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Définition Wikipédia de : Commonwealth des Nations



« Commonwealth Â» redirige ici. Pour les autres significations, voir Commonwealth (homonymie).
Pays du Commonwealth
     Pays membres      Membres suspendus (Fidji)      Anciens membres (Irlande et Zimbabwe)

CrĂ©ation18 novembre 1926 : DĂ©claration Balfour
11 dĂ©cembre 1931 : Statut de Westminster
28 avril 1949 : DĂ©claration de Londres
SiègeMarlborough House, Londres, Royaume-Uni
Langue(s)Anglais
Membre(s)54 États
Chef du CommonwealthÉlisabeth II du Royaume-Uni
Personne(s) clé(s)Kamalesh Sharma, Secrétaire général du Commonwealth
Site Webhttp://www.thecommonwealth.org/




Introduction :

      Le Commonwealth of Nations (français : Commonwealth des Nations) est le nom depuis 1947 de l'association d'anciennes colonies ou protectorats de l'Empire britannique. Le nom de British Commonwealth of Nations est imaginĂ© par Arthur Balfour lors de la ConfĂ©rence impĂ©riale de 1926. Avec le Statute of Westminster de 1931, il devient le nom officiel de l'Empire britannique. Aujourd'hui encore le Commonwealth est dirigĂ© par le souverain du Royaume-Uni.







Suite de l'article :

L'originalitĂ© du Commonwealth provient de son organisation : les pays membres sont unis par leurs intĂ©rĂŞts communs, mais sont autonomes. Ils ne sont liĂ©s par aucun traitĂ© et peuvent rester neutres lorsqu'un conflit engage un ou plusieurs d'entre eux.



     Fin novembre 2009, le Commonwealth compte 54 États membres, dont 2 n'ont jamais relevĂ© de la couronne britannique (le Mozambique et le Rwanda) et un autre seulement par mandat au Royaume-uni de la SDN et de l'ONU sur une petite partie de son territoire (le Cameroun).

- Sommaire de la page -









Chapitre : Étymologie



     Le mot anglais commonwealth date du xv siècle. Commonwealth vient des mots wealth, anciennement « bien-ĂŞtre Â», et common, « commun Â».


     Ce terme ne remet pas en cause le principe monarchique mais le despotisme, c'est-Ă -dire un pouvoir personnel sans limite. Le glissement de sens s'opère dĂ©finitivement dans le cadre de la Première rĂ©volution anglaise, entre 1649 et 1660. Ce terme fait dès lors rĂ©fĂ©rence Ă  la limitation de l'arbitraire royal, le gouvernement du royaume devant ĂŞtre soumis Ă  la recherche du bien commun et au contrĂ´le du Parlement.


     Le terme de commonwealth reste pourtant synonyme de rĂ©publique après la rĂ©volution amĂ©ricaine. Quatre États des États-Unis prennent le titre de commonwealth, le Kentucky, le Massachusetts, la Pennsylvanie et la Virginie, affirmant ainsi qu'elles sont fondĂ©es sur le consentement du peuple et non sur le statut de colonie royale britannique.


     Dès lors le terme glisse peu Ă  peu d'une conception de l'État Ă  une conception de l'Empire. Il est aujourd'hui synonyme de confĂ©dĂ©ration.






Chapitre : Histoire



     Le Commonwealth est le successeur de l'empire britannique et tire ses origines des ConfĂ©rences ImpĂ©riales de la fin des annĂ©es 1920 (des confĂ©rences de Premiers ministres britanniques et coloniaux se sont tenues pĂ©riodiquement depuis 1887) oĂą l'indĂ©pendance des dominions et colonies souveraines fut reconnue, et finalement entĂ©rinĂ©e par le statut de Westminster de 1931. Le Commonwealth fut Ă©tabli comme une association de pays libres et Ă©gaux, dont l'adhĂ©sion reposait sur une allĂ©geance commune Ă  la couronne britannique.


     L'empire fut en partie dĂ©mantelĂ© après la Seconde Guerre mondiale, suite Ă  l'Ă©mergence de mouvements indĂ©pendantistes dans les territoires assujettis (et plus particulièrement en Inde sous l'influence du pacifiste Gandhi) et Ă  l'affaiblissement du gouvernement britannique face au coĂ»t de la guerre. La Birmanie et le YĂ©men du Sud font partie des rares colonies n'ayant jamais adhĂ©rĂ© au Commonwealth après leur indĂ©pendance, respectivement en 1948 et 1967. Toutefois, l'exemple le plus cĂ©lèbre de groupe d'anciennes colonies britanniques, les États-Unis, n'en fait pas partie, Ă©tant donnĂ© que son indĂ©pendance prĂ©cède de plus d'un siècle la crĂ©ation de cette institution. L'Irlande en fut membre, mais quitta le Commonwealth lors de l'institution de la rĂ©publique en 1949. Le Commonwealth s'est considĂ©rablement agrandi dans les dernières dĂ©cennies : composĂ© de dix membres en 1956, il en regroupe 54 depuis l'entrĂ©e du Rwanda en Novembre 2009.

  - Sous-chapitre : Évolution


     Le Commonwealth a Ă©tĂ© créé en 1884 et Ă©tait constituĂ© des anciennes colonies du Royaume-Uni. Le Canada fut le premier État Ă  y entrer, suivi ensuite par l’Australie, la Nouvelle-ZĂ©lande, l’Afrique du Sud (qui en fut exclue de 1961 Ă  1994, sous la pĂ©riode de l'apartheid), pour ne citer que ceux-lĂ . Après la dĂ©cision du Canada, en 1946, d'Ă©tablir une loi spĂ©cifique rĂ©gissant la nationalitĂ© canadienne, les chefs d'Etat du Commonwealth se sont rĂ©unis pour prĂ©parer l'adoption de lĂ©gislation spĂ©cifique concernant la citoyennetĂ© et la nationalitĂ©.


     Le British Nationality Act de 1948 (Anglais) a accordĂ© le statut de « citoyen du Royaume-Uni et des colonies (Anglais) Â» (CUKC) Ă  toute personne nĂ©e au Royaume-Uni ou dans l'une des colonies de l'empire. Celles-ci Ă©taient simultanĂ©ment des « citoyens du Commonwealth (Anglais) Â». Jusqu'au Commonwealth Immigrants Act de 1962 (Anglais), tout citoyen du Royaume-Uni et des colonies pouvait librement entrer et rĂ©sider sur le territoire britannique. La loi de 1948 permettait l'obtention d'une double nationalitĂ©, sauf pour les citoyens du Commonwealth ou les sujets britanniques (Anglais) ayant adoptĂ© la nationalitĂ© de l'Etat en question : en d'autres termes, une personne demandant la citoyennetĂ© canadienne, par exemple, perdait le statut de CUKC. Le British Nationality Act de 1964 permettait toutefois aux personnes ayant abandonnĂ© leur citoyennetĂ© britannique au profit de la nationalitĂ© d'un Etat membre du Commonwealth de reprendre leur nationalitĂ© originelle. Il empĂŞchait aussi Ă  toute personne menacĂ©e de devenir apatride de perdre son statut de CUKC. La mĂŞme annĂ©e, une autre loi permet aux citoyennes du Royaume-Uni et des colonies Ă  transmettre leur statut Ă  leur enfant si celui risque sinon de devenir apatride. En règle gĂ©nĂ©rale, la transmission de nationalitĂ© ne pouvait se faire que par le père.


     Le Commonwealth s'est considĂ©rablement agrandi depuis son dĂ©but. Le dĂ©but du Commonwealth moderne fut marquĂ© en 1947 par l’indĂ©pendance de l’Inde, qui conserva nĂ©anmoins des liens avec le Commonwealth. ComposĂ© de dix membres outre les anciennes colonies en 1956, il en regroupe plus de cinquante en 2000. L’augmentation se fit surtout pendant les annĂ©es 1940 et les annĂ©es 1960, pĂ©riode durant laquelle plusieurs pays d'Asie et d'Afrique ont accĂ©dĂ© Ă  l'indĂ©pendance et ont dĂ©cidĂ© de se joindre Ă  l'organisation Ă  titre d'États souverains. Depuis lors, bon nombre de petits pays des Antilles, de l'ocĂ©an Indien et des Ă®les du Pacifique sont venus Ă  leur tour grossir les rangs. Deux Ă©vĂ©nements significatifs pour l’histoire du Commonwealth : en 1971, la « Singapore Declaration of Commonwealth Principles Â», qui propose de se rallier aux principes Ă©thiques des droits de l’homme et Ă  l’égalitĂ© raciale et Ă©conomique. Ensuite, la crĂ©ation du Commonwealth Fund for Technical Co-operation (CFTC) qui permet une coopĂ©ration technique pour les pays membres. En 1949, les membres du Commonwealth ont convenu que la monarchie britannique devait ĂŞtre le symbole de la libre association des nations membres et, en tant que tel, «chef du Commonwealth», indĂ©pendamment du fait qu'un pays membre en fasse ou non son chef d'État. Élisabeth II est la reine du Canada, monarque de 16 autres « royaumes Â» parmi les 54 pays membres, et chef du Commonwealth pour tous. Elle est prĂ©sente Ă  tous les sommets, mais elle ne participe pas aux rĂ©unions.


     En 1995, le Mozambique devient le premier pays n'ayant de relations historique avec le Royaume-Uni Ă  rejoindre le Commonwealth.


     L'appartenance au Commonwealth n'interdit pas l'adhĂ©sion Ă  d'autre organismes. L'Organisation internationale de la francophonie regroupant les anciens territoires de l'Empire colonial français comprend onze membres communs avec le Commonwealth et d'autres nations francophones seraient intĂ©ressĂ©es, Ă  la fin des annĂ©es 2000, par cette association .






Chapitre : Présidence



     La reine Élisabeth II a Ă©tĂ© nommĂ©e chef du Commonwealth en 1952 et est devenue le symbole de l'association libre de ses membres. Ce titre, cependant, n'implique pas puissance politique au-dessus des États membres du Commonwealth, et n'appartient pas automatiquement au monarque britannique. Dans la pratique, la reine dirige le Commonwealth avec seulement un pouvoir symbolique, et c'est le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Commonwealth - actuellement Kamalesh Sharma - qui est le dirigeant de l'organisation.


     Bien que la reine soit le chef d'État de seize membres du Commonwealth, appelĂ©s « royaumes du Commonwealth Â», la majoritĂ© des membres du Commonwealth ont leurs propres chefs d'État sĂ©parĂ©s : trente et un membres sont des rĂ©publiques du Commonwealth et six membres ont leurs propres monarques. Ces membres identifient toujours la reine comme Ă  la tĂŞte du Commonwealth. Le Commonwealth n'est pas une union politique, et ne permet pas au Royaume-Uni d’exercer une puissance quelconque au-dessus des affaires d'autres membres de l'organisation.






Chapitre : Politique



     La rĂ©union des chefs de gouvernement du Commonwealth a lieu tous les deux ans ; Ă  cette occasion, les participants discutent des grandes questions politiques, Ă©conomiques et sociales, de leur incidence sur leurs pays respectifs et des mesures Ă  adopter, au sein du Commonwealth ou conjointement dans d'autres organes internationaux. Avant 1971, toutes les rĂ©unions se tenaient Ă  Londres ; depuis, elles se dĂ©roulent chaque fois dans un pays diffĂ©rent, le chef de gouvernement du pays hĂ´te en assume la prĂ©sidence. Un communiquĂ© est publiĂ© Ă  l'issue de chaque rĂ©union. Il arrive qu'une dĂ©claration soit faite pour Ă©noncer une sĂ©rie d'objectifs et de principes gĂ©nĂ©raux communs.






Chapitre : Objectifs



     Le Commonwealth fait la promotion d'une sĂ©rie de valeurs communes Ă  ses membres telles que l'Ă©galitĂ©, la non-discrimination, la dĂ©mocratie et la primautĂ© du droit. La dĂ©claration de Harare de 1991 a reconnu l'importance particulière qu'il accorde aux droits de la personne, Ă  l'Ă©thique dĂ©mocratique, Ă  l'Ă©galitĂ© des sexes, au dĂ©veloppement durable et Ă  la protection de l'environnement. Au cours du temps, il s'est spĂ©cialisĂ© dans certains domaines, ce qui lui a permis d'aider directement ses membres Ă  faire face Ă  des problèmes communs ou particuliers. En effet, ceux-ci bĂ©nĂ©ficient de l'appui d'un vaste rĂ©seau d'organismes privĂ©s, bĂ©nĂ©voles et professionnels, comprenant entre autres des associations juridiques, mĂ©dicales, d'universitĂ©s et de parlementaires, des professionnels et des organisations mĂ©diatiques et sportives. Partageant une langue de travail commune et des systèmes juridiques, d’administration publiques et d’éducation semblables, le Commonwealth s’est Ă©rigĂ© sur un passĂ© commun pour devenir une association dynamique d’États en harmonie avec le monde moderne.


     Par ailleurs, le Commonwealth joue un rĂ´le important pour le progrès social et Ă©conomique de ses membres. Le CFTC (Fonds du Commonwealth pour la coopĂ©ration technique) a soutenu les efforts des pays membres en dĂ©veloppement afin d'accĂ©lĂ©rer le rythme de leur croissance Ă©conomique. Il fournit, Ă  court terme, les compĂ©tences techniques manquantes ou insuffisantes afin de permettre aux gouvernements concernĂ©s dans des domaines aussi divers que les exportations et la promotion industrielle, les services juridiques et Ă©conomiques de haut niveau, et, Ă  plus long terme, il assure tout un Ă©ventail de programmes de formation dans les secteurs considĂ©rĂ©s comme les piliers du dĂ©veloppement Ă©conomique. L’association des pays du Commonwealth crĂ©e donc des programmes de solidaritĂ© et de coopĂ©ration internationale pour aider les petits États membres.






Chapitre : Pays membres


  - Sous-chapitre : Membres actuels


     Voici la liste des pays du Commonwealth des Nations :

Afrique

Amérique

Asie

Europe

Océanie

  - Sous-chapitre : Anciens membres

  - Sous-chapitre : Membres potentiels


     Toute ancienne colonie britannique peut en thĂ©orie postuler pour rejoindre le Commonwealth, si elle respecte les objectifs du Commonwealth, notamment en matière de dĂ©mocratie. Ainsi, des pays tels que l'Égypte, les États-Unis, l'Irak et la Birmanie pourraient un jour envisager d'entrer au Commonwealth (bien que l'entrĂ©e du Myanmar paraisse impossible tant que la junte militaire est au pouvoir).


     D'après la BBC, le YĂ©men, le Soudan, l'AlgĂ©rie, IsraĂ«l et la Palestine auraient Ă©galement exprimĂ© leur souhait d'intĂ©grer le Commonwealth .






Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • (en) The Constitutional Structure of the Commonwealth, K. C. Wheare, Clarendon Press, 1960. ISBN 0-313-23624-0
  • (en) The Commonwealth in the World, J. D. B. Miller, Harvard University Press, 1965 (3rd ed). ISBN 0-674-14700-6
  • (en) Making the New Commonwealth, R. J. Moore, Clarendon Press, 1988. ISBN 0-19-820112-5
  • Les ONG du Commonwealth contemporain : rĂ´les, bilans et perspectives, C. Auplat, L'Harmattan, 2003. ISBN 2-7475-5513-5

  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes


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  • (ressources multimĂ©dia)





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Michel Moulin, Grande-Bretagne contemporaine, BrĂ©al, 2006, 254 p. (ISBN 2749505003), p. 115 
  2. ↑ Gilbert Millat, Le dĂ©clin de la Grande-Bretagne au XXe siècle dans le dessin de presse, L'Harmattan, 2008, 189 p. (ISBN 2296057985), p. 124 
  3. ↑ Online Etymology Dictionary
  4. ↑ (fr) Pierre Boisselet, « Le Rwanda intĂ©grĂ© au sein du Commonwealth ? Â», dans Jeune Afrique, 27 novembre 2009 [texte intĂ©gral] 
  5. ↑ (fr)« Le Rwanda admis au sein du Commonwealth Â», dans , 29 novembre 2009 [texte intĂ©gral] 
  6. ↑ Rwanda seeks to join Commonwealth

© Source : Wikipedia sous licence GFDL







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