Définition Wikipédia de : Coréen
| Cet article concerne la langue coréenne. Pour le peuple coréen, voir Coréens. |
| Coréen 한국말 (hangukmal) ou 조선말 (chosŏnmal) | |
|---|---|
| Parlée en | |
| Nombre de locuteurs | 78 millions |
| Typologie | SOV Agglutinante |
| Classification par famille | |
| |
| Statut officiel | |
| Langue officielle | Corée du Nord et Corée du Sud |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | ko |
| ISO 639-2 | kor |
| ISO 639-3 | (en) kor |
| type : L (langue vivante) | |
| étendue : I (langue individuelle) | |
| IETF | ko |
| Échantillon | |
![]() Article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme (voir le texte en français) 제 1 조 모든 인간은 태어날 때부터 자유로우며 그 존엄과 권리에 있어 동등하다. 인간은 천부적으로 이성과 양심을 부여받았으며 서로 형제애의 정신으로 행동하여야 한다. ![]() | |
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Le coréen est une langue utilisée en Corée, dans les districts frontaliers de la République populaire de Chine (Yanbian) et dans les communautés émigrées (notamment au Japon, en Russie, en Australie, aux États-Unis, etc.), et est la langue officielle de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.
Certains linguistes pensent que le coréen est probablement rattaché aux langues altaïques. L’alphabet qui sert à écrire le coréen est le hangeul ; les hanja (sinogrammes employés dans cette langue) sont également utilisés, une assez grande partie du lexique étant d’origine chinoise (du moins hors du vocabulaire courant).
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Chapitre : Système d’écriture
Le coréen utilise les « hanja » (mot coréen désignant les caractères chinois - « sinogrammes » - très proches de ceux utilisés en Chine et au Japon), bien qu’il tende aujourd’hui à ne plus s’écrire qu’avec le hangeul, l’alphabet coréen. Néanmoins, en Corée du Sud, les milieux universitaires continuent d’employer la graphie combinant les deux systèmes d’écriture, en utilisant les sinogrammes pour la notation des mots d’origine chinoise. Contrairement au système d’écriture chinois, l’alphabet hangeul est un alphabet phonémique à démarcation syllabique.
L’alphabet hangeul comprend 40 lettres (19 consonnes et 21 voyelles). L’alphabet hangeul est utilisé en regroupant les lettres par syllabes occupant des blocs carrés, à raison de 2 à 4 lettres par syllabe. La forme des consonnes correspond à la morphologie des organes de phonation, celle des voyelles utilise trois symboles d’origine taoïste (par exemple le point ou trait court, le trait vertical et le trait horizontal, qui représentent respectivement le Soleil, l’homme et la Terre).
Le coréen moderne s’écrit avec des espaces entre les mots, contrairement à d’autres langues comme le chinois ou le japonais. La ponctuation coréenne a recours aux signes de la ponctuation occidentale, utilisés de façon beaucoup plus parcimonieuse qu’en Occident. Traditionnellement, le coréen s’écrivait en colonnes de haut en bas, disposées de droite à gauche, mais il est désormais écrit en rangées de gauche à droite, disposées de haut en bas (sauf en poésie où le format traditionnel est parfois conservé).

Chapitre : Grammaire, syntaxe et usages
Article détaillé : Grammaire coréenne.
Le coréen étant une langue agglutinante sa grammaire est très différente de la grammaire française.
La langue suit la typologie SOV c’est-à-dire « sujet objet verbe ». De plus le déterminant se place avant le mot qu’il détermine. Il n’y a ni article, ni genre, ni nombre ; les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…) mais ils intègrent de nombreuses déterminations, comme l’aspect, le temps, ou le degré de politesse ; des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase. Les connecteurs entre deux propositions sont intégrés au verbe de la première proposition à connecter.
Les degrés de politesse sont souvent exprimés en coréen par les suffixes ajoutés au verbe, qui expriment différentiellement le respect et l’humilité.

Chapitre : Vocabulaire
Le vocabulaire de base du coréen lui est propre, cependant une grande partie des termes plus spécifiques est d’origine chinoise, on parle alors de mot sino-coréen. Les estimations vont de 60 % à 70 % de termes sino-coréens.
Certains mots ont aussi une origine mongole en raison des invasions de la Corée par les Mongols (XIII siècle), d’autres ont une origine sanskrite suite à l’introduction du Bouddhisme en Corée (IV siècle).
Plus récemment des mots d’origine japonaise ou de langue occidentales (anglais, allemand, français) sont apparus. En Corée du Nord, l’influence de ces langues est beaucoup moins importante que dans le vocabulaire des sud coréens.
- Sous-chapitre : Les emprunts du coréen au français
Un certain nombre de mots français sont entrés dans le vocabulaire coréen, non sans parfois des évolutions tenant compte de la phonétique coréenne.
Ce sont notamment des termes du domaine culinaire, 까페 (kkape) (café) (le lieu où l’on consomme) et 바게트 (bagaeteu) (baguette).
Il s’agit aussi de mots du domaine culturel : 앙코르 (angkoreu) (encore, avec le sens de bis, au théâtre), 데뷔 (debu) (début, s’agissant du premier concert d’un chanteur ou de la première apparition sur scène ou à l’écran d’une actrice ou d’un acteur), 시네마 (sinema) (cinéma), 누베르 바그 (nubaereu bageu) (nouvelle vague), 아방 가르드 (aban galdeu) (avant-garde).
Des termes politiques français sont également entrés dans le vocabulaire coréen, tels que 쿠데타 (kudeta) (coup d’État), 노블리스 오블리제 (nobeulriseu obeulrije) (noblesse oblige), 프롤레탈리아 (peuroretaria) (prolétariat), et 레지스탕스 (resiseutanseu) (résistance).
Enfin, des mots exprimant les sentiments sont également entrés dans le vocabulaire coréen, tels que 멜랑꼴리 (melangkori) (mélancolie) et 랑데 부 (rangde bu) (rendez-vous) (ce dernier terme est exclusivement employé pour désigner un rendez-vous amoureux).
- Sous-chapitre : Les emprunts du français au coréen
Le français a directement emprunté des termes culinaires au vocabulaire coréen, comme kimchi (plat à base de piments et de légumes fermentés, notamment du chou), bibimbap (d’un mot coréen signifiant « mélange », de « riz cuit » pap, de viande et de légumes) et bulgogi (dont le sens littéral est « viande » kogi (grillée sur le) « feu » bul, comme pour les grillades que nous faisons sur un barbecue).

Chapitre : Parlers coréens
L’aire géographique du coréen se partage en 9 zones correspondant chacune à un parler, du Sud de la province du Kilim, en Mandchourie (République populaire de Chine) à l’île de Jeju. Dans chacune des deux Corées, un parler a été choisi comme langue officielle. La péninsule est extrêmement montagneuse, et le « territoire » de chaque parler correspond étroitement aux frontières naturelles entre les différentes régions géographiques. La plupart des noms des parlers correspondent par conséquent aux régions qu’ils représentent.
Il y a intercompréhension plus ou moins grande entre tous ces parlers, en fonction de la distance, à l’exception de celui de l’île de Jeju. Les parlers de la péninsule ne sont donc pas des dialectes.
Deux parlers officiels
- Le parler de Gyeonggi - Séoul est le parler officiel en Corée du Sud.
- Le parler de Pyongan - Pyongyang est le parler officiel de la Corée du Nord et est parlé à Pyongyang, la région de Pyongyang, et la province de Chagang.
Autres parlers
- Le parler de Chungcheong est utilisé dans la région de Chungcheong en Corée du Sud, y compris dans la ville de Daejeon.
- Le parler de Gangwon est employé dans la province de Gangwon à cheval sur la Corée du Nord et la Corée du Sud.
- Le parler de Gyeongsang est employé dans la région de Gyeongsang (Yeongnam) en Corée du Sud, y compris dans les villes de Busan, de Daegu et d’Ulsan.
- Le parler de Hamgyeong est employé dans la région de Hamgyeong et la province de Yanggang en Corée du Nord.
- Le parler de Hwanghae est pratiqué dans la région de Hwanghae en Corée du Nord.
- Le parler de Jeolla est employé dans la région de Jeolla (Honam) en Corée du Sud, y compris la ville de Gwangju.
- Le parler de Jeju est parlé sur l’île de Jeju, et un peu sur la côte sud-ouest de la Corée du Sud. Il s’agit d’un véritable dialecte, qui n’est pas compréhensible pour les locuteurs natifs de la péninsule.

Chapitre : Prononciation du coréen
Article détaillé : Prononciation du coréen.
| Hangeul | ᄀ | ᄁ | ᄂ | ᄃ | ᄄ | ᄅ | ᄆ | ᄇ | ᄈ | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription officielle | g, k | kk | n | d, t | tt | l | m | b, p | pp | |
| McCune-Reischauer | k, g | kk | n | t, d | tt | l, r | m | p, b | pp | |
| Caractère API | [g], [k] | [k*] | [n] | [t], [d] | [t*] | [l], [r] | [m] | [p], [b] | [p*] | |
| Hangeul | ᄉ | ᄊ | ᄋ | ᄌ | ᄍ | ᄎ | ᄏ | ᄐ | ᄑ | ᄒ |
| Transcription officielle | s | ss | ng | j | jj | ch | k | t | p | h |
| Romanisation | s | ss | -ng | ch, j | tch | ch' | k' | t' | p' | h |
| Caractère API | [s], [ɕ] | [s*], [ɕ*] | [ŋ] | [tɕ], [dʑ] | [tɕ*] | [tɕʰ] | [kʰ] | [tʰ] | [pʰ] | [h] |
- Note : les lettres marquées [*] sont des lettres prononcées plus fortement. C’est la notation proposée par Peter Ladefoged. Certains autres écrivent [ˀk], [ˀt], [ˀp], [ˀs], [ˀɕ] et [ˀtɕ].
| Hangeul | ᅡ | ᅢ | ᅣ | ᅤ | ᅥ | ᅦ | ᅧ | ᅨ |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription officielle | a | ae | ya | yae | eo | e | yeo | ye |
| McCune-Reischauer | a | ae | ya | yae | ǒ | e | yǒ | ye |
| Caractère API | [a] | [ɛ] | [ja] | [jɛ] | [ʌ] | [e] | [jʌ] | [je] |
| Hangeul | ᅩ | ᅪ | ᅫ | ᅬ | ᅭ | |||
| Transcription officielle | o | wa | wae | oe | yo | |||
| McCune-Reischauer | o | wa | wae | oe | yo | |||
| Caractère API | [o] | [wa] | [wɛ] | [we] | [jo] | |||
| Hangeul | ᅮ | ᅯ | ᅰ | ᅱ | ᅲ | ᅳ | ᅴ | ᅵ |
| Transcription officielle | u | weo | we | wi | yu | eu | ui | i |
| McCune-Reischauer | u | wǒ | we | wi | yu | ǔ | ǔi | i |
| Caractère API | [u] | [wʌ] | [we] | [wi] | [ju] | [ɯ] | [ɯj] | [i] |
- Note : La distinction phonémique entre [ɛ] et [e] est désormais perdue à Séoul.

Chapitre : Différence entre le nord et le sud
Suite à la séparation de la Corée en deux, des différences sont apparues entre le coréen parlé en Corée du Sud et celui parlé en Corée du Nord. Ces différences sont notables au niveau de la prononciation, de l’écriture, de la grammaire, du vocabulaire.

Chapitre : Références
- Nouveau Dictionnaire coréen-français, Société coréenne de langue et littérature française, Hankuk University of Foreign Studies, Séoul, Corée du Sud, 2007.
- Jean-Marie Thiébaud, La présence française en Corée de la fin du XVIII siècle à nos jours, L’Harmattan, 2005, p. 108 sq.

Chapitre : Vous pouvez voir également :
- Sous-chapitre : Articles connexes
- Sous-chapitre : Liens externes
- Dictionnaire dictionnaire coréen-français/français-coréen Freelang
- Cours de coréen et dictionnaire en ligne
- Cours de coréen en ligne
- Cours de coréen
- (en) Cours de coréen de l’université de Sogang
- (en) Cours de coréen en ligne sur learn-korean.net
- Apprendre et écouter des expressions pratiques en coréen
- (en) Korean (Languages of the World)
- Carte linguistique de la Corée
- Linguistique coréenne




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