Persans actuels, les Guèbres, qui habitaient surtout dans le Kerman et le Guzzerat, avaient conservĂ© toutes les cĂ©rĂ©monies des anciens Perses Ă  l'Ă©gard du feu.

Grèce et Rome


     Dans la mythologie grecque, il a Ă©tĂ© volĂ© aux dieux et apportĂ© aux Hommes par PromĂ©thĂ©e.


     Le feu inextinguible des Grecs, qui brĂ»lait sans cesse Ă  Athènes et Ă  Delphes, le culte de Vulcain, le feu qu'entretenaient Ă  Rome les prĂŞtresses de Vesta, rappellent encore la dĂ©ification du feu, idolâtrie commune du reste Ă  tous les peuples de race pĂ©lagique.

JudaĂŻsme


     Les Juifs allument une Hanoukkia (chandelier Ă  neuf branches) lors de la fĂŞte de Hanoucca pour commĂ©morer le miracle de la fiole d'huile se remplissant par miracle chaque jour.


     Chaque vendredi soir lors de la tombĂ©e de la nuit, il est Ă©galement de coutume d'allumer le Handil ou des bougies pour honorer l'entrĂ©e du Shabbat ou de toute grande fĂŞte religieuse.


     De mĂŞme, dans certaines famille, on allĂ»me Ă©galement le Handil ou les bougies le lundi et le jeudi, jours oĂą l'on sort la Thora, ou Ă  la date d'anniversaire de la mort de certaines personnes (membre de la famille, souvent de grand Rabbin).

Christianisme


     L'usage de cierges est gĂ©nĂ©ralisĂ© dans les Ă©glises catholiques et orthodoxes afin de marquer des temps liturgiques, ou en offrande Ă  des saints. La flamme symbolise aussi l'Esprit Saint.


     Un certain nombre de pratiques paĂŻennes utilisant le feu ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©es dans le christianisme populaire (les feux de la Saint Jean, les chandelles de Sainte-Lucie en Suède, etc...).

Asie (Hindouisme, Bouddhisme…)


     Les Hindous et les Bouddhistes font brĂ»ler diverses offrandes dans le cadre de leur culte. Ils pratiquent aussi la crĂ©mation des dĂ©funts.

  - Sous-chapitre : Utilisations du feu par l'homme


     Le feu est un phĂ©nomène naturel ; dans la nature, il peut rĂ©sulter de la foudre ou de la fermentation (production de gaz inflammables et de chaleur). Sa domestication par l'Homme — capacitĂ© Ă  le conserver (l'entretien du foyer Ă©tant dĂ©volu Ă  la femme dans certaines sociĂ©tĂ©s traditionnelles), puis Ă  le recrĂ©er Ă  volontĂ© — a permis de nombreux progrès :

    Liste :
  • cuisson de la nourriture, ce qui permet de tuer des germes et de consommer des aliments immangeables autrement ;
  • chauffage durant les pĂ©riodes froides (hiver), Ă©clairage la nuit ;
  • durcissement des outils en bois, ce qui amĂ©liore leur efficacitĂ© ;
  • mĂ©tallurgie, et de manière gĂ©nĂ©rale des transformations chimiques et physiques ayant lieu Ă  haute tempĂ©rature ;
  • puissance motrice : machine Ă  vapeur, puis moteur thermique.

     En 2009, des chercheurs des universitĂ©s du Cap, de Liverpool, de Wollongong et de Bordeaux ont trouvĂ© que le feu Ă©tait utilisĂ© pour fabriquer des outils de pierre il y a 72 000 ans dans le sud de l'Afrique. Jusqu'alors, les plus anciennes traces remontaient Ă  25 000 ans .






Chapitre : Risques


Article dĂ©taillĂ© : Incendie.



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5 mai 2006 : Incendie des entrepĂ´ts VR Ă  Helsinki, Finlande



     Le feu produit de la chaleur et de la fumĂ©e, prĂ©lève du dioxygène, et a tendance Ă  se rĂ©pandre sans contrĂ´le en incendie.


     Pour les humains, le risque est triple :

    Liste :
  • risque de brĂ»lure, par la chaleur : brĂ»lure de la peau au contact de la flamme ou d'un objet chaud, mais aussi brĂ»lure des voies aĂ©riennes par inhalation de gaz et fumĂ©es chauds ;
  • asphyxie : comme indiquĂ© ci-dessus, le feu prĂ©lève le dioxygène de l'air et empĂŞche donc la respiration ; il produit des gaz chauds qui chassent l'air (notamment du dioxyde de carbone CO2), ce qui accentue ce phĂ©nomène ;
  • empoisonnement : le feu peut produire des gaz toxiques ; le plus courant est le monoxyde de carbone (CO), en particulier en cas de manque d'oxygène (la combustion n'est pas complète).

     Le feu provoque Ă©galement la destruction d'objets ou de vĂ©gĂ©taux, et peut donc mettre en pĂ©ril le bien-ĂŞtre d'une population, sa capacitĂ© Ă  se nourrir, se loger, le fonctionnement de son Ă©conomie. Il peut prĂ©senter un risque pour la biodiversitĂ©, en dĂ©truisant des espèces animales et vĂ©gĂ©tales.






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ (fr) Jean-Luc Goudet, « DĂ©couverte du feu : elle daterait de 790 000 ans Â», 27 octobre 2008, Futura-Sciences. Mis en ligne le 27 octobre 2008, consultĂ© le 4 fĂ©vrier 2009
  2. ↑ Métaphysique, Livre Z
  3. ↑ Doctrines de Platon, d' Empédocle d'Agrigente, etc.
  4. ↑ « Il est plus agrĂ©able d'ĂŞtre purifiĂ© dans une source que dans le feu, les hommes qui n'auront pas Ă©tĂ© purifiĂ©s dans l'une le seront dans l'autre. Â» (Malach. III, 3)
  5. ↑ Complexe de Novalis
  6. ↑ Le feu, 50 000 ans plus tôt. Consulté le 14 août 2009.





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes


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     Voir « feu Â» sur le Wiktionnaire.

  - Sous-chapitre : Lien externe

  - Sous-chapitre : Bibliographie


     



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