Définition Wikipédia de : Europe
![]() LâEurope est considĂ©rĂ©e traditionnellement comme un des six continents du monde, elle correspond Ă lâextrĂ©mitĂ© occidentale de lâEurasie, voire Ă une des sous-parties du super-continent de lâAfro-Eurasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiĂ©e de « Vieux Continent », par opposition au « Nouveau Monde » (l'AmĂ©rique). L'Europe est formĂ©e par les cultures de diffĂ©rents pays qui possĂšdent des influences et un hĂ©ritage communs. Ă ce titre, elle est une communautĂ© de peuples, qui tend Ă se constituer politiquement, avec l'Union europĂ©enne, et un espace de civilisation forgĂ© par une histoire millĂ©naire. ![]()
![]() Chapitre : ĂtymologiesImage (cliquez pour agrandir) : Suite de l'article : La tradition grecque attribue comme pĂšre Ă EuropĂ© (en grec ancien, EuráčpÄ) AgĂ©nor, roi de Tyr, et comme mĂšre TĂ©lĂ©phassa, qui eut quatre enfants, dont EuropĂ©, et trois fils, Cadmos, PhoĂ©nix et Cilix. Une autre tradition ferait d'EuropĂ© la sĆur de LibyĂ©. D'autre part, dans la mythologie grecque, plusieurs EuropĂ© sont connues : Europe, fille du gĂ©ant Tityos ; la mĂšre de NiobĂ© ; la fille de Nil, une Ă©pouse de DanaĂ© ; selon HĂ©siode, EuropĂ© l'OcĂ©anide est l'une des trois mille nymphes d'OcĂ©an et de TĂ©thys ; et, enfin, dans l'Iliade, EuropĂ© est la fille de PhĆnix, ascendant du peuple phĂ©nicien. Dans les Ćuvres d'HomĂšre, ÎáœÏÏÏη n'est donc pas un terme gĂ©ographique mais une reine mythologique de CrĂšte. C'est le mythe d'Europe, d'origine crĂ©toise, qui rĂ©cite l'enlĂšvement divin d'EuropĂ©. Cette lĂ©gende raconte que la princesse phĂ©nicienne jouait sur le bord de mer lorsque Zeus se mĂ©tamorphosa en un taureau blanc pour la sĂ©duire et l'emporter sur l'Ăźle de CrĂšte. Elle y aurait donnĂ© naissance Ă trois fils : Minos, Rhadamanthe et SarpĂ©don. Zeus maria ensuite EuropĂ© Ă AstĂ©rion, futur roi de CrĂšte, qui Ă©leva les fils de Zeus. Selon HĂ©rodote, elle fut Ă lâorigine de la dĂ©nomination dâun continent que, pourtant, elle nâabordera pas. En effet, EuropĂ© passa d'Asie Mineure en CrĂšte, et de CrĂšte en Lycie. Alors qu'il refusait le vieux mythe crĂ©tois, HĂ©rodote considĂ©rait l'Europe, qu'il assimile de prĂ©fĂ©rence Ă la GrĂšce, comme un prolongement en opposition avec la Libye, l'Afrique, et l'Asie. En plus de sa localisation, HĂ©rodote soupçonne vigoureusement l'assignation au continent europĂ©en du nom d'une phĂ©nicienne. Cependant, le nom « Europe » attira l'attention et fut analysĂ© sous divers angles et controversĂ©. Lâanalyse la plus rĂ©pandue de ce mot le considĂšre comme une composition des mots grecs eurĂœs (ΔáœÏÏÏ, « large »), la racine Ok, « Ćil » ; áčps, « le regard », qui finit par se gĂ©nĂ©raliser dans le sens d'« aspect ». La premiĂšre mention connue du mot provient nĂ©anmoins d'une stĂšle assyrienne qui distingue les rivages de la mer EgĂ©e par deux mots phĂ©niciens, Ereb, le « couchant », et Assou, le « levant ». L'origine des noms grecs EurĂŽpĂȘ et Asia se trouve vraisemblablement dans ces deux termes sĂ©mitiques. Les marins phĂ©niciens dĂ©signaient ainsi les deux rives opposĂ©es de la GrĂšce actuelle et de l'Anatolie (áŒÎœÎ±ÏολΟ signifiant pareillement, en grec, le levant). En grec, dans un hymne Ă Apollon datant dâenviron 700 avant notre Ăšre, EurĂŽpĂȘ reprĂ©sente encore, comme Ereb, le simple littoral occidental de lâĂgĂ©e. La mythologie grecque perpĂ©tue lâorigine sĂ©mitique du mot en en faisant le nom dâune princesse phĂ©nicienne. Dans son acception gĂ©ographique, le mot a signifiĂ© d'abord la GrĂšce continentale. La premiĂšre fois que le terme « Europe » est mentionnĂ© dans les Ă©crits pour dĂ©signer un continent, c'est vers 590 avant J.-C par HĂ©siode dans sa ThĂ©ogonie. Depuis l'annĂ©e 500 avant J.-C, sa signification comprend toutes les terres au Nord. Au I siĂšcle, Varron Ă©voque une bipartition du monde au niveau du Bosphore, les parties situĂ©es au nord-ouest du dĂ©troit constituant lâEurope, celles situĂ©es au sud-est, lâAsie. Au IV siĂšcle aprĂšs J.-C., le mot « Europe » dĂ©signe lâune des six provinces du diocĂšse de Thrace, et son territoire correspond approximativement Ă celui de la Thrace orientale turque actuelle. Selon John Hale, le mot « Europe » existait dĂ©jĂ avant le XVI siĂšcle pour dĂ©signer un continent distinct de lâAfrique et de lâAsie, mais il nâĂ©tait connu que des lettrĂ©s. Lâutilisation du mot par les habitants de lâEurope ne s'est gĂ©nĂ©ralisĂ©e quâĂ partir du XVI siĂšcle, câest-Ă -dire lorsque la Renaissance Ă©tait dĂ©jĂ bien engagĂ©e. Cependant, lors de la Renaissance, les lettrĂ©s n'utilisaient pas le terme d'« Europe » pour dĂ©signer la forma mentis qu'elle prenait d'elle-mĂȘme. ![]() Chapitre : GĂ©ographie de lâEuropeArticle dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Europe. Les limites terrestres de l'Europe ont toujours Ă©tĂ© imprĂ©cises dans leur partie est car il n'existe pas de limite clairement dĂ©finie, de relief, ou de mer venant clairement scinder l'Eurasie. De plus, il ne faut pas confondre les notions d'Europe gĂ©ographique et territoriale, d'une part, et celle de zone d'influence de la culture occidentale, d'autre part, ces notions Ă©tant surtout politiques (certains pensent d'ailleurs Ă ce propos qu'Ă l'instar du Commonwealth britannique, l'Union europĂ©enne pourrait ĂȘtre dĂ©finie selon l'Ă©tendue de la culture euro-occidentale Ă travers le monde). Dans la vision purement gĂ©ographique, l'Europe est usuellement sĂ©parĂ©e de l'Asie Ă l'est par le massif de l'Oural et le fleuve Oural. Au sud-est, la mer Caspienne, le massif du Caucase et le dĂ©troit du Bosphore la sĂ©parent du Proche-Orient. Au sud et au sud-ouest, la MĂ©diterranĂ©e et le dĂ©troit de Gibraltar sĂ©parent l'Europe de l'Afrique. Le continent est bordĂ© Ă l'ouest par l'ocĂ©an Atlantique et au nord par l'Arctique. Sont considĂ©rĂ©es europĂ©ennes l'Islande (situĂ©e gĂ©ologiquement sur la sĂ©paration Europe-AmĂ©rique), et les principales Ăźles de la MĂ©diterranĂ©e ; le cas de Chypre est toutefois particuliĂšrement sujet Ă dĂ©bat, Ă la fois sur les plans gĂ©ographique, culturel, politique et historique. Les cas de la Russie et de la Turquie sont emblĂ©matiques du hiatus politico-gĂ©ographique. Ces deux nations ayant la plus grande partie de leur territoire en Asie (Russie), et Moyen-Orient (Turquie), le plan politique ne recoupe pas le « plan » gĂ©ographique premier. Ainsi, si la Russie est occidentale par sa culture, son histoire et une part de son territoire, son centre de gravitĂ© fait d'elle un quasi-continent, s'Ă©tendant du Pacifique jusque dans l'Europe. Le cas est plus complexe pour la Turquie, celle-ci possĂ©dant la majeure partie de son territoire au Moyen-Orient, et possĂ©dant par l'histoire une culture mixte entre la culture occidentale et moyen-orientale. Une citation cĂ©lĂšbre de Paul ValĂ©ry rĂ©sume bien l'ambiguĂŻtĂ© de la dĂ©limitation stricte des frontiĂšres est et sud-est de l'Europe, puisqu'il dĂ©crit l'Europe comme le « petit cap du continent asiatique ». Par ailleurs, il a proposĂ© sa propre dĂ©finition de l'Europe : ce serait l'ensemble des rĂ©gions ayant subi la triple influence :
le tout formant depuis la Renaissance le fonds culturel commun de la philosophie humaniste europĂ©enne. Quelques Ăźles de l'Atlantique (MadĂšre, Canaries, Açores), que la gĂ©ographie ne rattache pas Ă ce continent, sont considĂ©rĂ©es comme europĂ©ennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. Certaines anciennes puissances coloniales d'Europe occidentale ont conservĂ© quelques territoires en dehors du continent dont les habitants sont europĂ©ens, et intĂ©grĂ©s Ă diffĂ©rents niveaux au sein de l'Union europĂ©enne, comme par exemple les dĂ©partements et territoires d'outre-mer pour la France. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomĂštres carrĂ©s, prĂ©cisĂ©ment 10 392 855 kmÂČ. Cela reprĂ©sente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'AmĂ©rique. On peut distinguer cinq grandes rĂ©gions gĂ©ographiques : L'organisation de l'espace montre un cĆur Ă©conomique, la « banane bleue » ou mĂ©galopole europĂ©enne, qui comprend notamment l'Europe rhĂ©nane ainsi que les pĂ©riphĂ©ries europĂ©ennes. Les frontiĂšres orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au XVIII siĂšcle. De mĂȘme, la frontiĂšre fut dĂ©placĂ©e des hautes crĂȘtes du Caucase vers la mer Caspienne au dĂ©but du XIX siĂšcle pour justifier l'annexion de la GĂ©orgie et de l'ArmĂ©nie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se rĂ©fĂšre Ă la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et mĂȘme continent, dĂ©nommĂ© Eurasie. Aussi, quelques gĂ©ographes Ă©minents, tels qu' Alexander von Humboldt, considĂ©raient-ils l'Europe comme une simple presqu'Ăźle de l'Asie. Dans la vision purement anthropologique du XX siĂšcle, « la pensĂ©e classique des anthropologues » Ă©tendait « le substratum biologique des populations europĂ©ennes au-delĂ des frontiĂšres politiques de l'Europe » et Ă©tablissait « d'abord la prĂ©sence d'une commune humanitĂ© » sans Ă©tablir « une conjonction entre identitĂ© politique, identitĂ© culturelle et identitĂ© biologique ». L'Europe anthropologique comprenait donc non seulement l'Europe gĂ©ographique mais aussi toutes les populations « europoĂŻdes » du pourtour mĂ©diterranĂ©en (Proche et Moyen-Orient, Afrique du Nord). Ainsi pour Marc Sauter « les frontiĂšres que tracent le gĂ©ographe et l'historien ne signifient pas grand-chose... En fait, sur le plan anthropologique, l'Europe dĂ©borde largement les mers mĂ©ridionales, la chaĂźne du Caucase et les steppes russes pour englober toute une humanitĂ©. Racialement, l'Europe est partout oĂč la peau de l'homme est blanche ».
- Sous-chapitre : ClimatVoir la circulation qui le cause dans : MĂ©tĂ©orologie de l'Europe. Le climat europĂ©en est conditionnĂ© notamment par son Ă©talement en latitude du 36 au 71 parallĂšle nord, soit plus de 4 000 kilomĂštres entre les espaces scandinave et mĂ©diterranĂ©en. De ce fait, le contraste de tempĂ©rature est considĂ©rable entre l'extrĂȘme nord, moyenne annuelle -5 °C environ, et l'extrĂȘme sud, moyenne annuelle 18 °C environ. L'Europe dispose d'une vaste zone cĂŽtiĂšre, et l'influence ocĂ©anique atlantique et mĂ©diterranĂ©ennes contribuent Ă modĂ©rer les tempĂ©ratures sur une bonne partie de l'Europe. Elle est situĂ©e Ă l'est et au sud de l'Atlantique nord-est dont la tempĂ©rature est notablement attiĂ©die par la dĂ©rive nord-atlantique. Du fait de sa latitude, la majeure partie du continent est soumise au flux d'ouest dont la tempĂ©rature a Ă©tĂ© auparavant adoucie par son passage sur cette partie de l'ocĂ©an. Ce flux d'ouest n'est pas contrariĂ© dans sa progression vers l'est en raison des grandes plaines largement ouvertes vers l'ouest dans la partie moyenne de l'Europe. En toutes saisons, ce flux est tempĂ©rĂ© et porteur de perturbations assurant des pluies rĂ©guliĂšres. Au fur et Ă mesure de sa progression Ă l'intĂ©rieur des terres, ce flux subit les influences continentales : il devient moins tempĂ©rĂ© et s'assĂšche progressivement, les prĂ©cipitations devenant moins rĂ©guliĂšres. Vers l'est, les hautes pressions hivernales prennent de l'importance, font barrage au flux ocĂ©anique et sont la source d'Ă©pisodes trĂšs froids et secs. Au nord, les montagnes scandinaves font obstacle aux vents d'ouest et entrainent un climat continental froid sur une bonne partie de la Scandinavie. Le flux ocĂ©anique voit Ă©galement son importance climatique diminuer au sud de l'Europe, Ă cause de la latitude et Ă cause des barriĂšres montagneuses consĂ©quentes qui s'interposent la plupart du temps en direction de la MĂ©diterranĂ©e. Tous ces facteurs expliquent la rĂ©partition des climats europĂ©ens :
![]() Chapitre : Histoire de lâEuropeArticle dĂ©taillĂ© : Histoire de l'Europe. - Sous-chapitre : PrĂ©histoireImage (cliquez pour agrandir) : Carte reprĂ©sentant la diffusion des langues indo-europĂ©ennes 4000 et 1000 av. J.-C. selon l'hypothĂšse kourgane Des fouilles rĂ©alisĂ©es ces derniĂšres annĂ©es en GĂ©orgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'annĂ©es. Il est en effet probable que ses reprĂ©sentants aient peuplĂ© l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle antĂ©nĂ©andertaliens les populations qui ont vĂ©cu en Europe il y a 800 000 Ă 400 000 ans. Ils sont notamment reprĂ©sentĂ©s par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premiĂšres traces de peuplement nĂ©andertalien en Europe remontent Ă 300 000 ans. Cette espĂšce humaine, trĂšs spĂ©cialisĂ©e, semble n'avoir existĂ© qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a prĂšs de 30 000 ans. L'homme moderne (dont selon l'une des trois thĂ©ories possibles les premiĂšres traces pourraient remonter en l'Afrique, remontent Ă 120 000 ans) apparaĂźt en Europe il y a 40 000 ans, reprĂ©sentĂ© notamment par l'homme de Cro-Magnon. Vers 6900 avant J.-C., on assiste Ă la formation de la mer Baltique. Vers 6000 avant J.-C: La MĂ©diterranĂ©e pĂ©nĂštre l'actuel dĂ©troit des Dardanelles, puis celui du Bosphore. Il s'en suit, vers 5500 avant J.C, la formation de la mer Noire qui auparavant Ă©tait un lac d'eau douce dont le niveau Ă©tait beaucoup plus bas que celui de la mer Noire actuelle. Aux IVĂšme et IIIĂšme millĂ©naires, la civilisation des mĂ©galithes sâest dĂ©veloppĂ©e (dolmens, menhirs). Elle conserve encore son mystĂšre. Entre 5500 et 4800 ans avant J.-C., la premiĂšre culture Indo-europĂ©enne est attestĂ©e dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire: c'est la culture de Samara. Ces Proto-indo-europĂ©ens propageront leur langue, leur culture, leurs croyances et leurs codes Ă travers toute l'Europe. Ils sont les premiers ĂȘtres humains Ă domestiquer le cheval ce qui facilita leur expansion. Ils parlaient Ă l'origine une langue ancienne appelĂ©e indo-europĂ©en commun par les linguistes et qui a Ă©tĂ© partiellement reconstituĂ©e. C'est de cette langue dont provient l'immense majoritĂ© des langues parlĂ©es aujourd'hui en Europe (Albanais, Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves, ArmĂ©niens). Article connexe : loup dans la culture europĂ©enne. - Sous-chapitre : AntiquitĂ©C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attestĂ© pour la premiĂšre fois au VI siĂšcle av. J.-C. Il semble qu'il ait d'abord dĂ©signĂ© pour eux la rĂ©gion continentale situĂ©e au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils dĂ©couvraient peu Ă peu au nord du bassin mĂ©diterranĂ©en. Sur les rives de la mer MĂ©diterranĂ©e, l'essor de la GrĂšce sâest produit que la tradition europĂ©enne appela ensuite le legs de la GrĂšce Ă l'Europe, « la source grecque » pour Simone Weil ou encore le miracle grec : « tout ce que les Grecs ont reçu des Barbares, ils ont chaque fois fini par le perfectionner », disait Platon. En effet, Ă travers leurs crĂ©ations, ils ont marquĂ© toutes les gĂ©nĂ©rations notamment avec l'UniversitĂ©, le conservatoire de nos connaissances qui remonte Ă l'acadĂ©mie de Platon, la politique avec lâĂ©veil de la dĂ©mocratie et le droit, puis dĂ©veloppĂ© la philosophie et la science, la littĂ©rature, la poĂ©sie, la peinture, la musique et lâensemble des formes artistiques. La civilisation grecque antique qui a durĂ© 12 siĂšcles a durablement marquĂ©e les cultures europĂ©ennes qui lui ont succĂ©dĂ©. Plus au nord se dĂ©veloppent des civilisations protohistoriques, essentiellement les Celtes et les Germains. Les Celtes s'installent primitivement sur les territoires contemporain de la TchĂ©quie, de la Slovaquie, de lâAutriche, du sud de lâAllemagne, de la vallĂ©e du Rhin, de lâest de la France et plus tard se prolonge vers la Grande-Bretagne, lâIrlande et lâEspagne. Civilisation du bronze, du fer et de lâor, ils apportent aussi leurs coutumes funĂ©raires qui consistent Ă incinĂ©rer les cadavres et Ă conserver leurs cendres dans des urnes : « les champs dâurnes ». Mais « lâEurope celte » est au cours du VII siĂšcle av. J.-C. submergĂ©e par les Germains en Europe centrale et les Romains jusquâau mur dâHadrien en Ăcosse. Ă lâaube du Moyen Ăge, leur culture ne survit plus quâen Cornouailles, au pays de Galles, en Irlande, en Ăcosse et en Bretagne. Cette culture a laissĂ© des traces dans les mentalitĂ©s, les tournures dâesprit et les modes de vie. Dans les rĂ©gions Ă©pargnĂ©es par les invasions du IIIe au VII siĂšcle, elle a permis de prĂ©server lâĂ©rudition chrĂ©tienne (Irlande). Elle nous a laissĂ© ses cycles Ă©piques tels « le cycle dâArthur au pays de Galles », avec les thĂšmes de la « quĂȘte » et de lâEnchanteur Merlin. Le commencement des Germains se situe vers le deuxiĂšme millĂ©naire en SuĂšde mĂ©ridionale, au Danemark et en Allemagne du Nord entre la Weser et lâOder. Ă partir du V siĂšcle avant notre Ăšre, ils habitent toute lâAllemagne et lâEurope centrale jusquâĂ lâUkraine. Ils se morcĂšlent en trois groupes : le nordique, celui des Scandinaves ; lâOsique, celui des Goths, des Vandales, des Burgondes, etc. ; enfin les Westiques, celui de lâAllemagne, du Jutland et des Pays-Bas. Ils ont transmis oralement la grande Ă©popĂ©e des Nibelungen, les lĂ©gendes des Elfes et des nains de Blanche-Neige qui ont fascinĂ© et fascinent encore aussi bien les enfants que les adultes. Plus au Sud, vient celui de la civilisation romaine, hĂ©ritiĂšre de lâinfluence de lâhellĂ©nisme. Les Romains sauront emprunter dans cette richesse, lâadapter et construire Ă leur tour : « Les Romains se sont inspirĂ©s des textes grecs mais ils les ont peu traduits. Ils adaptent, repensent, réécrivent dans le cadre de leurs rĂ©fĂ©rences culturelles (RĂ©mi Brague dans voie romaine). » Horace Ă©crivait que « la GrĂšce captive captiva son farouche vainqueur et introduisit les arts dans le rustre Latium ». Les Romains ont Ă©tĂ© dĂ©fini l'humain Ă partir de l'homme avec CicĂ©ron, ce qui sera le propre de lâhumanisme, mais Ă partir de la divinitĂ© des dieux puis christianisĂ©e avec Constantin et ThĂ©odose. LâavĂšnement du christianisme et son implantation progressive de Rome sur toute lâEurope mettra fin au paganisme antique. La constitution de l'Empire romain marquĂ© par « Rome, AthĂšnes et JĂ©rusalem permettent une unitĂ© europĂ©enne dont le centre politique et Ă©conomique est la MĂ©diterranĂ©e, et dont les langues administratives sont le latin et le grec. La lente dĂ©sagrĂ©gation de cet empire et son incapacitĂ© Ă rĂ©sister face aux incursions rĂ©pĂ©tĂ©es des peuples germaniques entraĂźnent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitiĂ© occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entitĂ©s territoriales aux frontiĂšres mouvantes, prĂ©ludes Ă la crĂ©ation des actuels Ătats europĂ©ens de l'Ouest. Ă l'est, l'Empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mĂ©tamorphose en un empire chrĂ©tien d'Orient oĂč les habitants s'Ă©ternisent Ă se considĂ©rer « Romains ». « La romanitĂ© a aussi Ă©tĂ© revendiquĂ©e par Byzance, en tant que continuation de lâEmpire romain, et seconde Rome. Et c'est ainsi que les Romains sont devenus les souverains de l'Europe. Enfin, les peuples germaniques font Ă©merger une « nouvelle Europe » au Moyen Ăge : lâEurope carolingienne qui seconde aussi l'Empire romain. Les peuples germaniques insufflent lâesprit dĂ©mocratique par leurs assemblĂ©es « dâhommes libres » ou les Francs qui a Ă©tĂ© un modĂšle dâunitĂ© et de droit pour le Moyen-Age. - Sous-chapitre : Moyen ĂgeDominĂ©e un temps par l'Empire romain, la partie occidentale de l'Europe connait une premiĂšre unitĂ© politique, et avec le christianisme, une tentative d'unitĂ© religieuse. La lente dĂ©liquescence de cet empire laisse cette rĂ©gion du monde en proie de la dĂ©sunion et l'Ă©mergence de nations parfois Ă©phĂ©mĂšres, au grĂ© des invasions et conquĂȘtes successives. Poursuivant la politique de conquĂȘte de ses prĂ©dĂ©cesseurs francs, Charlemagne Ă©tend son royaume. Sa politique d'expansion rejoint le dĂ©sir de la papautĂ© romaine d'assoir la christianisation de l'Europe et la prĂ©pondĂ©rance de l'Ă©vĂȘque de Rome par rapport aux patriarches coptes et orthodoxes. Le jour de NoĂ«l de l'an 800, Charlemagne est couronnĂ© empereur des Romains par le pape LĂ©on III, Ă Rome, en la basilique Saint-Pierre. Cette union entre pouvoir temporel et religieux vise Ă rĂ©unir l'Europe sous un empire chrĂ©tien qui rappelle l'unitĂ© de l'Empire Romain. De son vivant, Charlemagne se fait appeler Pater Europae (« pĂšre de l'Europe »), et parfois Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne est d'abord franco-germanique et chrĂ©tienne, mais le rĂŽle de Rome y est essentiellement religieux, la capitale de ce nouvel empire devenant Aix-la-Chapelle. L'Empire romain y est une source d'inspiration forte, et la langue latine y est privilĂ©giĂ©e. Charlemagne tente une rĂ©unification avec l'empire byzantin vers l'an 800 mais il Ă©choue, et, au cours des siĂšcles, les relations avec Constantinople se dĂ©tĂ©riorent jusqu'au schisme religieux. L'empire d'Occident se dĂ©sagrĂšge rapidement aprĂšs la mort de Charlemagne. En 962, Otton I crĂ©e le Saint-Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'Ă©tendre, contrecarrĂ© par la permanence de royaumes anciennement constituĂ©s, la France et l'Angleterre surtout, par ses luttes avec la papautĂ©, puis par le dĂ©veloppement de l'empire ottoman lors de l'Ă©poque moderne. L'empire byzantin, chrĂ©tien mais de culture essentiellement grecque, connaĂźt d'importantes fluctuations de sa force et par consĂ©quent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'Ă©tendra Ă son apogĂ©e sur une grande partie du rivage mĂ©diterranĂ©en, d'abord sous Justinien, puis sous les empereurs macĂ©doniens, du IX au XI siĂšcle. La montĂ©e en puissance des musulmans, puis le schisme de 1054 entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigĂ©e en 1202 Ă son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dĂ©pecĂ© morceau par morceau par l'empire ottoman avant de disparaĂźtre lors de la chute de Constantinople en 1453. C'est le terme de ChrĂ©tientĂ© qui, durant quelques siĂšcles, unit culturellement la plupart des Monarchies EuropĂ©ennes Catholiques (Avec par exemple les croisades) alors que le mot Europe disparaĂźt des propos et des esprits. - Sous-chapitre : Ăpoque modernePour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : Ăpoque moderne. Ă l'Ă©poque oĂč l'Empire byzantin s'effondre, la Reconquista touche Ă sa fin. 1492 est l'annĂ©e de l'Espagne, avec la reconquĂȘte du dernier royaume maure (Grenade) en pĂ©ninsule ibĂ©rique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'Ă©gide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie Ă l'Ă©tablissement des hĂ©gĂ©monies europĂ©ennes. Le rĂȘve d'un grand empire europĂ©en renaĂźt au XVI siĂšcle, avec l'affrontement entre François I et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trĂŽne du Saint-Empire. GrĂące Ă l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant Ă la tĂȘte d'un domaine trĂšs vaste, mais aussi trĂšs morcelĂ©. Les diverses guerres menĂ©es contre la France ne donnent aucun rĂ©sultat et, durant deux siĂšcles, le dĂ©coupage de l'Europe va Ă©voluer au grĂ© des alliances matrimoniales et des guerres entre Ătats. C'est face Ă la montĂ© en puissance de l'Empire ottoman qu'une union des Ătats chrĂ©tiens d'Europe apparaĂźt : « Nous tenons de GadĂšs Ă lâIsler, une zone qui sâĂ©tend entre les deux mers et qui est la trĂšs courageuse et la trĂšs puissante Europe. LĂ , si nous nous unissions, nous ne serions pas seulement Ă©gaux Ă la Turquie, mais supĂ©rieurs Ă toute lâAsie » (Luis Vives). Mais ce ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union Ă cette Europe, Ă©clate en morceaux avec la RĂ©forme (ou plutĂŽt les RĂ©formes), dont l'impact politique est considĂ©rable, permettant nĂ©anmoins la formation des Provinces-Unies et de la ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siĂšcles. Les traitĂ©s de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'Ă©quilibre des forces en prĂ©sence. L'Ăpoque moderne est marquĂ©e par un renforcement des nationalismes en tous genres. C'est aussi l'Ă©poque oĂč l'Europe s'Ă©tend trĂšs loin de ses frontiĂšres par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent amĂ©ricain, puis en Inde. - Sous-chapitre : Ăpoque contemporainePour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : Ăpoque contemporaine. Image (cliquez pour agrandir) : Carte de l'Europe de 1843 montrant la multitude d'Ătats issus du CongrĂšs de Vienne La RĂ©volution française inaugure un bouleversement politique trĂšs important : les idĂ©es dĂ©mocratiques apparaissent sur le devant de la scĂšne et les campagnes de NapolĂ©on Ier puis le CongrĂšs de Vienne vont remodeler profondĂ©ment la carte de l'Europe et les mentalitĂ©s. HonorĂ© de Balzac a cette dĂ©claration optimiste dans Le Bal de Sceaux, (1830) : « Le seiziĂšme siĂšcle n'a donnĂ© que la libertĂ© religieuse Ă l'Europe, et le dix-neuviĂšme lui donnera la libertĂ© politique. » Ă la fin d'un long processus, le XIX siĂšcle voit se rĂ©aliser l'unitĂ© de l'Italie (1861 Ă 1870) et de l'Allemagne (1871), ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du dĂ©membrement de l'Empire ottoman, appelĂ© alors « l'homme malade de l'Europe ». C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prĂŽnant plus d'Ă©galitĂ© (socialismes), voire le dĂ©mantĂšlement du pouvoir des Ătats (anarchismes). Ces idĂ©es se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontiĂšres de l'Europe. La domination politique et Ă©conomique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmĂ©e aprĂšs qu'elle a bouleversĂ© son Ă©conomie lors des rĂ©volutions industrielles, dĂ©veloppant sa productivitĂ© et amorçant une forte explosion dĂ©mographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays europĂ©ens, en concurrence les uns contre les autres, d'Ă©tendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogĂ©e au dĂ©but du XX siĂšcle (cet apogĂ©e s'achĂšve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre Ă©tabli. La Seconde Guerre mondiale et la domination nazie laissent l'Europe exsangue. Alors que la suprĂ©matie des pays europĂ©ens occidentaux disparaĂźt au profit de deux nouvelles superpuissances (les Ătats-Unis et l'Union soviĂ©tique), des rĂ©bellions se dĂ©veloppent dans les colonies, aboutissant Ă l'indĂ©pendance de nombreux pays, notamment au cours du troisiĂšme quart du XX siĂšcle. ParallĂšlement, alors que l'excĂ©dent dĂ©mographique de l'Europe Ă©tait tel qu'elle constituait un rĂ©servoir d'Ă©migration massive tout au long du XIX siĂšcle et au dĂ©but du XX siĂšcle, les pays du continent furent confrontĂ©s Ă une stabilisation, voire une rĂ©gression dĂ©mographique Ă partir de la PremiĂšre Guerre mondiale. Cela, combinĂ© au dĂ©veloppement continu de l'Ă©conomie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'Ćuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente Glorieuses. Au mĂȘme moment, la construction de l'Union europĂ©enne crĂ©e un marchĂ© commun entre Ătats europĂ©ens et une grande unitĂ© sur le continent. ![]() Chapitre : Population et civilisation- Sous-chapitre : Population
Le Conseil de l'Europe soulignait en 2005 que depuis quelques dĂ©cennies lâUE doit sa croissance dĂ©mographique (pour tout ou partie) Ă l'immigration qui dans les annĂ©es 2000 est devenue le premier, puis le seul facteur dâaugmentation de la population totale de lâUE. Ainsi deux millions de personnes sont venues s'installer en Europe en 2004 alors que l'accroissement naturel Ă©tait nĂ©gatif de 63 000 personnes. LâEurope est au dĂ©but du XXI siĂšcle le troisiĂšme foyer de peuplement derriĂšre la Chine et l'Inde, avec des densitĂ©s de populations parmi les plus Ă©levĂ©es au monde dans certaines zones des Pays-Bas, de la Belgique, du Royaume-Uni, de lâAllemagne ou de l'Italie, dâautant que lâexode rural sâest renforcĂ© ainsi que lâattractivitĂ© des littoraux avec des populations de plus en plus urbaines. En 2007, 70 millions de personnes, soit 16 % de la population de l'UE, rĂ©sident dans des communes cĂŽtiĂšres. RĂ©fugiĂ©s en EuropeSelon le World Refugee Survey 2008 publiĂ© par le ComitĂ© amĂ©ricain pour les rĂ©fugiĂ©s et les immigrants, il y avait environ 252 600 rĂ©fugiĂ©s et demandeurs d'asile en Europe Ă la fin de 2007. Toujours selon le World Refugee Survey 2008, l'Europe fait partie des dix « pires endroits pour les rĂ©fugiĂ©s ». Ces pays ont Ă©laborĂ© des politiques d'immigration et des accords avec les pays Ă la pĂ©riphĂ©rie de l'Europe, qui rendent difficile l'entrĂ©e sur le territoire europĂ©en. L'Union europĂ©enne a Ă©tabli que les demandeurs d'asile doivent dĂ©poser leur demande d'asile dans le premier pays europĂ©en oĂč ils entrent, ce qui entraine que la plupart des rĂ©fugiĂ©s dĂ©posent leur demande dans des pays comme la GrĂšce, l'Ukraine, la Pologne et la SlovĂ©nie, qui ont des politiques d'immigration et d'offre d'asile plus strictes que les autres pays europĂ©ens. Histoire dĂ©mographique rĂ©centeMalgrĂ© les dizaines de millions de morts des deux guerres mondiales, lâEurope a connu une pĂ©riode dâexplosion dĂ©mographique aux XIX et XX siĂšcles, qui sâest accompagnĂ©e dâune forte pression sur lâenvironnement et les ressources non renouvelables (cf. empreinte Ă©cologique, empreinte Ă©nergĂ©tique, pression urbanistique, pollutions, etc.). Depuis quelques dĂ©cennies, la population europĂ©enne tend Ă se stabiliser, suite Ă une forte diminution de la natalitĂ©, qui reste toutefois encore largement compensĂ©e par la natalitĂ© de certains pays, par le recul de lâĂąge auquel les femmes font leurs premiers enfants, et surtout par une immigration rĂ©guliĂšre. Les Ă©tudes prospectives pour 2050 varient dâune population diminuant de 3 % (dans l'hypothĂšse d'un ICF remontant Ă 2,34), Ă -22 % voire -50 %. Les experts parlent alors de retournement dĂ©mographique ou d'hiver dĂ©mographique. Que la diminution soit due Ă la natalitĂ© est un phĂ©nomĂšne inĂ©dit jusqu'Ă nos jours dans le monde. Ces chiffres ci-dessus doivent tous ĂȘtre utilisĂ©s avec prudence, la prospective dĂ©mographique ayant toujours Ă©tĂ© prise en dĂ©faut et pouvant elle-mĂȘme influer en retour sur les comportements individuels et collectifs et sur les politiques de soutien Ă la natalitĂ© ou Ă lâimmigration. Pour d'autres, la population de l'Union europĂ©enne (UE) serait de 470 millions de personnes en 2050 selon l'Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE), et 506 millions en 2060 selon Eurostat. La population de l'UE dĂ©passerait ainsi celle des Ătats-Unis (468 millions de personnes en 2060 selon le Centre amĂ©ricain d'Ă©tudes sur l'immigration). DisparitĂ©s gĂ©ographiques Toutefois, la situation dĂ©mographie diffĂšre pour chaque pays europĂ©en. Ă l'inverse des pays de l'Ouest, les pays de l'Europe de l'Est se sont prĂ©maturĂ©ment prĂ©occupĂ©s des Ă©volutions dĂ©mographiques et Ă partir des annĂ©es 1960, ils ont mis en place des politiques de stimulation de la natalitĂ©. Cependant, les moyens utilisĂ©s n'Ă©taient pas toujours compatible du point de vue des libertĂ©s occidentales moderne comme l'interdiction de l'avortement. Des mesures qui ont cependant produit des effets peu satisfaisant. Ă rebours, la Pologne n'a pas connu de baisse de population du temps du communisme mais qui faut nuancer car l'influence de l'Ăglise catholique imprĂšgne la sociĂ©tĂ© polonaise et peut ĂȘtre plus considĂ©rable que la politique familiale. Pour les pays de l'Ouest, personne se risque entre autres en Allemagne de mettre sur la place publique l'Ă©volution de la population sur la longue durĂ©e. Pour les responsables, tout passe par la politique d'immigration. Ils ne veulent pas toucher au tabou de la politique familiale en faveur de la fĂ©conditĂ©, compte tenu du poids de la mauvaise conscience des annĂ©es hitlĂ©riennes. La situation dĂ©mographique empire en Europe pourtant : un rapport annuel sur la situation dĂ©mographique des pays membres demandĂ© autrefois par les autoritĂ©s communautaires a Ă©tĂ© abandonnĂ© depuis 2000, dĂ©sormais remplacĂ© par un « Rapport social », oĂč l'on communique Ă propos de chĂŽmage et de pauvretĂ© sans jamais plus effleurer la dimension dĂ©mographique. Autrement dit, l'UE s'interdit de voir la situation dĂ©mographique de ses pays membres. La croissance dĂ©mographique sâest globalement poursuivie pour les 27 Ătats membres de l'Union europĂ©enne, la population dĂ©croĂźt dĂ©jĂ en Russie, Ukraine et Roumanie (-247 000 personnes au total pour ces pays en 2004) depuis 200. Ce dĂ©clin dĂ©mographique semble plus important et plus rapide dans les ex-pays de lâEst, dans quelques pays oĂč la pauvretĂ© et le renforcement des inĂ©galitĂ©s ont suivi lâeffondrement du communisme, et aussi dans les rĂ©gions touchĂ©es par la catastrophe de Tchernobyl (la BiĂ©lorussie qui a reçu 70 % environ des retombĂ©es d'iode et de cĂ©sium radioactifs et connaĂźt depuis 20 ans le plus fort taux dâavortement et le taux dâabandon dâenfants y est Ă©levĂ©). - Sous-chapitre : LanguesAvec plus de 720 ou 980 millions d'habitants et sur une surface rĂ©duite pour une moyenne d'une langue pour 4,3 millions d'habitants, l'Europe bĂ©nĂ©ficie dâune grande richesse ethnoculturelle et une pluralitĂ© de langues. Les cultures germaniques, slaves, latines et finno-ougrienne sont traduites par la diversitĂ© des langues parlĂ©es : 120 langues et dialectes ont des racines indo-europĂ©ennes ; latines et grecques au sud, germaniques au nord et au nord-ouest ; slaves Ă l'est et en Europe centrale, seul le groupe des langues finno-ougriennes (regroupant le finnois, estonien et le hongrois) et la langue basque ne font pas partie des langues indo-europĂ©ennes. Administrativement, lâallemand, lâanglais, le russe, le français et lâitalien dominent mais lâEurope est linguistiquement beaucoup plus riche puisque les 50 Ătats europĂ©ens (tous souverains, hormis Gibraltar) de la grande Europe gĂ©ographique regroupent 35 langues officielles, enrichies de 225 langues secondaires non officielles. Ă tel point qu'Umberto Eco dit : « la langue de l'Europe, c'est la traduction ». Ces prĂ©cĂ©dents chiffres peuvent paraĂźtre Ă©levĂ©s, mais il ne reprĂ©sente que 3 % du total des langues vivantes encore parlĂ©es sur la planĂšte. En Europe de lâOuest (France, lâEspagne, Royaume-Uni, Italie, etc.) les langues vernaculaires sont souvent rĂ©gionales et trĂšs minoritaires, parfois au bord de lâextinction, mais certaines (breton, basque, flamand, le dernier Ă©tant un dialecte du nĂ©erlandais, sont plus reconnues, et enseignĂ©es en France, plutĂŽt Ă lâUniversitĂ©, mais parfois dĂšs lâenfance : Ă©cole Diwan en Bretagne). En Espagne, câest le cas du basque, du catalan et du galicien. Pour le Royaume-Uni, câest le gallois, lâĂ©cossais et lâirlandais. Le français est reconnu en Italie dans le Val dâAoste, comme le sont le fĂ©roĂŻen aux Ăźles FĂ©roĂ©, ou le frison aux Pays-Bas, etc. Une langue unique nâest officiellement parlĂ©e que dans 3 petits Ătats : lâIslande (oĂč lâon parle islandais), le Liechtenstein (oĂč l'on parle allemand), et la RĂ©publique de Saint-Marin (oĂč l'on parle italien). L'Ătat de la CitĂ© du Vatican (plus petit Ătat europĂ©en) est un cas Ă part : lâitalien y est la langue vĂ©hiculaire, le latin (rĂ©putĂ© langue morte) y est la langue juridique, le français y est la langue diplomatique (le Vatican se fait enregistrer comme Ătat francophone auprĂšs des organisations internationales), et l'allemand est la langue en usage dans l'armĂ©e (la Garde suisse). Les autres Ătats comptent tous plusieurs langues vernaculaires, tant dialectes que langues Ă part (plus ou moins reconnues et souvent non enseignĂ©es) et jusquâĂ plus de 10 pour l'Allemagne (21 langues), l'AzerbaĂŻdjan (13), la Bulgarie (11), l'Espagne (14), la France (25), l'Italie (33), la Roumanie (14), le Royaume-Uni (12). La vaste Russie regroupe Ă elle seule 43 langues (Ă statut officiel) sur son territoire. Certaines langues rĂ©gionales, sans statut officiel (bien que doublant parfois les noms de communes ou de rues) persistent et sont parfois protĂ©gĂ©es et enseignĂ©es, souvent avec le soutien de collectivitĂ©s locales ou rĂ©gionales (breton, corse, occitan en France, sarde en Italie, lapon en Scandinavie). Les systĂšmes d'Ă©criture en Europe reposent sur l'alphabet latin (sous diverses variantes), l'alphabet grec, l'alphabet cyrillique (sous diverses variantes). Le rĂȘve d'une langue commune en Europe, tel que Ursprache ou espĂ©ranto, ne s'est pas concrĂ©tisĂ© au cours du XX siĂšcle. Aux langues originaires des pays dâaccueil sâajoutent les langues maternelles des populations circulantes (Roms), migrantes ou rĂ©fugiĂ©es, et tout particuliĂšrement l'arabe, le berbĂšre, le turc, l'hindĂź, etc. Il existe aussi des mĂ©langes qui naissent dans les banlieues du continent ou dans les territoires dâoutre-mer (crĂ©ole), des adaptations (verlan), des langues spĂ©cifiques Ă des corps de mĂ©tier (LouchĂ©bem) ou des communautĂ©s y compris virtuelles sur l'internet. L'Europe fut dĂšs l'antiquitĂ© avec Galien l'initiatrice de la crĂ©ation des langues dites artificielles. Ces langues furent un rĂ©el objet d'Ă©tudes Ă partir de la Renaissance (Ă l'exception notable de la langue de Hildegarde de Bingen qui fut créée au moyen age) oĂč l'on connaĂźt Ă partir de cette Ă©poque une explosion du nombre de projets visant Ă crĂ©er une langue de communication internationale auxiliaire dont la plus connue, l'espĂ©ranto, créée en 1880, est toujours et de plus en plus utilisĂ©e. Outre ces langues planifiĂ©es il existe des langues qui furent créées sans rationalitĂ©, telles que la lingua franca (mĂ©lange d'arabe, de français, portugais, espagnol, italien), utilisĂ©e par les marins et dans les ports de la MĂ©diterranĂ©e durant leurs Ă©changes. Certaines langues créées sont devenues des langues d'Ătat, on peut citer Ă titre d'exemples l'allemand, le norvĂ©gien pour l'Europe ainsi que l'indonĂ©sien en IndonĂ©sie ou l'haĂŻtien en HaĂŻti. - Sous-chapitre : ReligionsLe Christianisme est la religion dominante en Europe et y est divisĂ©e en trois grandes confessions (Protestantisme, Orthodoxie et Catholicisme) rĂ©parties gĂ©ographiquement de la façon suivante :
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 2 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie), et également dans la partie européenne de la Turquie avec Istanbul. Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
![]() Chapitre : PolitiquePour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : Politique. Articles dĂ©taillĂ©s : Politique de l'Europe et Chronologie de l'Union europĂ©enne. Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites gĂ©ographiques dĂ©finies plus haut) sont au nombre de 50 : Albanie, Allemagne, Andorre, ArmĂ©nie, Autriche, AzerbaĂŻdjan, Belgique, BiĂ©lorussie, Bosnie-HerzĂ©govine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, GĂ©orgie, GrĂšce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, MacĂ©doine, Malte, Moldavie, Monaco, MontĂ©nĂ©gro, NorvĂšge, Pays-Bas, Pologne, Portugal, RĂ©publique tchĂšque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, SlovĂ©nie, SuĂšde, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican. - Sous-chapitre : LâOutre-Mer europĂ©enEn 2008, il regroupe 28 territoires et rĂ©gions de lâoutre-mer faisant partie intĂ©grante de l'UE ou associĂ©s Ă six Ătats membres de lâUE (Danemark, Espagne, France, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni). Ils sont regroupĂ©s en 7 rĂ©gions ultrapĂ©riphĂ©riques (7 RUP) : Açores, Canaries, Guadeloupe, Guyane française, MadĂšre, Martinique, La RĂ©union. - Sous-chapitre : Ăvolution du nombre d'Ătats europĂ©ens depuis 1789Le nombre d'Ătats europĂ©ens, qui s'Ă©levait Ă plus de trois cents en 1789, Ă©tait encore d'une soixantaine en 1815, au lendemain du congrĂšs de Vienne. AprĂšs l'unification de lâItalie et de lâAllemagne, ce nombre Ă©tait tombĂ© Ă 19 en 1871 (20 avec la Turquie, qui contrĂŽlait encore la majeure partie de la pĂ©ninsule des Balkans). Il passa Ă 22 en 1878, lorsque le congrĂšs de Berlin reconnut l'indĂ©pendance de la Roumanie, de la Serbie et du MontĂ©nĂ©gro. S'y ajoutĂšrent ensuite la NorvĂšge (1905), la Bulgarie (1908) et lâAlbanie (1912). En 1914, l'Europe comptait donc 25 Ătats gĂ©nĂ©ralement reconnus comme indĂ©pendants, non compris le Saint-SiĂšge, l'Ordre de Malte et le territoire neutre de Moresnet : Albanie, Allemagne, Andorre, Autriche-Hongrie, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, France, GrĂšce, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, MontĂ©nĂ©gro, NorvĂšge, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, SuĂšde, Suisse. A la fin de l'annĂ©e 1945, ce nombre d'Ătats Ă©tait passĂ© Ă 31 : Albanie, Allemagne, Andorre, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Eire, Espagne, Finlande, France, GrĂšce, Hongrie, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, NorvĂšge, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Marin, SuĂšde, Suisse, TchĂ©coslovaquie, URSS, Vatican, Yougoslavie. Parmi les nombreux Ătats qui connurent une existence Ă©phĂ©mĂšre au lendemain des deux guerres mondiales, on peut citer les rĂ©publiques autonomes de RhĂ©nanie et du Palatinat (1923/1924), les villes libres de Dantzig (1920/1939), de Fiume (1920/1924), de Memel (1920/1923) et de Trieste (1947/1954), ainsi que le territoire de la Sarre, qui bĂ©nĂ©ficia d'un statut particulier de 1920 Ă 1935 et de 1947 Ă 1957. Le nombre d'Ătats europĂ©ens parut se stabiliser Ă 34 avec l'accession Ă l'indĂ©pendance de Chypre (1960) et de Malte (1964). Il devait se maintenir Ă ce niveau jusqu'Ă la chute du mur de Berlin, en 1989. AprĂšs la rĂ©unification de l'Allemagne et l'Ă©clatement des anciennes fĂ©dĂ©rations communistes (URSS, Yougoslavie, TchĂ©coslovaquie), le nombre d'Ătats europĂ©ens officiellement reconnus comme indĂ©pendants s'Ă©levait Ă 45 en 2006 (ou 50 si l'on y inclut la Turquie, l'ArmĂ©nie, l'AzerbaĂŻdjan, la GĂ©orgie et le Kazakhstan). Il atteindrait mĂȘme la soixantaine si l'on prenait en compte les nombreux pays ou territoires dont le statut est contestĂ© (Abkhazie, Chypre du Nord, Haut-Karabakh, Kosovo, OssĂ©tie du Sud, Saugeais, Sealand, Seborga, TchĂ©tchĂ©nie, Transnistrie)... Par ailleurs, IsraĂ«l fait partie de nombreuses associations europĂ©ennes culturelles ou sportives (UEFA par exemple). L'AlgĂ©rie, l'Ăgypte, IsraĂ«l, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie, et la Tunisie font partie de l'Union europĂ©enne de radio-tĂ©lĂ©vision. Le Maroc a participĂ© au Concours Eurovision de la chanson en 1980. Ainsi, pour Pierre Beckouche, lâEurope est dâores et dĂ©jĂ partie prenante dâun vaste ensemble macro-rĂ©gional dont les EuropĂ©ens nâont pas conscience, appelĂ© « EuromĂ©diterranĂ©e », qui va de la Russie au Maroc en passant par le Moyen-Orient et qui est traversĂ© de flux Ă©conomiques, culturels et migratoires plus intenses qu'imaginĂ©. - Sous-chapitre : LâunitĂ© europĂ©enne, rĂȘve et rĂ©alitĂ©L'Europe n'a jamais connu d'unitĂ© politique totale. Certaines pĂ©riodes d'une durĂ©e variable ont cependant Ă©tĂ© marquĂ©es par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en gĂ©nĂ©ral imposĂ© par la force. Ce fut ainsi le cas de l'Empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napolĂ©onien, et du III Reich. Certaines familles royales ont Ă©galement, par le biais de relations dynastiques, gouvernĂ© un grand nombre de pays europĂ©ens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rĂȘvĂ© qu'un jour existeraient les Ătats-Unis d'Europe, faisant le pendant aux Ătats-Unis. Son discours prononcĂ© le 21 aoĂ»t 1849, Ă l'occasion de l'ouverture du CongrĂšs de la Paix Ă Paris, est restĂ© cĂ©lĂšbre . Il y Ă©voque une Europe enfin pacifiĂ©e, unie sous un mĂȘme gouvernement. La suite de l'Histoire prouva qu'il s'agissait d'une vision prophĂ©tique en avance sur son temps, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Mais la mystique europĂ©enne fut vivement rĂ©activĂ©e aprĂšs la premiĂšre guerre mondiale qui se chargea de dĂ©montrer, si besoin Ă©tait, Ă un grand nombre d'intellectuels Ă quel point la guerre Ă©tait absurde. Seule une Europe unie pouvait Ă©viter le retour de l'horreur. Conscient du dĂ©clin de celle-ci face Ă l'AmĂ©rique (Albert Demangeon - 1920), ils cherchent la voie la plus sure pour unifier le continent. L'hĂ©ritage culturel grec, le droit romain et l'unitĂ© chrĂ©tienne sont conçues par Paul ValĂ©ry comme les trois piliers de l'Europe, lors d'une confĂ©rence donnĂ©e Ă l'universitĂ© de Zurich l nations diffĂ©rentes (l'un des premiers adhĂ©rents Ă son mouvement est le jeune maire de Cologne, Konrad Adenauer). Il trouve aussi le soutien de Louis Loucheur et Aristide Briand (qui sera d'ailleurs nommĂ© prĂ©sident d'honneur du mouvement), mais dans l'ensemble les politiques ne le suivent pas et on le soupçonne parfois de travailler pour l'Allemagne. Quoi qu'il en soit le mouvement Pan-Europe est fondĂ© et survivra jusqu'Ă nos jours (Un membre de la famille des Habsbourgs en est aujourd'hui le prĂ©sident). Le mĂȘme Aristide Briand, alors prĂ©sident du Conseil, pourra s'appuyer sur ce mouvement pour appeler Ă la crĂ©ation d'une « sorte de lien fĂ©dĂ©ral » devant l'assemblĂ©e de la SDN en 1929. Le 1 mai 1930, en accord avec les instances dirigeantes de la SDN, il remet aux autres gouvernements europĂ©ens un mĂ©morandum sur « l'organisation d'un rĂ©gime d'Union fĂ©dĂ©rale europĂ©enne ». Il essuie un refus poli: c'est un Ă©chec. La crise et la montĂ©e en puissance des totalitarismes Ă©touffe progressivement tout espoir de construction europĂ©enne. L'Allemagne nazie conçoit l'Europe selon une vision pangermaniste, raciste et centrĂ©e autour d'une grande Allemagne. L'Europe n'est plus qu'un rĂ©servoir de matiĂšres premiĂšres et de main d'Ćuvre, destinĂ©e Ă nourrir la machine de guerre nazie. Mais la rĂ©sistance pense aussi l'Europe, et tandis qu'elle mĂšne le combat intĂ©rieur partout en Europe contre le fascisme et le nazisme, ses membres les plus Ă©minents se rĂ©unissent afin de dessiner les contours d'une Europe post-seconde guerre mondiale. AprĂšs la guerre Churchill appelle Ă son tour de ses vĆux Ă l'unitĂ© europĂ©enne et crĂ©e un mouvement qui fusionne trĂšs peu de temps aprĂšs avec celui de Coudenhove-Kalergi. Devant ce qui est perçu comme le danger soviĂ©tique, les Ătats-Unis lancent un vaste programme de reconstruction de l'Europe avec le plan Marshall. Celui-ci conditionne la formation d'une Europe financiĂšre appuyĂ©e sur des politiques monĂ©taires concertĂ©es (crĂ©ation de l'OECE - Organisation EuropĂ©enne de CoopĂ©ration Economique). Il faut dĂ©sormais attendre la dĂ©claration Schuman du 9 mai 1950 pour assister Ă la relance du vieux projet d'union europĂ©enne, cette fois lancĂ©e par Ă©tape, en commençant par l'un des secteurs Ă©conomiques phares pour les français comme pour les allemands, l'industrie de la houille et de la sidĂ©rurgie. En plaçant ces productions sous la houlette d'une Haute AutoritĂ©, c'est le consentement prudent mais dĂ©finitif d'un abandon de souverainetĂ© qui transparaĂźt. La CECA (CommunautĂ© EuropĂ©enne du Charbon et de l'Acier) nĂ©e le 1 avril 1951 par la signature du TraitĂ© de Paris, elle rĂ©unit 6 Ă©tats europĂ©ens: le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie, la RFA et la France. La Grande-Bretagne la rejoindra en 1954. L'Europe est en marche. En effet, depuis la deuxiĂšme moitiĂ© du XX siĂšcle, un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularitĂ© sa mise en place pacifique et dĂ©mocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union europĂ©enne n'est cependant pas encore arrĂȘtĂ©e et laisse aujourd'hui une grande libertĂ© politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union europĂ©enne comprend maintenant 27 Ătats membres, dont 16 faisant partie de la zone euro. Avec l'Asie, lâEurope est le continent comptant le plus de monarchies (une monarchie pour trois rĂ©publiques) ; les monarchies europĂ©ennes sont aujourd'hui toutes de type parlementaire, les souverains n'ayant le plus souvent qu'un rĂŽle symbolique ou un rĂŽle politique non dĂ©terminant : ce sont les premiers ministres ou chefs de gouvernement, issus d'une majoritĂ© parlementaire, qui sont investis du vĂ©ritable pouvoir politique. - Sous-chapitre : Organisations europĂ©ennes
![]() Chapitre : ĂconomieArticle dĂ©taillĂ© : Ăconomie de l'Europe. L'Europe, ou plus prĂ©cisĂ©ment l'Union europĂ©enne, est le plus important des pĂŽles de la triade (Ătats-Unis, Union europĂ©enne et Japon). Ces pĂŽles centralisent 70% de la richesse pour 14% de la population. ![]() Chapitre : EnvironnementL'Europe regroupe plusieurs zones biogĂ©ographiques une grande variĂ©tĂ© d'Ă©cosystĂšmes terrestres et marins et qui ont souvent Ă©tĂ© intensivement exploitĂ©s, fragmentĂ©s et polluĂ©s. L'Europe a Ă©tĂ© motrice pour de nombreux Ă©tats-membres en matiĂšre de Droit de l'environnement avec notamment les directives Habitats et Oiseaux, bien que certains Ă©tats membres (dont la France) les aient tardivement et incomplĂštement appliquĂ©es. Une directive cadre sur l'eau est en cours d'application, des directives sur le sol et la mer sont en projet, et le 1 janvier 2005 est entrĂ©e en vigueur la nouvelle norme europĂ©enne pour limiter la pollution atmosphĂ©rique : les agglomĂ©rations de plus de 250 000 habitants de l'Union europĂ©enne ne doivent pas dĂ©passer certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mĂštre cube d'air ambiant doit ĂȘtre le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delĂ de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution dĂ©jĂ en vigueur n'Ă©taient dĂ©jĂ pas respectĂ©es : en 2002, 11 pays sur 15 ont dĂ©passĂ© la marge autorisĂ©e. Depuis 1996, le conseil de l'Europe invite les Ă©tats Ă construire ensemble un RĂ©seau Ă©cologique paneuropĂ©en et ils doivent appliquer, comme toutes les collectivitĂ©s la directive 2003/4 concernant l'accĂšs du public Ă l'information en matiĂšre d'environnement, la directive INSPIRE (Infrastructure dâinformation spatiale en Europe). Un futur RĂ©seau europĂ©en de donnĂ©es d'observation et de surveillance (EMODNET / European Monitoring Observation. Data Network) est en construction. Pour mesurer l'Ă©tat de l'environnement, les pressions et les rĂ©ponses, l'UE s'est dotĂ©e d'une Agence europĂ©enne pour lâEnvironnement (AEE) qui applique maintenant la mĂ©thodologie LEAC (Land and Ecosystem Accounting - ComptabilitĂ© des Ă©cosystĂšmes et du territoire). Le systĂšme Corine Landcover et d'autres permettent d'harmoniser les cartes europĂ©ennes de donnĂ©es environnementales. - Sous-chapitre : TourismeLe tourisme culturel tient une place singulier en Europe, elle est une des clĂ©s de l'avenir permettant d'assurer une puissante force d'attraction pour l'Europe. Elle touche essentiellement l'audience des musĂ©es, des monuments et des Ă©vĂ©nements culturels. Et donne lieu Ă des dĂ©placements vacanciers. Par consĂ©quence, elle est une mine de recette considĂ©rable pour les pays europĂ©ens. L'activitĂ© touristique s'est notablement enrichis depuis une vingtaine d'annĂ©es, et les modes de visite des touristes ont beaucoup Ă©voluĂ©. Le tourisme Ă©tranger en France en est une vivante illustration. Lieux et monuments cĂ©lĂšbresArticle dĂ©taillĂ© : CatĂ©gorie:Patrimoine mondial en Europe. ![]() Chapitre : ComplĂ©ments- Sous-chapitre : Articles connexes
- Sous-chapitre : Liens externes
Histoire :
Cartes :
![]() Chapitre : Notes et références
|
Amérique du Sud
Antarctique
Afrique
Asie
Europe
Océanie
| Supercontinents Gondwana ⹠Laurasia ⹠Pangée ⹠Pannotia ⹠Rodinia ⹠Columbia ⹠Kenorland ⹠Ur ⹠Vaalbara | |
| Continents Arctica ⹠Asiamérique ⹠Atlantica ⹠Avalonia ⹠Baltica ⹠Cimmeria ⹠Kazakhstania ⹠Laurentia ⹠Laurussia ⹠Sibéria ⹠Ur |
Catégorie : Europe





Je garde ton blog dans me favoris, c'est très intéressant,les images et les conseils qui vont avec!


