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Définition Wikipédia de : Cornique



Cornique
Kernewek
Parlée enRoyaume-Uni Royaume-Uni
RégionFlag of Cornwall.svg Cornouailles
Nombre de locuteursEnviron 3 000
Classification par famille
Statut officiel
Régi parCornish Language Partnership (Anglais)
Codes de langue
ISO 639-1kw
ISO 639-2cor
ISO 639-3(en) cor
IETFkw




Introduction :

      Le cornique est une langue celtique insulaire (groupe brittonique) de la famille des langues indo-européennes, parlée en Cornouailles, au Royaume-Uni (à ne pas confondre avec le cornouaillais qui est le dialecte breton parlé en Cornouaille — sans s —, en Bretagne).







- Sommaire de la page -









Chapitre : Statut et répartition





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Carte des Cornouailles en cornique


Suite de l'article :

Il existe un Cornish Language Partnership (Office de la langue cornique) dont la mission est de promouvoir le cornique. En 2008, il existe 3 500 personnes en Cornouailles anglaises et dans le reste du monde capables de s'exprimer en cornique. Il existe des écoles bilingues du nom de Dalleth, équivalent des écoles Diwan de breton par immersion en Bretagne. En juillet 2002, la langue cornique a été officiellement reconnue par les autorités du Royaume-Uni selon la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires - c'est la seule langue régionale reconnue en Angleterre, car les Cornouailles ne bénéficient d'aucun statut comparable à celui du Pays de Galles ou de l'Écosse.



     On retrouve du cornique dans des noms propres (patronymes et toponymes) et certains mots du parler anglais de Cornouailles.






Chapitre : Histoire





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recul de la langue cornique entre 1300 et 1750



     La population s'était anglicisée surtout depuis le XVI siècle quand la liturgie en anglais fut imposée en 1549. Selon la tradition, c'est le décès en 1777 de Dolly Pentraeth, marchande de poissons et dernière locutrice connue, qui a fait du cornique une langue morte. Ses dernières paroles auraient été : « Me ne vidn cewsel Sawznek ! Â» (« Je ne parlerai pas l'anglais ! Â»). Mais on suppose qu'elle parlait un peu d'anglais et qu'elle n'était donc pas la dernière locutrice monolingue ; il s'agirait plutôt d'un certain Chesten Marchant, réputé dernier locuteur monolingue, qui mourut en 1676. Et on a attesté l'existence de locuteurs du cornique pendant le XIX siècle. Les pêcheurs de la région continuaient de compter en cornique jusqu'aux années 1940. On a retrouvé un certain usage traditionnel de cornique parmi les mineurs des mines de charbon. Mais toujours est-il que Dolly Pentraeth comptait avant le XX siècle au nombre des dernières personnes capables de parler la langue couramment.


     Depuis le début du XX siècle, on s'efforce de faire revivre la langue, notamment dans des services religieux, des cours pour adultes ou pour enfants (dans quelques écoles primaires et secondaires). Plusieurs centaines de personnes ont ainsi acquis une certaine compétence en cornique, et des milliers y ont été exposés. La littérature en cornique ne cesse de croître ; la littérature en cornique rénové dépasse aujourd'hui en quantité celle du cornique traditionnel. 1 500 personnes environ sont capables de tenir une conversation en cornique. Quelques locuteurs ont même le cornique comme langue maternelle : ce sont les enfants de militants linguistiques.






Chapitre : Orthographes



     Il y a trois orthographes modernes dont on attend une réunification éventuelle. La première (Kernewek Unys ou Unified Cornish, « cornique unifié Â») a été régularisée par R. Morton Nance, auteur du premier dictionnaire cornique contemporain, et repose sur la base du cornique médiéval. Les deux autres émergent pendant les années 1980 : l'une ayant pour but de représenter les sons du cornique médiéval d'une manière plus phonétique (Kernewek Kemmyn, « cornique commun Â»), et l'autre prenant pour base le cornique du XVIII siècle (Curnoack ou Modern Cornish, « cornique moderne Â»). Le poète Tim Saunders suit un système orthographique indépendant, mais similaire à ceux du Kernewek Kemmyn et du breton.






Chapitre : Grammaire



     La syntaxe est extrêmement proche de celle du breton. La phonétique du cornique est aussi relativement proche de celle du breton, mais plus archaïque, proche par certains aspects du breton vannetais. Le vocabulaire se distingue davantage (mais le vocabulaire cornique est plus proche de celui du breton que ne l'est celui du gallois) : il existe nombre de mots qui n'existent ni en gallois ni en breton, et des emprunts à l'anglais (médiéval ou moderne) assez nombreux.






Chapitre : Exemples


Article détaillé : Langues brittoniques.

     Ce tableau montre plusieurs mots en cornique avec des équivalents en gallois et en breton.

Cornique unifiéCornique communGalloisBretonFrançais
KernowekKernewekCernywegKerneveuregcornique
gwenenengwenenenngwenynengwenanennabeille
chayr/cadarkadorcadairkadorchaise
cueskeuscawskeuzfromage
mesporthyn-mesallanfa/maser-maezsortie
codhakoedhacwympokouezhañtomber
gavargavergafrgavrchèvre
chychitÅ·timaison
gweusgweusgwefusgweuzlèvre
aberaberaber/genauaberestuaire
nyverniverrhif/nifernivernombre
perenperenngellygen/perenperennpoire
scolskolysgolskolécole
megymegiysmygumogediñfumer
sterensterennserensteredennétoile
hedhywhedhywheddiwhizivaujourd'hui
whybanahwibanachwibanuc'hwibanatsiffler
lowarnllwynoglouarnrenard





Chapitre : Exemple de texte en cornique



     (Début de la traduction en cornique du texte mythologique gallois Pwyll Pendeuic Dyued. Orthographe officielle FSS de 2008.)


     Pwyll Pensevyk Dyfed o arludh war seyth keverang Dyfed. Hag ev ow tryga yn Arberth, y benn-lys, hwans o dhodho mos helghya. An rann a'y dyr a vynna helghya ynno o Glyn Cuch, ha'n nos na ev eth war y hens a Arberth ha dos bys dhe Llwyn Diarwyd. Hag ena y feu an nos na. Ha ternos, yn yowynkneth an jedh, sevel a wrug ha dos dhe Lyn Cuch, rag dyllo y geun y'n koos. Y hwethas an korn ha dalleth an helva, ha holya y helgeun, ha kelli y geskowetha. Hag ev ow koslowes orth lev y vagas-hel, y klewas lev nep bagas aral hag y nyns ens unnlev, hag yth esens ow tos erbynn y vagas ev.


     Hag ev a welas lannergh y'n koos, o leven y don. Ha pan dheuth y helgeun dhe vyn an lannergh, ev a welas karow arag an bagas-hel aral. Hag yn ogas dhe gres an lannergh, ottena'n bagas esa war y lergh ow talhenna ynno ha'y dewla dhe'n dor. Ena y firas orth liw an keun, heb prederi a viras orth an karow. Hag a'n helgeun oll re welsa y'n bys, bythkweth ny welsa keun o unnliw gansa i. Ha'ga liw o gwynn golow splann ha'ga diwskovarn o kogh. Ha kepar del derlentri gwynnder an keun yndella y terlentri koghter aga diwskovarn. Gans henna ev a gerdhas dhe'n keun ha chassya dhe ves an re na a ladhsa an karow, ha bosa y geun y honan war an karow.






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