haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Euro



 Zone euro + 4 pays

Autre(s) pays utilisateur(s)Drapeau du Kosovo Kosovo (temporairement)
MontĂ©nĂ©gro MontĂ©nĂ©gro
Royaume-Uni Royaume-Uni (bases de souverainetĂ© britanniques d’Akrotiri et Dhekelia)
Banque centraleBanque centrale européenne
Symbole local€
Code ISO 4217EUR
Sous-unité100 cent ou centimes
Taux de changeCours en USD
Monnaies alignéesBAM, BGN, CVE, KMF, XPF, XOF, XAF, EEK, LTL, LVL
Succède àECU (XEU)
Taux de conversionEUR = 1,362 USD
(1 mars 2010)
Liste des codes ISO 4217 des monnaies
Suite de l'article :

L’euro est la devise officielle de l'ensemble de l'Union européenne et la monnaie unique commune à seize de ses États membres, qui forment la zone euro.



     Certains États ou territoires utilisent cette monnaie de facto, comme le MontĂ©nĂ©gro ou le Kosovo, de par l'influence des pays de la zone euro, sans que l'euro soit leur monnaie officielle. Mis en circulation le 1 janvier 2002 sous sa forme fiduciaire, mais en usage dès 1999, il succĂ©dait Ă  l’European Currency Unit (ECU), soit « l’unitĂ© de compte europĂ©enne Â», mise en service en 1979.


     L'euro est la deuxième monnaie au monde pour les transactions, derrière le dollar amĂ©ricain, et depuis dĂ©cembre 2006 la première monnaie au monde pour la quantitĂ© de billets en circulation, avec 610 milliards d'euros.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Pièces et billets



     Toutes les pièces en euro possèdent une face europĂ©enne (1, 2 et 5 centimes : l’Europe dans le monde ; 10, 20 et 50 centimes : l’Europe comme une alliance d’États ; 1 et 2 euros : l’Europe sans frontières) et une face spĂ©cifique au pays Ă©metteur de la pièce (y compris pour Monaco, Saint-Marin et le Vatican, États en union monĂ©taire avec leurs voisins immĂ©diats qui ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă  frapper leurs propres pièces).

L’Europe dans le mondeL’Europe comme une alliance d'ÉtatsL’Europe sans frontières
0,01 €0,02 €0,05 €0,10 €0,20 €0,50 €1 €2 €
Face commune de la pièce de 1 centime d’euroFace commune de la pièce de 2 centimes d’euroFace commune de la pièce de 5 centimes d’euroFace commune de la pièce de 10 centimes d’euroFace commune de la pièce de 20 centimes d’euroFace commune de la pièce de 50 centimes d’euroFace commune de la pièce de 1 euroFace commune de la pièce de 2 euros

     Une nouvelle sĂ©rie de pièces est frappĂ©e depuis la fin 2007. Se calquant sur la pratique dĂ©cidĂ©e pour les billets de banque, elle reprĂ©sente dĂ©sormais l'ensemble du continent europĂ©en (membre ou non de l'Union), afin d'Ă©viter de devoir frapper de nouvelles sĂ©ries Ă  chaque Ă©largissement. Les frontières n'y apparaissent donc plus. Cependant, les pièces de un, deux et cinq centimes ont gardĂ©, pour des raisons inconnues, l'ancienne carte de l'Europe des Quinze.


     De nouvelles pièces, en mĂ©tal prĂ©cieux, entrent progressivement en circulation en France. GravĂ©e par Joaquin Jimenez (qui est Ă©galement l'auteur de l'Arbre ÉtoilĂ© des pièces de 1 et 2 euros), une pièce de 5 euros en argent a Ă©tĂ© frappĂ©e Ă  deux millions d’exemplaires en 2008. Des pièces de 10 Ă  500 euros, en argent et en or, ont Ă©tĂ© mises en circulation de 2008 Ă  2010. Ces pièces, d'abord destinĂ©es aux collectionneurs, ont cours lĂ©gal en France.


     Toutes les pièces sont utilisables dans tous les États membres, Ă  l'exception des pièces de collection en mĂ©tal prĂ©cieux qui n'ont cours que dans le pays d'Ă©mission. Des problèmes de compatibilitĂ© ont cependant Ă©tĂ© relevĂ©s sur certains automates (distributeurs automatiques, pĂ©ages…).


     Les billets, quant Ă  eux, ont une maquette commune Ă  toute la zone euro. Les ponts, portes et fenĂŞtres des billets symbolisent l’ouverture de l’Europe sur le reste du monde et les liens entre les peuples.


     Le choix du graphisme des billets est de la compĂ©tence de la Banque centrale europĂ©enne alors que celui des pièces est de la compĂ©tence des États, membres de l'Eurogroupe. La prochaine face commune a ainsi Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e lors d'une rĂ©union de l'Eurogroupe. Cette dĂ©cision a provoquĂ© une petite polĂ©mique de quelques dĂ©putĂ©s par l'absence, selon eux volontaire, de la Turquie sur le dessin retenu, au contraire de celui des billets.


     Pour la description des pièces de monnaie et des billets en euros, se reporter aux articles suivants :

Valeur du billet5 €10 €20 €50 €100 €200 €500 €
Taille du billet120 mm x 62 mm127 mm x 67 mm133 mm x 72 mm140 mm x 77 mm147 mm x 82 mm153 mm x 82 mm160 mm x 82 mm
De face5 Euro.Recto.png10 Euro.Recto.png20 Euro.Recto.png50 Euro.Recto.png100 Euro.Recto.png200 Euro.Recto.png500 Euro.Recto.png
Vu de dos5 Euro.Verso.png10 Euro.Verso.png20 Euro.Verso.png50 Euro.Verso.png100 Euro.Verso.png200 Euro.Verso.png500 Euro.Verso.png





Chapitre : Historique de l’euro





Image (cliquez pour agrandir) :

L’UEM de l'Union europĂ©enne :      pays de la zone euro      pays membres de l'UE et du MCE II      pays membres de l'UE hors MCE II      autres pays utilisant l'euro comme monnaie



     L'euro n'est pas la première monnaie Ă  vocation europĂ©enne (et internationale). En effet, l'Union latine, nĂ© en 1865, Ă  l’initiative de NapolĂ©on III, entre la France, marque une union monĂ©taire ou supranationale signĂ©e et partagĂ©e par la France, la Belgique, la Suisse, la Grèce, plus tard l'Espagne et le Portugal, suivis de la Russie et de certains pays d'AmĂ©rique latine. La Première Guerre mondiale (1914-1918), a mis fin Ă  ce projet d'unification monĂ©taire.

  - Sous-chapitre : Introduction de l’euro

Article connexe : Passage Ă  l'euro.

     Cette devise a Ă©tĂ© introduite le 1 janvier 1999 Ă  zĂ©ro heure, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister Ă  part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie europĂ©enne.


     Les billets et les pièces des monnaies nationales ont continuĂ© Ă  ĂŞtre utilisĂ©s dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1 janvier 2002. Certaines des anciennes devises gardèrent encore leur valeur lĂ©gale jusqu’à la date butoir du 28 fĂ©vrier 2002.


     La date de fin de validitĂ© des monnaies nationales a variĂ© d’un État Ă  l’autre. La première monnaie Ă  disparaĂ®tre fut le Deutsche Mark, le 31 dĂ©cembre 2001 Ă  minuit, pour les dernières c'est le 28 fĂ©vrier 2002 qu'elles ont cessĂ© d’avoir valeur lĂ©gale.


     Les banques centrales des États de la zone euro ont toutefois continuĂ© d’accepter les billets et pièces de leur ancienne monnaie pour plusieurs annĂ©es encore (17 fĂ©vrier 2012 en France pour les billets utilisĂ©s en dĂ©cembre 2001 et dĂ©but 2005 pour les pièces). Certaines banques centrales, comme celle de l’Allemagne, continueront mĂŞme Ă  Ă©changer les anciens billets nationaux sans limite de temps.


     NĂ©anmoins, rien n'a Ă©tĂ© mis en place pour permettre de se dĂ©barrasser des pièces Ă©trangères provenant d'autres pays de la zone euro sans avoir Ă  se dĂ©placer dans le pays Ă©metteur. MĂŞme problème pour des billets Ă©trangers qu'on aurait pu conserver alors que le pays qui les utilisait les a remplacĂ©s par d'autres avant le passage Ă  l'euro.

  - Sous-chapitre : L'Ă©largissement de la zone euro


     L’adhĂ©sion Ă  l’euro est obligatoire pour les nouveaux membres de l’Union europĂ©enne (UE), mais chaque pays en fixe la date et doit respecter les conditions Ă©conomiques nĂ©cessaires.


     La zone euro s'est progressivement Ă©largie :

  - Sous-chapitre : États membres de l’Union europĂ©enne non adhĂ©rents


     Des trois membres de l’UE (Ă  quinze) non participants, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu une clause dite d’opting-out, leur permettant de rester en dehors de la monnaie unique, mĂŞme s’ils venaient Ă  remplir les conditions d’adhĂ©sion, clause confirmĂ©e par le traitĂ© de Rome de 2004. Cette clause ne leur interdit toutefois pas d’adhĂ©rer ultĂ©rieurement.


     Aussi le Royaume-Uni, contrairement au Danemark, ne fait pas partie du MCE II, bien que remplissant les conditions du traitĂ© de Maastricht car il ne souhaite pas lier le taux de change de la livre sterling Ă  l’euro. Depuis que la livre sterling a quittĂ© le dĂ©funt SME (basĂ© sur l’ancienne unitĂ© de compte europĂ©enne ou ECU), son cours par rapport Ă  l’euro a connu des variations plus importantes que les autres monnaies des pays membres non adhĂ©rents, notamment durant les deux premières annĂ©es de l’introduction de l’euro, qui s’était temporairement fortement dĂ©prĂ©ciĂ© par rapport au dollar amĂ©ricain, Ă  la livre sterling et au franc suisse. Cette instabilitĂ© initiale est semble-t-il rĂ©solue et depuis, la livre sterling suit de façon assez proche les Ă©volutions du cours de l’euro (le franc suisse s’est aussi stabilisĂ© par rapport Ă  l’euro et il remplirait maintenant les conditions d’entrĂ©e dans le MCE II si la Suisse et le Liechtenstein dĂ©cidaient de rejoindre l’Union europĂ©enne).


     En revanche, la Suède s’est engagĂ©e Ă  rejoindre Ă  terme la monnaie unique et ce, dès qu’elle remplira les conditions du traitĂ© de Maastricht. En fait, en raison d’une opinion publique qui reste favorable au maintien de la couronne suĂ©doise, comme le prouve le dernier rĂ©fĂ©rendum Ă  ce sujet, la Suède ne remplit pas techniquement les conditions d’entrĂ©e dans le MCE II afin de ne pas ĂŞtre contrainte Ă  adopter automatiquement la monnaie unique.


     Les États membres qui ont rejoint l'UE après la mise en place de l'euro sont tenus d'intĂ©grer, Ă  terme, la zone euro. Ceci suppose qu'ils intègrent d’abord le mĂ©canisme de change europĂ©en II (MCE II) puis qu'ils remplissent les autres conditions d'adoption de l'euro. Les dates d'adoption de l'euro par les nouveaux États membres qui ne l'ont pas dĂ©jĂ  adoptĂ©, n'ont pas encore Ă©tĂ© fixĂ©es. Toutefois, les estimations suivantes peuvent ĂŞtre faites :


     Les dessins des pièces en euro de l'Estonie (15 dĂ©cembre 2004), des pièces en euro de la Lettonie et des pièces en euro de la Lituanie (11 novembre 2004) ont d'ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adoptĂ©s.


     Les motifs des pièces en euro de la Bulgarie, de la Roumanie,de la Pologne commencent Ă  ĂŞtre proposĂ©s.






Chapitre : L’euro et les autres devises européennes ou liées





Image (cliquez pour agrandir) :

Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main.





Image (cliquez pour agrandir) :

Construction officielle du symbole de l’euro. Diagramme de construction du symbole de l'euro. ADF et BCDE se coupent en D. BCDE, GH et IJ sont parallèles. BCDE coupe en C la verticale passant par A.


  - Sous-chapitre : Devises europĂ©ennes liĂ©es Ă  l’euro


     Au sein de l’Union europĂ©enne et des pays candidats Ă  l’entrĂ©e dans l’Union, on trouve en 2008 les monnaies suivantes qui ont toutes intĂ©grĂ© le MCE II :

    Liste :
  • la couronne estonienne (EEK) (elle Ă©tait comme le tolar slovène candidate Ă  l’entrĂ©e dans l’UME en 2007, mais les conditions de convergence ne sont remplies que depuis 2009) ;
  • le lats letton (LVL) (il Ă©tait comme le tolar slovène candidat Ă  l’entrĂ©e dans l’UME en 2007, mais les conditions de convergence ne sont pas encore remplies, la dernière Ă©valuation a eu lieu en fin 2006) ;
  • le litas lituanien (LTL) ;
  • la couronne danoise (DKK), avec droit d’opting-out lui permettant de ne pas adopter automatiquement l’euro, mais qui participe malgrĂ© tout au MCE II ;
  • le nouveau lev bulgare (BGN), avec un taux fixe unilatĂ©ral, dont le pays Ă©metteur n'Ă©tait pas encore membre de l’Union europĂ©enne et qui ne pouvait donc pas ĂŞtre membre du MCE II. La Bulgarie a rejoint l’Union europĂ©enne le 1 janvier 2007, et peut rentrer en mĂŞme temps dans le MCE II, ce qui lui permettra de rejoindre l’UME au plus tĂ´t en janvier 2010 si les autres conditions de stabilitĂ© sont remplies Ă  cette date (toutefois, la phase transitoire nĂ©cessaire après l’approbation et la fixation du taux irrĂ©vocable demandera aussi quelques mois de prĂ©paration avant la mise en circulation).

     On peut noter toutefois que les phases prĂ©paratoires avant l’introduction de l’euro sont maintenant considĂ©rablement raccourcies, tous ces pays nĂ©gociant dĂ©jĂ  l’euro sur les marchĂ©s internationaux et disposant mĂŞme de stocks de pièces et billets pour le marchĂ© des changes aux particuliers (notamment dans les zones touristiques). Dans certains de ces pays, de nombreux commerces acceptent les paiements en euros (parfois mĂŞme aussi en pièces et billets), certains pratiquant mĂŞme le double affichage sur un taux voisin du cours central dĂ©fini dans le MCE II (qui autorise une variation de 15 % du cours, mais qui en pratique varie dans des marges très infĂ©rieures, le marchĂ© des changes Ă©tant dĂ©jĂ  très stabilisĂ©, ce qui permet mĂŞme Ă  certains pays de garantir unilatĂ©ralement leur taux de change par l’intervention de leur banque centrale), ou autorisant l’ouverture de comptes en euros pour les entreprises et les administrations, afin de limiter les frais relatifs aux opĂ©rations de change.


     Dans les derniers jours prĂ©cĂ©dant l’évaluation par la Commission europĂ©enne d’une devise MCE II après deux annĂ©es de stabilitĂ©, il apparait une instabilitĂ© temporaire du cours de cette devise liĂ©e Ă  une anticipation du marchĂ© sur une prochaine convertibilitĂ© totale de cette devise, ce qui limite l’intĂ©rĂŞt de conserver des fonds de garantie dans cette devise. Mais la BCE et les BCN veillent Ă  limiter cette instabilitĂ© et assistent la BCN candidate pour limiter cet impact temporaire, en achetant ou vendant massivement les surplus de change sur les marchĂ©s financiers. On constate donc une stabilisation forte en dernière minute autour du taux central dĂ©fini dans le MCE II, sauf si les engagements financiers pris par la BCE sont trop importants et nĂ©cessitent un ajustement pour Ă©viter d’imposer Ă  la BCN candidate des dettes dès son entrĂ©e dans l’UME, qui ne lui permettraient plus de remplir les objectifs de stabilitĂ© de Maastricht. Aussi, le cours central dĂ©fini dans le MCE II ne prĂ©figure pas forcĂ©ment le taux de conversion dĂ©finitif qui sera appliquĂ© (mais qui devrait rester tout de mĂŞme dans la bande de fluctuation de 15 % autour du taux central).

  - Sous-chapitre : Autres devises liĂ©es Ă  l’euro


     Un certain nombre de devises, hors Union europĂ©enne, sont dĂ©jĂ  liĂ©es Ă  travers un taux de change, fixe ou variable, Ă  l’euro :

    Liste :
  • L’escudo cap-verdien (CVE), prĂ©cĂ©demment liĂ©, jusqu’en 1999, avec un taux de change fixe Ă  l’escudo portugais. Un euro = 110,265 CVE.
  • Le franc CFP (XPF) Ă©tait liĂ© au franc français avec un taux de change fixe de 0,055 FRF pour 1 XPF avant l’adoption de l’euro. Il est maintenant liĂ© Ă  l’euro par le taux fixe de 1 000 XPF pour 8,38 â‚¬ (autrefois le franc CFP Ă©tait liĂ©, comme le franc Djibouti DJF, au dollar-or des États-Unis USD, avant de se lier de nouveau au franc français FRF lors de la dĂ©mĂ©tallisation du dollar).
  • Les francs CFA BCEAO (XOF) ou BEAC (XAF), prĂ©cĂ©demment liĂ©s, jusqu’en 1999, au franc français, avec un taux de change garanti (mais renĂ©gociable avec la Banque de France sĂ©parĂ©ment pour chaque banque d’émission) de 100 XAF ou 100 XOF pour 1 FRF, autrefois 50 XAF ou 50 XOF pour 1 FRF.
  • Le franc comorien (KMF), prĂ©cĂ©demment liĂ©, jusqu’en 1999, au franc français avec un taux de change garanti (mais renĂ©gociable avec la Banque de France) de 75 KMF pour un 1 FRF.
  • Le mark de Bosnie-HerzĂ©govine (BAM), prĂ©cĂ©demment liĂ©, jusqu’en 1999, au mark allemand (DEM) avec un taux fixe de 1 BAM = 1 DEM lors de la crĂ©ation de cette devise en 1997/98. La devise Ă©tait prĂ©cĂ©demment nommĂ©e mark convertible. Consulter le site de la SFOR).
  • Le franc suisse (CHF) a d’abord continuĂ© Ă  flotter librement par rapport aux autres devises europĂ©ennes, durant les trois premières annĂ©es d’introduction de l’euro. Cependant, l’Union europĂ©enne constituant plus de 60 % des Ă©changes de la Suisse et du Liechtenstein, la Banque nationale suisse a unilatĂ©ralement dĂ©cidĂ© de maintenir le cours du franc suisse stable par rapport Ă  l’euro, afin de limiter le risque de change, en constituant ou convertissant un fonds de rĂ©serve en euros. Durant les premières annĂ©es, le fonds de rĂ©serve des anciennes devises nationales avait Ă©tĂ© rĂ©duit suite Ă  leur conversion (puisque thĂ©oriquement il n’était plus nĂ©cessaire de maintenir un fonds suffisant pour chaque pays), mais ce fonds a Ă©tĂ© reconstituĂ© et mĂŞme augmentĂ© pour stabiliser le cours, sous la pression de fonds d’investissements privĂ©s et de grandes banques suisses qui ont créé une valeur euro SWIFT pour faciliter les Ă©changes interbancaires.
  • L’euro SWIFT existe encore au plan international, maintenant appelĂ© euro WIR (CHE) ; il est assimilĂ© Ă  une devise (toutefois distincte de l’euro) sur les marchĂ©s financiers interbancaires, car sa stabilitĂ© relative par rapport Ă  l’euro est encore meilleure que celle du franc suisse lui-mĂŞme (dont le fonds de rĂ©serve contient davantage de livres sterlings et de devises hors MCE). Toutefois, son utilisation reste soumise Ă  la constitution d'un fonds de garantie payĂ© en euros sur un compte bancaire en Suisse, et son usage en tant que monnaie d'Ă©change reste limitĂ© aux marchĂ©s d'Ă©changes de services de grĂ© Ă  grĂ©, sur le mĂŞme modèle que le franc WIR (CHW) Ă©tabli Ă©galement comme une autre devise privĂ©e suisse mais sur la base de fonds garantis en francs suisses. Le franc WIR, comme l'euro WIR, sont soumis au contrĂ´le des autoritĂ©s monĂ©taires suisses, mais aucun n'est utilisable sous forme fiduciaire. Le fonctionnement de ces deux devises est similaire Ă  un fonds d'investissement coopĂ©ratif : oĂą une unitĂ© de devise WIR reprĂ©sente une part de ce fonds et un droit de vote.

  - Sous-chapitre : Devises europĂ©ennes non liĂ©es Ă  l’euro


     Les monnaies suivantes des pays membres de l’Union europĂ©enne ou candidats Ă  l’adhĂ©sion ne sont pas liĂ©es Ă  l’euro,

    Liste :
  • soit parce que leur pays Ă©metteur, membre de l’Union europĂ©enne, dispose du droit d’opting-out :
      Liste :
    • la livre sterling britannique (GBP), avec un droit d’opting-out, et ne souhaite pas participer non plus au MCE II ;
  • soit parce qu’elles ne remplissent pas encore les conditions techniques d’adhĂ©sion au MCE II (selon le traitĂ© de Maastricht), alors que leur pays Ă©metteur est dĂ©jĂ  membre de l’Union europĂ©enne :
      Liste :
    • la couronne suĂ©doise (krona) (SEK), dont le pays Ă©metteur bloque techniquement sa participation au MCE II pour ne pas ĂŞtre obligĂ© ensuite d’adopter automatiquement l’euro ;
    • la couronne tchèque (koruna) (CZK), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le forint hongrois (HUF), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le nouveau zloty polonais (PLN), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
  • soit parce que leur pays Ă©metteur candidat Ă  l’adhĂ©sion ne dispose pas d’une caisse d’émission assurant la convertibilitĂ© :





Chapitre : Valeur de l’euro


  - Sous-chapitre : Conversion de l’euro dans les anciennes devises des pays membres


     La valeur de l’euro, exprimĂ©e dans les anciennes monnaies de ces pays, est la suivante :

 Union europĂ©enne (*)1 janvier 19991 janvier 200231 dĂ©cembre 1998sans objetsans objet
Mark allemandDEM00001,9550830Allemagne Allemagne1 janvier 19991 janvier 200231 dĂ©cembre 2001indĂ©finimentindĂ©finiment
Schilling autrichienATS00013,7600300Autriche Autriche1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 2002indĂ©finimentindĂ©finiment
Franc belgeBEF00040,3390900Belgique Belgique1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200231 dĂ©cembre 2004indĂ©finiment
Peseta espagnoleESP00166,3860000Espagne Espagne (1)1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 2002indĂ©finimentindĂ©finiment
Mark finlandaisFIM00005,9450730Finlande Finlande (2)1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200229 fĂ©vrier 201229 fĂ©vrier 2012
Franc françaisFRF00006,5590570France France (3)1 janvier 19991 janvier 200217 fĂ©vrier 200217 fĂ©vrier 200517 fĂ©vrier 2012
Livre irlandaiseIEP00000,7870564Irlande Irlande1 janvier 19991 janvier 20028 fĂ©vrier 2002indĂ©finimentindĂ©finiment
Lire italienneITL10936,2700000Italie Italie1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200229 fĂ©vrier 201229 fĂ©vrier 2012
Franc luxembourgeoisLUF00040,3390900Luxembourg Luxembourg1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200231 dĂ©cembre 200431 dĂ©cembre 2004
Florin nĂ©erlandaisNLG00002,2030710Pays-Bas Pays-Bas (4)1 janvier 19991 janvier 200227 janvier 200231 dĂ©cembre 20061 janvier 2032
Escudo portugaisPTE00200,4820000Portugal Portugal (5)1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200231 dĂ©cembre 200228 fĂ©vrier 2022
Franc andorranADF00006,5590570±Andorre Andorre1 janvier 19991 janvier 200231 dĂ©cembre 1998sans objetsans objet
Peseta andorraneADP00166,3860000±Andorre Andorre1 janvier 19991 janvier 200231 dĂ©cembre 1998sans objetsans objet
Franc monĂ©gasqueMCF00006,5590570Monaco Monaco1 janvier 19991 janvier 200217 fĂ©vrier 200217 fĂ©vrier 2005sans objet
Lire de Saint-MarinSML10936,270000Saint-Marin Saint-Marin1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200229 fĂ©vrier 2012sans objet
Lire vaticaneVAL10936,270000Vatican Vatican1 janvier 19991 janvier 200228 fĂ©vrier 200229 fĂ©vrier 2012sans objet
Drachme moderne grecqueGRD00340,7500000Grèce Grèce1 janvier 20011 janvier 200228 fĂ©vrier 200229 fĂ©vrier 200429 fĂ©vrier 2012
Tolar slovèneSIT00239,6400000SlovĂ©nie SlovĂ©nie1 janvier 20071 janvier 200714 janvier 200731 dĂ©cembre 2016indĂ©finiment
Livre chyprioteCYP00000,5850274Chypre Chypre (6)1 janvier 20081 janvier 200831 janvier 200831 dĂ©cembre 200931 dĂ©cembre 2017
Lire maltaiseMTL00000,4290300Malte Malte1 janvier 20081 janvier 200831 janvier 200831 janvier 201031 janvier 2018
Couronne slovaqueSKK00030,1260000Flag of Slovakia.svg Slovaquie1 janvier 20091 janvier 200917 janvier 200931 dĂ©cembre 2013indĂ©finiment
Notes
  1. L'euro est Ă©galement utilisĂ© dans :
      Liste :
    • la CommunautĂ© autonome des Canaries, rĂ©gion ultrapĂ©riphĂ©rique de l'Union EuropĂ©eenne ;
    • les villes autonomes de Ceuta et Melilla.
  2. L'euro est également utilisé dans l'État libre associé d'Åland.
  3. En plus de la France mĂ©tropolitaine, l'euro est utilisĂ© dans :
  4. L'euro n'est utilisé que dans les provinces européennes des Pays-Bas.
  5. L'euro est également utilisé dans les deux régions autonomes des Açores et de Madère, régions ultrapériphériques de l'Union Européeenne.
  6. L'euro n'est pas utilisé dans la République turque de Chypre du nord, non reconnue internationalement.
    Liste :
  • Le signe ± Ă  cĂ´tĂ© du taux indique un taux central de change, subissant des variations Ă  l’achat ou Ă  la vente, mais pas un taux de conversion unique et irrĂ©vocable. Ce taux central peut varier lĂ©gèrement sur le marchĂ© des changes, mais le cours est stabilisĂ© autour de cette valeur avec des Ă©carts très faibles ; l’absence de taux de conversion unique signifie que l’opĂ©ration de change reste soumise Ă  des frais de transaction, qui expliquent les faibles variations, compensĂ©es en permanence par l’intervention des banques centrales.

  - Sous-chapitre : Taux de change officiel des devises liĂ©es Ă  l’euro

 Danemark1 janvier 1999MCE II depuis le 1 janvier 1999
Couronne estonienneEEK00015,6460600± 15,00 % ‡Estonie Estonie1 janvier 1999MCE II depuis le 28 juin 2004, Ă©tait liĂ©e au mark allemand (8 EEK pour 1 DEM)
Dirham marocainMAD00011,1730200non dĂ©finieMaroc Maroc1 janvier 1999Politique unilatĂ©rale, taux de fluctuation non dĂ©fini officiellement
Escudo cap-verdienCVE00110,2650000taux fixe †Cap-Vert Cap-Vert1 janvier 1999Accord avec le Portugal, Ă©tait liĂ©e Ă  l’escudo portugais (55 CVE pour 100 PTE)
Euro WIRCHE00001,00000000taux fixeSuisse Suisse1 juillet 2003Monnaie privĂ©e non fiduciaire, unitĂ© de compte nĂ©gociable uniquement en Suisse sur des marchĂ©s d’échange de services de grĂ© Ă  grĂ©, liĂ©e Ă  l’euro Ă  un taux non officiel
Forint hongroisHUF00282,3600000± 15,00 %Hongrie Hongrie4 mai 2001Du 4 mai 2001 au 4 juin 2003, l’euro Ă©tait centrĂ© Ă  276,100 HUF
Franc CFAXOF(BCEAO) XAF(BEAC)00655,9570000taux fixe †BĂ©nin BĂ©nin
Burkina Faso Burkina Faso
CĂ´te d'Ivoire CĂ´te d'Ivoire
GuinĂ©e-Bissau GuinĂ©e-Bissau
Mali Mali
Niger Niger
SĂ©nĂ©gal SĂ©nĂ©gal
Flag of Togo.svg Togo
Cameroun Cameroun
RĂ©publique centrafricaine RĂ©publique centrafricaine
Flag of the Republic of the Congo.svg RĂ©publique du Congo
Drapeau du Gabon Gabon
GuinĂ©e Ă©quatoriale GuinĂ©e Ă©quatoriale
Tchad Tchad
1 janvier 1999Accord avec la France, Ă©tait liĂ©e au franc français (100 XOF pour 1 FRF)
Franc CFPXPF00119,33107…taux fixe †PolynĂ©sie francaise PolynĂ©sie française
France Nouvelle-CalĂ©donie
France Wallis-et-Futuna
1 janvier 1999Accord avec la France, Ă©tait liĂ©e au franc français (100 XPF pour 5,50 FRF)
Le taux officiel de conversion est inversĂ© : 1 000 XPF = 8,38  EUR
Franc comorienKMF00491,9680000taux fixe †Comores Comores1 janvier 1999Accord avec la France, Ă©tait liĂ©e au franc français (75 KMF pour 1 FRF)
Franc suisseCHF00001,5480000± 04,00 %Suisse Suisse
Liechtenstein Liechtenstein
1 juillet 2003Union monĂ©taire suisse, taux unilatĂ©ral non officiel
Franc WIRCHW00001,5480000± 04,00 %Suisse Suisse1 juillet 2003Monnaie privĂ©e non fiduciaire, unitĂ© de compte nĂ©gociable uniquement en Suisse sur des marchĂ©s d’échange de services de grĂ© Ă  grĂ©, liĂ©e au franc suisse Ă  un taux non officiel
Lats lettonLVL00000,7020804± 1,00 % ‡Lettonie Lettonie1 janvier 2005MCE II depuis le 29 avril 2005, l’intervalle de fluctuation est fixĂ© unilatĂ©ralement
Lev bulgareBGN00001,9550830non dĂ©finieBulgarie Bulgarie1 janvier 1999UnilatĂ©ral en prĂ©paration du MCE II, Ă©tait liĂ©e au mark allemand (1 BGN pour 1 DEM)
LitasLTL00003,4520800± 15,00 % ‡Lituanie Lituanie4 fĂ©vrier 2002MCE II depuis le 28 juin 2004
MarkaBAM00001,9550830taux fixe †Bosnie-HerzĂ©govine Bosnie-HerzĂ©govine1 janvier 1999UnilatĂ©ral, Ă©tait liĂ©e au mark allemand (1 BAM pour 1 DEM)
Notes
    Liste :
  • † Le taux fixe de conversion en euros peut ĂŞtre changĂ© Ă  tout moment par un accord entre les pays concernĂ©s.
  • ‡ Ces monnaies n’utilisent pas leur bande de fluctuation, et restent constamment fixĂ©es Ă  la valeur centrale.
  • Dans deux entitĂ©s territoriales anciennement yougoslaves, la rĂ©publique du MontĂ©nĂ©gro et le Kosovo (rĂ©publique autoproclamĂ©e ex-serbe sous administration internationale), l’euro est aussi la monnaie officielle.
  • La Suisse ne fait pas partie de l’Union europĂ©enne mais a choisi unilatĂ©ralement de maintenir son franc suisse stable avec l’euro. Sur les marchĂ©s financiers, la Suisse maintient une rĂ©serve composĂ©e d’euros, de francs suisses et de monnaies MCE II, lui permettant d’émettre et nĂ©gocier des euros SWIFT (d’une valeur unitaire approchant encore plus prĂ©cisĂ©ment l’euro sur les marchĂ©s de compensation interbancaires internationaux, et fonctionnant un peu comme l’ancienne monnaie-panier ECU ; toutefois l’euro SWIFT n’est pas une devise lĂ©galement mais une simple valeur boursière qui participe Ă  la bonne stabilitĂ© du franc suisse par rapport Ă  l’euro). De fait, la Suisse utilise de façon informelle l’euro (d’autant plus que le franc suisse lui-mĂŞme est appuyĂ© par une rĂ©serve accrue en euros vĂ©ritables et rĂ©duite en autres devises du MCE II ou en livres sterling).

  - Sous-chapitre : Estimation et Ă©volution de la valeur de l’euro dans les autres devises

Article dĂ©taillĂ© : Euro/dollar.



Image (cliquez pour agrandir) :

Reconstitution du taux de change euro-dollar de janvier 1972 Ă  janvier 1999 Ă  partir des taux de change du franc français ou du Deutschemark.





Image (cliquez pour agrandir) :

Variation du taux de change de l'euro contre le dollar US, le yen et la livre sterling. Le taux est calibrĂ© Ă  1 au 1 janvier 1999.      janvier 1999 : 1 € = $1,18 / aoĂ»t 2007 : 1 € = $1,37      janvier 1999 : 1 € = ÂĄ133 / aoĂ»t 2007 : 1 € = ÂĄ162      janvier 1999 : 1 € = ÂŁ0,71 / aoĂ»t 2007 : 1 € = ÂŁ0,67



     L’ECU, qui Ă©tait un panier, contenait des monnaies comme la livre sterling, qui n’ont pas Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans l’euro. Les deux devises europĂ©ennes n’ont donc coĂŻncidĂ© que brièvement, pendant les heures de fermeture des marchĂ©s entre la fin de 1998 et le dĂ©but de 1999 et, si l’ECU existait encore, il aurait maintenant une valeur tout autre que celle de l’euro.


     Si l’on veut reconstituer la valeur qu'aurait eu l’euro par rapport au dollar amĂ©ricain avant sa cristallisation du 31 dĂ©cembre 1998, il convient d’utiliser les taux de change face au dollar d’une monnaie nationale, et de lui appliquer son taux de conversion en euro. Par exemple, on prendra 6,55957 et on le divisera par la valeur du dollar en francs français. Le rĂ©sultat du calcul figure sur le graphique ci-contre pour le franc français (en rouge) et le Deutschemark (en bleu) pour toute la pĂ©riode qui va de l’introduction du rĂ©gime des changes flottants par Richard Nixon Ă  celle de l’euro.


     Pendant les dix annĂ©es prĂ©cĂ©dant son introduction, l’euro aurait ainsi eu une valeur moyenne de l’ordre de 1,1825 dollar US calculĂ©e avec le franc français et 1,20 dollar calculĂ©e avec le deutschemark.


     Le marchĂ© des changes le plus actif de l’euro est bien Ă©videmment celui par rapport au dollar US. La paritĂ© euro/dollar est l’instrument financier le plus traitĂ© dans le monde. C'est un indicateur phare, suivi quotidiennement par tous les milieux Ă©conomiques et financiers.


     Ă‰volution :






Chapitre : Transition des monnaies nationales à l’euro (zone euro)



     La transition des monnaies nationales Ă  l’euro pour les onze pays membres de la première zone euro s’est Ă©chelonnĂ©e sur un peu plus de trois ans, de 1999 Ă  dĂ©but 2002.

    Liste :
  • 1 janvier 1999
    Passage des marchĂ©s financiers Ă  l’euro, ce qui comprenait en outre :
      Liste :
    • le marchĂ© des changes ;
    • les marchĂ©s boursiers ;
    • la dette publique ;
    • les trĂ©soreries des entreprises, en interface avec les banques et les marchĂ©s financiers.
  • 1 janvier 1999 au 31 dĂ©cembre 2001
    Passage de la monnaie de transaction des devises nationales à l’euro.
      Liste :
    • Cette phase a nĂ©cessitĂ© l’adaptation Ă  la double-circulation puis Ă  l’euro des applications informatiques de gestion, et la bascule Ă  l’euro des comptabilitĂ©s des entreprises.
    • Très peu d'entreprises ont basculĂ© leur monnaie comptable Ă  l’euro avant le 1 janvier 2000, en raison de la charge de travail occasionnĂ©e par le passage informatique Ă  l’an 2000, car cette transition compliquait aussi les plans comptables ; nombre d’entre elles ont donc tenu une comptabilitĂ© uniquement dans l’ancienne devise durant la pĂ©riode de transition.
    • Les bascules ont Ă©tĂ© effectuĂ©es pour la plupart dĂ©but 2001, ou Ă  des dates proches en fonction des dĂ©buts d’exercices comptables.
  • DĂ©but 2002
    Passage de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) à l’euro.
    La durée de cette période a été variable selon les pays (de quelques semaines à trois mois).

     Sources de ces informations :






Chapitre : Aspects économiques et informatiques



     L’euro a pour fonction d’apporter, Ă  travers une monnaie unique, une cohĂ©sion des politiques Ă©conomiques des membres de l’Union europĂ©enne et de favoriser les Ă©changes intracommunautaires. De ce fait, l’euro est aussi un outil politique de l’intĂ©gration europĂ©enne.

  - Sous-chapitre : Euro et inflation


     Ă€ partir de l'introduction de l'euro, l'inflation perçue en France a Ă©tĂ© nettement plus Ă©levĂ©e que l'inflation rĂ©elle.


     Pourtant, l'inflation dans la zone euro n'a pas augmentĂ© Ă  partir de 2002, date d'introduction. Entre 2000 et 2006, elle a fluctuĂ© entre 1,9 % et 2,3 %. En 2003, l’augmentation moyenne des prix Ă  la consommation due au basculement Ă  l’euro n’a reprĂ©sentĂ© qu’environ 0,1 Ă  0,3 % du taux normal d’inflation de 2,3 % pour l’annĂ©e en question. Ainsi, l'indice des prix au sein de la zone euro est restĂ© infĂ©rieur Ă  celui des pays europĂ©ens qui n'ont pas introduit la monnaie unique.


     La Banque de France a montrĂ© que l'introduction de l'euro s'est produite simultanĂ©ment Ă  une hausse importante des prix de l'immobilier et des produits pĂ©troliers. Par ailleurs, certains secteurs (hĂ´tellerie, tabac par exemple) ont connu de fortes hausses de prix depuis l'introduction de l'euro.


     Le niveau faible de l'inflation globale s'explique Ă©galement par les fortes baisses de prix observĂ©es depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000 pour les biens d'Ă©quipement (ordinateurs, machines Ă  laver, automobiles, tĂ©lĂ©phones mobiles, etc.), qui n'ont pas Ă©tĂ© ressenties pas les consommateurs (phĂ©nomène de biais cognitif qui s'explique du fait qu'il ne s'agit pas de biens de première nĂ©cessitĂ© et dont la pĂ©riodicitĂ© d'acquisition moyenne est supĂ©rieur Ă  l'annĂ©e).


     Face Ă  la polĂ©mique, le ministre des finances français, Thierry Breton, a dĂ» proposer ultĂ©rieurement un indice spĂ©cial liĂ© au coĂ»t du panier d’achat au supermarchĂ© pour rĂ©pondre aux critiques des associations de consommateurs. L'Institut national de la statistique et des Ă©tudes Ă©conomiques (INSEE) a introduit un indicateur d'inflation personnalisĂ©.

  - Sous-chapitre : Euro et libertĂ© de la politique monĂ©taire


     Certains Ă©conomistes comparent la situation des pays europĂ©ens restĂ©s en dehors de cette monnaie, qui ont conservĂ© une politique monĂ©taire autonome, comme le Royaume-Uni. La monnaie unique ne permet pas en effet Ă  la BCE d'adapter sa politique monĂ©taire et son taux directeur pour chacun des pays de la zone euro.


     La politique monĂ©taire tend Ă  mener ce qu'on appelle la politique de « l’euro fort Â» ou qualifiĂ©e par ses dĂ©tracteurs d’euro cher.


     Certains mouvements souverainistes dĂ©veloppent que l’euro n’a pas Ă©tĂ© un facteur de croissance pour l’Europe, ou abordent le thème d’un retrait de l’euro, auquel ils attribuent une perte d’identitĂ© et de possibilitĂ© de politique nationale monĂ©taire. Leurs discours est : quand l’euro est trop fort « c’est une monnaie qui n’est pas compĂ©titive Â» et quand l’euro est trop faible « on vole les citoyens. Â»


     Ces deux discours sont en effet irrĂ©futables, c’est aussi le pourquoi de l’euro, car la France a pendant de longues annĂ©es « dopĂ© Â» son industrie avec des dĂ©valuations compĂ©titives, dĂ©laissant l’aspect financier du sujet, ce qui se traduisit par une perte de souverainetĂ© en rendant les entreprises françaises attractives aux pays tiers et n’aide pas au dĂ©veloppement Ă  l’international des entreprises françaises par le surenchĂ©rissement du coĂ»t d’achat des entreprises Ă©trangères.

  - Sous-chapitre : L’euro ou le miracle espagnol


     L’euro est l’un des facteurs expliquant la forte remontĂ©e Ă©conomique contemporaine de l’Espagne. Après les crises monĂ©taires des pays sud-amĂ©ricains Ă  la fin des annĂ©es 1990, beaucoup des capitaux espagnols revinrent en Espagne et des capitaux sud-amĂ©ricains trouvèrent refuge en Europe. En effet ils trouvèrent dans l’euro une monnaie plus fiable non sujette Ă  de fortes dĂ©valuations.

  - Sous-chapitre : PrĂ©sence dans les documents Ă©lectroniques et les bases de donnĂ©es


     L’euro est aujourd'hui prĂ©sent dans les documents Ă©lectroniques et les bases de donnĂ©es de nombreux pays, non seulement de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire, mais aussi de nombreux pays du monde. Il faut signaler que cette devise, comme toutes les autres, ne fait pas encore partie d’une norme internationale de mĂ©tadonnĂ©es (voir Dublin Core), en raison de la variabilitĂ© des monnaies et des prix soumis aux lois d’évolution des marchĂ©s ; cependant, la norme ISO 4 217 est abondamment utilisĂ©e dans les bases de donnĂ©es et les Ă©changes informatiques, et attribue le code EUR Ă  l’euro, norme Ă  caractère quasi obligatoire pour les transferts interbancaires de devises et la tenue des comptes Ă  la place des symboles monĂ©taires souvent ambigus (mĂŞme si l’euro a un symbole bien dĂ©fini, la prĂ©sence de devises dĂ©rivĂ©es non rĂ©gulĂ©es par l’ECB est source de nouvelles ambiguĂŻtĂ©s).






Chapitre : L'euro comme monnaie de réserve



     L'euro est la deuxième monnaie de rĂ©serve dans le monde, loin derrière le dollar amĂ©ricain; cependant, petit Ă  petit, l'euro commence Ă  augmenter comme monnaie de rĂ©serve dans le monde, passant de 17,9 % en 1999 Ă  26,4 % en 2008.

Composition des réserves de change officielles
'95'96'97'98'99'00'01'02'03'04'05'06'07'08
US Dollar59,0 %62,1 %65,2 %69,3 %70,9 %70,5 %70,7 %66,5 %65,8 %65,9 %66,4 %65,7 %64,7 %63,6 %
Euro17,9 %18,8 %19,8 %24,2 %25,3 %24,9 %24,3 %25,2 %25,8 %26,4 %
Deutsche Mark15,8 %14,7 %14,5 %13,8 %
Livre sterling2,1 %2,7 %2,6 %2,7 %2,9 %2,8 %2,7 %2,9 %2,6 %3,3 %3,6 %4,2 %4,6 %4,5 %
Yen6,8 %6,7 %5,8 %6,2 %6,4 %6,3 %5,2 %4,5 %4,1 %3,9 %3,7 %3,2 %2,8 %3,3 %
Franc français2,4 %1,8 %1,4 %1,6 %
Franc suisse0,3 %0,2 %0,4 %0,3 %0,2 %0,3 %0,3 %0,4 %0,2 %0,2 %0,1 %0,2 %0,2 %0,1 %
Autres13,6 %11,7 %10,2 %6,1 %1,6 %1,4 %1,2 %1,4 %1,9 %1,8 %1,9 %1,5 %2,4 %2,1 %
Sources : 1995-1999, 1999-2005, 2006-2008





Chapitre : Grammaire







Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Principaux cours quotidiens de l'euro sur banque-france.fr (site de la Banque de France)
  2. ↑ C'est la seule devise utilisée au sein des institutions et dans les relations entre celles-ci et les États membres.
  3. ↑ (en) The Implementation of Monetary Policy - The Federal Reserve in the International Sphere [pdf]
  4. ↑ (en) http://www.ft.com/cms/s/18338034-95ec-11db-9976-0000779e2340.html
  5. ↑ http://info.france2.fr/france/De-nouvelles-pièces-perturbent-les-commerçants-56612596.html
  6. ↑ « Quand la Turquie est effacĂ©e de l'Europe Â», Les Échos 16 janvier 2008. Dans une tribune de ce journal, les dĂ©putĂ©s europĂ©ens Marco Capatto et Marco Pannella indiquent que la non-reprĂ©sentation de la Turquie sur les nouvelles pièces est une dĂ©cision volontaire des ministres des Finances de l'Eurogroupe qui ont Ă©cartĂ© une proposition initiale de la Commission oĂą ce pays figurait. Ils s'en indignent, prĂ©cisant qu'un État comme la BiĂ©lorussie, dictature et non candidate Ă  l'UE, elle, apparaĂ®t sur les nouvelles pièces.
  7. ↑
  8. ↑ Cette affirmation s'est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂŞtre fausse : les prix ont bien augmentĂ© suite Ă  l'introduction de l'euro. Ceci a Ă©tĂ© confirmĂ© par l'INSEE. Il faut cependant pondĂ©rer cela par l'addition de phĂ©nomènes Ă©conomiques extĂ©rieurs Ă  la zone euro (renchĂ©rissement du coĂ»t des matières premières et dĂ©prĂ©ciation du dollar).inflation perçue en France - MINEFI 2003 [pdf]
  9. ↑ inflation dans la zone euro, fondation Robert Schuman
  10. ↑ euro et hausse des prix - Commission européenne 2005 [pdf]
  11. ↑ l'euro n'est pas inflationniste - Banque de France, janvier 2007 [pdf]
  12. ↑ site www.taurillon.org pro-européen, Euro, bouc émissaire.
  13. ↑ site www.taurillon.org pro-européen Vive l'euro.
  14. ↑ Vous pouvez voir également : : Indice des prix Ă  la consommation ; simulateur sur le site de l'INSEE
  15. ↑ L’industrie automobile Français a délocalisé la production d’un million de véhicules entre 2004 et 2008, principalement en Europe de l’Est. Même Airbus préfère sous-traiter une partie croissante de son A350 à des fournisseurs étasuniens…
  16. ↑ la France est un des pays d’Europe avec une des plus grandes proportions d’entreprises détenues par des sociétés étrangères
  17. ↑ (en) Currency Composition of Official Foreign Exchange Reserves - FMI [pdf]
  18. ↑ (en) The Accumulation of Foreign Reserves - BCE, février 2006 [pdf]
  19. ↑ Grammaire. Un euro, deux euro ? sur lexpansion.com (site du magazine L'Expansion)
  20. ↑ http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/2-12-97-euro.htm En français, euro n'est pas invariable, comme l'a confirmĂ© l'AcadĂ©mie française. Le pluriel d' « euro Â» est « euros Â»





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens internes

  - Sous-chapitre : Liens externes

Wikiquote-logo.svg
Vous pouvez voir également : sur Wikiquote les citations «  Euro Â».

Sites officiels

Outils et analyses

GouvernancePolitiqueÉlections Â· Circonscriptions lĂ©gislatives europĂ©ennes Â· Groupes politiques du Parlement europĂ©en Â· Partis politiques Â· Élargissement  Â· IntĂ©gration Â· EuropĂ©isme Â· Euroscepticisme Â· Politique de voisinage  Â· Politique Ă©trangère Â·DroitAcquis Â· Concurrence Â· Droits d'auteur Â· Directive Â· Journal Â· Quatre libertĂ©s (MobilitĂ© du travail) Â· ProcĂ©dures Â· Règlements Â· Convention de Schengen Â· Charte des droits fondamentaux Â· TraitĂ©s (Opting-out) Â· CoopĂ©ration renforcĂ©eGĂ©ographieFrontières Â· Points extrĂŞmes Â· Grandes villes Â· Grandes unitĂ©s urbaines Â· Grandes aires urbaines d'Europe Â· Zones urbaines Ă©largies Â· États membres Â· RĂ©gions ultrapĂ©riphĂ©riques Â· RĂ©gionsÉconomieDevises Â· Politique agricole commune (PAC) Â· Budget Â· Euro Â· Banque centrale Â· Banque d'investissement Â· Fonds d'investissement Â· Zone euro Â· Énergie Â· DĂ©veloppement rĂ©gional Â· Transports (Système Galileo)CultureCitoyennetĂ© (Passeports) Â· DĂ©mographie Â· Permis de conduire Â· Éducation Â· Institut de technologie Â· Langues Â· MĂ©dias d'information Â· Religions Â· Sport Â· Symboles Â· Statistiques Â· Grande EuropeListesAgences Â· Conseils europĂ©ens Â· Directives Â· Partis politiques Â· PrĂ©sidence Â· NUTS Â· Plus hauts gratte-ciel Â· Plaques d'immatriculation Â· Jargon et acronymesThĂ©orieFĂ©dĂ©ralisme europĂ©en Â· Supranationalisme Â· Intergouvernementalisme Â· Union supranationale Â· Europe Ă  deux vitesses Â· EurosphèrePortailPièces commĂ©moratives de deux euros Â· Pièces de collection Â· Tirage des pièces en euros
     


     


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb