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Définition Wikipédia de : Diastase






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Figure 1: Diagramme d'une réaction catalytique qui montre l'énergie (E) requise à différentes étapes suivant l'axe du temps (t). Les substrats (A et B) en conditions normales requièrent une quantité d'énergie considérable (E1) pour atteindre l'état de transition AB, à la suite duquel le produit de réaction (AB) peut se former. L'enzyme (E) crée un microenvironnement dans lequel A et B peuvent atteindre l'état de transition (AEB) plus facilement, réduisant ainsi la quantité d'énergie requise (E2). Comme il est plus aisé d'atteindre un niveau énergétique inférieur, la réaction peut avoir lieu plus fréquemment, ce qui se traduit par une vitesse de réaction accrue.





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Introduction :

      Une enzyme est une molĂ©cule (protĂ©ine ou ARN dans le cas des ribozymes) permettant d'abaisser l'Ă©nergie d'activation d'une rĂ©action et d'accĂ©lĂ©rer jusqu'Ă  des millions de fois les rĂ©actions chimiques du mĂ©tabolisme se dĂ©roulant dans le milieu cellulaire ou extracellulaire sans modifier l'Ă©quilibre formĂ©. Les enzymes agissent Ă  faible concentration et elles se retrouvent intactes en fin de rĂ©action : ce sont des catalyseurs biologiques (ou biocatalyseurs). La première enzyme fut dĂ©couverte par Anselme Payen et Jean-François Persoz en 1833. Après avoir traitĂ© un extrait aqueux de malt Ă  l'Ă©thanol, ils ont prĂ©cipitĂ© une substance sensible Ă  la chaleur. Cette substance Ă©tait capable d'hydrolyser l'amidon : ils l'ont nommĂ©e diastase (Ă©tym. : diastasis = sĂ©paration) car elle sĂ©parait le sucre soluble de l'amidon. On l'appelle aussi α -amylase (alpha-amylase).







Suite de l'article :

La nomenclature des enzymes n'est pas standardisĂ©e mais, par convention, elle se compose le plus souvent d'un radical proche du substrat ou du produit de la catalyse suivi du suffixe « ase Â». Par exemple :


    Liste :
  • Le glucose oxydase est une enzyme qui catalyse l'oxydation du glucose.
  • L'amidon synthĂ©tase catalyse la synthèse de l'amidon.

     Une enzyme, comme toute protĂ©ine, est synthĂ©tisĂ©e par les cellules vivantes Ă  partir des informations codĂ©es dans l'ADN ou dans l'ARN dans le cas de certains virus. Il existe plus de 3 500 enzymes diffĂ©rentes rĂ©pertoriĂ©es.


     Les premières enzymes isolĂ©es furent d'abord nommĂ©es ferments solubles, diastases ou zymases.


     Il existe deux grandes catĂ©gories d'enzymes :

    Liste :
  • les enzymes purement protĂ©iques (qui ne sont constituĂ©es que d'acides aminĂ©s), les « holoenzymes Â»
  • les enzymes en deux parties, une partie protĂ©ique (« l'apoenzyme Â») et une partie non-protĂ©ique (« le cofacteur Â»), appelĂ©es « hĂ©tĂ©roenzymes Â».

     Sans la coenzyme, la catalyse de la rĂ©action ne peut avoir lieu.


     Exemple : L'AminoAcyl transfĂ©rase (enzyme fixant l'acide aminĂ© sur l'ARN transfert) a besoin d'ATP (coenzyme) pour fixer l'acide aminĂ© sur l'ARNt.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Le site actif





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L'action d'un enzyme


Article dĂ©taillĂ© : site actif.

     La fonction des enzymes est liĂ©e Ă  la prĂ©sence dans leur structure (secondaire et tertiaire) d'un site particulier appelĂ© le site actif. SchĂ©matiquement, il a la forme d'une cavitĂ© ou d'un sillon dans lequel vont se fixer les substrats grâce Ă  plusieurs liaisons chimiques faibles. Une fois fixĂ©s, les substrats vont rĂ©agir et se transformer en produit.


     Le site actif est subdivisĂ© en deux parties : le site de liaison/fixation/reconnaissance (qui reconnaĂ®t la complĂ©mentaritĂ© de forme avec un substrat spĂ©cifique Ă  l'enzyme) et le site catalytique (qui permet la rĂ©action transformant le substrat en produit).






Chapitre : La « Vitesse initiale Â» de rĂ©action enzymatique





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Purine Nucleoside Phosphorylase



     La vitesse de rĂ©action enzymatique est mesurĂ©e Ă  partir de la quantitĂ© de produit formĂ© ou de rĂ©actif disparu par unitĂ© de temps.


     L'affinitĂ© de l'enzyme pour son substrat est donnĂ©e par son Km ou constante de Michaelis dans le cas d'une enzyme simple, Ă  un seul site de fixation (enzyme dite michaĂ©lienne). Celle-ci est dĂ©finie comme la concentration de substrat pour laquelle la vitesse de rĂ©action enzymatique est la moitiĂ© de la vitesse de rĂ©action maximale.


     De nombreux facteurs peuvent modifier la vitesse de rĂ©action enzymatique :

    Liste :
  • les concentrations en enzyme et en substrat ;
  • les concentrations en ions mĂ©talliques (inhibiteurs compĂ©titifs);
  • les caractĂ©ristiques physico-chimiques du milieu de rĂ©action (tempĂ©rature, pH, ...) ;
  • la prĂ©sence d'inhibiteurs de la rĂ©action enzymatique.

     La rĂ©action enzymatique dĂ©pend des caractĂ©ristiques physico-chimiques du milieu de rĂ©action :


     - la tempĂ©rature : en conditions optimales, elle doit approcher en gĂ©nĂ©ral les 37 Ă  38 Â°C. Ces valeurs sont indicatives d'enzymes d'animaux Ă  sang chaud, soit presque la tempĂ©rature du corps. Ă€ l'inverse, si la tempĂ©rature dĂ©passe les 60 Â°C, l'enzyme est dĂ©naturĂ©e (rupture des liaisons hydrogènes situĂ©es dans des parties variables de la protĂ©ine), il y a modification du site actif, et la rĂ©action ne peut pas avoir lieu. Si la tempĂ©rature est en dessous de °C, l'enzyme est inactivĂ©e car l'agitation molĂ©culaire provoquĂ©e par la chaleur est limitĂ©e : les molĂ©cules de substrat et les enzymes se rencontrent difficilement. Il existe des enzymes thermostables, telles que par exemple l'ADN polymĂ©rase utilisĂ©e dans la PCR.


     - le pH : selon les rĂ©actions, le complexe E/S devra se faire le plus proche possible du pHi (ou pH isoelectrique) plus vite Ă  pH neutre, comme pour l'hydrolyse de l'amidon, Ă  pH acide, environ 2, pour la pepsine par exemple, ou encore Ă  pH basique, 8 pour la trypsine. L'Ă©tat de protonation soit du site actif soit du site de liaison peut en effet ĂŞtre critique dans l'activitĂ© de l'enzyme. Ă€ l'inverse, certaines enzymes sont relativement peu sensibles aux variations de pH. NĂ©anmoins, sous un pH "extrĂŞme" (13-14) l'enzyme est dĂ©naturĂ©e comme pour une tempĂ©rature dĂ©passant 60 Â°C.






Chapitre : La régulation de l'activité enzymatique



     RĂ©guler l'activitĂ© des enzymes permet de rĂ©guler le mĂ©tabolisme de la cellule. Cette activitĂ© dĂ©pend fortement de la conformation de l'enzyme (et donc de la forme de ses sites), qui peut ĂŞtre modifiĂ©e via des phosphorylations et des dĂ©phosphorylations.


     Certaines enzymes sont actives quand elles sont phosphorylĂ©es, d'autres quand elles sont dĂ©phosphorylĂ©es. Ce sont d'autres enzymes qui rĂ©gulent les phosphorylations et dĂ©phosphorylations : les kinases permettent de transfĂ©rer un groupement phosphate sur leur substrat, alors que les phosphatases enlèvent un groupement phosphate Ă  leur substrat.


     La phosphorylation/dĂ©phosphorylation est une rĂ©gulation oĂą l'enzyme est modifiĂ© de façon covalente. Un autre type de rĂ©gulation importante qui n'implique que la fixation rĂ©versible d'un effecteur est l'allostĂ©rie.






Chapitre : Classement et dénomination des enzymes



     Les enzymes sont classĂ©es en six principaux groupes, en fonction du type de rĂ©action qu'elles catalysent :

  1. oxydo-rĂ©ductases (E.C.1) ;
  2. transfĂ©rases (E.C.2) ;
  3. hydrolases (E.C.3) ;
  4. lyases (E.C.4) ;
  5. isomĂ©rases (E.C.5) ;
  6. ligases ou synthétases (E.C.6).

     Les enzymes sont gĂ©nĂ©ralement nommĂ©es en additionnant le suffixe -ase au nom de leur substrat, et elles sont classifiĂ©es par un système numĂ©rique standard. Leur numĂ©ro est attribuĂ© par l' « Enzyme Commission Â» (EC) voir classification EC.






Chapitre : Terminologie


    Liste :
  • enzyme de la transformation alimentaire : enzyme employĂ©e pour contrĂ´ler la texture, le goĂ»t, l’aspect ou la valeur nutritive des aliments. Les amylases dĂ©gradent les complexes polysaccharidiques en sucres plus simples ; et les protĂ©ases « attendrissent Â» les protĂ©ines de la viande. Un objectif important de la biotechnologie alimentaire est le dĂ©veloppement de nouvelles enzymes alimentaires amĂ©liorant la qualitĂ© de la transformation des aliments.
  • enzyme de restriction ou endonuclĂ©ase de restriction : classe d’enzymes qui coupent l'ADN après avoir reconnu une sĂ©quence spĂ©cifique. Les trois types d’endonuclĂ©ase de restriction sont :
      Liste :
    • enzyme rĂ©pressible : enzyme dont l’activitĂ© peut ĂŞtre rĂ©duite par la prĂ©sence d’une molĂ©cule rĂ©gulatrice ;
    • enzyme limitant la vitesse : enzyme dont l’activitĂ© contrĂ´le le rendement du produit final d’une voie mĂ©tabolique multi-enzymatique... ;
    • enzyme constitutive : enzyme dont la concentration dans la cellule est constante et n'est pas influencĂ©e par une concentration en substrat.





Chapitre : Pathologie



     Les mutations des gènes codant pour des enzymes sont Ă  l'origine des maladies enzymatiques, qui sont pour la plupart des maladies mĂ©taboliques.






Chapitre : Vous pouvez voir également :



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Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Payen et Persoz, « MĂ©moire sur la diastase, les principaux produits de ses rĂ©actions et leurs applications aux arts industriels Â», Annales de chimie et de physique, 2 sĂ©rie, t. 53, 1833, pp. 73-92, consultable sur Google Books.

     


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