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Définition Wikipédia de : Drapeau de la France



Drapeau de la France
Drapeau de la France
UtilisationDrapeau national Symbole version officiel
Proportions2:3
Adoption15 février 1794 comme pavillon, 1812 comme drapeau.
ÉlémentsTricolore de bandes verticales bleue, blanche et rouge de même largeur



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Introduction :

      Le drapeau de la France ou drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, est l’emblème national de la France de ces deux derniers siècles, sanctionnĂ© par l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions « deux fois trois Â» est fait de trois bandes verticales d'Ă©gale largeur.







Suite de l'article :

Il date de 1794 — dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention — mais ses origines sont plus anciennes et remontent aux trois couleurs de la liberté (14 juillet 1789), identiques aux trois couleurs utilisées par les différents pavillons français d'Ancien Régime. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de Restauration (1814-1815 et 1815-1830).


- Sommaire de la page -









Chapitre : Utilisation antérieures des trois couleurs



     Le traitement ci-dessous des couleurs suit l'ordre chronologique de leurs apparitions.

  - Sous-chapitre : Rouge




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Oriflamme



     La couleur rouge est la couleur de l'oriflamme. Selon Colette Beaune, le don divin de l'oriflamme Ă  Clovis est mentionnĂ© pour la première fois dans une oraison funèbre de 1350 puis repris dans une Chronique universelle du dĂ©but du XV siècle.


     En rĂ©alitĂ©, l'oriflamme Ă©tait originairement la bannière de l'abbaye de Saint-Denis ; les comtes du Vexin la portaient Ă  la guerre comme avouĂ©s de cette abbaye prestigieuse fondĂ©e par Dagobert I. Quand en 1077, Philippe I eut rĂ©uni le Vexin français au domaine royal, il hĂ©rita aussi du droit de porter l'oriflamme qui par la suite figura a cĂ´tĂ© de la propre bannière de France. « UsurpĂ© Â» par les prĂ©tendants anglais au trĂ´ne de France, le port de l'oriflamme sera abandonnĂ© par Charles VII au profit de l'Ă©tendard de Saint Michel, et cessera dĂ©sormais d’apparaĂ®tre exclusivement.


     En janvier 1188, lors d'une entrevue près de Gisors, l'archevĂŞque latin de Tyr s'adressa Ă  Philippe Auguste de France, Henri II d'Angleterre et Philippe Ier comte de Flandre, et les convainquit de participer Ă  une nouvelle croisade pour secourir la Terre sainte; il fut convenu que les Français arboreraient une croix rouge sur fond blanc, les Anglais une croix blanche sur fond rouge, et les Flamands une croix verte sur fond blanc. Ă€ la fin du XIVè siècle au plus tard, l'usage changea dans le cadre de la guerre de Cent Ans, quand les Anglais s'approprièrent la croix rouge (en partie pour renforcer leurs prĂ©tentions au trĂ´ne de France) et que les Français choisirent eux d'arborer la croix blanche (rappelant la vassalitĂ© du roi d'Angleterre).


     Le rouge fleurdelysĂ© d'or a Ă©tĂ© choisi comme Ă©tendard des galères du Roi alors que les vaisseaux du Roi arboraient le blanc fleurdelysĂ© d'argent.

  - Sous-chapitre : Bleu


     La couleur bleue est vraisemblablement d'abord celle des armoiries, qui n'apparaissent dans l'usage militaire qu'au XII siècle. La couleur d'azur est connue comme celle des armes des branches cadettes de la famille royale, en particulier celles de Raoul I de Vermandois, « Ă©chiquetĂ© d'or et d'azur Â», entre 1135 et 1145. Ă€ la fin du XII siècle, l'azur, couleur du ciel et symbole de grandeur spirituelle, apparaĂ®t sur un nombre croissant de blasons et donne son aspect au blason royal, Ă  trois fleurs de lys d'or sur fond d'azur.

Information icon.svgArmoiries des capétiens

     Pour donner Ă  cette couleur d'azur une vĂ©nĂ©rable antiquitĂ©, quelques auteurs sous l'ancien rĂ©gime ont avancĂ© qu'elle correspondait Ă  la couleur du manteau (la chape) de Martin de Tours, utilisĂ©e comme pallium par Clovis. Toutefois, si l'utilisation de cette relique par les rois MĂ©rovingiens lors des guerres est mentionnĂ©e par divers auteurs d'Ă©poque carolingienne, aucune source directe (antĂ©rieure au XII siècle) ne prĂ©cise la couleur de ce vĂŞtement.


     En tout cas, le bleu est adoptĂ© comme couleur des rois de France quand se dĂ©veloppe l'hĂ©raldique au XII siècle.

  - Sous-chapitre : Blanc


     Le blanc symbolise la puretĂ© et la lumière, il est de ce fait une couleur noble et sacrĂ©e, angĂ©lique et cĂ©leste. C'est aussi la couleur naturelle des lis bien que le blason royal les porte d'or. Ce n'est pourtant que depuis 1300 que cette couleur a commencĂ© Ă  s'imposer comme symbole du royaume : on la porte d'abord en bande ou en croix latine, comme lors des guerres de Flandre. Ainsi, au dĂ©but de la bataille de Mons-en-PĂ©vèle en 1304, les chevaliers français se ceignent d’écharpes blanches de rencontre comme signe de ralliement juste avant la bataille. Puis la croix blanche s'impose devant la bande blanche comme marque d'opposition Ă  la croix rouge de la couronne d'Angleterre : Jean Ier d'Armagnac, en 1355, exige de ses soldats de porter une croix blanche sur la frontière de Guyenne.


     Le blanc Ă©tait la couleur de la bannière de Jeanne d'Arc qui portait les initiales de la Vierge. C'est lorsque Louis XIII dĂ©cida de consacrer son royaume Ă  Dieu sous la protection de Marie (vĹ“u du 10 fĂ©vrier 1638) que la couleur blanche fut gĂ©nĂ©ralisĂ©e comme couleur du royaume (le bleu Ă  trois fleurs de lys d'or restait la marque personnelle des souverains et de leur famille). Le roi de France pour marquer sa prĂ©sence sur un champ de bataille faisait flotter une Ă©toffe blanche, depuis la bataille de Fleurus en 1690, remplaçant l'Ă©toffe rouge de Saint Denis du dĂ©but de la royautĂ© ainsi que la croix rouge des croisades et la croix blanche des français loyalistes et de Charles VII.

  - Sous-chapitre : Le blanc, le bleu, et le rouge royaux


     Le bleu, couleur des armes du roi, s'impose comme couleur de fond pour la croix blanche. Cependant le blanc de la croix constitue le symbole de l'autoritĂ© du roi sur la France. Ă€ partir de 1638, les vaisseaux de guerre français arborent un drapeau blanc sans aucun motif. Les autres navires de guerre, les galères arborent le rouge. Les navires de commerce ont comme obligation de porter un pavillon bleu Ă  la croix blanche, surnommĂ© alors « ancien pavillon de France Â». Le blanc a Ă©tĂ© de 1638 Ă  1790 la couleur du drapeau royal et du pavillon des vaisseaux de la Marine royale. De 1814 Ă  1830, il a de nouveau Ă©tĂ© la couleur des drapeaux de l'armĂ©e et de la marine royales.


     Les emblèmes utilisĂ©s reflĂ©taient les trois ordres traditionnels de la sociĂ©tĂ©, avec :

  1. une bannière religieuse qui fut d'abord l'oriflamme de saint Denis puis la bannière de Jeanne d'Arc ou de saint Michel
  2. un étendard royal ou seigneurial, en l'occurrence les fleurs de lys sur fond bleu puis la cornette blanche (également adoptée par la flotte)
  3. un signe de reconnaissance pour les fantassins qui fut d'abord la croix rouge sur fond blanc puis la croix blanche sur fond souvent bleu (comme pour le pavillon de la marine marchande).





Chapitre : Naissance du drapeau : l'association des trois couleurs


  - Sous-chapitre : Durant l'Ancien RĂ©gime




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Sacre de Philippe-Auguste, des Grandes Chroniques de France, XIV siècle, qui retracent l'histoire des roi de France. Les enliminures ont une bordure tricolore.



     De nombreux manuscrits comportent des miniatures avec un encadrement tricolore, caractĂ©ristique des productions de l'ĂŽle-de-France du XIV siècle. Les trois couleurs associĂ©es sont par ailleurs les couleurs du roi de France depuis le Moyen Ă‚ge.

Une caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIV siècle


     Le parchemin Les DĂ©cades de Tite-Live, traduit par Pierre Bersuire et illustrĂ© par l'atelier du « MaĂ®tre des boqueteaux Â» au milieu du XIV siècle raconte l'histoire de Rome. Il s'agit de la traduction de Tite-Live que Jean le Bon confia Ă  Bersuire, prieur de Saint-Eloi de Paris, et qu'il exĂ©cuta de 1352 Ă  1359. Le manuscrit comporte 109 miniatures dont l'encadrement tricolore caractĂ©rise les productions de l'ĂŽle-de-France du XIV siècle. Elles se raccordent plus ou moins bien au texte et reprĂ©sentent en fait un tableau de la sociĂ©tĂ© française de cette Ă©poque. En effet, les types de vĂŞtements et d'armures sont caractĂ©ristiques du règne de Charles V (1364-1380).

Les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge


     Depuis Henri IV (1589-1610), le personnel domestique placĂ© sous l'autoritĂ© du roi de France Ă©tait habillĂ© d'une livrĂ©e blanche ornĂ©e de bleu et de rouge. Les Gardes françaises, créés pour assurer la sĂ©curitĂ© du roi, avaient en effet adoptĂ© les trois couleurs sur leur uniforme et l'emblème de leur rĂ©giment. Elles les conservent après la RĂ©volution, en devenant la Garde nationale.


     Henri IV avait mĂŞme recommandĂ© les trois couleurs (bleu, blanc, rouge) aux ambassadeurs des Provinces-Unies, indĂ©pendantes de fraĂ®che date, qui en ont fait leur drapeau. Le rouge fut toutefois initialement remplacĂ© par l'orangĂ©, couleur de la Maison d'Orange, avant de rĂ©apparaĂ®tre parmi les couleurs nĂ©erlandaises.


     Ă€ partir de Henri IV, chaque souverain de la dynastie des Bourbons se titrait «Roi de France et de Navarre» et utilisait un Ă©cu mi-partie bleu et rouge aux armes des deux royaumes.

Les couleurs de Paris


     Au milieu du XIVè siècle, Étienne Marcel (riche drapier devenu prĂ©vĂ´t des marchands de Paris) adopta comme couleurs le bleu et le rouge, qui devinrent alors la marque de ses partisans et de l'Échevinage. MaĂ®tre de la capitale, il profita de la captivitĂ© du roi Jean le Bon pour tenter d'imposer des rĂ©formes au dauphin Charles de manière unilatĂ©rale. Le 22 fĂ©vrier 1358, il prit d'assaut le Palais royal de l'Ă®le de la CitĂ© avec ses hommes, qui massacrèrent deux marĂ©chaux du dauphin sous les yeux de celui-ci; Marcel mit alors son chaperon bleu et rouge sur la tĂŞte du jeune rĂ©gent devenu son otage. Après la mort du prĂ©vĂ´t, le bleu et le rouge se confondirent avec les couleurs du blason parisien modifiĂ© par le roi (le chef fleurdelysĂ© placĂ© dĂ©finitivement au-dessus de la nef d'argent Ă  partir du sceau de 1426).

Les couleurs d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche


     Ă€ la fin du XVIII siècle, les soldats britanniques et les miliciens amĂ©ricains portaient une cocarde noire, notamment contre les dĂ©fenseurs français du Canada durant la Guerre de Sept Ans. Avec la DĂ©claration d'IndĂ©pendance des États-Unis, les insurgĂ©s gardèrent la mĂŞme cocarde, mais Ă  l'arrivĂ©e en 1780 des troupes de Rochambeau utilisant la cocarde blanche, il fut convenu avec Washington que les troupes alliĂ©es porteraient une "union cockade" noire et blanche.


     Selon Michel Pastoureau, jusqu'en 1789, le bleu et rouge ne reprĂ©sentait que marginalement la ville de Paris, pour laquelle on utilisait beaucoup plus le rouge et tannĂ© (rouge-marron). La combinaison du bleu du blanc et du rouge avait connu un regain de faveur depuis que la France avait aidĂ© les États-Unis Ă  obtenir leur indĂ©pendance (les couleurs de la nouvelle nation reprenant celles de la Grande-Bretagne). Ă€ partir des annĂ©es 1770 en France et en Europe, tous les sympathisants de la cause des libertĂ©s arborèrent du tricolore, tout comme Ă  la cour.


     (Un siècle plus tard, juste retour des choses, les insignes des avions britanniques seront copiĂ©s sur les cocardes françaises (en inversant les couleurs), tandis que les drapeaux de New-York et de certains Ă©tats s'inspireront du tricolore de l'Hexagone.)


     Pour autant, la naissance du drapeau français reste un sujet mal Ă©tudiĂ© et controversĂ©.

  - Sous-chapitre : Monarchie constitutionnelle, RĂ©publique, 1 Empire

Les cocardes révolutionnaires

Article dĂ©taillĂ© : Cocarde tricolore.

     Le dimanche 12 juillet 1789, dans les jardins du Palais-Royal, Camille Desmoulins prit une feuille verte et la plaça Ă  son chapeau. Il incita la foule Ă  en faire autant : ce geste signifiait une mobilisation gĂ©nĂ©rale. Rapidement, on s'aperçut que le vert Ă©tait la couleur du très impopulaire comte d'Artois (futur Charles X) et on s'empressa de remplacer les cocardes vertes par des cocardes de diffĂ©rentes couleurs, souvent blanches ou rouges. Après la prise de la Bastille, les cocardes bleu et rouge devinrent populaires parce qu'elles Ă©taient celles de la garde municipale parisienne. On a dit aussi que deux gardes françaises avaient Ă©tĂ© portĂ©s en triomphe dans tout Paris pour avoir Ă©tĂ© les premiers Ă  pĂ©nĂ©trer dans la Bastille : leur uniforme Ă©tait tricolore.


     Durant la RĂ©volution, les combattants de Paris arboraient donc une cocarde bleu et rouge, couleurs de la ville. Quelques jours après la prise de la Bastille, La Fayette eut l'idĂ©e d'intĂ©grer le blanc (symbole Ă  l'Ă©poque du royaume de France) dans cette cocarde qui remporta tout de suite un vif succès. Il est possible que La Fayette, qui venait de combattre aux cĂ´tĂ©s des insurgĂ©s amĂ©ricains, vit dans les trois couleurs une rĂ©miniscence de la cocarde amĂ©ricaine avec laquelle il avait combattu. Le vendredi 17 juillet 1789, Louis XVI se rendit Ă  l’HĂ´tel de ville de Paris oĂą il reçut la cocarde tricolore au milieu de la RĂ©volution en armes. Il est possible que l'association du bleu-rouge et du blanc signifiait, en ce jour, la reconnaissance par le roi de la garde municipale parisienne comme unitĂ© officiellement reconnue des forces armĂ©es de la France.


     Les couleurs bleu, blanc, rouge Ă©taient depuis longtemps employĂ©es ensemble ou sĂ©parĂ©ment comme symbole de l'autoritĂ© de l'État en France. Mais une cocarde n'Ă©tait qu'un signe d'appartenance Ă  une unitĂ© militaire : ce n'Ă©tait pas encore un emblème national.


     Dans les textes de 1789, le blanc n'est pas dĂ©signĂ© comme couleur du roi mais comme couleur de la France ou du royaume. Ce n’est que plus tard que cette couleur a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme couleurs du roi (la couleur du royaume Ă©tant celle du roi). Ce n'est aussi que bien plus tard qu'apparut la lĂ©gende de l'association de la couleur du roi avec celles de Paris. La preuve en est que la RĂ©publique, en 1792, ne songea mĂŞme pas Ă  supprimer le blanc des trois couleurs.


     L'AssemblĂ©e nationale dans son dĂ©cret du 20 mars 1790 dĂ©cida que "lorsque les officiers municipaux seront en fonction, ils porteront pour marque distinctive une Ă©charpe aux trois couleurs de la nation : bleu, rouge et blanc".

Les bannières tricolores


     La cocarde donna spontanĂ©ment naissance Ă  des drapeaux tricolores, le plus souvent Ă  bandes horizontales, comme ceux blanc-rouge-bleu installĂ©s au-dessus de la tribune de la FĂŞte de la FĂ©dĂ©ration le 14 juillet 1790.

Les deux premiers pavillons de marine tricolores




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Autoportrait de Jacques-Louis David (1794) — Musée du Louvre, Paris.



     En 1765, les armateurs civils avaient obtenu officiellement le droit de faire flotter sur leurs bateaux le pavillon blanc du roi (celui des vaisseaux de guerre) au lieu de leurs nombreux drapeaux bleu et blanc; ainsi pour la première fois dans l'histoire, tous les bâtiments d'un mĂŞme pays — qu'ils soient marchands ou militaires — purent arborer un mĂŞme pavillon national. En octobre 1790, l'assemblĂ©e constituante se pencha sur la nĂ©cessitĂ© ou non de crĂ©er un nouveau pavillon national. Les traditionnalistes voulaient conserver le pavillon blanc ancrĂ© dans l'histoire de la marine et refusaient de copier le drapeau nĂ©erlandais. Le baron Jacques-Francois de Menou (futur gĂ©nĂ©ral Abdallah Menou) dĂ©fendit lui l'idĂ©e d'adopter un nouveau pavillon tricolore, et le marquis de Mirabeau appuya par principe le choix de ce qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme les nouvelles couleurs nationales et celles de la libertĂ©. Le 21 octobre, l'AssemblĂ©e dĂ©cida que le pavillon national serait blanc avec un quartier tricolore (les dĂ©tails furent renvoyĂ©s au comitĂ© de marine). L'ordonnance du 24 octobre 1790 crĂ©ait 1°) un pavillon de beauprĂ© (pour les cĂ©rĂ©monies officielles, Ă  l'avant des navires de guerre) Ă  trois bandes verticales rouge blanche et bleue, 2°) un pavillon ordinaire de poupe; ce dernier Ă©tait blanc, couleur de la France, et il portait un canton Ă  trois bandes verticales rouge, blanche et bleue. Le canton rectangulaire Ă©tait entourĂ© d'un liserĂ© blanc Ă  l'intĂ©rieur et bordĂ© Ă  l'extĂ©rieur d'un liserĂ© bleu Ă  la hampe et rouge vers la partie flottante; ce second liserĂ© Ă©tait destinĂ© Ă  sĂ©parer les deux parties blanches du pavillon. C'est le premier emblème national tricolore.


     C'est pour un second pavillon national tricolore adoptĂ© le 15 fĂ©vrier 1794 (27 pluviĂ´se an II) que la disposition actuelle « bleu au mât, blanc au centre, et rouge flottant Â» a Ă©tĂ© imaginĂ©e. L'idĂ©e est due au peintre Jacques-Louis David. Ce changement de pavillon, qui devint effectif sur les vaisseaux Ă  partir du 20 mai 1794 (1er prairial an II), avait Ă©tĂ© opĂ©rĂ© Ă  la demande des marins de la marine de guerre. Ils menaçaient en effet de se rĂ©volter parce que le pavillon national de 1790 accordait trop de place Ă  l'uniforme de leurs officiers (le blanc) et trop peu au leur (la tenue bleue Ă  ceinture rouge). La couleur blanche n'est pas encore associĂ©e au roi : si cela avait Ă©tĂ© le cas, elle aurait complètement disparue des emblèmes rĂ©publicains non seulement en 1794, mais fort probablement dès septembre 1792.


     Le pavillon de marine fut ensuite adoptĂ© comme drapeau national; il Ă©tait installĂ© au Palais des Tuileries quand le Premier Consul Bonaparte y prit rĂ©sidence le 19 fĂ©vrier 1800.

Les drapeaux militaires et l'uniformisation napoléonienne




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La Distribution des Aigles (1810), Jacques-Louis David



     Les drapeaux de l'armĂ©e de terre dès 1791, comme ceux de la garde nationale Ă  partir de 1789 (offerts par les quartiers de Paris), portent les trois couleurs, mais de diverses façons fantaisistes selon l'usage de l'Ă©poque. Ainsi, Ă  la bataille du Pont d'Arcole, NapolĂ©on Bonaparte brandit un Ă©tendard blanc ayant un faisceau du licteur dorĂ© au centre, et quatre losanges bleus et rouges dans les angles. Cette variĂ©tĂ© est conforme Ă  la tradition des drapeaux. Elle est visible dès les origines (une cocarde, dont les couleurs Ă©taient diversement superposĂ©es et non accolĂ©es dans un ordre uniforme).


     Sous NapolĂ©on I, les drapeaux des rĂ©giments avaient souvent une croix blanche cantonnĂ©e de rouge, de bleu ou de vert. Les dessins variaient d'un rĂ©giment Ă  l'autre.


     Une première uniformisation des drapeaux rĂ©gimentaires date de 1804 : carrĂ© blanc sur la pointe au centre et triangles alternĂ©s bleus et rouges dans les coins, inscriptions dorĂ©es au centre. Ils portait le nom d'aigles, par rĂ©fĂ©rence Ă  celles imitĂ©es de l'Empire romain qui couronnaient la hampe.


     Le dessin Ă  bandes verticales des pavillons est adoptĂ© pour les drapeaux de l'armĂ©e de terre en 1812, avec inscriptions dorĂ©es sur le blanc.

  - Sous-chapitre : Comment s'est imposĂ©e la bannière tricolore




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     La Restauration rĂ©tablit en 1814 le drapeau blanc. Louis-Philippe, qui a combattu Ă  Valmy et Ă  Jemmapes, restaure en 1830 sous la Monarchie de Juillet le drapeau tricolore. La hampe s'orne d'un coq.


     La RĂ©volution de 1848 pencha un moment pour le drapeau rouge, en rĂ©fĂ©rence au drapeau rouge arborĂ© par la garde nationale en cas d’instauration de la loi martiale, invention de la RĂ©volution française. Le drapeau rouge signe de la loi martiale fut utilisĂ© le 17 juillet 1791 quand la Garde nationale ouvrit le feu sur une manifestation au Champ de Mars. Le drapeau symbole de la rĂ©pression du peuple insurgĂ© est repris par celui-ci comme emblème. Cette inversion de sens du drapeau rouge relève d’un processus classique de la crĂ©ation et de l’appropriation des symboles. Le groupe ou la population en question prend comme emblème le symbole mĂŞme de sa rĂ©pression. Le drapeau rouge a par la suite Ă©tĂ© choisi par les rĂ©sistants au coup d’État de 1851, puis par la Commune de Paris en 1871 et par les bolchĂ©viques lors de la rĂ©volution de 1917.


     Cependant, le poète Lamartine (nĂ© le jour de l'adoption du nouveau pavillon) impose le drapeau tricolore comme drapeau de la Seconde RĂ©publique issue de la RĂ©volution de 1848. Dans une harangue Ă  la foule en 1848, le poète dĂ©fendit le drapeau bleu-blanc-rouge, arguant qu'il « a fait le tour du monde avec la RĂ©publique et l'Empire, alors que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple Â». Le coq ornant la hampe est abandonnĂ© pour le fer de lance, toujours repris depuis.


     En 1873, le retour Ă  la royautĂ© Ă©choua Ă  cause du refus intransigeant du prĂ©tendant lĂ©gitimiste au trĂ´ne de France, Henri d'Artois, comte de Chambord, d’accepter le drapeau tricolore. Il exigeait au contraire le retour au drapeau blanc de l’Ancien RĂ©gime. Par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 rĂ©itĂ©rĂ© par lettre le 23 octobre 1873, il refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, hĂ©ritage de la RĂ©volution, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide (« Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV Â»). Charles Maurras Ă©crira plus tard : « il a Ă©tĂ© prĂŞtre et pape de la royautĂ© plutĂ´t que roi. Â»


     En VendĂ©e, pays de tradition royaliste (lĂ©gitimiste), il fallut attendre 1916 pour que le drapeau tricolore fĂ»t admis dans l'enceinte des Ă©glises (voir Union sacrĂ©e et Claire Ferchaud).

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  - Sous-chapitre : Évolution du drapeau

Nom du
régime politique
PériodeDrapeau nationalPavillon nationalHampeLois constitutionnelles et décrets
Monarchie fĂ©odale puis absolue987-juillet 1789Il n'y a pas de drapeau national mais seulement des drapeaux de rĂ©giment
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Il n'y a pas de pavillon national mais un pavillon blanc des vaisseaux de guerre et (jusqu'en 1748) un étendart rouge des galères. Quant aux pavillons civils, ils arborent le bleu et blanc agencés de différentes manières
Naval Ensign of the Kingdom of France.svg
Monarchie constitutionnellejuillet 1789 - 10 aoĂ»t 1792Il n'y a pas de drapeau nationalPremier pavillon national
Adoption le 24 octobre 1790
DĂ©cret des 21-23 octobre 1790 : Le pavillon de France portera les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et la forme que l'AssemblĂ©e nationale charge son comitĂ© de la marine de lui proposer.
     
DĂ©cret de l'AssemblĂ©e constituante des 24-31 octobre 1790 : est fixĂ©e la disposition des couleurs dans les diffĂ©rents pavillons des vaisseaux de guerre et des bâtiments de commerce : le rouge tenant au bâton, le blanc au milieu et le bleu Ă  l'extrĂŞmitĂ©.


     
DĂ©cret du 5 juillet 1792 : l'art. 16 prescrit Ă  tout homme rĂ©sidant ou voyageant en France de porter la cocarde nationale ; toute autre cocarde est considĂ©rĂ©e comme un signe de rĂ©bellion, et tout individu qui s'est revĂŞtu Ă  dessein d'un signe de rĂ©bellion est puni de mort.

Première RĂ©publique22 septembre 1792-18 mai 1804Il n'y a pas de drapeau national
Flag of France.svg
DĂ©cret du 27 pluviĂ´se an II (15 fĂ©vrier 1794) : « le pavillon national sera formĂ© des trois couleurs nationales, disposĂ©es en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attachĂ© Ă  la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs Â».
Premier Empire18 mai 1804-1812Le premier drapeau national arbore un grand carrĂ© blanc posĂ© sur une pointe et cantonnĂ© de bleu et de rouge.Le pavillon national reste identique au modèle de 1794
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1804, Ordonnance impériale uniformisant les drapeaux de tous les régiments.
Premier Empire1812-6 avril 1814
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1812 Ordonnance impériale adoptant, pour les drapeaux des régiments, le modèle du pavillon national de 1794.
Première Restauration6 avril 1814 - 1 mars 1815
Drapeau blanc
Naval Ensign of the Kingdom of France.svg

     Acte du Gouvernement provisoire du 13 avril 1814 : « Le Gouvernement provisoire, ouĂŻ le rapport du commissaire provisoire du dĂ©partement de la marine, arrĂŞte, le pavillon blanc et la cocarde blanche seront arborĂ©s sur les bâtiments de guerre et sur les navires du commerce. Â»

Cent-Jours1 mars 1815 - 18 juin 1815
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DĂ©cret du 9 mars 1815 : rĂ©tablissement du pavillon tricolore.
DĂ©cret du 13-21 mars 1815 : abolition de la cocarde blanche, de la dĂ©coration du Lis, les ordres de Saint-Louis, du Saint-Esprit et de Saint-Michel. Ordonne d'arborer la cocarde nationale et le drapeau tricolore.
     
DĂ©cret des 9-12 mai 1815 : toute personne convaincue d'avoir enlevĂ© le drapeau tricolore placĂ© sur un monument public est punie conformĂ©ment Ă  l'art. 257 c. pĂ©n. (art. 4), et les communes qui ne se sont point opposĂ©es Ă  cet enlèvement seront poursuivies en exĂ©cution de la loi du 10 vend. an 4, relatif Ă  la responsabilitĂ© des communes (art. 5).

Seconde Restauration (monarchie constitutionnelle)8 juillet 1815 - 2 aoĂ»t 1830
Drapeau blanc
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Loi du 9 novembre 1815 : dĂ©clare sĂ©ditieux l'enlèvement du drapeau blanc et le port de cocardes non autorisĂ©es par le roi.
Monarchie de Juillet (monarchie constitutionnelle)9 aoĂ»t 1830 - 24 fĂ©vrier 1848
Flag of France.svg
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Coq gaulois
     Ordonnance du 1er aoĂ»t 1830 : rĂ©tablissement des couleurs nationales.


     
Article 67 de la Charte constitutionnelle du 14 aoĂ»t 1830. - « La France reprend ses couleurs. Ă€ l'avenir, il ne sera plus portĂ© d'autre cocarde que la cocarde tricolore Â».

Deuxième RĂ©publique (RĂ©publique)24 fĂ©vrier 1848 - 2 dĂ©cembre 1852
En usage de février à mars 1848
Fer de lance
     DĂ©cret du 26 fĂ©vrier 1848 : le drapeau tricolore est le drapeau national et les couleurs en seront rĂ©tablies dans l'ordre qu'avait adoptĂ© la RĂ©publique française.


     
ArrĂŞtĂ© du 28 fĂ©vrier 1848, signĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© de la RĂ©publique au DĂ©partement de la Police, Marc Caussidière : « Le drapeau bleu-rouge-blanc doit ĂŞtre arborĂ© sans dĂ©lai sur les monuments et Ă©tablissements publics Â». Cet ordre des couleurs est celui de la fĂŞte de la FĂ©dĂ©ration et des cocardes de l'Empire.

Deuxième RĂ©publique (RĂ©publique)24 fĂ©vrier 1848 - 2 dĂ©cembre 1852
Rétablissement le 5 mars 1848
Rétablissement le 5 mars 1848
Fer de lanceDĂ©cret du 5 mars 1848 : « Le pavillon, ainsi que le drapeau national, sont rĂ©tablis tels qu'ils ont Ă©tĂ© fixĂ©s par le dĂ©cret de la Convention nationale du 27 pluviĂ´se an II... En consĂ©quence, les trois couleurs nationales, disposĂ©es en trois bandes Ă©gales, seront, Ă  l'avenir, rangĂ©es dans l'ordre suivant: le bleu attachĂ© Ă  la hampe, le blanc au milieu et le rouge flottant Ă  l'extrĂ©mitĂ© Â».
Second Empire2 dĂ©cembre 1852 - 1 mars 1871
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Troisième RĂ©publique (RĂ©publique)4 septembre 1870 - 10 juillet 1940
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
État français10 juillet 1940 - 9 aoĂ»t 1944
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Gouvernement provisoire de la RĂ©publique française (RĂ©publique)2 juin 1944 - 13 octobre 1946
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Quatrième RĂ©publique (RĂ©publique)13 octobre 1946 - 27 septembre 1958
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lanceArticle 2 de la Constitution. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge Ă  trois bandes verticales d'Ă©gales dimensions. Â»
Cinquième RĂ©publique (RĂ©publique)Depuis le 28 septembre 1958
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lanceArticle 2 de la Constitution. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. Â»





Chapitre : Réglementation et usages


  - Sous-chapitre : Dimensions et couleurs


     Pendant longtemps, les trois bandes n'avaient pas la mĂŞme largeur (en effet les bandes du drapeau de Paris n'Ă©taient pas de mĂŞme largeur et cela s'est conservĂ© sur le drapeau rĂ©volutionnaire), et parfois le mât Ă©tait du cĂ´tĂ© rouge, parfois du cĂ´tĂ© bleu. C'est sur une dĂ©cision de NapolĂ©on Bonaparte que la rĂ©glementation actuelle a Ă©tĂ© Ă©tablie : les trois bandes doivent avoir la mĂŞme largeur et le mât est toujours placĂ© du cĂ´tĂ© de la bande bleue.




Image (cliquez pour agrandir) :

comparaison du changement de teinte



     Bien que toutes les lois dĂ©finissent les couleurs du drapeau, elles ne prĂ©cisent pas la nuance ; des habitudes ont Ă©tĂ© prises et instituĂ©es pour les drapeaux officiels. Le bleu drapeau plus sombre est ainsi parfois remplacĂ© par un bleu corail que d'aucuns trouvent moins martial, depuis ValĂ©ry Giscard d'Estaing, notamment pour les interventions tĂ©lĂ©visĂ©es du chef de l'État ou des membres du gouvernement. Les mairies, casernes et bâtiments publics sont en revanche souvent ornĂ©s de drapeaux « bleu sombre Â». L'Album des pavillons nationaux et des marques distinctives, Ă©dition du SHOM, indique que les couleurs officielles du drapeau français sont le bleu sombre et le rouge vif (rĂ©fĂ©rences Pantone Blue 282C et Red 186C).


     En juin 1976, le prĂ©sident Giscard d'Estaing donne plus de contraste en assombrissant le bleu et en donnant au rouge une couleur plus vive


     Le drapeau français sur la façade d'un bâtiment public


     Façade d'un lycĂ©e


     Arc de Triomphe avec le drapeau de la France


     Monument aux morts, ville d'Aigues-Mortes (France)


     Drapeaux tricolores sur la façade de l'HĂ´tel de ville de Montmorillon (France)


     Balcon de la prĂ©fecture de Montpellier (France)


     Les prĂ©sidents amĂ©ricain et français, George W. Bush et Jacques Chirac


     Palais Farnèse, ambassade de France en Italie

Déploiement lors des cérémonies officielles


     Le drapeau est dĂ©ployĂ© dans la plupart des cĂ©rĂ©monies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires, lors des commĂ©morations nationales. La soprano amĂ©ricaine Jessye Norman, frĂ©quemment appelĂ©e Ă  se produire lors d'Ă©vènements publics ou de cĂ©rĂ©monies, a cĂ©lĂ©brĂ© en juillet 1989 le bicentenaire de la RĂ©volution française sur la place de la Concorde Ă  Paris, en chantant La Marseillaise, drapĂ©e dans une robe aux couleurs du drapeau français imaginĂ©e par le styliste d'avant-garde Jean-Paul Goude.

Honneurs funèbres

Drapeaux en berne

     Le drapeau est hissĂ© jusqu'en haut du mât, puis abaissĂ© de l'Ă©quivalent de la hauteur du drapeau (comme si le drapeau invisible du dĂ©funt Ă©tait fixĂ© au-dessus du drapeau), quand on abaisse le drapeau on fait de mĂŞme, c'est-Ă -dire que l'on remonte le drapeau jusqu'en haut avant de l'amener (descendre le drapeau). Ă€ l'intĂ©rieur, avec une hampe trop courte pour permettre la mise en berne, ou si drapeau est portĂ©, on met une boucle de crĂŞpe noir - une cravate - fixĂ©e au sommet de la hampe, et dont les volants tombent vers le sol.


     Selon l'article 47 du dĂ©cret n°89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cĂ©rĂ©monies publiques, prĂ©sĂ©ances, honneurs civils et militaires : « Lors du dĂ©cès du PrĂ©sident de la RĂ©publique, les drapeaux et Ă©tendards des armĂ©es prennent le deuil ; les bâtiments de la flotte mettent leurs pavillons en berne Â».

Drap mortuaire

     Le cĂ´tĂ© que l'on fixe Ă  la drisse se trouve Ă  la tĂŞte du cercueil et le canton d'honneur au-dessus de l'Ă©paule gauche du dĂ©funt.


     Par les circulaires n° 338 du 17 septembre 1965, n° 423 du 10 octobre 1957, et n° 77530 du 3 aoĂ»t 1977 du ministère de l’intĂ©rieur, le privilège de recouvrir un cercueil d'un drap tricolore en lieu et place du drap noir, si la famille en exprime le dĂ©sir, a Ă©tĂ© accordĂ© et rĂ©servĂ© aux militaires titulaires de la carte du combattant ou de la carte du combattant volontaire de la RĂ©sistance. En juin 1999, un accord a Ă©tĂ© donnĂ© par le ministre de l’intĂ©rieur, Jean-Pierre Chevènement, pour l'extension de ce privilège aux titulaires de la MĂ©daille de la Reconnaissance de la Nation (ex. TRN). Par ailleurs, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de confĂ©rer le mĂŞme honneur aux anciens rĂ©fractaires au STO (Service du travail obligatoire).


     La famille du dĂ©funt doit le signaler Ă  l'entreprise de pompes funèbres qui se chargera, de fournir et poser le drapeau tricolore sur le cercueil et Ă©ventuellement le coussin pour les dĂ©corations. Elle doit aussi contacter l'association, dont le dĂ©funt Ă©tait adhĂ©rent, afin qu'elle envoie une dĂ©lĂ©gation et le porte-drapeaux.

Disposition




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Entrée vers le palais des Nations à Genève, le siège européen de l'ONU.



     Le drapeau de la France doit toujours ĂŞtre mis tĂŞte en haut. Le faire tenir Ă  l'envers est un signe de dĂ©tresse (en mer par exemple) ou est considĂ©rĂ© comme une marque d'irrespect.

    Liste :
  • PrĂ©sence de deux drapeaux : sur des hampes croisĂ©es, le drapeau qui se trouve Ă  la place d'honneur est situĂ© Ă  droite (Ă  gauche de l'observateur). L'autre drapeau est Ă  gauche (Ă  droite de l'observateur).
  • Trois drapeaux : la place d'honneur est au centre.
  • Plus de trois drapeaux : ils sont disposĂ©s en file indienne sur des mâts distincts et d'Ă©gale hauteur. La place d'honneur est au bout de la file, Ă  la gauche de l'observateur, puis les autres drapeaux se prĂ©sentant dans l'ordre alphabĂ©tique de leur nom s'ils sont de mĂŞme rang (voir infra l'ordre de prĂ©sĂ©ance). Si les mâts sont disposĂ©s de telle façon que celui du centre est plus haut, le drapeau d'honneur y sera hissĂ©. Il en va de mĂŞme sur une façade, sur un toit, etc.

Ordre de préséance


     Le drapeau national tricolore a la prĂ©sĂ©ance sur tous les autres (Drapeau de la France > Drapeau europĂ©en).


     Les grands ensembles n'ont pas forcĂ©ment prĂ©sĂ©ance : les drapeaux de mĂŞme rang ont droit aux mĂŞmes marques d'honneur. Ils doivent ĂŞtre de dimensions identiques et ĂŞtre hissĂ©s Ă  la mĂŞme hauteur.


     Les drapeaux actuels ont toujours prĂ©sĂ©ance sur les drapeaux historiques, y compris dans un lieu historique prĂ©cis.

Selon le lieu

    Liste :
  • Dans une salle ou lors d'une rĂ©union : Ă  l'intĂ©rieur ou Ă  l'extĂ©rieur, le drapeau doit ĂŞtre fixĂ© au mur Ă  une hauteur convenable, soit Ă  l'arrière ou au-dessus du prĂ©sident, du confĂ©rencier, soit Ă  l'endroit le plus honorifique. Le cĂ´tĂ© que l'on fixe Ă  la drisse se place Ă  la gauche de l'observateur ou au-dessus ; le canton d'honneur est Ă  la gauche de l'observateur, que le drapeau soit dĂ©ployĂ© horizontalement ou verticalement.
  • AttachĂ© Ă  une hampe : Ă  l'intĂ©rieur, le drapeau est le plus souvent attachĂ© Ă  une hampe posĂ©e sur un piĂ©destal, Ă  une hauteur suffisante pour l'empĂŞcher de toucher le sol. Cela s'applique aussi pour le dĂ©ploiement dans les dĂ©filĂ©s.
  • En travers d'une rue ou d'une salle : au-dessus d'une rue, le drapeau est suspendu au centre. Le cĂ´tĂ© que l'on fixe Ă  la drisse se trouve en haut, le canton d'honneur orientĂ© vers le nord dans les rues allant de l'est Ă  l'ouest, et vers l'est dans les rues allant du nord au sud. Au-dessus d'un trottoir, le canton d'honneur doit ĂŞtre orientĂ© vers la rue.
  • Sur les vĂ©hicules : le drapeau doit ĂŞtre placĂ© Ă  droite du vĂ©hicule.
  • Sur les fuselages : c'est le revers qui doit apparaĂ®tre sur cĂ´tĂ© tribord, et l'avers sur le cĂ´tĂ© babord, comme si c'Ă©tait l'arĂŞte de la dĂ©rive qui faisait office de hampe.
  • Sur les habits : si le drapeau est cousu sur les manches, c'est le revers qui doit apparaĂ®tre sur la manche droite, et l'avers sur la manche gauche (comme si c'Ă©tait l'avant du corps qui faisait office de hampe).

Les porte-drapeaux


     Aux fenĂŞtres et balcons des Ă©difices publics comme les mairies ou les prĂ©fectures, les drapeaux sont souvent tenus Ă  l'arrière d'un porte-drapeau, gĂ©nĂ©ralement un Ă©cusson tricolore avec monogramme RF et palmes.


     Il existe un diplĂ´me d'honneur de porte-drapeau rĂ©git par un arrĂŞtĂ© du 30 janvier 2003.


     Le drapeau ne peut ĂŞtre inclinĂ© (mis Ă  l'horizontal) par le porte-drapeau que lors de la Sonnerie aux Morts et devant le PrĂ©sident de la RĂ©publique.

  - Sous-chapitre : ÉvĂ©nements et incidents liĂ©s au drapeau


     Ă€ Toulouse, après la victoire de l'AlgĂ©rie face Ă  l'Égypte dans un match jouĂ© au Soudan pour les qualifications du Mondial 2010, le drapeau tricolore de la mairie a Ă©tĂ© arrachĂ©, et remplacĂ© par le drapeau algĂ©rien. L'Ă©quipe de France de football avait Ă©tĂ© qualifiĂ©e aux dĂ©pens de l'Eire, malgrĂ© une faute de main de Thierry Henry.






Chapitre : Variations du drapeau tricolore : cas particuliers


  - Sous-chapitre : Les marques des prĂ©sidents de la RĂ©publique




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La C6 présidentielle de Nicolas Sarkozy



     Par marques, il faut entendre les pavillons en mer et les fanions de voiture des prĂ©sidents de la RĂ©publique.

Fanions de voiture

Pavillons en mer


     Le pavillon particulier apparaĂ®t pour la première fois avec le dĂ©cret du 20 mai 1885 qui prĂ©cise : « Le bâtiment montĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique arbore au grand mât le pavillon carrĂ© aux couleurs nationales, au centre duquel ses lettres initiales sont brodĂ©es en or. Toute autre marque distinctive est alors rentrĂ©e. L’embarcation montĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique porte le mĂŞme pavillon Ă  l’avant et le pavillon national Ă  la poupe Â».


     Pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe PĂ©tain fait ainsi frapper le blanc de son pavillon personnel de son bâton de marĂ©chal, ornĂ© d'une francisque et surmontant ses sept Ă©toiles de marĂ©chal. Mais le drapeau national de l'État français est le drapeau tricolore sans marque distinctive particulière.


     Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle choisit de prendre comme symbole de la France libre le drapeau français ornĂ© d'une croix de Lorraine. Ce drapeau est le symbole de la RĂ©sistance et de la LibĂ©ration. Il est plus tard utilisĂ© comme fanion de voiture par Charles de Gaulle, en tant que prĂ©sident de la RĂ©publique.

  - Sous-chapitre : Le drapeau de l'ArmĂ©e française


     Les documents officiels suivants dĂ©finissent certains usages relatifs aux drapeaux dans l'ArmĂ©e française :

    Liste :
  • la circulaire 808 EMM/CAB du 5 dĂ©cembre 1985, dĂ©finit, par rĂ©fĂ©rence aux textes interarmĂ©es, les unitĂ©s qui peuvent se voir attribuer un drapeau ;
  • la dĂ©cision 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 est relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et Ă©tendards des corps de troupe de l'armĂ©e de terre, du service de santĂ© des armĂ©es et du service des essences des armĂ©es ;
  • un arrĂŞtĂ© du 19 novembre 2004 est relatif Ă  l'attribution de l'inscription « AFN 1952-1962 Â» sur les drapeaux et Ă©tendards des formations des armĂ©es et services.

Armée de terre


     Le drapeau de 90 cm de cĂ´tĂ© est l'insigne de tous les rĂ©giments français de traditions ou unitĂ©s (infanterie, gĂ©nie, transmissions, Ă©coles militaires). Il existe aussi un Ă©tendard de 64 cm de cĂ´tĂ© en vigueur dans les « armes Ă  cheval Â» (arme blindĂ©e, cavalerie, artillerie, train et matĂ©riel) ainsi que dans l'aviation lĂ©gère de l'armĂ©e de terre.


     Le drapeau est composĂ© d'un tablier en soie de 90 cm de cĂ´tĂ© divisĂ© en 3 bandes tricolore, il est bordĂ© d'une frange dorĂ©e de 5 cm sur trois cĂ´tĂ©s, le quatrième bord Ă©tant rattachĂ© Ă  une hampe en bois de 2,11 m et 32 mm de diamètre. Au sommet un cartouche portant les lettres R.F. est surmontĂ© d'un fer de lance en bronze dorĂ© de 38 cm. Le drapeau porte, inscrit en dorĂ©, sur l'avers, « RĂ©publique Française Â» et le nom du rĂ©giment et sur le revers, la devise « Honneur et patrie Â». Aux angles supĂ©rieurs et infĂ©rieurs le numĂ©ro du rĂ©giment est entourĂ© d'une couronne de feuilles de chĂŞne. Au sommet de la hampe deux bandes tricolore de 90 cm de long sur 24 cm (bordĂ© d'une frange dorĂ©e de 8 cm) reprenant la couronne et le numĂ©ro du rĂ©giment forment ce que l'on appelle la cravate. C'est sur celle-ci que sont accrochĂ©es les dĂ©corations et les fourragères que le drapeau reçoit au nom de l'ensemble du rĂ©giment pour l'action hĂ©roĂŻque de ses hommes. En fonction du nombre reçu, le personnel peut se voir ensuite attribuer la oĂą les fourragères Ă  la couleur du ruban de la oĂą des mĂ©dailles (exemple la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918). Les dĂ©corations Ă©trangères ne sont pas portĂ©es sur la cravate mais sur le coussin. Sur le revers, en dessous de la devise « Honneur et Patrie Â» (le drapeau de la LĂ©gion Ă©trangère est le seul Ă  porter l'inscription « Honneur et FidĂ©litĂ© Â»), le drapeau, initialement vierge voit s'inscrire son histoire au fur et Ă  mesure des grandes batailles auquel le rĂ©giment a pris part. C'est ainsi que ce glorieux symbole rappelle la grandeur du rĂ´le qu'il a jouĂ© sur tous les fronts du monde, ses triomphes et ses revers, souvent au prix d'innombrables vies. Ce sont tous ces sacrifices qui imposent le respect auquel chaque soldat se doit de rendre honneur.

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Marine nationale




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Pavillon de la Marine nationale. Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3.



     En mer, depuis le Second Empire, les bateaux français, civils ou militaires, utilisent un pavillon national un peu diffĂ©rent du drapeau. Les proportions des couleurs nationales du pavillon français sont alors : 30/33/37. La bande bleue est lĂ©gèrement plus Ă©troite que la bande blanche et la blanche lĂ©gèrement plus Ă©troite que la bande rouge. Ainsi, en flottant, les trois bandes paraissent Ă©gales. Ce type de dessin, corrigeant un effet d'optique dĂ» au mouvement du drapeau ou du pavillon, se retrouve en Scandinavie, en Finlande (croix dĂ©calĂ©e), au Japon (anciens drapeaux et drapeau de la marine de guerre), au Bangladesh, Ă  Palau et au Groenland.

  - Sous-chapitre : Oriflamme


     La partie basse de l'oriflamme peut ĂŞtre droite ou en forme de queue de pie.






Chapitre : Évocations du drapeau tricolore


  - Sous-chapitre : Dans d'autres symboles officiels de la RĂ©publique française

Blason

Article dĂ©taillĂ© : Armoiries de la France.

     La France n'a pas d'armoiries officielles car elles ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©es comme liĂ©es Ă  la royautĂ©. Aux fenĂŞtres et balcons des Ă©difices publics comme les mairies ou les prĂ©fectures, les drapeaux sont souvent tenus Ă  l'arrière d'un porte-drapeaux, gĂ©nĂ©ralement un Ă©cusson tricolore avec le sigle « RF Â» et des palmes.

Cocarde tricolore

Article dĂ©taillĂ© : Cocarde tricolore.

     Elle est composĂ©e des trois couleurs du drapeau de la France, avec le bleu au centre, le blanc ensuite et le rouge Ă  l'extĂ©rieur. Les cocardes des aĂ©ronefs britanniques ont Ă©tĂ© dessinĂ©es en utilisant les couleurs françaises mises Ă  l'envers : rouge-blanc-bleu.


     De mĂŞme que les insurgĂ©s de 1789 arboraient des cocardes tricolores, les FFI de 1944 portaient des brassards bleu-blanc-rouge.

Écharpe tricolore

Article dĂ©taillĂ© : Écharpe tricolore.

     En France, l’écharpe tricolore est un symbole des Ă©lus dĂ©putĂ©s, sĂ©nateurs, maires et dans certain cas adjoints et les conseillers municipaux. Le port et l'usage de l'Ă©charpe tricolore est rĂ©gi par le dĂ©cret n° 2000-1250 du 18 dĂ©cembre 2000 (Journal officiel du 23 dĂ©cembre 2000).


     Brièvement, le port de l’écharpe par tous les Ă©lus s’effectue sur l’épaule droite au cĂ´tĂ© gauche. Pour les parlementaires, le bord rouge doit ĂŞtre près du col (formant ainsi, lues de gauche Ă  droite, les couleurs bleu-blanc-rouge). Ă€ l’inverse, les Ă©lus communaux (les maires, leurs adjoints et les conseillers municipaux) portent l’écharpe avec le bord bleu près du col.


     Cette diffĂ©renciation prĂ©sente l'avantage de distinguer d'un simple coup d'Ĺ“il un parlementaire d'un maire, Ă©tant bien entendu qu'en cas de cumul de mandat (dĂ©putĂ©-maire, sĂ©nateur-maire) c'est le mandat national qui prĂ©vaut.

Ruban tricolore


     Lors d'inaugurations de bâtiments publics, il est d'usage qu'un Ă©lu coupe avec des ciseaux un ruban aux couleurs tricolores.

Logotype


     Le gouvernement français s'est dotĂ© en septembre 1999, sous le gouvernement Jospin, d'un logotype rappelant le drapeau du pays sous la forme d'un rectangle allongĂ© oĂą la partie blanche prend la forme d'une effigie de Marianne vue de profil et contournĂ©e, c'est-Ă -dire regardant vers la droite. Sous le rectangle figure la devise de la RĂ©publique « LibertĂ© • ÉgalitĂ© • FraternitĂ© Â» et sous une deuxième ligne la mention RĂ©publique Française.

  - Sous-chapitre : Dans le domaine de la communication d'État

Costumes


     En 1793, les couleurs dites nationales (bleu foncĂ©, blanc et rouge) remplacent l'habit de l'infanterie de ligne. Voulant rompre avec les souvenirs napolĂ©oniens, Louis XVIII, le 15 juillet 1815 supprime les rĂ©giments, crĂ©e des lĂ©gions dĂ©partementales qu'il habille en blanc et abolit la conscription. L'ordonnance du 23 octobre 1820 transforme les lĂ©gions en 60 rĂ©giments de ligne et 20 lĂ©gers et rend au fantassin l'habit bleu. Avec un pantalon bleu, l'infanterie combat en Espagne et en MorĂ©e. En 1829, est adoptĂ© le pantalon rouge pour dĂ©barquer Ă  Alger en 1830. Louis Philippe rĂ©tablit la cocarde et le drapeau tricolore.

Logotypes d'institions publiques


     Les institutions publiques et les forces armĂ©es de la France ont des logos qui reprennent naturellement les couleurs du drapeau français :

  - Sous-chapitre : Dans d'autres drapeaux Ă  l'Ă©tranger

Drapeaux nationaux

Pays ayant adopté le modèle tricolore vertical

     De nombreuses nations (d'anciennes colonies africaines par exemple) admirateurs de la libertĂ©, de l'Ă©galitĂ© et de la fraternitĂ© Ă  la française ont adoptĂ© le modèle tricolore vertical (la norme auparavant Ă©tait le drapeau horizontal).


     La pĂ©ninsule italienne connaĂ®t un drapeau tricolore italien dès 1796, lorsque la RĂ©publique transpadane est proclamĂ©e, qu'elle conserve jusqu'en 1802. C'est NapolĂ©on Bonaparte qui le lui impose, en prĂ©fĂ©rant le vert au bleu, car le vert est la couleur complĂ©mentaire au rouge en peinture et devient la couleur impĂ©riale. Il devient drapeau officiel du royaume d'Italie en 1861.


     En 1831, la Belgique indĂ©pendante des Pays-Bas adopte la disposition en bandes verticales en rĂ©fĂ©rence au couleurs du DuchĂ© de Brabant. La mythologie patriotique belge veut que ce drapeau tricolore, repris en 1830, ait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© celui de la rĂ©volution brabançonne de 1787-1790. De 1830 Ă  1831, les couleurs Ă©taient horizontales. Les couleurs horizontales ont Ă©tĂ© d'usage jusqu'en 1832.


     L'État libre d'Irlande fait un usage officiel du modèle tricolore Ă  partir de sa crĂ©ation en 1922. Il est confirmĂ© comme drapeau officiel dans la constitution de dĂ©cembre 1937. L'usage des trois couleurs est attestĂ© depuis 1830, quand des patriotes irlandais fĂŞtent le retour au drapeau tricolore en France après les Trois Glorieuses. Le drapeau dans sa disposition actuelle est dĂ©ployĂ© pour la première fois de manière certaine en 1848 par le mouvement « Jeune Irlande Â» ; il est possible qu'il ait Ă©tĂ© utilisĂ© quelques annĂ©es plus tĂ´t. Il flotte sur la Poste centrale de Dublin et sur les positions tenues par les troupes rĂ©publicaines lors de l'insurrection de Pâques 1916 quand est proclamĂ©e la RĂ©publique irlandaise. Il reste le drapeau officiel quand l'Irlande devient une rĂ©publique en 1949. Il a Ă©tĂ© longtemps interdit dans les Six ComtĂ©s du Nord, sous souverainetĂ© britannique.

Tricolores bleu-jaune-rouge

     Les drapeaux du Tchad, de la Roumanie, de la Moldavie et d'Andorre sont quasi identiques ; ceux du Tchad et de la Roumanie ne diffèrent que par la nuance de bleu : bleu indigo pour le Tchad contre bleu cobalt pour la Roumanie. Les Ă©cussons d'Andorre et de la Moldavie permettent seuls d'Ă©viter les confusions avec ces drapeaux.


     Les trois couleurs, bleu, jaune et rouge du drapeau d'Andorre adoptĂ© en 1866, rappellent celles des drapeaux de la Catalogne et de la France.


     Les couleurs du drapeau du Tchad ont Ă©tĂ© choisies par le dernier gouverneur français, sur le modèle du drapeau français.


     


Tricolores vert-or-rouge

     Le SĂ©nĂ©gal et le Mali se sont inspirĂ©s du drapeau tricolore français pour leurs drapeaux.

Pays ayant adopté les couleurs de la France

     Le drapeau de la RĂ©publique centrafricaine, barrĂ© de rouge en son centre, mĂ©lange les couleurs du drapeau français, en souvenir de l'ancienne puissance coloniale, et les couleurs typiques de l'Afrique (rouge, jaune et vert).


     Le drapeau de la ThaĂŻlande, adoptĂ© en 1917 par le roi thaĂŻlandais Rama VI, est influencĂ© par le graphisme moderne des drapeaux europĂ©ens qui Ă©taient presque tous composĂ©s de bandes horizontales ou verticales. Le drapeau comporte des bandes rouges, blanches et bleue symbolisant respectivement la nation, la religion et la monarchie (le bleu Ă©tait la couleur du roi Rama VI). On dit que les bandes colorĂ©es du drapeau sont un hommage aux Forces alliĂ©es : Français, Britanniques, AmĂ©ricains et Russes qui possèdent tous les quatre ces couleurs sur leurs drapeaux respectifs.


     (en) Voir cette page pour des drapeaux prĂ©sentant une ressemblance Ă  celui de la France.

Drapeaux de provinces, d'États fédérés, de villes


     La province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador possède Ă©galement un tricolore non-officiel rose, blanc, et vert qui a historiquement Ă©tĂ© utilisĂ© par les nationalistes opposĂ©s Ă  la confĂ©dĂ©ration canadienne ou mĂ©contents du gouvernement fĂ©dĂ©ral. Il existe actuellement un mouvement populaire pour en faire le drapeau officiel de la province.


     Toujours au Canada, le drapeau acadien est un tricolore bleu-blanc-rouge ornĂ© d'une Ă©toile jaune en son coin supĂ©rieur Ă  la hampe (en l'honneur de la Vierge Marie, protectrice des marins). Ă€ la fin du XIXè siècle, le drapeau tricolore français Ă©tait en effet devenu la marque de ralliement d'une grande partie des Canadiens-français (de toutes les rĂ©gions), et il a Ă©tĂ© adoptĂ© officiellement comme drapeau de l'Acadie en 1884 (un 15 aoĂ»t) tandis que le QuĂ©bec a fini par s'orienter vers le drapeau fleurdelisĂ©.


     L'Iowa, État du centre des États-Unis, possède un drapeau tricolore. Les Filles de la RĂ©volution amĂ©ricaine sont Ă  l'origine de ce drapeau oĂą l'on voit un pygargue Ă  tĂŞte blanche tenant dans son bec une banderole portant la devise de l'État. Le bleu et le rouge furent ajoutĂ©s Ă  la ratification du drapeau en 1921, de sorte que les couleurs de ce dernier devinrent celles du drapeau tricolore français, pour commĂ©morer le passĂ© de l'Iowa dans l'AmĂ©rique du Nord française.


     Le drapeau de New York créé en 1915 reprend le modèle français mais avec les anciennes couleurs des Pays-Bas.

Drapeaux de départements et territoires français


     Le drapeau des Ă®les Wallis-et-Futuna, archipel de l'ocĂ©an Pacifique, ne dispose pas encore de statut officiel. Le drapeau tricolore, placĂ© dans le haut Ă  gauche et sĂ©parĂ© du reste du drapeau par une fine ligne blanche, fut ajoutĂ© en 1959, lorsque les Ă®les optèrent pour le statut de Territoire d'outre-mer. Le carrĂ©, formĂ© par quatre triangles isocèles congrus, reprĂ©sente les rois des trois principales Ă®les - Uvea (Wallis), Futuna et Alofi - et la France.

Drapeaux historiques

Anciens drapeaux faisant référence au drapeau tricolore

     


Anciennes colonies françaises

     



     


  - Sous-chapitre : Dans le domaine du sport français

Tenues des équipes


     Les couleurs de la tenue de l'Ă©quipe de France de football font rĂ©fĂ©rences Ă  celle du drapeau de la France qui sont aussi les couleurs usuelles de son pays. C'est d'ailleurs de leur couleur de maillot que les joueurs de l'Équipe de France sont surnommĂ©s « Les bleus Â». La tenue est composĂ©e d'un maillot bleu, d'un short blanc et de bas rouges.


     Pour exemple, voici le jeu de maillot de l'Équipe de France de football Ă  la coupe du monde 2006 :

Team coloursTeam coloursTeam colours
Team colours
Team colours
Domicile
Team coloursTeam coloursTeam colours
Team colours
Team colours
Extérieur

Logos des fédérations françaises de sport


     Le drapeau est rĂ©gulièrement utilisĂ© Ă  des fins de communication ou de publicitĂ©, soit en entier, soit de manière partielle, ou comme une simple Ă©vocation par l'intermĂ©diaire de ses couleurs. Nombre de fĂ©dĂ©rations françaises de sport ont ainsi un logo comportant une rĂ©fĂ©rence au drapeau. On peut citer :

  - Sous-chapitre : Dans le domaine de la communication d'entreprise

Entreprises commerciales


     Comme pour les fĂ©dĂ©rations françaises de sport, nombre de compagnies commerciales françaises ont des logos comportant une rĂ©fĂ©rence au drapeau. On peut citer :

    Liste :
  • Air France : le logo, basĂ© sur les couleurs nationales, reproduit sur l'empennage et le fuselage des avions, souligne "non seulement l'identitĂ© française, mais Ă©galement les valeurs et l'histoire de la Compagnie qui fĂŞte ses 75 ans : le bleu marine, prĂ©dominant depuis la naissance d'Air France, Ă©voque le capital historique de la marque et l'efficacitĂ© de la Compagnie ; le blanc, couleur de l'exigence, suggère le bien-ĂŞtre et l'art du voyage Ă  la française ; l'accent rouge vif, ponctue et dynamise la marque, soulignant Ă  la fois le chic français et l'attention portĂ©e aux clients d'Air France par les personnels de la Compagnie, en aĂ©roport et en vol. (Extrait du communiquĂ© Air France, du mercredi 11 fĂ©vrier 2009)
  • TF1, première chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision gĂ©nĂ©raliste française privĂ©e. Le logo adoptĂ© depuis 1990 reprĂ©sente le sigle TF1 inscrit en blanc dans un rectangle partagĂ© en deux couleurs : le bleu et le rouge.
  • Française des jeux, entreprise publique française dĂ©tenue Ă  72 % par l'État qui lui a confiĂ© le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout le territoire national. Le logo reprĂ©sente un trèfle blanc Ă  quatre feuilles sur fond bleu. L'une des feuilles possède un carrĂ© rouge.
  • FRAM, tour opĂ©rateur français indĂ©pendant fondĂ© en 1949. Leur logo, composĂ© de trois cocotiers, a Ă©tĂ© abandonnĂ© en 2006.
  • ECF (École de conduite française)
  • CrĂ©dit immobilier de France : spĂ©cialiste du crĂ©dit Ă  l'habitat indĂ©pendant. Son logo reprĂ©sente une clĂ© sur un fond bleu de forme carrĂ©e. En ce qui concerne la clĂ© : l'anneau et la tige sont blanches, le panneton est rouge.
  • Carrefour (enseigne)

Associations


     En ce qui concerne les associations françaises (certaines reconnues d'utilitĂ© publique), on peut donner en exemple :

  - Sous-chapitre : Dans le domaine de la communication politique


     Certains partis politiques nationaux français - principalement de droite - reprennent aussi ce symbole dans leurs logos :

  - Sous-chapitre : Dans la sociĂ©tĂ©

Honneurs au niveau national

    Liste :
  • l'Ă©charpe de Miss France arbore une cocarde tricolore.
  • la mĂ©daille du meilleur ouvrier de France dĂ©cernĂ©e par la SociĂ©tĂ© des meilleurs ouvriers de France est composĂ©e d'un ruban tricolore. L'ouvrier a le droit de porter une veste blanche au col tricolore. L'ouvrier rĂ©compensĂ© conserve son titre Ă  vie avec l'indication de sa promotion (l'annĂ©e d'obtention).

Expressions

La mention BBR (Bleu Blanc Rouge)

     Elle a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour favoriser, dans certaines listes d'embauche, les candidats "100 % Français" par rapport Ă  ceux qui prĂ©senteraient une peau foncĂ©e et des traits de type "non europĂ©en". Cette pratique discriminatoire illĂ©gale a Ă©tĂ© sĂ©vèrement rĂ©primĂ©e. Il a Ă©tĂ© fait usage d'un autre code de discrimination : 001..

L'expression « Black Blanc Beur Â»

     Lors de la Coupe du monde de football de 1998 est apparue l'expression « Black Blanc Beur Â», qui joue sur la symĂ©trie avec le « bleu blanc rouge Â» du drapeau ; elle souligne le mĂ©tissage et le multiculturalisme de la France nĂ©s de l'immigration (« Black Â» et « Beur Â» faisant respectivement rĂ©fĂ©rence aux populations noires et maghrĂ©bines). Le succès de l'Ă©quipe de France qui comportait des joueurs de diverses origines a fait passer dans le langage courant cette expression connue sous le sigle BBB. L'expression offre un assemblage rare : celui de trois mots d'origine distincte. Black (anglais), Blanc (français), Beur (issu du langage des citĂ©s - Beur est le verlan, prononciation inversĂ©e d'Arabe).






Chapitre : Œuvres littéraires, artistiques et prouesses techniques


  - Sous-chapitre : La Patrouille de France


     La Patrouille de France est la patrouille acrobatique officielle de l'ArmĂ©e de l'Air française. Elle rĂ©alise des figures avec des fumigènes bleu blanc et rouge.

  - Sous-chapitre : Tableaux




Image (cliquez pour agrandir) :



    Liste :
  • Henri FĂ©lix Emmanuel Philippoteaux, Épisode de la RĂ©volution de 1848 : Lamartine repoussant le drapeau rouge Ă  l’HĂ´tel de Ville, le 25 fĂ©vrier 1848, v. 1848. Huile sur toile, 63 Ă— 27,5 cm. MusĂ©e Carnavalet, Paris.
  • Henri FĂ©lix Emmanuel Philippoteaux, Lamartine faisant acclamer le drapeau tricolore sur le perron de l'HĂ´tel de ville de Paris.
  • E. Charpentier. Alphonse de Lamartine prĂ©sentant le drapeau tricolore, Ă  l'HĂ´tel de ville de Paris, 1848. Lithographie.
  • Jacques-Louis David : Serment de l'ArmĂ©e fait Ă  l'Empereur après la Distribution des Aigles au Champ de Mars, 1810.

  - Sous-chapitre : Citations


     Alphonse de Lamartine dans son discours du 25 fĂ©vrier 1848 a dĂ©clarĂ© : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traĂ®nĂ© dans le sang du peuple en 91 et 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la libertĂ© de la patrie ! Â»


     Dans L'Aiglon, Edmond Rostand Ă©voque le drapeau tricolore :

« ...Plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut,
Puisque le bas trempa dans une horreur féconde,
Et que le haut baigna dans les espoirs du monde... Â»





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Manuscrit français de la Bibliothèque Nationale de France n°B.N. FR 1371, fol. 10 v°.
  2. ↑ Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. I : La France et son Histoire, Gallimard, coll. « Folio histoire Â» (ISBN 2-07-032808-2), « II - Saint Clovis Â», p. 86-87 .
  3. ↑ Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 6, pp. 264-265.
  4. ↑ Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p.322
  5. ↑ Michel Pastoureau, Bleu - Histoire d'une couleur, Ă©ditions du Seuil, Paris, 2002 (ISBN 2020869918) 
  6. ↑ Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p.334-5
  7. ↑ Notamment le gendarme Étienne-Claude BĂ©nĂ©ton de Moranges, dans son TraitĂ© des Enseignes militaires (1750), citĂ© par Jean Rey, Histoire des drapeaux, des couleurs et des insignes de la monarchie française, vol. 2, Techener, Paris, 1837, p. 417 ).
  8. ↑ Cf. Chroniques de Saint-Gall : « les rois de France avaient coutume d'appeler du nom de chapelle (sancta sua) Ă  cause de la chape de Saint Martin, qu'il portaient ordinairement Ă  la guerre pour leur dĂ©fense et ruine de leurs ennemis Â» (Chron. Lib. II, de rebus Caroli Magni) ; Walafrid Strabon : « Anciennement, les chapelains ont Ă©tĂ© ainsi appelĂ©s Ă  cause de la chape de Saint Martin, laquelle les rois de France portaient pour secours et pour la victoire aux guerres ; et ceux qui la portaient et gardaient avec les autres reliques des saints ont Ă©tĂ© appelĂ©s chapelains. Â» (capit. ultimo de exordiis et incrementis rerum ecclesiasticarum) ; HonorĂ© d'Autun : « La chape de Saint Martin, Ă©tait portĂ©e devant les rois de France allant Ă  la guerre pour Ă©tendard, et par le moyen d'icelle remportaient la victoire, et surmontaient leurs ennemis Â». (In speculo ecclesiæ; sermone de Marino episcopo). Ces trois citations sont tirĂ©es de Constant Leber, Des cĂ©rĂ©monies du sacre, ou Recherches historiques et critiques sur les moeurs... dans l'ancienne monarchie, Baudoin Fr., Paris, 1825, p. 145 .
  9. ↑ Grégoire de Tours, décrivant les événements qui précèdent la bataille de Vouillé, dit bien que Clovis Ier s'est rendu à la basilique Saint-Martin de Tours pour y recevoir un signe, mais ne parle pas de la chappe. En revanche, il indique que le roi franc reçoit de l'empereur Anastase Ier la pourpre (manteau violet) de consul impérial (Histoire des Francs, livre II).
  10. ↑ Cf. Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. II : La France et Dieu, Gallimard, coll. « Folio histoire Â», « VI - Saint Michel Â», p. 274 . L'auteur prĂ©cise que cette couleur est liĂ©e au culte de Saint Michel propre aux derniers capĂ©tiens.
  11. ↑ Cf. Philippe Contamine, Guerre, État et sociĂ©tĂ© Ă  la fin du Moyen-Ă‚ge, EHESS, Paris, 1972, Ă©d. Mouton (rĂ©impr. 2004), 2 vol. (ISBN 2-7132-1816-0), p. 668-670 
  12. ↑ Le drapeau français - Présidence de la République
  13. ↑ www.quid.fr Institutions françaises: drapeau consulté le 30-X-2009.
  14. ↑ Musée d'Aquitaine, Bordeaux. Dépôt de la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Inv. Ms 730.
  15. ↑ Lien web: Histoire du blason de Paris par Robert LOUIS (conseiller technique de la Société française d'héraldique et de sigillographie), extrait de la plaquette "Symboles de Paris" évocation d'histoire, diffusion "Le temps retrouvé" Paris V, consulté le 10-10-2009.
  16. ↑ Michel Pastoureau, Dictionnaire des couleurs de notre temps: symbolique et société, Christine Bonneton Éditeur (Paris), octobre 2007, EAN: 978-2-86253-416-9, pages 32-37: bleu, blanc, rouge, consulté le 30-X-2009.
  17. ↑ www.senat.fr Insignes de fonction des maires et adjoints consulté le 26-X-2009.
  18. ↑ Lien web: La France maritime par Amédée Gréhan (1837, éditions Postel) pages 113-120, consulté le 22-X-2009.
  19. ↑ Société française de vexillologie L’histoire du drapeau français consulté le 28 octobre 2009.
  20. ↑ « Voyages du marĂ©chal PĂ©tain Â», border, 18 juillet 1941, Archives de l'INA, sur le site ina.fr, consultĂ© le 16 janvier 2009.
  21. ↑ Conseil constitutionnel, DĂ©cision n2003-467 DC, 13 mars 2003, Loi pour la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, c. 104 [lire en ligne]
  22. ↑ Cahiers du Conseil constitutionnel, mars 2003 à septembre 2003, n15, Jurisprudence, Loi pour la sécurité intérieure [lire en ligne]
  23. ↑ ibidem, c. 103
  24. ↑ Décret n°89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires
  25. ↑ Anciens combattants d'Algérie
  26. ↑ La déontologie du porte-drapeau
  27. ↑ Arrêté du 30 janvier 2003 relatif au diplôme d'honneur de porte-drapeau
  28. ↑ Bernard Davodeau, « DĂ©bordements après le match AlgĂ©rie-Égypte : le drapeau français arrachĂ© au Capitole Â», La DĂ©pĂŞche, 20/11/2009.
  29. ↑ source : SociĂ©tĂ© française de vexillologie, page internet « Les marques des prĂ©sidents de la RĂ©publique depuis 1870 Â» s'appuyant sur « plusieurs articles parus dans le bulletin Emblèmes et Pavillons sous la plume de Lucien Philippe, ancien rĂ©dacteur Â», site consultĂ© le 19 janvier 2009.
  30. ↑ Bulletin officiel des armées, 27, 9 novembre 2007
  31. ↑ (A) NORDEF0452926A de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense.
  32. ↑ Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur
  33. ↑ Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliquĂ©s aux enfants, Ă©d. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 28.
  34. ↑ Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 128.
  35. ↑ Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 170.
  36. ↑ Sahra Saoudi, « Adecco devant la justice pour son "BBR" Â», L'Express, 18 mai 2006.
  37. ↑ Philippe Aujard, « Discrimination raciale Ă  l’embauche, Adecco et Garnier (L'OrĂ©al) condamnĂ©s Â» www.emploi-stage-environnement.com, 7 juillet 2007
  38. ↑ Mattieu Auzanneau, « La sĂ©lection ethnique Ă  l’ANPE et dans l’intĂ©rim Â», Le Canard enchaĂ®nĂ©, 3 mars 1999.
  39. ↑ (en) Ginette Vincendeau, La Haine, I.B. Tauris, 2005, 128 p. (ISBN 1-84511-216-4), p. 30 .
  40. ↑ StĂ©phanie Marteau & Pascale Tournier. Black Blanc Beur... : la guerre civile aura-t-elle vraiment lieu ?, Albin Michel.
  41. ↑ Le Langage des sigles / Patrice Cartier. Paris : Éd. de la Martinière jeunesse, 2009, p. 26. ISBN 978-2-7324-3934-1





Chapitre : Bibliographie


Monographies
    Liste :
  • RaphaĂ«l Delpard. La Fabuleuse Histoire du drapeau français, Ă©d. L. Souny, Saint-Paul, 2008, 192 p. (ISBN 978-2-84886-169-2)
Articles
    Liste :
  • Bernadette Simon, « Bleu - Blanc - Rouge et pourquoi ? Â», SĂ©lection du Reader's Digest, juillet 1980. [lire en ligne]





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