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Définition Wikipédia de : Clonage




     Le clonage dĂ©signe principalement deux processus. C'est d'une part la multiplication naturelle ou artificielle Ă  l'identique d'un ĂŞtre vivant c'est-Ă -dire avec conservation exacte du mĂŞme gĂ©nome pour tous les descendants (les clones). C'est donc un synonyme de certaines formes de multiplication asexuĂ©e tel que le bouturage. C'est aussi la multiplication provoquĂ©e d'un fragment d'ADN par l'intermĂ©diaire d'un micro-organisme. Ainsi, en biologie, le mot clonage dĂ©signe plusieurs choses :

    Liste :
  • d'une part, le fait de reproduire des organismes vivants pour obtenir des ĂŞtres gĂ©nĂ©tiquement identiques ; ceci peut s'appliquer Ă  de simples cellules (clonage cellulaire, par prĂ©lèvement d'une seule cellule, qui est mise en culture de manière individuelle) ou bien Ă  des animaux – donc y compris les ĂŞtres humains – et des vĂ©gĂ©taux (clonage reproductif, bouturage). L'ensemble de ces cellules, ou individus, forme un seul et mĂŞme clone (tant que le patrimoine gĂ©nĂ©tique est identique) ;
  • d'autre part, une technique de biologie molĂ©culaire qui consiste Ă  isoler un fragment d'ADN et Ă  le multiplier Ă  l'identique en l'« insĂ©rant Â» dans une molĂ©cule d'ADN « porteuse Â» appelĂ©e vecteur permettant son amplification. Cette technique de biologie molĂ©culaire peut-ĂŞtre utilisĂ©e pour un clonage partiel, ne portant que sur un fragment de matĂ©riel gĂ©nĂ©tique (ADN), mais aussi pour le clonage d'un gène entier permettant la production de la protĂ©ine recombinante correspondante. L'« insertion Â» est souvent rĂ©alisĂ©e Ă  l'aide d'un vecteur, le plus communĂ©ment utilisĂ© Ă©tant une molĂ©cule d'ADN appelĂ©e plasmide.

     Au sens scientifique, le clonage est l'obtention d'un ĂŞtre vivant gĂ©nĂ©tiquement identique au parent qui lui donne naissance. Il s'oppose donc Ă  la reproduction qui nĂ©cessite deux parents. Il ne faut toutefois pas confondre le clonage avec certaines formes de multiplication asexuĂ©e telles que la parthĂ©nogenèse oĂą nous avons gĂ©nĂ©ration de gamètes, donc mĂ©iose. Les enfants ne sont pas identiques Ă  leurs parents.


     On assimile souvent la naissance de vrais jumeaux (dits monozygotes) chez les animaux et chez l'homme Ă  une forme de clonage, plus naturel. Ce n'est cependant pas le cas. En effet, si les deux enfants sont identiques entre eux (techniquement ils forment un clone) ils ne le sont pas Ă  leurs parents et dĂ©coulent bien d'une reproduction sexuĂ©e.


     Le terme clone est utilisĂ© pour la première fois en 1903 par le botaniste H.J. Webber en dĂ©signant des plantes reproduites par multiplication asexuĂ©e. Ce mot sera ensuite rĂ©utilisĂ© par J.B.S. Haldane.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Clonage naturel



     Dans la nature, le clonage n'est rien de plus qu'un mode de reproduction parmi tous ceux Ă  la disposition des ĂŞtres vivants. C'est mĂŞme le plus rĂ©pandu puisqu'il concerne toutes les cellules procaryotes (division), presque tous les eucaryotes unicellulaires (mitose) Ă  l'exception de ceux qui pratiquent la reproduction (faisant intervenir la méïose), mais Ă©galement de nombreux vĂ©gĂ©taux et animaux pluricellulaires.


     Certains animaux dont l'embryon est coupĂ© en deux peuvent donner deux individus gĂ©nĂ©tiquement identiques comme c'est le cas chez les hydres. De plus, les cellules des organismes complexes se reproduisent gĂ©nĂ©ralement par clonage.


     Le clonage peut ĂŞtre naturel chez les plantes; il est dans ce cas le plus souvent appelĂ© multiplication vĂ©gĂ©tative. Il a lieu par Ă©mission de rejets, par marcottage naturel, par division naturelle de rhizomes ou de stolons.


     Certaines espèces vĂ©gĂ©tales Ă©mettent des rejets, comme l'olivier. Lorsque l'ortet initial vieillit, il Ă©met des rejets sur le pourtour de sa souche. Ces ramets deviennent ensuite autonomes et se sĂ©parent entre eux lors de la disparition de la souche initiale avec le temps. D'autres, comme les fraisiers, produisent des stolons, rameaux dont le bourgeon terminal s'enracine au contact d'un substrat favorable et reproduit ainsi, par marcottage naturel, une plante identique Ă  la plante mère. Par bouturage naturel des morceaux de plante peuvent repousser s'ils se retrouvent placĂ©s dans de bonnes conditions, et redonner une plante adulte complète.






Chapitre : Clonage artificiel


  - Sous-chapitre : Clonage vĂ©gĂ©tal


     En horticulture et culture, les techniques de reproduction de plantes par clonage peuvent ĂŞtre pratiquĂ©es en laboratoire, sous serres ou sur le terrain. Elles sont applicables chez beaucoup de dicotylĂ©dones produisant des mĂ©ristèmes en abondance et sur quelques monocotylĂ©dones Ă©galement (le bananier peut se multiplier par rejets, la canne Ă  sucre par bouturage). On peut citer le greffage, et le bouturage qui n'existent pas naturellement dans la nature et d'autres techniques cette fois inspirĂ©es de la multiplication vĂ©gĂ©tative naturelle : (le marcottage, le dĂ©mariage de rejets ou la division de rhizomes et de stolons, etc.).


     En laboratoire, on pratique la Culture in vitro de mĂ©ristèmes (ou d'autres parties de la plante) produisant des embryons puis des plantules complètes (voir embryogĂ©nèse somatique et embryogĂ©nèse zygotique). Les techniques in vitro sont les seules qui peuvent ĂŞtre employĂ©es pour des monocotylĂ©dones comme le palmier dattier, le palmier Ă  huile.


     Le comportement et la forme des clones peuvent diffĂ©rer selon la partie de la plante d'oĂą sont extraites les cellules destinĂ©es Ă  les produire. Par exemple chez les fraisiers des bourgeons adventifs stipulaires ou donnent des fraisiers Ă  feuilles plus claires et plus rondes. Ils prĂ©sentent un mĂ©tabolisme diffĂ©rent, un nombre plus Ă©levĂ© de stolons, un rĂ©ceptable floral plus court, des Ă©tamines aux anthères plus grosses, alors que le clone axillaire est, lui, moins bien pollinisĂ© et produit pour cette raison des fruits plus souvent difformes, notamment en l'absence d'agents pollinisateurs

  - Sous-chapitre : Clonage animal


     Dans le domaine animal, un pas est franchi au XX siècle grâce au clonage Ă  partir de noyaux de cellules diffĂ©renciĂ©es, rĂ©implantĂ©s dans des ovocytes prĂ©alablement Ă©nucléés. Cette technique aux taux de rĂ©ussite encore faibles et qui n'a abouti que chez quelques espèces en est Ă  ses balbutiements. Des problèmes de vieillissement accĂ©lĂ©rĂ© semblent pouvoir ĂŞtre reliĂ©s Ă  l'Ă©tat des tĂ©lomères. Peut-ĂŞtre que cela empĂŞchera la disparition de plusieurs espèces comme le panda gĂ©ant ou le gorille des montagnes.


     L'embryologiste chinois Tong Dizhou, fut le premier Ă  cloner un animal (une carpe) en 1963, 33 ans avant la brebis Dolly. Il publia ses recherches dans un magazine scientifique chinois qui ne semble pas avoir Ă©tĂ© traduit Ă  l'Ă©poque.


     Cette technique a permis de cloner les animaux suivants :

    Liste :
  • Carpe : 1963, premier clone artificiel issu de cette technique.
  • Dolly, une brebis, premier mammifère clonĂ© en 1996 (et nĂ©e le 24 fĂ©vrier 1997) Ă  partir d'une cellule spĂ©cialisĂ©e. Elle mourut en 2003 d'une maladie pulmonaire qu'ont les brebis normalement Ă  11 ou 12 ans.
  • « Cumulina Â», une souris clonĂ©e en 1997.
  • « Marguerite Â», une vache, clonĂ©e par l'INRA en 1998.
  • « Millie Â», « Christa Â», « Alexis Â», « Carrel Â» et « Dotcom Â», 5 petits cochons, clonĂ©s en mars 2000.
  • « Noah Â», un Gayal, en janvier 2001, une espèce de bĹ“uf sauvage, premier animal en voie d'extinction.
  • taureaux: mars 2001
  • « Carbon Copy Â», ou Copie carbone un chat, clonĂ© fin 2001.
  • souris : 2002
  • Six lapins, clonĂ©s en 2002 par l'INRA.
  • « Idaho Gem Â», « Utah Pioneer Â», « Idaho Star Â», trois mules, clonĂ©es en 2003.
  • daim : 2003
  • « Prometa Â», une jument, clonĂ©e en 2003.
  • « Ralph Â», le rat, clonĂ© en 2003
  • drosophile : 2004
  • « Little Nicky Â», en 2004, un chat, premier clone produit Ă  but commercial.
  • Le docteur Hwang, annonce avoir clonĂ© la première cellule humaine, mais quelques mois plus tard il est obligĂ© d'avouer la supercherie.
  • « Snuppy Â», un chien, clonĂ© en 2005 en CorĂ©e du Sud par le controversĂ© docteur Hwang.
  • « Paris Texas Â», un cheval, clonĂ© en 2005.
  • Le premier primate est clonĂ© en 2007
  • Une souris congelĂ©e depuis 16 ans Ă  -20°C est clonĂ©e : treize souriceaux ont vu le jour en 2008
  • « Injaz Â», le premier dromadaire, est clonĂ© le 8 avril 2009

     Toutes ces expĂ©riences ont montrĂ© que le clonage des mâles est en gĂ©nĂ©ral plus dĂ©licat que celui des femelles. De plus, pour des raisons encore inconnues, seuls 5 Ă  10 % des Ĺ“ufs fabriquĂ©s et rĂ©implantĂ©s produisent des clones viables ou en bonne santĂ© apparente. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines cellules d'un organisme se clonent mieux que d'autres.


     Un second pas est franchi avant le nouveau millĂ©naire par le clonage de seconde gĂ©nĂ©ration (obtention d'organismes clonĂ©s Ă  partir d'autres organismes clonĂ©s) sur des souris, puis un taureau.


     En 2007, il existe près d'un millier de cochons clonĂ©s et près de 3 000 bovins.

  - Sous-chapitre : Les clones ne sont pas des copies conformes


     Seul le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique du noyau est transfĂ©rĂ© lors d'un clonage. L'ADN mitochondrial reste celui de la cellule rĂ©ceptrice tout comme la machinerie nĂ©cessaire a la transcription de l'ADN pendant les premières phases du dĂ©veloppement embryonnaire. On parle de rĂ©gulation Ă©pigĂ©nĂ©tique. De mĂŞme, des facteurs environnementaux peuvent modifier le devenir des embryons. En pratique les animaux clonĂ©s diffèrent sur plusieurs paramètres et sont moins ressemblants que de vrais jumeaux monozygotes (ayant le mĂŞme patrimoine gĂ©nĂ©tique).






Chapitre : Controverses



     Avantages : Le clonage, in vitro notamment permet – Ă  faibles coĂ»ts – la production, dĂ©localisĂ©e de grandes quantitĂ©s d'individus. Il permet de produire des plantes menacĂ©es dans la nature, mais recherchĂ©es par les collectionneurs ou amateurs (ex : orchidĂ©es qu'il n'est alors plus nĂ©cessaire de prĂ©lever dans la nature pour vendre par exemple).


     InconvĂ©nients : L'utilisation croissante de clones dans l'agriculture et la sylviculture est source d'une importante perte de biodiversitĂ©, et par lĂ  de fragilisation d'espèces qui sont des ressources agricoles et pour l'Ă©levage. Les plans issus de clones ou de greffe sont souvent Ă  terme plus fragiles et sensibles aux Ă©pidĂ©mies de pathogènes, c'est un fait dĂ©jĂ  notĂ© il y a presque 200 ans, par un fonctionnaire français François Joseph Grille, qui sans employer le vocabulaire des Ă©cologues modernes, protestait dĂ©jĂ  contre l'appauvrissement gĂ©nĂ©tique des populations d'ormes trop volontiers clonĂ©s et/ou greffĂ© au dĂ©triment de la richesse adaptative que permet le semis :

« Les planteurs d'ormes se bornent trop souvent au moyen le plus facile, qui est de planter par rejeton et par Ă©clats de racines ; mais ils en sont les dupes et ils n'obtiennent que des sujets rabougris qui ne rapportent presque rien. On distingue au premier coup-d'Ĺ“il, Ă  la beautĂ© de leur port et Ă  la vigueur de leur vĂ©gĂ©tation, les ormes de semis, et ceux Ă  feuilles Ă©troites greffĂ©s sur sujets Ă©cossais, dans les plantations d'agrĂ©ment, dans les parcs, et sur les pelouses qui environnent les maisons de campagne Â». Cette homogĂ©nĂ©isation gĂ©nĂ©tique a effectivement peut-ĂŞtre contribuĂ© Ă  la rapide explosion de la graphiose de l'Orme.

     Des sylviculteurs tels que Akira Miyawaki ou l'Ă©cole de sylviculture Prosilva ont dĂ©veloppĂ© des techniques visant au contraire Ă  utiliser la biodiversitĂ© pour augmenter la rĂ©silience forestière, ce qu'encourage aussi le l'Ă©colabel forestier FSC.

  - Sous-chapitre : Aspects Ă©thiques


     Le Groupe europĂ©en d'Ă©thique a conclu dans son avis : « Ă‰tant donnĂ© le niveau actuel de maladies et de problèmes de santĂ© des mères porteuses et des animaux clonĂ©s, le groupe doute que le clonage d'animaux Ă  des fins alimentaires soit justifiĂ© d'un point de vue Ă©thique. La question de savoir si cela s'applique Ă©galement Ă  la progĂ©niture demande une recherche scientifique plus poussĂ©e. Ă€ l'heure actuelle, le GEE ne voit pas d'arguments convaincants pouvant justifier la production d'aliments Ă  partir d'animaux clonĂ©s et de leur progĂ©niture Â». Ce groupe a aussi listĂ© des mesures Ă  prendre en cas d'introduction d'aliments issus d'animaux clonĂ©s dans l'UE.


     Les promoteurs du clonage d'animaux d'Ă©levage estiment qu'il rĂ©pond Ă  des enjeux de recherche agronomique (accĂ©lĂ©rer la sĂ©lection animale, sauver des races en voie de disparition) et scientifique (mieux comprendre les mĂ©canismes de la rĂ©gulation Ă©pigĂ©nĂ©tique des premières phases du dĂ©veloppement embryonnaire). La sĂ©curitĂ© des aliments issus d'animaux clonĂ©s reste discutĂ©e, malgrĂ© la publication d'un avis favorable de la Food and Drug Administration (organisme fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain chargĂ© de contrĂ´ler la qualitĂ© des produits alimentaires mis en vente sur le marchĂ© amĂ©ricain) estimant que « la viande et le lait issus de bovins, de porcs et de chèvres clonĂ©s, ainsi que de la progĂ©niture de clones d'espèces traditionnellement consommĂ©es sous forme d'aliments, ne prĂ©sentent pas plus de dangers que ceux issus d'animaux Ă©levĂ©s selon les mĂ©thodes classiques […] L'agence n'exige pas l'Ă©tiquetage, ni aucune autre mesure supplĂ©mentaire, pour les aliments issus de clones de bovins, porcs ou chèvres clonĂ©s, ou de leur progĂ©niture, car les aliments issus de ces sources ne diffèrent aucunement de ceux issus de bĂŞtes Ă©levĂ©es selon des mĂ©thodes classiques […] Étant donnĂ© que les clones seraient utilisĂ©s pour l'Ă©levage, leur introduction dans la chaĂ®ne alimentaire ne se ferait pas en nombres importants. Au contraire, leur progĂ©niture issue de la reproduction sexuelle serait utilisĂ©e pour la production de viande et de lait destinĂ©s Ă  la commercialisation. Ă€ l'heure actuelle, l'agence continue de recommander que les aliments issus d'espèces clonĂ©es autres que les bovins, porcs et chèvres (ex. les ovins) ne soient pas introduits dans la chaĂ®ne alimentaire Â».


     DĂ©but 2008, l'EFSA (Agence europĂ©enne de la sĂ©curitĂ© alimentaire) prĂ©pare un nouvel avis sur ces questions.

  - Sous-chapitre : ConsĂ©quences Ă©volutives


     Le clonage, par copie d'un gĂ©nome, ne permet pas la diversification et recombinaison du gène caractĂ©ristique de la reproduction sexuĂ©e. Or cette dernière est selon la thĂ©orie de l'Ă©volution le moyen de l'adaptation du Vivant et de la biosphère aux changements environnementaux, et le gage de co-Ă©volution des organismes Ă  reproduction sexuĂ©e avec celle de leurs prĂ©dateurs, pathogènes et parasites.

  - Sous-chapitre : Clonage humain

Article dĂ©taillĂ© : Clonage humain.

     Au-delĂ  des questions techniques relevant du clonage animal en gĂ©nĂ©ral, le clonage de l'humain pose des problèmes philosophiques nouveaux, dĂ©bouchant sur la nĂ©cessitĂ© d'Ă©tablir une lĂ©gislation spĂ©cifique. Quelques chercheurs travaillent actuellement sur le clonage humain reproductif. Sans nier l'exploit technologique que constituerait une telle rĂ©alisation, la tendance internationale semble pencher vers l'interdiction, pour l'instant, des recherches sur le domaine. Ceci Ă©tant, un sondage CNN montre un intĂ©rĂŞt toujours grandissant du public pour la technique. Arnold Schwarzenegger, gouverneur de la Californie a militĂ© en faveur du clonage humain . Les opposants au clonage semblent d'autant plus pressĂ©s d'arriver Ă  un consensus international. Les États-Unis, avec plus de cinquante autres pays, ont signĂ© un appel Ă  une interdiction totale du clonage humain. Un autre texte interdisant seulement le clonage reproductif a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par la Belgique et soutenu par plus de vingt pays, dont la Russie, le Japon, le Royaume-Uni, la CorĂ©e du Sud et le Danemark. La recherche en faveur du clonage humain reproductif exprime une quĂŞte encore fantasmatique, de l'homme, pour son immortalitĂ©.


     Fin 2002, la firme Clonaid, associĂ©e au mouvement raĂ«lien, a affirmĂ© avoir rĂ©alisĂ© le clonage d'ĂŞtres humains mais aucune preuve scientifique de leur existence ne fut apportĂ©e.


     Il est admis scientifiquement que l'identitĂ© de l'ĂŞtre ne se rĂ©sume pas Ă  son gĂ©notype, ce qui signifie qu'il est impossible de produire deux ĂŞtres identiques simplement en dupliquant un gĂ©nome. Le cas de vrais jumeaux (dits monozygotes), qui peut ĂŞtre techniquement apparentĂ© au clone, ne peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un exemple de clonage humain, au sens oĂą le principe de reproduction sexuĂ© entre deux parents est assurĂ© naturellement, sans intervention technologique, et après brassage gĂ©nĂ©tique.


     Mais tout ceci pose des questions Ă©thiques, philosophiques, et religieuses importantes en ce dĂ©but de XXI siècle conduisant Ă  de nombreux dĂ©bats. Devons nous considĂ©rer le clone, une pâle reproduction comme un Homme Ă  part entière? Devons nous les considĂ©rer comme notre Ă©gal? Faut-il crĂ©er une lĂ©gislation nouvelle pour les clones? Tant de questions qui sont Ă  dĂ©battre.


     Cette nouvelle forme de gĂ©nĂ©ration prĂ©sente par exemple des difficultĂ©s juridiques concernant le statut lĂ©gal du clone. Notamment lorsque l'on parle de clonage « thĂ©rapeutique Â», qui implique que le clone soit mis au service d'autrui par sa destruction partielle, voire totale. De ce point de vue, certaines questions Ă©thiques posĂ©es peuvent rejoindre celles de l’IVG.


     En mai 2005, des chercheurs de CorĂ©e du Sud et du Royaume-Uni ont annoncĂ© les premiers clonages d’embryons humains Ă  des fins de recherches thĂ©rapeutiques.


     En 2008, des chercheurs amĂ©ricains, des entreprises Stemagen et Reproductive Science Center, ont annoncĂ© avoir obtenu trois embryons clonĂ©s Ă  partir de cellules adultes (cellules de peau) et d'ovocytes Ă©nucléés. C'est la première fois que des embryons sont obtenus Ă  partir de cellules qui ne sont pas des cellules souches.






Chapitre : Dans la fiction


Article dĂ©taillĂ© : Clonage dans la fiction.





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Voir résumé étude (INIST/CNRS)
  2. ↑ www.pbs.org
  3. ↑ ActualitĂ© > Clonage : une première chez les primates
  4. ↑ Emilie Rauscher, L'exploit : Teruhiko Wakayama a clonĂ© une souris congelĂ©e, Sciences et Vie, janvier 2009, page 21.
  5. ↑ Renard JP, Le clonage : une fin ou un moyen, Pour la Science, Novembre 2007, p34-40
  6. ↑ Description du département du Nord par François Joseph Grille (d'Angers) Paris, éd. Sazerac & Duval, 1825–1830 (livre commencé en 1824)
  7. ↑ Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies (GEE)
  8. ↑ Source : EFSA, consultĂ©e le 26 fĂ©vrier 2008 Voir
  9. ↑ À propos du projet d'Avis de l'EFSA
  10. ↑ Sondage CNN sur le clonage
  11. ↑ article
  12. ↑ Revue La Recherche n° 417, mars 2008





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Après Dolly. Bons et mauvais usages du clonage, de Ian Wilmut et Roger Highfield, Ă©ditions Robert Laffont.

  - Sous-chapitre : Liens externes


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     Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : Hybridation et Clonage.


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